En écho à la « colère » de Mme la Sénatrice au dessus de tout soupçon, grande figure du nationalisme et de la Révolution algérienne, j’emprunte au Poète son coup de gueule. Juste un coup de gueule que l’enfant de l’indépendance que je suis, voudrait adresser en ce jour anniversaire, non pas à Mme Zohra Drif comme de bien entendu, mais seulement aux « passants parmi des paroles passagères ».
Paroles de Poète :
« Vous qui passez parmi les paroles passagères portez vos noms et partez
Retirez vos heures de notre temps, partez
Extorquez ce que vous voulez du bleu du ciel et du sable de la mémoire
Prenez les photos que vous voulez, pour savoir que vous ne saurez pas comment les pierres de notre terre bâtissent le toit du ciel (…)
Vous qui passez parmi les paroles passagères comme la poussière amère, passez où vous voulez mais ne passez pas parmi nous comme les insectes volants
Nous avons à faire dans notre terre nous avons à cultiver le blé à l’abreuver de la rosée de nos corps
Nous avons ce qui ne vous agrée pas ici pierres et perdrix
Alors, portez le passé, si vous le voulez au marché des antiquités et restituez le squelette à la huppe sur un plateau de porcelaine Nous avons ce qui ne vous agrée pas nous avons l’avenir et nous avons à faire dans notre pays (…)
Vous qui passez parmi les paroles passagères entassez vos illusions dans une fosse abandonnée, et partez ( …)
Nous avons ce qui ne vous agrée pas ici, partez
Nous avons ce qui n’est pas à vous : une patrie qui saigne, un peuple qui saigne une patrie utile à l’oubli et au souvenir ( …)
Vous qui passez parmi les paroles passagères il est temps que vous partiez (…)
Nous avons à faire dans notre terre (…) et nous y avons le présent, le présent et l’avenir nous y avons l’ici-bas et l’au-delà
Alors, sortez de notre terre de notre terre ferme, de notre mer de notre blé, de notre sel, de notre blessure de toute chose, sortez des souvenirs de la mémoire ô vous qui passez parmi les paroles passagères »
Passants Parmi des Paroles Passagères
Mahmoud Darwish
(Envoyé par Latifa B.)





Allez vous en charognards vous avez fait beaucoup de mal à ce pays. Nous ne vous pardonnerons jamais votre forfaiture ignoble.
Merci Latifa pour ce beau poème de Mahmoud Darwich. J’espère qu’il va secouer les âmes mortes qui squattent les institutions de la République tribalisée.
Où sont nos poètes, nos artistes et nos comédiens, pourquoi se sont ils tus ? Eux qui transmettaient l’espoir, la joie, le bonheur dans les théâtres réduits comme une peau de chagrin à si peu. a t-on peur des poètes, des artistes et des comédiens, pourquoi ? est ce parce qu’ils renvoient l’écho de nos déceptions, de nos chagrins, de nos frustrations, oui, peut-être…au moins…
Mais alors comment savoir ce que les spectateurs que nous sommes devenus, veulent…Cela nous importe t-il de le savoir ?
Cette réponse, réfléchie, posée, sensée… sensible, mais nette et précise et dite en quelques mots, ne peut provenir que d’une personne, dont l’esprit ainsi que l’âme pétris de connaissances diverses hautement intellectuelles, profondément blessée et chagrinée par… l’incurie qui prédomine, à tous les niveaux, dans cette Algérie prisonnière de ces… "Insectes" très nuisibles et où aucun remède n’ a, jusqu’à présent été "élaboré" afin de L ‘en débarrasser…. Mme.Latifa B. Merci de nous faire partager le "coup de gueule" de ce grand poète engagé et dont les vers font trembler plus d’un Tyran!! Non, le Poète ne meurt jamais… Il nous faut d’abord retrouver la Joie dont ils nous en priver, car la Joie permet de regarder le monde avec plus d’attention!! Car la Joie " est un instrument de connaissance….qui passe par la sensibilité.."! Nous devons quitter le "linceul" VERT dans lequel ils veulent TOUS nous envelopper, en nous enchainant les uns aux autres, afin de retrouver cet Esprit… Libre qu’ils nous ont confisqué!!
"Levez-vous de notre Soleil", bande de voyous, pour reprendre la fameuse phrase de Diogène à Alexandre le Grand. Partez, que l’Enfer vous engloutisse à jamais vous, votre progéniture et les ascendants qui vous ont conçus. Ce sont les richeses volées au peuple algérien qui vont alimenter la flamme éternelle qui brûlera vos corps et âmes souillés.
