Les Arabes n’ont pas envahi l’Algérie.Ils ont même été défaits

(« Je n’invente rien, je ne fais que transmettre », Conficius, philosophe chinois)

Notre article « Les Arabes ont-ils conquis l’Algérie », publié par le Matindz (19 décembre 2009) a été repris par de nombreux de sites, notamment « D’algerie-Djezair.com », qui, le 20 janvier 2010, publia un commentaire de Djamel-eddine Benchenouf, journaliste au quotidien d’Algérie. Ce commentaire contenait, entre autres, ce qui suit : « J’ai été choqué de trouver dans votre espace ce texte signé d’un certain Aristote, qui est une insulte à la vérité historique. C’est un ramassis de spéculations sans aucun fondement historique. Dire, entre autres énormités, que l’armée arabe était dirigée par Tarik Ibn Ziad lorsqu’elle entra en Ifrikia est un canular ». Mr. Benchenouf avait, de toute évidence, mal lu mon article, ce qu’un internaute signant Numidien lui fit remarquer.

En effet, dans mon texte je dis :Les Arabes, après avoir imposé leur domination sur la Tripolitaine (Libye) et l’Ifrikiya (Tunisie) s’imposeront face aux Berbères (698) dirigés par Tarik Ibn-Ziad, les intègrent à leur armée et continuent leur expansion vers l’Ouest ». Pour ce qui est des autres critiques de Mr. Benchenouf (aucun fondement historique, truffé de contre-vérités…), elles sont infondées. Et pour cause les repères historiques cités se trouvent dans n’importe quel ouvrage traitant de cette période. je répondis à Mr. Benchenouf, le 23 janvier 2010, pour lui dire, entre autres, que « tout ce que j’ai mentionné comme repères historiques est contenu dans les livres de Abdellah Laroui, Gaid Mouloud, Mahfoud Kheddache, Ibn-Khaldoun et Fernand Braudel, inventeur, semble-t-il, de la notion « âge d’or » de l’islam dont le livre (paru en 1963) donne quelques indications sur les nomades ».

N’ayant pas eu de réponse de Mr. Benchenouf, je logeai,le 27 janvier 2010 dans le site en question, le message suivant : « M. Benchenouf, que ma conclusion semble avoir foudroyé, n’a plus donné signe de vie. Dommage, je m’attendais à ce qu’il revienne avec des arguments solides remettant en cause ma thèse ». J’inclus, en plus de ce message, le commentaire de Jacques Simon, auteur de plusieurs ouvrages sur l’Algérie. En procédant ainsi je faisais une entorse à un principe que je m’étais imposé, voulant que je ne citerai pas d’auteurs français dans le traitement de ce sujet. Je le fis car le site nommé « Dalgérie-Djazair » est, fréquenté, surtout, par des lecteurs français. Mr. Jacques Simon, dont le titre de l’article (9 mars 2010) est le suivant » : La colonisation arabe de l’Algérie n’a pas eu lieu » écrit, entre autres, ce qui suit ». Pour répondre à ces différentes inquiétudes et interrogations, dans un article remarquable, un universitaire utilisant le pseudo d’Aristote, ouvre une nouvelle étape dans le débat sur l’identité algérienne. Suit un extrait de mon article : «L’analyse de la sociologie des nomades et de leur philosophie de vie (nomadisme et mépris de la sédentarisation), la topographie algérienne (montagnes-forteresses), l’économie pratiquée (éleveurs de bétail dans le Constantinois, absence de paysans), la géographie (plaines marécageuses et boisées), l’attrait du Maroc et de la Tunisie, régions très prospères sur le plan économique et dirigées par des pouvoirs, notamment le Maroc, grands recruteurs, après 1151 (bataille de Sétif) de Hilaliens comme mercenaires, permet de comprendre pourquoi l’Algérie n’a pas subi de conquête ou de colonie de peuplement arabe… ». Analyse largement fondée, selon Mr. Simon, si l’on se réfère aux principaux ouvrages sur la question.

Par la suite, le 26 août 2010, Mr. Benchenouf, revenant sur le site, logea le commentaire suivant : « Ainsi donc, monsieur Aristote, votre réponse m’aurait foudroyé, et je me serais par conséquent glissé sous le tapis de votre magistrale contribution, honteux et contrit. Le fait est que je n’ai pas eu l’occasion de revenir sur cet espace. Et que je n’avais tout simplement pas lu votre fulgurante réponse. Je me contenterai, plutôt que de vous répondre à mon tour, de signaler à vos lecteurs, qu’ils seraient bien avisés de consulter les ouvrages d’éminents historiens, Charles André Julien, Stéphane Gsell, Gilbert Meynier, Abdallah Laroui, Mahfoud Kaddache, Ibn Khaldoun, dont la rigueur, le long travail de recherche, et les analyses aussi fines qu’elles sont prudentes, donnent de l’histoire du Maghreb, une lecture autrement plus sérieuse ».

Je pris connaissance des commentaires de M. Benchenouf et le 28 août 2010, je logeai un message, contenant, entre autres, ce qui suit: « Mr. Benchenouf. Au sujet d’Ibn-Khaldoun, Yves Lacoste dans son livre, « Géographie du sous développement », si je ne me trompe (lecture de mes années d’université), disait de cet auteur qu’il avait conscience d’élaborer une nouvelle façon d’aborder l’histoire. C’est mon cas. Je suis conscient, et c’est pour cela que je persiste, de réécrire l’histoire de l’Algérie en détruisant un mythe à savoir que les Arabes ont occupé et peuplé l’Algérie.

