Il est temps de régionaliser l’économie algérienne !

Actuellement l’on assiste en Algérie à un débat souvent passionné du fait de la sensibilité du sujet à l’approche de la refonte du code communal. L’objet de cette contribution est de poser cette problématique stratégique inséparable de la bonne gouvernance et de l’efficacité des institutions.

I- Le prix Nobel de sciences économiques 2009 a été attribué pour les travaux sur les institutions et la bonne gouvernance, ce terme « corporate governance », pouvant le traduire par gouvernance d’entreprises, ayant au départ été utilisé dans les milieux d’affaires américains. Par la suite, la notion de « urban governance » s’est généralisée dans l’étude du pouvoir local et a fait par ailleurs son apparition à la fin des années 80 dans un autre champ, celui des relations internationales. Le terme de  » good governance  » est employé par les institutions financières internationales pour définir les critères d’une bonne administration publique dans les pays soumis à des programmes d’ajustement structurel. Mais le pas décisif de la recherche sur la bonne gouvernance date des années 1990 en réaction à la vision, jugée techniciste, du New Public Management où ont été mis en relief, à juste titre, que la crise de l’État ne connaît pas seulement une crise interne touchant à ses fonctions et à sa structure, mais concerne davantage la capacité de l’État à asseoir sa légitimité ainsi qu’à formuler des politiques publiques en phase avec les besoins socio-économiques. Ces théories ont pris en compte les agents économiques opérant dans la sphère informelle, qui dans leur conscience, fonctionnent dans un espace qui est leur droit avec des codifications précises entretenant des relations complexes avec la sphère réelle, nous retrouvant devant un pluralisme institutionnel/juridique contredisant la vision moniste du droit enseigné aux étudiants. Comme consécration de la recherche du rôle fondamental des institutions, en octobre 2009, le jury du Prix Nobel en Sciences économiques de l’Académie Royale Suédoise des Sciences a choisi le travail d’une femme, Elinor Ostrom, pour « son analyse de la gouvernance économique, en particulier des biens communs » et d’Olivier Williamson pour « son analyse de la gouvernance économique, en particulier des frontières de la firme ». Ces apports théoriques à portées opérationnelles montrent que les institutions ont un rôle dans la société, déterminant la structure fondamentale des échanges humains, qu’elles soient politiques, sociales ou économiques et qu’elles constituent un des facteurs déterminants du développement économique de long terme. Sur le plan opératoire, la version actualisée de l’année 2009 des indicateurs de gouvernance dans le monde, établie par des chercheurs de différents horizons montre que certains pays progressent rapidement dans le domaine de la gouvernance tout en reconnaissant que les données font aussi apparaître des différences sensibles entre les pays. Les progrès sont en rapport avec les réformes dans les pays où les dirigeants politiques considèrent la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption comme des facteurs indispensables à une croissance durable et partagée.

