Nous reste-t-il vraiment du pétrole ?

1- Dans son édition du 28 février 2010, un important quotidien national à la UNE reprend les propos d’un expert qu’il ne cite pas , démentant catégoriquement les propos du Ministre de l’Energie et des Mines et le président directeur général par intérim de Sonatrach, qui avaient déclaré officiellement que des découvertes importantes de gaz ont été réalisées à Tiaret et dans d’autres régions.

Ces propos contradictoires reproduits largement dans la presse internationale spécialisée nuisent à l’image internationale de l’Algérie surtout que les hydrocarbures représentent 98% des recettes en devises, permettent le fonctionnement de la majeure partie des secteurs de l’économie nationale via la dépense publique (300 milliards de dollars ente 1999/2009 et une programmation de 140 milliards de dollars entre 2010/2013) et font donc vivre la majorité de la population algérienne.

2- Beaucoup plus grave, qui s’ajoutent aux scandales financiers de Sonatrach, cet expert affirme que les réserves de gaz ne seraient pas de 4500 milliards de mètres cubes gazeux (qui étaient d’environ 3% des réserves mondiales) mais serait fin janvier 2010 que de 2500 milliards de mètres cubes gazeux.

Si pour le pétrole, le consensus, à moins d’un miracle d’une découverte à l’instar de Hassi Messaoud, est que l’épuisement serait dans 16/18 ans ( fonction du vecteur prix et coût ), pour le gaz cette nouvelle donne, si elle venait à être vérifiée, donnerait au vu des exportations prévues de 85 milliards de mètres cubes gazeux en 2012 et d’environ 65/70 milliards de mètres cubes gazeux pour la consommation intérieure-2015- également un épuisement dans 16/18 années et l’Algérie ne pourrit remplir ses engagements internationaux pour ses contrats à moyen et long terme. Alors pourquoi pousser vers cet l’épuisement accéléré sacrifiant la consommation intérieure ?

3- IL appartient donc au Ministère de l‘Energie et des Mines et à la direction de Sonatrch d’éclaircir l’opinion publique, soit de confirmer ces informations soit de les démentir catégoriquement. Pour cela ces responsables doivent montrer clairement que les données qu’ils annonçaient en 2002 de 4500 milliards de mètres cubes gazeux de réserves de gaz, données reprises par le même Ministère en 2009, au vu des exportations et de la consommation intérieure durant cette période,( devant donc soustraire ces quantités) que des nouvelles découvertes rentables entre 2002/2009 ont été réalisées. Car, précision de taille pour éviter des polémiques inutiles, les gisements ne sont rentables financièrement qu’en fonction de la durée de vie des gisements, du coût d’exploitation, (un débat sur les coûts est stratégique permettant une gestion transparente de Sonatrach car la publication de comptes consolidés par Sonatrach a peu de significations ), du vecteur prix au niveau international tenant compte de la concurrence et des énergies substituables, et en prenant en compte également la concurrence du gaz non conventionnel qui a fait chuter récemment les prix sur le marché libre. Car l’on peut découvrir des milliers de gisements mais non rentables.

4- Car 16/17 ans c’est demain et qu’adviendra t-il des générations futures sans le pétrole et le gaz sans que l’on ait préparé l’après hydrocarbures se contentant de dépenses monétaires sans se préoccuper tant de la gestion que d’une vision stratégique ? Nous serions alors sans énergie et sans ressources financières, si le statut quo actuel perdure dans la politique socio-économique, un pays des plus pauvres de la planète. Il y va donc de la sécurité nationale et c’est pour cela que j’ai proposé dans les colonnes de la presse algérienne un large débat sur la production de la gestion de la rente des hydrocarbures y compris les réserves de change, propriété de toute la Nation.

Docteur Abderrahmane MEBTOUL, Professeur d’Université en management stratégique

(ALGERIE-FOCUS)

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23 commentaires

  1. Abderrahmane MEBTOUL est Docteur ès Cosmos ou ès Magouille! Un jour, il est expert international. Un autre, professeur! Le lendemain, président d’une association (Economie de marché). après conseiller très spécial de Boutef, Khelil, Touni! Il ne dit pas en particulier qu’il était "Conseil spécial" de Chakib Khelil, le US Monstre pilleur du pétrole algérien et généteur du plan "Valhyd" responsable du fiasco El Paso. Mebtoul a présenté la "Loi sur les Hydrocarbures" de Khelil (La première version libérale dicté par BRC, Shell et anaderko!), devant l’APN (Black Box des rentiers). A cette époque, il était dans la confidence de Khelil et Boutef! Pourquoi, il change de discours! Ah, il a raté un poste de Ministre de service aux monsenges!
    Sur son site, il est même un ami intime de feu Ali Tounsi en qualité de "Conseiller" à la sécurité (pardon "repression"! Il y a un principe : celui qui a bouffé avec le système, n’est jamais crédible même s’il a la bénédiction de la Mecque (hadj sept fois) et de la "Black Housse" (espion de service)! Dommage Ya Dzair!

