Depuis la fuite du président Zine El-Abidine Ben Ali, chassé de son pays par la rue, les utilisateurs marocains de Facebook ont remplacé leur profil par un drapeau tunisien. « Car ce qui s’est passé en Tunisie, c’est de l’actualité marocaine », explique l’un d’entre eux.
Les Marocains ne sont pas les seuls à se sentir concernés. En Algérie également, au sein de la communauté des « facebookers », le drapeau tunisien est omniprésent, comme un signe de ralliement de la jeunesse. Avec, depuis les premiers pas de la démocratie, un mot d’ordre sur les réseaux sociaux : « Il faut aller passer ses vacances en Tunisie. » Non pas pour récupérer la recette d’une révolution victorieuse mais, plus prosaïquement, pour aider au redémarrage d’un pilier de l’économie tunisienne.
L’emballement des sites sociaux contraste avec la frilosité des médias officiels. En Algérie, la fuite du chef de l’Etat tunisien a été rendue publique par la télévision nationale de façon détournée, par l’annonce de la nomination – qui n’allait durer que quelques heures – du premier ministre, Mohammed Ghannouchi au poste de chef de l’Etat. Encore la nouvelle n’a-t-elle pas fait la « une » du journal télévisé. Et elle a été traitée avec une brièveté qui a laissé pantois les Algériens. Ils se sont reportés sur la chaîne qatarie Al-Jazira. « Nos responsables ont volontairement raté un événement historique », accuse un journaliste.
Comportement identique de l’autre côté de la frontière, au Maroc. Alors qu’une chaîne, Medi 1 TV, se targue d’être la « chaîne de l’information » du Maghreb, sa couverture de la « révolution du jasmin » a été minimaliste alors que rien ne lui avait échappé de la révolte des jeunes en Algérie en décembre. Tirant le bilan de vingt-trois années de « bénalisme », Medi 1 TV a retenu de Ben Ali qu’il a « incarné la stabilité, l’émancipation de la femme ou encore une politique sociale basée sur la solidarité. Mais, précise la chaîne sur son site Internet, ces avancées s’accompagnent d’un ton ferme vis-à-vis de l’opposition ou encore d’une marge étroite pour les libertés ».
Ce mode de traitement de l’éruption de la démocratie dans le monde arabe donne la mesure de la crainte d’une contagion. Les dirigeants des pays arabes le savent : les ferments qui expliquent le changement soudain de régime à Tunis se retrouvent alentour.
Tous les ingrédients y sont, à commencer par la jeunesse de la population. En Tunisie, où elle a constitué le fer de lance de la révolte, les moins de 18 ans représentent 30 % de la population. En Algérie comme au Maroc, la proportion est encore plus élevée : un habitant sur trois est âgé de 18 ans ou moins (34 %). Le chômage des jeunes, en particulier des jeunes diplômés, est une autre plaie commune aux pays de la région. En Tunisie, près du tiers des jeunes est sans travail. Au Maroc, le chiffre est de 18 %. En Algérie, trois personnes sans emploi sur quatre ont moins de 30 ans.
La croissance économique est partout insuffisante ; et l’enseignement inadapté pour pouvoir absorber les nouvelles générations qui arrivent sur le marché du travail : 120 000 personnes chaque année pour la seule Algérie
Résultat, au Maroc, depuis dix ans, des dizaines de diplômés chômeurs campent en permanence devant les grilles du Parlement, à Rabat. Fin 2007, quatorze d’entre eux avaient tenté de s’immoler par le feu. Ce n’était pas les premiers. D’autres ont suivi depuis. Idem en Algérie où un jeune, marié et père d’un enfant, est décédé après avoir mis le feu à ses vêtements, le 15 janvier, par désespoir, faute d’obtenir un logement et un emploi.
Les trois pays du Maghreb partagent aussi un autre trait : un système politique verrouillé. Les Tunisiens vivaient sous un régime policier ne laissant aucun espace de liberté à la société civile. Les Marocains doivent composer avec une monarchie absolue. Et les Algériens avec un système opaque dominé depuis des décennies par les militaires. « La démocratie est présentée par nos gouvernants comme un objectif lointain, qui demandera beaucoup de temps pour être atteint », analyse un intellectuel algérien.
