Une équipe nationale de foot, c’est quoi en fin de compte ?
L’interrogation se pose effectivement, dans un univers qui a profondément changé avec l’affirmation du mercantilisme doctrinaire sur toutes les activités humaines, et qui implique le recours au « sauve-qui-peut » salutaire comme préoccupation majeure de l’individu, dans un monde d’égoïsme impitoyable, trompeur parce qu’en apparence heureux . Quelle saloperie ! Aucune société, aucune manifestation de société ne semble avoir échappé à cette inévitable issue qui marque, en réalité, une profonde et bien grave régression dans l‘évolution de l‘espèce. A fortiori le football qui lui aussi, a toujours constitué la manifestation des caractères essentiels des communautés qui l’ont largement pratiqué, ne saurait échapper à cette fatalité.
Le meilleur exemple à ce sujet, c’est qu’il (le football algérien) se substituât durant les années de plomb constitués par la colonisation, à l’absence de l’école comme on l’entend conventionnellement, beaucoup plus tôt en âge que celle-ci, en milieu juvénile urbain, pour forger par défaut, dans le vrai, éducation et caractère de l’enfance et jeunesse algériennes à l’épreuve la plus dure d’une vie confisquée, la reconquête de la liberté de tout un peuple.
A l’époque, absolument tous les pratiquants se livraient, en quelques clubs où ils aient pu se trouver licenciés, à l’affirmation de l’existence singulière d’une population autochtone qui ne pouvait être ni physiquement, ni culturellement définitivement décimée. En affirmant une identité imbue d’éducation morale exemplaire, de courage….servis par du talent pour le foot, souvent comme unique solution de survie sociale.
Quand après novembre 1954, la première sélection nationale prit forme sous la bannière du FLN, c’est au monde entier que de jeunes gens vivant modestement l’ exil patriotique , ont pratiqué ,entre eux, la discipline comme émanant d’artistes impénitents , le summum du football exécuté par des joueurs d‘exception , et reconnus comme tels. Rien d’autre n’explique cette capacité au surpassement, que la flamme intérieure ainsi nourrie, contagieuse d’abnégation dans l’adversité .Un histoire de conviction intime, mythique, dépourvue du moindre d’intérêt pécuniaire. Et le miracle fut ! Tout simplement !
Il a duré comme il a pu le miracle, clopin-clopant, plus de quinze ans après 1962, le temps d’user les convictions et naïveté des hommes qui s’étaient échinés à maintenir le sport algérien dans l’esprit de sa nature première, arrimé au plaisir ludique, à l’éducation de la jeunesse, et fondé sur le désintéressement et attachement à des idéaux. La pratique d‘époque, puis les sélections nationales (pourtant délaissées, car n’intéressant personne, et nullement génératrice de fric prodigue) nous ont procuré, sur la lancée, des manifestations permanentes de très haute qualité, servies par une pléthore de talents de stature internationale. Pratiquement personne ne s’exilât, l’Algérie valait les meilleures pratiques du monde du football. Pour mémoire, des (grands et confirmés) joueurs issus de l’immigration, peinaient à trouver place de titulaires en nos modestes clubs. Du temps où Mahmoud, dirigeant bénévole, (sinon fonctionnaire) se chargeait de faire raccommoder les bas troués de l‘équipe championne du Maghreb …et, Selmi talent prodige, (sinon comptable chez Esso) d‘enchaîner les petits ponts aux brésiliens de Santos…..
