A quand le ministère de la Chorba ?

Et si SAG avait raison ?

Par Mohamed ABASSA

Monsieur Sid Ahmed Ghozali, SAG pour quelques familiers, dont on connaît par ailleurs la coutumière élégance et la courtoisie du verbe, même dans ses ironies, accorde un soin particulier au sens et à la précision du mot. Même dans ses discrètes litotes où il nous invite souvent à suivre son regard pour dénoncer les déviances. Il reste avenant et poli. Jamais d’écarts ou d’insultes à l’endroit souligné des gens qui lui font mal. Sarcastique et plaisantin sur la chose, Il en a les moyens, le bougre. Il méprise avec dérision les gens et la gente du pouvoir. Quelle hérésie s’est donc emparée de notre SAG national en prononçant le mot harki pour désigner les supplétifs du vrai pouvoir ? Il sera donc difficile de le soupçonner de bigoterie ou de maladresse ou de lapsus linguae à la Dati, quand, de son discours habituellement disert et fleuri de métaphores et d’hyperboles, émerge, comme dans une embuscade, ce traître mot de harki qui fait si mal et si peur à entendre en cette noble terre de tortures et de souffrances multiples. Justement dues aux exactions des harkis contre leurs propres frères. Ce mot « harki » n’a donc pas glissé ou échappé comme ça, par inattention ou inadvertance à son auteur dont on connaît par trop le sens de la concision et du parler dru et cru. Connaissant donc un peu l’Homme et sa rigueur de froid cartésien, je ne peux le soupçonner sans raison d’avoir commis ce mot oniriquement avec un vague à l’âme ou un dépit de politicien fatigué et outré par les insultes et les outrages faits à son pays et à son peuple; peut-être même à son auguste personne freinée, réfrénée voire souvent censurée dans ses ambitions politiques. Et l’on comprend d’autant mieux ses légitimes éclats de colères que ses procès et les interdits qui le frappent proviennent de petites gens, sans relief, sans morale et sans talent aucun. Des petits, dit-il ; sans regrets. L’un, inventeur de la justice de nuit, se révélant ministre approximatif et travaillant à l’encan, au gré des vents et des injonctions du clan, s’inventant des missions illégales d’autoriser ou d’interdire la création de journaux, touché par sa famille éclaboussée des histoires de drogue et à divers commerces illicites. L’autre, ex chef tortionnaire de la triste sécuritad algérienne, la redoutable SM pour ceux qui s’en souviennent, se révélant par la télévision, en piètre locuteur, dont le niveau mental et intellectuel laissait entrevoir une personnalité immature et inaccomplie ; incapable de formuler une phrase complète; un vrai marchand de paille, plutôt charretier sermonnant ses mules, nous, ignorant son rang et son sujet ; comme la plupart de ses pairs agrippés en morpions increvables au pouvoir des parties. Ce sont ces gens là qui font et défont l’Algérie actuelle. Agissant pour compte et par délégation des vrais détenteurs du pouvoir, ils jugent et censurent MM SAG, Aït Ahmed, Taleb, Touati, Sadi et bien d’autres. Ce sont ces clans régnant qui ont mis l’Algérie à genoux en lui faisant atteindre par la saleté des corruptions, des détournements et des dénis de justice, le plus hideux et le plus dégradant des records; l’un des pays le plus corrompu de la planète terre. M. Zerhouni, dont on ne connaît ni la formation, ni le métier, à part par ses passages remarqués de grand chef des tortionnaires et accessoirement récipiendaire et destinataire permanent depuis 50 ans des largesses étatiques. Qui connaît ses hauts faits d’armes dont ses participations jamais dites à des complots et à des liquidations dans les rangs de l’ALN/FLN des frontières, de vrais patriotes exécutés pour rien. Jusqu’à récemment, ce monsieur s’arrogeait sans aucune légitimité, le droit régalien d’autoriser ou d’interdire la création d’un parti politique, d’association ou d’un simple rassemblement citoyen. Au nom de cette même loi algérienne dont il a décidé d’être le seul gardien et le seul garant, l’autre ministre a décidé de fait, avec son collègue de la tribu régnante, de m’interdire de créer un journal. Mais, franchement, ayant écouté ce monsieur étaler son ignorance et ses incohérences à la télévision de Bouteflika, peu disert et surtout indigent par le verbe, au vu de ses prestations frôlant le ridicule, je me résolvais à croire que ce type là, bien en phase dans sa peau de butor, ne connaissait ni son sujet ni son métier, à part, la seule chose qu’on sache de lui ; ses dons naturels de grand chef policier. Toujours prêt et préparé à frapper les grands, les humbles et les justes. Quoique ! D’évidence, je doute fort qu’il ait eu un jour les capacités de lire et de comprendre un article de loi, encore moins son esprit. Vu ce qu’on soupçonne de son illettrisme avéré et exhibé en direct à la télévision, je doute fort aussi que cet honorable monsieur ait les capacités de pouvoir lire une simple phrase sans l’écorcher, sans en altérer le sens. Et comme cet illustre monsieur ne se satisfaisait plus de son statut de harki du régime selon la définition Ghozalienne du terme et qu’il voulait vraisemblablement s’en affranchir, il s’est retrouvé sur le carreau ; Gros Jean comme devant, viré par le vrai et seul employeur ; les Srabess. Alors que fait-il ? Démissionner ? comme l’exige le moindre gramme de dignité quand on est congédié moins bien qu’une femme de ménage? Pensez-vous l Chez ces gens-là, messieurs, on ne démissionne pas, jamais. On fait le mort ; la rente et la Tchippa sont plus fortes. On pense avec la panse. Et voilà donc, le plus gradé des tortionnaire de la république des tontons macoutes, recyclé en vague vice premier ministre aux fonctions imprécises ; vice ministre de quoi et de qui au fait ? D’Ouyahia, le vrai clone discipliné et soumis des Srabess. Et patatras, voilà donc le grand comploteur, l’ex chef tortionnaire, faiseur et défaiseur de président-roi et de ministres cornichons, expert en urnes gagnantes, emprisonneur d’hommes intègres et talentueux, Benchicou, censeur et punisseur haineux d’auteurs aimant leur pays, rompu aux ruses machiavéliques d’Oujda, qui se voyait déjà le super patron-flics et de tous les services de sécurité, le voilà donc ramassé comme un petit sergent stagiaire pris en faute dans son propre jeu. Le voilà jeté comme un petit sergent dont il n’a pas le niveau ni la conscience, et muté moins bien qu’un chef de Daïra en subalterne saisonnier chez Ouyahia qui aura la lourde tâche de lui apprendre à parler en public. Il accuse le coup et accepte sans la moindre honte, sans le moindre sentiment de déchéance que ressent habituellement une femme de ménage mal congédiée. Et il dit oui, la bouche pleine de couleuvres et de formules ampoulées avec des courbettes appuyées de harki remercié, au sens Ghozalien du terme. C’eut été plus judicieux de le nommer premier ministre du vice plutôt que vice premier ministre. C’aurait mieux ressemblé à son cursus et à son itinéraire de très grand moudjahid des hammams d’Oujda et de Kénitra ; les seuls maquis connus où il a combattu avec bravoure sans compter les autres suspicions de complots ayant visé Abane, Lotfi, Zoubir, Amirouche, Haoues et des milliers d’autres vrais moudjahed anonymes. Tous morts tués par les complots des planqués des frontières attendant en hyènes pressées leur heure ; leur gloire. Ils l’ont acquise et gardée depuis 50 ans. Ils y sont toujours ; jusqu’à leur mort physique disent-ils. Demandez des précisions à M. Ahmed Bensaâdoune. Il les connaît un à un. Dommage que ses témoignages précis n’aient pas connu la diffusion qu’ils méritent ; une vraie autre censure.

C’est pourquoi, dans l’intelligence du mot harki, Il faut comprendre que les servants du régime accepteront toutes les platitudes, toutes les génuflexions, toutes les courbettes, tous les baisemains et bassesses dérivées, pourvu que les avantages faramineux et les privilèges de la vache étatique restent intacts et tombent comme toujours, régulièrement à leurs pieds, depuis 50 ans à ce jour. Qu’ont-ils apporté ces gens là à l’Algérie ? L’indépendance ? Laissez-moi rire ! Les Hammams de Nador et de Tunis ont été bien plus utiles à la révolution algérienne. La question est plutôt de savoir ce que l’Algérie leur rapporte depuis l’indépendance dont ils sont les seuls bénéficiaires à ce jour : des millions et des milliards en Dinars et en devises, en argent, en terrains, en pharmacies, en villas, en privilèges illimités, en postes à l’étranger, en marchés pour la famille , pour les amis et les maîtresses, en fonctions régaliennes et en grades usurpés, en détournements massifs qui font de l’Algérie actuelle l’un des pays le plus dévoyé et le plus corrompu au monde. De cela, ils n’en ont cure puisque leur employeur les laisse faire à leur guise puisqu’il se dit, comme toujours, que canaille et racaille se réconcilient à la gamelle quand elle est bien pleine. D’évidence, quand hyènes puantes et lions régnants se partagent équitablement le butin en fonction de leurs grades et de leurs rangs respectifs, la fonction et l’épithète de harki se justifient amplement dans la bouche et dans l’entendement de M. SAG. Forcément donc, je comprends les colères cumulées de M. Ghozali qui ne s’est pas, mais alors pas du tout, fourvoyé ou égaré en traitant ce personnel subalterne de commandements ministériels à géométrie variable, à vestes réversibles et à mémoires courtes, de minables et piteux harki travaillant en toute connaissance de cause pour les casquettes de l’ombre et/ou pour un ¾ de président, lui-même sous les ordres du cabinet noir de derrière les rideaux. Vous souvenez-vous du rideau de la maison de la culture de Annaba ? De L. Belkheir? Du général Smaïl ? Du PG Sayah devenu Consul Général pour service rendu? De Boumaârafi, petit appuyeur solitaire de la gâchette fatale ?

