Pourquoi les produits sont chers : les quatre raisons de l’inflation  

1. La première raison de l’inflation est la non proportionnalité entre la dépense publique et les impacts économiques et sociaux : 200 milliards de dollars annoncés ente 2004/2009 ( pas de bilan à ce jour) et 286 entre 2010/2014 dont 130 de restes à réaliser des projets de 2004/2009 pour un taux de croissance ne dépassant pas 2/3% moyenne 2004/2010 (donc plus de 400 milliards de dollars soit presque le programme de relance US et chinois ). Une récente étude de l’OCDE montre clairement que pour certains pays du pourtour méditerranéen que l’Algérie dépense deux fois plus pour deux fois moins de résultats : projets mal ciblés, les infrastructures ne constituant qu’un moyen, une gouvernance mitigée, l’entreprise et le savoir dévalorisés, mauvaise gestion et surtout la corruption qui s’est socialisée.

2. La deuxième raison liée à la première est la faiblesse d’une politique salariale cohérente privilégiant les créateurs de valeur ajoutée le travail et l’intelligence au profit d’emplois rente ce qui fait que la productivité globale est une des plus faible au niveau de la région. Pour preuve le ratio masse salariale sur le PIB pour 2009/2010 est inférieur à 20% contre plus de 45% à la fin des années 1976/1979 contre une moyenne mondiale supérieure à 60% démontrant que les augmentations de salaires pour les secteurs à valeur ajoutée (inclus la santé et l’enseignement) ne sont pas la cause essentielle de l’inflation mais les emplois improductifs.

3. La troisième raison est l’extension de la sphère informelle qui contrôle quatre segments celui des fruits et légumes, de la viande rouge et blanche; du poisson et du textile /cuir, ce dernier à travers les importations de valises avec plus de 40Þ la masse monétaire en circulation. L’allongement des circuits de commercialisation à travers leur désorganisation entre le producteur et le consommateur favorise les rentes de monopoles. Ce qui fait que tant le chèque imposé ( qui vient d’être abrogé ) d’obligation de 500.000 dinars et le contrôle des prix sur essentiellement le détaillant sont de peu d’efficacité car ne s’étant pas attaqué à l’essence à des phénomènes.

C’est que la sphère informelle favorisant les actions spéculatives est le produit de la bureaucratie et des dysfonctionnements des appareils de l’Etat existant au niveau des segments du pouvoir des liens dialectique entre la sphère informelle et la logique rentière. Il en résulte l’absence d’une régulation produit d’une incohérence et du manque de visibilité dans la politique économique et sociale et en cas de remous sociaux, une mentalité bureaucratique croyant que des lois et commissions résoudront les problèmes.

4. La quatrième raison est l’inflation importée mais la question qui se pose pourquoi lorsque le taux d’inflation mondial allait vers zéro en 2009 cela n’a profité ni aux producteurs ni aux consommateurs algériens. Le dérapage du dinar, gonflant d’ailleurs artificiellement les recettes fiscales (voilant l’importance du déficit budgétaire) et le fonds de régulation des recettes calculés en dinars algériens, les taxes exorbitantes au niveau des douanes qui s’appliquent à un dinar dévalué pour entretenir notamment les couches rentières ont largement contribué à favorisé la hausse des prix. Cela envoie à une économie totalement rentière où 98% des exportations sont le fait d’hydrocarbures et 75% des importations (équipement, matières premières où plus de 80% des entreprises privées et publiques fonctionnent avec des inputs importés) et les biens finaux représentent entre 2009/2010 environ 70/75% de nos besoins.

5. En conclusion un Eta riche mais une population e plus en plus pauvre où 70% perçoit moins de 20.000 dinars par mois consacrant plus de 80Þ ce modeste revenu aux biens de première nécessité. Et se pose cette question : comment passer d’une économie de rente à une économie productive s’insérant dans le cadre des valeurs internationales comme les pays émergents. Le défi pour l’Algérie, étant un problème de sécurité nationale, est que l’on va vers l’épuisement des hydrocarbures (16 ans pour le pétrole,25 ans pour le gaz peut être moins tenant compte du gaz non conventionnel et de la forte consommation intérieure) où l’important n’est pas tant de découvrir des gisements mais de tenir compte de leur rentabilité économique face tant aux concurrents que d’autres énergies substituables. En bref le plus grand ignorant étant celui qui prétend tout savoir il y a urgence d’un dialogue serein politique, économique, social privilégiant les intérêts supérieurs de l’Algérie afin de réorienter l’actuelle politique socio-économique conciliant efficacité économique et une très profonde justice sociale, si l’on veut éviter une très grave dérive au pays. Dialoguer et savoir écouter est la vertu des grands dirigeants. Cela suppose en Algérie une profonde rupture cultuelle et systémique.

