«Sur le front égyptien» du général Khaled Nezzar ou l’histoire comme instrument de surenchère chauvine

Près de dix ans après la publication de ses «Récits de combats» (2002, Chihab Editions, Alger) qui traite de sa participation à la guerre d’indépendance, le général Khaled Nezzar a fait paraître récemment à Alger de nouvelles mémoires militaires intitulées «Sur le Front égyptien: la 2e brigade portée algérienne, 1968-1969»(1). L’ouvrage relate ses souvenirs de commandant de cette unité incorporée à l’armée égyptienne pendant la «guerre d’usure» qui, après la défaite arabe de juin 1967, a opposé l’Egypte aux forces israéliennes occupant le Sinaï et n’a pris fin qu’en août 1970.

L’auteur est un des chefs militaires algériens qui, dès la fin des années 80, ont joué un rôle politique de premier ordre. Il a été l’architecte de l’annulation des législatives de décembre 1991, dont le premier tour avait été remporté par le Front islamique du Salut (FIS). Après avoir coordonné le « putsch pacifique » de janvier 1992 contre le président Chadli, il a siégé au sein du Haut conseil d’Etat, une instance non élue qui a dirigé l’Algérie de 1992 à 1994 (2). Même après sa démission du poste de ministre de la Défense – et de l’armée – en 1993, il est resté un influent «décideur» et un défenseur acharné de la gestion politique, musclée et hasardeuse, des années 1990.

L’ombre pesante de la crise algéro-égyptienne

«Sur le front égyptien» se divise en deux parties. La première est consacrée aux deux années pendant lesquelles le général Nezzar a dirigé la 2e brigade portée, intégrée aux forces arabes stationnées sur les rives est du canal de Suez et de la mer Rouge. La seconde partie est une évocation sommaire des «guerres successives au Moyen-Orient» (1948, 1967, 1973, etc.). Le livre comprend plusieurs annexes, des cartes militaires et des tableaux énumérant les moyens matériels et humains mobilisés par les unités algériennes déployées en Egypte entre 1967 et 1975.

La première partie alterne anecdotes et observations tactiques rapides, ce qui la fait ressembler si peu à de véritables « mémoires de guerre ». Ses nombreuses imperfections pourraient s’expliquer par l’empressement de l’éditeur à publier l’ouvrage, presque sans révision, afin de tirer profit de l’intérêt du lectorat pour tout ce qui concerne les relations algéro-égyptiennes après les incidents qui ont marqué les rencontres de football entre les équipes d’Egypte et d’Algérie (novembre 2009).

Les carences de l’édition se remarquent dans le non-classement de certains contenus (exemple: la publication d’une annexe sur «les pertes de l’aviation arabe le 5 juin 1967» à la fin d’un chapitre consacré à la guerre d’octobre 1973, page 110). Elles sont également visibles dans la non-datation de certains événements alors que leur datation était possible par le recours à d’autres sources – dont deux sont, d’ailleurs, citées: un écrit du général égyptien Saad El Dine Chazli (3) et «Victimes, histoire revisitée du conflit arabo-sioniste», de l’historien israélien Benny Morris (4). Un travail éditorial plus sérieux aurait permis d’éviter que l’auteur, dans la même page 28, ne fasse commencer la guerre d’usure à deux dates différentes: le 11 mars et la mi-juillet 1969 (5). Il aurait, surtout, délesté le récit de phrases qui sont autant d’injures racistes, à l’exemple de celle décrivant «la véritable nature des Egyptiens, pleine de rancœur et de traîtrise» (sic, page 49).

