Assez tourné autour du pot, finies les justifications hypocrites, l’aveu vient de tomber : la révision de la Constitution ne poursuit qu’un seul but, un troisième mandat pour le président Bouteflika ! C’est le chef du gouvernement, Abdelaziz Belkhadem, qui le dit. L’homme s’est ouvertement prononcé, sur les ondes de la radio chaîne I, pour la suppression de l’article limitant à deux le nombre de mandats présidentiels. Pour le chef du gouvernement et SG du FLN, “la non-limitation du nombre des mandats présidentiels est une question très importante”.
C’est dire l’acharnement de Bouteflika à ne pas quitter le pouvoir ! Emporté par son élan, et sans être interrogé sur la question, Abdelaziz Belkhadem dira que “nous sommes avec notre président et nous sommes en faveur d’un troisième mandat pour le président de la république s’il le souhaite”.
Mieux : Belkhadem insinue que ce 3è mandat rencontre des adversités au sein du sérail et surprendra en expliquant qu’il plaide pour cette révision de la Constitution afin que “ le peuple puisse choisir librement ses responsables y compris le président de la république”. Autrement dit, contrer une autre «cooptation».
C’est la première fois que Belkhadem justifie la révision de la Constitution par le fait qu’elle “permettra au peuple de choisir librement son président”, et c’est aussi la première fois que le secrétaire général du FLN exprime son “soutien au président” sans que la question ne lui soit posée.
Abdelaziz Belkhadem dévoile l’enjeu de la rude bataille qui s’annonce : faire réélire Bouteflika et lui donner tous les pouvoirs. «Nous voulons que le pouvoir exécutif soit détenu par un seul responsable, qu’il y ait une clarification des prérogatives et du rôle du conseil de la nation (Sénat) et une affirmation de la fonction de contrôle.
Bref, l’année 2008 est déjà plantée.
L.M




La voix de son maitre a parlé.Voyant la fin du règne de Bouteflika arriver, il se met à rever à un troisieme mandat que la nature refuse à octroyer connaissant les graves ennuis de santé de ce dernier.Ajoutez à cela la terrible situation économique, social et politique due à la politique désasteuse suivie une decennie durant par le régime de Bouteflika.C’est grace à ce dernier que des incompétents, irrésponsables comme ce faux dévot de Belkhadem ont été promus à la tete de l’Etat et le résultat de leur genie on le sur le terrain:corruption généralisée, prédation, chomage;paupérisation de larges couches de la population et j’en passe.Fumons du thé comme le dis Hakim Laalem, le cauchemar risquera de continuer en 2009 si la prédication du faux barbu se realise.
On se rappelle qu’en 1996 Liamine Zeroual, président de l’Etat, avait soumis aux partis politiques le projet de révision de la constitution. La limitation des mandats présidentiels à deux avait alors été présentée comme une avnacée démocratique. J’avais pour ma part défendu l’idée que le nombre de mandats du chef de l’Etat n’était pas un critère pertinent de démocratie. Pour preuve, les monarchies constitutionnelles d’Europe du Nord et notamment le Royaume Uni où, par définition, le chef de l’Etat dispose d’un mandat à vie, sont incontestablement des régimes démocratiques. Autrement dit, s’il s’agit d’un état de droit, si les libertés démocratiques sont garanties, si les droits de la personne humaine sont respectés, il n’y a aucun inconvénient à ce que le mandat du chef de l’Etat soit à vie. Par contre, s’il s’agit d’un régime despotique, un seul mandat est un mandat de trop !
Dans le cas algérien, le président n’est que le représentant du pouvoir apparent, qui dispose d’un mandat à durée limitée. Le pouvoir réel, lui, de nature occulte dispose d’un mandat à durée indéterminée.
Donc mettre l’accent sur le nombre de mandats du titulaire du pouvoir apparent, sans s’interroger sur celui du pouvoir réel relève de la mystification.
A la limite, je ne vois aucun inconvénient, pour ma part, à soutenir un troisème mandat de Bouteflika si, avant la fin de son mandat actuel, il parvient à
1) dissoudre la police politique et mettre à la retraite les pricipaux responsables de cette structure;
2) lever l’état d’urgence;
3) rétablir les libertés démocratiques et notamment le droit de créer des partis politiques et des associations, ainsi que le droit de manifester, y compris à Alger;
4)supprimer la pénalisation des délits de presse.
Mais le chef de l’Etat qui s’est accomodé de toutes les mesures liberticides depuis son intronisation et qui en a rajouté de sa propre volonté, peut-il encore nous surprendre et se muer en défenseur de la démocratie? Le doute est permis.
Je pense qu?il n?est pas très intéressant de savoir si Bouteflika va être reconduit pour un troisième mandat. C?est vrai que dans le système qui nous domine, il y a des dictateurs notoires (Boutflika, Belkhadem, Hadjar, Amimour?) et des dictateurs, je dirais modérés. Entre Hamrouche, Ali Kafi, Zeroual et Bouteflika, il y a, en effet, une sacrée différence dans l’exercice du pouvoir. Mais la nature du système qui les a produits, sa logique, restent fondamentalement les mêmes quelque soit le personnage qui détient les rênes.. J?allais dire que, si on faisait trop de bruits pour empêcher la réélection de Bouteflika, on tomberait dans le piège tendu par le système. En ce sens que, si on réussissait à empêcher un 3ème mandat, on risquerait de jubiler et de crier victoire alors qu?en fait, on aura participé à une forme de « mue » du pouvoir, sinon à la victoire d?un clan sur un autre.