La réponse à ces charognards il faut la chercher du côté du chanteur français Léo Ferré dans : "il n’y a plus rien " dont un passage : " Les révolutions ? Parlons-en !
Je veux parler des révolutions qu’on peut encore montrer
Parce qu’elles vous servent,
Parce qu’elles vous ont toujours servis,
Ces révolutions de "l’histoire",
Parce que les "histoires" ça vous amuse, avant de vous interesser,
Et quand ça vous intéresse, il est trop tard, on vous dit qu’il s’en prépare une autre.
Lorsque quelque chose d’inédit vous choque et vous gêne,
Vous vous arrangez la veille, toujours la veille, pour retenir une place
Dans un palace d’exilés, entouré du prestige des déracinés.
Les racines profondes de ce pays, c’est Vous, paraît-il,
Et quand on vous transbahute d’un "désordre de la rue", comme vous dites,
à un "ordre nouveau" comme ils disent, vous vous faites greffer au retour et on vous salue.
Depuis deux cent ans, vous prenez des billets pour les révolutions.
Vous seriez même tentés d’y apporter votre petit panier,
Pour n’en pas perdre une miette, n’est-ce-pas ?
Et les "vauriens" qui vous amusent, ces "vauriens" qui vous dérangent aussi,
on les enveloppe dans un fait divers pendant que vous enveloppez les "vôtres" dans un drapeau.
Vous vous croyez toujours, vous autres, dans un haras !
La race ça vous tient debout dans ce monde que vous avez assis.
Vous avez le style du pouvoir
Vous en arrivez même à vous parler à vous-mêmes
Comme si vous parliez à vos subordonnés,
De peur de quitter votre stature, vos boursouflures, de peur qu’on vous montre du doigt,
dans les corridors de l’ennui, et qu’on se dise : "Tiens, il baisse, il va finir par se plier, par ramper"
Soyez tranquilles ! Pour la reptation, vous êtes imbattables ; seulement, vous ne vous la concédez
que dans la métaphore… Vous voulez bien vous allonger mais avec de l’allure,
Cette "allure" que vous porter, Monsieur, à votre boutonnière,
Et quand on sait ce qu’a pu vous coûter de silences aigres,
De renvois mal aiguillés
De demi-sourires séchés comme des larmes,
Ce ruban malheureux et rouge comme la honte dont vous ne vous êtes jamais décidé à empourprer
votre visage,
Je me demande comment et pourquoi la Nature met
Tant d’entêtement,
Tant d’adresse
Et tant d’indifférence biologique
A faire que vos fils ressemblent à ce point à leurs pères,
Depuis les jupes de vos femmes matrimoniaires
Jusqu’aux salonnardes équivoques où vous les dressez à boire,
Dans votre grand monde,
A la coupe des bien-pensants.
Moi, je suis un bâtard.
Nous sommes tous des bâtards.
Ce qui nous sépare, aujourd’hui, c’est que votre bâtardise à vous est sanctionnée par le code civil
Sur lequel, avec votre permission, je me plais à cracher, avant de prendre congé.
Soyez tranquilles, Vous ne risquez Rien
Il n’y a plus rien
Et ce rien, on vous le laisse !
Foutez-vous en jusque-là, si vous pouvez,
Nous, on peut pas.
Un jour, dans dix mille ans,
Quand vous ne serez plus là,
Nous aurons TOUT
Rien de vous
Tout de nous
Nous aurons eu le temps d’inventer la Vie, la Beauté, la Jeunesse,
Les Larmes qui brilleront comme des émeraudes dans les yeux des filles,
Le sourire des bêtes enfin détraquées,
La priorité à Gauche, permettez !
Nous ne mourrons plus de rien
Nous vivrons de tout
Et les microbes de la connerie que nous n’aurez pas manqué de nous léguer, montant
De vos fumures
De vos livres engrangés dans vos silothèques
De vos documents publics
De vos réglements d’administration pénitenciaire
De vos décrets
De vos prières, même,
Tous ces microbes…
Soyez tranquilles,
Nous aurons déjà des machines pour les révoquer
NOUS AURONS TOUT
Dans dix mille ans ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !"
Faites attention chers amis, ne vous fiez pas trop aux poetes car parfois ils engourdissent les esprits.
