Le gouvernement algérien compromet-il les investissements étrangers ? DEUXIEME PARTIE : L’ENIGME DU PATRIOTISME ECONOMIQUE

Tous les pays protègent leur production nationale grâce à l’Etat régulateur stratégique en économie de marché pouvant détenir des minorités de blocage dans des segments stratégiques à ne pas confondre avec le retour à l’Etat gestionnaire de l’ex économie soviétique comme le montre les décisions récentes de bon nombre de pays développés, mais d’une manière ciblée et ne décourageant pas l’acte d’investissement y compris étranger. De plus en plus d’experts algériens préconisent de lever ce voile juridique de peu d’efficacité économique et de mettre en place un autre indicateur d’appréciation beaucoup plus significatif qui est celui d’une balance devises positives c’est à dire que les entrées en devises doivent être supérieures aux transferts. En donnant une préférence de 25% c’est accroitre le taux de profit local (rentes de situation) qui se répercutera dans le cout final amoindrissant les avantages comparatifs pour l’exportation et pénalisant les consommateurs locaux avec la hausse des prix. Or l’essentiel pour l’Algérie est de favoriser une accumulation du savoir faire à la fois managériale et technologique, grâce à un partenariat gagnant/gagnant, l’Etat pouvant détenir des minorités de blocage pour des segments stratégiques, l’objectif étant une valeur ajoutée interne positive. Comme conséquence de ces mesures, selon le rapport de la CEE (FEMISE) de juin 2010, les IDE déjà faibles ont chuté de près de 70% en 2009 en référence aux années 2007/2008 en Algérie, les 30% restants étant surtout concentrés dans les hydrocarbures. Le processus de démonopolisation concernant l’extension de l’investissement privé nouveau à ne pas confondre avec la privatisation qui est une cession d‘actifs total ou partiel des entreprises publiques existantes est donc freinée après ces mesures. Alors que des pays fondateurs du communisme comme la Russie et la Chine réalisent une transition par une libéralisation maitrisée, le bilan est dérisoire faute de volonté politique et d’un non consensus au niveau es différentes sphères du pouvoir algérien , puisque 477 sociétés ont été privatisées depuis 2003 sur plus de 1200 jusqu’au premier trimestre de l’année 2008 concernant des unités marginales selon un bilan non exhaustif officiel du Ministère de l’Industrie et de la promotion de l’investissement, ayant permis une somme modique au trésor public de 140 milliard de dinars (1,8 milliard de dollars). En outre les conflits non innocents et certains redressements fiscaux depuis 2009 , dont une fraction est certes justifiées, mais pourquoi seulement aujourd’hui, concernant le complexe El Hadjar cédé au groupe indien ArcelorMittal , l’entreprise des gaz industriels achetée par l’opérateur allemand Linde Gas , le groupe Orascom télécom et Orascom Construction , le groupe allemand des détergents Heinkel l’émirati DWP (Dubaï World Port), Siemens (Allemagne) et Vinci (France) pour le métro d’Alger, sans compter les tensions avec les opérateurs chinois accusés de favoriser la corruption, semblent aller dans ce sens du retour au tout Etat gestionnaire puisque le privé algérien opérant dans la sphère réelle est fortement limité tant par ses capacités technologiques que managériales. Par ailleurs, le gel de l’autonomie des entreprises publiques par le rattachement des entreprises publiques sous la tutelle de chaque Ministère avec une gestion administrée n’aura t-il pas comme impact logique une plus grande faible performance, les gestionnaires publics attendant les ordres d’en haut et de surcroit sans planification stratégique des autorités de tutelle, alors que l’entreprise dans un environnement de plus en plus concurrentiel est caractérisée de par le monde comme la prise du risque, le temps ne se rattrapant jamais économie ? Et avec le climat de suspicion avec les scandales financiers à répétition qui règne, les managers publics prendront-ils ce risque d d’où l’éventualité d’une paralysie de la machine économique ? Doit t- on continuer toujours d’assainir ces entreprises publiques qui ont couté au trésor public plus de 40 milliards de dollars entre 2001/2009, ( sans compter le montant inscrit dans la loi de fiances 2010), plus de 70% étant revenus à la case de départ, ou n’est-il pas préférable de projeter des investissements nouveaux qu’ils soient publics ou privés pouvant tenir tête à la concurrence internationale ? Cela devrait inciter à une réorientation de l’actuelle politique économique pour la période 2010/2014, la valeur des importations n’ayant baissé que de 1% en valeur entre 2008/2009 (somme dérisoire), l’essence, autant que l’inflation de retour, étant l’envolée de la dépense publique prévue de 200 milliards de dollars entre 2004/2009 , avec une injection projetée de 286 milliards de dollars dont 130 de restes à réaliser du programme 2004/2009.