Professeur Abderrahmane MEBTOUL

Expert international management stratégique

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24 commentaires

  1. Merci pour cette analyse. Je voudrez insistez sur la valorisation de la ressource humaine auprès des bghel qui nous font office de chefs !

  2. pr mebtoul, en ne peut construire un pays qu’avec du vrai, alors qu’un simple loup avec son clan d’oujda nous a tous mis a terre pendants un demis siecle, ? mon dieu, quel horreur!!!

  3. le clan mafieux Ben bella/Boumediene/chadli et BOUTESRIKA sont LES ALLIERS DE MADAME FAFA et les ENNEMIS DE ABBANE, BOUDIAF, KRIM ET L’ALGERIE.

  4. Votre analyse me paraissant très juste, je voudrai intervenir sur la conclusion.Le dialogue et l’écoute.L’algérien, en général, dés qu’il a un pouvoir oublie de prendre l’avis de l’Autre et devient sourd à toute autre voix que la sienne.Le pire, dans le sujet qui nous intéresse, est que nos gouvernants ont fait le vide autour d’eux.Ni parti politique, ni société civile.Les uns ont quitté le pays, les autres ont accepté des strapontins pour "gagner leur pain" et nos gouvernants ne trouvent personne en face.La preuve est que les émeutiers sont livrés à eux-même…..

  5. bonjour, vous avez omis un cinquième point, très important:Que sont devenus les 100 mds de dollars$ soit disant déposés en bon du tésor Américain, mais en réalité sont volatilisés dans la faillite programée de Bernard Madoff..personne n’en parle d’ailleur!!On appele maintenant la manif pour l’huile..PFFF

  6. Merci professeur de votre analyse objective, c’est normal on est gouverné par des anes qui ne pensent qu’à s’enrichir, par la voie du chantage, de la corruption, du silence à l’égard des évenements qui secouent notre pays ya que que le bon dieu qui puisse les corriger et changer ce qu’on est entrain de vivre merci

  7. Ces émeutes étaient attendues, depuis longtemps par beaucoup d’analystes .Combien même, ce n’est pas le meilleur moyen de monter son opposition, c’est le seul disponible, car même les partis sont réduits au silence par maints moyens .La frustration de ces jeunes est grande, mais il est indéniable, que le pouvoir ne risque rien de grave avec de tels agissements .La fin de cet autisme n’est pas pour bientôt .

  8. si mebtoul, ce si s’adresse a votre rang de professeur pas autre chose, je crois que dans votre conclusion vous dérapez un peu en déclarant que le gouvernement doit dialoguer, mais avec qui et quel parti ? c’est eux les partis FLN-RND-MSP, c’est eux les députés c’est eux les sénateurs c’est eux dans les wilayas-les dairas-les communes bref dans toute l’administration, ils controlent tout, en algerie il y a une seule force:le pouvoir representé par les structures étatiques et les services répressifs royalement payés car ne produisant aucune valeur ajoutée sauf la violence, et il y a une faiblesse, c’est le petit peuple cobaye, ya si mebtoul je suis a une année de la retraite je n’ai toujours pas pu acheter une bicyclette, mr khlikhli a detourné l’argent de sonatrach et reste impuni parceque bras droit et ami du president et après sa bienheureuse fin de carrière il va s’installer en france dans un quartier très chic, 13 ministres d’une meme region, temmar ministre de la vente des entreprises algériennes a tout liquidé au profit de qui ? seule une enquete d’instance internationale peut donner les vrais noms des acquéreurs meme la confiance n’éxiste plus bien des enquetes ont été ouvertes et le sont restés a jamais, pourtant temmar est toujours ministre, le problème des entreprises algériennes c’est leur faiblesse de gestion elles sont beaucoup plus politique qu’economique et leurs gestionnaires ne répondent pour la plupart d’entre eux a aucun critère de compétence voilà le vrai problème, mes enfants me porte un regard bizard car honnete vous voyez la vrai situation en algerie, les fonctionnaires qui ne s’associent pas au pouvoir et disposent du critère honneteté dans leur profil ne sont jamais admis et sont traités comme des moins que rien, et en matière de gestion, le niveau a carrement disparu, aucune entreprise, ni banque n’est en mesure de vous produire un bilan refletant la situation réelle de leur santé financière rien, les bilans sont cadrés c’est une catastrophe générale et c’est pour ca qu’ils se comprennent ils nagent tous dedans, la situation est très grave, on vous parle de fuite de cerveaux, nuance il n’y a jamais eu fuite de cerveaux, ils les ont chassé, poussé a partir pour installer la médiocrité qui a produit les événements que nous vivons aujoud’hui, en réalité la situation et bien plus compliquée que ca.