Et voilà donc le super grand chef, c’est-à-dire les ¾ de président, se trouvant bien malgré lui et à son corps défendant obligé de se délester de ses trois amis d’enfance, le Texan atteint de boulimie de détournements , l’ex chef tortionnaire atteint de mégalomanie sécuritaire et un repris de justice maladivement atteint de frénésie d’études bidon avec des bureaux d’études étrangers non moins bidon. Aux dernières nouvelles, il a été recyclé en ministre du futur, magistère qui n’existe nulle part au monde, et versé sans ménagement dans la science obscure des guèzanate d’Oujda ; la prospective! Fonction qui lui va si bien hors statistiques qui lui échappent totalement selon la volonté soulignée des Srabess. Lui non plus, attaché et motivé par le ventre, n’a pas cru devoir démissionner pour les fessées qu’il ne cesse de recevoir. Et pourquoi démissionnerait-il et pourquoi quitterait-il ce paradis inespéré que lui offre son ami le trois quarts de président ? Au pire, pour lui aussi, les jets d’Anadarko sont prêts à décoller. De plus, comme doit le penser SAG, La vie de harki est si belle à Djenane El- Mithak et les appartements bradés de la Tour Chabani sont si somptueux, si bien soignés par BRC ! Le texan lui, le seul à se vanter de ne pas émarger chez les Srabess locaux, donc un non harki local, se permet, lui, avec l’arrogance et le mépris qu’on lui connaît, d’éclater de rire quand les journalistes indigènes lui demandent s’il ne craint pas la justice algérienne pour les montagnes de dollars qu’il a détournés. La CIA est la plus grande croit-il en son intime conviction sans jamais préciser sa pensée de Texan. A lui seul, il a mis l’Algérie et les Algériens à genoux ; il est toujours en liberté fort des soutiens devinés des grands Srabess étrangers ; CIA, Ned CIA et Mossad en tête. La DGSE ne comptant pas non plus pour du beurre.

Un autre qui n’émarge pas non plus en harki chez les Srabess locaux, c’est Saïd, dit le ½ président ou le dauphin sans régence. Un vrai Borgia instruit, moins que le défunt cardinal, de l’art des couloirs et des complots, l’héritier du trône républicain qui s’amuse, comme Marie Antoinette, à jeter des brioches et des postes à tous ceux qui prêtent allégeance et loyauté aux seigneurs du jour : lui, la fratrie et surtout le grand frère monarque républicain. Mais là aussi, les Srabess locaux, ces méchants indigènes qui maîtrisent à la perfection ces vilaines choses de la baignoire et de la gégène, ont remis, à leur manière, un peu d’ordre dans la maison Algérie. Depuis, selon certaines rumeurs algéroises et selon certaines gorges profondes d’El-Mouradia, le petit Saïd s’est un peu ravisé et, surtout, calmé en faisant le deuil de ses rêvasseries bokassiennes. Il ne lui reste plus, semble-t-il, que quelques bricoles de sous-dév. frustré comme bidouiller à sa manière le JT du 20 heures, le placement à des fonctions régaliennes des derniers cancres et servants zélés du clan, des généreuses pensionnaires des canapés présidentiels, et, surtout, la gestion des secrètes et juteuses affaires de la fratrie, et, bien plus, quelques cocus pressés, rétribués en postes et hautes nominations étatiques ; de s’offrir à El-Mouradia, comme à Capoue, sœurs, consœurs et épouses pour arriver à la juteuse gouvernance ; Oui vraiment ; comme à Capoue. Parce qu’El-Mouradia, par ses mœurs, n’est pas loin de Capoue. Comme le Capitole n’était pas loin de la roche tarpéienne. En cela, les Srabess locaux ont été très dissuasifs. Pour cela aussi, le petit Saïd, comme le petit Nicolas, a fait dérogation à la définition harkienne de SAG sans s’être totalement affranchi du trio diabolique du clan. Défaits, humiliés et mis HS par les Srabess locaux. Des vrais harkis qui prennent conscience des limites de leur pouvoir.

Garde à vous ! La casquette est bien là.

C’est dans ce climat que Ghozali a lâché son terrible réquisitoire avec un seul mot, oui un seul: harki. Quoique, avant lui, son ami Belaïd Abdeslem, alors chef du gouvernement lui succédant, avait lâché, plus à Ali Kafi qu’aux téléspectateurs, que lui, c’est El Aaskar, les militaires, qui l’avaient placé à son poste de chef de gouvernement. Comme tous les autres avant et après lui. Personne avant ou après lui n’avait osé commettre; ce que, d’évidence, tout le monde savait et sait toujours. Aucun dirigeant politique, aucune institution politique nationale, régionale, locale, aucune opposition, aucune association civile, aucun journal, radio ou télévision ne fonctionnent en dehors des contrôles et de la surveillance directe de la casquette. Chaque ministère est sous la surveillance directe et permanente d’un officier supérieur qui, bien souvent, se trouve impliqué dans les grosses affaires de corruption. Mais attention ; je ne généralise pas ; je connais personnellement de nombreux officiers supérieurs, affectés à la fonction ingrate de surveiller des ministres et cadres supérieurs et qui ont sauvé l’Algérie de nombreux désastres. Sans être la majorité, ils sont nombreux, parfois compétents, souvent sobres, honnêtes et anonymes. C’est évident.

C’est quoi l’évidence ? Ce sont les militaires qui dirigent le pays en utilisant des civils recrutés au berceau, dociles, souvent corrompus et soumis à tous les niveaux des hiérarchies et des allégeances en contrepartie d’avantages faramineux. Question : Comment devient-on ministre, DG et PDG d’entreprises publiques, Wali, chef de Daïra, Ambassadeur, Consul et Consul Général, Député, Sénateur, bénéficiaires de gros marchés publics, résident au Club des Pins (que les Algériens appellent Club des chiens). Comment devient-on Président de la République d’un pays après l’avoir déserté pendant plus de vingt ans alors qu’il pleurait ses enfants égorgés ? Par qui ? Par ses frères des montagnes dit-il, toute honte bue. Comment peut-on devenir ministre de la RADP après avoir déserté son pays pendant 30 ans et mis en faillite un pays prospère, l’Argentine, après avoir servi la CIA et le Mossad ? Comment peut-on recruter un ministre de la RADP quand on sait que c’est un repris de justice, violeur et voleur condamné es-qualité ? Les militaires recruteurs ignoraient-ils cela ? Non, je ne ferai pas injure à leur intelligence ni à leurs fichiers. Est-ce volontaire ? Oui, ils recrutent des êtres faibles, fragiles, corrompus, prêts à tout et à toutes les allégeances. Et c’est précisément ce qui a conduit notre magnifique pays à devenir ceci par cette option de gouvernance des demi-harkis :

– Des patates réservées aux cochons canadiens sont importées et proposées aux Algériens à 2 fois leur prix d’achat.

– L’Algérie est le seul pays au monde où un haut responsable avoue publiquement qu’il a volé et fait détourner des centaines et milliers de milliards d’une manière frauduleuse et crapuleuse, sans que la présidente du tribunal ne s’en offusque ou ne déclare séance tenante : « Policiers ! Emparez-vous de lui » Elle ne l’a pas fait. Pourquoi ?

– Le prix du Km d’autoroute de M. Ghoul coûte deux fois plus cher que les prix moyens pratiqués dans le monde. Alors, où vont les différences de ces prix exorbitants ? Les caisses islamistes qu’affectionnent délictueusement M. Boutef sont, pour le moins, bien alimentées; « ses frères des montagnes » comme il a dit, lui.

– Le métro d’Alger (quelques ramettes) bat tous les records du monde: délais de réalisation (30 ans et ce n’est pas fini), quatre promesses d’inauguration mensongères, le prix du Km rendu est trois fois plus cher que le coût moyen d’un Km réalisé ailleurs dans le monde.

– L’Etat algérien est incapable de garantir un litre de lait par famille algérienne ou une baguette de pain les jours de fête ; une vraie honte. Comment peut-on gérer un pays et Etat quand on ne sait pas faire gérer une épicerie ?

– L’Etat algérien est incapable de gérer les poubelles et les ordures qu’il génère lui-même. Trouvez une seule ville algérienne exempte ou épargnée de cette horreur, des saletés générales, des cafards et des rats ; les seules espèces qui prospèrent et vivent librement dans leur Algérie. C’est pourquoi les jeunes la quittent ou cherchent à la quitter.