5- L’Algérie en marge des mutations mondiales ?

Qu’en est-il des différentes conventions signées en toute souveraineté par l’Etat algérien postulant la libéralisation de l’économie ? Car, l’adhésion à l’organisation mondiale du commerce (OMC), l’Algérie négociant depuis plus de 20 ans , avec ces mesures n’est pas pour demain, expliquant d’ailleurs selon la déclaration de juin 2010 du ministre du commerce algérien le gel momentané de ces négociations. Invoquer la situation mono exportatrice ne tient pas la route puisque la majorité des pays OPEP, dont le dernier en date est l’adhésion de l’Arabie Saoudite, ne tient pas la route. A l’heure actuelle, sur les 96 questions émanant des Etats-Unis et de l’Union européenne, treize, les principales, restent en suspens. Parmi ces questions en attente figurent notamment le problème de la dualité du prix du gaz, la libre circulation des capitaux et leur rapatriement, une demande d’octroi d’un statut d’importateur-exportateur aux titulaires d’une résidence à l’étranger, la levée de l’interdiction de l’importation des véhicules d’occasion, la levée de la TIC (taxe intérieure de consommation) sur les produits de luxe comme les kiwis et les voitures de type 4×4, le commerce de l’Etat et certaines mesures de la loi de finances complémentaire 2009 dont les mesures protectionnistes. Ainsi, le recul vis-à-vis des conventions organisant la zone arabe de libre échange à laquelle l’Algérie avait pourtant adhérée en janvier 2009 suit cette même logique en interdisant depuis février 2010 1840 produits arabes d’exemption douanière (produits tunisiens, marocains Saoudiens et jordaniens notamment) dont plus de 700 produits égyptiens, la Tunisie étant le partenaire commercial le pays le plus affecté, certains responsables algériens ayant oublié qu’avec l’internationalisation du capital , rares sont les produits fabriqués à 100% par les nationaux dans les pays arabes où sont implantés de nombres firmes étrangères. Comme cela compliquera encore davantage les renégociations de certaines clauses demandées par l’Algérie le 15 juin 2010 à Luxembourg avec l’ Europe dont l’Algérie est liée à un Accord de libre échange applicable depuis le 01 septembre 2005 (voir notre contribution dans ce présent ouvrage ).

C’est que la majorité des observateurs nationaux et internationaux convergent vers ce constat : la réforme globale source de croissance durable est en panne. Et se pose cette question stratégique : cette faiblesse du dépérissement du tissu productif en Algérie n’explique t- elle pas que le taux de croissance n’est pas proportionnel à la dépense publique et pourra-t-on créer entre 2010/2014, 200.000 PME/PME et trois (3) millions d’emplois ? Doit-on continuer dans cette trajectoire où les dépenses ne sont pas propositionnelles aux impacts ? L’Algérie tendrait-elle à être marginalisée par rapport aux mutations mondiales comme en témoigne les propos de Tim Turner, vice-président de la Banque africaine de développement (AfDB) en charge du pôle secteurs privé, qui analyse le concept de l’émergence dans une interview au quotidien Les Afriques 31 aout 2010. Bien qu’il n’y ait pas de définition universellement acceptée et que l’utilisation du terme dépend largement du contexte, l’expression « marchés émergents » est généralement utilisée pour désigner les pays qui ont atteint un certain niveau de revenu, ont de bonnes perspectives de croissance et qui se caractérisent souvent, mais pas toujours, par des économies diversifiées et qui ont démontré leur engagement pour entreprendre des réformes notamment de leurs marchés financiers. Malgré les différentes définitions, l’Afrique du Sud, l’Egypte, la Tunisie et le Maroc, auxquels s’ajoute souvent Maurice, sont presque toujours considérés comme des pays émergents selon ce responsable. Pour les marchés frontaliers appelés « marchés de deuxième génération », « nouveaux marchés émergents »sont une sous-catégorie des marchés émergents, les pays inclus dans ce groupe étant les suivants : le Cap-Vert, le Ghana et le Nigeria en Afrique de l’Ouest, le Kenya, la Tanzanie et l’Ouganda en Afrique de l’Est et le Botswana, le Mozambique, la Namibie et la Zambie en Afrique australe. Alors pourquoi l’Algérie ne figure ni parmi les pays émergents, ni parmi les pays dits marchés frontaliers ?

