Investir 60 milliards de dollars, est-ce bien raisonnable, M. Yousfi ?

Le Ministre des Mines et de l’Energie au forum d’El moudjahid le 17 janvier 201 annonce un investissement du secteur qui engage tout l’avenir du pays d’environ 60 milliards de dollars soit au cours actuel plus de 4200 milliards de dinars soit 420.000 milliards de centimes.

1. La première question qui se pose est qu’un simple Ministre peut-il engager l’avenir d’un pays, les hydrocarbures étant la propriété de tout le peuple algérien ? La deuxième question comment peut–on créer 200.000 emplois une production dans els énergies renouvelables pour une production de 2600 mégawatts alors que le projet Désertec pour un investissement de 400 milliards de dollars jusqu’en 2050, dont 350 milliards d’euros pour la construction des centrales et 50 milliards pour les lignes de transmission nécessaires, selon Siemens et ce pour une production de 20.000 mégawatts ( soit presque 10 fois plus) créerait également 200.000 emplois dont 100.000 en Europe et 100.000 dans la zone Sud devant donc lever cette contradiction. La troisième question est d’analyser la structure des couts de production et non d’énoncer des découvertes de réserves surtout du gaz pouvant découvrir des milliers de gisements mais non rentables économiquement. Cela est d’autant plus vrai pour le gaz sachant que les USA deviendront bientôt le premier exportateur de gaz mondial avec la révolution du gaz non conventionnel le prix sur le marché libre mondial étant depuis deux années entre 4/5 dollars le millions de BTU et que la moyenne annoncée entre 2015/2020 ne devrait pas dépasser 8/9 dollars. Quelle est le cout et la rentabilité réelle des gisements algériens d’hydrocarbures tenant compte de la concurrence internationale et des énergies substituables ? Quatrièmement, doit être analysé le cout des énergies renouvelables à partir de fonds propres, la concurrence de projets similaires, dont Désertec, dont la réussite repose sur la ressource humaine, et cela est plus vrai pour un segment plus sensible qui est l’énergie nucléaire à des fins pacifiques. Or, le risque une fuite des cadres valables en raison des scandales qui touchent cette société qui risquent de paralyser cette entreprise stratégique, innibant toute initiative créatrice nécessaire, semant le doute sur l’ensemble des cadres en majorité honnêtes, vision bureaucratique, sans s’attaquer à la genèse de la corruption qui est l’inefficacité des institutions, qu’il s’agit bien entendu de combattre. Si, l’Algérie est mieux dotée en gaz représentant actuellement selon les statistiques internationales 3% des réserves mondiales environ 4500 milliars de mètres cubes gazeux, contre 1% pour le pétrole don’t l’expiration étant prevue dans 16 ans, il y a lieu de tenir compte de la forte consommation intérieure, 85 milliards de mètres cubes gazeux d’exportation et 70/75 milliards de mètres cubes gazeux de consommation intérieure horizon 2015/2016 selon les estimations du Creg si tous les unités programmés sont réalisées, le bas prix de cession favorisant également la forte consommation (entreprises et ménages), expliquant le déficit structurel de Sonelgaz. Il faudra donc produire annuellement 160 milliards de mètres cubes gazeux horizon 2020 donnant donc moins de 25 années de réserve en cas de non découvertes substantielles, moins si le cours est en dessous de 10 dollars le million de BTU à prix constant 2011, devant selon les experts en énergie,; soustraire 10% des gisements marginaux non rentables financièrement.

