Par Yassin Temlali
Kateb Yacine n’a publié que deux romans, quelques pièces de théâtre et recueils de poésies (1). Sa notoriété, « inversement proportionnelle au volume de son œuvre (2) », tient aussi bien à son immense talent qu’à son engagement jamais démenti, dans le mouvement indépendantiste d’abord puis, après l’indépendance, dans le mouvement démocratique.
L’engagement imprègne l’ensemble de cette œuvre, où les thèmes politiques tiennent une place importante, sans pour autant la banaliser ou la transformer en une plate et triviale propagande. Les prises de conscience politique et poétique semblent toujours être allées de pair dans le parcours de l’auteur de « Nedjma », et c’est là une magistrale démonstration de ce qu’appuyé à une esthétique véritable, l’engagement n’est pas un frein à la créativité.
Kateb Yacine est venue à la politique par la porte étroite des prisons coloniales lorsque jeune lycéen, il a été arrêté en mai 1945, lors d’une manifestation nationaliste. Une année plus tard, il faisait une entrée remarquée sur la scène littéraire, par la grande porte de la poésie, en publiant en 1946 « Soliloques », qu’il fera suivre, en 1947, par « Loin de Nedjma ». « Dans une première ébauche de l’œuvre qui suivra (3) », les deux thèmes majeurs du premier recueil, en dépit de ses indéniables accents symbolistes, sont l’amour et la révolution. Dans le second fera sa première apparition « Nedjma », future figure centrale de l’écriture katébienne.
Le jeune poète trouvera vite sa voie : peu lui importera d’écrire « aussi bien » que ses congénères francophones ou français, ce à quoi n’étaient pas complètement étrangères ses convictions indépendantistes précoces et son obsession de la redécouverte de l’identité première perdue. A l’imitation des géants français ou des aînés algériens, il préférera écrire librement, fougueusement, puisant aussi bien dans le réservoir lyrique universel que dans le trésor de la culture orale, qui, partout, affleure dans l’imaginaire littéraire algérien comme pour rappeler sa légitime existence.
Le rêve d’une tempête totale, politique et poétique
Le résultat a été prodigieux : de magnifiques déflagrations dans le ciel d’une littérature algérienne prisonnière d’un besogneux mimétisme et qui peinait à convaincre de son originalité la critique française ou proche-orientale. Loin des sentiers battus du pastiche, la langue de Kateb Yacine était un écho brisé de sa langue maternelle, ce en quoi, il ne différait guère de ses ancêtres berbères, Apulée et Tertullien, qui ont produit en latin des chefs-d’œuvre pas plus latins qu’ils ne l’étaient eux-mêmes. A leur exemple, il était « un Oriental égaré en Occident (4) ».
L’élan nationaliste des années 40 a fortement influencé l’écriture de Kateb Yacine. Il lui a inspiré le rêve d’une tempête finale, totale, qui libère les Algériens de la colonisation et leur âme du legs de siècles d’oppression. Avec cet idéal entre les yeux, il a plané dans le ciel d’une poésie pure, comète frémissante éclipsant la beauté statique des étoiles. L’identité du peuple algérien, que l’idéologie coloniale réduisait à une multitude d’identités antagoniques, devait se forger, pour lui, dans un acte de libération collective. L’identité de l’écrivain devait, elle aussi, s’élaborer dans une inlassable recherche de liberté et non dans la soumission à l’idéologie littéraire de son temps ou aux impératifs circonstanciels de l’engagement. Cette fière indépendance confère à ses écrits de jeunesse une dimension quasi-ontologique. Plus tard, même à Brecht son semblable, il reprochera de « réfréner la poésie au bénéfice de l’enseignement de la doctrine » alors que le poète devrait être « le mouvement même de la vie, dans une incessante explosion (5) ».
« Nedjma », dont la trame (en partie mythologique) avait été ébauchée dans un poème « Nedjma, le poème ou le couteau (6) » (1948), a paru en 1956, deux ans après le déclenchement de ce que les Français appelaient encore alors « les événements d’Algérie ». Un « lecteur » du Seuil avait dit à Kateb Yacine : « Il y a de si beaux moutons en Algérie. Pourquoi n’écrivez-vous pas sur les moutons d’Algérie ? ». Il n’a pas suivi son conseil, s’agrippant à son manuscrit jusqu’à ce qu’il ait pu convaincre cet éditeur de le publier.
C’est ainsi qu’est né un des plus beaux romans de l’histoire de la poésie, sublime révolte contre les frontières imaginaires entre le présent et le passé, le « je » et le « nous », les recherches poétique et politique. Pas plus que la référence explicite à la lutte nationale en cours, les lecteurs n’y trouveront d’exaltation de la nature nord-africaine ou de description des « coutumes locales ». Ils seront fascinés par cette allégorie féconde de la nation, qui prend la forme de récits incomplets de quatre hommes aimant tous la même femme, leur cousine Nedjma, et projetant sur elle leurs propres quêtes (politique, identitaire, etc.).