RESUME

Confiance, confiance, cohérence, cohérence visibilité, visibilité sont les principes cardinaux du monde des affaires. C’est que l’efficacité des mesures des lois de finances complémentaires 2009/2010 implique la mise en place de mécanismes de régulation transparents, une lutte concrète contre la mauvaise gestion et la corruption, par de véritables mécanismes démocratiques et non des mesures autoritaires administratives sans dialogue et concertation qui produisent l’effet inverse. Tant la gouvernance centrale et locale (efficacité des institutions) que la gouvernance économique des entreprises en Algérie reste pendante, l’Algérie étant dans cette interminable transition, ni économie de marché véritable, ni économie étatisée depuis 1986. Or, malgré la crise, l’Algérie devra évoluer dans un environnement concurrentiel avec une importance stratégique à l’Etat régulateur, loin de la vision du tout Etat où toute Nation qui n’avance pas recule, son principal défi étant la maitrise du temps.

Docteur Abderrahmane MEBTOUL-

Docteur d’ Etat (1974) Professeur d’ Université en management stratégique Expert International

A SUIVRE

27 commentaires

  1. Comme d’habitude, il n y aura jamais une vision lointaine ni de stratégie bien étudiée, l’Algérie est un laboratoire et les algériens sont des cou-bailles, le LFC est un outil de redressement pas un outil de modification, tout cela est a l’image de ceux qui nous gouvernent, c’est le résultat d’un pays le quel sont intelligentsia a été poussée à l’exil directement ou indirectement. Pauvre Algérie, tu me fais pleurer.

  2. le patriotisme economique c’est quelque chose de bon. Pourquoi ? actuellement pratiquement toutes les usines de filage de tissu sont à l’arret avec comme corrolaire un chomage forcé des ouvriers et tout cela à cause de l’importation du tissu. les confectionneurs algériens n’arrivent plus à écouler leurs prduction vu la concurrence des importateurs. On a vu que meme pour le blé, comme le prix du blé importé et dédouané se trouve etre plus bas que le prix du blé algérien, un tas d’importateurs se sont mis à importer du blé. Heureusement que le gouvernement a mis le hola en imposant l’importation de blé d’une taxe spéciale afin qu’il ne puisse pas concurrencer la production nationale. A mon humble avis cette mesure de taxe spéciale devrait couvrir tous les domaines où il y a une production nationale. Par contre ce que l’algerie ne produit pas ne devrait pas etre taxé où alors une taxe symbolique suffirait. personnellemnt je suis entieremnt pour le patriotisme economique. Exemple : j’aurais mille fois prefere que ORASCOM ne soit jamais entré en algerie mais qu’au contraire l’état aurait du favoriser algerie telecom ou des investisseurs privés algeriens ou les deux a la fois ( investissement mixte : etat et citoyens) et créer un, deux ou meme trois djezzy, nedjma ou autres au lieu que djezzy et nedjma pompent chaque année les benefices à l’etranger et emploient des etrangers avec des salaires équivalent à un an de paie d’un employé algeriens avec la moitié "h’na" et l’autre moitié "l’hih".

  3. Un brusque sursaut de patriotisme économique en retard d’une décennie, n’est-ce pas ? ça ressemble plutot à une tentative désespérée de redressement d’une situation catastrophique que de nos Gouvernants qui n’ont pas vu venir dans le brouillard de leur imprévoyance, leur fuite en avant et leur entêtement. Ils étaient occupés pour la plupart à sauver leurs carriéres et leurs privilèges de Satrapes insatiables en se souciant avant tout de préparer minutieusement les échéances électorales qui leur ont donné des pouvoirs dynastiques qu’ils ne sont pas prêts de lacher.Ils ont bradé une partie de la souveraineté du pays par leur irresponsabilité, leur aveuglement et leur cupidité, aujourdhui ils veulent se rattrapper en ruant dans les brancards pour sauver ce qui peut être sauvé de leurs propres turpitudes. Il leur sera difficile de racheter les cimenteries de hammam del3â et d’oran, de racheter l’Ex ENGI, l’ex Tango des usines qui ont pourtant été construites avec l’apport de méga-crédits d’Etat. Ils veulent racheter des entreprises qu’ils ont vendues au rabais comme on vend des biens volés ou squattés.