Pour finir, je voudrais vous dire ce qui suit:

1)- Vous citez Mahfoud Kheddache. Dans son livre « l’Algérie médiévale », deux points sont à relever. a) – Il confirme à juste titre que les nomades arabes n’ont pas occupé la Kabylie (p.86). Et pour cause, c’est une montagne-forteresse.

2)-Mr. Kheddache a une vision statique de la présence des tribus arabes en Algérie. Il ne décrit pas leur évolution, une présentation qui omet un élément fondamental, à savoir que les Arabes étaient des nomades, donc en mouvement. Aujourd’hui, ils sont ici, demain ils sont là-bas, loin, très loin, vu leur capacité de parcourir au moins 100 kms en un jour. De fait, elles finiront par partir, vers la Tunisie et le Sahara, comme cela ressort dans l’histoire des Berbères, Tome 1, d’Ibn-Khadoun (voir mon site: aristote-algeria.com, texte 7 et 8). Cette présentation de Mahfoud Kheddache est limitée. Elle peut induire en erreur et faire croire que les arabes ont élu domicile en Algérie.Un élément encore plus évident et explicite est le suivant : Mr. Kheddache dit, « la tribu des Taâlbas (Taâlibis) occupe la Mitidja ». Et point. Savez-vous ce que vous lirez sur cette tribu aux pages 123-125, d’Ibn-Khaldoun (tome 1) qui ne ressort pas dans le livre de Mahfoud Kheddache.La tribu des taâlibis a été exterminée par Abou Hamou, le Zayyanide de Tlemcen. No comment. Cela étant dit, je vous invite à écrire un texte réfutant ma thèse, que vous proposerez au Matindz, et évidemment à Dalgerie-Djezair qui nous donne l’occasion d’échanger sur ce sujet. Ainsi, le débat, entre vous et moi, connaitra une portée plus large ».

J’ai logé ce message dans le « Dalgerie-djzezair » le 26 août 2010 mais jusqu’à date, Mr. Benchenouf, n’a pas donné signe de vie. Cela étant dit, quelle conclusion tirer de ses commentaires ? S’agissant du premier message, il avance des affirmations incorrectes, sans aucune substance, car tout ce que je cite comme références historiques est contenu dans tous les livres traitant de cette période, plus encore, dans les livres des auteurs que Mr. Benchenouf conseille aux lecteurs de « Dalgerie-Djezair », de lire. Ces auteurs sont les suivants :Charles André Julien, Stéphane Gsell, Gilbert Meynier, Abdallah Laroui, Mahfoud Kaddache, Ibn Khaldoun. Sa suggestion de consulter les cinq premiers auteurs est inutile car tous ces derniers ne font que commenter Ibn-Khaldoun en ce qui a trait à l’évolution des tribus arabes jusqu’à la fin du 14ème siècle (1400). Pour cette période, il est préférable d’aller directement à Ibn-Khaldoun. Que dit ce dernier qui, par ailleurs, est repris par ces auteurs ?Ibn-Khaldoun définit, dans l’histoire des Berbères, tome 1, trois vagues de migration arabe vers l’Afrique du nord : Les périodes aghlabide et Béni-Hillals vers la Tunisie (voir notre article, Texte 1) et la période Béni-Hillal vers l’Algérie. Les deux premières concernent essentiellement la Tunisie. Nous les avons développés dans notre article. Cette partie s’achève en 1151, par la défaite à sétif des tribus arabes venant, en fait, de Béja (Tunisie) face aux Almohades qui conquerront qui se poursuivra la Tunisie et mettront fin au pouvoir des tribus arabes en Tunisie et imposeront une domination du pouvoir almohade sur toute l’Afrique du nord et l’Andalousie.

A partir de là, une nouvelle ère s’ouvre :la migration de certaines tribus arabes vers le Constantinois, l’Algérois et l’Oranie. Ce mouvement n’est nullement un mouvement de conquête, d’occupation ou de colonisation. Les tribus arabes sont attirés dans l’espace algérien par les pouvoirs berbères. Elles reçoivent un Iqt’a, c’est-à-dire une concession de terre dans les différentes régions citées de l’Algérie. Certaines d’entre elles (Doreid, Douaouidas) en reçurent dans le Constantinois par les Hammadides, d’autres dans l’Algérois (Taâlbas) et la région de Tlemcen (Béni-Amer) par Yaghmoracen (dynastie Abdelwadide) qui régna de 1236 à 1263. Le contexte topographique, géographique et social ne favorisant pas une implantation permanente, on apprend en lisant le livre d’Ibn-Khaldoun l’histoire des Berbères, tome 1 que les tribus abandonnent leur concession dans le nord (Constantinois, Algérois, Oranie) et migrent vers la Tunisie et vers le désert, lieux ou elles sont signalées à la fin de la période Ibn-Khaldoun (1400). Plus encore, Ibn-Khaldoun expose, dans les prolégomènes, partie 1 (google.com), chapitre sur les nomades arabes, les fondements de cette migration vers le désert. Grosso-modo, cette tendance tourne autour des facteurs suivants:le nomadisme et l’élevage de chameaux par rapport au désert. -En premier lieu, le nomadisme n’est possible que dans le désert un lieu que les nomades arabes sillonnent en permanence depuis les temps les plus reculés. Se transporter d’un lieu à un autre, Parcourir le désert est leur principale occupation, car le nomadisme est pour eux, pour reprendre un terme philosophique, et ce, en complément d’Ibn-Khaldoun, un Ethos, c’est-à-dire un caractère relié à l’âme.