Et puis est intervenu, brutalement le drame irréversible. Mil neuf cent soixante dix sept, a marqué la rupture du football algérien avec sa nature, sa singularité, ses capacités de renouvellement permanent des talents, son organisation d’encadrement populaire extraordinaire. Sur les ruines de l’édifice, exploitant la dernière production talentueuse des clubs libres et populaires, par des moyens artificiels d’exception (argent prodigue- professionnalisme sauvage), l’équipe nationale de 1982 révélait toutes les qualités que les sélections précédentes auraient pu affirmer, à moindre frais, sans démagogie, dans un vision de renouvellement s‘il en fut. Le chant du cygne après cette première participation aléatoire au mondial, car la destruction du football algérien a été engagée, de pire en pire, pour toucher aujourd’hui, pratiquement à un point de non retour. Il faut dire que la presse nationale d’alors a joué un rôle essentiel de supplétif, pour imposer le sport, lui-même, comme acteur laudateur majeur, au service du gouvernail d’un régime éminemment politicien et propagandiste : seul le spectacle hebdomadaire du remplissage des stades comptât, « performance » attribuée au soit disant renouveau idéologique . « Cela eut payé » surtout pour certains, comme le dit si bien l’humoriste naïf ! Parce qu’il serait intéressant de savoir ce que sont devenus aujourd’hui, en matière de réussite professionnelle personnelle , les marionnettistes du MJS, leurs marionnettes et les journalistes à l’origine du mythe destructeur du football algérien, au moyen de « la réforme révolutionnaire socialiste » de 1977 de triste référence .
Les sélections nationales qui se sont succédées depuis, jusqu’à la dernière surprenante à plus d’un titre, révèlent en termes de société, des objectifs très éloignés de ceux que l’on veut faire croire au populo.
Primo, les intérêts mêmes accessoires retirés de la mise en action des sélections qui se sont constituées depuis 1982, se sont conformés stricto sensu, en priorité à ceux de carrières des maîtres d’œuvre (faf /encadrement technique / médias se nourrissant de sports / sponsors), puis des acteurs, joueurs en l’occurrence. Des sélections montées à la hâte, visant exclusivement le résultat à très court terme, on aura surtout misé sur le coup d’éclat miraculeux pour récupérer au maximum les dividendes, le plus vite fait, sous toutes les formes possibles. La supercherie de fin de siècle ! Encore et toujours une performance !
FARID TALBI





Cette analyse est algérienne, ni rationnelle, ni logique. Au foot comme ailleurs, si on croit à ce qu’on fait, aucune réforme ne changera le cours des choses. Sinon, les années Quatre-vingt sont celles du foot pour l’algerie, avec les belloumi, madjer, menad and co. Le foot algerien a pris un coup comme tout les autres secteurs. Ce n’est du qu’à la nature de l’algerien. Pour résumé ca : un algerien ne dit jamais que je travaille, il dit qu’il va au travail. Le jour où vraiment la notion de travail sera claire, la, je pense, independament de tout, ca va peut etre changer. Je ne cotionne pas les hommes politiques, par ce que eux en algerie, sont les spécialistes de rien à foutre et du desert clé en main. En tout cas, un jour peut etre on commencera à redéfinir les vraies choses
a Boubekeur /
Belloumi, Madjer, Menad ne sont pas nés en 1977.Ils proviennent de modestes clubs de quartier, depuis laminés radicalement par l’ approche du progrès auquel vous adhérez. Un progrès qui n’a plus rien produit depuis, sauf une médiocrité avérée qui semble vous satisfaire.Grand bien vous en fasse !. On traite son ennui comme on peut, et bon courage dans votre tentative de "définir les vraies choses" .On efface tout et on recommence ? le refrain est usé……..
A BOUBEKEUR/ A ce qu je sache, Belloumi, Madjer ou Menad ne sont pas nés en 1977. Ils proviennent de modestes clubs de quartiers, laminés ignominieusement par le progrès qui vous est cher. Et depuis les années 1980, plus rien : zero, walou. Je revendique en effet un retour au football singulièrement algérien, ni technico-scientifique, ni machin-chouette, tout juste talentueux, en régénération permanente et hautement compétitif comme il le fut. Pensez-vous qu’il soit vraiment illogique et irrationnel de situer le débat préoccupant du football algérien à sa dimension spécificité algérienne ?? Sur quelle planète vous joindre ?
Le titre de l’article dit: "Je crois que…". C’est vrai que l’espoir fait vivre; mais là !! franchement; il ne faut qd meme pas croire au pere Noel. Je veux juste ajouter une idee.