  9. Merci M Mebtoul de votre explication,
    J’ai une petite question concernant notre monnaie le DINAR,
    Je croix que tous les fléaux que connait notre pays sont dus à la valeur du DINARS, qui est la même que celle des année 90, alors pourquoi?
    Si il rapproche le DINARS de l’EURO et USD beaucoup de change …

  10. Le temps est si precieux qu’il ne faut pas le perdre à jaccasser pour rien;l’Algerie est malade de son systeme.Tout est pourri en son sein, alors vaut mieux abreger nos souffrances en laissant la place à d’autres qui puissent reprendre à zéro la gestion de notre économie.
    C’est plus simple car il y a des potentialités avant que ce pays ne s’effronde comme en ruine.Faites tres attention, on ne badine pas avec la dignité du peuple.
    Monsieur Bouteflika a perdu et il doit partir avec ces généraux verreux.Laissez donc ce pays tranquille, il a grandement besoin de démocratie pour que l’on puisse sortir de la misere.
    Vous avez échoué, alors PARTEZ!

  11. En commentant les emeutes que le pays a connu ces dernieres heures, un collegue a traiter les emeutiers de voyoux, ca m’a bizarement rappellé la fameuse phrase qui a fait embraser toute la Kabylie quand un sinistre a traité de meme Guermah Massinissa. Mr Mebtoul, 40% de la population est endoctrinée de facon a tenir le meme discour que leur sinistres, comment voudriez vous que les choses changent. Mon sinitre vole, je vole aussi, mon sinitre est corrompue, je le suis aussi, mon sinistre vous traite de voyou je vous traite ainsi aussi. Win rayha wien? Wellaha j’ai perdu tout espoire et j’ai tres peur pour mon Algerie.

  12. Faire une analyse à la sauvette, intellectuelement c’est malhonnéte.les augmentations sont simplement les déclencheurs de ces emeutes, le malaise est plus profond que ça.De passage à Alger aprés un court séjour;j’ai constatè chez les jeunes proches que ces émeutes étè inéluctable, cala se passer en septembre.Alors remettre la cause cette révolte sur les prix, du sucre, de l’huile, ect….c’est une argumentation qui ne tient pas debout.Comment se fait -il que la police obtient une augmentation de 50% juste quelque jours avant les émeutes.On peut aussi supposer qu’il-y-a de la manipulation a plus haut niveau:satisfaire les revendications;qui ne coûte pas chére, pour faire oublier les vraies problémes et se maintenir au pouvoir le plus longtemp possible.Le seul objectif et la seul solution pour donner de l’espoir à cette jeunesse c’est le DEMOCRATIE.Une révolte spontanée, sans qu’elle soit encadrer par une opposition forte, avec des revendications bien précise est vouée à l’echec.Quand je lis certains quotidiens Algeriens"sans les citer" sur la façon dont il traite la situation avec désinvolture, je trouve qu’ils jouent le jeu de leurs maitre.Moi je leur dis se n’est pas un probléme de FAIM c’est un probléme de DIGNITE.Une jeunesse violontè, méprisè, ne peux répondre que par la violence et que les imams aux ordre de leurs maitres continuent de faire leurs morale rien ne changera.La vraie REVOLUTION c’est de couper le cordon ambilicale avec les hommes de 1962.

  13. Comme d’habitude ce personnage nous assene de chiffres pour se la jouer indispensable, mais la réalité est toute autre car sans citer de nom, les produits de larges consommation et surtout stratégiques sont détenus par une seule personne, AFFAMEUR de son état et PILLEUR des richesse du pays, entre autres.