Les nomades ne restent, en effet, jamais au même endroit: aujourd’hui, ils sont ici, demain ils sont ailleurs. Ils peuvent parcourir jusqu’à une distance de 100 kms par jour. le désert est le lieu approprié pour le nomadisme, car, ajoutons pour compléter Ibn-Khaldoun, que le sable permet d’amortir les pattes des dromadaires et de leur éviter, ainsi, d’être blessés ou d’être affectés après une longue marche. -En second lieu, l’élevage des chameaux, source pour eux de viande et de lait, impose aux nomades de vivre dans le désert car les chameaux ont besoin de brouter les arbustes du désert, de boire les eaux saumâtres qui s’y rencontrent et de parcourir cette région pendant l’hiver, afin d’éviter le froid et de jouir d’une atmosphère tiède; En outre, les nomades arabes trouvent dans le désert des endroits ou leurs dromadaires peuvent mettre bas. Par ailleurs, les jeunes chameaux, depuis l’époque de leur naissance jusqu’à celle du sevrage, sont extrêmement difficiles à élever, et la chaleur leur est absolument nécessaire. Un élément qu’il trouve dans le désert.

– En troisième lieu, le désert favorise la réussite des razziaz (pillage de bétails). En effet, la razzia, est plus facilement réalisable dans les zones proches du désert. Ce dernier constitue, en effet, un refuge leur permettant une retraite rapide. Après s’être emparés d’un butin, ils rentrent, au plus vite dans la partie du désert ou ils font paître leurs troupeaux. Cela dit, la razzia est une activité essentielle pour les nomades arabes. Les nomades acquièrent une partie leurs moyens de subsistance, par l’élevage des dromadaires qui leur assure le lait et la viande, mais aussi par les razziaz en pillant des éleveurs, fréquentant les hauts-plateaux ou des caravanes allant du Maroc vers la Tunisie ou vice-versa. De fait, la proximité du désert est, pour eux, nécessaire et même vitale car ce lieu leur permet une fuite rapide vers un sanctuaire, inaccessible à leurs poursuivants. De fait, le désert ou les abords du désert sont les lieux propices pour la razzia contrairement au nord ou les habitants sont à l’abri dans les montagnes, endroits constituant 80% du nord de l’Algérie.

De fait, les nomades ne peuvent se hasarder à attaquer les habitants de ces lieux, car ils auraient, à gravir des collines abruptes, à s’engager dans des chemins presque impraticables et à s’exposer aux plus grands dangers. l’autre partie de l’Algérie, à savoir les plaines, qui constituent 20% du territoire du nord de l’Algérie sont, tout autant, moins attirantes pour les nomades arabes: elles sont,soit boisées, marécageuses et, formées d’un sol caillouteux inaccessible au dromadaire, soit habitées par des tribus berbères trop fortes pour être pillées, soit vides d’une paysannerie pouvant être soumise au tribut. De plus, les plaines (Mitidja, Cheliff, Oranie) sont, contrairement aux plaines de Tunisie, incrustées dans des vallons, situées, loin du désert, lieu d’habitation priviligié des nomades arabes. Cela dit, Mr. Benchenouf suggère, comme autre auteur à lire, Charles André Julien :mauvaise suggestion. En effet, Mr. Simon dans son commentaire précédent qualifie notre analyse de « largement fondée, si, dit-il, l’on se réfère aux principaux ouvrages sur la question » parmi lesquels celui de Charles André-Julien, auteur expliquant, cet échec (peuplement de l’Algérie par les Arabes) par l’absence, dans l’espace algérien d’une paysannerie qui aurait pu permettre aux Zayyannides de Tlemcen de remplir les caisses de leur trésor et ainsi de prendre en charge les nomades arabes qu’ils ont ramenés de Tunisie et du Sahara, de les stabiliser et de les ancrer dans le nord de l’Algérie.

A cet effet, Charles-André-Julien, cité par Gaid Mouloud (l’histoire des Berbères, p.212) écrit ce qui suit: « le royaume Abdel wadide n’a donc pu être comme ses voisins de l’Ouest (Maroc) et de l’Est (Tunisie), un État à forte assise paysanne, c’est là semble-t-il les principales raisons de son instabilité et de son insuccès », insuccès qui aboutira à la fin des Zayyannides (1430) et au départ définitif des nomades arabes vers la Tunisie, région connaissant une prospérité économique vers la fin du 14èm Siècle.