La légende comme liant entre le passé et le présent
Affranchi des règles de la narration linéaire, « Nedjma » est formellement plus apparenté au nouveau roman qu’au roman traditionnel. Ses « événements » sont des éclats de la mémoire, que le (s) narrateur (s) rassemble (nt) pour se donner une identité qui l’aide à affronter la machine infernale de l’Histoire. La parole des personnages tente de reconstituer le passé d’un pays meurtri par les invasions étrangères. L’évocation de la tribu initiale, la leur et celle de Nedjma, n’est pas une évocation passéiste ou nostalgique. Elle est la condition de la réappropriation saine du présent, de l’émergence d’une conscience moderne, progressiste.
Dans « Nedjma », Kateb Yacine ne s’est pas détourné du passé au nom de la primauté du présent ni du présent pour célébrer la glorieuse histoire arabo-berbère. Une légende narrative lui a fourni une indispensable passerelle entre les anciennes épopées de son peuple et celle qui s’écrivait, dans le sang et les larmes, au moment de la parution du roman. Cette légende est celle d’un chef algérien (Keblout, l’ancêtre de Nedjma, la « femme-nation », et de ses quatre amants), dont l’idéal unitaire (celui-là même qui sera celui de l’émir Abdelkader) a été anéanti par l’occupation étrangère.
Grâce à son souffle épique, « Nedjma » a su exprimer l’émergence d’un héros collectif à une époque charnière de l’histoire algérienne. Ce héros avait pour nom le peuple et, comme son identité se construisait dans le processus réel d’une guerre anticoloniale, il n’avait que peu à voir avec les peuples archétypaux, toujours pompeusement homériques, du réalisme socialiste.
Tout ce que Kateb Yacine écrira plus tard tournera dans l’orbite magnétique de ce texte fondateur, du « Cadavre encerclé » et des « Ancêtres redoublent de férocité » (parus en 1959, dans le recueil intitulé « Le cercle des représailles ») à son second roman, « Le polygone étoilé » (1966). Celui-ci clora une première période de son parcours, que Mohamed Lakhdar Maougal fait correspondre à ce qu’il appelle le cycle de la quête identitaire arabophile, à laquelle, selon lui, en succédera une autre, plus complexe, aussi internationaliste que plus ouvertement berbérophile (7).
La langue (de l’enfance) retrouvée
Le début d’un autre cycle littéraire katébien coïncidera grossièrement, comme le note ce chercheur, avec l’anéantissement de l’idéal arabiste après la défaite de juin 1967. La nouvelle quête identitaire de Kateb Yacine n’en existait pas moins en germe dans de précédents textes. Voulant échapper à l’aliénation de l’écriture dans une langue d’emprunt, il optera pour l’arabe dialectal, ne faisant pas mystère de sa conviction que pas plus que le français, l’arabe classique n’est la langue des Algériens. « Il existe un autre arabe, l’arabe populaire, qui, lui, est méprisé. Imaginez la veine de Villon, de Rabelais, la veine populaire des voyous de la littérature : voilà ce que nous représentons. Les autres, ce sont des mandarins, des oulémas de la littérature, c’est-à-dire des momies, des gens qui n’évoluent pas. La langue est la création du peuple, tous les jours, non la création des savants (8). »
Ces paroles hérissent encore l’intelligentsia bien-pensante mais elles exprimaient une sincère volonté de faire connaissance avec un public réel, si différent du public instruit, bilingue ou francophone. Elles exprimaient probablement aussi le désir d’exaucer le vœu paternel d’un recouvrement de l’identité linguistique première, après une indispensable (et bienfaisante) errance dans la francophonie. Son père ne lui avait-il pas recommandé : « Laisse l’arabe pour l’instant […] La langue française domine. Il te faudra la dominer et laisser derrière toi tout ce que nous t’avons inculqué dans ta plus tendre enfance. Mais une fois passé maître dans la langue française, tu pourras sans danger revenir avec nous à ton point de départ » (9) ?
En écrivant des pièces de théâtre en arabe dialectal, Kateb Yacine était indifférent au scepticisme de ceux qui doutaient de ce que cette langue pût devenir une « langue littéraire ». Grâce aux tournées de sa troupe au nom explicitement militant, « l’Action culturelle des travailleurs » (ACT), il est retourné à cette Algérie presque anonyme, dont un double exil, réel et linguistique, l’avait séparé deux décennies durant. Pour son nouveau public, il a dû adapter sa dramaturgie et réduire au strict nécessaire décors, accessoires et costumes, radicalisant, dans l’urgence et par nécessité, le principe brechtien de la distanciation. Son écriture aussi deviendra plus politique et sa dimension mythique se fera plus discrète : « Mohamed, prends ta valise » (1970) sur l’émigration algérienne en France, « la voix des femmes » (1972), « La guerre des mille ans » (1974), « Le roi de l’Ouest » (1975) et « La Palestine trahie » (1977).