Pourquoi le changement politique est-il venu de la « petite » Tunisie ? Des jacqueries sur fond de malaise social agitent périodiquement le royaume chérifien. En Algérie, les affrontements entre jeunes et forces de l’ordre sont monnaie courante. Ils embrasent une ville pour un oui ou pour un non : une attribution de logements, une hausse de prix…
Si ces révoltes ne se propagent pas, c’est pour des raisons différentes. Les dirigeants algériens savent acheter la paix sociale avec l’argent du pétrole. Lorsque des troubles éclatent, l’Etat est là qui apaise les colères. Au Maroc, le Palais royal a l’intelligence de laisser subsister des corps intermédiaires – associations, partis religieux… – à même de canaliser les revendications. Autant de recettes qui ont permis jusqu’à présent de contrôler les contestations.
Mais la « révolution du jasmin » est là qui montre que l’émergence d’une démocratie au Maghreb peut être beaucoup plus rapide que ne le souhaitent les dirigeants actuels.
Jean-Pierre Tuquoi





Excellente analyse, sans chichi et sans blabla inutile.
Tous le monde a bien sur compris la réalité des médias Maghrébin, comme Medi1TV toujours prompt a faire des Tables ronde sur l’Algérie, et faire tourner en boucle le moindre événement Algérien, sont devenus subitement sourd et aveugle face à une révolution Historique qui pourrai emporter leur petit roitelet m6, même si pour cela les tunisiens doivent d’abord ( je le leur souhaite de tous cœur ) rentabiliser et fructifier ce magnifique élan de libération des chaines de l’indignité et de la soumission.
Sans oublier la NessmaTV la chaine pseudo moderne, maghrébine en j’en passe, qui a attendue de voir quel camps a gagné pour devenir la télévision du peuple tunisien et donc commencer a faire un semblant travail journalistique. Cela me rappelle l’unique nationale qui en 88 au journal de 20H nous baratiner avec des excuses et des larmes de crocodiles, mais au premier verrouillage médiatique par le pouvoir en place, ils retournent a leur -à plat-ventrisme- coutumier.
Le gouvernement algérien a divisé le peuple: la Kabylie qui rêve d’une véritable démocratie, les islamistes pour les tuer en contre-partie d’un salaire et d’une retraite faramineux et enfin le reste du peuple subdivisé en voyous payés par les communes, commerçants vautours dispensés de taxes et impôts, étudiants abrutis par l’arabisation, partis bidons achetés en contrepartie d’un écrasement de leur dignité…etc.
La corruption est banalisée, pourvu que le Pouvoir en place ne soit pas dérangé. Rien ne changera en Algérie tant que les islamistes sont là. Le Pouvoir l’a vite compris au point où Bouteflika a retourné sa veste pour devenir leur meneur. L’Algérie est foutue. Ni élite, ni universitaire, ni Hommes tout simplement.
Ah! Combien étaient beaux les étudiants des années 60/70.
A tout ceux qui ne voit plus s’accomplir leur idéal dis leur qu’un "jasmin blanc" a fleuri en Tunisie… Cela était possible au Portugal pourquoi pas en Tunisie…Mais à voir tous ces corbeaux qui tournent autour…elle parait si fragile mais nous restons confiant…Sous la dictature, l’école Tunisienne a su former "une élite" : elle vaincra.
L’arabisation et l’islamisation ont eu raison de la majorité des Algériens !Abrutis et soumis, ils ne peuvent et ne veulent aucunement changer leur misérable sort…Ce n’est pas le cas des Tunisiens, donc ce n’est pas demain qu’on fera la révolution du tmar…
pour repondre au numidien, ce n’est pas les islamistes qui sont la cause, l’etat a bien ancré cette idée dans la tete des Algeriens pendant une vigntaines d’année pour rester au pouvoire, et soit disant combattre l’islamisme, et ce n’est pas seuelemnt la Kabilie qui revent de la démocratie c’est tout le peuple Algerien, et je rajoute une chose que particulierement les Kabyle n’ont pas compris, c’est que l’aLGERIE DE L’EST A L’OUEST DU NORD AU SUD EN EST TOUS BERB2RE ? ARRETER CETTE AMALGAME, qu’est l’heritage des coloniaux, en est une nation riche de sa culture mais uni sous une histoires berberoarabe, si en reste dans le regionalisme en est pas sortit du tribalisme du pouvoir, prenon example des grande nation, et travaillion ensemble pour l’egalité, l’unité et la prosperité
LE MOT "CONTAGION" EST INAPPROPRIÉ. La révolte n’est pas une maladie!!!