L’autre auteur que Mr. Benchenouf suggère de lire est Abdellah Laroui :mauvaise suggestion aussi,car Mr. Laroui, fut notre principale référence par son livre l’histoire du Maghreb, ouvrage qui reprend, par ailleurs, bien sûr les repères historiques d’Ibn-Khaldoun suivants :En premier, les Arabes n’ont pas envahi l’Algérie. Ils ont même été défaits, comme on l’a dit en 1151 (bataille de Sétif). En second, leur recrutement par les Zayyannides comme mercenaires n’a pas abouti à leur implantation dans l’espace algérien. Comme on l’a mentionné, le relief a joué contre leur installation et ils finirent, comme le signale, Mr. Laroui par migrer vers le désert à la fin de la période Ibn-Khaldoun. En conséquence, contrairement à ce que semble penser Mr. Benchenouf, les idées développées par ces auteurs ne constituent pas une remise en question de notre thèse. Et pour cause. Nous l’avons puisé dans les livres de la plupart de ces auteurs, notamment Ibn-Khaldoun et Abdellah Laroui. Notre travail de synthèse a permis d’en dégager la substance et d’aboutir au constat que les nomades arabes n’ont ni occupé ni peuplé l’Algérie durant la période Ibn-Khaldoun. Vers la fin de la période Ibn-Khaldoun, le déclin de la dynastie Zayannide et sa désintégration progressive,la généralisation de la misère les pousse à migrer vers la Tunisie qui connaît sous les Hafsides une prospérité économique et de ce fait devient un pôle d’attraction pour toutes les tribus arabes et même berbères de l’espace algérien. El Kairouani, histoire de l’Afrique (google.com) et Venture de Paradis, Alger et Tunis au 18ème siècle, sous les Turcs les signalent sous le nom de Drid. (Texte 7). Cette évolution des tribus arabes après Ibn-Khaldoun, évolution les éloignant de l’espace algérien semble échapper à Mr. Benchenouf.Il ne semble pas tenir compte du fait que les Arabes dont il est question étaient des nomades, donc en mouvement, surtout quand les conditions de vie devenaient difficiles. De fait, ils quitteront l’espace algérien et migreront vers la Tunisie. D’autres, comme les Béni-Amer de la région de Tlemcen ou bien les Maquil migreront vers le désert. Comme ce fut le cas aussi pour les Douaouidas de Constantine. Un autre aspect faussant, manifestement,le jugement de Mr. Benchenouf, en ce qui a trait à la question des tribus, est son appréhension de cette question dans le cadre maghrébin. En effet, dans son second message, il fait allusion à « l’histoire du Maghreb ». Une démarche illogique, car à l’inverse de la Tunisie, l’Algérie n’a connu ni invasion, ni occupation, ni colonie de peuplement arabe. Une approche judicieuse et logique permettant de bien saisir et cerner la question des tribus arabes dans le cadre de l’espace algérien ne doit être ni diluée ni fondue dans le cadre maghrébin. Il faut étudier et discuter de l’évolution des nomades arabes d’Ibn-Khaldoun en Algérie sans aucune référence au Maghreb

Aristote(ys) auteur de: Les Arabes ont-ils conquis l’Algérie? (lematindz, 19 déc 2009)

site: Aristote-algeria.com

19 commentaires

  1. Vous mélangez les pays berbères (Kabylie entre-autres) et l’espace qu’on appelle aujourd’hui l’Algérie. Les berbères des montagnes de Kabylie ont résisté avant d’être vaincu et islamisé, par contre le reste de l’espace qui englobe l’Algérie d’Aujourd’hui, il s’est islamisé très tôt sans grands heurts. IL ne faut pas prendre vos désirs et vos rêves pour des réalités historiques et ils sont beaucoup dans votre cas.

  2. les kabyles n’ont pas été islamisés par les arabes ( ni vaincus d’ailleurs) ce sont les almoravides (dhamrabthen) qui, parlant berbere, ont envoyé pacifiquement des missionnaires en kabylie qui se sont faits "invités" par les differents villages et qui ont inculqué à la polpulation les rudiments de l’islam et par là islamiser la kabylie.jusqu’à présent on retrouve les tombeux de ces missionnaires almoravides sont les appellations de "sidi flen et sidi felten" en kabylie où des familles entières se réclament de leurs descendance. ce commentaire est là pour répondre à @KM.car il a écrit "les kabyles ont resisté avant d’etre vaincus" or je viens de démontrer que les kabyles n’ont pas eu à résister et n’ont pas été vaincus.salutations.

  3. " … par contre, le reste de l’Algérie … c’est islamisé très tôt sans grands heurts …" .Pourtant Dyhia ( kahina ) est aurésienne et non du Djurdjura. A trop vouloir tirer la couverture a soi, elle finira par craquer.

  4. Feu Mohamed Arkoun disait, il n’y a pas si longtemps, que si les gens apprennent l’histoire, ce qui s’est passé en Afrique du Nord avec l’arrivée des arabes, des fleuves de sang ne tariront pas sitôt. Alors messieurs, vous pouvez contorsionner, maquiller, traverstir l’histoire comme vous voudrez; il en demeurera éternellement que nos ancêtres ont réagi comme tous les peuples de la terre qui venait de la terre : par une résistance féroce. Quant à la Kabylie, comme pour toutes les zones montagneuses, il est certain qu’elle n’ont connu un peuplement d’une telle ampleur qu’avec l’arrivée des arabes. Fuyant l’envahisseur et voulant sauvegarder leurs croyances et religion, ils ont préféré cotoyé les fauves. Hélas, les flancs de montagnes n’arrêtent pas éternellement la vermine.