  4. Un brusque sursaut de patriotisme économique en retard d’une décennie, n’est-ce pas ? ça ressemble plutot à une tentative désespérée de redressement d’une situation catastrophique que nos Gouvernants n’ont pas vu venir dans le brouillard de leur imprévoyance, leur fuite en avant et leur entêtement. Ils étaient occupés pour la plupart à sauver leurs carriéres et leurs privilèges de Satrapes insatiables en se souciant avant tout de préparer minutieusement les échéances électorales qui leur ont donné des pouvoirs dynastiques qu’ils ne sont pas prêts de lacher.Ils ont bradé une partie de la souveraineté du pays par leur irresponsabilité, leur aveuglement et leur cupidité, aujourdhui ils veulent se rattrapper en ruant dans les brancards pour sauver ce qui peut être sauvé de leurs propres turpitudes. Il leur sera difficile de racheter les cimenteries de hammam del3â et d’oran, de racheter l’Ex ENGI, l’ex Tango des usines qui ont pourtant été construites avec l’apport de méga-crédits d’Etat. Ils veulent racheter des entreprises qu’ils ont vendues au rabais comme on vend des biens volés ou squattés.

  5. Si l’on veut vraiment appliquer le patriotisme économique c’est de soustraire la manne financière des griffes des généraux et de laisser les Algériens travailler librement dans des conditions normales de gestions d’entreprise. Les corrupteurs et les corrompus doivent être démasqués et mis hors d’état de nuire et ainsi l’Algérie et les Algériens se porteront mieux.

  6. comment voulez-vous que l’on parle de protection de la production nationale alors que l’algérie est un pays consommateur. ne produisant rien ou presque nous sommes affranchis de protéger la production. par contre le pétrole est pour le pouvoir en place l’arme de destruction massive; ainsi le pouvoir peut par le chantage à l’énergie se vanter d’avoir des "alliés économiques" exclusivement dans ce domaine, mais que restera t-il de cette coopération dans l’après pétrole??? la production nationale et en majorité une production familiale avec ses appuis au plus haut sommet de l’état, c’est-à-dire en contrepartie d’une rémunération sonnante et trébuchante il permet d’avoir le droit de commercer avec l’étranger. les monopoles d’état existent toujours. le refus de mettre en place des gardes fous contre la corruption est on ne peut plus clair sur les intentions de ce pouvoir atteint de "corruptivite conpulsive". le petit moustachu prouve encore une fois qu’aprés sa traversée solitaire du désert, il veut que la désertification de l’algérie soit réelle et durable, il aura ainsi réglé ses comptes avec l’histoire. un berbère qui aime la bière.

  7. Je ne sais pas si tous ces Dr. qui remplissent les pages de cet espace veulent nous en mettre plein la vue avec leur charabia ou s’ils sont vraiment naifs.Le problème de ce pays n’a pourtant qu’une équation;il n’y a tout simplement pas d’état.C’est tout simplement un grand champ laissé en jachère et où l’on vient, comme ça par à coup, semer parfois des patates, parfois des oignons ou encore des navets, beaucoup de navets!Désolé Mr. mais on voit bien que vous vivez ailleurs et que vous êtes aux antipodes de ce qu’endure le peuple de ce pays non pas tant économique, mais surtout politique.La regression à ce niveau là est nette et semble irrémédiable.Sans rancune!

  8. En toute modestie je ne suis aucunement spécialiste ou quelconque expert en économie prospective ou autre sociologie de l’économie, mais une question s’impose:Ya Hel Tara!peut-on sérieusement et objectivement mener une réflexion (et qui plus est experte à ne point en douter)sur la situation économique Algérienne .Situation caractérisée par l’absence d’institutions de régulation politique légitimes…résultat d’un chaos permanent entretenu à dessein, l’improvisation et le bidouillage érigés en sciences… Peut-on enfin, réellement, faire bouger les lignes"rouges" quand le pays est tenu de main de fer par les lobbys de toute acabit

  9. quant en compares l’incomparrable en deviends aveugle ou le borgne et roi, personelement je ne peux me rejouire de l’independance des khorotos depuis ma decouverte du soit disons colonialisme que j’aime et qui respecte mes droits, alors vive le colonialisme, abas l’independance des charognes

  10. Moudjahid!?!!! en 2010!!!!?…

    Et quel moudjahid!!!! maniant la langue de molière avec aisance

    Il faut croire que la ripaille a …la vie longue.

    Quant à dire que Monsieur le colonnel Bencherif était un drand de la révolution, moi je veux bien le croire mais il faudrait peut-être certaines précisions qui le feront mériter cet qualité souvent hélas payée en monaie sonnante et trébuchante ramassées dans la …boue.

    D’ici la, ce que les gens et l’histoire ont retenue de Monsieur Bencherif est qu’il était responsable de la gendarmerie à qui il faisait faire le métier de …berger pour ses multiples troupeaux de moutons, les vrais …

    Et qu’il avait fait campagne pour " l’éléction " de Chadli Bendjedid avec ce slogan lancé sur la télévision qui il faut dire a été …infaillible.