Bienvenue tout le monde sur mon site kadized.com
les tunisiens en chassé ali baba mais il reste les 40 voleurs
J’aurais aimé que Mr Tuquoi dise quelque chose sur la politique de la France qui prône la démocratie et la défense des droits de l’homme pour avoir soutenu le régime politique du président Tunisien, Benali et même avant d’ailleurs du temps du règne de Bourguiba.Nous savons Mr Tuquoi que tous les pays arabes et en particulier les pays de l’Afrique du nord matraquent leur peuple et continuent à le faire au point même de voir aujourd’hui des choses horribles se passer jusqu’à s’immoler pour avoir perdu tout espoir d’une vie normale ou s’aventurer en plein mer comme le cas de jeunes Algériens à la recherche d’une vie meilleure.
Ces régimes malheureusement sont soutenus par des gouvernants de pays qui se disent démocrates comme la France. N’est ce pas Mr Tuquoi une honte de voir Mr SARKOZI faire une bonne accolade à Mr Benali pendant qu’il était en poste et refuser de l’acceuillir aujourd’hui sur le territoire Français après être matraqué par son peuple? Comportement de Girouette pour des intérêts et pour des obsessions de pouvoir, tels sont les positions actuelles de certaines gouvernances de pays défenseurs de soit disons droits de l’homme.
Ces peuples continuerons à souffrir tant que les pays dominants de la planète continueront à porter de l’assistance politique à ces régimes dictateurs
a "numidien"
c’est grace a des gens comme toi que l’Algerie n’avancera pas d’1 mm, en divisant le peuple en 50 tribus que tu opposes les une aux autres, bref c’est toujours le peuple contre le peuple, mentalite taa khssara.
Cirta, qui a égorgé 200000 algériens en aboyant "Allahou Akbar"? Qui a arraché des bébés du ventre de leur maman pour les brûler vifs? Qui t’a fait peur pour t’enfermer dans une burqa? Qui a bousillé l’école algérienne? Qui a dit qu’ils extermineraient tous les démocrates? Qui perçoit des salaires avec des mains tachées du sang des algériens? Qui?, qui?, qui? Qui t’a formée pour massacrer la grammaire comme tu le fais?
Merci Numidien agma pour ton article qui résume parfaitement l’état de notre pays .
Les sieurs @Hamid et @Cirta, se sont permis de te répondre par la désinformation sinon par des impostures, comment faire adhérer à la démocratie un peuple endoctriné par la religion islamique et l’idéologie baathiste arabiste, qu’est devenu hélas une grande partie du peuple algérien qui vit dans une éternelle tempête car il ne cesse de se métamorphosér car d’Algérien, y’a que le nom qui subsiste sinon dans la réalité tous les arabophones se disent être des arabes, ce qui a fini par écoeurer le peuple et le gouvernement Egyptien, cette même Egypte qui a tout fait en 1962, pour nous arabiser et islamiser avec leurs contingents de douctours islamo-intégristes de la branche des frères musulmans ; à cette époque là le peuple révolutionnaire Algérien pratiqué et parlé la langue berbère et avec pour certains un mélange de français.