– L’Etat algérien est-il en mesure de mesurer ou de compter le nombre d’Algériens qui se nourrissent et vivent dans les poubelles ? Combien sont-ils ? Des milliers ? Des millions peut-être !

– L’Etat algérien a provoqué l’exil de deux cent mille scientifiques et hommes de culture algériens. Aucun autre Etat au monde ne peut se prévaloir d’un tel crime, d’une telle infamie, d’un tel désastre, d’une telle forfaiture. Posez-leur la question « Pourquoi êtes –vous partis ? Je suis parti quand j’ai vu les cancres, les voyous et les voleurs diriger mon pays… Comme en économie, c’est toujours la mauvaise monnaie qui chasse la bonne.

– L’Etat algérien a fabriqué un million de prostituées et un autre million de chômeurs et de désœuvrés divers.

– Le régime algérien a créé trois cent mille errants, désœuvrés, mendiants, fous et divers SDf vivant de poubelles et de charités gouvernementales. N’-t-on pas créé le ministère du couffin ! A quand celui de la Chorba ?

– L’Etat algérien a créé, par la Hogra et la Harga, la plus grande ruée de Boat People, cinq mille Harragas par an, dont la plupart nous reviennent atrocement morts sur nos rivages. Les plus chanceux d’entre eux finissent dans nos prisons ou dans les porcheries espagnoles. Deux sorts identiques ; encore que certains Harraga préfèrent la porcherie ou le poulailler espagnols. A qui la faute ? Les ministres harkis ? Le ¾ de Président ? La casquette de l’ombre ? Les trois ? Le peuple ? La solution ? C’est l’après pétrole et seulement cela la solution. Car sans pétrole, c’est la moitié de la population algérienne qui sera exterminée par la famine, les épidémies et les révoltes. Où seront alors les responsables de cette catastrophe ? Resteront-ils en Algérie ? Ils y seraient lynchés et écartelés eux et leurs descendances tant les vengeances populaires seront violentes ; terribles. Ils le savent. Ils iront manger leur argent planqué ailleurs ; aux Iles Vierges Britanniques, au Liechtenstein, Andorre, Le Luxembourg, Paris, Houston ou Dubaï et bien d’autres places où dort l’argent volé.

– L’Algérie est le seul pays au monde dont les richesses naturelles (pétrole et gaz) finissent dans les égouts (produits alimentaires, médicaments et divers produits périssables) pendant que d’autres, avec rien et aussi les égouts, créent des richesses. Nos voisins Maghrébins et Français créent de l’or avec de la merde ; les dirigeants algériens transforment, eux, notre or en merde. Notre pétrole, pour l’essentiel, finit dans les chiottes et dans des comptes codés étrangers. De la vraie merde. C’est cela le sous développement.

La vraie solution, où est-elle ?

Elle est entre les mains des militaires ; les vrais détenteurs du pouvoir. Pendant qu’il est encore temps et d’éviter la catastrophe nationale dont tous les signes annonciateurs sont partout réunis et dans toute l’étendue du pays (Jacqueries paysannes, paupérisation, misère, Hogra, dénis de droits, atteintes aux libertés publiques et individuelles, révoltes populaires, banditisme, coupures de routes, occupations de mairies, enlèvements, chômage, prostitution, maladies, épidémies, harraga, corruption, régionalisme, séparatisme et bien d’autres signes prédictifs des pires malheurs à venir) il est urgent d’agir pour que l’Algérie devienne ou redevienne un pays normal où il fait bon d’y vivre. Au lieu de laisser s’entredéchirer les différents clans du pouvoir pour un meilleur partage de la rapine, chacun attendant l’anéantissement ou la mort de l’autre, il est urgent d’arrêter cette mascarade entre morpions, entre supplétifs soumis et détenteurs réels du pouvoir. Il est urgent de désigner une commission nationale comprenant tous les courants et toutes les sensibilités nationales représentatives de la société civile et politique algérienne impliquant l’opposition démocratique et républicaine dans toutes diversités pour les missions de salut public suivantes:

1. Faire l’état des lieux détaillé de la situation réelle du pays et à tous les niveaux sociaux, politiques, économiques et culturels en faisant appel à l’expertise nationale et internationale qualifiées et reconnues quelle que soit leur couleur politique ; la compétence et l’honnêteté étant les seuls critères électifs à cette mission.

2. Nommer un gouvernement de transition composé d’hommes et de femmes compétents, républicains, honnêtes et jamais impliqués dans des scandales de corruption quelles que soient leur couleur politique, leur région ou leur religion.

3. Redonner à l’ANP son rôle d’armée professionnelle au service et sous le contrôle direct et permanent du gouvernement civil y compris celui de transition. Et, dans ce cadre, remettre l’armée nationale dans ses casernes en redéfinissant ses nouvelles missions de reconstruction du pays, de construction et de défense de l’ordre démocratique et républicain, d’assainissement et de moralisation de son encadrement, de la mise à l’écart et à la retraite de ses hauts gradés qui s’adonnent ouvertement à la rapine, à la concussion et aux divers trafics d’influence. Il faut en premier lieu bannir et nationaliser ce que tous les algérois appellent le « Pont des généraux » une sale et hideuse verrue dans le joli port d’Alger

4. Créer le cadre et les conditions de reprise et de prise du pouvoir au niveau local, régional et national par les seuls et vrais élus du peuple dans l’esprit du contrat démocratique et républicain qui unit majoritairement les Algériens. En fait jeter les assises d’une vraie et sérieuse constituante telle que suggérée depuis toujours par Hocine Aït Ahmed dont la pertinence de la revendication, de fait, est remise au gout du jour. Une urgence si l’on s’attarde un peu sur l’exposé de ses motifs. Encore une fois, l’Histoire et l’actualité réunies donnent raison et légitimité à la revendication cardinale de M. Aït Ahmed. Il avait vu juste. Il faut repenser et énoncer les instruments de la gouvernance de la nation algérienne dans son socle républicain, démocratique et civil. Il est important de préciser la dimension civile du pouvoir ; ce qu’on n’évoque plus ou très peu depuis la mort « officiellement héroïque » d’Abane Ramadhan ; le visionnaire.

5. Faire l’inventaire des biens et richesses détournées par des responsables en poste durant leur mandat au profit d’eux-mêmes, de leurs familles et de leurs amis. Car, pour restaurer l’autorité et la crédibilité de l’Etat, il est absolument impératif et nécessaire d’inventorier et de récupérer ces biens nationaux pillés : biens meubles et immeubles, biens culturels et historiques, volés, détournés ou achetés à des montants symboliques. Dernier exemple en date, un ministre en poste a acheté à une entreprise publique pour 1,8 millions de DA ( le prix d’un studio à Ouargla) un appartement loft meublé de 500 m2 qu’il a revendu pour 19 milliards de ctm. Il faut demander des comptes à tous ces dilapidateurs de biens publics quel que soit leur rang : Présidents, généraux, ministres, PDG, DG et tous les prédateurs connus de la nomenklatura. Cette opération est capitale et essentielle parce qu’il y va de la crédibilité et du sérieux de l’Etat. Il faut que les pilleurs connus de l’Algérie rendent des comptes quels que soient leurs rangs, leurs fonctions, leurs régions ou leurs grades. Les Algériens feront confiance à l’Etat quand ce dernier sera juste, équitable et exemplaire dans ses conduites. Les Algériens ne veulent plus entendre, écouter, les discours de ces ministres et, Président en tête, leur parler de lutte anti-corruption alors, qu’au su et au vu de tous, ils sont les premiers et les plus gros corrompus. A qui appartiennent les 3000 bus du transport universitaire d’Alger ? A qui reviennent les Chippa de l’autoroute Est-Ouest ? A qui reviennent les surfacturations du métro d’Alger ? Les commissions des 5 millions de vaccins H1N1 jetés à la poubelle ? Les milliards de l’agriculture offerts à des hauts responsables qui n’ont aucun lien avec l’Agriculture ? Les lignes de crédits en devises offertes à des voleurs connus ? Qui a profité du rachat des entreprises publiques privatisées ? Il serait très intéressant de rendre publique la liste nominative de ces repreneurs d’entreprises publiques vendues souvent à crédit ou pour le dinar symbolique. C’est cela les premières missions d’assainissement de la société algérienne pour stopper rapidement les dérives suicidaires dans lesquelles elle s’enfonce.

6. C’est cela les premières missions du ou des généraux dépositaires exclusifs du pouvoir politique actuel. C’est l’unique moyen d’assainir et d’élever sa conscience avant de partir. C’est le seul moyen de s’élever en laissant, pour l’Histoire, pour son pays et aux siens, quelque chose de durable et d’éternel : sauver son peuple et son pays des dérives monstrueuses dans lesquelles il s’enfonce chaque jour un peu plus. Ce n’est pas en allant onze fois ou mille à la Mecque avec l’argent du contribuable, c’est-à-dire volé, qu’on soulagera sa conscience ou entrer au paradis. Dieu, dans toutes ses déclinaisons connues, est incorruptible. Quel grandeur de se présenter à lui, nu, et dire par l’humilité : « j’ai tout fait, tout entrepris pour sauver mon pays et mon peuple… » Alors, MM les généraux intègres et patriotes ! Au travail. Dieu et les hommes de cœur et d’esprit vous soutiendront même si vous n’avez pas les vocations et la puissance d’Héraclès, nettoyeur des écuries d’Augias. Les nôtres sont trop pleines, trop sales. Il faudra des siècles pour les nettoyer. Commençons toujours en donnant à nos enfants le gout et l’envie de poursuivre.