  2. Abderrahmane mabtoul a été consultant de chakib khellil pendant presque 10 ans, il etait remuneré par Sonatrach, alors qu’il n’y a jamais fait partie ; son association ADEM a été souvent sponsorisé par sonatrach. Il etait effectivement acquis à la loi sur les hydrocarbures version khellil .

    Il occupait un bureau ministeriel au même etage que chakib khellil .
    Il a édité des pseudo ouvrages sur la politique enrgetique de khellil avec le sponsoring de sonatrach .
    Ce revirement est du certainement à une fin de contrat et non renouvellement par chakib khellil .
    Meme son hebergement était pris en charge à l’hotel El aurassi.
    Apparement il a trouvé son bonheur sur un espace mediatique arabophone ou il ecrit quasi-quotidiennement. Apparement il a du temps à revendre

  3. Vous n’avez donc rien compris, le pouvoir nous considère comme un fardeau, en plus, eux, ils ont amassé des fortunes qui permettent à leurs arrière arrière petits enfants de vivre aisément, donc pétrole ou pas pétrole c’est pas un souci pour eux, c’est l’occasion pour cette mafia au pouvoir de rejoindre leurs biens à l’étranger et d’en profiter au maximum, le peuple aura les urnes des présidentielles pour taper dessus et danser.

  4. Ce docteur Mahboul (bouh Mebtoul), veut l`Algerie declare avec exactitude la quantite de gas et de petrole qu`elle a !!!!aucun pays ne fait ce genre de declaration.les experts en genral divise par 2 les quantitees declarees des les pays.d`ailleurs on voit clairement le facteur "2" entres les declarations du ministre Algerien et les estimations de l`expert anonyme.Les pays gonflent leurs estimations pour avoir un poids politique plus important… "gonfle"

  5. Bouteflika est décédé !?

    C’est la question que se pose tout le monde à Alger. Selon des indiscrétions citant des sources policières : le président Abdelaziz Bouteflika serait mort lundi premier mars en début d’après midi. L’éclipse depuis plusieurs semaines du président de la scène médiatique, dans laquelle il n’intervient que par communiqués laconiques épaissit la rumeur. Néanmoins aucune information n’a filtré quant aux causes du décès. Les avis sont partagés entre ceux qui soutiennent qu’il a succombé à un attentat perpétré par des proches du général Toufik patron de la puissante DRS. Et ceux qui attribuent la cause de la mort à l’état de santé du président particulièrement néfaste ces derniers jours.

    L’assassinat jeudi 25 février du patron de la police feu Ali Tounsi par son proche collaborateur, renforce la première hypothèse. Réputé hostile à son ministre de tutelle, M Yazid Zerhouni ministre de l’intérieure qui forme avec le président la tête du clan d’Oujda. Cet assassinat vise à déstabiliser le clan adverse et sert de réponse à l’opération « main propre » déclenché par les services le général Toufik.

    Depuis le début de cette opération l’entourage le plus proche du président ne cesse d’être éclaboussé par les scandales de corruptions. Des liens directes sont établis entres les personnes mises en causes et la famille Bouteflika et plus particulièrement ses frères Said et Nacer. Une partie considérable de l’argent détourné atterrit dans l’escarcelle de la famille au pouvoir.

    De la prestigieuse société pétrolifère SONATRACH, au projet de l’autoroute est-ouest tous les jours des scandales de détournement sont étalés dans la presse. La dernière en date est l’entreprise qui exploite le port d’Alger EPAL. En effet de forts soupçons de malversations financières et de commissions occultes pèsent sur ces gestionnaires.

    Comme son mentor, qui a été déclaré mort une semaine après la date fatidique, quand l’opinion sera-t-elle mise au parfum de sa disparition. A l’ère du Bouteflikisme, l’épisode Abdelaziz se termine. Mais qui de ces frères lui succédera ?

  6. Ah mes amis, c`est quoi le management strategique? Jamais entendu parle! Alignement de mots pompeux qui bluffent efficacement au pays dirige par des ignares…. Au secours …