  14. la raison de cette crise est des plus simple, elle n’est due qu’à l’usurpation de la chaise sur laquelle est assis l’indigne président actuel Atika. Ca ne sert à rien de tenter d’exprimer en conceptes ce qui est évident, tout est claire. Je n’ai jamais vu au monde un personne au monde qui a fait carrière en tant que ministre qu’en Algérie. tout ce drame qu’on vit n’est due qu’à l’alliance satanique qui regroupe les islamistes, les services secret et les usurpateurs de l’indépendance. pour qu’elle raison cherche-t-on à tenter de compliquer ce qui est clair, ne suffit pas de dire que ceux qui nous gouvrene sont en plus des nuls, médiocres, incompétents, ingrat, indignes, cupides, incultes et charognards, mais aussi bêtes. essayer d’analyser et d’expliquer ce qui a été engendré par le bricolage, je ne veux pas dire politique de gestion, car je ne veux pas élever le niveau de cette bande de vaut rien qui a sequestre les algériens depuis 1962, c’est une manière de rendre ce bricolage comme quelque chose de penser et de concu avant qu’il soit mis à l’oeuvre. Rien de tout cela, je jure par mon incroyance, qu’ils ne se cassent pas la tête, s’ils ont vraiment, ni ne se donnent aucunement la peine de savoir si le peuple va bien ou non. Ce qui compte pour eux c’est de fructifier leurs propres affires. l’Algérie est sacagé par une bande d’gnorants qui ne se soucient de rien.

  15. Il y avait deux commentateurs qui ont soulevés des points qui sont encore plus pertinents à la situation actuelle. La question dans l’article est déjà mal posée, car Si on regarde la progression des prix d’huile, sucre et blé sur les marchés internationaux, les augmentations de prix de 20-30% sur le marché algérien sont relativement petites.
    Le problème c’est le pouvoir d’achat (surtout ceux des salariés) qui ne suit pas. On a bien vu depuis l’époque de Boumediene les entreprises étatiques ne sont pas productives et ne créent pas de vrai richesse. On paie des salariés qui font semblant de travailler. Le gouvernement doit encourager la création de la richesse locale avec des investissements dans la productivité surtout dans le secteur privé. Pendant dix ans de règne de Boutef avec une manne financière énorme, au lieu d’encourager les petites et moyennes entreprises locales dans l’octroi des marchés, on a ouvert notre marché aux américains, français, canadiens, chinois et égyptiens, sous le prétexte que nos entreprises sont incompétentes. Pire, on crée des problèmes aux entreprises locales alors qu’on déballe le tapis rouge aux entreprises étrangères. Regarder l’exemple d’Orascom avec toutes les facilités qu’il a eu dans l’octroi de marchés et surtout de financement par les banques algériennes. Avec l’Algérie, Orascom est devenu une multinationale qui touche la téléphonie mobile, la production de ciment, la pétrochimie, l’énergie solaire, la construction et l’engineering, … Si ce n’est le dossier Lafarge, Orascom……
    C’est facile de mettre ca sur le dos d’une personne ou d’un clan. Pensez-vous que Boutef &Khelil et Co ont fait ca tout seuls. Il y avait de la complexité directe et indirecte de millions de khoubzistes. On a bafoué la constitution et personne n’a rien dit. On a tué des gens juste en revendiquant leur identité culturelle. Ou sont nos intellos locaux pendant ce temps ? Maintenant on nous baratine avec des chiffres et une logique cartésienne pour expliquer une réaction spontanée et de ras-le-bol. Probablement c’est ce khoubzisme, a travers ces émeutes de la faim, qui va faire balayer ce système de clientélisme et instaurer un système économique de création de valeurs ajoutées sur la base de civisme, l’effort, le mérite, et le respect des libertés individuelles.

  16. Ne pas oublier que la chéretée et cause de dévaluation du dinars !!! nous n’avons pas de dettes et des réserves 10 fois supérieures au Maroc, à la Tunisie, à l’Égypte, a la Jordanie ainsi qu’a la Syrie (tous ces pays sont lourdement endettés et pas nous) et pourtant tous leurs monnaies sont nettement supérieures au dinars Algérien !!