Importante aide militaire algérienne à l’Egypte entre 1967 et 1973

Bien que nous ne puissions dire, à la suite de Djilali Khellas (le quotidien «El Watan», 7 avril 2010), qu’il s’agit d’une « enquête historique » et d’un «récit impartial de tous ces Algériens envoyés au Moyen-Orient pour une ‘’autre guerre‘’», les mémoires égyptiennes de Khaled Nezzar ne sont pas démunies d’intérêt documentaire. Elles fournissent des informations détaillées, puisées dans les archives du ministère de la Défense, sur l’aide algérienne à l’Egypte entre 1967 et 1975. Elles donnent une image vivante de l’état d’effondrement de l’armée égyptienne après la défaite de juin 1967 et des conditions difficiles dans lesquelles elle a surmonté sa démoralisation pour préparer la guerre de 1973.

L’auteur souligne les bénéfices de la guerre d’usure pour les armées arabes qui y ont participé. Elle a transformé le canal de Suez, écrit-il, en un véritable champ de manœuvres et ainsi contribué aux succès de l’offensive d’octobre 1973 qui, en atteignant deux objectifs, le franchissement et la destruction de la ligne Bar-Lev, «a mis à mal la légende d’une armée israélienne invincible» (page 29).

Le général Nezzar réexamine certaines «légendes» sur la participation algérienne aux guerres israélo-arabes (exemple: l’avion de combat abattu au-dessus de Tel Aviv, en juin 1967, était peint aux couleurs algériennes mais son pilote était un officier de l’aviation égyptienne, page 37). Il rend hommage à des compagnons d’armes égyptiens, le chef d’état-major Abdel Monêem Riad, qui, témoigne-t-il, n’épargnait aucun effort pour accomplir sa mission (page 63) ou le «grand artilleur», le colonel Abou Ghazala (page 49). D’autres officiers, il parle avec un mépris à peine contenu: le lieutenant-colonel Galal qui œuvrait à marginaliser la brigade algérienne (pages 52 et 53) ou cet autre commandant, «aussi confortablement installé que ses troupes étaient laissés à l’abandon» (page 54).

Tensions algéro-égyptiennes sur la ligne de front

A l’encontre des récits convenus, «Sur le front égyptien» révèle que les officiers algériens n’hésitaient pas à désobéir aux responsables égyptiens lorsqu’ils doutaient du bien-fondé de leurs ordres et qu’ils reprochaient à la direction politique égyptienne la «manière irrespectueuse» dont était effectué le rapatriement des corps des soldats de leur brigade morts au combat (page 58). Beaucoup d’officiers égyptiens, lit-on, considéraient avec étonnement ou suspicion ces «défenseurs de la terre arabe» qui prenaient leurs notes en français, ce que Khaled Nezzar commentera en ces termes, lors d’une réunion d’état-major: «Nous n’avons pas eu l’honneur d’apprendre l’arabe, mais nous avons réussi à chasser les Français de notre pays» (page 52)

L’auteur décrit avec une grande sévérité les capacités opérationnelles de l’armée égyptienne (incomparables, à l’en croire, à celles de l’unité qu’il commandait) ainsi que l’indifférence de ses cadres au dénuement de la troupe et aux énormes pertes qu’elle subissait (page 56). Il critique la propension de certains de ses chefs à cacher à leurs supérieurs les mauvaises performances de leurs soldats. En mai 1967, écrit-t-il, lors d’une manœuvre de chars en présence du haut commandement, toutes les cibles ont pu être atteintes, laissant échapper d’épaisses colonnes de fumée, ce qui soulevait l’enthousiasme des présents ; on découvrira plus tard qu’on avait mis derrière chaque cible un baril de pétrole et que tous les tirs avaient été ajustés à l’avance (page 32). En dépit de la tonalité générale de l’ouvrage, cette anecdote ne paraît pas être un règlement de compte anti-égyptien ; elle est immédiatement suivie d’une autre, décrivant une mise en scène similaire lors d’une manœuvre de l’armée algérienne.