    Je cite:

    votez pour lui _ chadli _, il est mon …ami, on a été ensemble sur … l’autoroute" hihihi…"

  11. Le sous-developpement est comme une girafe, un enfant peut tout de suite decerner cet annimal des autres par sa peau tachetee, la longueur du cou, des pieds et sa taille. Ainsi, on peut reconnaitre un pays sous-developpe par l’absence ou le niveau rudimentaire des infrastructures, le fort taux d’analphabitisme, la malnutrition, l’insuffisance alimentaire, le taux eleve de mortalite infantile, l’insuffisance de la couverture sanitaire, une courte esperance de vie etc…Notre pays qui est independant depuis 1962. Cinquante ans auraient permis normalement d’etablir les bases d’un developpement durable. Mais, l’incapacite des dirigeants, la corruption, le detournement et le blanchiment d’argent ont laisses l’algerie en queue de peleton des pays en voie de developpement. A suivre…

  12. Le sous-developpement est comme une girafe, un enfant peut tout de suite decerner cet annimal des autres par sa peau tachetee, la longueur du cou, des pieds et sa taille. Ainsi, on peut reconnaitre un pays sous-developpe par l’absence ou le niveau rudimentaire des infrastructures, le fort taux d’analphabitisme, la malnutrition, l’insuffisance alimentaire, le taux eleve de mortalite infantile, l’insuffisance de la couverture sanitaire, une courte esperance de vie etc…Notre pays qui est independant depuis 1962. Cinquante ans auraient permis normalement d’etablir les bases d’un developpement durable. Mais, l’incapacite des dirigeants, la corruption, le detournement et le blanchiment d’argent ont laisses l’algerie en queue de peleton des pays en voie de developpement. A suivre…

  13. Ce gouvernement est non seulement incompétent et stupide mais il excelle dans son entêtement à promouvoir la médiocrité, la régression et à sacraliser l’ignorance .Cette caste ou cercle ou clan au pouvoir ne s’arrête pas à s’accaparer les richesses du pays et du peuple algériens mais s’appliquent et persévèrent en s’acharnant pour lui arracher son âme, sa liberté et sa raison.Ils sacralisent l’ignorance et enterrent tout espoir de vie saine et joyeuse.Ils s’imaginent que l’Algérie leur appartienne et qu’ils peuvent continuer à abêtir tout un peuple indéfiniment.Ils se trompent bien évidemment mais le mal qu’ils ont déjà fait aux pays est immense et qu’il nous faut des générations pour réparer les dégâts.Arrêtons les avant qu’il ne soit trop tard!

  14. Qui sont les hors-la-loi ? Les travailleurs non déclarés, les entrepreneurs au noir ou bien ceux qui en profitent ?
    Pour remédier au travail au noir, on peut imaginer créer plein d’emplois en lançant sur le marché, pendant un temps donné et à titre préventif, des contrôleurs sur l’ensemble du territoire.
    Le problème ne sera pas résolu pour autant. A la limite, les entrepreneurs au noir sont peut-être des personnes d’une grande créativité mais qui n’entrent dans aucune nomenclature législative ou administrative du fait de leur niveau scolaire ; ou par refus de recourir à des prêts bancaires qu’ils jugent contraires à leur morale (j’en ai rencontrés) ; ou bien qui, refusant de traficoter les contrats de partenariat (avec des clients officiels, j’en ai rencontré aussi), ils se voient condamnés à un chômage auquel ils refusent de se soumettre … J’ai rencontré deux jeunes entrepreneurs en déroute dans un bateau, qui partaient la rage au coeur, accablés par un sentiment de culpabilité intense, à la recherche d’un … mariage blanc par défaut de l’autre côté de la Méditerranée, pour fuir une situation sans issu.
    De ce même bateau, on a suivi avec angoisse la lente progression d’une misérable embarcation qui menaçait de couler à la moindre vague d’une mer pourtant désespérément plate, sous le poids d’une douzaine de jeunes qui partaient vers un eldorado fictif.
    Ne soyons pas durs ni convaincus de la justesse de nos jugements ; les apparences sont toujours trompeuses. Ni les travailleurs au noir ni les entrepreneurs au noir ne sont responsables de la situation. Ne faisons pas comme en France (et ailleurs) où l’on s’est contenté jusqu’à il y a peu de traquer les seuls pauvres ; ils en bavent suffisamment par ailleurs. Jugeons ceux qui les exploitent sans état d’âme profitant de toutes les misères du monde pour en extraire des profits esclavagistes.
    C’est ce qu’ont fait les pays dits “évoluer”, modernes, riches. Assurons-nous d’être différents.