  7. DéTROMPEZ-VOUS, IL EN RESTE PLUS QUE VOUS NE L’IMAGINEZ !
    Le Docteur MEBTOUL confond science-éco et économie pétrolière. Il confond gestion économique et financière d’une quelconque société avec la stratégie économique de la politique pétrolière de notre pays. Il a été le fervent défenseur de la politique ruineuse de Chakib Khelil.
    Certains « experts » s’aventurent à dire que l’Algérie manquera d’hydrocarbures d’ici vingt (20) ans alors que nous savons que les gisements existants renferment plus d’hydrocarbures qu’il n’a été produit, commercialisé et consommé durant ces cinquante (50) dernières années ; et cela ne représente que six pour cent 6% du domaine minier exploré.
    Pour son dernier projet de loi (annulé à temps), le marché pétrolier a prouvé le contraire des prévisions de Chakib Khelil ; pourtant, nous savons qu’en management gérer c’est prévoir ; et particulièrement en management stratégique car une telle erreur conduit à l’effondrement économique de tout le pays. L’Algérie faisait ( et fait encore) comme si de rien n’était; alors que c’était très grave!
    Ne nous laissons pas leurrer par ces « experts » qui n’ont aucune expertise pétrolière.
    L’Algérie est un véritable gruyère énergétique ;
    La richesse minière et pétrolière du pays a encore de grands jours devant elle ; les ressources humaines existent aussi ; c’est la politique économique qui est absente.
    Dans l’Union Européenne, la principale mission des états européens est de soutenir la consommation et la croissance économique.
    En Algérie, le gouvernement ne cherche à soutenir ni la consommation, ni la croissance : c’est quoi cette politique ?
    Les chiffres avancés sont erronés car la consommation intérieure ne dépasse jamais les 25 % de la production gazière ;
    L’Arabie Saoudite était l’UGTA du pétrole ; quand l’Arabie cassait les prix du pétrole, l’UGTA cassait les salaires des travailleurs. L’Arabie n’a plus cette flexibilité car elle est arrivée à la saturation dans sa production pétrolière d’où les prix du pétrole qui vont continuer d’augmenter car tirés vers le haut par les pays émergents (chine, inde, brésil, etc..). D’ailleurs, même l’UGTA n’a plus cette « flexibilité » car terrassée par nos syndicats « émergents ».

  8. Docteur Mebtoul ou pas, certains internautes devraient savoir que dans 16 ou 40 ans, nous serons, ou bien alors ca sera nos enfants, en plein milieu du ravin. Rappelez-vous, ce gouffre vers lequel nous fonçions et nous fonçons encore, yeux fermés, pieds au plancher et en chantant, depuis un demi siècle. La réalité finit toujours par rattrapper les benêts. Sans m’y connaitre du tout dans ce domaine, les débats et polémiques de ces derniers temps, à propos des hydrocarbures, accréditent l’idée que le tarrissement de la vache à sous est une perspective bien proche. Ca fonctionne toujours comme ca au Beylekland. On balance un truc sur le trottoir et la radio s’en empare pour preparer les cuirs à tanner. C’est bien comme ca qu’on pétrit de l’opinion publique. Nos chers internautes réagissent, éffarés, à cette idée de "plus de petrole" comme si ce truc nous est dû, nous peuple élu, peuple brave, intouchable mais quand même toujours sous la botte de quelqu’un. Ils réagissent comme un bébé qu’on prive de sa sucette. Ils font comme si, de depuis toujours, ce pays n’a vécu que grace au pétrole. Les pauvres assistés à la mémoire d’oiseau, honte des milliers de générations qu’à nourri ce pays. Ils ont raison cependant sur un point. Après tout, le pays Algérie tel qu’on le subit, n’a existé que comme un pays pétrolier. Il ne nous fait plier l’échine que grace au pétrole qui entretient les tyrans. Ce pays la, comme il sévit, il aura fort à faire pour exister sans mahrougate. Quand il n’y aura plus de mehrougate, on ne pourra plus demander aux algériens de 2030, redevenus à 95 pour cent paysans ou…, comme il se doit, d’entretenir une bureaucratie monstre et un enseignement incantatoire. C’est parce que ces 95 ou 100 pour cent de paysans devront se contenter des quelques lopins qui ont échappé au béton ramené en échange de mahrougate brulantes et trébuchantes. Ces agriculteurs n’auront à cultiver que les miettes que les émirs à Boutef n’ont pas juger utile de rafler. On réflichira mille fois avant d’oser soutirer au peuple des impots pour nourrir un appreil répressif… pour le réprimer. On retournera bien sa langue, à l’avaler, avant de lui demander de payer pour des guerres qui ne sont pas les siennes, etc. Alors chers bébés amateurs de sucettes, ne craingnez pas le travail ! Quand y aura plus de mahrougate, on n’aura plus qu’a replonger dans les valeurs multi-millénaires, à demander sincèrement pardon à nos ancêtres, à leur emprunter quelques bonnes vieilles recettes de "comment vivre et rester dignes et honnêtes" sur la terre qu’ils nous ont légué". Eux, ils connaissent le pays comme leur poche, les grands espaces tout comme les moindres petits recoins de forets et du desert. Ils ont beaucoups à nous apprendre sur notre pays contrairement aux douctours egyptiens et autres charlatans saoudiens. J’ose espérer qu’ils ne nous tiendront pas rancune et qu’ils ne seront pas, par conséquent, avares en conseils. Et puis, après tout, n’est-ce pas que le travail c’est la santé. Et puis encore, la méditérranée riante est toujours la. Elle est constante, elle; Regardez la ! Elle ne nous a pas fuit malgré tout, malgré qu’on lui a tourné le derrière ces dernières décennies. Elle sait pardonner, enfin ceux qui feront se regarder la face dans ses eaux limpides.