II- Pour l’Algérie, il s’agit de procéder à une autre organisation institutionnelle , qui ne sera efficace que sous réserve d‘objectifs précis Il s’agit, d’opérer un nécessaire changement qui passe par une approche basée sur une identification claire des missions et responsabilités et une restructuration des fonctions et des services chargés de la conduite de toutes les activités administratives, financières, techniques et économiques. Cette organisation institutionnelle implique d’avoir une autre vision du rôle des collectivités locales. Cela suppose une autre organisation locale, les directions de wilayas étant budgétivores devant être regroupées en adéquation avec ceux des ministères. En 2002, le gouvernement avait déjà élaboré un texte législatif intitulé : «Avant-projet de loi-cadre fixant les règles générales d’organisation et d’administration du territoire.» Une disposition de ce texte concernait justement le découpage territorial en régions étant prévu une circonscription administrative intermédiaire entre l’Etat et la wilaya dénommée la circonscription administrative régionale (CAR)», stipulait l’article 85. Concrètement, cette subdivision territoriale devait disposer d’une sorte de gouvernement, d’une capitale et d’une assemblée faisant office de parlement régional. A sa tête, on retrouvait une sorte de superpréfets dotés de très larges prérogatives avec des walis techniciens sous ses ordres au niveau régional devant aller à la suppression des sous préfectures. Selon l’article 92, il devait être chargé de «coordonner l’activité des administrations et services publics à compétences régionales, notamment les grands services publics, les services extérieurs relevant des administrations centrales». Mais, cet avant-projet de loi fixant les règles d’organisation et d’administration du territoire n’a jamais vu le jour alors qu’il est d’une brûlante actualité afin de s’adapter aux nouvelles mutations. Il convient de prendre le soin de ne pas confondre l’espace géographique avec l’espace économique qui, intègre le temps, l’espace étant conçu comme surface, distance et comme ensemble de lieux. La recomposition du territoire s’inscrit dans un vaste projet inséparable des réformes structurelles à, tous les niveaux en cours. La conception volontariste étatiste de l’aménagement du territoire en Algérie, fondée sur la fameuse théorie des pôles de développement ou de croissance entraînant, a été un leurre et n’a pas eu les effets escomptés. L’aménagement du territoire ne peut être conçu d’une manière autoritaire, interventionniste, conception du passé, mais doit être basé sur la concertation et la participation effective de tous les acteurs sociaux. Il doit dépasser cette vision distributive à l’image des programmes spéciaux mais doit concourir à optimaliser la fonction du bien être collectif. De ce fait, je pense que l’aménagement du territoire plaçant l’homme pensant et créateur au cœur du développent doit réaliser un triple objectif : une société plus équilibrée et plus solidaire, la croissance au service de l’emploi et mettre l’Algérie au cœur du développement du Maghreb et plus globalement de la Méditerranée en favorisant la croissance économique. L’aménagement du territoire devra répondre aux besoins des populations en quelque lieu qu’elles se trouvent et assurer la mise en valeur de chaque portion de l’espace où elles sont installées. Il ne s’agira pas d’opposer le rural à l’urbain, les métropoles aux provinces, les grandes villes aux petites mais d’organiser leurs solidarités. Pour cela, il s’agira de favoriser une armature aubaine souple à travers les réseaux, la fluidité des échanges, la circulation des hommes et des biens, les infrastructures, les réseaux de communication étant le pilier. Cela implique une nouvelle architecture des villes, des sous systèmes de réseaux mieux articulés, plus interdépendants bien que autonomes dans leurs décisions. Elle devra forcément se situer dans le cadre d’une stratégie plus globale à travers la création d’une Délégation Nationale à l’Aménagement du Territoire, incluant la protection de l’environnement, souple dans son organisation, dont le rôle essentiel est la prospective du territoire en évitant le centralisme administratif, l’hégémonie des grandes agglomérations en évitant que plus de 95% de la population vive sur moins de 10% du territoire afin de construire un socle productif sur plus d’individus et davantage d’espace.

