Fais de mes peurs invaincues
Un bracelet pour tes chevilles
A l’heure d’écraser le Paradis
Sous tes pieds menus.
Et fais de mes rêves inachevés
Une perle sur ton front
Quant tu te prosterneras
Sous l’oreille de Dieu…
Prête-moi un souffle
De ton soupir apaisé
Pour éteindre les flammes
De mon enfer intime;
Une étincelle furtive
De ton regard céleste
Pour rallumer nos croyances consumées.
Ou un bout de tes lèvres
Pour rire de mes vanités …
J’ai vieilli mère, avec mes doutes,
Et j’entends l’enfant en moi,
Petit ruisseau perturbé
En quête d’une mer sereine.
Il me manque ta profondeur :
Comment prétendre à tes trésors ?
Laisse-moi rejoindre tes eaux
Pour y noyer les miennes
Et laver mon âme
De mes orgueils futiles.
Enlève-moi la force de haïr
Et redonne-moi la faiblesse d’aimer.
Comme quand j’étais enfant,
Beau.
Et libre.
Mars 2006




beau, c’est de qui ?
Je revois le visage de la mère de Benchicou en haut de ces articles du Matin. Une mère déchirée jusqu’aux tripes, ai-je ressenti, mais digne d’un fils indocile auquel le clan de Zerhouni, sa flicaille acharnée contre le Matin, ont tous tramé un complot pour lui faire payer sa liberté de ton. L’image de cette femme assommée, abasourdie par l’incarcération de son fils traduisait ce regard d’une femme debout et fière d’un journaliste audacieux qui a osé mettre au grand jour le scandale retentissant de l’Affaire Sadaoui torturé selon le Matin d’alors, à la gégéne par Zerhouni pour le déposséder d’une pharmacie…Cette mère courageuse a réagi comme une tigresse pour exiger la libération de Mohamed Benchicou et de Hafnaoui Ghoul. Je voudrais informer Benchicou que d’autres mères en kabylie ont adhéré à sa cause et longtemps continuaient à suivre ses déboires de santé en prison, le formidable élan de solidarité qui s’est exprimé dans le monde entier pour réitérer à ses bourreaux sa libération. Ma mère, à moi, 81 ans ne cessait de me demander des nouvelles du directeur du journal le Matin." Cet homme sortira de prison grandi par sa pénitence, impassible" Ce que Benchicou confirme et signe après deux ans au cachot:" je suis intact" a-t-il clamé à la presse. Et je me souviens que ma mère s’identifiait un peu à celle du journaliste victime de la répression du pouvoir Algérien. "Pourquoi ne l’a-t-on pas poursuivi pour ses écrits, son combat de journaliste? Honte à ces imposteurs" s’interrogeait ma vieille qui ne sait ni lire ni écrire mais qui a pris conscience que le journal le Matin donnait du fil à retordre à ces gouvernants indélicats. Et d’ajouter avec une pointe de courage convaincue que le prix payé par Benchicou qu’elle comparait d’ailleurs au sacrifice de Matoub, était une résitance de grands hommes refusant de courber l’échine au systéme policier mis en branle pour étouffer la liberté d’expression. Et elle n’a pas pu contenir sa joie en juin 2006 lorsque je lui fis savoir qu’après deux ans de cachot purgés à El Harrach, " ce journaliste, ce directeur du Matin a enfin retrouvé sa liberté"Enfin, pour dire à l’opinion que nos mères avaient toutes ressenti cette douleur intenable d’apprendre que la justice a, un jour, décidé d’arrêter à l’audience( chose rarrissime même avec les terroristes) un journaliste pour une fictive histoire de transfert illégal de fonds. Nous ne nous leur rendrons jamais la monnaie de leur pièce, contentons-nous juste de les évoquer avec respect et gratitude.
bon sang ne saurait mentir merci lami.
Poème très émouvant, alors que j’avais 25 ans j’ai galérer pour avoir le livre de ben chicou « l’imposture » mais impossible, a force de persévérance et en quête de vérité j’ai pue l’obtenir grâce à l’inter nette, et comme je travailler à ‘armé comme civile, je prenne souvent les feuille de se livre avec moi, ma mère avait peur que je me fasse choper, mais je lui répéter que l’armer ne recruter que les ignorent et je l’ai prouvait car j’ai donner les copies à un officier pour me faire des copie, et qui ma demander ce que voulait dire le mot imposture, je lui est répondu que c’était un hommage au président.