Pourquoi la Constituante fait peur au pouvoir

Le retour nécessaire à une Assemblée constituante, comme gage d’une promesse de changement effectif du système politique algérien, fait l’objet d’initiatives de certains partis. L’idée est diversement appréciée. Des partis au pouvoir — le FLN et le RND — rejettent la démarche de ceux qui soutiennent la mise en place d’une Assemblée constituante évincée en 1963.

Le vent du changement souffle sur l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient. Pratiquement ce sont tous les systèmes post-coloniaux qui se trouvent, depuis le début de l’année 2011, fortement contestés par les populations de la région.

Composées essentiellement de jeunes, ces sociétés exigent la mise en place, sans attendre, d’un nouvel ordre et des systèmes politiques qui divorcent avec les régimes qui ont confisqué les souverainetés populaires des dizaines d’années durant. En Tunisie puis en Egypte, cela s’est déjà réalisé.
Au Yémen et en Syrie, le changement est sûrement en voie de réalisation.

En Libye, le régime autoritaire d’El Gueddafi regimbe encore devant une opposition qui veut le déloger par la force des armes. La voix du changement s’élève aussi au Maroc, en Jordanie et même en Arabie Saoudite. L’Algérie n’est pas à l’abri.
Depuis les violentes émeutes du 5 janvier dernier, les demandes de changement se multiplient. Les propositions aussi. Elles émanent toutes de l’opposition. Malgré une différence d’approche, ces propositions s’accordent sur un point : le changement radical du système. Et dans ce sens, l’idée d’aller vers une assemblée constituante, défendue par le président du FFS, Hocine Aït Ahmed, revient à nouveau sur le devant de la scène. Elle s’impose même, aujourd’hui, comme une solution à la crise politique dans laquelle patauge l’Algérie depuis l’indépendance.

Les demandes de changement se multiplient

Partagée par la majorité des partis de l’opposition – même si certains préfèrent lui donner une autre appellation –, la Constituante fait peur au pouvoir et ses formations politiques. C’est la levée de boucliers à chaque fois qu’ils entendent parler d’une Constituante. Le premier qui mène la campagne contre cette proposition est, bien sûr, le premier responsable de l’ex-parti unique, Abdelaziz Belkhadem. «Le Front de libération nationale est certes pour des changements politiques, mais contre le retour à l’Assemblée constituante, mise déjà sur pied en 1963», déclare-t-il, lors de son passage sur les ondes de la Chaîne I de la Radio nationale. «On ne peut pas revenir au point zéro, comme si l’Algérie n’a pas d’institutions», ajoute-t-il. Lui emboîtant le pas, l’autre parti de l’administration, le RND en l’occurrence, s’oppose également à cette demande. «Cette proposition efface tout ce qui a été accompli depuis l’indépendance de notre pays», estime Miloud Chorfi, chargé de communication du RND. Ce dernier ne cache pas sa préférence à des réformes émanant de l’intérieur du système. «Le RND adhère aux mesures de réforme proposées par le président de la République au profit de la pratique démocratique», précise-t-il. Pourquoi ces deux partis s’opposent-ils à la Constituante ?

La réponse est évidente. Ils sont des piliers du système actuel. Un changement serait, pour eux, synonyme de la fin de la légitimité historique que leurs responsables font valoir pour rester dans la périphérie du pouvoir. C’est leur existence en tant qu’appareils du régime qui sera menacée de disparition. «Ces partis sont des éléments essentiels du pouvoir périphérique. Ils sont instrumentalisés par le pouvoir pour freiner toute volonté de changement», analyse le politologue, Rachid Tlemçani. «Qui dit Constituante, dit la mise en place d’une nouvelle République. Celle-ci exige un changement radical du système en mettant fin au statu quo. Ces partis ont peur d’un changement radical qui est pourtant une demande de la rue en Algérie et dans les pays de la région», ajoute-t-il. Selon lui, 80% de la population algérienne sont nés après l’indépendance et n’ont rien à partager avec le système actuel. Rachid Tlemçani pense encore qu’il y a une fausse interprétation du changement radical chez le pouvoir et ses appendices. «Un changement radical ne veut pas dire un changement revanchard. Ces partis ont peur d’un changement revanchard et essayent aujourd’hui de se repositionner en plaidant pour un changement de façade», explique-t-il.

Madjid Makedhi
Source : El Watan

Rédaction
Rédaction
Articles: 24716

23 commentaires

  1. Il était une fois une assemblée nationale constituante présidée par Dda Ferhat en 1962- 1963. Ce n'est qu'en 2011 qu'on constate que ce que revendique Dda l'Hocine (son disciple) est 100% LÉGITIME et plus productif pour la nation. Alors pourquoi certains partis dont leurs leaders sont actuelement députés à l'APN ou maire d'une municipalité lui ont mis les battons dans les roues dans les législatives et présidentielles précédentes depuis 1988 à nos jours?

  2. La solution idoine :
    1) Dissolution du parti f.l.n ; le FLN de la révolution demeurera un patrimoine historique de toute la nation algérienne.
    2) Dissolution de l’APN, du Conseil de la Nation, du Conseil d’Etat et du Conseil Constitutionnel.
    3) Installation d’un gouvernement de transition pour la préparation des élections législatives anticipées libres, transparentes et honnêtes.
    4) Ouvertures des médias audio-visuels à toutes les composantes de la Nation.
    5) Expressions libres, pluralistes et démocratiques.
    6) Nul ne doit se considérer comme tuteur de la Nation Algérienne.

    Les algériens sauront tracer le chemin de leur destin !

  3. OUIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII, OUIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII POUR UNE CONSTITUANTE ET UNE EXPULSION DE BELKHADEM POUR L'IRAN ET DE LAISSER L'ALGERIE AUX ALGERIEN NES. C'ELLE DE 62, 63 est un MORNE PREMIDITE. LAISSONS NOUS BATTIR E NOTRE CHERE ALGERIE. CESSEZ VOS COMBINNES (creation des associations de petits fils de chahid et c'elle des fils de moudjahine, yadinrabi, imdjhdenes sontmort les veritables se sont expulser pouquoi tou ça) svp PARTAIENT VOUS NE SEREZ NI JUGER, NI ASSASSINER. LAISSER L'ALGERIE AUX ALGERIEN NES.