Mahmoud Darwish a beaucoups ecrit pour la Palestine, ou en est aujourd’hui la Palestine ???????? .
La poesie c’est beau mais les actions c’est encore meilleure.
Gloire a nos maertyres
J’ai vainement cherché une "colere" ou un semblant dans l’interview de mme Drif, je n’ai trouvé que le refrain du simpiternel discours éculé des tenants du systeme. Triste.
@Africanus-Numidus-Erectus : Merci ! Dans dix mille ans encore merci pour ce texte ! Quand on le lit, on a l’air si bête de réaliser qu’Ils l’ont dit, ils l’ont écrit bien avant nous. Le génocide continue sous nos yeux, dans dix mille ans, tout cela ne sera qu’un fait d’hiver de l’histoire…Eux le savent certainement. Même Dieu est avec eux ! Allah Ou Akbar ! Allah ou Akbar ! Ce soir moi aussi, je me convertis en Chevalier du Coran ! Dans dix mille ans, certainement, ils le sauront !
De tout temps les poètes ont été pourchassés pour "leur franc parlé" et rappelez vous le verset qui dit"Dieu maudit les poètes car ils promettent ce qu’ils ne peuvent jamais réaliser"…ce poète qui fut l’amoureux de "Aicha".
Madame la Senatrice pousse encore des coups de gueule car elle est payée pour cela, donc elle fait son "metier" et lorsqu’on n’est pas "poete libre", on reste bouffon du roi.Voici le vrai raccourci;madame la Senatrice est veuve d’un certain R.Bitat, le serviteur "tranquille" de Boumedienne et consort.Pour pouvoir servir ce grand dictateur impulsif faut se lever tot.Alors, puisque Madame pousse des coleres et qu’elle reste au pouvoir c’est qu’elle n’aime pas ce pays; tout le monde du moins le petit peuple, sait que l’Algerie régresse.Oui, elle régresse et c’est bien planifiée.J’ai reellement peur car c’est sur le dos de Madame la Senatrice qu’on fait "avoir" le bac à plus de80% des candidats aux epreuves de "sciences islamiques".Voila Madame la Sénatrice la politique productric de l’integrisme islamique que vous soutenait et le savez vous?
Vos idees se resument ainsi;"hier j’ai combattu la France et aujourd’hui je soutiens l’Armee et l’Islamisme pour me maintenir au pouvoir".L’un et l’autre ne peuvent durer car l’Algerie est condamnée à etre encore sous la domination "new coloniale".L’Algerie contrairement à d’autres pays a raté sa révolution;elle n’a pas été menée à termes.C’est pourquoi si riche, le peuple croule sous la misere.Certains de ses enfants seront rappelés à "insister" sur cette révolution avortée par le clan d’Oujda.Et puis il y a la prochaine guerre avec le Maroc, programmée par le destin il y a si lontgtemps.
Madame la Senatrice "votre coin doré" ne profitera pas longtemps à votre progéniture;le "cocan" c’est de l’islamisme, car on es tous sur la meme embarcation;bannis on le sera tous.
Amicalement Twiger
Quelle classe M.(Mme) Oran!
Vous mettez en garde les lecteurs de ce site contre la poésie et les poètes, sur un site dirigé par un poète !
Peut-être ingnorez-vous que M. Benchicou est aussi poète?!
Allez, M/Mme Oran on vous pardonne votre mauvais goût, votre ignorance … mais soyez conséquent avec vous m^me et quittez ce site (de poètes)de votre propre gré. Au risque de vous laisser "engourdir l’esprit par les poètes", si je puis me permettre de vous citer.
"Ecoute, Ecoute, dans le silence de la mer, il y comme un balancement maudit qui vous met le coeur l’heure…" Ainsi chantait le divin ferré dans "il n’y a plus rien". Merci Africanus-numidus-érectus (tout un programme !) de nous mettre le coeur à l’heure. Pour madame la sénatriste, il ne peut s’agir que de blé d’or et d’argent… -ainsi chantait aussi Pia Colombo me semble t-il-
Plusieurs me demandent de quitter ce site, ma reponse est definitive.
Si la verité blesse, sachez qu’en meme temps elle soulage.
Plusieurs internautes prouvent qu’ils ne savent rien de ce sait le respect de la difference.
SI on ne parle, pas comme vous on est mal vu, et bien je prefere eter sincere et etre mal vu que de dire des conneries et d’etre vu comme un stupide.
Gloire a nos martyres