  9. Mebtoul serait-il devenu amnésique ? A-t-il oublié qu’il a, pendant des années, été partie prenante dans la campagne "d’explication" de la loi scélérate sur les hydrocarbures (loi 05-07), dans sa promotion et son marketing au niveau national et international ? Au moins un article a survécu à "l’amnésie" de cet homme (je ne peux lui enlever son "humanitude" mais ne puis l’appeler monsieur) et existe toujours sur le site même du ministère de l’énergie (http://www.mem-algeria.org/actu/comn/articles/projet_loi_hydrocarbures.html). A cette époque, excusez du peu, il signait : expert international, professeur des Universités, chargé de mission auprès du ministre algérien de l’énergie et des mines, président-directeur général de Sonatrach ! A l’époque, il ne se posait pas des questions comme : "qu’adviendra t-il des générations futures sans le pétrole et le gaz sans que l’on ait préparé l’après hydrocarbures se contentant de dépenses monétaires sans se préoccuper tant de la gestion que d’une vision stratégique ?" OU "Il y va donc de la sécurité nationale et c’est pour cela que j’ai proposé dans les colonnes de la presse algérienne un large débat sur la production de la gestion de la rente des hydrocarbures y compris les réserves de change, propriété de toute la Nation".———————Les mercenaires intellectuels comme vous, ya Si Mebtoul en flibustiers qu’ils sont, sentent le vent tourner et savent opportunément changer de cap (de camp ?) avec autant d’aisance qu’ils ont mis de zèle à défendre le viol anticipé des générations futures qu’aujourd’hui hypocritement vous pleurez. A l’époque, leur sort vous importait bien moins que le "bourrage" de votre compte en banque et votre "amitié ministérielle" grassement rétribuée était votre carte de visite. Vous, plus que quiconque, n’avez pas aujourd’hui le droit de parler des "scandales financiers de Sonatrach", de "sécurité nationale", de "vision stratégique" ou de "propriété de toute la Nation". Pensez-vous qu’il nous en serait resté du pétrole si la loi 05-07 avait été appliquée ? Nous, nous n’avons rien oublié… Alors un peu de pudeur, essayez de vous faire oublier.

  10. Le petrole est une source de richesse dans un pays de droit de democratie et de partage.
    Le petrole est une source de malheur dans un pays d’Ali baba et Les quarante voleurs comme c est le cas en Algerie.
    Pour Les occidentaux qui desirent obtenir du petrole deces republiques bananieres deux options s affichent:
    1er petrole et democratie instaurent la paix
    2eme petrole et corruption apportent du terrorisme
    a vous de choisir respecter la volonte DES peuples vous aires de l energie et de la paix
    consolider Les groupes de pouvoir maffieux le detour du manivelle est connu

  11. Est-ce que ce douctour represente le niveau des professeurs d’universites en algerie? si c’est oui, alors adieu l’algerie pour de bon. Franchement ce douctour ne merite meme pas d’etre publie sur le site du matin.

