Les «haggarine» sans intelligence Par Leïla Aslaoui

Vous souvenez-vous du 14 juin 2004 ? Ce jour-là, la justice a été sommée par le «haut», au plus «haut» niveau, de condamner Mohamed Benchicou à deux années d’emprisonnement ferme (2 ans) avec mandat de dépôt à l’audience. Mohamed Benchicou, à la date sus-mentionnée, est journaliste, directeur du quotidien Le Matin et son ouvrage : Bouteflika : une imposture algérienne (décembre 2003 Edition Le Matin) a connu un succès hors du commun auprès du public.

Précis, documenté, fondé sur des témoignages, des écrits, le livre dénonce sans concession, mais sans aucune pointe revancharde, l’accession au pouvoir de Abdelaziz Bouteflika, les scrutins tronqués, les milliards envolés, et une justice réduite au rôle de petite fonction. C’est un cri de colère et d’indignation que Mohamed Benchicou veut faire entendre. Il le fait avec courage et sans emprunter un pseudonyme. Il exprime ce que des milliers d’Algériens pensent. Ses éditoriaux et billets («Inès Chahinez» ainsi que les affaires auxquelles s’intéresse son journal (corruption, torture) Le Matin ne sont évidemment pas du goût de Abdelaziz Bouteflika, et de son ministre de l’Intérieur, Noureddine-Yazid Zerhouni. Ce dernier, en tournée à Djelfa, déclare alors publiquement : «Il paiera» (il : Mohamed Benchicou).

Mais ce 14 juin 2004, au tribunal d’El-Harrach, le journaliste ne comparaît pas pour ses écrits. Il est accusé de détention d’un bon de caisse trouvé sur lui lors d’une fouille effectuée par la police tandis qu’il s’apprêtait à embarquer à l’aéroport Houari- Boumediene d’Alger. Bien entendu il ne s’agit nullement d’un délit puisque l’unique violation à la loi a trait exclusivement aux mouvements de capitaux de et vers l’étranger. Un bon de caisse est un simple reçu de dépôt délivré par une banque algérienne, donc non convertible. Cela est tellement vrai que que les douanes refusent de se porter partie civile «n’ayant constaté aucune infraction» dira le directeur général en poste à l’époque de ces «faits inexistants».

Cela vaudra à M. Sid Ali Lebib (DG des douanes) d’être limogé par Abdelaziz Bouteflika quelques mois plus tard, ce dernier ayant eu recours au procédé dit du «deux en un» : il évinçait, ainsi, un haut fonctionnaire qui s’était opposé à la machination du duo Boutelfika- Zerhouni et surtout il écartait l’Algérois (Sid Ali Lebib) au profit d’un homme de l’ouest (Bouderbala), la seule région connue et aimée par Abdelaziz Bouteflika lorsqu’il taquine le mot «compétences». Si j’ai entendu rappeler brièvement ces faits, ce n’est point pour ennuyer les lecteurs du Soir d’Algérie, mais pour montrer une fois de plus que Abdelaziz Bouteflika, ses collaborateurs, ses frères, abusent certes depuis huit années (8), huit longues années, de leurs pouvoirs, leurs fonctions, leurs liens familiaux, utilisant les institutions et ceux qui les composent comme de vulgaires biens consommables et jetables, multipliant machinations et coups fourrés, réservés à tous ceux qui ne les agréent pas, mais il leur manque l’essentiel, l’intelligence.

Et la meilleure preuve, pour appuyer mes dires, m’est apportée par l’interdiction qui a été faite aux Editions Inas d’exposer et de vendre le second ouvrage de Mohamed Benchicou Les geôles d’AlgerInas Edition 2007 au Salon international du livre (31 octobre/9 novembre 2007). Aveuglés par leur acharnement obsessionnel contre le journaliste et l’écrivain, Abdelaziz Bouteflika et tous ceux qui ont exécuté en excellents «exécuteurs» ses ordres, n’ont pas pensé dans leur précipitation et leur haine, qu’ils seraient le meilleur support publicitaire et promotionnel du second livre de Mohamed Benchicou ! Et ce pour une simple raison : au nom de leur hogra (abus de pouvoir, tyrannie, injustices, arbitraire, illégalité, malveillance, tels sont les synonymes de hogra) ils ont donc décidé de censurer — du moins le croyaient-ils — l’ouvrage de Mohamed Benchicou.

Évidemment, pour cette sale besogne, les «exécuteurs» n’ont pas manqué : le directeur de la Safex, celui du salon, celui des stands, la ministre de la Culture, le responsable de ceci, le responsable de cela… tous ont accouru et répondu «présents» à leur maître. Une meute lâchée contre deux hommes. Pardon, contre la pensée et la plume. En 2004 voulant faire croire que Mohamed Benchicou n’était pas poursuivi pour ses écrits et que la plume dans la «dawla» de Bouteflika était libre, le pouvoir avait inventé le délit inexistant de bons de caisse. Mais alors puisque ce «délinquant de droit commun» ne gênait aucunement les haggarine du haut, et qu’il n’était qu’un délinquant de droit commun et seulement cela, pourquoi avoir interdit son second ouvrage au Salon du livre ? Parce que le seul nom de Benchicou donne de l’urticaire à Abdelaziz Bouteflika et à Yazid Zerhouni.

La hogra, poussée par sa seule force et sa stupidité, ne connaît que l’impulsivité et l’affolement parce qu’elle est convaincue que les mots combat, pugnacité, courage ne peuvent lui tenir tête. Et c’est ainsi que, dénués de la moindre finesse et discernement, les haggarine ont avoué implicitement en 2007 que leur rage opiniâtre était bel et bien dirigée contre l’écrivain et le journaliste, contre son éditeur, contre la pensée, contre la plume (qualifiée de «balle assassine» par Abdelaziz Bouteflika) contre la liberté d’expression, contre l’intelligence. Et comme la hogra ne s’encombre pas de scrupules lorsqu’elle se retrouve confrontée à des tracasseries juridiques qu’elle crée elle-même, les explications évidemment ne manquent pas. Telles celles du directeur des stands sur les ondes de la Chaîne III dimanche 4 novembre, Saïd Chekiriou, tentant de se dédouaner en rappelant, par quatre fois qu’il était l’ami du directeur des Editions Inas» et que l’ouvrage ne figurait pas dans la liste qui lui a été remise ! Quand un argumentaire fait référence à des liens privés, cela signifie que l’on n’a rien dans sa besace.

Et surtout ce monsieur n’a pas répondu à la question pertinente du représentant des Editions Chihab : «S’il s’était agi d’un livre de cuisine, l’auriez-vous interdit ?» On attend la réponse… C’est le moment où l’on entend l’animatrice dire : «Il vous reste juste une minute pour conclure…» Mais là où les haggarine ont rendu service à Mohamed Benchicou et à ses très nombreux lecteurs, c’est qu’en raison précisément du manque d’intelligence de ces mêmes haggarine, l’ouvrage a connu un franc succès. Évidemment, je n’entends pas dire qu’au Salon il n’aurait pas eu le même écho, mais les censeurs ne comprendront jamais que quoi qu’ils fassent, quoi qu’ils décident, l’interdit sera toujours bravé. C’est en ce sens que j’ai parlé de support publicitaire. Un écrivain qui dédicace son ouvrage de 11 heures du matin à dix-neuf heures durant plusieurs jours est un homme respecté, aimé de son public pour sa plume et surtout pour son courage.