  4. On ne dissout pas facilement un système dont les tentacules se déploient depuis 50 ans sur tout le territoire pour agripper et broyer de façon implacable chaque pan de la société Algérienne !

    Sauf à trouver la formule magique qui se chargerait de transformer tous ces papys FLiN-tox en cachets d'Alka Seltzer, toutes ces gesticulations ne représentent guère plus que de simples vœux pieux inoffensifs pour la "piccola famiglia" au pouvoir.

    Ledzaïr thelha, ourtsikhouss ouara ! Itsikhoussane dhirgazzane (Matoub Lounes).

  5. BONNE NOUVELLE !!!!! Enfin un secteur important, celui des médias, est en mouvement. Avec les revendications du personnel de la radio et des medias en général, ce systeme pourri va surement etre ebranlé. La presse represente son plus important cheval de bataille dans la mesure ou il s'en sert pour distiller sa propagande. Esperons qu'il n'y aura pas d'infiltration et aussi pas de corruption de nos journalistes. En tous les cas, le temps est venu pour ces hommes de presse de jouer leur role et participer a sauver le pays.

  6. Tous les partis politiques de l'alliance résidentielle ou de l'opposition ont échoué, ils doivent étre dissous, comme l'a souligné, @bey Mustapha Bebbouche, un gouvernement de transition, une commission composée de personnalités politiques crédibles, de juristes compétents et intègres, afin d'amender l'actuelle constitution, ensuite, organiser un débat démocratique, et soumettre les amendements, par référendum. Il faut rappeler que se sont, surtout, ceux qui ont profité des largesses du système, qui critiquent tout ce qui a été fait, depuis 1962, et c'est faux, il y a eu du positif et du négatif, comme dans d'autres pays. Pour mettre tout le monde d'accord, réalisez un sondage d'opinion a travers le pays, sur tous les présidents qui se sont succédés depuis 1962.

  7. Voila pourquoi les algériens s’entre tuent sans se rendre compte: Je dédie ce texte à mon ami Karim SAADI:

    Le général Jacquin dirige la wilaya 5

    MALGRÉ les plaintes perpétuelles des chefs des maquis contre la coupable carence de l'extérieur, le G.P.R.A. ne s'inquiète guère.

    Le G.P.R.A. et le commandant de l'Armée de libération nationale ont des préoccupations à la fois plus urgentes et plus lointaines.

    Le triumvirat Krim Belkacem- Ben Tobbal -Boussouf est en difficulté avec le président Nasser qui menace de couper les vivres au F.L.N. si les maquis ne se montrent pas plus agissants.

    Enfin, et surtout, on discute beaucoup des propositions du général de Gaulle et on s'oppose sur la tactique qui permettrait de relancer la négociation dans le camp français sans rien abandonner des exigences essentielles.

    Le G.P.R.A. se sent, pour le moins, au centre de la politique maghrébine. Alors, le sort des maquis …

    Pourtant, il a été sensible à une sévère homélie adressée par le conseil de la wilaya 4, le 1er décembre précédent, décrivant sans détours l'usure des maquis et réclamant renforts, armes et munitions. Les termes lui en ont paru si rigoureux que le G.P.R.A. affecte d'y voir l'action maléfique des services de la guerre psychologique d'Alger. C'est pourtant un coup de semonce. A Tripoli, au congrès du Comité national de la révolution algérienne qui s'est terminé fin janvier, beaucoup de délégués ont fait écho aux plaintes des combattants de l'intérieur. Le G.P.R.A. décide, à défaut de renforts, de leur envoyer des chefs: devant les difficultés militaires, tous les gouvernements se ressemblent…

    Je suis informé de cette décision par… une artiste – il faut bien que le réseau Jeanson serve à quelque chose – qui se partage entre Tunis et Rabat, dispensant à certains chefs de la rébellion, et non des moindres, ses encouragements en même temps que ses charmes: l'état de rebelle porte à l'amour! Grande, blonde, un teint de rose, des yeux pers aux reflets violets, très belle, enjouée, pas plus farouche qu'il n'est nécessaire, cette jeune danseuse classique possède tout ce qu'il faut pour attirer les confidences. Je me suis réservé – en tout bien tout honneur naturellement – ses contacts à l'escale de Maison-Blanche. Elle m'apprend que les commandants de wilaya qui se tenaient en réserve au Maroc et en Tunisie ont été invités à rejoindre leur commandement, dans les maquis: Hadj Lakhdar dans les Aurèss Nemencha (wilaya 1), Ali Kafi, dans le Nord constantinois (wilaya 2), Lotfi en Oranie (wilaya 5).

    Ces informations seront adressées au général de Gaulle le 14 avril 1960.

    Il serait regrettable de ne pas exploiter de si précieux renseignements. Dans les opérations, souvent peu conventionnelles, entreprises par mon bureau, avec ou sans l'aide des services de renseignements classiques, j'ai toujours trouvé chez le commandant en chef, le général Challe, une compréhension attentive, et même passionnée. Je lui expose mon plan: intercepter l'un ou l'autre des chefs de wilaya au passage de la frontière et se substituer à lui dans le commandement de ses unités. Sans hésitation, le général Challe accepte. Comme nous apprenons que Lotfi, pour rejoindre sa wilaya, passera par le sud de Colomb-Béchar, c'est sur lui que se montera l'affaire.

    La wilaya 5, la plus vaste d'Algérie, s'étend des confins algéro-marocains, au sud, à la Méditerranée, au nord, et de Marnia, la patrie de Ben Bella, à l'ouest, aux monts de l'Ouarsenis, à l'est. Son premier chef a été Ben M'Hidi. Son successeur, Boussouf, d'une famille communisante de Mila, dans le Constantinois, s'installe lui aussi à Nador sous la protection du commandant Alonso, du S.R. espagnol, qui lui procure gîtes, subsides et armes. C'est Houari Boumediene qui lui succède. Après un stage en Égypte et un séjour en Tunisie, où il présidera sans faiblesse le tribunal qui jugera les colonels "comploteurs" de la base de l'Est, Boumediene retourne au Maroc avec le titre de chef d'état-major du commandement militaire de l'Ouest et autorité sur les wilayas 4, 5 et 6. Boumediene confie la wilaya 5 à Dghine Ben Ali, alias Lotfi, son ancien adjoint. Jeune, vingt-six ans environ, teint clair, fine moustache, yeux bleus, front dégagé, portant lunettes, l'air d'un intellectuel, Lotfi, fils d'un ancien chaouch devenu menuisier à Oujda, est originaire de Tlemcen où il a fait ses études au lycée franco-musulman. Ayant très tôt rejoint la rébellion, il a effectué en Espagne une mission baptisée "Mustapha" pour se procurer des armes; mission qui, sur intervention des services français, s'est terminée dans les geôles espagnoles. Ses relations avec les Marocains sont tendues: il reproche à ceux-ci leurs prétentions territoriales sur la région de Colomb Béchar. La vie de la wilaya 5 au Maroc – ses chefs, ses cantonnements, ses difficultés, ses effectifs, son armement – n'a guère de secrets pour nous : un légionnaire " déserteur" vient de rejoindre nos rangs après trois années de "service" dans la wilaya, au Maroc et dans le djebel Amour.