2. Dès lors se pose cette question stratégique : comment l’Algérie peut -elle aller véritablement vers un véritable développement conciliant efficacité économique et une profonde justice sociale sans une efficacité des institutions , y compris l’implication de la société civile et des contrepoids politiques et économiques, celles existantes déjà ayant été gelées ou fonctionnant mal, ayant le mérite d’exister, qu’ils ‘agira de perfectionner, comme la Cour des Comptes (favorisant la corruption), le conseil de la concurrence ( favorisant le monopole privé » beaucoup plus néfaste que le monopole public ) et surtout le conseil national de l’Energie qui doit jouer son rôle stratégique revoyant au role de l’Etat régulateur l’économie de marché ne signifiant pas anarchie.. La nouvelle gouvernance tant locale que celle des entreprises ne saurait reposer sur le dicktat mais implique de comprendre la sensibilité des femmes et hommes qui composent tant la société que de l’entreprise tenant compte de la morphologie de la société suite aux travaux du prix Nobel de l’économiste indien prix Amyra Sen dans son apport sur l’anthropologie économique dans l’efficacité des organisations pour qui il ne peut y avoir de développement sans démocratie tenant compte des anthropologies culturelles. Les institutions jouent un rôle très important sur les organisations et la société. Elles constituent un des facteurs déterminants de la croissance économique de long terme, le terme d’institution désignant « les règles formelles et informelles qui régissent les interactions humaines », et aussi comme « les règles du jeu » qui façonnent les comportements humains dans une société. Parce qu’il est coûteux de coopérer sur le marché, il est souvent plus économique de coopérer au sein d’une organisation, la gouvernance faisant alors référence à la rationalité limitée, l’incomplétude des contrats, mais aussi à la spécificité de certains actifs (non substituables donc), et prenant en compte la nécessité d’adapter les organisations en introduisant l’importance de la confiance et du «capital social » comme ciment de la coopération.

Or je pense fermement que l’annonce faite par le Minisitre de l’Energie doit passer avant d’être avalisée par le gouvernement par le Conseil national de l’Energie. Ce dernier composé des ministres dits de souveraineté (Défense nationale, Affaires étrangères, Energie et Finances), du gouverneur de la Banque d’Algérie et du délégué à la planification. a été créé par décret présidentiel le 19 avril 1995. L’article 6, stipule que «le Conseil se réunit périodiquement sur convocation de son président» le président de la République dont le secrétariat ( article 5) est assuré par le Ministre de l’Energie; est chargé d’assurer le suivi et l’évaluation de la politique énergétique nationale à long terme, notamment de la mise en œuvre d’un plan à long terme destiné à garantir l’avenir énergétique du pays; d’un modèle de consommation énergétique en fonction des ressources énergétiques nationales, des engagements extérieurs et des objectifs stratégiques à long terme du pays; de la préservation des réserves stratégiques du pays en matière d’énergie; des stratégies à long terme de renouvellement et de développement des réserves nationales en hydrocarbures et leur valorisation ; de l’introduction et du développement des énergies renouvelables ; des schémas d’alliances stratégiques avec les partenaires étrangers intervenants dans le secteur de l’énergie et des engagements commerciaux à long terme».

Conclusion

En résumé, il s’agit d’éviter des solutions à des problèmes mal posés, afin de ne pas se tromper de cibles stratégiques, Sonatrach s’assimilant pour l’instant, à toute l’économie algérienne exportant pour 98% et important à plus de 75% de nos besoins. La sécurité du pays étant posée, cela implique l’urgence de la volonté politique d’amorcer une production et exportation hors hydrocarbures loin de la logique rentière intiment liée à l’extension de la sphère informelle et au monopole, supposant un réaménagement profond de la logique du pouvoir. Ainsi le dialogue permanent, étant la vertu des grands dirigeants, le plus grand ignorant étant celui qui prétend tout savoir, entre toute les forces sociales sans exclusive, il est ainsi il est urgent un débat national tant sur la future politique socio-économique que sur le futur modèle de consommation énergétique. La vision dictatoriale de choix à l’ère d’Internet est dépassée. La révolution tunisienne a montré ses limites.