  5. OK, les arabes n’ont pas envahi l’Algérie.Où est le problème?
    Faut-il en conclure qu’il faut désarabiser de force les 80% d’algériens qui parlent aujourd’hui arabe?
    Et puis prenez garde à ce que la théorie qui vous exposez ne scie la branche sur laquelle vous êtes assis.

  6. De quel arabe parlez vous Mr Oro? le dialecte algérien êtes-vous sûr que c’est de l’arabe compris par les vrais arabes qui eux-mêmes parlent un dialecte différent de la langue arabe classique, celle écrite dans le Coran, des dialectes du Moyen Orient n’ayant rien à voir aussi avec la langue du Coran c’est à dire le vrai arabe, qui est non accessible au commun des mortels (langue de la religion, comme le Latin et l’hébreux). Vos parents ou le peuple algérien parlent-ils la langue du Coran? êtes vous sûr? Est-ce la langue du peuple algérien parlée dans la rue et dans chaque foyer? vous confondez dialecte maghrebin et langue arabe proprement dite.

  7. Ce debat existe encore ???!!! Vous me faite marrer alors je vais vous dire: Est arabe quiconque se sent arabe..idem pour le kabyle, chaoui, targui ou zawali !!! Je comprends ce "vieux débat" pour l’avoir "expérimenté" y’a de cela 20 ans. Le kabyles n’ont aucune raison de sentir "menacé" parcequ’ils sont minoritaire. Ils sont là depuis des siècles et ils y resteront parmi nous (ou chez eux) encore. Je suis arabe de sentiement et de généalogie et j’aime la kabylie, la musique kabyle et je garde une amitié solide et sincères avec mes amis kabyles…Mâalich les amis…vous le permettez???!!!

  8. Bon, monsieur Krimo, poussons votre logique jusqu’au bout.La "vraie" langue berbère, c’est quoi, le kabyle, le chaoui, le mozabite ou le tergui?j’ai lu à plusieures reprises dans la presse des articles de militants berbéristes qui proposent aux linguistes de travailler à unifier les dialectes berbères en une seule langue(qui n’existe pas encore).Ainsi donc, vous miltez pour créer de toutes pièces qui n’existe pas encore, mais vous déniez aux arabes(ou aux arabophones comme vous voulez)le droit de se référer à une langue qui, elle, existe depuis au moins quatorze siècles.
    Quant à votre affirmation que "l’hebreux et une langue de religion", je vous invite à mettre à jour vos connaissances.Depuis soixante ans, l’hebreux est (re)devenue une langue vivante et même officielle d’un état possédant la bombe atomique.Elle est aussi devenue une langue de science et de technique(en empruntant beaucoup de termes scientifiques à l’arabe, soit dit en passant).

  9. @Aristote. Vous dites que certaines tributs arabes ont migré vers le désert, y compris donc le désert algérien. Ce qui revient à dire qu’il y a aussi des arabes en Algérie. Si c’est le cas, vous sertait-il possible de nous donner leurs lieux de concentration, aujourd’hui, dans le sud algérien? Ou ont-il fini, eux aussi(les Arabes), par se confondre aux populations berbères du désert? Si non par quelles spécificités particulières nous serati-il possible de les reconnaître? Merci.

  10. azul fellawen,
    je trouve que les gens divagent.
    ce que krimo est juste et savament dit. inutile de rappeler.depuis 30 ans qu’on enseigne tamazigh…et les gens trouvent a redire n’importe quoi…. bientot sera la langue d sciences et de technoloiie… n’est ce pas amirouche un certain eminent chercheur sur l’arme la plus sophistique des bombes atomoiques…!!!
    si comme la revolution les gens nous riaient au nez. comment ose-nous attaquer la force de l’o.t.a.n… aujourd’hui ce sont toujours les memes incorrigibles ou leurs descendances qui veulent nous apprendre en 2010 bientot 2011 que le creuset amazih n’existe pas…assez de venin distillé.et pourtant dieu sait dans ce monde de tamazgha est peuplé d’amazih noble depuis la nuit des temps. certes il ya eu quelques petits apports. mais sont digere et fondu dans la grande masse amazigh.a suivre tanemirth ar timlillith.

  11. @salim
    Je suis tout à fait d’accord avec toi mon frère. Est arabe celui qui se sent comme tel, idem pour le Kabyle, le Chaoui, le Mzabi…
    Je pense que salim est agacé par ces gens qui le forcent à se sentir ce qu’il n’est pas et c’est son droit le plus absolu. Il faut juste savoir que le Kabyle a été forcé pour être ce qu’il n’est pas et les arabes algériens trouvaient ça normal et pire encore, ils trouvaient raciste le fait que le Kabyle s’affirme comme tel.
    Il n’y a pas d’algériens arabes et d’algériens kabyles, chaouis ou autres ni d’algériens musulmans, chrétiens, athées ou autres, il n’y a que des algériens tout court.
    Alors, respectons-nous comme algériens tout court sans autres adjectifs.