    Notre plan est d'une extrême simplicité, mais tout est dans l'exécution. Nous laisserons Lodi et son escorte pénétrer en territoire français assez profondément pour que son interception reste aussi longtemps que possible ignorée de l'autre côté de la frontière. Bien que peu peuplé, le Sahara est un tambour de sable et de pierraille répercutant étrangement les plus minces événements. Comment un combat pourra-t-il y passer inaperçu? Car il y aura combat. Je n'imagine pas Lotfi et ses hommes déposant leurs armes, sans résistance, à la première sommation. Il faut même qu'ils se battent jusqu'au dernier: pas de prisonniers, le secret doit être total. Il n'est pas de tombeau plus hermétique que le désert, les vautours le jour, les chacals la nuit et surtout l'implacable soleil nettoieront parfaitement le champ de bataille. L'adversaire conserve une chance celle de se heurter, à l'improviste, avant l'embuscade qui l'attend, à une patrouille des forces de l'Ouest saharien où personne ne sera prévenu. C'est un risque à courir. Sans qu'il s'en doute, la vie de Lotfi se joue à la roulette russe … mais il y a cinq balles sur six dans le barillet. L'interception sera conduite par une compagnie portée de légion étrangère, préalertée en temps opportun.

    Lotfi retarde un peu son départ. Il doit en effet régler au préalable l'affaire Zoubir. Lotfi rejoint enfin la base installée par le F.L.N. à Bou-Denib. C'est dans cette oasis du Maroc présaharien que se forment les convois légers qui contournent ensuite largement Colomb-Béchar par le sud en s'infiltrant dans la vallée du Ghir. C'est un long trajet: les points d'eau sont assez rares et espacés. Mais il est infiniment moins dangereux que le franchissement du barrage qui développe, de la Méditerrranée aux abords de Béchar, ses 500 kilomètres de barbelés, ses champs de mines, par endroits sa haie électrifiée, ses radars, et où la "herse" est vigilante.

    Outre le commandant de wilaya, le convoi se compose de son adjoint, d'une équipe radio, d'une dizaine d'hommes d'escorte, combattants éprouvés, marcheurs infatigables, habitués des pistes rocailleuses et sablonneuses du Sud, entraînés à se contenter, pour toute nourriture, d'une poignée de dattes. Le poste radio est un A.N.G.R.C. 9, excellent poste, léger mais robuste, d'un emploi facile, provenant du dépôt de Zaïo, en zone espagnole, près de Nador, où se trouvent stockés une centaine d'appareils de ce type, ainsi que des P.R.C. 6 et des P.R.C. 10 fabriqués en Allemagne fédérale par Telefunken et payés rubis sur l'ongle, par l'intermédiaire de la Deutschebank de Francfort pas très regardante quant à l'origine des francs que le F.L.N. dépose à ses guichets et qu'elle accepte d'ailleurs à un taux usuraire. Ces postes doivent équiper l'A.L.N. du Maroc. A l'intérieur, seules la mintaka 8 et la région de Perrégaux disposent encore de moyens radio. Le convoi quitte Bou-Denib le 15 mars.

    Profitant de la pleine lune, il parcourt rapidement, de nuit, la hamada jusqu'aux environs d'Abadla, franchit le Ghir, un filet d'eau, coupe la vallée trop fréquentée de la Zousfana, côtoie le Grand Erg pour atteindre, le 26, les pentes du djebel Béchar qui peuvent lui assurer une meilleure sécurité que le désert. Le 27, repos. Le 28 mars, à peine s'est-elle remise en route que la petite troupe est accrochée. La rencontre n'est une surprise que pour les rebelles. Le 26 au soir, par radio, Lotfi avait indiqué au P.C. de l'Ouest, à Oujda, sa position, son intention de prendre un jour de repos, puis de poursuivre son voyage le 28 mars en direction générale de Ksar-el-Azouj, dans la vallée de la Zousfana. Sitôt le télégramme déchiffré par nos services, la compagnie portée de légion a été mise en état d'alerte. A l'aube, je m'envole pour Colomb-Béchar où j'informe le commandant de la zone Ouest Sahara de la présence d'une bande rebelle dans le djebel Béchar. On l'interceptera le 28 au matin. J'indique à la compagnie de légion un premier point de rendez-vous. L'aviation doit se tenir prête à intervenir. Je tais la qualité de notre adversaire.