M. A.

33 commentaires

  1. Les Etudes d’Ingénierie du Dépôt du Tramway d’Alger ont été un véritable fiasco, ce qui a d’ailleurs provoqué comme vous le savez, un glissement important dans les délais de réalisation de ce projet et des surcoûts pharamineux qui ne peuvent se justifier que par le laisser-aller et l’irresponsabilité du Maitre de l’ouvrage :EMA et la Tutelle qui ont apparemment d’autres chats à fouetter. J’ai ouïe dire que les études d’ingénierie du dépôt Tramway de Bordj-El-Kiffan ont été faites par 3 bureaux d’Etudes l’un Espagnol, l’autre Tunisien et un 3ième Algérien qui se rejettent chacun la responsabilité sur les carences et les omissions constatées sur les lots techniques et leur réalisation sur site pour se tirer d’affaire après avoir soutiré le maximum d’argent à un Etat bon-payeur qui n’aura vu que du feu. Le premier est, je crois, un Bureau d’Etudes Espagnol fictif et sans références qui a fourni des prestations d’études virtuelles à la carte et non exécutables juste pour présenter un dossier et pour parer au plus pressé dans un marché de dupes ou l’Etat Algérien était le plus grand perdant. Le second BE Tunisien a été appelé à la rescousse pour sauver ce qui peut être sauvé dans ce scandale en copiant le premier sans faire trop d’erreurs pour se rattrapper et aussi et surtout pour ne pas perdre beaucoup de temps ni d’argent dans cette deuxième arnaque organisée de telle sorte que le Maitre- dindon de la farce ne se doute de rien au moment de la saignée. Le 3iéme BE n’a pas tardé lui non plus à aller réclamer son dû auprès du trésorier d’Etat au bon cœur qui ne rejette aucune fausse facture lorsque c’est le Beylik qui paie. Les Etudes d’ingénierie faites par ce troisième maitre-chanteur et entrepreneur dans le tas sont tout simplement restées sans suite et considérées obsolètes par les nouveaux résidents venus de loin pour faire vite en tirant une multitude de plans sur la comète. Le hic dans tout cela est que les Entreprises de réalisation du dépôt tramway d’Alger se retrouvent aujourd’hui avec sous le bras un paquet de Plans « Bons-Pour-Exécution» qui traitent du même sujet mais avec de nombreuses discordances et des insuffisances qui ne leur permettent pas d’avancer dans les travaux.

  2. Monsieur M.A, je viens de lire votre article d’un trait et je le relirai encore, car il exprime tout ce que l’algérien moyen ressent devant un tel désastre, un tel gâchis, Monsieur de grâce dîtes moi d’où vient cette engeance ? Comment a t-elle pu détourner ce fleuve vers l’inconnu ? Comment a t-elle pu pénétrer tous les organes vitaux de ce pays au point de le réduire à un simple chantier d’affaires de toutes sortes où des hyènes déguisés en commis de l’état prennent allègrement leur part du butin remplaçant ainsi, les anciens colons, (sauf le respect des vrais moudjahidine et de nos valeureux martyrs) avec une férocité telle, que je me demande véritablement, si ce pays n’est pas gouverné par des étrangers préparant une guerre civile et le morcellement de son vaste territoire.
    Votre article est un document à accueillir avec sérieux. Je vous salue monsieur.

  3. Oui et tout ça est connu par beaucoup d’algériens sans que cela fasse boule de neige et balaiera cette vermine qui nous pourrit la vie et nous aliène depuis toujours.Oui cette horde de tortionnaires avec un QI d’opossum qui s’imposent comme ministres et généraux, présidents et chefs de tout et de tous.Oui cette Algérie devenue terre des éclopés et des sous hommes, terre des charlatans et raquis, terre de femmes momifiées et d’enfants truands.Oui cette Algérie de la souffrance, de la douleur et de la misère morale surtout.Et d »aucuns pensent nettoyer cette maison close algérienne, cette terre devenue fantastiquement débile.Oui les algériens sont devenus dingues, dingues à pleurer, dingues à tomber par terre, dingues comme l’étaient les menfis de l’ancienne Cayenne.Sommes nous des êtres humains devenus irrécupérables?!

  4. Magnifique, soulageant, rassurant?En un mot, bravo!Je sais, nous le savons tous, qu’il y a désormais des algériens qui…. savent!
    Voilà ce qui arrive à un pays quand 2 DE ses enfants ET TANT D’AUTRES qui ont vu juste(ÉTAT RÉPUBLICAIN ET SOCIAL) sont dévoyés, assassinés(ABANE RAMDANE)OU POUSSÉS À L’EXIL (AIT AHMED).
    Le crépuscule des dieux est proche!
    L’armée avec le concours de ses soldats républicains et patriotes se doit de réparer la faute des planqués des frontières et demander pardon aux populations civiles meurtries par 7 ans de guerre de libération nationale et 48 ans de tyrannie politico-militaire!
    Ce jour là, couleur d’orange approche, n’en déplaise aux …..harkis du clan d’Oujda hantés par les fantômes de Abane, Boudiaf, AMIROUCHE, HAOUES ET LA TENACITÉ TITANESQUE DE Monsieur Ait ahmed!!!!

  5. Je suis etonné de vous voir espérer la solution de ceux-là même qui ont étudié, planifié, et fait executer – par ces HARKIS de service, qui profitent à leur manière avant qu’ils ne soient surpris et jetés aux oubliettes – cette entreprise de destruction massive et profonde de l’Algérie, en s’aidant de slogans nationalistes à chaque occasion qui se présente pour nous faire mieux avaler la pillule somnifère. A mon humble avis, il n’y a que le peuple qui puisse faire cette révolution:.

  6. Si les solutions proposees dans l’article par ce GRAND VISIONNAIRE pour une sortie de crise ne sont pas appliquees a temps ou devaient échouer les conséquences en seraient incalculables.Est ce que les miltaires sont conscients de ce naufrage imminent???????

  7. Je suis d’accord sur toute la ligne de l’auteur sauf que quand il dit qu’il faut punir ceux qui ont vole, pille, massacre le pays et qu’il faudrait leur enlever leur butin mal acquis. Justement c’est de ca que ces rapaces ont peur de sorte qu’ils veulent rester au pouvoir indefiniment pour ne pas etre punis! Moi je dirais: Gardez tout ce que vous avez vole jusque la, n’ayez pas peur de represailles seulement PARTEZ! GARDEZ TOUT, MAIS SVP PARTEZ! Ce jour la ils partiront. Si on les menace de punition alors la ils se comporteront comme des hyenes encerclees et alors ils feront tout pour rester quitte a sacrifier toute l’Algerie et sa population pour sauver leur tetes!
    Alors Messieurs les rapaces on vous dit: Gardez tout ce que vous avez vole, seulement Partez yarham babakoum!

  8. woow ca c est du lourd, chapeau et meme bien rediger au point de detail, alors qu attendez vous Algeriens, demander vos droit…!!!
    Bravo et mille bravo c est vraiment soulageant de lire un tel article, bonne continuation je suis certain que ca va faire du bruit a el mouradia ainsi qu a l etat major algeRIEN…

  9. l’analyse est pertinente et reprend ce que l’algérien lambda sait sans être être passé par l’école des mines de paris. cependant, l’esquisse de solution proposée relève d’une naïveté maladive, laquelle naïveté est la caractéristique principale de la plupart des intellectuels algériens. en effet ces derniers, pour des raisons obscures, essaient souvent d’absoudre l’armée en général et les services en particulier de leur "péchés" et de leur méfaits. or l’armée et les services (du moins la partie visible de ces deux entités) sont au coeur du pouvoir algérien depuis au moins 1965. l’armée et les services sont au coeur des "affaires" les plus scabreuses. par conséquent ils sont les principaux responsables de la mélasse au sein de laquelle se débat notre pôvre pays. en fait au regard du système qui domine en algérie, système basé sur la distribution de la rente, une majorité d’algériens est corrompue d’une manière ou d’une autre. et personne ne peut avancer qu’une société dont la majorité est corrompue peut envisager la révolution. d’ailleurs c’est à cause de la rente que l’algérien lambda ne pense pas à la révolution. en fait l’algérien lambda croit (et il a raison de croire puisqu’il vit au pays des miracles) qu’il sera certaienement le prochain récipiendaire de la prochain fournée et qu’en un clin d’oeil il pourra se métamorphoser en notable du coin après avoir été un minable du coin. moralité de l’histoire: seul un choc externe pourrait détruire ce système qui avilit ses propres enfants lesquels acceptent leur propre avilissement sans broncher.

  10. après votre récit Mr ABASSA, il ne nous reste plus que le suicide collectif car et comme toujours ils(Srabess)vous diront « les chiens aboient et la caravane passe! ».