  12. C’est légitime que les Algériens envisagent l’après-pétrole car nos réserves, aussi importantes soient-elles vont s’épuiser un jour ou l’autre. Mais de là à croire ces charlatans d’experts qui donnent des chiffres comme s’ils ont eux-même comptablisé les gisements, c’est complétement absurde. Je dois avoir le courage de dire que si le peuple tient à préparer une économie ou des ressources de substitution, cela fait 30 ans qu’on parle de l’après-pétrole et du crash socio-économique que pourrait faire alors notre pays, qu’attendons-nous pour mettre sur pied une politique consistant à préparer une telle mutation? Si on tient à entrer en douceur dans cette transition et ne pas nous faire surprendre par un éventuel temps de disette, n’attendons pas un autre peuple venir oeuvrer à notre plca pour pouvoir affronter un jour la fin nos gisements d’hydrocarbures. Je n’ai pas la prétention de donner de recette pour ne pas sombrer dans la disette mais tout Algérien, je suppose, sait qu’il faut comme nos voisins Tunisiens ou marocains promouvoir l’agriculture et le tourisme où nous n’avons encore rien fait pour convaincre un touriste d’opter pour des vacances dans notre pays: piètres infrastructures et accueil exécrable sont les deux caractères qui nous rendent peu compétitifs pour l’heure en matière de tourisme dans le monde. Quant à notre agriculture, maladive qu’elle est et parent pauvre de tout essor, à moins de nous mettre sérieusement au travail, les exportations agroalimentaires, tout le monde le sait, reste une chimère…Seulement, quand on voit toutes ces terres en jachère et ces prétendus agriculteurs qui n’attendent que des aides de l’état à consommer sans vraiment se soucier des outils de production, peut-on aspirer vraiment à accéder en douceur un jour dans la phase de l’après-pétrole? Notre peuple habitué à toute l’assistance de l’état dans tous les domaines, peut-il compter un jour sur lui-même pour mener à bon port une telle mutation dicté par le contexte socioéconomique? Quand on considère la déperdition des cerveaux et leur fuite vers des cieux plus cléments il est à se demander qui va pouvoir opérer ce chamboulement économique qui nous attend? Comme il y va de la destinée de tout un peuple, faut-il indéfiniment attendre que ces prédateurs qui nous gouvernent, décident de ce qui est salutaire pour nous? Que font les intellectuels, les journalistes, les enseignants face à l’inertie de l’appareil qui est prendre à décider seul pour l’embarcation qui commence à prendre eau qu’est l’Algérie? Faut-il se taire pour de bon et laisser ces rapaces utiliser les ressources du pays jusqu’à l’épuisement sans daigner s’inquiéter de l’avenir des générations. Arrêtons de faire la courbette devant ces gouvernants qui n’ont qu’un seul souci: renflouer toujours davantage leurs comptes en Suisse. Ayons le courage de leur dire basta quouqu’il nous en coûte. Si c’est vraiment notre pays, c’est le prix à payer et ces apatrides n’ont pas à faire de nous d’éternels esclaves et nous guider comme un troupeau de bétail. Si on estime qu’un autre peuple viendra opérer la muation démocratique qui nous fascine ou que le DRS puisse nous servir un jour ce rêve fou sur un plat d’argent, continuons à laisser les autres agir pour nous même pour le pire.

  13. le matin devrez je pense lancer un debat sur l’enseignement an algerie, avec cette enieme greve des ensignants c’est le sujet du moment.avec peut etre cette question y a-t-il vraiment un enseignement en algerie?

  14. Qu’il en reste ou pas quelle en est la difference aux yeux du simple citoyen?.
    A 150$ le baril le citoyen vivait la misere.
    Aujourd’hui que le baril est entre 60..80$, aucun changement pour le pauvre citoyen.
    Donc qu’il en reste ou pas c’est KIF KIF.
    A choisir je prefere qu’il finisse aujourd’hui juste pour que les Hypocriytes et les corrompus nous fichent la paix, et que le pays redemarrera simplement mais surement sans eux bien sure.
    Pas de Boutef, pas d’Ouyah.
    Pas de DRS.
    Pas de generaux.
    Pas de FLN, RND, RCD, FFS, MSP….ETC.
    Il y’aura que la sueure du peuple.
    Gloire anos martyres.

  15. Relisez-vous Dr Mebtoul!Décidemment, toujours le même ce Mebtoul! Toujours là à l’heure de la soupe! Il devrait se relire cet expert d’opérette qui fût, il n’y a pas bien longtemps, le défenseur de la loi scélérate sur les hydrocarbures de son "ami" Khelil.
    Il a vanté les mérites de la politique de son "payeur" du moment sur des pages entières de journaux et porté Khelil l’américain-voleur aux nues.
    Aujourd’hui, il s’inquiète de l’avenir des jeunes générations et du pays. Que ne l’a-t-il fait quand son contrat de "consultant" au service de son maître lui rapportait 200 000 DA/mois sans compter ses prises en charge dans les hôtels de la capitale et le reste…
    Pauvre guignol qui se prend pour un économiste de génie. Encore un nobélisable incompris!
    C’est triste de voir un
    enseignant de cette espèce former nos cadres de demain.
    Relisez-vous Dr Mebtoul et ayez au moins la pudeur et la dignité de vous taire!

  16. Ce pays est dirigé par des dinosaures et rien ne peut sauver le peuple qui se fait bouffer comme un troupeau de moutons!rien ne peut sauver ce pays, ni le pétrole, ni le gaz.Sa chute et son extinction sont programmés; c’est impossible qu’un pays de plus de 35 millions d’habitants puisse vivre uniquement par une rente!Les algériens sont détruits par ce système et par l’islamisme et rien ne peut les sauver!

  17. Avec tous mes respects mais Abderrahmane Mebtoul n’est pas un docteur en économie et j’ai la preuve formelle.
    un docteur en économie qui connait pas l’effecience informationelle des marchés financiers n’est pas un économiste.