A présent y’a que les Kabyles qui se sentent réellement Algériens-Berbères, de même que seuls les Kabyles veulent l’instauration de la démocratie dans une Algérie laïque .Le pouvoir Algérien qui a toujours manipulé le peuple, ce mêm peuple à présent fait la sourde oreille de tout ce qui vient des Kabyles, d’où notre jeunesse Kabyle qui elle aussi veut prendre son destin en main en y revendiquant l’autonomie régionale de la Kabylie. Je termine par la fameuse phrase du grand Kateb Yacine en 1966, qui avait dit ceci : Si nous sommes arabes, pourquoi nous arabiser ? Si nous ne sommes pas arabes pourquoi nous arabiser alors ? (Par les douctours islamo-intégristes Egyptiens à l’indépendance en 1962)…
c’est la france qui a cree "le royaume arabe" en algerie…et nous voyons que au moment d’un debut de prise de conscience de la veritable identité millenaire berbere des nord-africainss, revoila que monsieur tuqoui and co reprenennt les anciens vocables alienants de "pays arabes"…presidents arabes…peuples arabes……pour mieux nous diviser……et pour cirta et hamid…de grace, restez arabes!!! ca vous va mieux car berbere, vous ne l’ete’s qu’hypocritement!!!!!!comme les 45 wilayates ….seule la kabylie assume reeellement sa berberite millenaire et se doit de se battre seule pour s’autonomiser et se debaarasser du carcan de cette arabetisation islamisante imposée par gamal abdel nasser et ses goumiers
Les Tunisiens viennent de parachever l’oeuvre de décolonisation.Après l’indépendance du pays, aujourd’hui ils viennent d’arracher l’indépendance du peuple, de la société tunisienne.Car l’indépendance ne signifie pas la liberté pour les peuples, puisque celle-ci a été confiquées par les oligarchies qui ont remplacé le colonialisme français.Notre avenir est lié à l’expérience démocratique tunisienne, qui j’espère basculera défintivement dans la démocratie.Il reste aux peuples algériens (arabe et kabyle) à parachever leur décolonisation en suivant l’exemple tunisien, pour éradiquer le système liberticide, prédateur, népotique et incompétent, en place depuis 1962.
Un système qui repose sur la force des baionnettes et la séduction par la corruption.
sans vouloir paraitre raciste, ni vouloir stigmatiser qui que ce soit, je tiens a dire que le problème en afrique du nord -en particulier en algérie et au maroc- c’est que la démocratie n’est un idéal que pour une partie des peuples. en algérie seuls les kabyles la revendiquent, seuls eux la veulent, seuls eux ont conscience de son importance. mis a part ces ilots, la région est condamné a airer dans l’abime, l’Etat islamiste pointe du nez, il se concrétisera tôt ou tard. l’autonomie de ces "ilots" est une alternative
sans vouloir paraitre raciste, ni vouloir stigmatiser qui que ce soit, je tiens a dire que le problème en afrique du nord -en particulier en algérie et au maroc- c’est que la démocratie n’est un idéal que pour une partie des peuples. en algérie seuls les kabyles la revendiquent, seuls eux la veulent, seuls eux ont conscience de son importance. mis a part ces ilots, la région est condamné a airer dans l’abime, l’Etat islamiste pointe du nez, il se concrétisera tôt ou tard. l’autonomie de ces "ilots" est une alternative
@Yuva, vous dites n’importes quoi… et malgré votre précaution de "non-racisme" vous supposer que les arabes (moi je n’ai pas peur des mots…) n’ont pas la conscience suffisamment développée pour imaginer un état de liberté et de choix de société (une démocratie quoi) sans se tourner vers la religion! mon pauvre ami! La situation de la Tunisie est là évidemment et heureusement pour prouver à votre esprit étroit que c’est possible et que vos visées sécessionniste (MAK, GPK …) n’auront d’autres résultats que d’amplifier ces malaises! comme un autre disait "attention à ce que vous souhaitez ! vous risquez de l’obtenir!"
La politique américaine des dominos est en marche dans le monde arabe…
après l’échec à l’est (IRAK), elle s’y essai à l’Ouest(Maghreb) Pour le grand malheur de la France qui risque de perdre le dernier coin d’influence qui lui reste…
quand à cette histoire sans fin somme nous berber ou arabe…nous sommes ni l’un ni l’autre…le Maghreb a toujours été un lieu de brassage des peuples et de civilisation….c’est une zone géographique et culturel d’échange entre le nord et le sud entre l’orient et l’occident…
les maghrébins sont africain, européen, et orientaux(grec, phéniciens, romain, arabe, ottoman, européen….).
Je rêve d’un Maghreb uni pour le meilleur et pour le pire… libéré des influences néfaste extérieurs (islamisme venu du golf, chasse garder de la France et impérialisme Américain)…
Que dieu nous protège d’une irakisation de notre région.
Si le Maghreb s’enflamme vous n’imagerai pas les répercutions néfastes sur l’Europe.
Alors Statuquo ou ouvrir la boite de pandore…les année 90 et 2000 algérienne on servie de laboratoire au détriment du peuple algérien… j’espère que les Années 2010 ne seront pas un laboratoire d’essai sur toute la région du Maghreb.