18 janvier 2011

Professeur Dr Abderrahmane MEBTOUL

Expert International,

ancien conseiller et directeur d’Etudes Ministère Energie/Sonatrach 1974/1980-1990/1995-2000/2006

24 commentaires

  1. Sans aller dans les détails, vous avez raison pour cette décision hâtive, mail il faut la prendre et oser, car désertec viendra en 2020 sur un terrain averti et mature dans ce domaine qu ést les énergies renouvelables variées, dont la gamme peut prendre des localisations intermédiaires et plus consolidées, avec des compétences futures averties et issues de domaines publics et privés.Il faut faire vite pour atténuer la dépendance vis à vis des HC. Le choix est opportun selon la conjoncture, en rattrappant la Tunisie et le Maroc dans les investissements affichés dont mûrs et avancés chez le privés et les institutions internationales spécialisées d ´intervention sur les domaines des centrales solaires et éoliennes.Personne ne pourra réussir de déclencher un débat national sur une urgence évidente et des nécessités intrinsèques, plus que justifiées, par rapport à la conjoncture internationale.Les postes de travail viendront si les jeunes apprennent convenablement l´installation et l´exploitation des outils du solaire éolien et de la géothermie. Ce n´est pas du chinois. A qu´à valoriser la jeunesse par des formation et l´emploi en ouvrant les banques d investissement´, les assurances et la douane dans le cadre du strict contrôle sur la qualité, l´homologation des procédés matériels, le temps d´exécution des projets, et les prix FOB.

  2. Sonatrach Investira 60 milliards 2011-2015, un milliard par mois….wow…!!

    Quelle bonne nouvelle pour l Algerie une depense par un seul Ministere de 60 millards en 5 ans c est a dire 12 milliard par annee. Combien cette depense rapportera a l Algerie? BP et Exxon n ont pas etablis un budget de depense de 12 milliards par annee. Monsieur Yousfi veut depenser un milliard par mois pour son ministere…!!!! Quels sont les projets specifiques garantis pour ces depenses. Sonatrach a les resources materielles et humaines pour gerer ces depenses ou alors elle se retrouvera au mem diapason que sa gestion depuis 1995. C est drole comment les Ministres de l Energie en Algerie qui se succedent depuis 1995 volent a haute altitude sans qu aucune organization de controle au government n a prevu ou ils vont atterir…Cela semble comme une grande aventure du siecle. Naturellement continuer a acheter des equipments et services de societies etrangeres. Depuis la nationalisation des hydrocarbures en Algerie la Sonatrach achete tout de l etranger…meme les boulons et les tourne vis. La Sonatrach est tellement empressee de vider le sous sol algerien. On dirait que les produits du sous sol algerien couteront moins dans les annees a venir… qui dans ce pays doit planifier les revenus necessaries a l Algerie…? Le Ministre des Finances …? Ou le Ministre de l Energie? Ou chacun fait a sa tete? Quelqu un au government sait combien l Algerie a besoin de milliards par annee afin de gerer les ressources naturelles rationnellement et permettre aux generations futures d en profiter pendant tres longstops..? Des enseignants et des functionaries qui apres un demi siecle d independence ne touchent pas regulierment leur salaire mensuel..!! Un seul Ministere qui va depenser 60 milliards en 5 ans…Monsieur le President Abdelaziz Boutefika que pensez vous de mettre un peu d ordre dans la gestion des finances du pays….

  3. Dr Mebtoul votre conclusion résume à elle seule toute la problématique dans notre pays. Je souhaiterais savoir quelles sont les solutions que vous préconisez pour atteindre notre indépendance alimentaire, médicale etc.
    Notre pays était considéré comme le grenier de l’Europe, pourquoi dès lors ne pas de poser la question comment en est on arrivé à ce degré de dépendance alors que nous avions tous les moyens de faire de notre pays un "Japon" de l’Afrique : ressources humaines, naturelles, sous-sol riche, une cote maritime de 1200 km, des sites touristique magnifiques, quelle est la vision futuriste de nos
    économiste ont, les statistiques et les projections sont absentes. Les dépenses de budgets ne sont pas analysées de manière à corriger leurs orientations, nous avons opté pour une économie de bazar, nous sommes devenus des marchands du temps du Prophète (QSL) acheter et vendre, pourquoi a t-on négligé l’industrie en générale. L’argent du pétrole est il fait pour le dépenser en achats de toutes sortes ? Beaucoup de questions devraient pour vous, en votre qualité d’économiste. Mes respects Dr Mebtoul.