Le bon/beau football ne peut pas exister de maniere absolue. Quand TOUS les autres secteurs vont mal, comment espérer que le foot ou le joueur algérien a des chances d’etre bon?
A Yassine / La réponse à vos questions, pertinentes, sont dans le corps de l’article .Elles soutiennent vos opinions ! Alors, un café (nas-nas bien noir ou bien blanc ou coloré d’une goutte de lait ou de café léger ou… ), une afras, et relecture …….
vous croyer mon cher journaliste que le foot algerien ou notre équipe national est fouchu ou vous etes bien sur qu’elle es vraimmenent fouchu? moi je vous conseille de bien croire et meme etre tres sur car ils sont bien prouver ca hier contre la plus faible équipe du monde, et pour vous ajouter mon cher monsieur ce qui ma bien fait tres rire qu’a la fin du match les commentateurs de canal vomir tout ce qui’ils sont dit c juste on a assister quand meme a une belle partie, incroyable mais vrais, c des vrais khobsiste et ce matin quand je lisais le journal el chourouk, il commence a critiquer le nouveau entraineur mr benchikha
et puis il met le point en ajoutant QUE saadane retourne au memoire des algeriens tout le monde cheche a sauver son morceau de pain
bref rien ne va plus dans un etat ou il existe un seul parti, une seule chaine, une seule compagnie aérienne …ect ect ect
A Farid Talbi !!
Il me semble que c’est vous qui devez prendre toutes les sortes de cafés que vous enumérez ( j’espère que l’une de ces variétés arrivera à vous ouvrir les yeux). Je n’ai à aucun momen eu des doutes quant à la pertinence de l’article. J’ai juste confirmé avec une idée personnelle. A bonne entendeur — Je vous salue bien
A GHORIBI/Le problème du football algérien n’est pas un problème entraineur de l’EN .En vérité, nous ne formons plus de joueurs de talent du niveau international .Les clubs ne savent plus, ne peuvent pas, car pour eux seule la compétition séniors du week-end compte.Tout est sacrifié pour cet objectif. Il faut arrêter le naufrage, mais autrement, notamment en reconstruisant les bases formidables de production "made in algéria" détruites, tel que décrit dans l’article. Mais comme trop d’intérêts divergents sont en jeu, aucune chance de reconstruction pour le moment .Enfin, vu que le travail de réédification nécessite plus de sacrifice personnel et de sueur que d’argent ou de situations "bling-bling"……c’est pas demain la veille………
Franchement! Ce n’est pas de mes habitudes de tirer sur l’ambulance, mais cette fois-ci, je vais le faire: je n’ai que repris les mots d’un journaliste de Liberté en l’occurence M. O.O, qui a trouvé les mots pour qualifier les joueurs de l’équipe nationale (pas tous hacha!)lors du match contre la RCA… "bande de cabotins, d’invalides comparables à des zombies sans âme et sans orgueil"…
Que va insuffler une prime de 10000 Euros quand certains joueurs, allah izidelhoum, perçoivent cette prime en salaire hebdomadaire, au minimum? RIEN! Alors, le courage ne s’achète pas avec l’argent…Cette élite de joueurs de l’équipe nationale a beneficié de tant d’avantages, ne serait-ce celui de porter le drapeau algérien, et n’a rien fait ce dimanche pour rendre l’ascenseur aux millions d’algériens déçus par un tel comportement…Ouallah, en voyant le match, je me disais que même si l’Algérie avait joué avec ses 18 joueurs, elle n’aurait pas fait mieux…Reveillez-vous les jeunes, vous avez la même responsabilité de représenter l’Algérie, comme l’ont fait avant vous, les glorieux joueurs du "FLN", puis, les anciens joueurs des autres générations comme Lalmas, Hadefi, Betrouni, et après, Madjer, Belloumi, Assad, Menad, Merzekane qui ont mouillés leurs maillots de sueur à saveur de sang…Reveillez-vous les jeunes, car dans 5 mois, vous devriez rendre des comptes aux 35 millions d’algériens…Si non, deguerpissez au plus sacrant!