Je suis tout à fait d?accord avec l’analyse que nous livre M. Ali Rachedi. J?y adhère sans réserve. Mais qu?il me permette de douter de la faisabilité de ses propositions. De mont point de vue, la dissolution de la police politique, tout comme la mise à la retraite de ses principaux responsables et le rétablissement des libertés démocratiques ne peuvent résulter que d?une pression populaire ferme et soutenue, accompagnée d?une pression internationale. Nous voyons tous les jours à la télévision, comment se défont les différentes dictatures : en Birmanie, en Géorgie, au Pakistan et j?en passe. J?ajouterais que la « défaite définitive » d?un pouvoir ne peut être que le résultat « d?un long et douloureux enfantement ».
Comme quoi, chers compatriotes, la solution ne viendra jamais d?en haut mais d?en bas ! Et c’est mon intime conviction.
Confondre les monarchies constitutionnelles avec les dictatures qui sévissent dans nos républiques bananières, relève de la gageure! Les monarchies constitutionnelles assument un pouvoir symbolique et partant elles peuvent l’exercer à vie puisqu’il n’a aucune incidence sur la vie de leurs sujets. Les dictatures tiers-mondistes exercent un pouvoir réel dont les méfaits sur les sociétés qu’elles régentent se passent de tout commentaire!
Pour ceux qui ont la mémoire courte, Bouteflika est en même temps Président, chef du gouvernement, Wali, Maire, Secrétaire général de tous les ministères, de toutes les wilayas et communes. Il est président du FLN, rédacteur en chef de l’APS, directeur d?El Moudjahid, Architecte en chef du futur métro d?Alger et de la future grande mosquée de la même ville. Il est Ingénieur en chef des grands ouvrages d’art comme le barrage de Grarem dans la wilaya de Mila. C’est lui qui interdit aux sociétés publiques de déposer leurs avoirs dans les banques privées et c’est lui même qui redonne aux banques privées le loisir de recevoir les avoirs des sociétés publiques. Il peut faire la tête à Chirac et la courbette à Sarkozy pour les mêmes motifs. Sous ses deux présidences, l’Algérie a connu un regain de terrorisme, la baisse du pouvoir d’?achat, la peste, le choléra, le typhus, les maladies chroniques, l’insécurité grandissante, la prostitution, le scandale de BRC, la forfaiture de Khalifa Bank, la thésaurisation de près de 100 milliards de dollars contrairement aux principes élémentaires de l’économie voulant qu’un dollar injecté dans l’économie rapporte davantage par les effets d’entraînement qu’il induit sur l’activité économique. Sous Bouteflika la pomme de terre se mange en dessert et la Harga est devenue un sport national.
Nombreux ont été les Algériens qui l’ont porté aux nues lorsqu’il se présenta pour un premier mandat. Beaucoup plus nombreux ont été ceux qui se sont battus avec les mains, les chaises et certains mêmes aidés des dobermans pour que le Zaim ait un second mandat. Belkhadem, l’?il et l’oreille des services secrets iraniens, ouvre le bal pour que la populace sorte la grande artillerie qui le fasse réélire une troisième fois et une énième fois si dieu lui prête vie. Notre peuple n’a plus de ressort. Il a perdu l’essentiel : sa dignité. Nous sommes tous au bord d’une route qui ne mène nulle part. Et pourtant, j?ose encore espérer que la terre vomisse cette colère que nous lui avons confiée pour qu?enfin nous rachetions dans un élan salvateur nos lâchetés rédhibitoires.
Larbi Chelabi
c’est bizarre que vous vous en étonné, ce n’est même pas une information, c’est une lapalissade;belkhadem n’a rien rajouté à son léxique, mais il n’est pas dit que les voeux de ce sinistre personnage se réaliseront!!!
le croire c’est méconnaitre les ressorts de cette nation qui malgré tous les viols quelle a subit saura
surprendre cette meute de charognards qui nous pense nous diriger.les jours à venir seront
édifiants sur les prouesses de ce peuple!!!
Il serait plus sage d’asseoir une Republique Democratique que de perpetuer le "modele irakien". L’onlce Sam vous attend au virage.
Il vous fera subir le traitement dicte par la fable du "Loup et l’agneau".
Reflechissez bien "Messieurs d’El-Mouradia", si ce n’est pas vous qui payerez ce sera vos enfants, Et si ce n’est pas vos enfants, ce sera vos arrieres petits enfants. Que ce soit par le Nord ou par le Sud, il vous aura tot ou tard.
Reflechissez!
Interrogeons nous plutot sur le mandat ad vitam eternam des faiseurs de Boutef et autres Hamrouche.
Là est la gangrène:le mandat de Tewfik, c’est pour combien de temps encore, pour le reste c’est Moussa Hadj et Hadj Moussa….
Belkhadem, Boutef et toute la clique satanique au pouvoir prennent vraiment les Algériens pour des inbéciles. Normal quand on se laisse gouverner par des voyous.
PS:En cas de mémoire courte pour certains, relisez le deal Boutef-Mediène dans les premières pages du 1er livre de Mr Benchicou, y-vont nous le refaire encore le coup du vieux canasson édenté?
QOUM YA CHAAB!
Chuuuut, le peuple dors!
Allez demender aux enfants de Sig ou bien Aokas s’ils veulent d’un troisième mandat?
Ce peuple a perdu toute dignité et tout NIF comme ils disent.Alors un Fakhamatou en rab, il s’en accommodera, ce peuple, et ils le savent en hautes sphères…ils l’ont maté ce peuple qu’ils ont fabriqué!