Tout n’était donc pas faux dans les rumeurs qui circulaient : le président Abdelaziz Bouteflika veut régner sur l’Algérie même après sa mort ! Cela peut paraître incroyable, mais c’est ainsi que fonctionnent les créatures du despotisme arabe : elles considèrent le pouvoir comme un butin de guerre acquis à jamais, incessible même après la mort, transmissible aux seuls membres de la « famille » qui seront chargés d’immortaliser la dynastie pour les décennies à venir. La dynastie, ses idées, son prestige et son chef !
Les plus lucides diront que ce n’est qu’une rumeur. Les plus xx soutiendront qu’entre la peste et le choléra, le choix n’est jamais facile, et qu’après tout, entre Saïd Bouteflika et Ouyahia, seule la couleur change. C’est vrai. La société n’a pas encore créé les conditions d’une alternative démocratique et les mandarins qui peuplent les bunkers du pouvoir donnent à penser qu’ils tiennent tous de Machiavel.
Pourtant, avec cette perspective de succession d’Abdelaziz Bouteflika par son frère cadet Saïd, nous sortons du machiavélisme pour entrer dans la damnation.
Saïd Bouteflika au pouvoir, ce serait l’Algérie qui serait définitivement alignée sur les dictatures arabes. Pouvoir à vie, « tawrith es-soulta », hégémonisme d’une famille et d’une obsession, le bouteflikisme… Propriété privée de nouveaux rois. Des nouveaux rois, que rien n’autorisait à s’ériger en dynastie régnante sur une terre libérée par le sang d’un million et demi d’Algériens. Des rois sans ascendance et qui, faute de pouvoir léguer un royaume, vont léguer une « république. » On appelle même cela « tawrîth al sulta », l’héritage du pouvoir. Transmission héréditaire, au fils, au frère ou, dans le cas extrême, transmission au sein du même clan. L’important est qu’il reste concentré entre les mêmes mains. Peu importe que l’héritier soit du renseignement ou de la caste militaire, l’essentiel est que le peuple soit exclu de la compétition.
Il y a eu le nassérisme, l’assadisme, la khadafisme… Il y aura le bouteflikisme !
Bouteflika tient en otage un pays, maquillé en fausse république, et ne compte pas le lâcher.
Pourquoi ?
Pour deux raisons liées à la conception que se fait Bouteflika du pouvoir.
La première est que le pouvoir est un butin de guerre.
Il appartient aux plus forts. A un clan. Son clan. Le clan des vainqueurs.
Le pouvoir est un butin de guerre que l’on a conquis en mettant sa tête sur le billot. Le billot ? C’est la guerre de libération, celle que Bouteflika dit avoir menée contre l’occupant français puis, à l’indépendance, au sein du groupe de militaires qui ont confisqué le pouvoir au peuple pour ne plus jamais le rendre : le clan d’Oujda formé autour de l’état-major général de l’ALN, dirigé alors par le colonel Houari Boumediene et qui avait écarté, à la dernière minute, et par la force, le Gouvernement provisoire de Benyoucef Benkhedda, le GPRA, pour s’emparer des rênes de commande en Algérie.
Le pouvoir ne se restitue pas. Il se transmet Ainsi ont toujours pensé tous les autocrates arabes Hafez El Assad, de Bourguiba, de Kadhafi, de Saddam ou de leurs copies médiocres comme Ben Ali, rois-roturiers et monarques absolus.
Il fera alors ce que fait Moubarak en Égypte, qui en est à sa nième modification de la constitution, Kadhafi en Libye, Hafez El Assad en Syrie, Ben Ali en Tunisie : paver le chemin à l’héritier disponible, le frère, puisqu’il n’y a pas de fils, le frère qu’il compte fortement impliquer dans l’exercice du pouvoir.