Retour au point de départ
Ces succès populaires ont mobilisé contre Kateb Yacine les islamistes et leurs alliés au sein du régime, de plus en plus conservateur, à la fin des années 1970. Ces redoutables adversaires n’ont pas admis que le mouvement indépendantiste ait pu accoucher d’un homme soutenant aussi bien le combat des Palestiniens que celui des femmes ou des berbérophones. A force d’attaques directes et de calomnies, ils ont refermé sur lui le cercle de leurs représailles conjuguées. L’ACT a été dissoute en 1979 et son fondateur s’est retrouvé directeur d’un petit théâtre de l’Ouest, interdit d’expression dans les médias publics jusqu’à son retour à exil, en 1988.
L’auteur de « Nedjma » a peu publié en français après cette expérience dramaturgique en arabe dialectal. Il a notamment fait paraître en 1988 « Le Bourgeois sans culotte », une pièce de théâtre rappelant le rôle des classes marginales dans le reversement de la monarchie française. Cette œuvre ultime a été un retour symbolique au point de départ : elle a été écrite en exil, dans cette langue-exil qu’était le français.
L’Algérie revenait elle aussi à ce point de départ qui avait marqué sa naissance en tant que nation moderne, à la révolte comme moyen d’émancipation. En octobre 1988, le vent d’une puissante intifada juvénile soufflera sur le pays ouvrant pour les libertés une grande porte, malheureusement refermée en 1992 au nom de la « lutte contre l’obscurantisme ». Cette « ruade de l’histoire », comme il la qualifiera, ravivera dans la mémoire de Kateb Yacine le souvenir de sa propre révolte, en mai 1945. Il voulait s’en s’inspirer pour une œuvre dramatique, qui aurait probablement ouvert un troisième cycle de son parcours, mais la mort l’en a empêché. Il est parti après une vie tumultueuse d’écrivain à la fois libre et engagé, « habitant l’échafaud, sa tête sous le bras (10) ».
Y. T. https://www.babelmed.net/index.php?c=6103&m=&k=&l=fr
Notes
1) D’autres textes littéraires de Kateb Yacine ont été publiés dans « L’œuvre en fragments » (présentés par Jacqueline Arnaud, Sindbad, 1986). Ses écrits journalistiques, réunis par son fils Amazigh, ont été édités dans un volume intitulé « Minuit passé douze heures » (Paris, Editions du Seuil, 1999). « Parce que c’est une femme » regroupe des textes principalement dramatiques réunis par Zebeïda Chergui (Paris, Éditions des Femmes – Antoinette Fouque, 2004).
2) Naget Khadda, avant-propos de « Bibliographie de Kateb Yacine » (Charles Bonn et la Coordination internationale des chercheurs sur les littératures maghrébines), Collection « Etudes maghrébines », n°11 (Limag, portail des littératures du Maghreb, www.limag.refer.org.)
3) Kateb Yacine, préface de « Soliloques », Bouchène, Alger, 1991.
4) Paul Monceaux dans « Les Africains : Etudes sur la littérature latine d’Afrique ». Cité dans « La littérature algérienne contemporaine », Jean Déjeux, Paris, PUF, 1975, page 6.
5) L’action » (11 août 1958), interview, in « Le poète comme un boxeur : entretiens 1958-1989 », Paris, les Editions du Seuil, 1994, page 38.
6) « Il s’ouvre par un pacte scellant l’alliance des amants maudits dans un interdit tout à la fois incestueux et adultérin, transgresse les limites de la vie et de la mort, les lois symboliques, les frontières du sujet. » Mireille Djaïder, étude consacrée à Kateb Yacine dans « La littérature maghrébine de langue française », ouvrage collectif, sous la direction de Charles Bonn, Naget Khadda et Abdallah Mdarhri-Alaoui, Paris, EDICEF-AUPELF, 1996 (Limag, portail des littératures du Maghreb, www.limag.refer.org.)
7) « Kateb Yacine, l’indomptable démocrate », Alger, Apic, 2004 (chapitre II, intitulé « Mythe arabe et histoire amazighe »).
8) Interview, « Travail théâtral » (1958), in « Le poète comme un boxeur : entretiens 1958-1989 », page 80.
9) « Le Polygone étoilé ». Cité dans Mohamed Lakhdar Maougal dans « Kateb Yacine, l’indomptable démocrate », page 89.
10) « Afrique Action », interview (26 juin 1961), in « Le poète comme un boxeur : entretiens 1958-1989 », page 176.