  12. Abreuvez-vous de vos rêves chimériques Mr OrO et de votre arabité authentique? ou empruntée par complexe d’infériorité, vis-à-vis d’une fausse grandeur "de civilisation arabe" qui est en réalité une civilisation appartenant à des peuples musulmans non arabes. Eh oui il faut le dire et le répéter, pendant que dans la péninsule arabique régnait l’esprit tribale et que les peuples ce ces contrées étaient encore des tribus qui se déplaçaient en chameaux jusqu’aux années 1970, les autres peuples musulmans non arabes inventaient la science. La civilisation musulmane est le fait des Perses, des Mésopotamiens, des amazighes comme Ibn Rochd et bien d’autres, des Pakistanais, des Afghans et d’autres peuples non arabes, histoire de vous rafraîchir la mémoire. Vous qui méprisez la culture et l’identité authentiques algériennes pour vous identifier aux arabes, pour lesquels je n’ai pas d’animosité en particulier, mais mon soucis est de remettre les pendules à l’heure, pour mettre un terme aux tentatives de déformer l’histoire par certains. Ceci dit citez moi donc un seul pays "arabe développé" grâce à la langue arabe qui, je le répète, est à vocation religieuse comme l’est le Latin, l’hébreux oui monsieur, l’hébreux ne sera jamais une langue vivante, pour la simple raison qu’elle n’est parlée nulle part ailleurs qu’en Israël pays qui a adopté cette langue pour des raisons politiques et religieuses pour les raisons que le monde connait, en attendant que Israël fabrique la bombe pour massacrer le monde musulman et les palestiniens, des admirateurs comme vous d’Israël restent béats d’admiration face à cet état terroriste et méprise l’identité et le peuple authentique d’Algérie.

  13. azul fellawen,
    dans cete tamazgha qui se cherche.tout est d’accord que le creuset es AMAZIH. certes il ya eu des apports comme tous les pays du monde est compris l’arabie heureuse.ce petit apport au fil des temps est digeré est fondu dans la grande masse. vouloir dire a tamazha il ya des arabes de souches. c’est insencé pourquoi…!!!! il n’ya aucun algerien, aucun tunisien, lybien, marocain, …etc ne peut nier qu’il n’a pas le sang du kabyle, du chaoui, du mzabe, du targui, rifain, chleuh, khroumir, mamata, houara, d’arabophone dans ces veines…ça c’es une certiude tonifiante et vivante.et nous avons tout cela dans nos veines….pourquoi cherche-t-on par tous les moyens a detruire notre histoire….notre culture… ce qui a ete laissé par les kosseila, ibn-oumerth, fatma-n’soumer….ce qui m’etonne grandement 1960 nos ancentres avaient moins de complexe que nos enfants actuels(vu leurs commentaires).
    emir abdelkader parlait le zenete pour ne pas dire kabyle avec les kabyles de syrie…de palestine…du liban…de jourdanie…d’arabie heureuse. ibn-batouta parlait le rifain aux indes le meme rifain qu’on parle a oran… n’est ce pas c’est ADDI nom riffain…!!!
    mon grand imam de l’E.S.T. nous disait qu’ibn badis parlait parfaitement le kabyle…ainsi le pere de kateb yacine.je me souviens comme aujourd’hui entre bachir el-ibrahimi et mon pere toute leur discusion se deroulaient en kabyle…
    le grand hic a l’epoque cux qui etaient contre la vrai langue du pays s’etaient les francophils elevé dans le jacobinisme.. et le milieu des colons….aujourd’hui lorsque je vois les commentaires de certains…on dirait des colons dans annees 1954… j’ai oublie pour rappel vivifiant et tonifiant c’est le jacobinisme qui a donne naissance a paris au baath… e plus tard a l’islamisme radicale…. n’est ce pas najib azoury, safeddine hillali, michel aflak le grec tous les francophones et francophiles ont traduits les idees de la ville des lumieres aux pauvres amazgih que nous sommes…. et voila les degats que ça fait….si je paraphrase jean mouhoud amrouche un autre grand revoluionnaire, grand ecrivain, grand visionnaire, animateur, journaliste hors pairs disait un jour aux français mieux a nos detracteurs d’ou qu’ils viennent:( vous pouvez battre nos volonté, mattez la fierté sur l’enclume du mepris.
    nul ne peut assecher les larmes orpheline qui suce le lait de la liberté… nous voulons la langue de kosseila sur les genoux de nos meres… si il n’ ya pas un respect pour notre langue e la diversité.je n’ai rien a faire dans ce blog des democrates. ni encore moins dans des blog du baath, des jacobins, des islamistes et tous les racistes de cette terre….mon frere est celui lorsque je lui parle de mes souffrances…ces larmes et mes larmes ont coulés ensenble. fusse-il un israelien.non celui qui cherche a me deculterer, me deciviliser et a tuer mon ame et ma culture fusse-il mon frere de sang amazih.
    alors c’est tres clair…
    a suivre…tanemirh a timlillith.