  11. Merci bien d’ avoir fait le constat de la realite du pourvoir criminel Algerienne mais pour les/la solutions je ne suis pa du tout d accord avec vous. Pour cela il est plus que necessaire que la loi sevisse vraiment; jusqu à s’ il le faut, prononcer des executions. Mais qui va le faire ? vous croyez que c’ est les gros ventrus de generaux pillleurs comme tous les autres…Les fils de bonne famille, il n y en a pas au pouvoir criminel d alger. c est tous de la mafia de l Est à de l ouest …., les solutions que vousp reconisez pour l ALgerie c’ est des gaminerie et excusez moi de vous le dire, il faudrai beaucoup beaucoup plus que cela croyez moi, pour vous proposer un debut de solution commencer par quitter le bled c est un conseil car ra3dha atsaya, quiter le pays car la foudre va venir, vous avez les informations sur l « affaire » khalifa ou celle de l assassinat de Boudiaf il te font croire qu’ ils vont regler le probleme; mais au fond c’ est tout le contraire qui se fait, un mexicain avec qui je partage les soucis de mon pays m avait dit, un jour vous aurez besoin d effacer la vermine sinon, ils continueront a toujours vous emmerder maintenant ou est le probleme, 1- quelle force va organiser cette tache, comment..2-comment etablir la liste des gens tres nocif pour l Algerie…pas plus que cela et le probleme qui surviendra quelles seront les ripostes de ces gens la et mettre en oeuvre les solutions adequates. slt

  12. Monsieur Abassa, vous avez oublié de mentionner l’intégrisme comme calamité qui s’est abattue sur l’Algérie avec ses 200.000 morts ts et ses innombrables destructions ? S’agit il en fait de votre part d’un simple oubli ou au contraire d’un positionnement politique assumé ?
    Moi je crois d’autre part que le problème de l’Algérie n’est pas un problème de Constituante, la Constitution actuelle(avant son dernier amendement) étant l’une des plus démocratiques au monde mis à part son article 2 mais plutôt un problème d’équipe dirigeante comme vous l’avez si bien montré !
    J’ai malheureusement toujours en mémoire l’image de M. Ait Ahmed dont le passé révolutionnaire est indéniable, arborant fièrement le couvre-chef islamiste lors des négociations à Saint Egidio et ça me met franchement mal à l’aise venant de la part d’un démocrate.
    Le "qui tue qui" inventé par l’Internationale Socialiste n’était-il pas une occasion de conforter l’intégrisme et n’a-t-il pas contribué à prolonger les souffrances du peuple algérien bien que officiellement il a été dirigé contre les services de l’armée qui demeurent toujours bien en place ?
    Monsieur Abassa, j’attends votre réponse si vous le voulez bien. Merci

  13. a bechirfzfz, je lui dis que sa place dans la caravane est peut-être dans les slouguis caravaniers.pour mr ABASSA je suis d’accord mais la politique liée à l’économique doit redonner un espoir au peuple qui a perdu espoir devant les passedroits dus au caractères tribal de nos dirigeants, si ce peuple ne veut pas tavailler c’est à cause des cadres qui eux ne donnent pas l’exemple dans l’honneteté, l’abnégation, compétence.A mon avis il faut faire le point sur les questions du sahara occidentale et meme avoir le pragmatisme et la bonne vision sur le cas dece qui reste de la pauvre palestine vendue pr les rois seoudiens et jordanien.Mr Abassa nous devons aussi cesser d’invectiver nos voisins et fréres a notre droite comme ceux à notre gauche, nous sommes de meme souche et avons les memes problemes.Nos futurs dirigeants doivent avoir le courage de dire que le parti FLN devrait rentrer au musée et les restes des moudjahidines doivent etre éloignés des décisions qui n’interessent que nos(leurs)enfants.Ces vieux doivent penser en terme d’avenir pour les jeunes auquels ils ddoivent faire confiance.Jusqu’à quand vont décider à la place de leurs enfants?ET enfin il faut un développement scientifique et non pas attendre ou prétendre acheter tout avec son pognon, à savoir des technologies.Celles-ci se copient quand on sait bien copier.Et ça s’arrache moyennant des clauses(chinois, indous..)à condition que les cadres soient capables.

  14. M.Abassa,
    Le tableau que vous dressez est, du reste, assez déprimant et apocalyptique ; et, à vous lire on croit voir Israfil se saisir de la trompette du jugement dernier. Pour panacée, vous ne trouvez rien de mieux que de faire appel aux « services » pour sauver ce qui peut l’être encore, avant le grand « sauve-qui-peut ».La débandade ayant déjà commencé !
    Avec un tel appel, ridicule et pathétique en même temps, aux » services » -j’ai l’impression que vous vous gargarisez avec cette onomatopée imbécile de s’rabess -, non seulement vous induisez en erreur les lecteurs, en jouant sur les frustrations et les ressentiments, mais en plus, peu soucieux d’objectivité, vous participez à masquer les véritables enjeux.
    Le comique de la situation est tel qu’il me rappelle Brecht. Celui de Mère Courage, il me semble, qui, avec son ironie coutumière, met en scène un soldat qui raconte partout qu’il a un capitaine génial qui les tirait lui et les autres soldats de tous les pièges où ils étaient tombés. Jusqu’au jour où il tomba sur un quidam, revenu de tout et pas bête pour un sou, qui lui répondit en termes assez crus : Il n’avait qu’à ne pas vous faire tomber dans les pièges, ton capitaine….

    De là viennent nos divergences quant aux missions préconisées comme solutions au pourrissement du régime. C’est être d’un angélisme, que vous feignez peut –être, pour ne pas dire d’une cécité, que de croire un seul instant que le salut viendra du coté où vous sentez le vent tourner
    La réalité est beaucoup plus complexe .Pour pouvoir en rendre compte, il faut voir que derrière chaque être, ou chaque chose, son contraire est déjà à l’œuvre, et il en sortira, non pas cette fin annoncée, mais une société que ni vous ni moi (n’étant pas devins) n’ayant la moindre idée.
    Non, monsieur, le salut de notre pays ne viendra pas de là où vous nous le suggérez, mais beaucoup, plus prosaïquement et plus certainement, de la production de nos semences, de nos intrants, de nos médicaments, de notre papier et de nos stylos ;et des capacités de notre peuple à entrer en résonnance avec son Esprit, c’est à dire mettre fin à la superficialité en tout, si caractéristiques des sociétés semi-féodales où les rapports de dépendance sont plus forts que les rapports de classe ou les liens du sol.

    Contrairement à vous, je ne crains pas le tarissement, dans vingt ou trente ans, des puits de pétrole. J’ai bien peur, que bien avant, moins qu’on ne le croit, la voiture électrique, le projet Desertec, les bio- carburants et la chimie alternative auront eu raison de la pompe à finance.
    Donc, ce ne sont pas les généraux ou les ¾ de président qui font l’Histoire, quand bien même ils le voudraient, mais des forces plus subtiles et plus conséquentes qui y travaillent déjà .N’en déplaise à tous ceux qui croient que : » si le nez de Cléopâtre eût été plus court, toute la face de la terre aurait changé », notre avenir est entre les mains de nos enfants et des rapports de force mondiaux.

    Malek Bachir

  15. Je ne pense pas à seul instant que la responsabilité de la grave situation dans laquelle nous nous trouvons nous incombe. Ce n’est pas au petit peuple de répondre de cette gabegie généralisée qui tend à devenir normale, non et non, les gouvernants qui se sont succédés en portent l’entière responsabilité, nos cerveaux qui ont fuit le pays sont reçus ailleurs avec tous les égards qui leurs sont dûs. Le savoir de nos enfants est dévalorisé, nos élites sont poussées à s’exiler. Ceux qui feignent d’ignorer d’où viennent les malheurs de ce pays sont ceux là mêmes qui participent à sa destruction. Il ne s’agit pas de retrousser les manches comme semblent y faire allusion certains, mais de bonne Gouvernance, de bonne gestion, de transparence, d’honnêteté. Les partenaires étrangers ont bien compris comment ça fonctionne chez nous, ils n’ignorent pas qu’il y a plusieurs centres décisionnels, tout cela alimentent la corruption la grande corruption, ne fermez pas les yeux sur ce fléau…Nos députés nos élus sont devenus des passeurs de lois bonnes pour leurs affaires uniquement et ceux qui le leur demandent. Il s’agit d’un problème de droit, un problème politique. La cécité est là pour celui qui croit pouvoir pointer du doigt le petit peuple en le traitant de fainéant et l’accuser aussi de tous les malheurs !

  16. "la solution ce sont les militaires" dites vous MB ! mais depuis l’indépendance ce sont eux qui ont ruiné l’Algérie. vous en connaissez d’autres?! quand à moi qui n’est pas spécialisée dans la politique, je préconise une solution plutôt logique : dresser d’un côté une liste d’algériens intègres, compétents et de vrais nationalistes, de l’autre côté, dresser une autre liste des personnes nuisibles et anti algériens. cela se ferait très rapidement, puisque toutes ces gens sont connues de tout le monde. ensuite le plus difficile c’est de rassembler les personnes de la 1ère liste et de former un front unique. je ne verrai pas le peuple refuser une main tendue pour les sauver de cette grave crise.