il serait, utile, de rappeller, que kateb yacine, s’est volontairement, tourne, vers le theatre, dans sa forme la plus accessible au peuple, dans sa composante la moins lettree, kateb a affirme, a de nombreuses reprises, que continuer a ecrire des livres, risquait tres certainement de l’eloigner de son ideal(l’emancipation democratique, sociale et politique, des masses pauvres algeriennes) et c’est en consequence qu’il opta pour le theatre, moyen qui le hissait a la hauteur de son peuple disait il.ce n’est donc certainement pas, un tarissement de ses capacites d’ecriture, qui l’empecha de produire d’autres nedjma.meme au theatre, il prenait d’infinies precautions, pour que le message soit limpide…..son public, compose essentiellement, d’ouvriers, de paysans pauvres, de jeunes chomeurs, de femmes paysannes, de travailleurs emigres, et de tant d’autres exclus du savoir et de la culture, etaient emerveilles, face au jeu des acteurs, le contenu des pieces etait le monde dans sa nudite pas belle, les gens riaient, comprenaient la politique et reagissaient, en continuant parfois apres la fin du spectacle, c’etait grandiose, cette periode, kateb, s’interessait peu a ces lecteurs professionnels, decorticeurs de textes, qui se gardaient bien de democra&tiser la culture.YACine kateb, agissait par le biais de ces textes du theatre, afin d’ irriguer le peuple pauvre de toutes ses gigantesques idees genereuses et clarifiantes…..yacine, faisait des ecritures collectives avec les gars de sa troupe, preoccupe par la justesse et la pertinence du propos…..un aspect de yacine que d’autres aborderont, c’est sa position vis a vis de l’utilisation de la religion;par les exploiteurs et les dirigeants, dirigeants qui preferaient bloquer les peuples dans des visions archaiques et retrogrades, que de risquer la modernisation de la societe, porteuse d’idees revolutionnaires…..Yacine avait aussi une position, positive du maintien du francais, comme langue de travail, ce qui aurait certainement valorise la transmission du savoir et des experiences inter generation;les differents preferants arabiser au pas de charge, marginailsant de fait des competences et rendant orphelins des cohortes de jeunes arabises, alors que leurs aines sont encore de ce monde, yacine comme d’autres avait vraiment alerte sur ce sujet…..Yacin etait indeniablement l’homme de culture algerien qui a ete le plus feministe et le plus pourfendeur des mysogines…..Yacine, soutenait et aidait toujours l’amazighite, et les luttes en kabylie, Kateb ecoutait tout le monde, il nous manque des kateb aujourd’hui pour bousculer la traitrise et le conformisme, la soumission et le manque de courage, des pseudo elites intellectuelles, aveuglaient qu’elles sont par l’unicite islamique ou le bling dingue de l’occident……merci de relire Yacine kateb
Identité et origine :Quand Kateb Yacine contredit son cousin, le colonel Cherif Cadi, serviteur de la France et l’Islam
L’un des faits marquants dans les écrits de Kateb Yacine est la contradiction qu’il porte au colonel Cherif Cadi sur les origines de sa tribu.Cet officier français, né en 1867 à Souk-Arhas et mort en 1939, fut le premier musulman Algérien à entrer à l’Ecole polytechnique de Paris.A 22 ans, il accepta de renoncer à son statut personnel musulman pour être « naturalisé ».Il n’envisagea jamais, pour lui-même comme pour son pays natal, d’autre avenir que dans le cadre de la nation et de la civilisation françaises, nation à laquelle il était fier d’appartenir et civilisation à laquelle il voua toute sa vie une amitié, une admiration et une reconnaissance sans bornes. Un aspect qu’il fera ressortir dans la lettre qu’il envoit le 3 avril 1930, au colonelFirmin Jacquillat(1855-1940), polytechnicien et officier d’artillerie lui aussi, qui a bien connu Chérif Cadi et dont il fut quelque temps le chef et, toute sa vie, l’ami. Le colonel cadi écrit ce qui suit « C’est l’anniversaire du grand événement(1930). De la conquête ? non, parce que les Barbaresques ne formaient pas une nation, mais vivaient en clans primitifs, ennemis les uns des autres et se razziant sans cesse. C’est l’anniversaire de la libération de mon peuple de l’oppression des Mongols ; c’est la date bénie de notre rentrée dans la vie civilisée que nous avions abandonnée pendant les siècles d’anarchie et de misère de la domination des Vieux Turcs.Donc, mes frères mahométans vont suivre avec joie les fêtes du Centenaire, comme je le leur ai conseillé par de nombreux articles dans la "Voix indigène", journal écrit à Constantine par l’élite musulmane dont je suis fier d’être le chef.Les Français, mes frères d’adoption, peuvent être fiers de l’oeuvre accomplie en un siècle : avant 1830, l’Algérie, autrefois le grenier de Rome, était devenue terre stérile et ne