III- Cette politique devra s’inscrire dans le cadre de l’espace méditerranéen et arabo-africain, qui est l’espace naturel de l’Algérie. Aussi, il s’agit pour les riverains sub‑ sahariens d’imaginer des zones tampons de prospérité, de ne pas voir ces zones sous des angles négatifs d’assistance financière (assistanat) mais en privilégiant le co- développement. D’une manière générale, l’efficacité de ces mesures d’aménagement du territoire pour favoriser les activités productives, impliquent la refonte des finances locales et des taxes parafiscales sans laquelle la politique d’aménagement du territoire aurait une portée limitée devant s’appuyer sur le système de péréquation entre les régions pauvres et riches et sur une véritable décentralisation qui doit être prise en compte dans la nouvelle révision des codes de wilayas et des codes communaux. La structure qui me semble la plus appropriée pour créer ce dynamisme, ce sont les chambres de commerce régionales qui regrouperaient l’Etat, les entreprises publiques/privées, les banques, les centres de formation professionnelle, et les universités/centres de recherche. L’action des chambres de commerce, lieu de concertation mais surtout d’impulsion pour la concrétisation de projets serait quadruple : 1-dynamiser les infrastructures de base et préparer des sites confiés à des agences de promotions immobilières publiques et privées ; 2-mettre à la disposition des sociétés une main-d’œuvre qualifiée grâce à un système de formation performant et évolutif allant des ingénieurs, aux gestionnaires, aux techniciens spécialisés et ce, grâce aux pôles universitaires et des centres de recherche, évitant ce mythe d’une université par wilayas. Exemple la chambre de commerce offrirait un poste pour 10 candidats en formation, les 90 % non retenus ne constituant pas une perte pour la région. L’apprentissage en dynamique est un capital humain pour de futures sociétés qui s’installeraient dans la région, une société installée payant des impôts qui couvriront largement les avances en capital de la formation avancée. Cette formation devra être adaptée pour tenir compte de la norme qualité standard, le label qualité étant exigé pour tout exportateur (y compris le Maghreb) en direction de la CEE, des USA ou de l’Asie. Ainsi, nous assisterons à une symbiose entre l’université et les entreprises. Car les sociétés ont besoin de l’accès aux chercheurs, aux laboratoires pour les tests d’expérimentation et l’université a besoin des sociétés comme support financier et surtout d’améliorer la recherche. Les étudiants vivent ainsi la dialectique entre la théorie et la pratique ; 3-la troisième action est de favoriser des entreprises souples reposant sur la mobilité et les initiatives individuelles. Des tests ont montré que l’initiative personnelle, pour certains produits, permet d’économiser certains équipements (donc d’avoir un amortissement moindre dans la structure des coûts) et de faire passer le processus de sept (7) minutes (420 secondes) à 45 secondes soit une économie de temps de plus de 90 % améliorant la productivité du travail de l’équipe . Ce qu’on qualifie d’équipes auto- dirigées ; 4-quatrième action, la chambre de commerce intensifie les courants d’échange à travers différentes expériences entre les régions du pays et l’extérieur et l’élaboration de tableaux de prospectifs régionaux, horizon 2015/2020. La mise à la disposition des futurs investisseurs de toutes les commodités nécessaires ainsi que des prestations de services divers (réseau commercial, loisirs) est fondamentale Cette symbiose entre ces différentes structures et certains segments de la société civile doit aboutir à des analyses prospectives fondamentales, à un tableau de bord d’orientation des futures activités de la région, afin de faciliter la venue des investisseurs. Ces axes directeurs devraient s’inscrire dans le cadre de la régionalisation économique que beaucoup confondent avec le régionalisme source d’intolérance.

IV- La notion de région est elle-même extrêmement variable, la régionalisation pouvant se réaliser au sein du pays ou bien par le regroupement d’un ensemble d’Etats dans une zone géographique particulière ou sur la base d’intérêts ressentis comme communs ce que les économistes qualifient d’intégration régionale. Aussi, la régionalisation peut prendre des formes très différentes selon les pays, allant de la décentralisation au quasi fédéralisme. Je définis la régionalisation comme un mode d’organisation de l’Etat qui confère à la région un rôle et un statut économique et politique propre, caractérisé par une autonomie relative mais non indépendant de l’Etat central pour les grandes orientations stratégiques tant politiques qu’économiques, cette autonomie étant donc encadrée par l’autorité nationale. Toute régionalisation appelle les questions fondamentales suivantes : compétences des régions ; règles de composition et de fonctionnement des assemblées et exécutifs régionaux ; ressources des régions ; relations avec le pouvoir central ; modalités de transfert aux pouvoirs régionaux et enfin concertation entre régions. D’une manière plus générale, la mise en place de la régionalisation doit avoir pour conséquence un meilleur gouvernement réel ressenti comme tel par la population, l’argument de base résidant dans la proximité géographique. Cela signifie qu’il existe une solution locale aux problèmes locaux et que celle-ci est nécessairement meilleure qu’une solution nationale. Selon les théories régionalistes, la diversité des situations locales impose une diversité de solution pour s’adapter aux conditions locales spécifiques. La régionalisation économique couplée avec une réelle décentralisation supposant une clarté dans l’orientation de la politique socio-économique évitant des tensions et conflits entre le pouvoir local et central et des concurrences entre le centre et la périphérie permettrait un nouveau cadre de pouvoir avec des nouveaux acteurs, de nouvelles règles et de nouveaux enjeux avec des nouvelles stratégies élaborées. Elle devrait favoriser un nouveau contrat social national afin d’optimaliser l’effet de la dépense publique et rendre moins coûteux et plus flexible le service public. La création d’un nouvel espace public génèrerait une nouvelle opinion publique, voire une nouvelle société civile. Le débat permet l’émergence de thématiques communes, des modes de propositions communs et donc déterminerait des choix collectifs optimaux. Une centralisation à outrance, favorise un mode opératoire de gestion autoritaire des affaires publiques, une gouvernance par décrets, c’est-à-dire une gouvernance qui s’impose par la force et l’autorité loin des besoins réels des populations et produit le blocage de la société. Les expériences historiques montrent clairement que si la centralisation a été nécessaire dans une première phase, elle a atteint vite ses limites et que ce sont les pays qui ont développé des décentralisations réelles et non des déconcentrations, synchronisant gouvernance centrale et locale, qui ont le mieux réussi leur développement. Une réorganisation du pouvoir local dont la base est la commune, pour une société plus participative et citoyenne s’impose, réorganisation fonction de la revalorisation de la ressource humaine renvoyant à l’urgence de la révision du statut de la fonction publique. Après la «commune providence » du tout Etat, l’heure est au partenariat entre les différents acteurs de la vie économique et sociale, à la solidarité, à la recherche de toutes formes de synergie et à l’ingénierie territoriale. C’est dans ce contexte, que la commune doit apparaître comme un élément fédérateur de toutes les initiatives qui participent à l’amélioration du cadre de vie du citoyen, à la valorisation et au marketing d’un espace. C’est à la commune que reviendra ainsi la charge de promouvoir son espace pour l’accueil des entreprises et de l’investissement. La commune devra par ailleurs et naturellement se constituer en centre d’apprentissage de la démocratie de proximité qui la tiendra comptable de l’accomplissement de ses missions. De ce fait, cela implique pour l’Algérie de penser un autre mode de gestion, de passer du stade de collectivités locales providences à celui de collectivités locales entreprises et citoyennes responsables de l’aménagement du développement et du marketing de son territoire. En fait, la pleine réussite du nouveau code communal implique de poser le rôle de l’Etat et son articulation avec le marché dans la future stratégie économique ce qui renvoie au mode de gouvernance. [email protected]