  18. Quelqu`un peut il m`expliquer ce qu`est `le management strategique`? Je brule d`envie de le savoir moi qui suis diplome de HEC Paris. J`irai de ce pas voir notre Directeur des Etudes lui demander de combler cette faille dans l`apprentissage des nouvelles promotions. j`ecrirai aussi au professeur Michael Porter, l;e pere de la Strategie pour lui dire pourquoi il n`a pas aborde ce concept dans tous ses livres, mondialement connus. Je leur dirais meme que si si ca existe le `mmanagement strategique`, la preuve en Algerie nous avons meme un Professeur qui a conseille Sonatrach et son pseudo-Minsitre pendant pres de 10ans sur cette question.
    Et que ce Professeur a commis un article dans lequel il dit textuellement: ` … les depenses monetaires dans se preoccuper tant de la gestion que d`une vision strategique?`
    Vous verrez ils seront ebahis devant cette richesses du texte hautement STRUCTUREE et cesseront de mettre `vision strategique` en premier dans le sequencem, ent de leur pensee trop finement….. structuree.

    Que dire? sinon plaindre les etudiants a ce Proufessour ..

  19. Je remercie « Le Matin » d’avoir reproduit ici l’article d' »Algerie Focus » et m’avoir ainsi permis de poster LIBREMENT mon commentaire (voir plus bas, le 04 mars). Il est IMPOSSIBLE de poster quoi que ce soit de « négatif » sur le triste sire Mebtoul sur le site « Algerie Focus »

  20. etant donne que nos reserves de gaz sont beau coup plus importante pour quoi l’etat n’aura pas le courage d’obliger a tout vehivule de rouler avec de gaz, j’ai aussi une remarque si notre petrole se transforme a des billet de dollars americain pour finir dans des banque suisse je croit que sa serai plus adequat de le laisser dans notre sous sol sous forme de petrole bien sur

  21. Le gaz sale Par : Y.Mérabet

    Contribution pour le GNL/16

    Economie et environnement

    Entrée du ‘gaz sale’ dans le marché du GNL

    Le pétrole ou le gaz sale des ‘carrières’ comme on l’appel, en cours d’introduction par les américains sur le marché mondial n’est qu’un pavé jeté dans la marre, une diversion de la politique américaine pour déstructurer le marché mondial du GNL en plein évolution. Le 16 avril 2010 à Oran, les majors producteurs-exportateurs de GNL et les instances internationales de la protection de l’environnement s’allieront pour faire barrage à l’entrée des hydrocarbures sales dans le commerce international. En plus de la nocivité, la rentabilité économique de l’exploitation des hydrocarbures non-conventionnels (schistes bitumineux et autres) est hypothétique puisqu’elle nécessite d’une part un prix du baril de pétrole élevé, plutôt à 100 dollars, et d’autre part un prix du carbone plutôt bas de 50 dollars la tonne de CO2, et de surcroit que certains pays européens viennent de la supprimer carrément. Ces deux facteurs ont une probabilité limitée d’être réunis que d’ici dans deux ou trois décennies pour valider cette source d’énergie.