C’est le moment ou jamais pour s’unir et faire la révolution contre ce pouvoir, comme dit le proverbe, mieux vaut frapper le fer tant qu’il est chaud. En ce moment, les projecteurs sont braqués sur l’Afrique du nord, tout le monde est attentif à ce qui s’y passe. Dépassé ce moment, ça serait trop tard, les choses redeviendront comme avant. D’autre part, l’union en l’état actuel des choses n’est plus possible. Les kabyles qui ont fait l’amer expérience de s’unir avec le reste des algériens pour chasser le colonisateur français, et recevoir en guise de récompense humiliation et mépris identitaire, ne sont pas prêts à refaire la même expérience. Comme dit le proverbe kabyle, "innayas wuccen, wi yitisxedmen tikelt tamenzut, atin3el rebbi, ma d’win iyitisxedmen tikelt tis snat, ayin3el rebbi nek" « celui qui m’a eu la première fois, qu’il soit maudit, mais celui qui m’aura pour la deuxième fois, que je sois maudit moi-même ». Il ne faut pas prendre les kabyles pour une minorité, au contraire, avec presque la moitié de la population algérienne (10 à l’intérieur et 5 à l’extérieur) c’est une majorité en Algérie. Pour toute union contre le pouvoir, il faut une entente sur un minimum de garanties. Garanties que les kabyles auront leur destin entre leurs mains et n’auront pas à demander l’aumône des autres sur des choses fondamentales. Garanties qu’ils auront à choisir pour eux même le système éducatif qu’ils veulent, le système de gouvernance qu’ils veulent et le système économique qu’ils veulent pour eux même. Dérogé à ces règles fondamentales ça s’appelle du COLONIALISME.
Ben Ali a écarté l’armée en 1987 en instaurant un état policier, aujourd hui l’armée vire Ben Ali et reprend le pouvoir avec la benediction des USA .
Apres avoir lancer la révolution du cedre au liban et la révolution orange en Ukraine, aujourd’hui les américains essayent la révolution du JASMIN en Tunisie …….
la revolution tunisienne pouvait être etouffée dés les premiers jours si l’armée avait obeilli à Benali .mais l’occasion pour les militaires tunisiens etait trop belle pour la laisser filer !!.
maintenant l’armée est sûred’avoir gagné le peuple tunisien, etr en douceur ..
c’est un coup d’Etat militaire en bonne et dûe forme qui a delogé benali !c’etait un Etat policier, l’armée etait marginalisée .
@kader fetahi, oui tu as bien raison, ce n ‘est pas contagion qu ‘il faut dire, mais prise de conscience ou eveil des peuples .Pour les occidentaux et certains bien pensants indigenes, nous ne sommes pas aptes à la democratie et pour d ‘autres, nous devons servir de chaire à canon ou tout simplement un barrage humain à l’ islamisation, ce dont nos pouvoirs totalitaires ont profités pour nous exterminer et piller nos richesses sans etre inquiétés CELA avec la benediction des USA.Pour les occidentaux et les USA nous ne sommes que quantités negligeable en depit de leur declarations hypocrites qui font notre eloge. Au fond ils nous meprisent mais, evidemment, ils ne nous le dirons jamais en face.Avec nous ils ne sont jamais sinceres, ni honnètes, tout comme leurs eleves: j’ ai nommé nos dirigeants.
Louli, je partage votre analyse à tout point de vue.Comment des hommes se disant plus musulmans que d’autres pratiquent le massacre en quantité industrielle et comment un gouvernement brandit le spectre de ses dégénérés pour faire régner la peur.La crise mondiale aura le mérite de réveiller les consciences même les plus petites et voir l’Occident ne défend que ses intérêts et se fout royalement des autres et de marteler que la démocratie c’est eux…. (en Iran elle est indispensable et en Côte d’Ivoire. Mais c’était sans compter sur la Tunisie: le peuple les a pris au mot et au dépourvu.Aujourd’hui il y a une leçon à retenir qu’il vaut mieux avoir un petit chez soi qu’un grand chez les autres et se battre pour un mieux être.Le monde est à un tournant et il ne faut pas rater le coche
Entretien téléphonique entre Ben Ali et Bouteflika.