Docteur Abderrahmane MEBTOUL

Professeur d’Université en management stratégique

Expert International

Voir-Sbih Missoum (sous la direction) Rapport sur la réforme de l’Etat en Algérie (2 volumes) présidence de la République diffusion officielle 2002 – Contribution de Abderahmane Mebtoul revue internationale Cafrad/Unesco-rôle de l’Etat et bonne gouvernance en Algérie n° 71/2008

13 commentaires

  1. En dehors de la kabylie et du sud les reste du pays est voué à l’anarchie economique et politque en cas de regionalisation
    On ne regionalise pas avec des chefs de tribus et des traficants de mazout et de moutons aux frontières et encore moins avec des habitués de la rente tuyautière qui ne sont rien sans elle.
    Et le système n’acceptera jamais que l’un de ses beys ou caid locaux en armes ou sans armes se fasse envoyer balader quand il reclame son du qui est dans les fait indu et indecent comme un quota de logement à sa discretion ou une terre agricole à hypothequer en banque pour un faux credit.
    Monsieur Mebtoul, vous avez tendance à ecrire comme si vous etiez sur la lune;
    Il ne suffit pas de copier coller des concepts theoriques qui ont marché ailleurs parceque tout le monde y etait prédisposé et les vendre à des gens qui sont moulés dans le contraire de ces concepts.il n’ y a pas plus de chance de faire tourner ces concepts ici que de chance de faire de la paella le plat regional de Biskra ou de la chakhchouka celui de strasbourg;
    A defaut de solutions coherentes vous encombrez le debat plus que vous ne deblayez la route

  2. Si on ne met pas des barrages plus solides que ceux qu’on met pour les éléphants en Afrique, il ne servira à rien de régionaliser si les tenants du pouvoir sont des incultes haineux intolérants et islamo-khoroto-ba3thiste comme la majorité des gens du FLN "wa akhatihha". Il faut donner plus de responsabilité aux élus, l’état doit les contrôler et la punition doit être une exécution dans les stades pour toute tricherie, traitrise vol etc.. et cela durant au moins 50 ans. En attendant, la kabylie est bien avancée sur ce sujet, Vive le MAK, Vive l’Algérie laïque et démocratique.