Contre cela, les haggarine ne peuvent rien. Absolument rien. Dehors, face à la librairie, les policiers étaient postés contre un arbre… En enfermant Mohamed Benchicou durant deux années, pour un délit inexistant, ils croyaient, en fermant arbitrairement le siège du Matin, lui confisquer la parole. Ils croyaient que l’opinion, c’est-à-dire ses lecteurs (lectrices), ceux et celles auxquels il offrait les colonnes de son journal — dont j’ai profité en 1998-1999 juste avant l’investiture de A. Bouteflika — tous ceux qui se reconnaissent en lui et en son combat oublieraient Mohamed Benchicou puisqu’il n’était qu’un banal “contrevenant à la loi”, et non un penseur. D’ailleurs, en quoi ses écrits les auraient-ils ébranlés, eux les haggarine qui ont la rente, le pouvoir, la matraque et les prisons ? Ils peuvent tout faire comme ils veulent et quand ils le veulent. Les voici aujourd’hui pris à leur propre piège. Mohamed Benchicou est toujours là et il a même écrit en prison, ce qu’ils n’avaient pas prévu ces haggarine dont les richesses sont la rente et la matraque. Voilà pourquoi ils détestent le savoir, l’instruction, la pensée, l’intelligence, car ils ne riment pas avec leur pouvoir, leur mode de gouvernance, leurs comportements et leur indigence intellectuelle. Voilà pourquoi, également, ils ont recours à la censure en 2007 comme s’ils étaient dans l’Algérie de leur 25 ans. Aujourd’hui, ils ont 73, 70, 80 ans…

D’ailleurs, la guerre menée contre Mohamed Benchicou est-elle nouvelle ? N’est-ce pas le même sérail, les mêmes comportements politiques qui ont abouti au crime de Abane-Ramdane jugé trop instruit, trop intelligent ? Et que dire des jeunes étudiants à peine sortis de l’adolescence “purgés” dans les maquis durant la guerre de Libération parce que instruits, donc dangereux ? Aujourd’hui, dans la “dawla” de Bouteflika, le terroriste n’est pas celui qui se dit fier d’avoir assassiné des militaires et des civils, mais plutôt celui dont la plume refuse de servir un pouvoir agonisant. Une plume qui fait désordre dans un monde où les haggarine tétanisent les uns, corrompent les autres. Bien entendu, Abdelaziz Bouteflika ou Noureddine-Yazid Zerhouni et le système qu’ils génèrent n’auraient certainement pas pu se maintenir jusqu’à ce jour sans leurs nombreux serviteurs. Certes, l’ouvrage de Mohamed Benchicou a été interdit au Salon du livre sur instruction de Abdelaziz Bouteflika, mais si ce dernier n’avait pas trouvé d’exécuteurs zélés pour ce faire, peut-être aurait-il eu à assumer seul la responsabilité de sa décision ? Sa ruse (pas son intelligence) aura consisté dans cette affaire à ne laisser au-devant de la scène “ses serviteurs”.

Des exécuteurs qui savent pourtant que Abdelaziz Bouteflika partira et peutêtre plus tôt qu’ils ne le croient, comme tous ceux qui l’ont précédé, mais Mohamed Benchicou, lui, continuera à exister, son courage et sa plume aussi. Que lui dironti-ls ? Que lui raconteront-ils ? “Qu’ils ont été forcés de faire ce qu’on leur demandait ?” “Qu’ils l’ont fait pour le pain de leurs enfants ?” Tourneront-ils leur veste au gré du vent, telles les filles de joie dont Boris Souvarine disait : “Elles ne changent pas de métier mais seulement de trottoir” ? Il est vrai que Mohamed Benchicou n’a pas eu droit à la solidarité des écrivains, auteurs et éditeurs contrairement à la corporation journalistique (hormis Mostefa Benfodil et Hakim Laâlam en leur qualité d’écrivains) mais franchement, faut-il s’en étonner ? Entre les khobzistes et les opportunistes, Abdelaziz Bouteflika, sa fratrie, ses collaborateurs tant au niveau du gouvernement qu’ailleurs, n’ont eu aucune difficulté à domestiquer, après l’élection tronquée d’avril 2004, tous ceux qui étaient en quête de célébrité, de postes, d’avantages et de faveurs. Celui-ci est turbulent ? Offrez-lui un poste et un véhicule.

Celui-ci a soutenu le candidat à la présidentielle, Ali Benflis, ex-chef du gouvernement ? récupérez-le et offre-lui un poste de député ou de sénateur. Les haggarine font taire tous ceux qui rêvent de postes et de s’enrichir. La symbolique de cette déliquescence de l’Etat réside dans les propos du président du Syndicat de la magistrature, lorsqu’il a déclaré récemment que les magistrats avaient besoin d’une revalorisation de leurs salaires qui tiendrait compte de leurs responsabilités de juges. Jusque-là rien d’anormal. Mais il ajoute : “Les augmentations de salaire dont ont bénéficié les magistrats ne les mettent pas à l’abri des différentes tentatives…” (Le Soir d’Algérie, 6 novembre 2007). Comment un “syndicaliste” peut-il sans être choqué déclarer que le corps auquel il appartient doit être augmenté pour échapper à la corruption, insultant ainsi tous les collègues éclaboussés par quelques brebis galeuses, comme il en existe dans toutes les autres institutions ? Un syndicaliste se bat pour que ceux qu’il représente soient respectés dans leur dignité, leur indépendance et leur liberté — dans ce cas précis — de juger.

Est-ce étonnant de voir alors Dame Justice réduite à l’état de fonction par Abdelaziz Bouteflika ? Cet exemple parmi d’autres montre à l’évidence que les haggarine ne se seraient pas maintenus aussi longtemps, même en multipliant leurs abus de droit, s’ils n’avaient pas été encouragés par leurs serviteurs zélés, excellents relais de la hogra. Heureusement que celle-ci ne peut rien contre l’intelligence et contre les plumes libres. La preuve : le Salon du livre a totalement été éclipsé par “l’affaire” de Mohamed Benchicou (le mot affaire a été usité par le directeur du salon). Existe-t-il meilleure publicité que celle-ci ? Alors Mohamed, mon ami, au diable la solidarité de celles et ceux dont tu n’as que faire. Les haggarine dans leur stupidité t’ont permis de renouer avec ton public si nombreux, celui qui te respecte, celui auquel tu permets de croire, d’espérer, d’avancer. Alors il n’y a pas eu de Salon du livre à la Safex, là-bas il y a eu le “salon de la honte”, et c’est à la librairie des “Beaux-Arts”, Mohamed, que s’est tenu le véritable Salon du livre avec Les geôles d’Alger. Bravo Mohamed et merci. Les haggarine ne comprendront jamais qu’ils ne peuvent aucunement nous contraindre à lire ce que nous refusons de lire. Et qu’ils ne peuvent nous interdire de lire les ouvrages qui les dérangent.

L. A.

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45 commentaires

  1. Nous avons, nous les femmes cette spontanéité de dire des vérités, de regarder en face nos laideurs que les hommes n’osent parfois pas le dire… Bravo L.A.
    Pour en revenir au texte, oui, la hogra est une composante culturelle chez nous. Elle est aussi très étendue au niveau du commun des mortels. Qui n’écrase pas, chez nous? Ils sont rares…c’est notre moyen d’expression par excellence. Malheureusement nous manquons d’humilité. Nous ne voulons pas apprendre chez les autres quand ils ont de meilleurs valeurs que nous. Nous sommes entêtés et fermés à l’auto critique.
    L.A attire brillamment notre attention envers les RELAIS de la hogra. Ce n’est pas UN qui a mit l’Algérie à terre. Ce n’est pas seulement le SYSTÈME, CE FANTOME QU’ON NE VOIT JAMAIS qui a tout bloqué. Pour avoir défiguré l’Algérie, il a fallu être vraiment Plusieurs, plusieurs….La majorité, chacun à sa façon.

  2. Comme à son habitude, Mme Leïla Aslaoui fait preuve d’une sagacité étincelante, d’une vision claire et tranchée non seulement du règne de Bouteflika mais aussi du système "algérien" depuis l’assassinat de Abane Ramdane.

  3. Heureusement, a quelque exeptions pres, les seuls hommes qui restent en Algerie sont nos Femmes

  4. Les autres haggarines alliés de ceux dont vous avez parlé Mme Leila Aslaoui et qui n’ont pas hésité à massacrer leur peuple et violer les femmes, à égorger des appelés et des militaires de leur pays, à saboter les réalisations de leur pays pour des sièges ( rien que ça ? ) à l’APN aprés l’arrêt des élections truquées de 1991. Zeroual ne s’est pas trompé en les traitant de mercenaires. Les haggarines veulent nous avoir "à l’usure" Nous les Démocrates et tous ceux dont la religion s’appelle LIBERTE, nous les aurons " à l’ulcère ". Ce qu’à révélé Mohamed Benchicou dans son livre : Bouteflika, une imposture Algérienne s’est avéré au fil du temps totalement VRAI. Bouteflika n’a rien d’un démocrate ni d’un moderniste. C’est la plus grande et la plus grave erreur de l’histoire de notre pays.

  5. Vrai !

    Madame Aslaoui, tout ce que vous écrivez est vrai et évident. La justice et les magistrats, malheureusement ont été corrompus jusqu’à la moelle. Asservis et mis au pas les juges ne jugent que par la voix de leurs maîtres. C’est sur appel téléphonique que beaucoup d’entre eux si ce n’est la quasi totalité expédient les affaires qui leur sont présentées et c’est au détriment du petit justiciable ou  »de Monsieur tout le monde ».

    J’ai appris récemment, lors d’un séjour à Paris, que l’ancien représentant d’Air Algérie en Allemagne a été rappelé par le défunt PDG, sur instruction venue d’en haut, malgré des résultats de gestion exceptionnels. Après avoir eu gain de cause devant un tribunal allemand pour rupture de contrat abusive, il a été déclaré en abondon de poste malgré une démission en bonne et dûe forme. Le juge qui a traité le dossier a décidé malgré un dossier en béton de donner raison non pas au plaignant mais à la compagnie. Le monde à l’envers, Quoi !