nourrissait qu’un petit nombre d’hommes. Les vallons et les plaines étaient devenus le théâtre des exploits des pillards. Point de sécurité, point de routes, les relations entre les hommes ne pouvaient se faire que par caravanes armées en guerre. Après un siècle de travail et de sécurité, nous voyons un grand changement: un puissant réseau de voies de communication assure partout les échanges entre les habitants dont le nombre a plus que doublé, d’abondantes récoltes assurent partout la vie. Le petit BÉDOUIN qui aurait été l’esclave des pachas est devenu polytechnicien, ingénieur et astronome, enfin officier supérieur de l’artillerie française. »(voir Xavier Soleil, Cherif Cadi, serviteur de la France et de l’Islam, google.com) Cette référence à ses origines bédouines et arabes, il la renforça au cours d’un voyage au Moyen-Orient.En 1916, le colonel Cadi visita, en effet, la Mecque et il y’vécut l’atmosphère de la campagne du Hedjaz qui vit des officiers français, aux côtés de l’Anglais Lawrence(d’Arabie), soutenir les ambitions indépendantistes de Chérif Hussein et de ses fils dans leurs rêves de création d’un royaume arabe. Ce voyage fut aussi pour lui l’occasion de retrouver la terre-berceau de ses ancêtres. Ancêtres arabes que Cadi revendiquait haut et fort. En effet, cette référence à ses origines arabes sera un fil conducteur pour le colonel Cadi. Dans son livre (Terre d’islam, page 112), il exprime sa fièrté d’être arabe.Relatant sa vie au sein de sa tribu, Il avance ce qui suit ‘’on chante dans ma tribu ces vieilles mélopées que mes ancêtres hillaliens ont apportées d’Arabie, il y’a bientôt dix siècles.Ce sont des pièces d’une centaine de vers, presque toujours monorimes, dans lesquelles le poète adresse des louanges à son bienfaiteur ou invoque Dieu pour sa famille et sa tribu’’.(p.22)Le colonel Cherfi Cadi était un membre de la tribu des Keblout. Mais COUP DE TONNERRE. Kateb Yacine contredit l’affirmation du colonel Cadi voulant que les Keblout, soient d’origine arabe. Kateb Yacine savait de quoi il parlait, Cette tribu était aussi sa tribu d’origine, et de fait, il était un lointain cousin de Cherif Cadi. Selon Jean-Yves Bertrand-Cadi(le colonel Cadi, serviteur de l’Islam et de la république), neveu du colonel, les deux avaient une même obsession: relater l’histoire de cette tribu et ses origines. Kateb Yacine accorda une grande importance à cette tribu dans ses œuvres. Il n’eût de cesse de creuser dans son œuvre littéraire, l’histoire de cette tribu à laquelle il voulait attacher à la fois son âme et son sang. Cette obsession du passé comme cette histoire ensevelie dans les mémoires ou les rêves l’ont conduit à travers le biais de l’ancêtre Keblout à évoquer et construire l’origine du groupe Cadi. Dans son roman Nedjma, il retraça l’itinéraire des Keblout mais sans référence aux Béni-Hillals.Peu de temps avant son décès, il reprit le pèlerinage aux sources dans un article(Pèlerinage aux sources de la tribu, No.114, août 1988) paru dans la revue Géo, article dans lequel il contredit le colonel Cherif Cadi. Selon lui, Keblout serait né à Ghmar, dans l’Atlas marocain.Sa descendance se serait fixée en Algérie dans le triangle Sidrata, Guelma et Souk-Ahras(p.22).Une affirmation à laquelle adhère Gilber Meynier, (l’Algérie révélée, 1981 p.207) auteur et chercheur reconnu sur l’histoire et l’identité de l’Algérie qui avance que »les Keblout descendaient d’une vieille famille chérifienne d’origine chaouia établie à Batna, Guelma et Souk-Ahras ».Cela dit, l’origine des Keblout confirme ce qu’on a affirmé dans notre étude sur l’évolution des tribus arabes Banu-Hillal dans le cadre du Constantinois(aristote-algeria.com, textes 10 et 13) .Notre conclusion, basée, en fait, sur le dénombrement de population de 1852 mentionnait que les tribus portant un nom Banu-Hillal venaient de Tunise.A travers les Keblout, il ressort que certaines tribus étaient, en outre, originaires du Maroc. Kamel Kateb dans son livre »Européens, Indigènes et Juifs d’Algérie » a mentionné, chiffres à l’appui, que de nombreux Marocains se sont établis, après 1830, dans l’Oranie pour travailler, entre autres, comme ouvriers agricoles dans les fermes appartenant aux colons. L’exemple des Keblout montre que certains d’entre eux ont migré vers les autres régions, notamment, le Constantinois, région ou ils vont s’identifier comme arabes Banu-hillal, une identification qui, dans le cas de Keblout, a été contredite par Kateb yacine lui-même.Cela dit, au-delà de la question relative plus précisément aux Keblout, la question concerne toute l’Algérie.De plus en plus, les études sur cette question tendent à prouver que les arabes ne se sont pas installés en Algérie ou du moins le nombre de ceux q
ui y ont établi demeure est minime et insignifiant.
