Le fils n'était pas rentré et il ne m'était pas parvenu ce soupir de la mère.
Le fils n'était pas rentré : il était parti chercher une baguette de pain. Il ne me parvenait jamais le soupir de la mère… Sa fenêtre donne sur un jardin sans glycines et une porte la sépare de ma porte. Sa porte donne aussi sur ma mère. Et j'aime ma mère. Mais pourquoi aucune lune n'a jamais éclairé mon coeur vers ce morceau noir d'Alger d'où m'appelait le soupir de ma mère…?
Et aujourd'hui je t'appelle en orphelin d'une forteresse oubliée de la lune. Je rêve d'une seule porte, une seule, que je devine une idée de la lumière ou le soupir des mères… Hier, j'ai trouvé les enfants de ce morceau noir d'Alger pour partager mes cinquante années de souvenirs… Ils ne m'ont pas reproché le temps où j'ouvrais plusieurs portes sans qu'aucune de mes portes ne s'ouvre sur le soupir de la mère. Ils ont juste partagé avec moi mes cinquante années de souvenirs. Et j'ai rencontré le fils parti chercher une baguette de pain. Il logeait dans un regard blessé ramené de nuit des bidonvilles d’Alger. J'ai voulu suivre ses larmes dérobées qui tombaient en cailloux blancs et je me suis trouvé sur un chemin de dignité qui ne débouchait sur aucune clairière. Et c’est ainsi que j’ai retrouvé la route vers le soupir de ma mère. Et découvert le prix de la fraternité : “Une cigarette, mon frère…”.
Depuis, je n'ai plus jamais oublié le prix de la baguette de pain : deux ans de prison ferme.
Ni le prix du mètre carré en prison.
M.B.




Comment peut-on entendre le soupir de la mère. Le bruit dans la rue. La baguette de pain. La chaleur du pneu, du sang, la lumière du feu. La fièvre de la mère. Mon Dieu, où allons-nous ? Tout est cul-de-sac, impasses. Les chemins du "nul-part". L’oreille bourdonne, les sons buttent sur un tympan mort. Nul écho. Tout est néant. Un sourd est sourd quand il ne veut plus entendre. Ses yeux seuls entendent. Acte contre nature? Sûrement. Poussé au geste fatal, dans l’inconscience du feu, encore le feu, de sa jeunesse. Oui. Mon Dieu, faites qu’il sorte du noir de sa maturité précoce et replonge dans son innocente insouciance. Merci « MONSIEUR MOHAMED », de nous abreuver de vos vers. Merci.
immaginant: l’hisoire du pain, ce n’est qu’un film, d’octobre, qu’on pas vu la fin, mais voilà que notre chère patrie nous passe la deuxième partie, merci MB pour vos écris
immaginant:une métropole maritime écrasée de soleil, celui d’alger.
D’un côté la citée bourgeoise, repue et insouciante.
De l’autre"la ville-morte", lesmassures d’un bidonville puoilleux, sans espoir.
Deux mondes, entre lequels erre une bade de gosses abondonnés, qui, sous la conduite del eur chef BOURAS et de son jeune ami TITI, tentent difficilement de survivre, vidant les poubelles des riches, chapardant, détroussant et narguant lespassants, fuyantsles flics et, la nuit, se terrant dans les egouts.
Ils n’ont rien, et ils ont tout:
la jeunesse et la liberté, le soleil, la mer chaude…
La mafia, qui contôle ladistribution des denrées, vient de livrer de la farine au boulanger BOUAROURA.
Les enfants ont remarqué la fumée s’élevant du fournil.
Ils montent une expédition contre la boulangerie, entrainant dansle sillage la masse des deshérités de la "ville-morte".
Ils investissent le commerce à BOUAROURA.
Défiant les mafiosis présents sur les lieux, BOURAS brise la vitre et s’empare du plus gros pain en forme de boule.
Il s’élance, joyeux, vers la mer, tout en mangeat et distribuant à la volée les morceaux de pain à la foule affamée qui le suit, ravie de l’aubaine.
Mais, il est pris de chasse par les mafiosis et abattu sur le quai d’un port d’alger.
Révoltés, les miséreux lynchent les tueurs.
Tandis que TITI pleure la mort de son ami, on emporte sur le pavé ensanglanté, le corps de BOURAS, l’enfant pauvre, assassiné pour une miche de pain
Merci beaucoup, Aami Moh.
Signé
Un ex..Paillasse
Benchicouououou où etes vous, je n’arrive pas à comprendre votre silence alors que la Tunisie avait brulé, l’Egypte brule et vous le grand pyrmane vous etes absent. C’est très louche cette abscence du pompier surtout lorsque le RCD a été empeché de manifester et que vous avez conservé ce silence de cimetière. Nous attendons un signe du moins vous n’étes pas mort quand meme.
Benchicou je vous en pris faites un signe je commence à à m’inquiéter sur votre santé et une marche pacifique aura certainement lieu sans doute ce samedi et vous seriez l’un des grand absent. Où alors je comprendrais autre chose sans doute votre retour la où vous avez déjà passé une année de vacance sans solde.