    La chasse aux sorcières se poursuit au détriment encore une fois de l’intelligence collective du pays. On comprend pourquoi l’Algérie est classée parmi les derniers pays au niveau mondial. La lutte se poursuit mais elle est inégale.

    Wahid

  6. Ne soyons pas aussi naïfs chers compatriotes.
    Les faiseurs de rois vont nous en imposer un nouveau.

    Mme ASLAOUI sait bien, puisqu’elle a occupé des postes supérieurs de l’Etat, que ces mêmes faiseurs de rois sponsorisent et places les ministres, les walis et autres exécutants supérieurs.
    Ceci dit, les faiseurs de rois ne sont pas tous du même bord(ou clan), d’où les tirs croisés auxquels on peut assister à l’approche d’échéances.

  7. Bonjour Leila
    Merci pour votre analyse de cette situation ôh combien malheureuse pour nous les algériens.
    les mots de "pensée et de plume" me rappellent le message de soutien que j’ai adressé à Monsieur Benchicou en 2004 au moment où il est menacé sérieusement dans ce qui lui est cher en l’occurence son journal "le matin" auquel il tient plus qu’à sa petite personne.
    voici donc le titre de mon message du 08 mars 2004 " les idées ne meurent jamais" oui bien sûr qu’elles ne meurent jamais en voici donc la preuve, le pouvoir a bel et bien interdit le journal "le matin", il a emprisonné injustement Mr Benchicou et je dirais plus encore s’ils l’ont(le pouvoir)assassiné de surcroit ses idées seront toujours là.Certes physiquement, il disparait mais en tant que penseur et intellectuel, il restera éternellement dans l’histoire d’algérie et ce de génération en génération. Nous voilà donc en 2007 Mohamed Benchicou est toujours debout grâce à sa plume, sa grandeur d’esprit et son courage et bien évidemment notre solidarité n’est pas en reste dans cette histoire de Benchicou, cette histoire est aussi la nôtre. Il faut le dire, il existe encore des hommes et des femmes courageux et illuminés qui brillent d’intelligence qui sera d’ailleurs la seule arme efficace pour combattre et vaincre la hogra en Algérie.
    Je vous remercie tous ………

  8. Pour ma part je suis content que Mohamed Benchicou ait retrouvé sa liberté et que le Matin refasse parler de lui, dans notre Pays il est plus facile d etre un beni oui oui …en huit de regne, de regionalisme de mediocrite car comment expliquer qu avec tant de petro dollars il y ait encore des algeriens qui preferent mourir en mer….et je tiens à repeter que ce n est pas parce que on demande aux gens d aller voter que l on est en soi une democratie, voter et organiser un vote nest pas suffisant pire encore car cet artifice cache mais pas pour longtemps le clanisme de ce pouvoir. Bouteflika partira dans la plus grande indifference contrairement à un Mohamed Boudiaf qui en 6 mois a donne plus d espoir à son peuple que 8 ans de gabegie…

  9. La Ministre Leila Aslaoui se lance une nouvelle fois dans une diatribe qu’elle semble affectionner. Madame, ce n’est pas parceque vous etes une femme que vous avez le droit de vous laisser ainsi emporter. Votre parcours est assez eloquent et vous n’etes pas, vous aussi, aussi vierge que vous tenter de le faire croire. C’est faire insulte a vos pairs( dont vous tentez maladroitement de vous distancer) que de les considerer comme des sots sans intelligence. Vous savez pourtant parfaitement qu’ils sont loin d’etre "sans inteligence", laquelle d’ailleurs est etroitement "updatee" par les faiseurs de rois! Dire, je vous cite: " D?ailleurs, en quoi ses écrits les auraient-ils ébranlés, eux les haggarine qui ont la rente, le pouvoir, la matraque et les prisons ? Ils peuvent tout faire comme ils veulent et quand ils le veulent…" est une erreur qui temoigne de votre aveuglement. Justement, Madame, ils ne peuvent rien faire et s’affolent ainsi que je l’ai demontre dans un precedent article. ( Vous aviez, bien que le sujet soit different, ecrit un ouvrage dont le titre etait :" Ce ne sont que des hommes". Ceux la aussi!.

    Mohamed Benchicou, avec tout le respect qu’il merite, n’a pas en realite, admettons le, produit une oeuvre de qualite litteraire de haute portee. Je reconnais que ses ecris sont virulents et ne menagent personne. On pourrait dire, j’espere ne pas le froisser, qu’il a trouve "un bon filon" et, il a raison, il s’y accroche. Je ne mets pas en doute sa sincerite mais il emploie, comme vous Madame, une technique qui ne risque que braquer ceux qui se sentent attaques. Votre experience de magistrat aurait du vous faire comprendre que la moderation a bien meilleur gout. Aussi il est imprudent que vous avanciez des arguments tels que: " Celui-ci est turbulent ? Offrez-lui un poste et un véhicule…".

    Je vais commencer a douter de la facon dont vous meme etes arrivee a de Hautes fonctions!

    Enfin, Madame, sachez que je n’ai aucun contentieux a regler avec vous, que je ne vous connais pas, ne vous ai jamais rencontree, et que je fais une lecture objective mais impartiale de vos propos.

    Monsieur Benchicou veut il se defendre? Qu’il le fasse! Il a paye pour ses positions? C’est sa responsabilite et il devait savoir ou cela le menerait. De la a faire un amalgamme avec le President et SON(?) ministre Zerhouni est un faux pas qui ne mene a rien.

    une derniere remarque d’un internaute, sur ce meme sujet nous revele de maniere cynique: "La justice et les magistrats, malheureusement ont été corrompus jusqu’à la moelle Dont acte.
    Cordialement
    elMenfi

  10. pour el menfi:comment pouvez-vous critiquez l’oeuvre de M.Benchicou alors que votre mail est truffé defautes d’orthographe graves et impardonnables pour uncritique littéraire?ENFIN mr.BENCHICOU NE SE CACHE PAS SOUS UN PSEUDONYME COMME ELMENFI.L.ASLAOUI

  11. Mr Ali EL Menfi, voyons ! vous appellez à la modération face à des individus pareil’.Comment voulez vous une oeuvre litteraire de haute voltige lorsque vous avez comme personnages un dictateur et des voleurs corrompus, des tortionnaires?.A mon gout "Boueflika l’imposture" n’est pas assez virulent.Un homme qui est venu à la tête du pays avec une hargne comme la sienne, d’avoir perdu 30 ans, parcequ’il voulait être dictateur juste après Boumedienne et il est parti avec sa rancoeur qui n’a fait que prendre du volume dans son exil.Il s’est mis à la tête du pays en se disant "je vous ai enfin entre les mains" et sa vengeance etait à la hauteur de sa hargne.Un chef d’etat qui fait un discours en laissant les hauts officiers de l’armée debout pendant des heures prouve que sa grandeur est inversement proportionnelle à sa megalomanie, un haut magistrat qui ne sait pas accepter une critique sans foutre son auteur en taule n’est rien d’autre qu’un dictateur, un type qui ne respecte pas les universitaires de son pays qui pire que celà les prend par le colle de leur chemise en leur disant "et alors?professeur à l’université et alors?!t’es quoi?", un type pareil ne peut etre decrit que par des termes qui lui ressemblent.Il a laissé "l’Algerie de Franco en retrouvant celle de la reine d’angleterre" c’est bien lui qui a dit celà? et bien quand vous faites un film ou que vous ecrivez un livre relatant la vie d’un Franco vous ne trouverez la modération que dans le mensonge.Benchicou n’a pas menti, sa seule "erreur" est d’etre un journaliste engagé et comment ne pas l’être quand vous decrivez un dictateur?.La neutralité ne peut apparaitre que face à un chef d’etat elu par son peuple dans le respect de la constitution ou à la limite elu par sufrage indirect par des Hommes integres, vous ne trouverez jamais des propos qui puissent vous paraitre virulents dans un pays de droit.La modération vous ne pouvez la trouver dans une dictature car cette dernière ne sait pas ce que c’est.Face à un dictateur Mr El Menfi, vous ne pouvez eprouver que de la haine et je n’en trouve pas dans les propos de Benchicou dans "les geôles d’Alger" et dans les propos de Leila Alslaoui je ne trouve qu’une verité ecrite par une femme avec l’emotivité qu’on nous connait.Chercher de la modération dans une dictature c’est accepter ou même approuver la politique des despotes.Mes respects !