  14. "la fierté arabe" on voit ce que les arabes de la péninsule arabique font fasse au problème Palestinien, ils l’ignorent complètement pour s’allier aux diables yankees et sionistes, ils ouvrent tout grand leur pays aux représentations diplomatiques sionistes avec lesquelles ils entretiennent de bonnes relations économiques et politiques au détriment de la cause palestinienne. Les arabes ont aussi montré leur lâcheté face à l’Irak, ils ont aidé même les yankees à massacrer ce pays, les troupes yankees étaient stationnées en Arabie Saoudite prés des lieux saints, ces arabes qui ont aussi laisser rentrer l’arsenal meurtrier américain aux frontières de l’Irak pour massacrer le peuple irakien ancien peuple mésopotamien, ah elle est belle la fierté arabe n’est-ce pas? si ce n’était pas le pétrole, les arabes seraient encore entrain de vivre dans les tentes et circuleraient en chameaux, signe qu’il ne sont pas associé dut tout à la civilisation musulmane. Pour montrer leur soit disant développement les américains leur ont construit des building en plein désert pour remplacer tentes, mais il ne faut pas se leurrer l’esprit tribale est toujours bien ancré dans le monde arabe auquel des complexés algériens et nord africains incultes en général veulent nous associer, tout en méprisant l’histoire authentique des imazighènes millénaires qui je le rappelle ont apporté la civilisation en Occident et crée des grande dynasties berbères authentiques, mais cela certains ignorants et complexés qui s’identifient aux bédouins arabes de la péninsule arabique lâches et traitres, qu’ils veulent associer aux imazighènes dignes et combattants millénaires, ces mêmes bédouins qui ouvrent tout grand leur pays aux bureaux de représentations sionistes quels hypocrites ils sont. Je ne troquerai mon identité mllénaires amazighe avec l’identité bédouine qui ne nous ressemble pas du tout, n’en déplaise aux fossoyeurs de l’histoire

  15. @FATIMA(2ème message, en espérant qu’il passera)
    Votre QUESTION 1:Vous dites que certaines tribus arabes ont migré vers le désert, y compris donc le désert algérien. Ce qui revient à dire qu’il y a aussi des arabes en Algérie. Si c’est le cas, vous sertait-il possible de nous donner leurs lieux de concentration, aujourd’hui, dans le sud algérien?

    Réponse: :La lecture de l’histoire des Berbères d’Ibn-Khaldoun, tome 1.Chap.sur les Athbebj(Constantinois), les Zoghbas(Hamza et Algérois) et le sud de l’Oranais autour de Tlemcen, permet de ressortir une migration des tribus arabes vers le désert.Les tribus qui ont migré au désert se lancèrent dans le commerce transsaharien allant de Sidjilmassa(réserves d’or) vers les autres régions(Maroc, Tlemcen, Tunisie, Egypte).La crise économique, le déclin de l’agriculture au nord et le détournement de la route de l’or de Sidjilmassa(Mali) vers les ports de l’Atlantique en raison de la venue des Portugais qui vont détourner les voies commerciales à leur bénéfice, mettra fin à ce commerce transaharien vers le Maroc, Tlemcen, la Tunisie et l’Orient. (fin 14ème siècle).Et, en conséquence( réponse à votre question) les tribus arabes migreront vers la Tunisie, la Libye et le Moyen-orient.Le désert algérien ne pouvant plus leur fournir leurs moyens de subsistance, elles le quitteront et migreront vers l’Est.Dans les siècles suivant Ibn-Khaldoun, elles évolueront, surtout dans le transport de l’huile, entre la Tunisie et Tripoli d’un côté et l’Égypte, le Soudan et le Moyen-orient de l’autre.Cette présence est amplement décrite par les deux auteurs que j’ai cités dans mon article :El kairouani et Venture de Paradis.(Évolution que vous pourrez suivre à travers mes articles sur mon site :aristote-algeria.com).Cela dit, Vous pourrez lire aussi mon texte 7 qui mentionne l’étude de Yazid Benhounet sur les Béni-Amer, tribu,  »supposée », selon l’auteur, arabo-hillalienne de la région de Ain-Sefra.
    QUESTION 2 : Est-ce qu’ils se sont fondus dans les populations berbères Ou ont-ils fini, eux aussi(les Arabes), par se confondre aux populations berbères du désert?? Je ne pense pas qu’ils se sont fondus dans les populations berbères pour les raisons suivantes :1)-C’étaient des nomades, donc, toujours en mouvement et comme je l’ai dit, elles migrèrent vers la Tunisie et le Moyen-orient.2)-le sentiment de groupe faisait aussi qu’ils ne se mélangeaient pas avec les autres groupements, à plus forte raison non-arabes (sentiment de supériorité).3)-un facteur, présent même aujourd’hui chez les musulmans du monde entier, l’attrait de l’Orient et plus précisément de la mecque pour des raisons religieuses auquel s’ajoute, un sentiment naturel et humain, tansmis de génération en génération, la nostalgie du pays des ancêtres, 4)-les liens qu’ils avaient avec les autres branches de leurs tribus installées en Tunisie, Libye et Ègypte ou les conditions de vie étaient meilleures, et donc constituaient un fort facteur d’attraction
    QUESTION 3 : Par quelles spécificités particulières nous serait-il possible de les reconnaître?Ma réponse, franche :seulement en voyageant en Arabie saoudite ou dans les émirats arabes car il n’y a pas d’Arabes en Algérie.Hedi Lahouari, professeur (université de Lyon) traduit cette réalité de la manière suivante :La société algérienne est berbère :Berbérophone dans les montagnes et arabophones dans les plaines.Le désert, quant à lui est peuplée de Berbères berbérophones et de Berbères arabophones***
    Salutations