  15. L’économiste Mebtoul, auteur de l’article, ses analyses structurelles de notre économie n’ont rien apporté de bon, au meme titre que benachenhou, temmar qui sont les architectes et conseillers de nos décideurs et ils sont quelque part un peu résponsable de notre marasme économique:le protectionisme c’est leur cheval de batail pour faire plaisir aux teneurs de leviers de notre misère depuis notre indépendance.Le seul économiste qui se démarque du lot est Mr hocine benissad qui a des visions et analyses pragmatiques de sortie de crise et nous savons le sort qu’il a subi quand Mr ghozali l’a incorporé dans son gouvernement.Aujoud’hui, Mr mebtoul parle de production nationale, sincèrement, je n’arrive pas à le suivre:qu’il nous donne ce qu’elle représente en terme de pourcentage dans notre PNB; et aujourd’hui quelle est la place du secteur publique par rapport au privé.Savez vous que Mr Ouyahia qui est maintenu au gouvernement est lui seul du démentelement du secteur publique et a mis au chomage des milliers de familles et plusieurs peres de familles se sont suicidés;alors que les usines ont été construites dans les normes modernes et ne demandent qu’à etre bien gérées.Aujourd’hui, nous demandons aux étrangers de venir investir en algerie alors que nos compétences fuient le pays et nous importons meme de la main d’oeuvre étrangère alors que le taux de chomage est le plus vulnérable au monde.Pou terminer je ne crois à aucune analyse sincère de nos économistes ni de nos politiques.Il faut un sursaut national de redressement en garantissant à chaque algérien une part des revenus pétroliers pour le sauver de pauvreté certaine et établir des normes économiques internationales standardes qui permettront le décollage de notre économie à hauteur des pays développés loin de tout protectionisme qui est profitable uniquement à la junte du pouvoir qui se partage la rente, et meme le bon Dieu leur appartient.Fuir le pays est il une solution?

  16. @Awzghi—la philosophie c’est comme l’oignon. elle doit etre presente dans toute les sauces. Marmita bla bsal ki lamra bla akal. (Une marmitte sans oignon c’est comme une femme sans intelligence). Certes, ils y existent quelques sauces ou l’oignon n’a pas sa place, comme El-M’tawame (plat algerois). Mais, la grande majorite des plats doivent etre preparer avec l’oignon. A suivre…

  17. L’Algerie est une reelle "énigme" dans le monde.
    Les lois du marché mondial sont bien connues des dirigeants algeriiens et si l’Algerie "boite" aujourd’hui c’est que ses propres lois ne sont pas appropriées aveec celles énoncées par l’OMC.
    Bien sur que "ses grands strateges" en tant que que gestionnaires avertis "spécullent" plutot à l’échelle nationale en faussant les "données" pour mieux "récuperer "de l’argent frais à l’étranger.A chaque fois que l’Algerie se lance dans un programme; des "initiés" du pouvoir sont les premiers servis par la banque centrale et des que les comptes sont bien garnis, on ferme la vanne juste en dénonçant ses propres methodes et réglementations.Les entreprises étrangeres qui arrivent naivement sur le marché algérien sont dans l’expectative lorsqu’elles se rendent compte des "tribulations" des responsables algeriens.On trouve en générale "des hommes de mains", qui prennent en chage ces entreprises pour faire valoir en marché et c’est ainsi que les milieux réagissent comme "des mafias" car on se bouscule dans les differents ministeres pour les marchés.Par ses prises de positions variables l’Algerie est peu solvable et meme l’OMC, ayant compris que ce pays n’a aucune volonté politique a aligner ses reglementations sur celles déja connues par exemple en Tunisie ou au Maroc( on prend l’exemple sur ses voisins et supposés moins riches que l’Algerie)
    L’Algerie est reellement un territoire à l’état sauvage et qui attend d’etre une nation respectable comme tous les autres pays, pourvue que ce pays soit gouverné sérieusement par des hommes integres et qui respectent son peuple et les conventions avec les pays étrangers.
    Beaucoup d’algeriens aujourd’hui se posent la question aujourd’hui de savoir qui gouverne ce pays aujourd’hui, meme si demain est le soucis principal.
    Pendant que rien ne va plus dans les administrations et que la sécurité des algeriens est de mal en pis, la justice condament des non-jeuneurs ;comme si l’inquisition est son seul soucis, pendant que l’économie est saignée par la corruption qui ronge ce pays du President de la République et son clan, au petit employer d’APC.
    Tout ce que lle monde comprend aujourd’hui, c’est que l’Algerie a reussis à former un vivier de terroristes qui sont aujourd’hui "lachés" à travers le monde qu’ils menacent à chaque instant.
    Voila ce que le monde pense de l’Algerie à chaque fois que son nom est énoncé partout; à Sidney, à New York, à Paris, à Oslo, à Télaviv, à Tokyo ou Honolulu.
    Nous sommes la risée du monde et cela fait tres mal.