Ainsi a fait Moubarak avec son fils Gamal, ainsi a fait Ben Ali qui viola deux fois la constitution, ainsi procédait Saddam avec son fils aîné, le tristement célèbre Oddei qui lui aurait succédé s’il n’y avait eu l’invasion américaine ; ainsi fit Hafez El Assad avec son rejeton Bashar ; ainsi s’apprêtait à faire Kadhafi avec son fils Seif-El-Islam…
Le pouvoir appartient aux triomphateurs, aux conquérants. Pas au peuple. Mais à ceux qui « se sont battus au nom du peuple »
Le pouvoir ne s’obtient pas par les élections, mais s’arrache par la force. Le peuple ? Il n’a aucun mérite dans l’avènement de la liberté.
Il a appris, lui, que le pouvoir appartient aux triomphateurs, aux conquérants. Pas au peuple. Mais à ceux qui « se sont battus au nom du peuple »
Dans la tête de l’ex-commandant Bouteflika, le peuple ne fait pas partie des triomphateurs et des conquérants. Ce n’est qu’une foule à qui une élite a offert l’indépendance. Pourquoi exigerait-elle aujourd’hui le droit de donner son avis ?
Bouteflika avait déjà dévoilé le vrai fond de sa pensée lors d’une interview donnée, en 1999, à une télévision libanaise. Il avait déclamé sur un ton méprisant: «l’indépendance de l’Algérie n’a pas été gagnée par le peuple. C’est une élite qui l’a arrachée et la lui a offerte.» Bouteflika, impénitent mandarin qui n’a évolué qu’au sein des états-majors et des cercles de l’intrigue, une créature du clan putschiste, ne croit pas au pouvoir du peuple, seulement au pouvoir des armes. La seconde raison pour laquelle il ne rendra pas le pouvoir est qu’il récupérait « son dû ».
Ce 15 avril 1999, Bouteflika s’installait à vie, parce que ce pouvoir, c’est le sien, celui de la « famille ».
Aussi, quand Bouteflika dit sur Europe 1 devant Jean-Pierre Elkabach.[1] : « J’aurais pu prétendre au pouvoir à la mort de Boumediene, mais la réalité est qu’il y a eu un coup d’Etat à blanc et l’armée à imposé un candidat », il parlait de la succession dans le cadre du clan.
« Boumediene m’a désigné comme son successeur par une lettre-testament qu’il a laissée avant sa mort. Cette lettre se trouvait à un moment donné aux mains d’Abdelmadjid Allahoum [2]. Qu’est devenue cette lettre ? Je voudrais bien le savoir, car je l’ai vue cette lettre ! »
Quand il posa, avec détermination, en octobre 1999, cette question à Khaled Nezzar, le général en restera stupéfait. « J’ai exprimé ma surprise. Je n’ai jamais entendu parler d’un tel testament », raconte le général [3]. Aucun dirigeant politique algérien n’a jamais entendu parler de cette lettre-testament.
Mais l’anecdote est significative de l’état d’esprit qui habitait l’homme à son intronisation : il revenait au pouvoir non pas en tant qu’élu de la nation mais en tant qu’héritier, monarque rétabli dans son « droit » à la succession.
Et qui va léguer la République à son tour. M.B. Prochains articles : L’enjeu Saïd Bouteflika : 2. La fin des ambitions démocratiquesL’enjeu Saïd Bouteflika : 3. Le retour des islamistesL’enjeu Saïd Bouteflika : 4. Comment tromper la société civile ? L’enjeu Saïd Bouteflika : 5. Le règne des kleptocrates
[1] Europe 1, le 8 juillet 1999.
[2] Directeur du protocole de Boumediene, décédé en 1996.
[3] Khaled Nezzar, Bouteflika, un homme, un bilan, éditions Apic, septembre 2003.