Bouteflika: Salam alikoum mon frère. Il faut me comprendre quand j’ai refusé de te donner asile en Algérie. Je ne peux prendre ce risque qui m’aurait emporté, à coup sûr, moi aussi. Déjà que mon peuple vit les mêmes ferments explosifs que le tien! Mais, dis-moi un peu, est-ce que tu t’es remis de ton malheur?
Ben Ali: Ouaâlaykoum Salam Abdelaziz. Je t’avoue que je me suis fait baisé comme un… et je suis toujours sous le choc! Heureusement que mes frères saoudiens sont là! Ils m’ont conseillé vivement de commencer à faire ma sallat( prière)et d‘aller demander pardon à notre prophète Mohamed pour l‘avoir trahi pendant 23 ans. Je me sens mieux maintenant.
Bouteflika: Tiens, tu réponds maintenant comme un bon musulman! Un musulman que tu aurais dû être depuis bien longtemps déjà, avant que ce malheur ne te tombe que sur ta seule tête trop moderniste! Oui, tu as trop occidentalisé ton peuple. Mais, ne t’inquiète pas, tu es maintenant entre de bonnes mains. Les Saoudiens sauront l’éduquer pour peu que tu les mettes en contact et que tu reconvertisses tes réseaux relationnels en Tunisie. Et surtout, sache que tu as, ici, deux fidèles amis sur qui tu peux toujours compter; Maâmar Kadafi et moi-même. La Tunisie sera prise entre l’enclume libyen et le marteau algérien. Nous avons déjà commencé à extirper de nos jardins le moindre plant qui risquerait de rappeler la senteur du jasmin.
Ben Ali: Je suis un naïf et un imbécile! Mais qu’est-ce qui m’a pris de ne pas écouter mes frères présidents du Maghreb arabe quand ils me demandait de tempérer les expansions modernistes de mon peuple? Un peuple, mon propre peuple que, décidemment, je ne connais pas assez. Et aujourd’hui, c’est bien trop tard pour toute ma dynastie. Je suis pris à mon propre piège.
Bouteflika: Non mais vraiment! Tu donnes plus de droits aux femmes plutôt qu’aux hommes. Tu n’as même pas pensé à édifier un code de la famille. Tu n’as jamais osé claquer la porte du cercle de la francophonie. Tu fais du français la première langue de l’école et de recherche au détriment de l’arabe. Tu réprimes trop les islamistes pour plaire à tes amis de l’Europe. Tu n’as jamais pensé à réhabiliter les Lumières religieuse de la Zeitouna. Mais, où vas-tu comme ça mon frère? Tu es seul responsable de ton malheur! De plus, tu n’as jamais pensé à la stabilité politique de nos régimes arabes que tes initiatives perturbent dans la mesure où ton peuple, trop éveillé, est un mauvais exemple à suivre pour les nôtres.
Ben Ali: C’est à cause des appétits, impossibles à assouvir, de ma femme que mon peuple s‘est soulevé. C’est à cause de cette ignorante coupeuse de cheveux et ses frères que je me retrouve aujourd’hui humilié!
Bouteflika: Accepte ton malheur et cesse de faire de ta femme un bouc émissaire. Si cela peut te calmer, un moment, que ta femme devienne ton soufre douleur, alors soit! Mais les véritables causes de ton déclin sont ailleurs mon ami et tu le sais bien. Sais-tu qu’aucun chef arabe n’est capable de gouverner un peuple cultivé, instruit et dans une langue vivante en plus, le français? Qu’est-ce que tu reproches à la langue arabe, la langue du Coran, allez dis moi? Pourquoi, juste après ta prise du pouvoir, n’as-tu pas pensé à l’arabisation général de l’école tunisienne? Ne sais-tu pas que ton malheur vient de ton choix imbécile porté sur l’éducation laïque des enfants tunisiens plutôt que religieuse? Et puis, dis-moi, combien de mosquées as-tu construit depuis ton accession au pouvoir? As-tu pensé à restaurer tes zaouïas? Pourquoi n’as-tu jamais pensé à exiger de tes ministres de la culture et du tourisme de travailler toujours de paire avec celui des affaires religieuses? N’as-tu pas compris pourquoi, chez nous, en Algérie, nous avons toujours exigé de mettre un islamiste du MSP à la tête du ministère du tourisme? De cette façon, l’on est sûr qu’il n’ y aura jamais trop de contacts avec l‘Occident. C’est vrai qu’il y a cette diaspora kabyle qui nous pose quelque problèmes. Mais, nous avons réussi à diaboliser leur région aux yeux des arabes algériens. Et elle ne pourra jamais réussir à les conscientiser contre nous. Et puis, pourquoi n’as-tu pas pensé à légaliser tous les partis de ton opposition pour les infiltrer et mieux les contrôler?