Une surenchère chauvine

Si l’intérêt documentaire de la première partie de « Sur le front égyptien » n’est pas en doute, l’utilité de sa seconde partie est sujette à caution; elle ne donne pas sur «les guerres successives au Moyen-Orient» d’informations qu’on ne puisse trouver dans une encyclopédie historique sérieuse. En revanche, les annexes sont d’un grand profit pour le lecteur. Elles détaillent l’aide algérienne à l’Egypte entre 1967 et 1975: 300 millions de dollars, un chèque pour financer l’achat d’armes et de matériels russes, 20.000 combattants, des centaines de chars, de blindés, de véhicules tout-terrain et de pièces d’artilleries, des dizaines d’avions de combat… Une partie considérable de cet arsenal, souligne le général Nezzar, a été cédée à l’armée égyptienne.

Lors de la sortie de son ouvrage, l’auteur a tenté de l’inscrire dans le contexte de la tension diplomatique entre l’Algérie et l’Egypte. Au nom de la défense des symboles de la révolution «attaqués par les Egyptiens» (le quotidien « Liberté », 25 janvier 2010), il s’est livré à une véritable surenchère chauvine. Il a évoqué à propos de l’Egypte «un pays sur le déclin», où «il y a une minorité qui profite des richesses et une majorité qui n’a rien» (l’hebdomadaire «Les débats, 27 janvier 2010), comme si le juste partage des richesses nationales pouvait distinguer l’Algérie du reste du monde. Il a révélé une surprenante méconnaissance de l’histoire en nous apprenant que «les Egyptiens n’ont jamais mené de guerre» (sic) et que «même contre l’Angleterre, ils n’ont manifesté aucune résistance» (re-sic, «Liberté», 25 janvier 2010).

Les relations algéro-arabes en question

Une postface de Bachir Medjahed tente de donner une profondeur intellectuelle à cette tentative d’inscrire « Sur le front égyptien » dans le contexte actuel, marqué par la dégradation des rapports diplomatiques égypto-algériens. Ce chercheur compare « l’engagement de l’Algérie aux côtés de l’Egypte » au « malheureux scénario égyptien » visant à provoquer la rupture des relations entre les deux pays (la regrettable campagne anti-algérienne de beaucoup de médias égyptiens, à la fin de l’année dernière). Il conclut : « La parution de ce livre est salutaire pour la redéfinition des liens entre les pays arabes et, éventuellement, pour l’ouverture d’un débat portant sur des choix à faire entre des espaces géopolitiques auxquels il faudra s’arrimer.»

La proposition d’ouvrir un tel débat exprime le point de vue d’un courant réel au sein du régime et de ses élites qui préconise le relâchement volontaire des liens de l’Algérie avec le monde arabe et son intégration dans d’autres espaces (l’Euro-Méditerranée, par exemple). Ce point de vue semble fondé sur une réalité totalement fantasmée. Favorisé par l’échec du nationalisme arabe, l’isolement international qu’a vécu l’Algérie pendant les sanglantes années 90 l’a progressivement détachée de blocs politiques au sein desquels elle était fortement impliquée (arabe, africain…). Préconiser la redéfinition «des espaces géopolitiques auxquels il faudra s’arrimer» revient, en réalité, à théoriser a posteriori un fait accompli, celui de la rupture grandissante entre le pays et ses différentes profondeurs stratégiques.

Yassin Temlali

(17/05/2010)

Notes

1) Parues en arabe et en français aux éditions Alpha (Alger). Nous avons travaillé exclusivement sur la version arabe de l’ouvrage.

2) Le général Nezzar relate ces différents événements dans ses «Mémoires» (Alger, Chihab, 2000).

3) L’ouvrage du général Saâd El Dine Chazli, dont l’auteur a publié quelques extraits (pages 85 et 86, de l’édition arabe), est «La traversée du canal de Suez» (Alger, Société nationale d’édition et de distribution, 1983).

4) Paris, Editions Complexe, 2003.

5) La date du déclenchement de la guerre d’usure diffère selon les sources. Le général Nezzar la fait commencer en 1969. Si cela est vrai, nous ne voyons pas comment elle a pu durer «plusieurs années» (page 27), car on s’accorde à considérer qu’elle a pris fin avec la signature d’un accord de cessez-le feu en 8 août 1970, dans le cadre du plan américain appelé le «Plan Rogers».