  17. un jour mon defunt grand pere me racontait que ABANE dans lOS, leur avait dit: »asma aradyaouedh Was adnentak dounith mara aghdesmouzgueth » traduction: « quand arrivera le jour ou nous prendrons la parole, le monde va nous ecouter » 4 ans apres 1954, le monde ecouta les revolutionnaires algeriens partout dans le monde, la nature est ainsi faite quand une societe est ecrase et laiss&e pour compte, la riposte viendra ineluctablement. ne t en fait pas Mr Abbassa inutile d essayer de vous tromper ou de tromper votre peuple, ca viendra ne vous en faite pas. slt

  18. MOHAMMED, la caravane à l’image d’un vaisseau spatiale ne s’arrête ni devant le slougui ni devant le berger allemand car ses intérêt sont au dessus de tout et de tous.Quant au FLN, Marie Antoinette n’a pas encore décidé!ainsi soit-il.

  19. Monsieur Abassa, Je partage en grande partie votre analyse, mais j’irai droit au but. Votre proposition de sortie de crise, de transition de gouvernement transitoire est la bonne solution. Mais quant vous parlez qu’il faut "Créer le cadre et les conditions de reprise et de prise du pouvoir au niveau local, régional et national par les seuls et vrais élus du peuple dans l’esprit du contrat démocratique et républicain qui unit majoritairement les Algériens" vous ne pouvez faire allusion aux propositions d’Ait Ahmed.
    Premièrement Ait-Ahmed propose une constituante élue et immédiatement ce qui est le contraire de ce que vous proposez. Nous connaissons les résultats à l’avance de telles élections, dans le meilleur des cas, la composante actuelle des institutions sera reconduite voire renforcée, dans le pire des cas la déferlante islamiste sera définitivement légitimée.
    Deuxièmement, si vous demandez des comptes aux tenants du pouvoir sur la gestion du pays depuis 62, il faudrait tout de même que monsieur Ait-Ahmed abandonne au moins son idée du contrat de Rome qui est à l’origine de la rahama, de la concorde civile et de la réconciliation nationale.
    Les cadres et les conditions de reprise son comme vous le dites si bien, une transition qui ne peut être gérer que par des institutions transitoires (Gouvernement, Assemblée etc.. L’armée sera au service de cette transition. Pendant cette transition tous les nouveaux textes qui auront pour objectif de construire une Algérie Républicaine, Démocratique, Sociale, seront adoptés et soumis par référendum au peuple algérien. Au lendemain de ce référendum une Assemblée constituante peut se mettre en place par la voie des élections qui ne seront plus contrôlées par le système actuel, mais par toute la société démocratique du pays.
    Fouad.

  20. premièrement je vous salut monsieur M.A pour cet article explosif.c’est véritablement le résumé de toutes les sources des problèmes que vie l’algérien lambda depuis indépendance a se jour.Dire qu’ un million et demi de martyres sont tombés dans le champ d’honneur pour libérer le pays des mains d’un colonisateur qui tout de même a laissé derrière lui une relève des plus déstructurante, a savoir les harkis de la nation représentés par le clan d’ Oujda.Ces gens là, s’ils étaient vraiment des patriotes, des nationalistes comme ils le disent a chaque occasion sur le JT, le pays ne serait pas ainsi infecté par la peste ….comme vous le dites, s’il existe en Algérie des hommes, des militaires sincères patriotes, qu’ils réagissent enfin, c’est le moment ou jamais.vu la situation de notre pays surtout ces dernières années, ce n’a plus le temps d’attendre, le temps presse il y va du devenir de toute une nation s’ il en reste quelque chose de cette soi-disant nation.Moi en tant que citoyen de ce pays je préconise toute une ré-configuration pure et simple de cette nation, a savoir régionaliser, fédérer, autonomiser les région et de décentraliser le pouvoir.Créer des états autonomes pour toute les régions d’Algérie selon leurs coutumes, traditions et langues.Une régionalisation modulable, homogène, états autonomes…etc.de toute manière, il faut en finir avec ce système de gouvernance stérile qui n’a que trop duré.Enfin que tous les algériens et algériennes intègres et sincères se réveillent.Que tous nos hommes politiques, nos intellectuels haussent le ton et agissent en conséquence. Qu’ils essayent de sauver ce qui peut être sauvé dans ce bled.Que tous nos militaires du petit gradé ou plus haut, agissent pour stopper cette hémorragie et cette maladie qui a que trop affecté notre pays.

  21. Admirable réquisitoire Mr Abassa!D’apres moi, tout ce que ce pays compte comme personnalités sinceres et honnetes ayant cotoyé les hautes spheres de l’état(à l’exemple de SAG, BENBITOUR, BRERHI, MIHOUBI etc..)doit étaler au grand jour les turpitudes et avanies des clans qui nous gouvernent.Il faudra certainement beaucoup de rigueur morale, de respect des valeurs et surtout, surtout beaucoup de COURAGE pour que le SCANDALE éclate enfin.Le scandale sera peut-etre le prélude à la révolte puis à la révolution.Mais j’ai peur que ce ne soit les c… qui manquent aux détenteurs de l’information contrairement à ceux qui ont fait Novembre 54.

  22. SAG revient, avec un bouquet de fleurs, rentre dans le cimetière et se dirige droit vers la carré où il croit est enterrée l’Algérie! Alors, il se met à verser des larmes, vraiment sincères, d’avoir été complice de l’assassinat de son pays. Il pleure et se griffe même le visage de regrets, comme dans la flagellation du rite Chiite, pour avoir le pardon de la morte! Le harki du système! Bien sûr que vous l’étiez Monsieur! Vous cherchez peut être des circonstances atténuantes Monsieur? Demandez aux 200 000 morts s’ils sont prêts à vous pardonner! Etes-vous toujours en contact avec Chadli que certains innocente même en mettant son échec, à l’origine du grand complot, sur le compte de son imbécillité, de son ignorance pour un poste dont il n’était pas à la hauteur? Et vous, Monsieur SAG, pourriez-vous vous prévaloir de la même innocence due à votre ignorance de ce qui se conspirait déjà au sein même de votre sphère? Seriez-vous prêt à aller jusqu’à lâcher même le déterreur de squelettes des braves que fut Boukharouba? Pardon, c’est vrai qu’à l’époque vous étiez encore jeune et qu’à ce titre, vous ne pouvez pas encore comprendre pour démissionner! Et en 90, Monsieur Ghozali, vous aviez quel âge? A cet âge là, vous ne pouvez pas ne pas comprendre encore pour claquer la porte du système derrière vous! Vous ne l’avez pas fait de vous-même et vous avez préféré attendre qu’on vienne vous remercier pour services rendus. Exactement comme Zerhouni aujourd’hui qui nous reviendra, lui aussi, peut être un jour pour nous verser les mêmes larmes de regrets propre aux éternels ex harki du système. Mais pourquoi vous laissez-vous aller jusque face au mur pour prétendre prendre conscience de desseins machiavéliques perpétrés contre le pays mais toujours à votre insu? Arrêtez de pleurer, Monsieur, Ghozali, je vous réconforte en vous apprenant que l’Algérie, si elle agonise, elle n’est pas encore morte. Elle est éparpillé un peu partout et s’est cachée dans les coins oubliés des villes, dans les montagnes et en exil. Blessée, elle se cache dans des abris sûrs pour échapper aux regards des seigneurs des ténèbres. Elle souffre mais elle résiste encore. Seulement voilà, elle lui est encore très difficile de pardonner la trahison de ses propres enfants. Comme Benbitour, Rédha Malek, Hamrouche, Benflis et bien d’autres, vous avez tous commis un matricide contre votre mère l’Algérie. Et comme je sais que dans la politique bien de chez nous, le mensonge et la vérité prennent le même panier pour aller au souk, alors je dirai que je ne suis pas tout à fait sûr que vos larmes ne soient pas, cette fois-ci et comme elles l’ont toujours été d’ailleurs, ceux de crocodiles! En attendant donc le grand sursaut, je crie encore: ya Didou encore à boire!

  23. A CHAQUE JOUR SUFFIT SA PEINE .ET L’ON PARLE DE PLAN QUINQUENNAL, DE RELANCE, DE TAUX DE CROISSANCE DE MILLIARDS DE DOLLARS QUI CROUPISSENT ET MOISISSENT SOUS LE MATELAS ET ON SE FAIT TOUT PETIT DEVANT UN SACHET DE LAIT, UN TUBERCULE DE PATATES, UN ROBINET A SEC ET UN CLIMAT MALSAIN ET INFECT QUI FRISE LA SINISTROSE.N’EST- T’il PAS TEMPS DE TIRER LA SONNETTE D’ALARME ?
    ET SI LES CHOUHADAS REVENAIENT CETTE SEMAINE, OU NOS DIRIGEANTS SE PLANQUERAIENT T’ILS ?CHEZ MILKA OU CHEZ CANDIA !
    ET VOGUE LA GALERE.