    Le 28 mars, lorsque j'arrive en hélicoptère sur les lieux, le combat est déjà engagé. L'appareil décrit de larges cercles concentriques; aucun fuyard en vue. Nous essuyons quelques coups de feu. Nous nous posons à proximité du P.C. de la compagnie. Pour éviter de donner à l'opération une importance qui pourrait éveiller des soupçons, je porte les galons de capitaine. Lotfi et ses hommes sont encerclés. Nous récupérons les chameaux du convoi qui errent, affolés, blatérant lamentablement: sur l'un d'eux, blessé, le poste radio, que je fais mettre soigneusement à l'abri, et, trouvaille inattendue mais précieuse, une machine à écrire … Surpris au débouché d'un ravin pavé d'éboulis, les fellaghas se sont formés en cercle. Retranchés derrière les rochers qui brillent sous le soleil, jetant d'étranges éclats mauves, ils se défendent âprement. Dans l'air d'hiver, froid et sec du désert, les balles claquent avec une résonance argentine. On se fusille à moins de cent mètres, le sable, les pierres jaillissent sous les impacts. Au porte-voix, un lieutenant crie aux rebelles de se rendre : ils auront la vie sauve et seront traités en prisonniers de guerre. Une bordée d'injures lui répond. Par longues rafales, les mitrailleuses de bord des véhicules balaient le ravin; le feu de l'adversaire est à peine moins nourri. Près de moi, un légionnaire s'écroule alors qu'il se découvrait pour prendre sa ligne de mire, une tache rouge étoile son front. "C'est le deuxième tué, et nous avons aussi cinq blessés", précise, laconique, le capitaine. "Appelez l'aviation, mais roquettes et mitrailleuses, ni bombes, ni napalm." Une demi-heure plus tard, une patrouille de T-28 surgit dans le ciel blanc. Les légionnaires jalonnent leurs positions. "C'est un mouchoir de poche, s'étonne le chef de patrouille, vous risquez des bavures. Reculez." " Pas question! on ne bouge pas, rétorque le commandant de la compagnie. On vous fait confiance." "O.K." Au premier passage, les coups s'écrasent entre les fellaghas et nous. Au second passage, légèrement en piqué, ce qui dénote une certaine audace car le T-28, vrai fer à repasser, manque dangereusement de ressource, les roquettes explosent au milieu des rebelles. Les légionnaires bondissent, les P.M. crépitent rageusement. Le feu cesse. C'est fini. On n'entend plus que le vent qui siffle, à longs sanglots, dans les touffes de doum. Vingt-deux hommes gisent dans les rochers. Photo en main, j'identifie Lotfi; il est mort, une large plaie au cou, le regard vide, un peu étonné, il étreint son arme encore chaude. Il n'y a qu'un blessé: le radio; à chacune de ses inspirations, un affreux gargouillement sort de sa poitrine, des bulles sanguinolentes viennent crever sur ses lèvres. "Il est foutu, diagnostique brièvement l'infirmier, il a une rafale dans les poumons." On récupère les armes, les munitions, les équipements, les papiers des morts. Je fais brûler leurs effets ..

    Le même jour, à la préfecture de Médéa, dans le département du Titteri, au sud d'Alger, les délégués du général de Gaulle rencontraient les émissaires de la wilaya 4 pour discuter de la fin des combats.

    Tous les hommes du P.C. de Lotfi disparus, sûr de la discrétion des légionnaires, me voici prêt à chausser les bottes du commandant de la wilaya 5. A Alger, seuls sont au courant le commandant en chef, deux officiers du Bureau d'études et de liaisons et quelques spécialistes des services d'écoute et de déchiffrement. A Paris, personne … Je ne me berce pas d'illusions exagérées: mon "commandement" sera bref. Mes pouvoirs ne peuvent s'exercer que par agents de liaison interposés ou mieux, par radio. Ayant récupéré, dans sa sacoche, le cachet officiel du colonel Lofti, nous pouvons authentifier ses ordres écrits. Nous possédons du personnage une connaissance suffisante pour imiter son style et même ses fautes de syntaxe et d'orthographe… Mais commander par agents de liaison est une opération délicate. Il faut en effet s'introduire dans une chaîne d'agents dont la bonne foi ne puisse être soupçonnée. C'est un procédé hasardeux et lent. Nous le tenterons, avec un succès relatif. En revanche, grâce au code de chiffrement et à l'ordre de base des transmissions récupèré, nous pouvons entrer en liaison radio avec le colonel Slimane, qui vient de remplacer Houari Boumediene (Boumediene. l'homme qui monte, s'est vu confier le poste de chef d'état-major de l'A.L.N.; P.C. en Tunisie) au commandement de l'Ouest, à Oujda, avec les bases de la wilaya en territoire marocain à Bou-Denib, à Figuig (base 5), à Oujda (base 15) et avec Abdelghani, le chef de la mintaka 8, la seule zone disposant encore d'un poste radio. Le poste A.N.G.R.C. 9, expédié par Oujda à la région de Perrégaux par la "voie rapide", n'a pas encore pris place dans le réseau: en fait, il a mystérieusement disparu …

    La "voie rapide" de ravitaillement indique, dans le langage convenu du F.L.N., les camions des poissonniers qui, deux fois par semaine, effectuent la navette entre les ports marocains de l'Atlantique et les grandes villes d'Algérie. Profitant du passage des véhicules à Oujda, les services du F.L.N., dans des caches habilement aménagées, dissimulent des documents, des armes de poing, des poignards, de l'argent, des piles, etc. La Délégation générale, chargée de la lutte économique, se dit impuissante devant ce trafic; Paris oppose son veto aux arrêtés nécessaires: on toucherait des intérêts puissants, proches de la cour du Maroc… Les fouilles opérées, qui gâtent naturellement le poisson, transporté dans des conditions d'hygiène déplorables, suscitent de telles interventions que policiers, douaniers ou gendarmes n'y procèdent qu'avec répugnance. Les importations massives portent un préjudice certain aux modestes pêcheurs des côtes oranaises ou algéroises, mais qu'importe! Le trafic ne cessera que lorsque les camions, mystérieusement, sauteront…

    Le poste radio expédié à Perrégaux est revendiqué par Mohamed, l'adjoint militaire de la wilaya voisine, celui-là même qui sera reçu en juin à l'Élysée.. Pour l'obtenir, il torturera plusieurs maquisards; en vain: on ne retrouvera jamais ce poste. Le poste radio de la wilaya 5 est maintenant installé à Alger, au centre d'écoute où des opérateurs choisis pour leur connaissance des réseaux du F.L.N. le mettront en œuvre. Chaque opérateur, en effet, possède sa frappe personnelle, ses bonnes ou mauvaises habitudes, commet toujours les mêmes erreurs de procédure, et parfois les mêmes indiscrétions, caractéristiques grâce auxquelles tout le réseau l'identifie à coup sûr. Le défunt radio de Lotfi, Abde1aziz, était un ancien élève du lycée de Rabat, appartenant à une famille de commerçants en tissus originaire d'Oran. Nous possédons sa photo: un garçon sympathique, vingt ans, cheveux châtains ondulés, la lèvre ornée d'un léger duvet, les yeux noisette fendus en amande. Son français péchait par un excès de recherche que nous devrons imiter. Il éprouvait un tendre sentiment pour Malika, une étudiante de Fès, où l'on trouve les plus belles filles du Maroc. Abdelaziz avait accompli son stage radio à Kebdani, sous la direction du commandant Omar. Il s'agit aussi de se mettre dans sa peau.