  4. Ce qui m’étonne le plus c’est que le Dr. Mebtoul était parmi les premiers à avoir soutenu le projet de loi sur les hydrocarbures de Mr. Chakib Khelil ; projet dont la finalité devait mettre à genou tout le pays ; et là il vient nous parler de la sécurité économique du pays ?

  5. investir 60 milliards de dollars dans ce qui reste une entreprise très hasardeuse et de toute façon condamnée à se tarir…
    Sully le ministre de Henry IV, disait que : "Labourage et pâturage sont les deux mamelles de la France"
    Je crois qu’on aurait mieux fait d’investir dans l’hydraulique et l’agriculture pour nous assurer notre sécurité alimentaire.
    Et là, notre pays aura aussi ses deux vraies mamelles, intarissables celles-là…
    C’est fou ! chercher du pétrole pour acheter du blé !
    Mais peut-être qu’il est plus difficile de détourner l’argent des agriculteurs que celui des puits de pétrole…

  6. investir 60 milliards de dollars dans ce qui reste une entreprise très hasardeuse et de toute façon condamnée à se tarir…
    Sully le ministre de Henry IV, disait que : "Labourage et pâturage sont les deux mamelles de la France"
    Je crois qu’on aurait mieux fait d’investir dans l’hydraulique et l’agriculture pour nous assurer notre sécurité alimentaire.
    Et là, notre pays aura aussi ses deux vraies mamelles, intarissables celles-là…
    C’est fou ! chercher du pétrole pour acheter du blé !
    Mais peut-être qu’il est plus difficile de détourner l’argent des agriculteurs que celui des puits de pétrole…

  7. Bravo pour toutes les interventions internationales et nationales et notamment de cette contribution magistrale du professeur Abderrahmane MEBTOUL qui est un des rares intellectuels algérien (où sont les autres intellectuels ?)à suivre et commenter objectivement les évènements économiques en apportant des critiques constructives utiles pour le devenir de l’Algérie loin des positions stériles des intellectuels organiques aux ordres. On peut ne pas être d’accord avec lui mais le mérite est sa constance en tant que socio démocrate, depuis de longues années et ses écrits l’attestent ce qui lui vaut une crédibilité internationale incontestable. Or, ce sont souvent les mêmes soi disant intellectuels à la télévision algérienne qui d’ailleurs se discrédite de plus en plus n’ayant pas ou peu d’impacts, prêchant dans le désert pour avoir un poste ou une rente. Et bravo encore pour le docteur A. MEBTOUL pour son courage et pour le Matin DZ et les autres quotidiens et sites qui lui ouvrent régulièrement ses colonnes.

    A ce sujet une importante étude internationale dont je joins le résumé pour vos lecteurs montrant clairement que le projet Desertec peut créer au maximum entre 150.000 et 200.000 emplois pour une capacité de 20.000 mégawatts. Comment le Ministre-de l’Energie peut-il avancer des chiffres erronés, 200.000 emplois pour 2600 mégawatts, chiffres repris sans commentaires par la majeure partie de la presse et pourquoi ce gros mensonge de la part d’un responsable algérien ? Comme par ailleurs comment annoncer ce montant d’investissement faramineux sans prendre les préoccupations de nouveaux scandales de corruption par un contrôle approprié, ce ministre continuant dans la voie désastreuse de son prédécesseur qui considérait Sonatrach comme sa propriété familiale ?

    ( voir Renewable Energy House Rue d’Arlon 63-67 1040 Brussels Belgium)

    .Mediterranean Solar Plan: Costs and Benefits
    20 GW of solar thermal plants installed in 2010-2020

    (*) The Union for the Mediterranean and the Mediterranean Solar Plan.
    On 13 July 2008 the Heads of States of the European Union and of the
    Mediterranean countries agreed to strengthen the process of Barcelona
    initiated in 1995 and to transform it into the Union for The Mediterranean:
    an area of peace, democracy, cooperation and prosperity. The permanent
    Secretariat established in Barcelona will be responsible for carrying out
    the feasibility studies and elaborating 6 regional projects, among them
    the Mediterranean Solar Plan.