26 commentaires

  1. D’abord au nom de qui avaient ils sacrifié la vie des autres? Surtout que nous n’avions pas de conflit avec Israel! Plus encore, car l’Egypte abrite bien une ambassade d’Israel chez elle, l’on se demande quelle est la personalité de l’algeristan dans cette affaire:plus arabe que les vraix arabes. Pire, quand le maitre de l’arabité, pour l’avoir immaginée et concretisée, l’Eygpte vous nie jusqu’à cette indue arabité de l’algerie. Vous reste à present l’Arabistan comme fief de nostalgique, surtout que meme Hamas est en passe de faire des accords de paix avec Israel. Sans personnalité on est en proie de toutes les aventures, des autres biensur! Pas en mon nom!

  2. mais qu’es-ce qu’ils sont allés fou….tre en egypte, ce pays de danseuse du vente, des milliers d’algeriens en sont morts pour rien pour le simple fait que les israéliens ne sont pas nos ennemis et qu’on a rien à voir avec les arabes, mince alors, si ça se reproduisait ils pourront compter sur leurs enfants mais certainement pas sur moi et j’en suis sur et certains des millions d’autres;vivement le jour ou ce pays se disloquera et que comme ça rien que comme ça chacun prendra ses reponsabilités et choisira ces ennemis quant à moi je signe et persiste ISRAEL n’était n’est et ne sera jamais mon ennemi.

  3. Si Temlali prend soin de nous faire une courte biographie du General Nezzar, c’est surtout pour orienter le regard. Il nous « réapprend » que le Fis avait gagné les législatives et que Nezzar avait participé au déboulonnement de l’inénarrable Chadli…Il ne répond donc pas aux critères de solvabilité intellectuelle et démocratique que nous sommes en droit d’attendre de nos élites. Y.Temlali, comme tous les islamistes, savent brandir l’argument démocratique quand ça les arrange. Il adapte le raisonnement de Descartes pour dire : S’il y a pire que le pire, c’est le pire. Le citoyen se retrouve nécessairement à trier le bon grain de l’ivraie et fatalement à se positionner dans des luttes qui cautionnent de fait et le FLN et le FIS.C’est dans cet esprit que Y.Temlali ouvre le bal. Ce qui en fait le fait bondir c’est moins le Chaoui ( y en a qui en dépit de tout, ont encore des coui…)Nezzar qui se révèle face à l’attaque en règle des Egyptiens contre les symboles de l’Algérie que la postface de Medjahed Bachir qui n’évacue pas l’hypothèse que l’Algérie puisse faire la politique de ses intérêts en dehors de toutes autres considérations. Ce quant à soi national à récupérer, effraie bon nombres d’intellectuels algériens arabistes. (Le Fis évoqué plus haut offrait les meilleurs garantis, après le déclin du FLN quant à la pérennisation de l’inféodation algérienne au Caire). En fait, et c’est là, que Temlali révèle toute la splendeur de sa mauvaise foi, Medjahed Bachir parle de la redéfinition des liens entre les pays arabes, phrase qui ne souffre d’aucune ambigüité et non pas de la redéfinition des espaces géopolitiques et ajoute t-il éventuellement, ce qui marque un conditionnel, l’arrimage etc.….Le plus beau c’est que Temlali, lui-même, pour dénoncer un courant qui prônerait de se détourner d’accointances, ou l’Algérie est « impliquée » fournit de très bonnes raisons pour ce faire !:L’Echec du nationalisme arabe, l’isolement de l’Algérie pendant les années du terrorisme, sont effectivement autant de choses qui aident à forger une conscience algérienne singulière ! C’est ce bon sens qu’il faut opposer aux chimères que Temlali traduit par l’expression alambiquée : différentes profondeurs stratégiques !