  3. C´est exactement ce que veut le mak: l´autonomie des regions! Et cela ne va jamais se realiser avec les khorotos qui detiennent la bourse aidés par les occidentaux et les dictateurs arabes.Alors, Mr. le docteur vous pouvez toujours prescrire, mais la pillule ne passera pas! C´est un chirurgien qui leur faut!

  4. M. Mebtoul une fois de plus vous faites une analyse très académique d’un concept, je le regrette profondément, le concept de gouvernance a été surtout invoque pour justifier les échecs des politiques libérales, du capitalisme une manière de se dédouaner en disant si nos politiques ne fonctionnent pas ce n’est pas qu’elles sont mauvaises mais en raison d’autres facteurs exogenes au mode capitaliste….
    second point M. Mebtoul vous mettez en exergue ce concept de gouvernance mais dans le cas de l’Algérie vous savez parfaitement que ce concept suppose au préalable un certain nombre de conditions non satisfaites et l’une des premieres conditions c’est l’existence d’un systeme democratique ou les volontes des individus sont respectees…..

    or vous n’y faites pas trop allusion dans votre contribution c’est comme si vous teniez tout un raisonnement ou vos hypotheses de départ sont non respectees et que malgre tout vous tiriez des conclusions….

  5. L’Algerie est donnée pour arabe: or la dimension subjective et politique vous échappe Monsieur. Ni l’arabité ni son appendice"le magreb" ne sont l’expression du pays réel. Comme vous comprendrez, avant l’infrastructure il faut d’bord se situer sur le plan identitaire! Le FLN a tout tenté pendant 47 ans d’introduire des superstructures modernes dans un system semi-feodal, le resultat est là pour dire que sans l’adhèsion de la dimension subjective les superstructures croulent en verticale!

  6. le système de gouvernance en Algérie n’est pour aucun système connu dans le monde, car il n’a pas de but, ni d’objectif, on vit le jour au jour sur la rente pétrolière, pas plus, et c’est les algériens de l’avenir qui vont payer cher.

  7. la solution n’est de regionaliser l’economie ou de fractionner ce qui existe, la solution c’est la rigeur dans le contrôle, c, est de briser le systeme de clientalisme de beni amisse.

  8. Bravo Karim.Les propositions de M.METBOUL sont justes et généreuses, mais je suis septique quant à leur application en Algérie.L’Algérie arabo-islamique a échoué dans tout ce qu’elle a entrepris faute d’une culture d’état de nos dirigeants.Le socialisme spécifiquement arabo-musulman a échoué, l’économie de marché "noir (?) a lamentablement échoué, l’école est sinistrée, tout ça en raison de l’incompétence de la classe dirigeante (y compris l’armée).Une régionalisation menée par ce mème système connaitra le mème sort j’en suis sùr.A l’exeption de la Kabylie, acquise majoritairement aux idées de démocratie de laicité et de modernité et qui revendique son autonomie depuis 2001, les autres régions, hélàs, ne revendiquent RIEN !Ni la démocratie, ni leur langue maternelle et encore moins la laicité.Le reste du pays est plongé dans un profond coma politique et connait une régression politique, culturelle et religieuse sans prédédent dans l’histoire de l’Algérie.L’Algérie arabo-islamique est mùre pour un état intégriste ou théocratique comme l’Iran, faute d’alternative démocratique.Les carotes sont cuites.