    Employment Projections by 2020 (man/year)
    40, 000
    Manufacturing Jobs
    in Europe
    40, 000
    Manufacturing Jobs
    in NA
    120, 000
    Construction
    Jobs
    35, 280
    O&M (Permanent
    Jobs)
    Cost Projections by 2020
    (cost per kWh for the initial 20 years)
    97, 331, 414
    Total Solar Programme
    Investment
    81, 331, 414
    Total Investment in Power Plants
    16, 000, 000
    Total Investment in
    Transmission Lines
    European

  8. Il y’a deux manieres de voir un pays.
    1. Un heritage de son pere donc son propre bien
    2. Un bien de ses enfants a entretenir et fructifier pour leurs avenir.
    Les economes de Chkoupi qui avancent des depenses qui frisent l’indecense et non des investissements durables font surement partie de la 1ere partie.

    En 30-40 ans nos enfants devront non seulemeny survivre sans la rente petroliere mais devront aussi avoir a importer leur energie qui coutera 10 fois plus (Le Maroc et la Tunisie ont une facture energitique de presque 5 Milliars $US).
    En ce Moment la nos enfants mangeront peut etre les pompes (C’est ca les investissement)a 60 Milliard que le Sinistre de l’energie prevoyant aurai achete 40 ans plus tot.

  9. apparement les algeriens ne comprennent plus rien, en tt cas pour moi c’est tres clair
    chakib khalil & cie ont detourné 57 milliars de $, et comme il ne reste pas beaucoup de pétrole en algerie (environ une dizaine d’années), yousfi and cie doivent assurer leur avenir, l’avenir de leurs enfants, de leurs petits enfants ….etc. et cela en un temps record 5 ans!!!!
    le message est clair khalil a prit environ 60 milliards de $, youssfi doit détourner autant
    j’espère qu’il sera notre dernier ministre d’énergie, a ce rythme la, et si chaque ministre doit détourner 60 milliards …. je vous laisse deviner l’avenir

  10. Notre Dr. Mebtoul emploie très souvent le terme passe partout de « rente » pour nous faire perdre la « valeur » de cette richesse naturelle. Pour lui, le pétrole est une rente. Il oublie que le poisson péché dans les océans est aussi une « rente » qu’il faut d’abord pécher avec tous les risques encourus pour le faire parvenir aux consommateurs. Il oublie que le bois d’Amazonie est aussi une « rente » qu’il faut d’abord couper, puis transporter ; puis de nouveau couper en planches et madriers et les faire parvenir aux menuisiers pour en faire des tables et des chaises. Il oublie que le pétrole est une « rente » qu’il faut d’abord rechercher dans des endroits difficiles tels que les déserts et les mers peu profondes puis réaliser des forages pour le pomper et le transporter jusqu’aux raffineries pour en soutirer de l’essence et faire rouler nos voitures et soutirer du goudron pour bitumer nos routes etc… Il oublie que la pluie est aussi une rente qu’il faut recueillir au niveau des barrages qu’il faut construire et conduire et traiter cette eau pour la faire parvenir aux consommateurs. Que cette « rente » est aussi à recueillir au niveau des sources et la mettre en bouteille puis la faire parvenir aux consommateurs les plus lointains. Conclusion : la « rente » du Dr. Mebtoul n’a aucun sens !