    "Lotfi", fictivement, poursuit son chemin en direction des Ksour, rendant ponctuellement compte de ses étapes et de ses découvertes: le Front perd du terrain, la population se fait réticente. "J'échappe" de peu à une embuscade – réellement tendue par les "forces colonialistes", le 6 avril dans la région de Chellala-Dahrania. Les réserves du corps d'armée d'Oran et les troupes de la zone Ouest-Sahara mènent conjointement dans l'Atlas saharien une série d'opérations – "Proométhée" – qui permettent à "Lotfi" de justifier son déroutement: la région de Géryville est peu sûre, la population ne "nous" aide plus, les légionnaires sont très actifs. Légion et paras fournissent toujours un excellent prétexte, jamais discuté, pour modifier un plan, pour demeurer dans l'expectative… "Lotfi" ne se rendra pas auprès d'Abdelghani, le commandant de la mintaka 8. Celui-ci est un chef avisé, intelligent, entreprenant, probablement peu facile à abuser; je préfère l'éviter…

    Par message, je lui dis ma confiance, mais la situation m'oblige à remonter vers le nord, d'urgence. Un agent de liaison lui apportera des documents émanant du G.P.R.A.: rendez-vous dans le djebel Amour. Le 20 avril, le commando envoyé par Abdelghani au-devant de l'émissaire de "Lotfi" est surpris à l'est d'Aflou, il perd 22 hommes, une mitrailleuse, 10 fusils de guerre, mais … Abde1ghani n'était pas au rendez-vous! L'incident le rend méfiant, il accuse de trahison d'anciens bellounistes fraîchement ralliés, en exécute deux cents.

    Mes comptes rendus à Slimane sont alarmants. Je le surprendrais beaucoup si je ne me plaignais pas: la ligne d'étapes est désorganisée, les merkès ne sont pas approvisionnés, les guides manquent. Je réclame de l'argent, le contraire eût beaucoup étonné le commandant de l'Ouest. On m'expédie donc plusieurs millions. La remise s'effectuera par l'intermédiaire d'un Marocain, contrôleur du chemin de fer Méditerranée-Niger. Nous échangeons les signes de reconnaissance pour nos émissaires: l'Echo d'Oran dans la main droite de l'un, la casquette de contrôleur dans la main gauche de l'autre, et les mots de passe: "Abd el lkader" et "Duc d'Aumale" ( sic). Sur le quai de la gare de Colomb Béchar, enveloppés dans du vulgaire papier-journal, quelques millions changent de mains, des millions qui grossiront la caisse du 2e bureau.

    A Alger, le 23 avril 1960, le général Crépin remplace le général Challe. Je connais peu le nouveau commandant en chef, on le dit aussi rugueux au moral qu'au physique, l'esprit plus plein de mathématiques que de finesse et peu disposé, croit-on, à laisser se poursuivre les opérations peu conventionnelles du Bureau d'études et de liaisons, souvent controversées en très haut lieu. Je lui expose mon plan. Je découvre un esprit vif, curieux, compréhensif, qui m'accorde sa confiance sans barguigner.

    Redevenons "Lotfi". J'alerte la base 5 à Figuig en même temps que Slimane. Il me faut des hommes, des armes, des munitions, d'urgence, faute de quoi la wilaya 5 s'effondrera. Et je donne l'ordre aux éléments qui stationnent dans les djebels marocains, en face de BeniiOunif, dans le Grouz, le Maïz, le Mela, autour d'Ich, au pied du djebel Doug, de former des unités de marche prêtes à pénétrer en Algérie, en forçant le barrage. Des guides sûrs les attendront dans le djebel Mzi pour leur faire franchir le réseau électrifié.

    Le 6 mai, les légionnaires du 2e étranger et les marsouins du 8e régiment d'infanterie de marine sont au rendez-vous: "mon" premier faïlek perd 116 tués, 42 prisonniers, dont le chef de détachement, 6 armes collectives, 116 armes individuelles de guerre, un poste A.N.G.R.C.9. Le reste du détachement et "mon" deuxième faïlek, qui suivait de près, démoralisés, refluent en désordre sur le Maroc sans même aborder le barrage. Le lendemain, une caravane de munitions qui, selon mes "instructions", empruntait un itinéraire menant de Tenndrara, au Maroc, au chott ech-Chergui, par Oglat-en-Nadja, est interceptée sur les hauts plateaux, au nord-ouest de Méchéria. Rien n'en réchappe, pas un homme, pas un animal: toutes les munitions sont récupérées. Dans le Sud, pour assurer le recueil des convois qui débordent Colomb-Béchar, "Lotfi" prescrit de renforcer le djebel Béchar. Le 10 mai, un renfort franchit le réseau près de Ben-Zirag et … tombe dans la nasse des embuscades des forces de l'ordre: 24 tués, 15 prisonniers, un fusil mitrailleur, 33 fusils perdus. Le reliquat de l'unité, 18 hommes, écœurés, repassent le barrage quelques jours plus tard, semant la panique sur les arrières, toujours plus sensibles que l'avant. Bien entendu, "Lotfi" fulmine contre ses subordonnés!

    Dans le nord de la wilaya, mes ordres ont moins de succès. Introduire un agent, même porteur de documents d'apparence très authentique, dans une chaîne de liaison n'est pas chose aisée; peu d'officiers de renseignements, sur place, sont bien armés pour ce faire. Enfin, j'ai nettement surestimé la valeur de l'organisation rebelle en Oranie du Nord après le coup d'éponge passé par le plan Challe un an auparavant. Mes instructions tombent dans le vide.

    Dans les mintakas touchant l'Ouarsenis, proches de la wilaya 4 où se développe un mouvement en faveur d'un cessez-le-feu, on refuse d'exécuter les ordres de "Lotfi" sous prétexte qu'abandonnés par les chefs de la wilaya 5, on obéit depuis longtemps à la wilaya voisine. Sans oser l'avouer, on attend, en réalité, la fin des combats. Ma vie, décidément, se complique: je ne puis, en tant que Lotfi, obtenir une obéissance que j'ai contribué à saper comme chef du Bureau d'études et de liaisons en introduisant la "bleuite" dans l'Ouarsenis … Dans les autres régions: Tlemcen, Sidi-Bel-Abbès, Mascara, Saïda, il n'y a plus de responsables sérieux pour encadrer ce qui reste de combattants et d'organisations politico-administratives. Mon commandement se rétrécit; je n'en suis pas mécontent car j'ai d'autres occupations.