  16. azul fellawen,
    il n’a rien a dire en 2010. quand les gens font la difference entre aures et jerjer.et prennent kahina comme aurasienne.et pourant depuis les choses ont changes, des populations deplacéés…nous sommes des incorrigibles. le mal est entre nous. la minorite arabe qui etait venu etait completement fondue dans la masse amazigh.le grand drame aujourd’hui ce sont les notres pour une raison ou une autre deculturés qui bloquent toutes initiatives pour appropriation de notre identité…de notre culture…si les saoudiens ont trouvé actuellement un terrain favorable du salafisme chez nous c’estt grace aux notres zelés….on a ce qu’on merite.pas plus que hier un professeur d’universite en sciences exactes m’a fait une confidence qu’il a tout fait pour que ces enfants ne parlent pas chaoui… idem pour un jeune militaire gradé et bien cultivé il m’avait dit qu’il grondait sa propre mere losque il lui parlait en chaoui de nmemcha(inmeden).avant mon grand pere intervenait dans le pays chaouiphone.de ne pas frapper leurs femmes lorsque elles parlaient ou voulaient transmettre a leurs enfants la langue de kosseila ou de kahina.aujourd’hui a parts quelques un ou quelqu’unes de certaines regions. on prefere la langue de victor hugo ou la langue chanfara que la langue de nos ancentres.il vaut mieux a l’avenir qu’on fasse notre auto-critique avant de critiquer les autres…tout le monde sait dans toute tamazgha les revoltes viennent des regions qui ont tenus la langue et les coutumes.demain proche une fois nos gouvernants avec le silence et la complicités de nos peuples. on peut devenir les aculturés… des fragiles a tout vent venant…laaroui, jabiri, othman saadi, abderahmane chibane…et les autres ont contribues grandement a notre destruction….tanemirth ar timlillith.

  17. @Fatima:la photographie que je donne concerne la fin du 14ème siècle.Elle se retrouve dans l’histoire des Berbères d’Ibn-Khaldoun, tome 1.Chap.sur les tribus arabes( athbebj(Constantinois), les Zoghbas(Hamza et Algérois, région de Tlemcen).On note, en effet, une migration des tribus vers le désert mais aussi vers la Tunisie, en pleine expansion économique.Les tribus qui ont migré au désert furent intégrées au commerce transsaharien allant de Sidjilmassa vers les autres régions(Maroc, Tunisie, Egypte).La crise économique, le déclin de l’agriculture au nord et le détournement de la route de l’or de Sidjilmassa vers l’Atlantique en raison de la venue des Portugais mettra fin à ce commerce transaharien vers le Maroc, Tlemcen, la Tunisie et l’Orient. (fin 14ème siècle).De fait, les tribus arabes migreront vers la Tunisie, qui comme je l’ai dit connait une ascension économiqiue sous les hafsides qui se maintiendra sous les Turcs, la Libye et probablement l’Orient.Elles participeront au transport de l’huile entre la Tunisie et l’Égypte.Le désert algérien ne pouvant plus leur fournir leurs moyens de subsistance elles le quitteront et migreront vers l’Est.Elles sont amplement décrites en Tunisie et en Libye dans les deux livres que je cite dans mon article:El Kairouani(google.com) et venture de Paradis. Il y’a quelques auteurs comme yazid Benhounet qui ont écrit sur des tribus se disant Arabes comme les Béni-Amer ou gabriel Camps parlant de Chaâmbas comme pouvant éventuellement avoir des origines arabes .(consulter mon site :aristote-algeria.com).Mais ils le font avec beaucoup de réserves et de prudence car il ne faut pas oublier que cette question de tribus arabes migrant vers l’ Algérie remonte à pratiquement six siècles, en partant de 1400.Votre question :Est-ce qu’elles se sont fondues dans les populations berbères du désert :Je ne pense pas pour les raisons suivantes :1)-C’étaient des nomades, donc, toujours en mouvement.2)-le sentiment de groupe faisait aussi qu’ils ne se mélangeaient pas avec les autres groupements, à plus forte raison non-arabes.3)-un facteur, présent même aujourd’hui chez les musulmans du monde entier, l’attrait de l’orient et plus précisément de la mecque pour des raisons religieuses.4)-les liens qu’ils avaient avec les autres branches de leurs tribus installées en Tunisie, Libye et Ègypte ou les conditions de vie étaient meilleures constituaient aussi des facteurs d’attraction certains.Vous trouverez des détails sur tous ces points dans mon site :aristote-algeria.com.Votre dernière question par quelles spécificités particulières nous serait-il possible de les reconnaître?Ma réponse franche :seulement en voyageant en Arabie saoudite ou dans les émiratis car il n’y a pas d’Arabes en Algérie.Il n’y a comme l’a dit le professeur Hedi Lahouari(université de Lyon) que des Berbères berbérophones dans les montagnes et des Berbères arabisés dans les plaines***
    cordialement***
    Aristote(ys)

  18. Merci M. Krimo pour cet élan et cette leçon de fierté identitaire…Tamazight, thalla thalla!

  19. NOUVEAU:lire mes nouvelles études(Période 1962-2011).
    1)-Documents politiques et identité nationale
    2)-Présidents et identité nationale
    (Ben-Bella-Boumedienne-Chadli-Bouteflika)**
    Site:aristote-algeria.com**
    Aristote(ys)

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