  18. 1maindevant-1mainderriere.over-blog.com
    Mercredi 8 septembre 2010 3 08 /09 /2010 08:16
    Etrange témoignage d’Hocine Aït Ahmed concernant le "génocide" pied noir Article paru le 25 juillet 2005 dans le N° 248 de la revue ENSEMBLE :

    Intervenant dans le numéro de juin 2005 de la revue Ensemble éditée par L’Association Culturelle d’Éducation Populaire, Hocine Aït Ahmed leader du Front des Forces Socialistes et dirigeants historiques de l’insurrection du FLN en 1954, y tient des propos assez surprenants sur les Pieds-noirs et leur expulsions en 1962.

    Rappelons que L’Association Culturelle d’Éducation Populaire est une association fondée en 1948 à Constantine par l’abbé catholique Emmanuel Grima. Ajourd’hui sise à Montpellier, dans le sud-est de la France. elle rassemble des Pieds-noirs originaires de l’Est algérien et publie, cinq fois par an, la revue Ensemble. C’est dans le dernier numéro de cette revue (n°248) qu’Hocine Aït Ahmed fait part de ses observations et réflexions concernant le sort fait aux « européens » par le F’LN pendant la Guerre d’Algérie.

    Sur un ton passionné, il dénonce la véritable « tragédie humaine » qu’a constituée le départ forcé des populations françaises d’Algérie en 1962. I1 estime que c’est « plus qu’un crime qu’une faute » -commise par le Front de Libération Nationale, dont il est un des chefs fondateurs et dont il était encore membre à l’époque. Il ajoute que cette faute a pris un triple aspect « politique, économique et même culturel ». En effet, d’après lui « les citoyens non musulmans auraient dû garder toute leur place dans l’Algérie indépendante » car « les cultures juive et chrétienne se trouvaient en Afrique du Nord bien avant les arabo­musulmans, eux aussi colonisateurs, aujourd’hui hégémonistes. (Dominateurs sans partage)

    Sur un plan plus économique, Aït Ahmed regrette qu’en forçant les Européens au départ, l’Algérie nouvellement indépendante se soit privée d’un formidable réservoir de main d’oeuvre formée, productive et compétente : « Avec les Pieds-noirs et leur dynamisme -je dis bien les Pieds-noirs et non les Français – l’Algérie serait aujourd’hui une grande puissance africaine, méditerranéenne » I1 sous-entend donc que le choix de tourner radicalement le dos à l’Europe occidentale et d’ouvrir l’Algérie aux professeurs arabes, Égyptiens, Syriens et autres Palestiniens ainsi qu’aux ingénieurs soviétiques fut une erreur coûteuse qui a conduit l’Algérie sur la voie du sous-développement. Il oppose à cette stratégie arabiste et tiers-mondiste, décidée à l’époque par le FLN, une sorte de « troisième voie » qui aurait vu l’Algérie s’appuyer sur ses compétences internes, alors essentiellement détenues par les « Européens », pour créer les conditions d’une croissance économique saine.

    Allant encore plus loin dans la repentance, Hocine Ait Ahmed déclare qu’ « il y a eu envers les Pieds-noirs des fautes inadmissibles, des crimes de guerre envers des civils innocents et dont l’Algérie devra répondre au même titre que la Turquie envers les Arméniens. » Ce faisant, il évoque la longue liste de massacres commis contre les civils Pieds-noirs pendant la guerre d’Algérie, depuis ceux de Philippeville (Skikda) en 1955 à ceux d’Oran en 1962. Ces tueries, provoquées par le FLN, ont eu pour effet d’instaurer une coupure radicale entre ceux que l’on appelait alors les « Européens » et les populations musulmanes, provoquant finalement l’exode des Pieds-noirs vers la France dés la proclamation de l’indépendance de l’Algérie.

    Ce qui est particulièrement étonnant et qu’on n’avait sans doute jamais entendu dans la bouche d’un homme politique algérien, c’est la comparaison entre le sort fait aux Pieds-noirs en 1962 et celui fait par les Turcs aux Arméniens en 1915.