    Ma situation, dans la rébellion, devient inconfortable. Dans mes cantonnements marocains – j'en ai l'écho par les comptes rendus des bases – pour expliquer l'échec des tentatives de franchissement du barrage, on crie à la trahison: un argument qui est de toutes les armées du monde … Cette série de revers ne peut manquer d'émouvoir le G.P.R.A. Or, depuis le 19 janvier, Boussouf, devenu ministre de l'Armement et des Liaisons générales (M.A.L.G.), s'est attaché à développer la branche liaisons générales et … renseignements de son organisme grâce à quoi il exerce en Tunisie et surtout au Maroc, peuplé de ses partisans, une surveillance de plus en plus soupçonneuse. Son service de renseignements comporte: un service de recherche par agents et par écoutes radio, écoutes montées avec l'aide de techniciens américains et ouest allemands, encore embryonnaires, mais susceptibles de perfectionnement, et un service de contre-espionnage, appelé "Vigilance et Contre-renseignement", dont les agents sont discrètement formés à Nador, en zone espagnole par des instructeurs est-allemands. L'espionnite, sournoisement encouragée par nous, sévit et la répression également. "Vigilance et Contre-renseignement" procède à l'interrogatoire "poussé" de quelques transfuges récents, d'anciens messalistes, des suspects tout trouvés. Ils avouent! Sous les tortures les plus effroyables ils avoueraient n'importe quoi. On liquide traîtres et espions. Je félicite les épurateurs …

    Mais Oujda prie "Lotfi" d'enquêter aussi dans son entourage. Les combattants n'ont-ils pas été touchés par les rumeurs qui courent dans la wilaya voisine? On est en pleine affaire Si Salah; la wilaya 4 n'est plus sûre. Sans dévoiler dans son ampleur l'inquiétude du G.P.R.A., Slimane invite "Lotfi" à la prudence, lui recommandant de quitter le Sersou – où il est censé tenir son P.C. – pour rejoindre la zone 8. Bien entendu, "Lotfi" tergiverse, la fiction d'une cohabitation avec Abdellghani est impossible à maintenir. Celui-ci rendrait compte que je l'évite. Nous sommes au dernier acte. Le rôle du radio est de plus en plus difficile à tenir. Les échanges avec le P.C. de Slimane se doublent de vacations plus ou moins régulières avec les bases arrière et avec Abdelghani. Beaucoup de ces liaisons sont de simple routine. La lecture, depuis près de trois ans, des messages de l'adversaire m'a appris que les exigences, sur le plan opérationnel, d'un commandant de wilaya doivent être modérées et, en tout cas, jamais précises. Je recommande le redoublement des activités en même temps que la dispersion des unités, je diffuse des encouragements, des promesses; je reprends sans vergogne, en les démarquant à peine, les appels de la "Voix des Arabes" du Caire et des radios frères de Tunis, de Rabat, de Tanger. J'hésite à ordonner de nouveaux franchissements de la frontière, je ne serais pas obéi. Mes comptes rendus témoignent des soucis habituels d'un chef qui se débat dans les difficultés d'un maquis: la population est lasse de la guerre, mais … reste confiante dans la victoire du Front; les combattants souffrent beaucoup, mais … conservent leur enthousiasme; il y a beaucoup de traîtres à éliminer, messalistes, bellouunistes, zianistes … Je profite de ma situation pour me faire rendre compte, par les subordonnés que je peux toucher, des sentiments des autorités, des notabilités à l'égard de la révolution. Quelques réponses me parviennent, les unes rassurantes, les autres affligeantes: la liste des cotisants de la région de Mascara est tristement édifiante; M. M …, sous-préfet de X …, est bien disposé pour "nous", ses services fournissent des laissez-passer pour les agents de liaison et de fausses cartes d'identité pour les frères recherchés par la police; les jésuites de P … hébergent et soignent les combattants blessés ou malades … Je réclame encore de l'argent: Slimane fait la sourde oreille. J'insiste pour que les commandants des mintakas, actuellement au Maroc, rejoignent enfin leurs zones, trop longtemps gérées aux initiatives de leurs subordonnés. Un P.C. de mintaka en transit dans la région de Sebdou sera ainsi surpris et anéanti, en juillet.

    "Vigilance et Contre-renseignement" éprouve-t-il des soupçons? Oujda engage avec notre radio, en clair, des conversations anodines. Cette infraction aux règles de sécurité nous alerte. L'opérateur du P.C. de l'Ouest donne à "Abdelaziz" des nouvelles de Malika… Connaissant assez bien Malika, nous nous en tirons, mais de justesse. Puis on évoque le stage de Kebdani; rien ne va plus, nous nous coupons, dans les dates, dans les noms …

    Une bordée d'injures nous répond; on nous maudit jusqu'à la dernière génération; on nous voue aux derniers outrages… Cette fois, l'opération m " Lotfi " est bel et bien terminée …

    Général JACQUIN (C.R.) raconte cet exploit dans Historia magazine numéro 317, série spéciale "guerre d'algérie". Dahmane

  8. Vous persistez à algérianiser de force des marocains comme Boussouf le criminel de Abane Ramdane et d'autres héros algériens de la révolution, qui s'est donné une fausse identité algérienne et un faux lieu de naissance en Algérie comme Boutef, Benbella né de père et de mère marocains au Maroc et tant d'autres imposteurs marocains qui ont franchi la frontière algérienne en 1962 pour confisquer l'indépendance au peuple algérien avec la complicité de Degaule, de la monarchie marocaine, de Nasser, vous ne pourrez jamais démentir l'histoire sur les origines du clan d'Oujda un clan de marocains pur jus qui s'est fabriqué une fausse identité algérienne et inventé des faux lieux de naissance en Algérie, je vous réfère encore au texte de Lounes Saad et à l'histoire pas celle fabriquée de toute pièce par les colonialistes français et leurs généraux. Contrairement à vous je ne me fie pas aux généraux français et à l'histoire tronquée faite par la France coloniale sur l'histoire de la colonisation en Algérie qui consiste à discréditer le combat révolutionnaire des algériens et faire l'apologie des crimes coloniaux.