***Aristote (ys)***
Auteur de :les Arabes ont-ils conquis l’Algérie(Lematindz, 19 déc.2009)
Site:aristote-algeria.com(articles sur la question identitaire)
Bonjour! Je tiens à vous remercier d’avoir évoqué la mémoire de cet homme qui ne plie jamais. Kateb est un grand homme de lettre, doublé d’un humaniste hors pair. Je me rappelle des anéées de braises, les années Boumediene, ou l’écrivain est marginalisé tout comme Dib et Mammeri. Il faut que le pouvoir actuel demande pardon pour avoir persécuté et isolé des écrivains qui ont défié l’ennemi colonial. Je demande au ministère de l’éducation de publier des extraits de Kateb, Mammeri, Feraoun et Dib dans les livres de lecture du français et de l’arabe (traduction). Il ne faut pas aussi oublier ceux qui ont suivi l’exemple de ces écrivains et qui ont mené la littérature algérienne vers les sommets: Rachid Mimouni et Tahar Djaout.
Kateb Yacine était un intellectuel libre qui voulait aider son peuple à s’en sortir, il se souciait beaucoup plus de communiquer avec son peuple que de courir après le zaimisme partisan et gagner les faveurs du système gouvernant en place. Le message le plus fort de Kateb a été celui transmis dans sa pièce de théâtre " La poudre d’intelligence " ou il mettait en garde contre les effets dévastateurs de la religion que des potentats bien inspirés et imposteurs sont tentés de mettre à l’avant pour s’incruster éternellement dans le pouvoir en aliénant insidieusement leur peuple. Malheureusement, ce que Kateb avait craint le plus est arrivé, l’aliénation et la soumission par l’argent et par la religion ont fait leur effet d’opium dans la société, elle était même inscrite dans le programme des tenants des pouvoirs successifs : l’éducation et la culture. Même Boudiaf en homme avisé et clairvoyant l’a payé de sa vie en voulant chambouler les choses. Nous vivons actuellement une sale époque qui est celle de la dictature religieuse et ses chaoucho-veillo-veilleurs de service. Les intellectuels qui ont échappé à la purge islamiste et ceux qui ont été harcelés ou emprisonnés injustement par le système dictatorial en place ont pour la plupart choisi l’éxil ou le silence pour échapper à l’oppression et aux tribunaux de l’inquisition instaurés.
Kateb était l’algérien type, le prototype, le modèle, l’authentique algérien.Kateb est la poésie même, le souffle de la liberté, l’homme qui qui éclaire, qui vous rend vrai, qui démolit l’imposture et la tyrannie.Kateb c’est l’Algérie telle qu’elle devait être, l’Algérie des hommes libres, l’Algérie de l’humour, l’Algérie des saisons douces .Kateb est mon frère, mon père, mon cousin, mon ami.Kateb me rappelle mon identité, mon humanité et mon refus de se soumettre.Kateb est la chance de l’Algérie des humbles et des poètes.Son faciès est une beauté viril, une beauté algérienne.Kateb mon frère tu m’as fait aimé ton Algérie.
Permettez-moi d’en rajouter à mon précédent post : " Malheureusement, ce que KATEB avait craint le plus est arrivé : l’aliénation et la soumission par l’ARGENT, l’ARABISATION FORCEE et La RELIGION ont fait leur effet d’opium, de formatage et d’avilissement dans la société."
un vrai géni, ce kateb ne laisse pas dormir. vivant ou vivant il derange. KATEB penserait quoi de l’algérie des annéés 2000. heureux les morts qui n’ont pas vus l’algérie de bout.. & compagnie, malgré tout, les ALLOULA KATEB MAMERI et leurs semblables n’auraient pas supportés de vivre dans cette algérie peuplée de tant d’hypocrites. bien heureux les morts algériens d’avant 1999.
@Ghanima. Implicitement, vous avez cité le Mufti, l’Ouléma et le Sultan mais en faisant abstraction totale du quatrième actant principal de l’oeuvre La poudre d’intelligence! C’est quand même étonnant que vous n’ayez pas cité aussi la symbolique de l’espoir admirablement représentée par l’iconoclaste Nuage de Fumée! Votre intervention est d’un pessimisme sans nom. Plus aucun salut n’est donc possible dans la maison Algérie! N’y a-t-il donc plus d’espoir à ce point? A vous lire, madame, les carottes semblent cuites et même trop! Je vous comprends maintenant madame!
Eh oui,
laissez reposer en paix yacine une chose est sure au carré des martyrs il dérange toujours biensure pas les vrais martyrs mais les sois disants martyrs cités par leurs amis du sérail qui ont assistés àux obseques de yacine une premiere de ce genre dans notre bled
c’était une premiere chez nous du jamais vu ils n’avaient encore pas vu et connu çà.
ce jour là ils ont eut leurs parts ils ont été embétés jusqu’à la derniere pelleté de terre.
A cette époque les apprentis démocrates s’interressait l’un à l autre mais à vrai dire ils n’avaient rien de démocrate la nature les a livrés en pature pour qu’ils soient jugés par le peuple .