    Les schistes, l’énergie la plus sale et le plus cher de la planète.
    On estime aujourd’hui que la production de pétrole ou de gaz à partir de schistes bitumineux devient économiquement viables si le prix de baril se situe autour de 100 dollars c’est du moins qu’attendent les américains pour commercialiser à grande échelle leur ‘pétrole sale’ produit à partir des carrières de schistes bitumineux. Néanmoins, la maîtrise des impacts sur l’environnement et la réduction des coûts représentent des défis majeurs à relever et corrompre le monde vert pour accepter cette calamité écologique. L’industrie des schistes bitumineux est en train de se structure en catimini entre les Etats fortement industrialisés en panne d’énergie. On assiste aujourd’hui à l’émergence de nouveaux projets, notamment aux Etats-Unis, en Chine, en France, au Brésil, en Jordanie, au Maroc, avec des acteurs industriels qui cherchent activement des partenaires. Le nombre croissant d’acteurs se positionnant sur des projets d’exploitation laisse augurer un développement important des schistes bitumineux, source de pétrole de l’après-pétrole disent les un, prémisses d’un malheur écologique de notre planète disent les autres. L’affaire de manque d’énergie aux Etats-Unis a atteint son paroxysme, le pentagone planifie des actions militaires au Moyen-Orient pour assurer ses approvisionnements en énergie, des chiffres astronomiques sont bazardés par l’administration américaine pour l’information sur l’énergie (United States Energy Information Administration) qui estime les réserves mondiales de schiste bitumineux (énergie fossile non-conventionnelle) à 2800 à 3100 milliards de barils de pétrole (450 à 520×109 m3) potentiellement exploitables, dont 1000 à 1200 milliards de barils aux Etats-Unis, ces chiffres semblent exagérément gonflés, vraisemblablement de l’intox. Cependant, il ne faudrait pas cacher que des tentatives pour exploiter ces réserves ont cours depuis plus d’un siècle, bien avant l’invasion pacifique de l’Arabie Saoudite et du Koweït par les américains, l’occupation militaire de l’Irak et la tentative d’occupation de l’Iran, ont pour l’instant connu des résultats limités (temporaires). Le kérogène présent dans les schistes bitumineux peut être converti en pétrole à travers le processus chimique de la pyrolyse, ce que faisait le führer Adolphe Hitler, pendant la deuxième guerre mondiale pour palier au blocus des approvisionnements en carburant, que lui imposaient les américains et leurs alliés. Les schistes bitumineux peuvent aussi être brûlés directement comme un combustible de basse qualité pour la création d’énergie et le chauffage, et peuvent être utilisés comme matériau de base dans les industries chimiques et des matériaux de construction, c’est exactement comme cette bouse de vache que nos grandes mères utilisaient pour chauffer leur four traditionnel, et nos ancêtres l’utilisèrent comme mortier de construction, il y’a de ça quelques siècles. Le gaz et le pétrole non-conventionnels sont des hydrocarbures sales et polluants, leur rendement est mauvais : cinq fois plus chers que le pétrole traditionnel avec un bilan énergétique très faible, voire négatif, dans le sens où l’énergie utilisée pour obtenir le pétrole est souvent supérieure à celle obtenue en brûlant le combustible. De plus, d’énormes quantités de vapeur d’eau sont consommées : il faut un à quatre barils d’eau chaude pour un baril de pétrole. Les schistes peuvent-être comparés à une mauvaise houille, plus mauvaise que celle qu’utilisent les chinois pour produire leur énergie et polluer notre planète.
    L’utilisation des schistes comme combustible est une erreur écologique très grave, son impact sur l’environnement reste très mauvais, d’autant plus que certaines questions comme le stockage des cendres nocives restent en suspens. Au niveau international, l’expérience la plus connue est celle de la République d’Estonie où 90% de la production d’électricité provient de centrales thermiques fonctionnant aux schistes bitumineux ; d’ailleurs, ce changement de mode d’énergie s’est traduit par le retour de maladies chroniques : comme les crises respiratoires, des cancers et plus grave encore le retour du bacille de Koch (tuberculose). Le budget de la santé de l’Estonie a été augmenté de 6, 4% pour palier aux maladies dues à l’exploitation des carrières de schistes. Pour ce qui de l’extraction des schistes que renferment les sables (sable bitumineux), ces sables nécessitent des quantités considérables d’eau douce et d’énergie (souvent de gaz naturel) et pourrait tripler les émissions annuelles de gaz à effet de serre. Au Canada, plus de 4 000 km2 de forêts ont déjà été détruits au détriment de la lutte contre le réchauffement planétaire pour produire ce pétrole non-conventionnel créant un déficit de 1, 3 milliards d’absorption de tonnes de C02. Des rivières sont détournées et polluées pour fournir les énormes quantités d’eau nécessaire à l’extraction et à l’exploitation du non-conventionnel. Vu par satellite, de gigantesques trous béants défigurent la carte géographique canadienne, donnant l’air d’une planète galeuse ou les petits déserts commencent à naitre. Ce n’est pas seulement l’environnement qui est détruit, c’est aussi la santé humaine qui est menacée. La présence de substances chimiques toxiques ou de métaux lourds comme le mercure dans les lacs et les rivières autour des sites d’exploitation compromet la qualité de l’eau potable, de même que la santé des animaux qui boivent cette eau et des poissons qui y vivent. Quand les humains consomment ces animaux ou ces poissons, ils ingèrent en même temps les substances chimiques que ceux-ci ont consommées. L’exploitation des carrières schisteuses a crée des mines à ciel ouvert ou gitent ces immenses déchets miniers toxiques. Des quantités colossales de gaz et de carburant sont nécessaires pour la survie de l’Amérique en quête d’énergie de ‘bonne occasion’ et elle n’a pas trouvé mieux que d’utiliser la bouse de vache pour sauver son économie dégringolant. Au final, les émissions de gaz à effet de serre sont énormes et