  9. Dahmane Amazigh,
    Je suis vraiment choqué! Le MALG bonde de fainéants qu'ils étaient livrait sans pitié nos valeureux colonels de l'intérieur (les contestataires: Amirouche, SI Houes, Si M'hamed, Lotfi, Hadj Lakhdar, Si Salah …) aux services de renseignements français.
    Le général confessait: "Oujda (MALG) engage avec notre radio, en clair, des conversations anodines". Dire que la situation actuelle a été soigneusement préparée par l'armée des frontières dont les résidus ne veulent pas quitter le pouvoir. Preuve qu'ils ont peur d'une constituante qui va sans doute les faire taire à jamais. Heureux les martyrs qui n'ont rien su de l'indépendance de l'Algérie.

  10. Mr Dahmane, en ouvrant ce lien documentaire vous comprendrez le pourquoi des malheurs de l'Algérie, de son peuple et de ses vrais révolutionnaires algériens trahis par nos voisins de l'Ouest, un document historique qui nous révèle bien des choses cachées, le clan marocain d'Oujda qui s'est approprié le pouvoir en Algérie avec extrême violence et imposture pour cacher leur véritable identité est du même acabit que la monarchie marocaine, ils ont une culture de la traitrise et du larbinisme face aux occupants. Sans Degaule, sans la monarchie marocaine, sans Nacer, sans la CIA l'Algérie serait entre les mains des héros de la révolution assassinés par les membres du clan d'Oujda.

    http://www.youtube.com/watch?v=lxokbxfeOi8

  11. Je ne sais pas si nos amis du matin l'ont fat exprès ou pas, mais ce trio de papys "frères" me rappelle le film "le bon, la brute, le truand". Indéniablement, on peut considérer que Aït-Ahmed est le bon ! Mais, peut-on vraiment discerner la brute du truand parmi les deux autres ?

    Espérons juste que, comme dans la fin du film, le bon finira par triompher et récupérer enfin le Trésor "Algérie" pour l'offrir à ses enfants.

    Même si, dans l'histoire des hommes, les bons ne finissent par triompher que grâce à une certaine expertise de manipulation des armes, espérons aussi que la sagesse de Da-Elho, saura contourner ce dilemme et récupérer le trésor sans qu'une seule goutte de sang ne soit versée, car le sang ça suffit !

  12. FLN ? RND ? Qui d’autre, deux faces pour la même monnaie, le FLN c’est un parti auquel le sort de tout un peuple appartient, ceux qu’ils ont fondés s’étaient réunis pour atteindre des profits au cas la victoire, ils avaient appelé les jeunes à soutenir leur cause, et quand l’indépendance sera acquise, ils partagent la rente entre eux, et c’est ce qu’on constate aujourd’hui, il ya des gens de premier rang qu’il appartient au FLN (moudjahidine-chouhada….) et il ya des harkis (nous), en ce qui concerne le RND tout le monde sait l’histoire de ce parti qui adhère des malfrats et des voyous alors j’en passe.

  13. le pouvoir viens de parler. il vient enfin ouvrir lla "TV" pas du tout nationale ….au agents du pouvoir. j ai eclate de rire… au lieu d ouvrir la tv sur l opposition elle s est vite ouverte les jambes encore une fois et a tout les coups pour les gesn de laaaaa33……waaaaa333.. ba333333…3ala kouli halllll ba33333 mmaaa3333… mmmmm…..qui font semblant de parler tout en pensant alors que dans leur tete en realite il n y a rien et qu ils n ont rien a dire au algeriens les petit et les grand voleur ainsi que les pilleurs. adh- hedren adhetsnaza3en. quand on regarde de petit enfants francais a la tele francaise ces petits enfants s expriment beaucoup plus a l aise et ces petits sont tres precis et circoncis dans leur interventions que des lors que tu vois un ministre ou le chef du gouvernement ou meme le president et leurs baiguements, tu penses tres vite et sans hesitations qu ils sont des handicapes mentaux.je n en doute pas.

  14. Une prise de pouvoir par la force (1962 1965), la magouille (1979), la fraude(1997), la refraude(1999), la rerefraude + le chantage (2004), et la rerefraude et le rechantage (2009), le despotisme, la delapidation, l'injustice, la gabegie, le monsonge, et tous les malheurs que subit l'algérie avec la benediction et la complicité de puissances etrangeres ce ne sont pas des complots. mais demander les droits humains les plus elementaires est un complot ourdi par l'étranger. le vrai algérien a toujours été considérer comme etranger dans son propre pays par des traitres qui travail dans le but de detruire l'algerie.en fait pourquoi demander ses droits a ces gens qui tiennent le pouvoir illigitimement depuis 50 ans. pourquoi demander quoique ce soit a ces gens du pouvoir qui ont mémner l'algerie et l'algerie vers l'abime.que peut on attendre de ces gens. ne pas participer a la vie politique (la leur) et la solution. la passivité des algeriens les meneras a e detruire mutuellement. l'ennemi de ces gens du pouvoir c'est l'algerie et son peuple. boutef consorts et consoeurs, c'est tous les memes. faudra laisser les apc les apw le (parlement) et le senat aux traitres du FLN, les hypocrites de HMS, et les corrompus du RND. la non participation est la solution.ne pas se placer en contrepouvoir.se demarquer de la politique car ce qui se fait en algérie c'est pas de la politique. et puis les gens du pouvoir vont se retrouver directement face au mur.laisser boutef faire ce qu il veut et il ne fera rien. en dernier en algérie il n y aura pas de changement. les democrates americains soutienent l'islamisme politique destructeur qu'il veulent instaurés en tunisie egypte lybie, yemen syrie, jordanie turquie, et l'algerie est gérer depuis 2000 par les islamistes du FLN et du HMS avec la complicité du RND. le seulk changement qu'il y aura c'est le depart du RND et son remplacment par d'autres islamistes deguisés. donc pas de participation des algeriens aux prochain complot sans marches ni manif, juste ignorer ce pouvoir.

  15. Tout effacer et recommencer à zéro est une aberration ! 50 années de vie d'un peuple, avec toutes les péripéties que nous connaissons, ne peuvent être effacées d'un trait de plume: cette partie de notre vie fait dorénavant p.