L’espoir est toujours permis aux membres du RCD qui renieront leurs idéaux d’antan pour adhérer aux zaouias et au conformisme ambiant. La voie est déjà tracée, encore un peu et la reconversion sera réussie comme c’est le cas pour la plupart des démocrates Born-again qui se sont réfugiés dans le silence et le renoncement aux valeurs démocratiques pour lesquelles se sont sacrifiés leurs compagnons de lutte.L’espoir est toujours permis quand on est si prés du Graal et qu’on renonce à l’impossible comme le fait le RCD d’aujourd’hui.
‘’L’arabisation forcée’’, un pléonasme typiquement algérien. C’est comme si on disait, ‘’il l’a violée de force’’. Un pléonasme bien révélateur en tous cas, une sorte de concentré de toute l’histoire contemporaine algérienne. Révélateur de ce que la société algérienne a enduré comme transplantations identitaires mais révélateur surtout d’une grave docilité intellectuelle-certains diraient complicité-d’où l’adjonction de ‘’forcée’’.
Sincèrement, je ne peux me prononcer sur ce monument, tant sur le plan humain que littéraire, étant donné qu’il appartient désormais à « l’Universalité », et vu que je ne suis ni critique littéraire ni autre : Je reconnais uniquement sa dimension humaine et poétique à l’extrême… Je reproduis juste l’hommage commémoratif du 30 ème. Anniversaire de « Nedjma » par un autre intellectuel, que nul, j’espère, ne peut taxer de « malhonnête » : « En marquant le 30 ème. Anniversaire de ce grand roman par l’évocation de quelques souvenirs liés à la « geste » personnelle de Kateb Yacine, je ne fais que fixer en vain les moments d’une permanence insaisissable dont l’auteur s’est toujours plu à repousser les frontières et à brouiller rageusement les pistes conduisant aux étapes bien sages et ordonnés du temps vécu jadis et naguère. Tout cela relève pourtant d’une dimension où le passé, incognito, pourrait-on dire, s’infiltre partout, mène sans cesse le jeu, occupe les postes avancés du futur et s’étale en une saison unique de la mémoire. En d’autres termes, il est advenu dans sa vie une longue période de crue persistante ; de mélange des eaux où le temps intégral, débarrassé de ses relents métaphysiques, sentimentaux, accessoires, s’est érigé en maître d’œuvre d’une création ex-nihilo après avoir été le régulateur des éléments déchaînés. Une création toujours fidèle à elle-même, mais constamment rajeunie à l’unisson du souvenir et de l’imaginaire. Ainsi, tout ce qui concerne kateb Yacine de part et d’autre de ce qu’il écrit et des témoignages dont il est l’objet, émane de ce rapport au temps nourricier, foyer immuable d’une pensée pourtant changeante… C’est à croire qu’il faisait de ce roman si bien équilibré dans son incohérence apparente, écrit d’une plume sûre et combien attentive et minutieuse, une sorte d’exorcisme sans passion de ce qu’il avait vécu lui-même une douzaine d’années auparavant (Mais 1945) à Sétif et dont il restait marqué pour la vie… Ecrit davantage pour exprimer la lutte décontractée, narquoise, que les lamentations et les attitudes avantageusement contestataires ou volontaristes du non-sens, le roman de K.Y. renouait donc avec un fil du passé et l’alignait, par hasard, sur un présent situé dans la même trajectoire et déjà gros d’autres dangers, d’autres génocides multipliant l’épisode provincial ancien par l’innombrable tragédie communautaire… » (Mostefa Lacheraf « Littératures de combat » Essais d’introduction). Livre dont je conseille la lecture, pas volumineux mais très instructif…
La pelletée qu’a jetée cet homme, à son époque, était aussi sincère que l’immense estime et amitié qu’il portait à kateb Yacine en 1989… Peut-être que ce n’est dû que à Si Mostefa et d’autres (très peu) que Kateb Yacine ait pu être inhumé sur la terre qui l’a vu naître… Etant donné qu’un « prêcheur » des ténèbres, étranger à celle-ci (terre) l’avait déclaré : Nul et non avenu ( Ya Bouguelb ! Comme dirait mon cousin Mus., lequel a changé son « Chang aï » pour… pas grave !)… ! Mais quand on est « grand » nul ne peut nous « raccourcir » !
Kateb Yacine était un monument de la littérature algérienne et grand humaniste, à l’instar de MOHAMED DIB, MOULOUD FERAOUN, MOULOUD MAMMERI ou de leur prédécesseurs APULEE, SAINT TERTULLIEN, SAINT AUGUSTIN, et de ce fait, ne pouvait se faire comprendre par des ignorants butés et croyant avoir la science infuse genre les abrutis historiques que sont Ben Bella, Boukharouba et Chadli qui ont subi un lavage de cerveau de la part des tenants d’El Azhar et de Nasser. « El gazair takfina oua takfikoum » disait Nasser aux algériens en 1963 (les algériens doivent passer après les égyptiens en Algérie, selon Nasser), et l’Algérie officielle n’avait cessé d’enrichir l’Egypte au détriment des algériens, le dernier exemple est le renforcement de Djezzy (l’égyptien) au détriment de Mobilis (l’algérien) par la grâce de Boutef 1er !!!