  11. L’article est vraiment d’une piètre qualité. Ni les arguments, ni les idées ne sont structurés. En plus, à la lecture de l’article, j’ai eu l’impression que le monsieur ne comprend ni les concepts économiques, ni ceux reliés à l’évaluation des projets ou des stratégies industrielles, ni ceux reliés au développement durable. Le monsieur se définit comme un expert international!!!! Ça veut dire quoi un expert international déjà??? Ce qui peut intéresser le lecteur c’est le domaine de compétence de ce monsieur, s’il est expert en énergies renouvelables, développement durable, planification stratégique…..ça se peut que l’auteur n’ait pas mis beaucoup d’énergie pour écrire cet article mais je ne comprends pas pour quoi il a publié dans ce cas!!!

  12. Pour ma part j’ai apprécié la contribution du professeur Abderrahmane MEBTOUL qui pose les vrais problèmes d’une manière claire et sans polémiques et libre à chacun d’avoir son opinion sans personnaliser les débats. Donnez nous alors vos analyses économiques sur ce sujet et je vous lirai avec attention puisque vous affirmez connaitre les catégories économiques. Par ailleurs un internaute fait une grande confusion : il y a des rentes épuisables comme les hydrocarbures et des rentes sous réserve de leur entretien comme la rente agricole terre qui a permis le développement de bon nombre de pays. Et l’important est l’utilisation de cette rente. En Algérie à la différence de la Norvège, la rente des hydrocarbures ( qui peut être une bénédiction ou une malédiction ) est en grande partie gaspillée ( corruption, transfert à l’étranger) ou destinée à entretenir une paix sociale fictive pour que le système reste le même, et pour entretenir les privilèges d’une minorité au pouvoir car la majorité des cadres à tous les niveaux officiers, cadres de l’Etat sont honnêtes.. Ils emble que vous défendiez les privilèges d*d’une minorité de rentiers

  13. Pour ma part j’ai apprécié la contribution du professeur Abderrahmane MEBTOUL qui pose les vrais problèmes d’une manière claire et sans polémiques et libre à chacun d’avoir son opinion sans personnaliser les débats. Donnez nous alors vos analyses économiques sur ce sujet et je vous lirai avec attention puisque vous affirmez connaitre les catégories économiques. Par ailleurs un internaute fait une grande confusion : il y a des rentes épuisables comme les hydrocarbures et des rentes sous réserve de leur entretien comme la rente agricole terre qui a permis le développement de bon nombre de pays. Et l’important est l’utilisation de cette rente. En Algérie à la différence de la Norvège, la rente des hydrocarbures ( qui peut être une bénédiction ou une malédiction ) est en grande partie gaspillée ( corruption, transfert à l’étranger) ou destinée à entretenir une paix sociale fictive pour que le système reste le même, et pour entretenir les privilèges d’une minorité au pouvoir car la majorité des cadres à tous les niveaux officiers, cadres de l’Etat sont honnêtes.. Ils emble que vous défendiez les privilèges d*d’une minorité de rentiers.

  14. En tout cas, c’est extraordinaire un investissement de 60 milliards de dollars, et qui ne fait réagir personne!! Voilà encore un exemple monumentale du gaspillage incroyable et monstrueux de nos richesses; qui au lieu de provoquer une véritable révolution économique et industrielle, s’en vont en fumée par l’incompétence et l’appétit sans limites de nos dirigeants.

    Il y a en Algérie des choses qu’aucun être humain normal au monde ne peut supporter.

  15. Il y a des écrits qui dérangent véritablement quelques rentiers destructeurs des richesses de l’Algérie comme cela a été le cas avec la Tunisie où quelques familles se servaient sans en rendre compte. On voudrait vraiment savoir où vont les recettes des hydrocarbures ? Qui a peur d’un débat national ? Bravo pour la presse algérienne qui s’est fait constamment l’écho des scandales financiers à répétition qui touchent la majorité des secteurs et bravo pour les écrits du Professeur Abderrahmane MEBTOUL qui a été un des premiers à avoir attiré l’attention de cette dérive.