  17. Avec tout mon respect votre analyse est hors contexte, ce qui m’amène à vous placer dans la catégorie des "économistes rentiers".Je m’explique:
    Partant du postulat qu’un économiste est à même de préconiser des solutions ou du moins des lignes d’orientation à exploiter si tant il y a matière, vous vous borner à mettre le doigt sur le vrai problème (que le citoyen lambda connait déjà)sans nul éclairage.Vous faites bien de poser la question de savoir "comment passer d’une économie de rente à une économie productive?".Cette question ne s’est pas posée à D. Ricardo ni à Keynes qui se trouvent être natifs de pays où le travail et la justice sont presque un dogme contrairement aux pays du sud à pensée tribale et ajoutez à cela l’adage confirmé par ailleurs qui dit :" Là où il y a du soleil, il y a du repos".
    Pour revenir à votre analyse qui traitent du sujet d’actualité et de ses conséquences, je me permet de vous dire que les raisons invoquées ne cadrent toujours pas avec la réalité à moins que vous ne cachiez ce que l’on peut voir.
    1-Corélation entre dépenses publiques et impact économique.J’en conviendrai si le sujet à l’ordre du jour était une discussion à temps serein sur la politique économique du pays. Malheureusement pour l’objet ( Huile, sucre et légumes secs), l’Algérie n’en produit pas un quintal ou hectolitre.Toute notre consommation est importée et aucun effort ne peut être fait en la matière sinon cela se saurait.Nous ne cultivons ni betterave à sucre, ni canne et encore moins de soja ou tournesol.Vous conviendrez donc que l’on ne peut parler d’impact économique alors que rien n’a été fait en ce sens.Dans ce cas de figure, il s’agit beaucoup plus d’Orientation économique.
    2-En terme de productivité, votre comparaison à 76/79 est à prendre avec des pincettes.Pour moi qui a vécu ce "boom économique", je dois vous avouer que nous n’étions pour presque rien et pour cause, tous les projets étaient réalisés clés en mains et donc par les étrangers.De plus, pour des desseins purement démagogiques, les gouverneurs en ce temps là n’ont rien trouvé que de préfabriquer un plein emploi défini sous le vocable cher aux économistes de"chomage déguisé"pour parfaire leur image.Vos chiffres contredisent la réalité de l’époque et ne constituent donc point une base d’analyse fiable.Cela est d’ailleurs vrai pour tout le reste.

    Cependant, je ne peut que m’aligner sur une réalité, quand vous dites que " Les augmentations de salaires ne sont pas la cause essentielle de l’inflation, mais les emplois improductifs".Il est notoirement queles partisans du moindre effort sont légions chez nous et j’ajouterai que c’est peut-être un héritage justement de ce passé pas si lointain et des " politiques économiques "mises en place, si tant il y avait.A mon sens, tout n’est que calcul pour la préservation des "acquis".Pour preuve, l’augmentation des salaires des fonctionnaires de police à quelques jours d’interval des émeutes.Je sors peut-être du sujet, mais en termes pédagogique, il me semble que cela vaut la peine.
    3-Pour la shère informelle, le combat est perdu d’avance car sa source est dans le système même.Vous avez raison de dire que le contrôle des prix sur les détaillants est peu éfficace.Le problème est en amont.Pour que le système perdure, nous avons eu droit à une reconciliation nationale que les citoyens ont plébiscité comme pour tous les suffrages précédents.En compensation à la repentance, le pouvoir a cassé la tirelire.Les nouveaux "élus", pour être en phase avec leur idéologie se sont rués vers le commerce en général et monopolisé le commerce de gros (leur arme de demain).Les émeutes d’aujourd’hui proviennent de là et je l’ai constaté de visu.C’est un nouveau rapport de force nouvelle version qui commence.Cette crise bien que réelle n’est pas moins un test du reste d’influence de cette tendance sur la population.Le ministre de l’intérieur en parlant de main intérieure a bien raison de le dire.
    4- Concernant l’inflation importée, en sus des raisons que vous avez invoqué ( Droits de douanes, taxes, sous évaluation du Dinar et "rente"), il ne faut pas sortir de saint-cyr pour le savoir, il suffit juste d’interroger Google pour le constater.