  16. bonjour a tous les lecteurs! en resumé tous les vrais heros de la revolution sont morts, la minorité restante a laisser le clan d'oujda et les officiers de l'armée francaise s'emparer du pouvoir. La guerre n'est pas finie mais sans le marabout et revenchard du gourou houcine ait ahmed le kabyle de service qui veut soutenir boutef, le clan de sant egidio et les dinosaures de service, non non et nonnnnnnnnnnnn!

  17. Chaque pays a besoin de garantir une sécurité pour ses citoyens. Cette sécurité est est entre les mains de l'armée et de la police. Dans tout changement politique on veut éviter le chaos et l'anarchie. L'armée et la police ont le devoir de maintenir l ordre. On voit aujourd hui les manifestations de 60.000 étudiants au Québec avec une système de sécurité policière évalué a plus de 8.000 policiers et ce dans un pays très démocratique. Les manifestations du G20 a Toronto l année dernière a fait appel après de 30.000 policiers. Donc il faut réaliser que tout changement politique en Algerie avec la constituante proposée devra tenir compte du rôle de l'armée et des services de police algériens.

    Tous les prochains changements de gouvernement en Algerie devront tenir compte de ce facteur sécurité et cela donne un pouvoir extraordinaire a tous les services de sécurité en Algerie. Même sous les ordres et obéissant a un gouvernement civil et démocratique l'armée doit garantir la sécurité des citoyens. Suggérer une constituante pour un système politique démocratique en Algerie elle ne pourra pas se réaliser sans inclure la participation active de l'Armée et de la police….L Algerie c est militairement qu elle est née en 1962….c est exacte que certains militaires ont abuse de leurs pouvoirs. L Algerie n est pas tombée dans une des plus pires dictatures de la planète celle de Abbas Madani et de ses acolytes. Il ne faut jamais oublier la période sanguinaire des années 90 ou Algeriens massacres des Algeriens.

    C est une réalité mais c est grâce a l'armée, le police, la gendarmerie Algériennes que nous avons une certaine liberté relative. Le drame actuel de l Algerie est surtout la situation économique avec surtout le chômage chronique avec une démographie galopante. Une nouvelle constituante qui ferait peur va t elle garantir le plein emploi aux chômeurs algeriens…? Je ne pense pas que cela se réalisera très vite. Nous réalisons ce qui se passe en Tunisie avec le désespoir des jeunes qui essayent de se diriger vers l Italie plus que cela ne se faisait avant. La revolution Egyptienne qui patine dans un système qui essaye d initier et implanter une nouvelle constitution.

    Il est certain que ce ceux qui ont manifeste sur la place Tahrir voudraient mettre l institution militaire de cote. Est ce que cela est réaliste et possible…? On ne peut pas changer des institutions politiques, militaires et économiques du jour au lendemain surtout que des millions de citoyens attendent de l emploi. Le monde Arabe par désespoir s est jette dans une revolution non planifiée et il se trouve prisonnier entre le rêve et la réalité….Alors une nouvelle constituante pour l Algerie devra tenir compte du rôle de l'Armée et de tous les corps de sécurité. Faire actuellement de la corruption en Algerie un cheval de bataille c'est une perte de temps et d energie. La corruption existe dans tous les pays de la planete dans les sytemes politiques democratiques et authoritaires. La nouvelle constituante devra trouver un equilibre entre le pouvoir civil et les services de securite en Algerie.

  18. Il n'y a aucune volonté politique de faire changer les choses, ce sont juste des ballons de sonde pour jauger l'opinion algérienne, et pour tromper l'opinion internationale, il faut faire dégagez ces criminels mafieux qui n'ont jamais été élus par le peuple, il faut nettoyer l'Algérie de ces mercenaires étrangers qui n'ont rien d'algérien, des mercenaires qui détruisent le pays depuis 1962.

  19. Tout effacer et recommencer à zéro est une aberration ! 50 années de vie d'un peuple, avec toutes les péripéties que nous connaissons, ne peuvent être effacées d'un trait de plume: cette partie de notre vie fait dorénavant partie de notre espérance déçue. Aujourd’hui, nous devons améliorer la vie de nos concitoyens en imposant des changements profonds dans la politique de la nation. Si la richesse du pays était redistribuée avec équité à tout son peuple, l'IRAK ne se serait pas effondré, la Libye ne se serait pas déstabilisée et les charognards de tous bords à l' endroit de ces pays se seraient éteints. Le pouvoir actuel tergiverse et pense gagner du temps : il doit décider vite et bien avant qu’il ne soit trop tard ! Cependant, les algériens ne doivent rien attendre des gens qui ont appauvri le peuple pendant des décennies.

  20. L'Algérie n'a pas besoin d'une constituante ! Nous ne seront jamais dans le pluralisme politique tant que le parti unique du fln n'est pas dissout. L 'Algérie doit faire du Front FLN de la révolution un patrimoine Historique car il appartient à tous les algériens et surtout, il appartient à ceux qui ont payé le lourd tribu pour notre indépendance que sont les Chouhadas. Aujourd'hui, aucun algérien de son vivant ne doit instrumentaliser ce patrimoine nationale à des fins politiques: c'est comme pour l' Islam, l' Amazighité, l' Arabité. Le président doit donc dissoudre le parti fln, l' APN, le Conseil de la Nation, le Conseil d' Etat et le Conseil Constitutionnel. Création d'un gouvernement provisoire devant corriger la constitution actuelle et lancer des élections législatives anticipées, libres et transparentes avec l'ouverture des médias audio-visuels à toutes les composantes de la nation: ce sera le commencement de notre démocratie.

  21. @dahmane amazigh;
    Je lis souvent vos commentaires, et vos sources semble credible, ces informations aident a remplire ce puzzle qui est "l'algerie" ainsi je conclus que c'est pas vraiment evident de perpetuer cette belle histoire d'algerie, même pas "la constituante" qui semble être approuver, voulus par bqx, je crois que les algeriens ont un besoin urgent de bien connaitre leur passé, le fouiller, le repasser, le comprendre c'est inivitable pour esperer autre chose.

  22. IL FAUT UN CHANGEMENT NON PAS RADICAL MAIS LE RETOUR AUX NORMES INTERNATIONALES. REGARDEZ L'ULTIME EXEMPLE DE LA SUÈDE ET LA SUISSE.
    ALORS A VOS MARQUES.

Les commentaires sont fermés.