  16. @saharaoui, je parlais de la définition de la « rente » employée pour le pétrole et non pas de son utilisation de quelque manière que ce soit (sournoise ou saine). Notre Dr. Mebtoul considère souvent le pétrole comme une « rente » ; ce qui est faux ! Car dans ce cas, toutes les richesses naturelles du monde deviendraient des rentes. Tout le monde sait que toutes les « rentes » naturelles s’épuisent si elles ne sont pas entretenues (ou recherchées et explorées); un puits de pétrole s’épuise rapidement s’il n’est pas entretenu ; de même que l’eau d’un barrage s’épuise (s’envase) rapidement s’il n’y a pas d’entretien. Le projet Desertec vient à point nommé pour des exportations hors hydrocarbures chères à notre Docteur. Certains charlatans algériens, écoutant des charlatans étrangers, disaient souvent dans les années 80 que nous n’aurions plus de pétrole dans vingt (20) ans. Trente (30) années plus tard, nous exportons toujours du pétrole ! Et dire que Sonatrach n’a exploré que 5% du territoire national !

  17. On va changer les moquettes.
    Investir 60Mds de $ pour garantir la sécurité énergétique de l’Algérie est une mystification pour ouvrir une énième brèche de détournement de l’argent public. Avant de procéder à un nouvel investissement, s’il s’avère justifié, peut on connaitre, les bilans obtenus par les précédents.A SH les réinvestissements se succèdent à un rythme infernal sans qu’on sache la finalité. 60 Mds$ seraient seraient plus profitables à l’ensemble de la communauté dans des infrastructures domestiques et fourniraient une occupation digne à nos laissés pour compte. Malheureusement, ces messieurs gèrent SH en entreprise familiale.Les seules initiatives qui les intéressent sont celles qui leur permettent de se gaver en toute impunité. Changer chaque année les moquettes des sièges de SH, n’est pas un investissement.

  18. BEY B – Je vous donne un exemple concret qui de colle pas avec vos arguments pour la défense de ce pouvoir. L’Indonésie était dans un proche passé un des pays les plus importants en exportation d’hydrocarbures. Depuis quelques années elle est devenue importateur net. Mais l’intelligence des dirigeants indonésiens de surcroit musulmans, a été de préparer l’après hydrocarbures en investissant dans le savoir, voilà la richesse la plus pérenne mais cela suppose en Algérie un changement profond de la logique du pouvoir.

  19. "Ma li djourhin bil mayyiti ilamou", Qui voudrait dire "Les plaies ne font point de mal à ceux qui seraient déjà morts, une reproche que le grand poéte arabe Al moutanabi aurait avancé 14 siécles avant notre ére qui convienderait non seulement aux voyoux de son époque, mais aussi à ceux de nos jours, vous voyez bien tout le mal que notre pauvre Algérie a enduré, et continue à endurer, malgré celà cette bande de rapaces illuminés qui nous vient droit des loges maçoniques reste insensibles, pis encors, ils continuent de piller nos richesses, a ce qu’il parrait rien ne pourrait arrêter ces lascars avides du pouvoir que de dresser dans leur chemin notre fougue et "Redjla" d’Algérien, notre amour de la liberté et de la justice.
    "Si vis pacem para bellum"
    Vive l’Algérie, la vraie, la notre.