  18. Au delà de cette analyse technique le problème est beaucoup plus profond mais résumable aux points suivants :
    – le régime politique en place(à savoir la famille révolutionnaire) s’évertue à éradique toute liberté de penser (état d’urgence, pas de débat politique et donc pas d’alternance politique, pas de participations de 90% des algériens aux décisions politiques, fermeture du champ audiovisuel, école défaillante du fait des choix volontaires de sabordage du gouvernement)
    – de ce fait toute liberté d’entreprendre est difficile et est encore rendue plus complexe pour le commun des algériens (banques aux ordres de quelques privilégiés, terrorisme bureaucratique, corruption qui demande des moyens importants pour par exemple qui veut lancer une entreprise dans son domaine)
    – aucuns loisirs abordables pour le commun des jeunes (0 cinémas surtout dans les villes intérieures, aucune promotion d’échanges entre jeunes de différentes régions, …) qui font que nos jeunes sont de plus en plus frustrés, sauvages et incontrôlables,
    – et enfin la médiocrité comme règle de promotion sociale afin de faire perdurer le régime. Le plus grand tenant de ce mode de gouvernance étant notre pokémon de président qui s’entoure de la crème des abrutis afin de ne pas être contredit (qu’ont apporté des Ouyhahia, des Belkhadem, de Khelil, des Temmar, des Barkat, Etc… à l’Algérie à part la rapine, les émeutes et davantage de sous développement social et économique).
    D’où effectivement l’incapacité de notre à produire de la valeur ajoutée vu que le principe de notre économie est l’exploitation des gisements et de sélectionner les personnes ayant le droits de mettre les mains dedans.
    Par contre quelques questions peut-être porteuses d’espoir : ce régime ne s’est-il pas assez enrichi et n’est-il pas temps qu’il aille savourer ces biens en laissant la place aux autres (aux 90% des algériens) ? Mister le président à votre âge ne souaitez-vous pas prendre une retraite (que j’avoue non méritée et ne vous inquiétez pas on ne se permettra pas le luxe de vous demander des comptes sur votre gouvernance olé-olé) ?
    Monsieur le chef de ce magma politico-financier vous moquiez Chadli (qui bien sur n’était pas une lumière) au début de votre règne mais force est de reconnaître que vos résultats sont moins bons que les siens : avec beaucoup plus de richesses (dues uniquement à l’embellie sur les prix du pétrole) vous arrivez aux mêmes résultats : des émeutes et la rage des algériens vous concernants et concernant votre caste politique.
    Il est grand temps d’en finir. L’histoire semble convoquer un début de changement.

  19. Au delà de cette analyse technique le problème est beaucoup plus profond mais résumable aux points suivants :
    – le régime politique en place(à savoir la famille révolutionnaire) s’évertue à éradique toute liberté de penser (état d’urgence, pas de débat politique et donc pas d’alternance politique, pas de participations de 90% des algériens aux décisions politiques, fermeture du champ audiovisuel, école défaillante du fait des choix volontaires de sabordage du gouvernement)
    – de ce fait toute liberté d’entreprendre est difficile et est encore rendue plus complexe pour le commun des algériens (banques aux ordres de quelques privilégiés, terrorisme bureaucratique, corruption qui demande des moyens importants pour par exemple qui veut lancer une entreprise dans son domaine)
    – aucuns loisirs abordables pour le commun des jeunes (0 cinémas surtout dans les villes intérieures, aucune promotion d’échanges entre jeunes de différentes régions, …) qui font que nos jeunes sont de plus en plus frustrés, sauvages et incontrôlables,
    – et enfin la médiocrité comme règle de promotion sociale afin de faire perdurer le régime. Le plus grand tenant de ce mode de gouvernance étant notre pokémon de président qui s’entoure de la crème des abrutis afin de ne pas être contredit (qu’ont apporté des Ouyhahia, des Belkhadem, de Khelil, des Temmar, des Barkat, Etc… à l’Algérie à part la rapine, les émeutes et davantage de sous développement social et économique).
    D’où effectivement l’incapacité de notre à produire de la valeur ajoutée vu que le principe de notre économie est l’exploitation des gisements et de sélectionner les personnes ayant le droits de mettre les mains dedans.
    Par contre quelques questions peut-être porteuses d’espoir : ce régime ne s’est-il pas assez enrichi et n’est-il pas temps qu’il aille savourer ces biens en laissant la place aux autres (aux 90% des algériens) ? Mister le président à votre âge ne souaitez-vous pas prendre une retraite (que j’avoue non méritée et ne vous inquiétez pas on ne se permettra pas le luxe de vous demander des comptes sur votre gouvernance olé-olé) ?
    Monsieur le chef de ce magma politico-financier vous moquiez Chadli (qui bien sur n’était pas une lumière) au début de votre règne mais force est de reconnaître que vos résultats sont moins bons que les siens : avec beaucoup plus de richesses (dues uniquement à l’embellie sur les prix du pétrole) vous arrivez aux mêmes résultats : des émeutes et la rage des algériens vous concernants et concernant votre caste politique.
    Il est grand temps d’en finir. L’histoire semble convoquer un début de changement.