  9. encore une fois la résponsabilité de l’etat actuel de l’algérie incombe aux inteelos algériens qui donne du crédit aux dirigeants hypocrites a quadruple visage qui gerent le pays depuis 1962. quand mabtoul ou un autre expert cite le gouvernement ou des gens du pouvoir algérien qui ont l’intention de faire quoique ce soit pour l’algérie, on ne peut considérer cela que comme une insulte à l’algérie. comment peut donner du credit et faire de la pub a des gens qui detruisent l’algérie et l’algérien depuis 1962. quand un expert international dans quelque domaine que ce soit, cite le gouvernement, une institution, ou un membre du pouvoir algérien, il cautionne les actions menés par ces gens pour detruire l’algérie et l’algérien. les intellos et autres experts algériens doivent se demarquer de ce pouvoir pourris. et surtout ne pas lui donner du crédit en citant les faits, gestes, intentions et programmes des ces fous et malades qui dirigent l’algérie. le socialisme ou la capitalisme de bout.. c’est kifkif. la dictature ou la democratie de bout… c’est encore du kifkif. une bande de trabendistes et contrebandiers dirigent l’algérie et nos experts les cites dans des domaines tres importants comme l’economie, la democratie, l’enseignement etc…
    ces gens du pouvoir en algérie jubilent quand ils sont cités directement ou indirectement par des profs d’université et des experts dans divers domaines, il ne demandent pas plus. les intellos devraient se taire et ne pas couvrir des agissements douteux des gens du pouvoir algérien, ou alors dire tout haut ce que le petit peuple sait.que fait le pouvoir des rapports des experts algériens, rien il les jettes aux chiottes aprés les avoir utilisés comme faire valoir de leur politique. est il normal que des intellos et des experts algériens au courant de tous les détails sur l’algérie continuent a travailler pour les bout.. ouyah.. bekhad… solta… apres chad.. boumed…. benb.. etc.. la seule issue possible et réelle c’est un chagement total.

  10. tant que le pouvoir traite avec les "notables" locaux pour regler des problemes de simple police ( affaire berriane par exemple) il est impossible de décentraliser qoui que ce soit et encore moins de régionaliser car ces "notables" se retrouveront au pouvoir de fait et on se retrouvera avec une gestion digne de la période ottomane.il faudrait d’abord par commencer par reghler un probleme de justice ou de police par la justice ou la police de la republique sans tenir compte d’aucun"notable" afin que la population se rende compte que ce "notable" n’est rien devant la république, que la population s’adresse à la république pour toute doléance et non à des notables, ce n’est qu’à ce prix qu’on pourrait commencer (peut etre) à penser à la décentralisation ou à la régionalisation et pourquoi pas même à l’autonomie régionale.

  11. Entierement contre avec tous concepts de regionalisation, autonomie ou appeller ca comme vous voulez..
    Comme personnellement je suis allergique aux cameleons, je suis donc allergique aux idées de ce soit disant expert qui vient aujourd’hui changer de couleur et de discours pour donner des solutions de sauvetage au pays. En plus il nous parle de prix nobel attribué a du monde serieux, et honnete de haut niveau. Que ce monsieur sache que le prix nobel n’est pas et ne sera jamais descerné a des Khobzistes surtout pas a des Algeriens de sa trempe. Aujourd’hui ce monsieur opte pour un concepte d’autonomie, tiens ou etait-il a l’epoque quand, certains Algeriens se faisaient emprisonné parcequ’ils defendaient ce genre de concepte, alors que lui cet expert KHOROTO se la coulait douce ?????????????????. Il me degoute. Regionaliser l’economie Algerienne pour moi c’est du n’importe quoi.
    Car le pays est assez dechiré avec la regionalisation de l’esprit algerien qui en a fait de lui qu’on le veuille ou pas un peuple haineux, et raciste. c’ette regionalisation d’esprit en a fait depuis 1962 beaucoups de victimes l’ancienne generation de la Kabylie en sait quelque choses ( je ne suis pas Kabyle mais je suis honnete avec moi meme)
    Ce que notre economie comme notre politique espere, c’est des competences sincere, honnete qui rassemblent ce peuple son energie et son savoir.
    Ce dont notre economie a besoin, c’est ce que nos decideurs politique n’ont pas, c’est du courage de dire les verités la ou il faut et quand il faut, c’est de l’honneteté dans la gestion de nos ressources, c’est une justice pour tous et a tous, c’est de respecter l’echelle des valeures, c’est de savoir compter jusqu’a dix et plus.
    Autrement regionaliser avec des cadres hypocrites, opportunistes, corrompus ne fera qu’empirer la situation dans un decore tribal.
    Oui a l’etranger certains pays ont appliqué ce concepte, mais cela ne veut en aucun cas dire que ca marche pour eux, ces pays sont en generale en conflits sociale et politique et aujourd’hui ils esperent a la souveraineté et a l’independance (Quebec, espagne belgique…etc).
    Faites attention n’ecoutez pas n’importe qui et ne lisez pas n’importe qui, car en Algerie les cameleons ecrivent aussi.
    GLOIRE A NOS MARTYRES.