  12. De grâce YA ELMENFI, vous délirez. Vous avez cette constante approche qui installe la confusion alors que nous avons besoin de voir clair. A chaque fois que quelqu?un d?original s?exprime, vous vous hasardez à deviner au-delà de ce qu?il dit, au lieu d?apporter vos idées et vos points de vus. Vous vous permettez de semer le doute, systématiquement, quant à la sincérité de ceux qui s?expriment. En plus du tort que vous leur faites, vous n?alimentez pas le débat. Vous l’étouffez. C?est le gros dommage.
    Vous avez cette tendance de mettre tout le monde dans le même sac sans nuance en pervertissant les personnalités au nom de ce que vous appelez: La modération
    Je vous excuse aujourd?hui mais j?étais écoeurée quand vous vous êtes adressé à moi aussi, un jour, pour me dire que je devais avoir des problèmes de personnalité moi-même, comme la société que je décrivais. Vous aviez une chance sur deux de tomber vrai. Mais c?est Faut. Désolée! Vous vous êtes encore hasardé. En plus, vous n?aviez pas servie d?idée : Que je sois moi-même « toquée de la tête », comme mes compatriotes, ou pas ; ça ne change rien au soucis de s?en sortir TOUS ENSEMBLE.
    Il y a des Algériens qui s?en sont vraiment sortis à titre individuel et privé. Ils sont partis depuis longtemps dans d?autres sociétés plus clémentes et ils se sont accomplis. Mais bon nombre parmi eux souffrent de voir leurs compatriotes s?engouffrer dans la pauvreté et la décadence. Avez-vous saisie l’idée?

  13. Mmes Leila Aslaoui, Algerienne, Nacera Zergane, merci ya el fahlett…vous êtes des hommes.

  14. Madame la Ministre,

    Vous m?avez fait l’honneur d?une réponse brève qui se voulait aussi cinglante qu?humiliante. J?aurai réellement apprécié de lire autre chose que quelques mots que vous prononcez en haussant le ton. Ceci, Madame, je vous le dis à vous aussi, ne m?impressionne pas.

    Je ne suis pas surpris que vous n’ayez relevé que " des fautes d’orthographe que ( vous jugez) impardonnables". J’espère que vous aurez l’indulgence de comprendre qu’il ne s’agissait que de fautes de frappe. Je me permettrai d?apprécier à sa juste mesure votre réponse, sans tenir compte des erreurs typographiques qui auraient échappé à votre redoutable vigilance.

    Mais si vous faisiez plus souvent un tour sur le site du " Matin interdit" que je fréquente avec assiduité et une constante régularité vous auriez compris que je ne suis pas un critique littéraire et je l’ai dit clairement. J’ai cependant, comme tout le monde, le droit d’avoir mon opinion sur tout comme vous d’ailleurs qui tentez d?imposer des contre vérités à chaque prestation publique. Mais tout cela n’est qu’anecdotique et confirme l’opinion que j’ai de vous.

    Vous avez pris un risque, j’en conviens, en publiant votre article et cela, Madame la Ministre vous devez l’assumer. Ainsi si j?ai été aussi incisif avec vous, c’est en vertu «d? un droit » dont je ne me priverai pas, avec raison! Cette raison qui fait souvent défaut et qui nous éloigne de notre Essence.

    Monsieur Benchicou, au risque de me répéter, est digne de respect et il nous propose un pamphlet courageux certes dont on peut partager ou non le point de vue, mais son oeuvre n’est pas une oeuvre littéraire. C’est une évidence que lui même aurait du mal à contester. Il ne vous sert donc à rien de vous blottir à l’ombre de « son burnous » en vous portant à sa défense .

    Cela devrait vous faire réaliser que mon propos le concernant n?est pas si grave. Ce qui l’est, Madame la Ministre, c’est votre acharnement à crier au loup, à fustiger, à dénigrer, à pointer un doigt accusateur et vengeur sur ceux qui, il n’y a pas si longtemps étaient encore « vos amis ». Vous ne répondez d?ailleurs pas à mon propos en essayant par une tactique bien connue de me ramener à une proportion qui serait à votre niveau.

    Une question, Madame la Ministre. Pourquoi êtes vous si inquiète que je " me cache derrière (sous) un pseudonyme". Cela vous fait il si peur de ne pas savoir qui je suis? Avez vous des doutes qui vous fâchent ? Est ce la liberté de ma plume vagabonde qui vous trouble ?

    Madame la Ministre, je suis sincèrement désolé que vous ayez pris ombrage de mon propos qui pourtant était beaucoup moins déchaîné que le vôtre. Si vous prétendez défendre le droit d?expression et la liberté de parole, vous devez aussi accepter à votre tour d?être démasquée même si vous écrivez sous votre véritable nom.

    Les masques, Madame la Ministre, finissent par tomber plus souvent qu?on ne le croit et votre réaction me prouve que vous avez ressenti une douleur que vous avez maladroitement tenté d?infliger aux autres sans même réfléchir une seconde que vous pourriez, vous aussi, en être l’objet fragile.

    (J?ouvre une parenthèse à l’attention de Madame Nacera Zergane qui m?interpelle quelquefois et que je ne dois pas laisser sur le bord d?une route tortueuse. )

    Madame Zergane, je fais sciemment un travail que vous me reprochez : « Vous vous permettez de semer le doute? » Oui ! Je sème ce doute dont chacun se pare et s?empare pour proclamer une vérité imparfaite, une vérité éphémère, une vérité dérisoire. Lorsque vous me dites, : « Vous avez cette constante approche qui installe la confusion alors que nous avons besoin de voir clair », vous exprimez une terrible angoisse que je comprends mais que vous devrez combattre vous même. Si vous voulez voir clair, ouvrez les yeux et ne craignez pas de voir la lumière. ? Vous affirmiez un jour, Madame Zergane avec une délicieuse condescendance:" l’Algérien moyen n’est pas capable de comprendre des concepts aussi abstraits que la laïcité et la démocratie ». J’avais répondu dans un message non publié (?) que cet Algérien- moyen était cependant capable de concevoir une entité aussi abstraite que Dieu. Je comprends pourquoi vous avez, non seulement du mal à voir clair, mais que vous ne voyez pas plus loin que le bout de votre nez.

    « Voir clair » nécessite un apprentissage long, parfois fastidieux, souvent décourageant car la plupart du temps nous sommes les premiers à nous aveugler en refusant de voir les choses telles qu?elles sont. Etes vous en mesure de « voir clair ? » Savez vous ce qui se cache derrière les murs de votre prison ? Il serait intéressant que Monsieur Benchicou nous en parle et qu?il nous dise si il a enfin découvert la Vérité.

    La seule Vérité qui en vaille la peine est celle que l’on porte en Soi ! Celle que l’on a fini par découvrir dans l’éclatant silence de la mémoire. Une Vérité qui n?est imposée par personne. Une Vérité qui sait s?alimenter de toute la richesse de notre Histoire.

    Oui, « je me permets de semer le doute » car je ne suis dépendant d? aucune certitude, d?aucun à priori. Si vous pensez que « j?étouffe le débat », qu?attendez vous pour vous libérer et sentir l’air du large ; l’air de Liberté. Monsieur Benchicou n?a-t-il pas « rué dans les brancards » lorsque « ses amis du PAGS » ont voulu lui imposer une ligne éditoriale

    Algérienne, je vais vous surprendre, mais oui, il faut user de « modération face à des gens pareils » et éviter de s?enfermer dans le piège redoutable d?un conflit pervers ponctué par des sentences prononcées telles des « fetwas » prescrites par des apprentis sorciers.

    Il serait par contre souhaitable de prendre conscience que nous avons un véritable rôle à jouer et cesser de servir d?interface à des belligérants qui s?opposent en nous utilisant comme de la chair à canon.

    Mon travail, depuis des années, est de remettre en cause des principes qui sonnent faux et dont le but est de légitimer, de justifier à tout prix un scénario qui ferait de notre adversaire un ennemi irréductible quitte à falsifier des faits pour reconstruire une Histoire sur mesure dans laquelle nous aurions le beau rôle?Encore les masques.

    Naturellement, cela effraie et c?est pourquoi Le Pouvoir a peur. Il a aussi peur que tous ceux qui se trouvent piégés dans la réalité de leur condition à laquelle ils tentent d?échapper.

    Cordialement
    elMenfi,

  15. (En complément à mon dernier envoi.)

    J?ai bien relu l’article à propos de Madame Aslaoui. Les seules fautes sont des accents que je ne mettais pas, cela étant impossible sur la plate forme du Matin. A moins que vous considériez, par une fâcheuse propension à tout vouloir régenter qui dévoile ainsi votre véritable nature, que ce que j?écris soit un « outrage à magistrat ! ». Dans ce cas, Madame, il faudra apprendre que nous nous exprimons dans un journal libre et que chacun écrit ce qu?il a envie d?écrire.