  20. le patron de cevital et sa version pour justifier que le sucre et l’huile n’ont pas augmenter,
    allez comprendre ce retournement de veste.ce vautour de patron oubli qu’il a tellement fréquenter la mafia du pouvoir et les généraux affairistes,
    veut tromper qui par ses déclarations.

  21. MR. MEBTOUL … QU’EL ALGERIEN VA COMPRENDRE CE BLABLA ECONOMIQUE …. QUAND ON AUGMENTE LES POLICIERS DE 50% AVEC EFFET RETROACTIF SUR 3 ANNEES CELA EST LA VRAI RAISON DE LA CHERETE DE LA VIE C’EST LE PEUPLE QUI VA PAYER. QUAND ON PAYE UN DE-PUTE 400.000 DINARD ALORS QU’IL EST BON A SE GRATTER LE TROU DU NEZ DANS UN COIN AVEC UN PANTALON QUI DESCEND EN ACCORDEON VOILA LA CHERETE DE LA VIE. QUAND ON DONNE GRACIEUSEMENT AUX MILITAIRES DES SALAIRES IMMENSES AINSSI QUE LA GENDARMERIE ET A NE RIEN FOUTRE VOILA LA CHERETE DE LA VIE. QUAND ON LAISSE ENVAHIR LES CHIENS DE BUREAUCRATES LES POLICIERS LES MOTARDS LES GENDARMES POUR SE SERVIR AUPRES DES COMMERCANTS ET DES CITOYENS. PAR COORUPTION VOILA LA CHERETE DE LA VIE. VOILA POURQUOI CE PEUPLE GROGNE. MAIS PAS A CAUSE DE VOS DONNEES ECONOMIQUES. SIGNE UN PAYSAN DE BENI-DOUALA…Professeur en huile d’Olive et de figues seches.

  22. Les jeunes qui sont sortis dans les rues ont dit basta. Je vous assure que toute cette classe dirigeante (de Boutef, aux généraux et aux affairistes comme Rebrab) est entrain de faire pipi dans sa culotte.

    Un défi a la classe intellectuelle (de ce qui reste bien sur) : Montrer le chemin pour canaliser cette énergie. De grâce arrêter de balancer des chiffres. Le peuple veut une vraie feuille de route dans un climat d’ouverture engageant toutes les forces vives. Pas des décisions se prenant entre clans derrière des portes closes à Tlemcen, Hydra, Paris ou Genève!

  23. Qu’elle naïveté:dialoguer et savoir écouter est la vertu des grands dirigeants;de quelle dirigeants parlez-vous.Depuis 1962 à la tête de l’Algerie se sont succédés des bandes de mafia;sauf Zeroual et Boudiaf, l’un s’est retirè et l’autre assassiné;et les autres se sont maintenues par la fraude, la force, la violence, et la violation de la constitution.La seul alternative c’est de se débarrasser de cette racaille.Il faut redonner de la dignitè aux ALGERIENS, par la liberté d’expression, par l’esprit d’initiative par le sens des résponsabilités.L’être humain à besoin de considération et à partir de là la confiance fait le reste.La confiance entre l’état et le citoyen est un condition siné qua non pour une société plus juste, et équilibré.Triché avec le peuple ne peut pas durer, à un moment cela explose.Dirigé un pays avec injustice cela se retourne tôt ou tard.L’Algerie n’est pas gouverné elle est dilapidé par des prédateur.Depuis 10 ans les analystes à tour de rôle nous font des exposés certe juste mais inutiles et ne contribuent pas au vraie changement.Pourquoi la jeunesse s’exprime avec violence;lui a ton donnez la parole, lui a ton donnez l’expression de revendiquer ces besoins, jamais.Vous même Mr Mebtoul avez-vous accés aux médiats"canal alg, ENTV, NON.L’indignité et la révolte est le fruit de la violence étatique illigitime.Je ne vous fait pas un procés d’intention, mais les dés son pipés.

  24. milles meçi pour cette analyse mais il faut des hommes pour éradiquer ces minables du pouvoir ce sont pas des algeriens. ils parlent des voyous, casseurs, manipulés par des gens de l’exterieur et ils oublient vite des milliards de dollars détournés par la bande de chakib khalil tout ça c pas de la casse et de ‘fassade’ comme ils le disent en arabe .

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