Au nom de mon peuple impuissant devant ces hommes venus d’ ailleurs. Au nom de la douleur de nos mères et des larmes de nos pères. Au nom de nos années de souffrance et de combat libérateur. Au nom de tout nos enfants en désespoir, de notre jeunesse brisée, de nos rêves volatises, de nos droits violes et de notre terre souillées je présente mes excuses a nos martyres de libération et de la démocratie. Je présente mes excuses a nos petits enfants pour ne pas pouvoir préserver l’indépendance de mon pays, protéger leur richesse, instaurer la démocratie et construire une vraie justice. Je présente mes excuses a ma personne pour lui avoir interdit d’être a la hauteur de mon grand père Allah yarahmou.
c’est scandaleux ce qui se passe dans les pays arabes notament l’algerie. A ma connaissance l’algerie est une republique pas un royaume une republique democratique et populaire ?c’est a comfirmer ! car se qui se passe nous prouve le contraire .la constitution a deja ete violer une fois eh oui un troisième mandat le desir du pouvoir et une constitution modifiè .
l’algerie est une republique, le peuple decide par referundum.l’algerie n’appartiens a personne surtout pas a la famille bouteflika .tout le monde a remarquer que said bouteflika est mis en avant .car il souhaite prendre le relais .sauf qu’ils ont oublier que le pouvoir ne se transmet pas il appartiens a personne .j’espere que le peuple feras bloque et exprime son opposition du bouteflikisme on en veut pas mais oui pour la liberte, oui pour le changement, l’evolution et la democratie oui au pouvoir controler par le peuples oui au suffrage universel.
faire un commentaire pour qui ! qui doit le lire et le comprendre , le peuple est en attente du sachet de lait
Pourquoi feindre l’étonnement, alors que c’est une pratique "naturelle’ dans les pays araboislamiques ?
Avez vous remarqué aussi que les "peuples" des "réboublques"qui ont connu ou qui sont sr le point de connaitre une succession familiale, n’ont pas bougé un doigt ou émis un son pour protester contre cette vieille-nouvelle façon de transmette le pouvoir ! Ils subissent en silence et les algériens ne feront pas davantage ! Subir ou se révolter, that’s the question !
tout ce qui se dit est pire que les revelations de wikileaks.un testament pour le poste de président de la republique.un general qui ne l’etait pas a l’epoque dit navoir jamais vu ou entendu parler de ce document qui parmis des gens normalement constitués ne doit pas exister mais aux pays des fous qui dirigent l’algerie tout est possible. si wikileaks ne dit rien sur l’algerie c’est que vraiment il doit y avoir danger planetaire.
si l’algérie devient une "monarchie, alors le "peuple" algérien n’aura eu que ce qu’il mérite. en effet se focaliser sur les boutefs et oublier qu’il y a un système, c’est absoudre le système et créer une diversion monumentale. en effet fakhmatouthou n’est pas tombé du ciel mais est le produit d’un système et a été appelé par certains décideurs (certains broutent déjà les pissenlits par la racine) représentant la marabounta qui nous gouverne, pour remplir le vide créé par le lâche assassinat de boudiaf. fakamatouhou n’est en fait qu’un "fonctionnaire" au service d’un système dont le rapport fondamental est un rapport rentier. la rente est appropriée par une couche sociale (composée de plusieurs clans ou secte) et distribuée (d’une manière inégale)à d’autres couches sociales représentant la majorité des algériens. ces derniers en retour acceptent leur sort de clients sans broncher et ne pense pas à la révolution. si le système rentier n’est pas détruit, tout gus qui a l’appui des "décideurs", en particulier les services ne fera que veiller à la pérennité du système. alors trêve de diversion, saïd, h’mimed, moussa el hadj ou el hadj moussa, etc.. se comporteront de la même manière tant que le système qui les produit, demeure. en fait le système produit, dans le même mouvement, les patrons (les couches rentières) et les clients (les couches sociales qui reçoivent des miettes de rente)et ces deux couches sociales représentent la majorité des algériens. comment voulez vous alors que le système ne puisse pas perdurer? seul solution: un choc externe ou un tsunami. le reste, tout le reste n’est que pures palabres pour niais invétérés
merci a demos pour le commentaire.