  12. De la poudre aux yeux, peut ont vraiment faire confiance a ces sois disant économistes qui jettent des solutions égoïste adaptable uniquement aux dinosaures politique assoiffé de gains? personnellement j’opte pour l’ancien découpage autonome de gestion, politique et économique de l’époque coloniale, des région automne gouverné localement par des gens adaptable uniquement a leur taches, des économistes pour l’économie, et des politique pour la politique, assez de ces mutants qui n’arrêtent pas de courir ca et la pour le panse, le peuple doit vivre dans la dignité et le respect, mais d’abord j’opte pour la reforme de l’éducation et de l’enseignement supérieur, source de malheur, aujourd’hui nous assistons a un théâtre comique, la plus parts gens sont incapable d’avoir une méthode de compréhension des choses qui les concerne. Le degré de manipulation de masses a atteint un seuil déplorable, les gens n’arrivent plus a concevoir leur propre opinions, tout cela est du au système éducatif, la pédagogie est au bat niveau, les gens doivent absolument savoir se qui se passe au tour d’eux, c’est le peuple qui pourra changer son milieu et non le contraire. Sans cela, rien ne changera

  13. @Oran, On peut être honnête avec soit même et on peut l’être avec autrui. On ne peut pas traiter un expert international de Khoroto, c’est un peu trop demandé pour ta jugeote. Pour toi, il vaut mieux écouter les imams du vendredi à 13 h 20 avec tous mes respects pour les vrais musulmans parce que l’islam tel que construit à détruit d’abord la race arabe en premier, allergique à tous ce qui nouveau concept. On connaît bien la théocratie arabe mais pas celle d’algériens méprisant l’intelligence pour des cacahuètes distribuées par le pouvoir d’Alger. Tu déclare que « l’ancienne génération de la Kabylie en sait quelque choses (je ne suis pas Kabyle mais je suis honnête avec moi même) »……….. Pourquoi l’ancienne génération ? Et pourquoi tu es honnête avec toi même, alors que tu n’es pas kabyle ?????????????? Au moins tu as le mérite de reconnaître ton identité peut être tu es arabe, et en tant qu’arabe tu peut être d’après les auteurs arabe: 1/ arabe comme EL –ARIBA, arabe pur sang, arabe pour ainsi dire aborigènes ou primitifs, cette race comprend les peuples éteints ou exterminés longtemps avant Mohammed (qssl) ce sont les ADITES, LES THEMOUDITES, LES AMALIKA ou AMALECITES, les peuplades de TASM et de DJADIS, issus toujours d’après les historiens arabes de SEM ou de CHAM, fils de NOE. 2/ La seconde race est celle des arabes MOUTEARRIBA (arabes qui se sont faits arabes), on les regarde comme issus de KAKTAN ou de YAKTAN fils d’HEBER ; ils se sont d’abord établis au Yémen (Arabie heureuse de l’époque) d’où ils se sont répandus dans toute l’Arabie. Les HIMYARITES appartiennent à ces arabes MOUTEARRIBA, On les appelle aussi ARABES SECONDAIRES. 3/ La troisième race est celle des arabes MOUSTAGHRIBA ou ARABES assimilés aux ARABES. Ce sont les descendant d’ISMAËL, fils d’ABRAHAM, Ils se sont établis dans le HEDJAZ (Arabie déserte), ce sont les arabes TERTIAIRES ou ISMAËLITES, C’est à cette race qu’appartiennent les arabes établis depuis un temps immémorial autour de la Mecque, en particulier la famille des KOREICHITES, au sein de laquelle naquit Mohammed (qssl) et on s’accorde généralement jusqu’à ADNAN qui passe pour un descendant d’ISMAËl à environ 130 ans avant Jésus-Christ. tu n’est pas kabyle, targui, Mzab, Oranais peut un BELISAIRE. GLOIRE A VOS MARTYReS. Moi je suis un GETULE, Kabyle de la nouvelle génération, Un ROUM, HANNON le Phénicien, ou peut être un KATAMA ou un MAZIGH qui s’est ? Tout ça pour dire que la régionalisation est nécessaire du fait historique et identitaire, IL Y A UNE ALGERIE PLURIELLE MAIS ON A UN SEUL PAYS, c’est se qu’il faut comprendre. DAHMANE AMAZIGH***

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