    Mais puisque cela vous choque, je m?appliquerai dorénavant à rédiger mes textes sur un logiciel approprié.

    J?espère que Madame Le Ministre daignera enfin répondre et acceptera de débattre en gardant un ?il bienveillant sur les fautes impardonnables commises ici et là .

    cordialement
    elMenfi

  16. ali elmenfi, j’ai du mal à comprendre votre intervention. comme vous le dites si bien, je fréquente souvent ce site et je lis avec un grand plaisir vos interventions. Mais là, je suis désolé de vous dire que les remarques faites à Mme la Ministre sur les fautes d’orthographes sont simplistes et elles ne sont pas d’une importance capitale pour les lecteurs avec assiduité (sauf si c’est un duel entre vous et Mme la ministre). Vous en conviendrai que ce site ne cible pas forcement une population d’intellectuels. Je suis d’accord qu’un texte avec un vocabulaire riche et sans fautes orthographes apporte au lecteur un plus, mais pas l’essentiel. J’aurais préféré un texte plus concis et percutant. dsl mais cette fois-ci, moi pas compris .

  17. Mr Ali El menfi, vos analyses, votre pondérance sont valables dans un pays ou règne la democratie, un pays evolué ou la majorité du peuple est correctement instruite, je suis intimement convaincue que ni notre cher president et encore moins ses ministres ne sont capables de lire entre vos lignes, dans vos analyses ils ne liront qu’une capitulation, soyez plus directe si vous avez envie de vous faire entendre, la politique Algerienne ne mérite pas une telle finesse.Une anecdote d’un vrai politicien :un jour un certain general De Gaulle s’est entendu glisser à l’oreille cette phrase "On à l’impression que vous prenez le peuple pour des demeurés" sa reponse etait "Non.Mais il faut parler aux gens le langage qu’ils comprennent".Ne surestimez pas notre classe dirigeante.Mr El Menfi sans vous demandez d’etre autre que la personne intelligente que vous êtes, descendez de votre nuage philosophique et pointez du doigt ce qui doit l’être, on en est pas aux finitions.Vous avez saisi?.

  18. Algérienne, j’apprécie toujours vos remarques.

    Je ne ferai jamais, à personne, l’affront de penser que je suis sur un nuage et que " la plèbe" est en bas. Mais ce n?est pas parce que certains s’opposent à l’actuel gouvernement que je dois être d?accord avec eux. Il y a des fidélités de principe qui sont parfois préjudiciables et remettre les pendules à l’heure, c?est vrai, provoque souvent un malaise mais cela est nécessaire.

    Quand vous écrivez : « vous ne trouverez jamais des propos qui puissent vous paraître virulents dans un pays de droit »?et « dans les propos de Leila Aslaoui je ne trouve qu’une vérité écrite par une femme avec l’émotivité qu’on nous connaît. », vous vous hasardez sans précaution sur un no man?s land hostile.

    Je suivrai donc vos conseils. Je serai comme "Les guignols de l’infos", gentil, courtois, poli, sans blesser personne. Je ferai comme aux Etats Unis où le Président n?est jamais tourné en dérision par les médias. Je n’imiterai pas les tabloïds britanniques qui font leurs choux gras des frasques des puissants de ce monde et de la Famille Royale. Je ménagerai chacun comme en Italie on ménage Berlusconi, magnat des médias et homme politique influent ?on continue ? Je vais donc rester dans mon cocon douillet en pensant que l’herbe est plus verte chez le voisin !

    Vous dites également : « A mon goût "Bouteflika l’imposture" n’est pas assez virulent. ». C?est votre opinion. Cela a valu deux ans de prison à Monsieur Benchicou, l’interdiction de son journal qui a contraint ses collaborateurs au chômage, des redressements fiscaux, des ennuis de santé et autres déboires. Et pendant ce temps les mêmes hommes sont toujours en place.

    Je ne dis pas qu?il faut se taire et ne pas combattre l’arbitraire. Je dis que la méthode n?est pas la meilleure.

    « ? il faut parler aux gens le langage qu’ils comprennent. » aurait dit De Gaulle. Vous m?autoriserez à ne pas partager cette citation qui frise la démagogie. Je ne surestime pas la classe dirigeante pas plus que je ne la sous estime et j’ai un immense respect pour tous et toutes mes compatriotes.

    Je ne capitule pas mais je ne suis pas un kamikaze et je me suis rendu compte depuis longtemps qu?il était vain d?affronter ainsi un système qui a su résister à toutes les attaques. J?ai dit sur ce même site que l’Algérie devait réussir à s?extirper de cette dialectique binaire qui a réduit notre choix à Islam(isme)versus Nationalisme. Transcender ces notions qui nous enferment nécessite un effort immense. En accusant, même avec raison, X Y ou Z nous sommes dans l’illusion d?un combat qui même gagné ne nous rapporterait rien, le système ayant déjà réussit à se redéployer à notre insu.

    Ceci dit, pour revenir une ultime fois à Leila Aslaoui, son statut de femme n?a rien à voir avec sa carrière de magistrat ou politique et son émotivité doit être mise de coté. Il est vrai que n?est pas qui veut, Indira Gandhi, Golda Meir, Margaret Thatcher et plus proche de nous, Benazir Bhutto qui avec courage, et intelligence, tient la dragée haute à une dictature machiste dans un pays où la démocratie a été remplacée par les champs de pavot. Mais tout cela n?est possible que si on accepte d?abord et avant tout de jouer, avec humilité, un rôle : celui de citoyen.

    A monsieur Khelifa Yahi, je dirai que je ne suis pas choqué outre mesure par "les fautes d’orthographe". Questionnez plutôt Madame Aslaoui qui n?a rien trouvé d?autre, pour sa défense, que de riposter de manière puérile. Je le répète je n’ai aucun contentieux avec cette personne que je n’ai jamais rencontré.
    Vous voyez, je lis tout ce qui est écrit par les uns et les autres et si je réponds avec fermeté, c’est toujours dans la plus grande courtoisie.
    Cordialement
    elmenfi

  19. Ce que je trouve bizarre c est de citer dans la meme phrase Gandhi et thatcher. Quant à Benazzir bhutto je m en mefie car elle reste toujours sous la condamnation de corruption par la justice de son pays. Maintenant pour revenir à nos gouvernants on a toujours le choix je prefere le choix fait par, Madame Leila Aslaoui et Monsieur Mohamed Benchicou à celui des autres beni oui oui que je ne voudrai pas nommer tant la liste est longue, Bouteflika a connu deja une fois la traversée du desert alors une deuxieme fois n est pas à écarter car quand on gouverne avec autant de regionalisme et de mepris il n est pas etonnant qu’à la suite votre sort n’interesse personne, personne n a oublie comment Boutef s est fait conspué par les sinistres de Boumerdes quant il a daigne se deplacer pour s enquerir de leur situation des jours apres le drame, dois je revenir sur les evenements de Bab El oued ou on a encore l ‘image d’un Chirac poussant Bouteflika à aller vers son peuple….Des milliards de dollars por quoi ? voir partir ses enfants(de l’Algerie)dans des embarcartions, voir des corps manges par les rats….l’argent ne peut pas tout acheter. Pour ma part je retiens les Hommes comme Mohamed Boudiaf et je regrette qu’il soit parti trop tot, maintenant bouteflika est plus proche du depart que de l arrivee, c est bien lui qui disait "El koursi yeeddouakh…."

  20. ça chauffe dans les buts !

    Quelques points en vrac :

    – Monsieur "Ali El Menfi" n’a pas à se justifier ni sur ses fautes d’orthographe ni sur son choix de pseudo. Personnellement, j’en fais deux fois plus que lui et mon pseudo ma va comme un gant…

    – En ce qui concerne l’algérien moyen: la démocratie et la laïcité n’habitent pas "Rue de l’abstrait", il n ya qu’à voir les "sociétés concrètes " pour s’en convaincre. Quant à "Dieu", il n’incarne pas l’abstraction supérieure, en Algérie je m’entends. Dieu est purement culturel, on bourre les jeunes crânes avec les manifestations culturels bien connus. Alors "Rabbi" s’installe tôt dans notre vie d’algérien moyen et la fatalité est plus facile à accepter (clin d’oeil).

    – La réponse furtive et sans intérêt de Mme la ministre de la RADP me laisse perplexe. J’espère que c’est l’oeuvre d’un plaisantin qui a utilisé ce pseudo (et toc encore une histoire de pseudo).