  4. Ceux qui ont envoyé des algériens faire une guerre (une de plus) qui ne les concerne pas rendront un jour des comptes devant l’histoire et peut être même devant la jsutice des hommes. Avant de regretter de ne pas connaitre l’egyptin ou l’arabe – c’est kif kif, l’un ne va pas sans l’autre -, K. Nezzar devrait plutot regretter d’avoir oublié le chaoui, s’il lui en reste quelque fibre.

  5. Khaled Nezzar est comme ces Kabyle de service qui ont vendu leurs âmes et leurs consciences pour les arabes. Khaled Nezzar, par ses ecrits si c’est bien lui qui écrit et je m’endoute, veut se déjuger devant Boutef de sa boutade
    de canasson pour des intérêts purement personnels. Dire qu’il a une fibre Chaoui ça je le regrette et je doute qu’il on a une. Vive les Chaouis des Aurès éternels et les lions de Djurjura. Vous avez la tache de sauver l’Algérie.

  6. Il a encore dis quoi le vieux senile, qui été commandant des blindés en 68 69 a batna, pas lui il n’ete que lieutenant, non mais encore

  7. la seule bataille que vous avez gagner mon general cest la grande Bataille dalger en 88 contre des gamins les mains nues.

  8. j ai une question mon GENERAL si vous permetez, en ce temps la j etais tres jeune mais je me rappelle assez bien de l ambience des gens ecoutant les nouvelles a la radio. quand a ma question, est ce que c est vrai qu avant l entree des troupes isarailienne au CAIRE djamel abdenacer« l argaz«  des Arabes et du grand monde Arabe avait envoyer des femmes pour empecher les troupes israilienne de rentrer dams la capitale ?! du moins calmer un peu leurs ardeur en attendant de negocier… c est un grand ce djamel abdenacer n est ce pas?!

  9. Tout compte fait, les egyptiens ne se sont jamais considerés africains qu’il nient avec ferocité. Aquoi bon de combattre les enfants d’Abraham qui ont bien ru respect aux nords-africains?
    Tout ce qu’interesse les arabes est la priere le jour et la dance du ventre le soir.

  10. Nezzar serait prets a sacrifier 5 millions d’Algeriens pour sauver l’Algerie.Qu’il aille se faire F….! Vu a la télé sur un documentaire sur les événements.

  11. Ya Si Khaled! vous n’avez pas a vous justifier aux arabes d’Egypte que nos soldats prenaient note en francais et que notre arabe est "cassé", N’etaitent-ils pas dans la majorité des Kabyles que Boumedienne a volontairement immaulé sur la stele de l’arabisme?
    Dites toute la verité, bon sang de chaoui argaz, s’il y a!

  12. A ceux qui stigmatisent la danse du ventre, vous faites le jeu des islamistes.C’est ce qu’on appelle l’hypocrisie intellectuelle.

  13. « Nous n’avons pas eu l’honneur d’apprendre l’arabe, mais nous avons réussi à chasser les Français de notre pays»… et « 300 millions de dollars, un chèque pour financer l’achat d’armes et de matériels russes, 20.000 combattants, des centaines de chars, de blindés, de véhicules tout-terrain et de pièces d’artilleries, des dizaines d’avions de combat… Une partie considérable de cet arsenal, souligne le général Nezzar, a été cédée à l’armée égyptienne. » —-Sans oublier tous les chômeurs va-nu-pieds de ce pays devenus enseignants par la grâce d’une arabisation dont on vit actuellement les méfaits. La conclusion serait que l’Algérie a été et est une p…qui travaille pour le proxénète Egypte/Arabe, mais le mal est bien plus profond que cette vulgaire image. Le mal est ce sentiment d’esclave sublimement implanté dans nos subconscients envers tout ce qui vient de ces pays dits « frères ».