  20. Je remercie le professeur Abderrahmane MEBTOUL et Matin DZ de nous avoir permis cette discussion utile pour notre beau et cher pays l’Algérie que nous aimons tous .
    D’abord comme le fait remarquer justement un internaute le problème stratégique pour l’Algérie est l’utilisation de la rente des hydrocarbures qui va à l’épuisement selon l’avis de tous les spécialistes sérieux et l’Algérie est indépendante depuis plus de 48 ans et l’après hydrocarbures se pose toujours 3% exportations hors hydrocarbures en 2010. D’autant plus que le Ministre des finances a annoncé officiellement que 80% des réserves de change d e l’Algérie sont placées à l’étranger, le total fin 2010 étant de plus de 150 milliards de dollars Quel est le rendement de ces placements ? A-t-on été touché comme les pays du Golfe par la faillite de certaines banques ?
    Par ailleurs je voudrai vous corriger : la durée de vie des réserves des hydrocarbures gaz/pétrole ne se calcule pas en quantités physiques mais par rapport à deux vecteurs : le cout et le prix international évolutif et tenant compte également du cours du dollar, comme l ’a montré clairement le professeur MEBTOUL. Vous pouvez découvrir des milliers de gisements mais non rentables économiquement. Et ce eu égard aux concurrents et aux énergies substituables. L’entretien des puits à la différence de la terre, n’est pas inépuisable comme vous l’affirmez, et la superficie d’un pays n’est pas toujours synonyme de découvertes rentables.
    Cela était la version de Chakib KHelil et également de tous ses prédécesseurs qui ont dirigé le Ministère de l’Energie et actuellement vision de l’actuel Ministre qui a dirigé également par le passé ce secteur tout en ayant été PDG de Sonatrach. Ce sont toujours les mêmes alors qu’existent des cadres brillants en Algérie mas cela est un autre problème politique d’alternance. Aussi, le risque pour l’Algérie c’est l’expérience espagnole avec la découverte d e l’or en Amérique. Aussitôt l’or épuisé l’Espagne a connu une décadence de deux siècles. C’est pour cela qu’un débat national comme le propose le professeur MEBTOUL s’impose et je partage son avis.

  21. Comme je souhaiterai voir cet article dans la rubrique réations " merci
    Monsieur le ministre, ex ambassadeur, Oh que c’est super de rouler l’argent du pétrole, richesse de l Algérie, du Peuple
    Qu’aviez vous fait. comme tant d’autres pour vos citoyens traités comme un linge sale quand vous avez été sollicité pour trancher et sévir.
    OUF..je ne vois rien, je n’entend rien et je ne dit rien… Oh ces minables, qu’on me laisse tranquille pour avoir le temps de grimper au bout de l’échelle : ministre

  22. Du temps de Chakib, j’avais pensé que c’était lui qui bradait les richesses algériennes.Pétrole et gaz sont destinés à la seule exportation pour satisfaire les besoins des nations occidentales. La nation algérienne peut crever sans que personne ne laisse tomber une larme pour ce pays, pour ses enfant, pour ses futures générations.60 Milliards dans la ferraille, des structures qui mettront 30 ans et qui seront réévaluées d’ici là.Je crois que je me suis trompé, ce n’est pas Chakib Khallil qui vendait tout aux américains, c’est le Président de la République algérienne car Yousfi pratique la même politique; c’est la continuité. Où est toute cette politique de Boumédiene? Où est le nif algérien? Du temps où Yousfi était à la tête de Sonatrach, il avait une autre vision de l’investissement et de la locomotive qu’il dirigeait.La SH a été cassée par Brahimi ne la mettez pas dans une fourrière et prenez conscience du mal que vous faites à notre pays.Les cadres de SH mis en retraite sont remplacés non pas par des algériens du même secteur mais par des rebuts européens payés 1200 euros jour.Nos cadres algériens peuvent être repris sous contrat et ne pas coûter autant que les incompétents de l’Europe. Allons messieurs qui êtes à la tête du pays arrêtez de vous ridiculisez aux yeux du monde.

  23. @ saharaoui, Défendez vos arguments au lieu de porter un jugement de valeur déplacé. Je ne défends pas « ce pouvoir » comme vous l’insinuez. Par contre, je défends les arguments convaincants ; et ni les vôtres, ni ceux du Dr. Mebtoul ne le sont. Votre argument sur l’Indonésie ne tient pas la route ! Avec ses 230 millions d’habitants, l’Indonésie s’est contentée de bouffer son pétrole sans rien investir dans la recherche, le développement et l’entretien de ses puits de pétrole et c’est pour cela qu’elle devient importatrice :elle n’a rien laissé comme semences pour ses prochains labours ; elle a joué le rôle de la cigale mais pas celui de la fourmi. Elle n’a rien préparé pour son après hydrocarbures. Investir dans le savoir c’est bien par contre, investir dans la construction d’usines pour créer des emplois c’est mieux.

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