Le colonel Kadhafi possède des réserves de cette arme chimique qui provoque de graves brûlures aux yeux, sur la peau et aux poumons.
Les États-Unis « surveillent de très près » les stocks de gaz moutarde en possession du dirigeant libyen Muammar Kadhafi dans le cadre de l’intervention de la coalition occidentale en Libye, a assuré, dimanche, le plus haut gradé américain, l’amiral Mike Mullen.
« Il en a une certaine quantité en stock », a déclaré le chef d’état-major interarmées américain interrogé sur ce gaz très dangereux, dans l’émission Face the Nation sur CBS. « Il pourrait faire beaucoup de dégâts avec ça », a-t-il ajouté. Le gaz moutarde provoque de graves brûlures chimiques aux yeux, sur la peau et aux poumons.
Selon l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), que la Libye a rejointe en 2004, le régime du colonel Kadhafi dispose toujours de plus de 10 tonnes de ce gaz, mais a détruit les munitions qui permettent de les utiliser. Cherchant à rompre son isolement diplomatique, le colonel Muammar Kadhafi avait négocié pendant neuf mois avec Londres et Washington et annoncé, fin 2003, qu’il renonçait à ces armes de destruction massive, qu’il avait toujours nié posséder.
À ce jour, 55 % des stocks libyens ont été détruits sous le contrôle de l’OIAC et 11,25 t restent à éliminer, a assuré à l’AFP le porte-parole de l’organisation liée à l’ONU, Michael Luhan. L’élimination des stocks avait commencé début 2010 – comme le prévoyait la convention – et s’était déroulée sans encombre jusqu’en février 2011, selon M. Luhan, lorsque des forces armées rebelles ont cherché à renverser le colonel Kadhafi.
AFP