le piège de boutef et l’ acte criminel du pouvoir en place, met encore une fois le pays en danger
le calcul de la main tendu aux criminels islamistes, et dont said boutef tire profit avec ses deux millions de signatures taché de sang et de larmes de pauvres citoyens.avec cette manipulation,
et cette tromperie le peuple a compris depuis longtemps la traitrise du pouvoir.cette fois-ci ça ne passera pas, les femmes et les hommes libres et démocrates de ce bled ne vous laisserons pas créer cette union du pouvoir islamistes .espérons un soulèvement populaire pour rendre la
liberté, la démocratie et la justice a ce peuple.
L’Algérie n’est qu’un PAYS ARABE et c’est tout!
Quel est le pays arabe ou les peuples sont respectés? Il n’existe aucun et l’Algérie ne fait pas exception.
Elle a raté l’occasion en 1988 et les quelques années qui ont suivi.
Cela fait plus de vingt ans que cet espoir naquit et il s’estompe avec le temps et il n’en reste que de vagues souvenirs.Il semble même que cet espoir n’est plus qu’un souvenir. Un vague souvenir.Le peuple a baissé définitivement les bras. Comment expliquer cette léthargie malgré les pressions sans cesse grandissante de la précarité, de la chéreté de la vie, de la pauvreté sans cesse plus large conjuguées à l’arrogance et l’impunité face aux crimes économiques et la corruption qui spolient la communauté de ses biens sans réaction.
Nous sommes déjà dans la monarchie.Qui a le courage de dire non au roi meme s il sait que le bateau prend de l eau.chiche!Quant à la question de la succession, elle peut etre réglée en un tour de main le moment venu.Il faut attendre d’abord que soit réalisé le "tawrith" en egypte ou il y a apparament encore des embuches devant le roi moubarak.Le cas de la libye ne pose pas réellement de problème.soit seif elislam soit sa soeur aicha (claudia shiffer c est son surnom)discrète avocate très appréciée en occident.ALLI YAHSEB WAHDOU YECHITLOU. dit un adage de chez nous.
C’est, e définitive, la faute à Zeroual qui nous fait don de cette peste. quand il dit qu’il a écarté les généraux, il parle de LAMARI Général major chef d’état major. En écartant ce grand chef avec l’aide des occidentaux, il a écarté toute l’armée. Zeroual a commis la faute, le peuple paye.
Bouteflika, ne peut pas prétendre a un butin de guerre, pour justifi er la confiscation du pouvoir, pour léguera son frère, il ne figure dans aucun document de la Révolution Algérienn e, ni parmi les artisans, ni parmi les chefs
historiques, négociateurs des accords d’Evian, ou membre du CNRA.
l’élite, qui a déclenché la lutte
de libération nationale, et il n’en fait pas partie, a réussi grace a la mobilisation du peuple
Algérien.Boumediene, méme s’il le voulait, n’avait aucun droit pour
le désigner, comme son successeur,
et ne le pouvait pas, puisqu’il
était dans le coma.
Boumediene est resté 13 ans, Chadli
13 ans, et Bouteflika, aura ses 13
ans en 2012. De grace, épargnez aux
Algériens un autre calvaire, avec
le frangin, l’Algérie, n’a besoin
, ni d’un sauveur, prophète ou messie, mais d’un gouvernement intègre, qui puisse nous sortir de
ce marasme, en association, avec
les forces politiques et la société civile.
âpre tout pourquoi pas?si c est le cas en patauge mais toutefois je ne croix pas que les algériens accepte d être soumis a un pouvoir féodale, en plus on a acquit une certaine expérience en matière de démocratie, moi personnellement j ai confiance dans la nouvelle génération
ya djmaa soulevez-vous réclamez la démission du gouvernement et le départ du peésident de la république vous etes en danger de mort ayez le courage comme vous avez eu le courage de battre le colonialisme