  14. Je ne savais pas que l’Algérie « indépendante » dispose de plus d’une "profondeur stratégique" à savoir une vassalisation sans condition aucune et aveugle à l’idéologie prédatrice, aussi bien culturelle, politique qu’économique, de l’arabisme et de l’islamisme de l‘Égypte, d‘Arabie et autres républiques et monarchies bananières du Golf. Pour une découverte géostratégique, s’en est une, en effet, et des plus incroyables! Bravo, Monsieur Temlali! Concernant l’identification des responsables de "l’Algérie au carrefour se dirige vers l’inconnu" d‘aujourd’hui, Temlali tente de noyer la culpabilité de la profondeur stratégique des arabistes en la confondant à l’innocence de celle, plus ancienne et légitime, algérienne, méditerranéenne et universelle prônée depuis déjà bien avant l’indépendance, par d’autres Algériens mais que je croyais jusqu‘ici non coupables de ce cumule de convulsions historiques explosives dont les déflagrations prochaine certaines et inévitables risquent de compromettre à jamais nos destinées. Mais voilà que Temlali nous dit le contraire et n’hésite pas à mettre tout le monde au fond du même sac moisi, sans doute au motif de fidélité au soucis d’objectivité qu’exigerait une telle dissertation philosophique sur la problématique des profondeurs géostratégiques d’une l’Algérie que seul lui voit déchirée par un dilemme supposé! Le spectre déformant du philtre idéologique de Temlali nous apprend, en sous entendant, que la profondeur stratégique arabiste et islamiste de l’Algérie (la seule responsable de la désolation nationale d’aujourd’hui)est du même acabit et degrés de nuisance et, donc, de responsabilité aussi, que celle des démocrates et des défenseurs de l’Algérie avant tout algérienne, africaine, méditerranéenne et occidentale avant qu’elle ne, bien sûr, orientale aussi. Faut-il rappeler à Temlali que l’autre profondeur stratégique de l’Algérie pour tous les Algériens n’a pas survécu au traumatisme de 1962 et qu’elle n’a jamais été mise en pratique depuis que le fleuve a été détourné.

  15. J’espere que vous êtes dans le vrai en disant qu’il existait un courant réel au sein du régime et de ses élites qui préconise le relâchement volontaire des liens de l’Algérie avec le monde arabe et son intégration dans d’autres espaces (l’Euro-Méditerranée, par exemple). Ceci representerait le dernier salut pour l’Algerie. On peut toujours rêver, car avec des gens comme vous, on n’est pas sorti de l’auberge.

  16. Beaucoup de gens aimeraient savoir si le général Nizar peut, dans un second tome de ses "mémoires", parler de la création du polisario pour faire la guerre au peuple marocain et aussi de l’expulsion par le régime d’Alger de plus de 350.000 marocains d’Algèrie dans des conditions plus que pénible dans des nuits pluvieuses et glaciales de décembre 1975. Ces malheureuses créatures hommes, femmes, enfants, viellards et nouveaux-nés ont été entassées dans des camions de l’armée algèrienne puis dispersées dans divers points de la frontière algèro-marocaine. On aimerait connaitre l’avis du général Nizar sur cette expulsion et quel a été le poids de cet "acte-exploit" sur la conscience des dirigeants algèriens de l’époque et actuels. Est-ce que le général ne croit pas que l’image de l’Algèrie n’a pas été plus que ternie et que les slogans de "défense du peuple sahraoui" ne sont que supercherie puisqu’aussi bien on ne peut expulser et démunir 350.000 marocains et "prétendre" défendre le peuple "sahraoui" ?
    Est-ce que notre général ne pense pas que le régime d’Alger doit rendre justice aux victimes marocaines expulsées d’Algèrie en les indemnisant surtout que le trésor de la SONATRACH est plus que bourré de petrodollars.

    Notre général qui passe pour un pillier du régime ne peut pas proposer une réouverture des frontières avec le peuple marocain et expulser les non-sahraouis établis à Tindouf et tendre la main au peuple marocain en permettant aux authentiques sahraouis de rejoindre leur patrie le Maroc.

    Ou bien, le général ne peut et craint une violente réaction qui lui couterait la vie ?