Ben Ali: J’ai pensé qu’ils seraient plus inefficace dans la clandestinité plutôt que dans la légalité. Je croyais qu’en les poussant à l’exil, je les couperais de mon peuple. Et en jetant le reste dans mes prisons, je finirais par les contrôler. Mais, force est de constater que c’est un échec total! J’aurais mieux fait de bien observer et analyser les convulsions politiques algériennes des années 80 et 90 pour en tirer des leçons à ma gouvernance!
Bouteflika: Tu as bien fait de me rappeler cette période politique marquée par l’emprisonnement massif stupide de tous les opposants à notre régime. En effet, on croyait que Lambèze était une solution. S’il est vrai que notre SM a fait un remarquable travail d’infiltration de l’opposition politique, il n’en demeurait pas moins qu’il était impossible de la contrôler totalement. L’idéal fut que cette infiltration se fasse dans l’esprit même des opposants. Et comme cela fut et demeure toujours impossible de contrôler de l’intérieur l’esprit de nos ennemis, alors, il fallait passer à l’étape d’une démocratie de façade qui les ferait sortir de leur terrier clandestin vers la scène public. Et ça marche! Il est plus facile de dénigrer et d’abattre un opposant dans la légalité politique que dans l’incontrôlable clandestinité où il reste toujours un myth. Regardez ce que nous avons fait de Saadi, d’Ait Ahmed et de Ferhat! Des ennemis avérés alors qu’ils étaient très proches quand ils furent dans la clandestinité.
Pour les intellectuels et les artistes qui ne voulaient pas se salir en se structurant dans les partis politiques, et comme il n’était pas facile de les contrôler, alors nous avons tout fait pour leur éviter la prison. Nous avons plutôt opté pour les thèses des accidents, des suicides et des assassinats terroristes. Imaginez un certain Mouloud Mammeri et Tahar Djaout Vivants! Pas facile à Ouyahia de réussir à contrôler les aârouches en 2001. Imaginez encore si c’est le rebelle Matoub Lounes vivant qui aurait appelé aujourd’hui ses fans à l’autonomie de la Kabylie. C’est la déferlante totale de cette vieille région rebelle!
Tu comprends maintenant comment il fallait faire pour s’assurer la pérennité du pouvoir? Et dire que les rendez-vous mondains pris, avec la Jet Set du monde, par ta bourgeoise te bouffait tellement tout ton temps que tu as même négligé de lire Prince de Machiavel! Si tu avais été fin prévoyant, tu n’aurais jamais mis, par exemple, le journaliste Ben Brik en prison après l’avoir exilé. Il fallait l’amener à se battre sur le terrain d’une légalité contrôlée. Imbécile que tu es! Et maintenant tu viens me pleurnicher ton sort! Tu nous a créé suffisamment de problèmes comme ça. Et dire que c’est à nous de gérer maintenant, en plus, ton peuple comme si nous n’avons pas suffisamment de pain sur la planche avec les nôtres.
Ben Ali: Ah, si je l’avais su mon frère! Et ce n’est pas les ingrédients pour la division de mon peuple qui manquent en Tunisie. Si j ’avais su, j’aurait fait de la communauté juive de Djerba un réceptacle idéal pour canaliser la déferlante de mes désoeuvrés. Si je l’avais su, j’aurais même réhabilité la petite communauté amazigh qui reste dans mon pays pour faire brandir à mon peuple arabe et musulman et même aux islamistes le spectre du retour de l’identité berbère. Ah, si j’avais su tout cela, j’aurais toujours été aux commandes de mon pays. Mais, selon le Sultan de mon pays d’accueil, il n’est toujours pas trop tard pour bien faire et promesse m’a été faite de remettre mon peuple dans le droit chemin arabe et musulman.
Bouteflika: Alors, je te conseille de bien l’écouter pour notre salut à tous. De toute façon, je passerai te voir à mon prochain voyage pour la ômra. Nous aurons amplement le temps pour discuter de tout cela. Au revoir mon frère.
Preuve.