  24. Algérie : révolution et libération, ruse et confiscation, échec et aberration. Un jour, des hommes et des femmes d’un peuple opprimé ont décidés de changer le parcours de leur histoire. Des hommes et des femmes, assoiffés de liberté et de justice ont enfantés dans une démonstration pudique une belle révolution. Cette révolution qui a modifiée le destin de notre peuple et de celui de tous les peuples en état colonial. Cet ouvrage d’une extrême beauté et grandeur est la révolution de novembre. Des hommes et des femmes qui n’ont pas fréquentés les grandes écoles, certains étaient illettrés, pauvres et sans moyens pour parcourir le territoire de leur ancêtre. Des hommes et des femmes étaient pauvres pour manger à leur faim, riche pour réaliser une révolution qui a changée la géographie politique de notre planète. Novembre était le déclenchement de la fin d’une époque et le début d’un air nouveau. La fin du colonialisme le début de la libération des peuples a des états indépendants. Novembre est l’expression profonde des droits et libertés, l’amour d’une patrie, l’union d’un peuple et le sacrifice ultime et suprême du martyre pour la dignité de son peuple et de tous les peuples opprimés. Novembre est une action légitime pour avoir le droit d’exister. Novembre est une histoire d’amour pour l’amour de la patrie. Novembre est une explosion populaire pour mettre fin au génocide d’un peuple. Novembre est une belle révolution. Novembre est mon histoire, celle de mon peuple. Novembre est l’histoire de mon Algérie. Les fondements de cette genèse est la génétique de notre peuple. Un peuple rebelle, guerrier, courageux, brave et hospitalier. Un peuple qui a affronté avec héroïsme toutes les invasions barbares a travers le temps. Un peuple qui a préservé dans la turbulence et la résistance ses traditions, sa culture, ses valeurs dans la pureté de ses composantes et constances. Les architectes de novembre : Mostefa Ben Boulaid, Mourad Didouche et Larbi Ben M’hidi (assassinés par les forces coloniales), Mohamed Boudiaf et Krim Belkacem (assassinés par le pouvoir algérien) et Rabah Bitat capitule, tourne le dos à ses compagnons d’armes et assassine dans l’esprit de novembre la démocratie à la tète d’une assemblée populaire de Boumediene. La moitié est tombée au champ d’honneur pour l’indépendance, le tiers est lâchement assassiné pour la démocratie et le sixième abandonne les valeurs de la révolution. Le scenario de novembre a produit l’émergence d’une cohésion nationale et nationaliste autour d’un front de libération pour une Algérie indépendante. Pendant que ces hommes et femmes combattaient avec force et résolution inébranlable. Pendante que ces hommes et femmes subissent les pires tortures et sévices inhumaines. Pendant que le peuple affronte avec courage et conviction la répression coloniale. Pendant que l’Algérie enterre ses martyres avec des youyous pour une Algérie populaire et démocratique. Pendant que nos oliviers étaient incendiés et nos forets calcinées. Pendant que nos villages étaient bombardés et des populations déportées. Pendant que les prisons étaient empilées et les couloirs de la mort animés. Pendant que nos villes étaient barbelées et nos frontières minées. Des hommes de la troisième dimension a la frontière de l’ouest planifiés la confiscation de notre indépendance et l’instauration d’un pouvoir dynastique. La révolution algérienne a engloutie les meilleurs des ses enfants, certains par les forces coloniales et autres par les pouvoirs post-coloniaux. La liste des assassinats politiques est à la dimension de la honte et de la lâcheté. Pour mémoire collective, je citerai une partie infime de ces hommes assassinés par le groupe d’Oujda sous la direction meurtrière du duo Abdelhafid Boussouf et Houari Boumediene, est ce pour avoir refusé la dictature et l’humiliation de notre peuple. Cette liste noir classe notre Algérie a la tête des grandes dictatures de notre temps. Une dictature sauvage et aveugle avec un peuple, des institutions civile et militaires, une monnaie, des richesses, un discours politique, une diplomatie, des lois, des prisons et des cimetières. Ces hommes qui ont payés de leur vie leur attachement à l’indépendance et à la démocratie sont : Mohamed chabani, Mohamed Khemisti, Mohamed khider, Mohamed Boudiaf, Mohamed Seddik benyahia, Abane Ramdane, Krim Belkacem, colonel Amirouche, Colonel Si El-Houes, Mourad Terbouche, Ouareb Madjid, Ahmed Medeghri, Mebarek Mahiou, Abdelhak Benhamouda, Colonel Tahar Z’Biri, Colonel Mohand Salah, Colonel Azzi, Colonel Said Abid, Colonel Abbes, Ali Mecili, Boubekeur Belkaid, mouloud Mammeri, le reste de la liste demeure ouverte a tous ceux qui ont notre Algérie dans le cœur. D’autres étaient soumis à résidences surveillées, une obligation à la soumission et au silence. Parmi ces hommes : Ferhat Abbes, Benyoucef Benkhedda, Hocine Lahouel, Mohamed Kheireddine, le reste est ce peuple qui ne possède pas de droit à la parole. Un peuple qui n’a pas de droit pour avoir des droits. Octobre noir a vu partir dans un silence glacial des milliers d’hommes et de femmes porteurs d’un projet de société à la hauteur des hautes nations. Pour mémoire, je citerai quelques uns de ces valeureux enfants : Djilali Liabes, Tahar Djaout, Rachid Tegziri, Smail Ifsah, Said Mekbel, le reste est la grandeur de ces cimetières implantés dans toute notre Algérie. Ces cimetières sont le produit incontestable du pouvoir post colonial. Le pouvoir post colonial, exécute ses opposants avec des techniques multiples : Opération chirurgicale (délégation de pouvoir à un agent d’exécution) ;Mise en scène (simulation d’accident, empoisonnement, etc.) ; Harcèlement policier, médiatique, fiscal, judiciaire et terroriste. Ces techniques ont été développées initialement par le couple Boussouf/Boumediene pour éliminer les leaders de la révolution avant l’indépendance, récupérer et confisquer la liberté du peuple, anéantir la démocratie et se maintenir au pouvoir par la violence. Les pieds noirs ont été remplacés par les pieds rouges, Ben Bella était une crevette au bout du fil à pêche de Boumediene pour avoir le gros poisson, le peuple. Le plan machiavélique de la dynastie d’Oujda a fonctionné avec art et perfection. Boumediene s’accapare du pouvoir politique, Boussouf dirige le pouvoir des affaires. Le peuple perd son indépendance et son pouvoir de décision, la chasse aux démocrates est orchestrée. La stratégie de ce couple est simple : la prise du pouvoir et son maintien par la répression et la terreur confiée à Kasdi Merbah et Bencherif. La suite des politiques est une mise en scène folklorique. La révolution agraire est une opération de confiscation des terres et la destruction du monde rurale, l’Algérie qui était le grenier de l’Europe, chute dans l’insuffisance alimentaire, importe de l’Europe et des Amériques ses besoins pour garnir sa misérable marmite. La révolution industrielle avec ses complexes industriels clé en main est un gros mensonge de la création d’emplois, une productivité socialiste au profit d’un pouvoir aventurier. Le peuple est resté sur sa faim, soumis à la dictature et au froid de l’injustice. Le FLN était castré avec un Mohammed Cherif Messaadia aux commandes, redevable pour son séjour de détente à la frontière du Mali en compagnie de Bouteflika. Une APN aux ordres du chef avec un Rabah Bitat qui tourne le dos a la famille révolutionnaire, participe au coup d’état de Boumediene pour punir Ben Bella. Boumediene quitta le pouvoir contre sa propre volonté avec la vitesse de lumière sans avoir le temps de présenter ses excuses à l’Algérie et son peuple, un cabinet noir prend le relais dans la pire des traditions de répression et de dilapidation. Chadli Ben Djeddid était une vitrine adéquate pour prononcer tous les discours de ce cabinet à la lettre et au ton exigé, un président sans présidence, généreux et humoristique, une personne qui aime vivre et qui n’a aucune relation avec la politique. Il Explose la politique industrielle, IL remet en cause la politique agraire, il explose le champ politique, les frontières, les esprits et finalement il explose sa personne.Il Quitte la chaise du pouvoir au centre du désastre et reprend ses plongées sous marines. L’urgence est de trouver une virginité pour donner une légitimité institutionnelle et politique à la répression des années d’octobre noir, l’Algérie a perdu des milliers de ses enfants. L’importation d’un homme propre et sincère s’avère imminente pour sauver le pouvoir noir d’une fin a la roumaine. Mohamed Boudiaf répond au secours de la patrie, avec un verre de lait et des dattes le père de la révolution a été lâchement assassiné. Une belle mort pour ce grand martyre et une honte pour les commanditaires. Face a des possibilités de poursuites pour crime contre l’humanité et a la restriction des libertés des acteurs du génocide d’octobre. Ces derniers composent avec le dauphin de Boumediene pour nettoyer la table des traces du génocide pour une demi-présidence à vie. Pendant les années de Bouteflika, le génocide est réhabilité, les patriotes sont réprimés, le peuple est ‘miserabilisé’, la corruption est la mécanique de la gouvernance, la démocratie est anéantie, la justice est au sommet de l’injustice, une nation sans projet et sans avenir, un peuple a l’état d’hibernation. Notre Algérie est au seuil de l’explosion. Il est temps de sauver notre Algérie de la déconfiture. La solution réside dans la démocratisation de la société et l’ouverture du champ politique et associatif, la remise des projets du développement entre les mains des enfants de l’Algérie, le retrait des casquettes et des robes noires ainsi que les commis de l’état des affaires politiques et économiques du pays. La valorisation a l’échelle du mérite des compétences nationales. La fédéralisation des projets économiques dans le cadre d’un système péréquation pour stimuler l’engagement locale et régionale a la place des manouvres politiques sectaires et régionalistes, outils de la gouvernance depuis le départ de la France a ce jour. L’institutionnalisation d’une commission parlementaire avec l’exécutif pour les passations de marché public d’envergure nationale. Le contrôle de la rente pétrolière et l’institutionnalisation d’une commission mixte parlement/exécutif pour le contrôle de toutes les activités commerciales et recherches minière du territoire du sud. Ouverture d’un débat national et démocratique sur l’éducation nationale et la recherche scientifique avec des experts nationaux et internationaux. Libéralisation des énergies créatrices et la levée de la censure pour le développement et la productivité culturelle. Compte tenu de la situation grave que traverse notre pays et des conséquences préjudiciables et fatales, la solution est dans la démocratie. Le concept n’arrange pas le pouvoir dans son aventure à posséder la terre de notre pays, son histoire, son peuple et ses richesses. L’écriture de notre l’histoire ne se réalisera pas avec les plumes de ceux qui ont participés aux crimes, aux assassinats et au génocide. Cette noble mission s’écrira par les enfants de notre peuple. DEMOS