    L’écrasante majorité des historiens et des opinions publiques, à l’exception des Turcs, s’accordent à dire que les massacres et déportations d’Arméniens par les Turcs constituent le premier cas de génocide moderne. En comparant le destin des Pieds-noirs et celui des Arméniens, Hocine Aït Ahmed accuse donc implicitement le FLN d’avoir commis un génocide à l’encontre de la population européenne d’Algérie !. Ces déclarations émanant d’un des derniers chefs historiques du FL, N sont proprement stupéfiantes à l’heure où Abdelaziz Bouteflika dénonce encore avec virulence le « caractère génocidaire » de la colonisation et où la presse algérienne arabophone se lance dans des attaques sans fondements contre les juifs de Tlemcen partis en 1962.

    Voici ce que M. AIT HAMED rapporte sur son propre pays et de surcoit dans une revue de "rapatriés"!!
    d’ailleurs, il est pas à son premier essai, il ya quelques annes loes d’un emission de "7/7"dont il etait l’invité, il pleurinchait en racontant, ses misères avec le pouvoir algerien, à un pied-noir nommé P HILLIPE seguin, ce denier se contentait de secouer la tete ponctuée, "je vous comprends Monsieur" .Ce jour là, jai eu honted’etre algerien devant ce spectacle!
    Boutiflika n’en faisait pas mieux en denigrant CHADLY DEVANT DES ETRANGER, à croire que c’est une caracteristique propre aux algerien!

  19. D’aprés vous, pourquoi la GIRAFE a t-elle. un long cou???????? parcequ’elle a des pattes qui puent.
    Meme chose pour le gouvernement, compromet il les investissements etrangers ??????? parcequ’il a les poches qui puent de l’argent sale.
    Gloire a nos martyres.

  20. @ Ya si el-, okh—Je suis loin d’etre verse comme toi dans la zoologie, c’est prq la premiere fois que j’apprends que la girafe a les pieds qui puent. Merci pour le scoop, Nous nous prive pas de tes connaissance zoologique. Je saisie l’occasion pour te demander de nous dire de quel cote pisse la fourmi. Merci d’avance!

  21. Les experts en ceci et cela, ils se plantent neuf fois sur dix, ne sont jamais d’accord entre eux pour expliquer un cas, mais ils ne se remettent jamais en question. Il n’y a qu’a entendre ces couillons qui se targuent d’etres des specialistes en economie, essayant encore de paraitre connaitre quoi que ce soit apres le Crack 2008, pour se dire qu’ils sont encore enfermes dans leur point de vue de maniere etroite, borne.

  22. @Muhend Ukavache, Bravo, super drôle ta réponse au militant de oued besbes…j’ai ris aux éclats et pour cela je te dis thanemirth et aghdyefk rabbi thazmerth….Finalement on ne s’ennuie pas sur ce site…

  23. TOOOOOOOOOOOZZZ! Patriotisme économique. Nouvelle appellation ou nouvelle tendance! Cet escroc de gouvernement, incapable de gérer une situation économique malgré les énormes "gisements" financiers que recèle le pays. Sous d’autres cieux et républiques, avec les mêmes ressources financières, les gestionnaires honnêtes de leurs gouvernements en font des miracles…Il y a juste à voire le Portugal, l’Espagne, la Turquie, la Tunisie, le Maroc et même les républiques africaines et latines du lointain continent font mieux que l’économie algérienne…Me diriez-vous le contraire? Patriotisme économique? Non, c’est un suicide économique!

  24. Oh que l’Algerien est naif, et ca c’est le fruit du systeme politique Algerien, j’ai voulu blaguer au sujet de la girafe, et il ya ceux qui ont cru.
    Et bien en voila une deuxieme, pourquoi le gorille a de grosse narines??????? je vous laisse le soin d’y repondre.
    Gloire a nos martyres.

  25. "ALI" votre article est interresant à plus d’un titre, malgré le cheminement pas trés clair d’une introduction trés objective, pour finir avec le langage qui me rappelle certains barons du FLN qui dénigre Mr. AIT AHMED parce qu’il les connait de longue date.précurseur des termes "cabinet noir" et "décideurs" Mr AIT AHMED travaillait dans la clandestinité de l’OS dans les années 40, alors que certains venait tout juste de raccrocher leur vareuse fourni pour la 2éme guerre mondiale (n’est pas BEN BELLA). ne vous trompez pas de cible, SI l’hocine n’a pas les mains tachées de dictature et de corruption. mais continuer à nous informer. rares sont les internautes qui nous font profiter de leurs recherches. fraternellement un berbère qui aime la bière.

  26. Ya si l’intelligent! je t’avais afresse une reponse qui n’a pas ete publiee, peut-etre j’ai depasse la dose prescrite par le moderateur. Je vais reecrire une autre un peu moins choquante peut-etre elle sera publiee.

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