  17. Bravo elmaaroufi, moi je voudrai bien lire les memoires recents, sur les crimes, dont a été l’honorable "general", le principal acteur, de plus de 200.000 pauvres bougres entre 1990 et 1999, en commençant par l’execution en direct de Boudiaf.faites nous plaisir mon "general" avant que l’enfer vous emporte

  18. @elmaarouf, Le Maroc n’est pas du reste n’est pas allé avec le dos de la cuillere en 95! Les deux pouvoirs arabistes appartiennet les deux au meme camps: en 63 qu’aviez vous fait? La terre amazighe est occupée au Maroc comme en Algerie./

  19. Bonjour à tous ;
    Soyons honnête et appelons un chat un chat soit je suis journaliste ou pas.
    au lieu de dire " Il a été l’architecte de l’annulation des législatives de décembre 1991" il fallait dire " Il a été l’architecte du coup d’état de décembre 1991"
    et au lieu de dire "Après avoir coordonné le « putsch pacifique » de janvier 1992 contre le président Chadli", il fallait dire " Après avoir effectué la manifestation pacifique » de janvier 1992 contre le président Chadli"
    N’oublions jamais c’est lui le responsable de la décenie noir et maintenant il nous raconte des histoires à dormir debout, je comprends mieux la polémique sur le "moudjahid AMIROUCHE ".
    Une autre question me taraude j’aimerais juste connaitre le profil des gens qui achète ce soit disantt "livre"?

    merci pour votre lecture même non posté, l’histoire témoignera comme les moines de tibéhérine.

  20. @ Elmaaroufi, t’as pas un mouchoir ? j’ai failli pleurer a la lecture de ton commentaire .Le Maroc dans le rôle de Cosette et les algériens dans celui des Tenardier .Tout ca c’est du réchauffer, mon ami .Puisque nous sommes infréquentables, pourquoi rechercher vous nos faveurs ? Dans l’immédiat, votre monarchie absolue et une notre dictature militaire c’est blanc bonnet et bonnet blanc. Quand ces deux entités disparaitront, tout s’apaisera dans la région .Comme c’est pas demain la veille …

  21. vous évoquez les moines de Tibhirines !!!!dans un contexte qui est différent mais vraiment l’algérien par son anarchie amalgame tout et ne comprend rien a la fin. vraiment.
    alors le marocain tu parle de quoi de non vérité, on devrait vous faire payer la guerre des sables que votre roi a injustement fait à la jeune république algérienne, votre roi que vous défendez si bien a chassé de ses terres des propriétaires algériens et mené une pression sur nos frontières alors que notre armé n’existait même pas, oui vous voulez faire une relecture de l’histoire je suis d’accord mais pas avec un chauvinisme hautain et votre appréhension erroné de la réalité, vous faites la politique maghrébine de la France et on le sait bien, sachez bien que votre manière de faire ne fera qu’aggraver les relations avec l’Algérie, on parle pas trop mais les traces de la guerre des sables sont présents et le polisario n’est que justice rendu a un peuple que vous méprisez et ne donnez même pas le droit a l’autodétermination alors on attend tjrs.

  22. Le général Nezzar a oublié d’écrire sur un point très important: pourquoi Boumediene voulait coûte que coûte faire plaisir à Djamel Abdenacer en lui envoyant des chairs à canons algériens? La réponse est toute simple. Après le coup d’Etat de 1965, que Nacer a désavoué, Boumediène a trouvé, avec cette guerre de 1967, une occasion propopice pour regagner les faveurs du Rais Egyptien. Boumediène a poussé son excès de zèle jusqu’à tenter de s’accaparer du trésor du FLN pour le donner aux Egyptiens. Khider a payé de sa vie son refus d’obtempérer.