  25. quand les gens comprendront pourquoi ABANE avait ete assassine pour son refus ( comme tout ceux comme lui voulait une independance totale )d accepter d une part l independance de la kabylie sans le sahara puis plus tard accepter que la france coloniale ait 49% des gisements decouverts (la mascarade des nationalisations) mais ce que le clan d oujda avait accepter pour se voir propulser vers le pouvoir et remplacer ainsi le colonialisme francais et d autre part pourquoi un traitre comme messali ne fut pas assassine et qui dispose aujourd hui d un aeroport a son nom grace au clan d oujda qui avait enseveli-enterres- les resolutions de la soummam ecrites par les guerriers eux meme pour consacrer les theorie d un traitre dans les texte de l Algerie independante. alors pour « chasser » ces imposteurs de la revolution qui ont mis toutes leur energie pour y arriver par un regime ou ils ont tout et nous RIEN, meme pas une patrie et tu crois monsieur ABASSA qu ils vont vous laisser gouverner le pays et vous remettre les clefs du pouvoir par la transition pour se voir juger, vous etes malade ou quoi. en 1995 n avions nous eu une transition et juste apres le fameux comgres de la transition nous avions un generale comme president c a dir Zeroual( a qui j ai un grand respect surtout quand il avait jete sa demission), aller voir zeroual et dite lui si une transition est valable avec nos ventru de generaux s il est d accord alors je suis certain que tout le peuple algerien vous dira qu ils sont tous d accord, car lui il est general et surtout il y est passe par la transition que vous nous proposer.Moi je pri DIEU le tout puissant qu il nous envoi un messi de cette armee justement, un vrai ARGAZ pour mettre tout ce beau monde derriere les barreaux et juger les uns apres les autres..le mal ce nest pas de voler, le plus grand mal c est l image du pays qui est totalement souillée, meme les mexicain et autre colombien connaissent notre mafia de gouvernement pire que tchjapo le mafieux mexicain…slt quand meme pour l effort intellectuel mais surtout ne nous dite plus la professionnalisation de l armee ! elle n est pas encore professionnelle 50 ans apres l independance ? enfin oui peut etre que vous avez raison ils sont tous reste aux frontieres c est pas eux qui ont libere le pays c est les moudjahiddines et chouhada qui eux ne sont pas restes aux frontieres mais sont bien restes sur les montagnes et les plaines pour combattre le colonialisme…oui vous avez raison, oui vous avez raison.slt de New York USA

  26. N’exagérez rien, le Président a fait plus que plusieurs Présidents n’ont réussi à le faire. Ne lui demandez pas trop. Vous qui le critiquez tant, qu’avez vous fait pour votre pays ? Soyez moins jaloux et sachez apprécier les autres,
    Les gens sont si ingrats, et veulent jeter leurs échecs sur les autres notamment les présidents. Faites bien votre part loin des critiques stériles. Les gens qui critiquent tout ne font jamais rien. Un seul président ne peut tout faire. Interrogez – vous d’abord sur ce que vous faites pour le développement de votre pays et du monde. Cela vous occupera tellement et vous verrez que ce n’est pas facile, et alors vous aurez l’humilité de ne plus insulter ceux qui travaille de leur mieux. Merci.

  27. Si je comprends la contribution de Hakika, la corruption, la dilapidation du produit de nos ressources naturelles, la malvie, le phénomène de l’exil des Haragas, de nos élites, de nos universitaires, de nos artistes (les derniers danseurs au canada), l’état de nos routes, nos trottoirs, passer du statut de pays transitaire de drogue dure à celui de consommateurs, drogues qui touche tous les niveaux de la société, collège, lycée, etc. l’enrichissement ostentatoire sans cause, la monnaie à présent, qu’on arrive plus à distinguer la fausse de la vraie. Tous ces flibustiers de la finance viennent ici chez nous se remplir les poches sans être inquiétés le moins du monde, tout cela est positif.
    Pardonnez moi mais je ne peux être d’accord avec cet avis. Le Président a toutes latitudes pour choisir les hommes honnêtes et compétents, de faire traduire en justice même ceux qui ont trompé sa confiance et qui se trouveraient parmi ses hommes. Le secteur de l’énergie, ce pourvoyeur de fonds et d’autres. En conclusion s’il n’y avait d’impunité il n’y aurait tant de prédateurs. cordialement

  28. En lisant Demos et Preuve je me sens fier d’être algérien!J’aime votre intelligence, lucidité et votre clairvoyance, j’aime les algériens de votre sorte!Vraiment je vous ai lu avec délectation!

  29. hakika!?laquelle?Celle de la glaciation du pays ou celle lunaire ou thermique? Qu’a t-il fait ton 3/4 de Brizidène?Offert des marchés juteux aux arabes egyptiens sans contre partie, il a construit des cubes de bétons même pas bons pour abriter des animaux, il a construit une autoroute avec le double du prix réel, sans aire de repos, sans stations de carburant sans sorties suffisantes et bien situées!Qu’a t-il fait ton Brizidène?Il a libéré des tueurs en série, il a islamisé le pays, offert des milliards au zaouïas!Il s’est entouré d’intégristes fils d’esclave, d’exécuteurs de basses besognes devenus premier ministre, de tortionnaire psychopathe promu ministre d’état!Qu’a t il fait ton brizidène ?Il a tué la culture, souillé la vie politique des partis, détruit l’université, créé les harragas, la corruption à haute echelle…et et et…Y a pas pire ennemi de l’Algérie que ce régime!

  30. Je me demande pourquoi vous l’appelez PRESIDENT! President de qui ou de quoi exactement?
    Pour moi il a juste ete jete sur un fauteuil pour le « meubler ». Ni caractere, ni culture, ni charisme, ni intellect, ni stature, ni patriotisme, ni dignite, ni redjla, ni principes, ni savoir-vivre, ni patriotisme, d’ailleurs pourquoi il aurait du patriotisme il n’est meme pas algerien

  31. a t on besoin? d’un ministére de la chorba dans un gouvernement HRIRA. la solution attendre la mort naturelle de tous les protagonistes de ce pouvoir, mais d’ici que ce jour arrive ils auront finis par contaminer et créer des virus mutants encore plus dangeureux et plus resistants.La corruption sous toute ses formes finira par anéantir l’algérie.

  32. magistral article mais à mon avis une conclusion et un appel irrealiste: il y a lontemps qu’il n(y a plus de solution au drame algerien. Le systéme qui n’est en vérité l’oeuvre specifique de personne mais l’oeuvre de tout le monde à commencer par de gaulle qui a tout fait pour brader l’algerie et la laisser entre les plus mauvaises mains possibles aidés en cela par l’oas qui sans le vouloir a précipité les choses pour tout cela donner naissance à un systéme batard clone du colonialisme qui s’apparentait à une prise de pouvoir par une majorité de gens incultes, maffieux, et animé par le seul désir de se venger sur la vie, de posseder et de singer les colons vis à vis d’une population qui était loin d’imaginer les drames qui l’attendait 20 ans plus tard. l’islamisme guerrier ayant été le seul barrage sérieux à la hogra, les abus et les castrophes que faisait vivre le pouvoir à une population désorientée il demeure actuellemnt le seul à pouvoir débarrasser l’algerie du monstrueux pouvoir "construit" par l’absurdité et par plus de 50 années de dictature et cela boutef le sait et ses srabess le savent c’est nous ou le chaos islamique…à la limite le choix n’est pas si évidant, louhari addi n’avait il pas raison dans sa régression féconde

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