    – Evitons SVP de tomber dans le ridicule-drôlerie "filles contre garçon(el menfi)". par contre, si deux écoles se dessinent, alors osons un parlement à la britanique, où chacun des deux bords défend ses positions dans la franche camaraderie. A ce sujet, les séances britaniques avec ces éclats de rire ou d’autres bruits des représentants est d’un velouté excquis et surtout concret de la démocratie. Les "nôtres" de l’APN ont le regard abstrait …

  21. Vous êtes Mr El Menfi un citoyen Algerien en avance sur son temps…ou dois-je dire en retard sur son temps?.Savez vous comment j’appelle les personnes de votre trempe? "les derniers pieds noirs de l’Algerie Algerienne", si vous saviez Mr El Menfi ! la vague deferlante qui va s’abattre sur nous dans deux decennies, lorsqu’il n y aura même plus de chef d’orchestre capable de singer une democratie comme c’est le cas aujourd’hui.Aujourd’hui il est encore temps de pouvoir trouver une alternative à Bouteflika mais dans 20 ans si on reste dans cette même politique suicidaire, il va falloir piocher dans la production locale, dans cette production qui est majoritaire de nos jours, vous ne trouverez pas une seule personne parlant le même langage ni ayant un raisonnement similaire au votre.C’est toujours un plaisir de vous lire même si vos prises de position sont à des années lumière de l’Algerie d’aujourd’hui (ça n’est que mon opinion).Mais comme vous me l’avez dit un jour "Faut-il pour celà s’aveugler?" lorsque je vous ai parlé du borgne de Hamrouche, certainement pas s’aveugler Mr El Menfi, les ouvrir bien grand face aux aveugles et apprendre à les garder mis clos face à ceux qui le sont moins.Respectueusement.

  22. Quand elmenfi s’exprime, j’ai envie de prendre ma barque pour devenir un vrai elmenfi. Mais la mer est agitée ces jours-ci. J’attendrai le printemps. Entre temps, profitez-en monsieur elmenfi, faites moi perdre ma patience avec l’incongruité que procurent vos discours.

  23. Le tollé suscité par mes remarques s?inscrit dans une logique impitoyable mais prévisible.

    Je comprends parfaitement les inquiétudes des uns et des autres mais je constate que ce qui est mis en cause c?est davantage le fait que je ne sois pas d?accord avec certaines opinions. Je n?ai prononcé aucun serment de loyauté ou d?allégeance vis à vis de qui que ce soit et je m?exprime librement, sans aucune contrainte. Ce qui choque, apparemment, ce ne sont pas mes positions qui varient constamment au fil d?une actualité par définition mouvante, et auxquelles aucun contre argument n?est opposé. Non ce qui choque c?est que certaines personnes se sentent blessées dans leur orgueil.

    Je disais récemment que la psychologie des hommes de pouvoir était très particulière et, sans faire de confidence, j’admet être rompu à ce genre d?exercices.

    Revenons un instant à Madame Aslaoui. Voilà une personne qui a jugé, souvent sans état d?âme, ( la Justice est aveugle !), qui a occupé de hautes fonctions, qui a géré, administré, et donc qui a intériorisé un sentiment de toute puissance. Qui pouvait la contredire ? Qui pouvait oser l’affronter ? Qui pouvait lui dire en face ses 4 vérités ? Aujourd?hui, dans une opposition de façade elle tente d?imposer un point de vue que je respecte mais que j?ai le droit ( j?insiste) de contester. Cela elle ne l’accepte pas et se comporte de la même manière que d?autres dignitaires ( suivez mon regard) qui pensent être au-dessus de la mêlée et vivent en vase clos. Il n?y a pas si longtemps Khalida Messaoudi se voulait l’égérie d?une révolution dont elle s?est détournée, séduite, happée par les sirènes du pouvoir!

    Que faut-il faire lorsque l’on est pris dans une nasse qui oppresse ? Il faut se donner de l’air ! Mais cet air ne peut être apporté que de l’extérieur et permet un retour sur soi. Il faut s?ouvrir au monde, accepter les différences, contester et surtout ne pas s?enfermer dans un exil intérieur.

    Ce n?est pas parce que j?exprime des opinions dans « Le Matin Interdit » que je dois tout accepter au nom d?une prétendue « sacro sainte fidélité».

    Je relève, au passage, que Monsieur Benchicou se garde bien de mettre le doigt dans un engrenage qu?il sait ne pouvoir maîtriser. C?est donc avec sagesse qu?il laisse ouverte les colonnes du journal qui est devenu une véritable tribune d?opinions diverses.

    S?il est vrai, Algérienne, que vos remarques sont souvent constructives, vous ne pouvez vous empêcher de comparer des situations qui expriment une angoisse au demeurant parfaitement légitime.

    J?attire tout de même votre attention sur les procédés employés qui sont, par une dramatique ironie, totalement symétriques de ceux de ces adversaires farouchement combattus.

    Il faudrait, peut être, se défaire de cet habit mal taillé qui impose une mobilisation permanente et insoutenable. Par « mobiliser » dont le sens est multiple, j?entends plus une récupération d?une énergie gaspillée dans des joutes spectaculaires mais qui ne servent qu?à « amuser la galerie ».

    Sortir du piége manichéen qui fait voir la vie en noir OU blanc, se faire sa propre opinion et ne pas se laisser impressionner par les avis des uns et des autres, permettra de retrouver une confiance en soi et d?appréhender l’avenir de manière plus sereine.

    Une formule obsessionnelle, posée comme une douloureuse plainte dit : « ?il faut trouver une alternative à Bouteflika?sinon dans vingt ans l’Algérie sera fichue ».

    Pendant ce temps, d?autres proposent un retour au Khalifat ! On pourrait alors proposer " un Bouteflikalifat!"

    Il faudra bien le reconnaître un jour. Choisir un bouc émissaire nous donne bonne conscience.

    Cette conscience constamment en éveil me permet de n’être ni en avance?ni en retard sur mon temps .

    Je vis pleinement l’instant présent, et ne crains pas de sortir sans attendre que les beaux jours reviennent !

    Cordialement
    elMenfi

  24. merci madame pour vos articles au moins elle, ose parler pas comme d’autres qui utilisent des pseudos et vraiment y’en a marre marre de boutef et zerhouni

  25. J’ai mes propres opinions Mr El Menfi, je ne defends pas Aslaoui dont j’apprecie le franc parlé, je l’ai trouvé exellente dans certaines chroniques et nulle à chier dans d’autres(lorsqu’elle s’est vengée de ses beaux parents par presse interposée, lorsqu’elle n’a pas trouvé mieux pour discrediter le president que de mettre en avant son ignorance de la vie conjugale, alors qu’il y a tant à dire en evitant de tomber dans de telle bassesse), tout n’est effectivement pas Blanc ou Noir et c’est bien pour celà qu’on peut apprecier une personne même si elle a pu faire parti du gouvernement par le passé (je vois souvent le verre à moitié plein quand il s’agit de juger une personne).Vous dites qu’elle critique ses paires, là je ne suis pas d’accord car dans les gouvernements qui se sont succedés il y a beaucoup à jeter mais pas que ça.Vous qui appellez au discernement, vous devez aisement le comprendre.Comme je vous ai souvent trouvé fin analyste et sur ce coup je vous trouve à côté de la plaque (à côté de MA plaque car je ne detiens aucune verité).Je trouve Mr Benchicou très courageux face à la lethargie qui l’entoure même si je n’approuve pas son soutient aux "autonomistes" et egalement sur d’autre points.Je respecte votre point vu, respectez donc qu’on puisse ne pas etre toujours d’accord avec vous.Oui, tout n’est pas Noir ou Blanc.C’est les nuances qui font avancer et non les esprits figés.Il n’est pas exclu que je finisse par adopter votre point de vu, mettez ça sur le compte de la fougue de ma jeunesse, j’ai pas le courage de subir Boutef pour un troisième mandat, c’est du temps perdu, c’est peut etre pour celà que je ne vois que les points qui rassemblent et non pas ceux qui divisent, vous avez appellé à la moderation?, je vais mettre de l’eau dans mon vin, 5 ans de plus, 5 ans de moins.N’est ce pas?.Je vais peut être vous etonner Mr El Menfi, mais si Bouteflika changeait de politique du jour au lendemain, aujourd’hui à 14 mois des prochaines elections, si au jour d’aujourd’hui il decide de laisser comme heritage une voie vers la democratie, s’il cesse de jouer au dictateur (et de fermer les autortoutes comme il l’a fait ce matin, deux heures pour arriver au boulot parceque Mr doit se rendre à l’aéroport, ou fermer tout El Biar parceque son Altesse va voir Maman), si du jour au lendemain, l’intérêt de l’Algerie passe pour lui avant celui des clans et des potes, si l’avenir de la jeunesse commence à l’interesser autant que les infrastructures sur lesquels il souhaite marquer son nom, je le regreterai peut etre car je ne le deteste qu’à la hauteur de l’espoir qu’il m’a inspiré au tout debut, nous n’etions pas contre le principe de la charte, nous pensions juste qu’elle avait une durée de vie (une date de peremption) et qu’elle ne concernait que ceux qui n’avaient pas les mains entachées de sang innocent, du côté barbus comme du côté officiers ou DRS, on a été dupes et très deçus.Notre presence à nous tous dans ce site n’est rien d’autre que l’inquietude que l’on eprouve pour l’avenir du pays qu’on aime tant, j’en suis certaine !.Je suis sûre qu’on est pas juste là pour critiquer un homme mais une gestion qui reflète aujourd’hui un manque de respect pour notre peuple avec un jemenfoutisme de son avenir pour des petitesses indigne d’un president de la republique et dangereuse pour l’avenir de son pays.