Quand un « analphabète scientifique » du nom significatif de « EL KARDE AH OUI » se fait payer à coup de million en devise pour insulter le digne fils de l’Algérie, KATEB YACINE, pour la simple raison que ceux qui détiennent le pouvoir en Algérie sont soit aliénés à la mythologie et légendes moyen orientale soit pour absence de personnalité (le seul authentique algérien a arriver au pouvoir, n’est pas rester assez longtemps pour faire les reformes nécessaires au vrai redressement du pays, je parle de Mohamed Boudiaf !!).
Kateb Yacine voyait bien que son peuple faisait une descente en enfer avec la religiosité ambiante qui se développer à très grande vitesse au point de voir se multiplier « ces fusées qui ne décolleront jamais » et maintenant Boutef 1er veut nous confectionner une fusée encore plus grande et plus longue (la grande mosquée) capable de projeter l’âme de Boutef 1er au-delà de la planète Mars que les Russes et les Américains peinent a atteindre (cela doit être le confins de l’univers, là où il y a le paradis des arabo-musulmans).
Kateb Yacine est au panthéon des illustres écrivains et humanistes alors que ces détracteurs (genre el karde ah oui –le singe qui sait singer- et Nait Belkacem et Kherroubi) seront balayés dans les poubelles de l’histoire.
@Ghanima. Pour une démocrate qui se dit laïque et iconoclaste, je trouve que vous êtes trop aveugle dans vos analyses sur les causes réelles de nos malheurs. L’ennemi n’est pas là où vous le croyez. Et vos tirs non visés et en plein dans le tas du noir obscur renseignent malheureusement plus sur votre injuste votre point de vue à abattre des Hommes! Je ne vous croyais pas aussi fratricide que comme vous persistez à le démontrer injustement et inutilement. C’est franchement désolant. Sans rancune quand même.
@ Halima G:"une sorte d’exorcisme sans passion de ce qu’il avait vécu lui-même "! Vous avez tout résumé. Content de te relire Halima. S’il te plait, la prochaine fois, n’oublie pas de prévenir l’équipe de ton absence. Je t’avoue que ton silence nous a un peu inquiété. Même Kacem pense la même chose. En effet, Kateb Yacine est aujourd’hui mort, mais Nuage de Fumée peut-il mourir? Nuage de Fumée est comme le poête Matoub dont une femme chante en échos dans sa propre chanson : chante chante…un poète peut-il mourir?
Je respecte ceux et celles qui se respectent et ne nourrissent pas des ambitions personnelles sur le dos de ceux qui les soutiennent ou qui croient à leurs idées. Je ne respecte pas ceux et celles qui exploitent la crédulité de leurs adhérents ou de leurs sympathisants pour en faire un tremplin à leurs ambitions politiques. Je ne fais pas non plus dans le culte de la personnalité et la shita et la servitude volontaires pour plaire à un Tyran distributeur de faveurs et de reconnaissances. Etre bon aux renégats, aux imposteurs et aux prêcheurs de la bonne parole c’est être sot. Rien n’est tabou ni sacré pour Nuage de fumée, tout est critiquable et peut être remis en question dans un monde qu’ils veulent figer et arrêter à leur propre dimension.
@Ghanima. Je persiste et je signe que vous vous êtes trompé de cible! L’ennemi n’est pas là où vous le croyez. C’est triste de voir que vous persistez à tirer sans mire et dans le noir obscur en abatant aussi bien des coupables mais aussi et surtout des innocents. C’est vraiment dommage!!!Mais bon. Il y a sans doute des raisons de votre coeur que ma raison ne peut pas comprendre.
@Ravi de constater que vous avez fini par lire entièrement La poudre d’intelligence. Vous avez pris un peu plus de temps que vos intervention ne semblent point le démontrer. Comme quoi tout ce qui brille n’est pas de l’or finalement! Mais, j’ai le regret de vous le redire que vous vous êtes trompé des personnages sots!Ce sont le mufti, le sultan et les ulémas et non le petit peuple comme vous et moi que Nuage de Fumée traita de sots et d’ânes. Par un tour de combinaison rhétorique, vous cherchez à vous identifier à ce personnage principal alors que vous l’avez royalement ignoré dans votre premier commentaire! Cet oubli en dit long sur votre iconoclasme de perlimpinpin. N’est pas Nuage de Fumée qui veut Madame! Un conseil: relisez encore l’oeuvre de Kateb et, avec un peu de chance, vous finirez, peut être, par savoir qui est véritablement Nuage de Fumée. Sur ce, faites de bons Rêves Madame.
Innocents dites-vous ? Voilà qui est laché pour endormir et tromper encore les gens pour longtemps.Voilà un autre tartufferie pour défendre ses idées partisanes, pour aveugler et flouer son monde en invoquant une drôle de raison.