  23. Mr Kaci Ait Mellikeche, Boumediène ne voulait pas faire plaisir pour abdennaçer, car à l’époque les analystes ont vu que le coup d’état visait l’influence de ce dernier sur Benbella .L’indice fut remarqué par les population d’Alger, lorsque les navires de guerre égyptiens controllant le ports d’Algérie, disparus après le coup d’état .Boumedien voulait traiter directement avec Moscou, comme c’était de mode à l’époque pendant la guerre froide (ou bien les USA ou bien l’URSS).Boumédien avait obtenu l’aval des maitres du kremlin, car abdennaçer commence a être mal vu par Moscou, preuve, elle l’abandonnera en 67.
    Le groupe de oujda étaient tous des marionnettes pour Moscou.

  24. Mr Kaci Ait Mellikeche, Boumediène ne voulait pas faire plaisir pour abdennaçer, car à l’époque les analystes ont vu que le coup d’état visait l’influence de ce dernier sur Benbella .L’indice fut remarqué par les population d’Alger, lorsque les navires de guerre égyptiens controllant le ports d’Algérie, disparus après le coup d’état .Boumedien voulait traiter directement avec Moscou, comme c’était de mode à l’époque pendant la guerre froide (ou bien les USA ou bien l’URSS).Boumédien avait obtenu l’aval des maitres du kremlin, car abdennaçer commence a être mal vu par Moscou, preuve, elle l’abandonnera en 67.
    Le groupe de oujda étaient tous des marionnettes pour Moscou.

  25. bien à vous,
    j’aimerais dire un mot à cet individu en l’occurrence NEZAR. cesse de mentir sur toute la ligne; tout le monde sait que tu es un assassin, un corrompu, un traitre…. je réve qu’un jour ouvrir le journal est lire sur la une : un Dictateur est mort ce matin aprés des années de maladie. Amène

  26. J’ai lu un livre de Mr Nezzar, ecrit suivant les renseignements qu’il avait du fait des postes qu’il a occupé au sein du pouvoir algerien, mais j’ai relevé lors de la lecture du dit livre qu’il y avait un detournement en sa faveur d’une situation dont il n’était pas l’acteur.Alors rendons à Cesar ce qu’il lui appartient.Puisque je me trouvais déjà sur place avec la 4éme brigade qui a était remplacé par la 2eme, commandée par le Capitaine Nezzar, il se trouva que le Capitaine BOUDMAGH qui commandait le 268 éme groupe d’artillerie allait rentrer en Algerie sans avoir eu la possibilité d’utiliser ses canons contre les Israeliens, fit appel à son meilleur artilleur le Capitaine BOUCETTA, et lui ordonna de pointer les canon sur le deversoir et de tirer de façon que les obuts tombent dans le canal, entre les Egyptiens et les Israeliens, ordre exécuté avec brio par la cne Boucetta.Les egyptiens et les Israeliens se mirent à se tirer decus croyant chacun que c’est l’autre qui a attaqué le 1er.LeCapitaine boudmagh ordonna au service des transmissions qu’il avait sous ses ordre de schunter les lignes telèphonique reliant le 268 au PC de brigade et appela le Capitaine Nezzar pour lui demander de repliquer au tir des Israeliens faisant croire que sont groupe était visé par les tir.Les lignes telèphoniques schunter le Capitaine Boudmagh épuisat toutes les munitions qu’il avait et envoya un certain nombre de camions obusiers pour réaprovisionnement, camions qui ont étaient intércepté par le Génèral commandant le 2éme corps d’armé et le Capitaine Nezzar.Ce jour là les israeliens ont bombardé la ville de Suez et ont incendié et détruit sa raffinerie.Quelques jours aprés cet acte nous avons recu d’Alger le journal El-Moudjahed sur lequel il est écrit que l(Etat d’Israel à déposé une plainte contre les troupes Algerienne stationnées sur le canal de Suez.
    Le génèral Egyptien est mort dans sa casemate à la suite d’un tir de missiles Israeliens, le Capitaine Boudmagh est décèdé à la fin du match Algerie-Allemagne, d’une crise cardiaque, mais pourquoi le silence duGénèral Boucette(ex Capitaine du 268éme groupe d’artillerie;

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