  26. Algérienne, Merci à vous et à toutes les Algériennes qui ont à c?ur leur pays ! Et Merci de nous faire rêver d?une Algérie enfin en paix !
    Cordialement
    elMenfi

  27. Nuances, nuances, nuances …

    Concentrer toute son énergie sur l’homme (Boutef), c’est faire preuve de "Noir ou Blanc" …

    On a eu droit à cette farce de charte qui grâcie et met à l’abri les boureaux en képi et/ou barbus, mais pour ce qui est de l’impunité économique (détournements, commissions occultes, abus de biens sociaux et toute la panoplie du bel art) les possibilités de poursuites restent intactes.

    Le seul hic c’est de pouvoirdéterrer les "dossiers classés" …

  28. Moi je rejoins Algerienne dans son analyse, je plains les pauvres policiers le fameux jalonnement, le truc qui ne sert à rien et qui coute tres cher aux contribuables, les pauvres policiers qui des fois attendent des heures sur les autoroutes sous le soleil comme en Ete alors meme que Bouteflika empruntera un autre itineraire….
    Moi aussi j ai ete la en train d attendre dans des embouteillages parce que Monsieur Boutef devait se rendre à El biar…..En dix annees avons nous vu nos libertes s enrichir je ne pense pas, notre Parlement est il dans son role ? je ne le pense pas, les decisions et autres nominations repondent elles à ce que l on appelle la bonne gouverance? je ne le pense pas. Jamais les scandales financiers n ont ete aussi enormes et je ne parle pas de ceux qui sont pour le moment etouffes, Tout le monde sait à Alger que Abdelghani le frere de Abdelaziz etait tres lié à Khalifa, c etait meme son avocat; a t on vu Abdelghani Bouteflika convoqué par la justice? je ne pense pas la liste est encore tres longue, je ne vais pas revenir sur la gestion catastrophique du seisme de Boumerdes ou Bouteflika s est fait insulte et cela s est passe sur l’unique ou il a du prendre sa voiture et fuir….Un president qui fuit son peuple…..Je ne vais pas revenir sur le scandale de la pomme de terre canadienne….ni meme sur le dossier des barrages….et avec tout ça on va envoyer quelques personnes devant une camera nous chanter "un troisieme mandat" alors meme que la constitution Algerienne est là pour limiter à deux mandats, mais la aussi ce n est pas par la voie referendaire que le clan bouteflika prevoit de la changer car il sait que cela est risque mais par la voie parlementaire que cela se fera avec bien sur au prealable une tournee dans le pays pour arroser les Wilayas de petro dollars au pretexte falacieux de developpement economique des wilayas………

  29. N?oubliez jamais que Mme Aslaoui est une grande dame qui a occupé de hautes fonctions dans le gouvernement et qu?à aucun moment elle n?a usé de son « pouvoir » pour s?accaparer la moindre chose indûment. Elle a occupé ses diverses fonctions par mérite et non par accointance comme c?est malheureusement les us actuellement. L?assassinat de son mari par des terroristes islamistes fait qu?elle leur vouent une haine indicible que je comprends. Ceci dit Mr Ali Elmenfi n?a commis qu?une seule erreur qui a été de croire que le mail [signé Leila Aslaoui] émanait d?elle. Ce n?est pas son style et elle aurait sûrement [si elle ne l’a pas déjà fait] répondu à sa manière par une longue missive. Ceci étant éclairci je me permet à mon tour de répondre à Mme Aslaoui avec tout le respect que je lui dois pour lui dire que sa haine de Bouteflika l’aveugle. Benchicou est un défenseur de la démocratie mais il n?est pas le seul. Il a croupit dans les geoles algériennes [et non les geoles de Bouteflika] pour avoir pourfendu à longueur de semaines et de mois le Président et son ministre de l’intérieur Zerhouni à travers son journal, Le Matin. C?est bien, et en toute honnêteté ils le méritent étant l’un comme l’autre indignes d?occuper de telles fontions et auraient du depuis longtemps démissioner. Ce que je reproche à Mohamed Benchicou est d?avoir voulu ne montrer qu?un seul côté de la pièce en s?attaquant uniquement au Président et à son ministre de l’intérieur en laissant de coté l’autre face de la pièce qui sont les services (DRS) dont les méfaits sont autrement plus troublants. La même chose vaut pour Leila Aslaoui qui a choisi le camp des services [pour assouvir sa haine des terroristes] contre la démocratie et le peuple. Je me rappelle ma grande surprise quand elle a témoigné pour Khaled Nezzar contre Habib Souadia au procès de Paris !

    A bon entendeur salut,
    Spina

  30. EGALITE HOMMES-FEMMES, La face cachée du voile.

    S?il est un livre qu?il faut lire impérativement, c?est bien « UNE EDUCATION ALGERIENNE, de la révolution à la décennie noire » de Wassyla TAMZALI paru dans la collection Témoins chez Gallimard.

    En disant cela, je m?adresse à nous tous car ce livre est magnifique. Mais il est plus que cela. Il est un passage de témoin entre celle qui a vécu la tragédie d?un pays, l’Algérie, et ceux qui ne veulent plus jamais laisser le champ libre aux intégristes quel que soit le pays où ceux-ci veulent s?implanter.

    Ce livre, c?est l’histoire d?une tragédie annoncée mais à travers des signaux que personne n?a voulu décrypter parce que la révolution était trop belle, parce que les souffrances avaient été trop longues, parce que l’espoir était si grand. Et sans doute aussi, parce que les signaux négatifs touchaient surtout les femmes et que le féminisme n?apparaissait, aux yeux des femmes elles-mêmes, que comme un des avatars du colonialisme.

    Les racines du mal venaient de loin. Dès la guerre de libération les maquisardes avaient été pointées du doigt, soumises au test de virginité puis exclues et certaines même fusillées car accusées de créer le désordre. Toujours la même « misogynie névrotique ». Mais le pire était à venir :

    « Le Front islamique du salut et ceux qui ?uvraient dans son ombre commençaient à montrer leur visage. Un vent de misogynie émeutière enflait dans les mosquées et empestait la ville. Les prêches des mosquées me plongeaient dans l’effroi. De quels temps, de quels lieux venaient ces paroles meurtrières contre les femmes ? Pouvaient-ils être de mon pays les hommes qui éructaient une telle haine ? Bien avant la guerre civile la guerre contre les femmes avait commencé ». ».

    Ce livre, c?est l’histoire d?un pays qui était devenu l’emblème d?un Tiers-mondisme triomphant. L?image même du socialisme des pays émergents. Un pays qui s?est laissé surprendre par ceux que Wassyla appelle « les autres » qui un peu à la fois s?introduisent dans la vie de tous les jours. Le jeu du retour en arrière, dans le train de la religion, s?enclenche pratiquement dès l’origine de la prise du contrôle du pays par le FLN :

    « Le pouvoir utilisa cette arme de destruction massive que nous n?avions pas encore identifiée : la religion ».

    Et puis il y a la tragédie personnelle de Wassyla. Fille d?une famille de notables dont le père est assassiné pendant la guerre de libération, dont les biens sont saccagés par l’armée française et dont le nom, après la libération, « les Tamzali », est épinglé parce qu?il est porté par des notables. Les nouveaux maîtres de l’Algérie veulent « laver plus blanc » comme gage d?un socialisme qui n?a guère d?autres prouesses à son actif. En dépit de tout, Wassyla, la femme libre, l’avocate veut toujours croire à la révolution et fait front.

    C?est, après coup, dans ce livre à la fois distancié et brûlant de souvenirs, qu?elle cherche à comprendre l’aveuglement de tout un peuple et d?abord celui des femmes mais aussi le sien.

    Comment interpréter cette inexplicable complicité de l’opprimé et celle toute particulière des femmes vis-à-vis des hommes (« Dans la queue des bataillons d?opprimés consentants, celui des femmes n?est pas le moindre. Elles avaient cette attitude étrange, et universelle, de l’opprimé qui prend la défense de son oppresseur »). Et pourtant la réalité de la misère des femmes lui sautait aux yeux dans le hall du Palais de Justice, alors lorsqu?elle assurait les permanences et que se pressaient les femmes en quête d?un bout d?attention enfin.

    Wassyla pense pouvoir échapper à cette réalité-là, elle qui marche droit dans ses certitudes, gonflée d?une liberté que son père lui a toujours affirmée. Mais elle n?échappe pas à la loi de la rue, aux regards des hommes qui sont devenus maîtres de l’espace public.

    Et le voile s?invite au jeu du retour en arrière.

    Il est loin ce temps où, comme le dit Wassyla, « le voile n?était pas un manifeste politique ». C?est bien cela qu?ici, maintenant en France certains ne veulent pas comprendre. Mais eux n?ont plus l’excuse de ne pas savoir. Depuis, il y a eu la décennie des années noires de la guerre civile en Algérie :

    « Le corps voilé des femmes était au centre du séisme qui touchait l’Algérie Dorénavant, de nombreuses femmes algériennes étaient voilées de noir jusqu?aux ongles et, comme des nuées de corbeaux envahissaient les rues d?Alger ». Avec des mots qui vont droit à l’essentiel, Wassyla décrit la colère de celles qui résistent, leur rage contre celles qui se solidarisent avec l’ennemi, la responsabilité qui est la leur vis-à-vis des petites filles sans défense, la prison qu?elles se forgent par inconscience et qui est promis à toutes les femmes. Cette souffrance qui la submerge, c?est bien celle que nous ressentons et que l’on voudrait nous interdire d?exprimer, ici en France car elle serait anti-démocratique et raciste :

    « J?avais peur(?) j?avais mal (?) j?étais en colère. Pour moi la question des femmes était une blessure ancienne qui se rouvrait à la vue de milliers d?algériennes en tchador noir. Ce que je n?avais pas voulu regarder en face s?imposait alors qu?il était trop tard : la trahison des grands frères nous avait mené à un désastre national. Le mépris pour les femmes avait été la forfaiture la plus lourde commise par les révolutionnaires algériens, mes amis ».

    Vous qui ne voulez pas comprendre que nous défendions Fanny Truchelut poursuivie parce qu?elle a refusé que des femmes portent le voile dans les parties communes de son gîte dans une région bien lointaine de l’Algérie, les Vosges profondes, vous qui pourtant avez lutté pour que ce signe n?ait plus sa place à l’école, vous qui pensez qu?il y va des valeurs démocratiques et laïques à respecter le droit d?adultes majeures de porter un signe religieux même s?il signifie l’asservissement des femmes, diriez-vous la même chose s?il s?agissait de la croix gammée ?

    Qu?est ce qui doit l’emporter dans l’interprétation du sens de ce signe, son caractère religieux ou le symbole d?un fascisme meurtrier ? Annie SUGIER – Présidente de la Ligue du Droit International des Femmes.

  31. Quelle belle leçon de démocratie, je crois rêver…Dommage que je ne sais pas lire entre les lignes…Mais revenons à l’erssentiel : "Le systéme est devant nous et la mer est derrière nous". Il faut décider vite, c’est l’avenir de nos enfants qui est en jeux.

  32. Une information Madame Aslaoui, aussi les lecteurs Du journal Le Matin, Aujourd’hui même Mon Seigneur Madani Mezrag va Crée son nouveau parti extrémiste qui remplacera le Fameux FIS!.

  33. comme disait Monsieur Lounes Tafrara :"On dit qu’un peuple qui n’a pas de mémoire est condamné à revivre les erreurs du passé. Nous n’irons pas jusqu’à dire que pas même trois mille ans d’errements et tâtonnements -toujours dans la douleur- n’ont suffi pour nous forger une paix à vivre. Loin s’en faut. Car pour peu que l’on remonte dans les quatre dernières décades, on est déjà vite frappé par l’amer constat: on ne se décide toujours pas à mener le pays à bon port, ni on est encore prêts à le faire."
    À bon entendeur?

    Mohamed ZIANE-KHODJA

  34. Je me demande pourquoi les opposants démocrates comme Madame Laila Aslaoui, Monsieur Benchicou et les nombreux autres intellectuels algériens ne forment pas un Think Tank (organisation non-gouvernementale) pour se charger de casser cette dictature du clan arabo-islamiste au pouvoir en organisant des conférence dans toutes les capitales occidentales, dans les parlements européens, au sein de l’ONU pour en finir avec les compagnes mensongères du pouvoir et dénuder les criminels qui le composent.

  35. le doute est permis quant à l´honnêteté intellectuelle, quand il n´y a pas de distance par rapport à ce qu´on décrit. sans oublier le risque d´être contre-productif.

  36. Les haggarine ne sont peut être pas uniquement là où on pense.
    L’abus d’autorité dans le choix des cpmmentaires publiés est aussi une forme de hagra!
    De la part de ces messieurs qui nous dirigent, rien d’étonnant, mais de la part de matindz c’est plus innatendu.
    A moins que toout ce beau monde ne mange dans la même gamelle!

  37. Comme disait "l’autre": Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose.

    Est-ce votre devise, Mme Asmaoui?

  38. Si ma mémoire ne me fait pas défaut, Madame Aslaoui était ministre de le jeunesse et des sports dans un gouvernement de putshistes, dont le sport favori était justement la Hogra !

  39. Plus malhonnête tu meurs.

    Quelques précisions à ce dégueuli de mensonges et de contre vérités.

    1 M. Benchicou a été arrêté avec 13 bons de caisse et pas 1.
    Ces bons de caisse étaient anonymes donc revendables. On le sait très bien et la justice aussi.

    2. Le remplacement de S.A Lebib, bien connu pour ses frasques à la fédération de Judo et au ministère de la jeunesse, a eu lieu non pas quelques mois, comme vous l’écrivez, mais plus de 2 ans après la condamnation de M. Benchicou.

    3. Votre lecture régionaliste de son remplacement – alors que le mandat de M. S.A Lebib
    à la tête des douanes a été l’un des plus longs que cette administration ait connu- est absolument infâme et indigne des responsabilités- dois-je vous le rappeler?- que vous avez eues par le passé.

    Enfin je dois vous avouer que je me suis délecté à la lecture de la réponse qu?a faite
    M. Yasmina Khadra à votre procès d?intention.

    Haggarrine ceux qui nous gouvernent ?
    Certainement.

    Aslaoui Ghioura et kedaba
    Sans aucun doute !

  40. ECOUTER Mme ASLAOUI moi j’appartien a la famille qui avance de deu SAID MEKBEL, je suis avec vous dns le fond mais pas dans la forme, permet -moi de vous pose une seul question: vous qui vous vous consédériez du pole démocratique pourquoi vous avez accepter de siegé dans le gouvernement de putshistes? pourquoi vous avez pas condamnée le regime policier du gouvernement de putshistes lorsque vous etiez en place ? alors svp Mme ASLAOUI garder vos analyses pour vous méme car Mr BENCHICOU n’a nullement besoins de vos analyses pour ce faire connaitre c’est un homme avec un grand H.

  41. JE ME SOUVIENS QUE VOUS SIEGIEZ AU PALAIS A ALGER ET VOTRE MORGUE DALORS RESTE VIVACE PLUS QUE VOTRE SENTENCE ………

  42. Cet article je l’ai en son temps dans le "Soir d’Algérie"!! A l’époque je n’étais pas encore branchée ‘internet’… Je respecte beaucoup Mme. Leïla ASLAOUI, elle n ‘ y va pas par quatre chemins pour appeler un "chat, un chat", et ses écrits sont accessibles à tous ( un peu comme notre "dialecte algérien") ce qui facilite la compréhension!! L’unique chose que je voudfrais savoir, car toutes mes tentatives d’en savoir plus sont restées vaines, c’est : Que devient Mme.ASLAOUI? Pourquoi elle n’intervient plus? Ont "ILS" sommé les "Journeaux" de ne plus la publier, sous risque de …. J’aimerais savoir!!

  43. ان الجزائر اصبحت بذكاء بعض المسؤولينتعتمد في تاسيس قوانينها الفئة المضلومة لتتخذ ضدهم اجراءات قانونية جائرة باخذ الاسباب اللتي توضح لهم انها حجج بذكاء اشخاص معنيين لتصنع لهم حلول بالمنافسات السياسية و البرلمانية من بعض الاحزاب الخائنة التي تتجرا وتدافع عنهم على انهم شخصيات انتهكت حقوقهم بمشاكل المضلومين

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