inquiétant. La production d’un baril de pétrole issu des sables bitumineux est trois à cinq fois plus émettrice de gaz à effet de serre qu’un baril de pétrole conventionnel, mais les Etats-Unis d’Amérique préfèrent faire des économies au détriment de la santé de leur population et du bien-être de l’ensemble des habitants de notre planète. Un égoïsme démesuré si les américains pensent que l’environnement a des limites frontalières géographiquement déterminées et que chaque pays fasse ce qu’il veut sur son territoire. Le réchauffement planétaire provoqué par les pays fortement industrialisée en occurrence les Etats-Unis et l’Europe et aussi ressenti par les lointains pays pauvres de la planète, ces derniers désindustrialisés dépouillés de leur richesses minières, émettent zéro (0) carbone dans l’atmosphère. Les riches et les pauvres se désolidarisent sur de l’équilibre de la balance de l’émission du C02, les Etats-Unis, l’Europe et la Chine de moindre importance ‘crachent’ dans l’atmosphère plus de 90% du volume mondial de rejet de CO2. Ils sont maitres à bord des calamités naturelles et du réchauffement planétaire. Greenpeace dénonce ce crime environnemental et demande aux pouvoirs politiques de bannir les pétroles non- conventionnels comme les sables bitumineux et de réduire nos émissions de gaz à effet de serre!
    Les américains veulent concurrencer le GNL avec de la bouse de vache
    L’exploitation des gaz non-conventionnels est une contravention infligée au protocole de Kyoto, écologiquement parlant ; mais économiquement il n’affectera pas le marché conventionnel du GNL. Longtemps, le marché du gaz est resté structuré et localisé, limité par le développement des réseaux de gazoducs entre les zones de production et celles de consommation. De grands efforts ont été consentis par les pays producteurs de gaz sur l’investissement des énergies propres plus particulièrement le gaz naturel qui égaille par sa ‘flamme bleue’ des millions de foyers à travers le monde. Cette même énergie tient promesse et participe efficacement au développement de l’industrie de pointes des pays fortement industrialisés et les pays émergeants. Le GNL, transporté par méthanier, a ouvert un marché au niveau mondial. Les usines de liquéfaction se sont multipliées en Algérie et au Moyen-Orient, notamment pour répondre aux marchés américains et japonais et leur servir un produit hautement raffiné de bonne qualité à qui ils se sont habitués.
    Le développement brutal, aux Etats-Unis, des gaz non-conventionnels pourrait remettre en cause les lourds investissements consentis pour le développement de l’industrie gazière mondiale, si la lutte contre le réchauffement planétaire s’affaiblie. Les gaz non-conventionnels pourraient en effet permettre aux Etats-Unis de se défaire des importations de gaz et attiser son échec sur la convoitise du pétrole du Golf Persique et devenir le premier pays exportateur de ce gaz sale et couteux, une chance peut-être des pays exportateurs de gaz de qualité ‘GNL’ de voir les prix grimper au dessus des 100 dollars la Tep, seul de rentabilité du gaz non-conventionnel. D’autant que le gaz naturel est envisagé comme l’une des énergies de demain, notamment pour produire de l’électricité (centrales associées à des techniques de captage, stockage de CO2, que recommande le protocole de Kyoto et la conférence de Copenhague) Le marché du gaz qui de se redessine aujourd’hui avec l’entrée ‘des hydrocarbures sales’ serait brouillant pour les perspectives à court, moyen et long terme. Brutalement la carte gazière s’est complètement transformée. Dans un premier temps, le développement du gaz naturel liquéfié (GNL) a ouvert un marché mondial en parallèle des marchés traditionnels régionaux (le transport par gazoduc limitait les échanges jusqu’alors) et des marchés spots aux côtés des contrats de long terme, rendant déjà imprévisible un marché qui jusque là était assez serein. Aujourd’hui, c’est le développement des gaz non-conventionnels aux Etats-Unis qui perturbe le marché en créant une ‘bulle gazière’. L’exploitation de ces gaz aurait presque doublé en deux ans, modifiant la demande extérieure américaine. Cette évolution endogène ajoutée à une baisse de la demande mondiale en raison de la crise (-5 % en 2009), a en effet laissé de larges stocks de gaz, faisant chuter les prix. Aux Etats-Unis déjà, le charbon est désormais abandonné au profit du gaz, devenu compétitif et moins émetteur de CO2. Le retour à l’utilisation du gaz non-conventionnel comparable au retour de la houille sur le marché, n’aura aucune chance de concurrencer le GNL, c’est une question d’appréciation de confort et de qualité. L’abondance des gisements et le coût peu élevé de cette ressource fait craindre à certains une exploitation massive du gaz au détriment des énergies  »propres » et un abandon des mesures d’économies d’énergie.
    Conclusion : Pour le moment, les pétroles non-conventionnels ne couvrent que 5% de la consommation et les coûts sont prohibitifs. Mais certains experts optimistes estiment qu’avec la raréfaction du pétrole, la hausse des prix permettra aux pétroles non-conventionnels de combler la différence. La pollution générée va certainement restreindre leur utilisation jusqu’à ce que le déclin du pétrole soit vraiment avancé dans deux décennies peut-être. Cette alternative au pétrole conventionnel pourrait au moins être utilisée comme matière première et fournir les produits que les autres sources d’énergie ne peuvent pas (plastiques, engrais, etc.), bien qu’elle ne soit pas idéale en raison de l’intense consommation d’énergie nécessaire à la production, une fois le pétrole conventionnel épuisé, il s’agirait d’une des rares options pour l’après-pétrole américain. Le temps et l’argent nécessaires pour augmenter la production des schistes seraient énormes pour passer de 5% à 100%, mais suffisant pour alimenter leurs industries pétrochimiques en matière première, laissant l’énergie électrique aux sources renouvelables notamment: le solaire, l’éolien, et l’hydrogène etc. et au nucléaire, une fois la validation faite.

    Expert en énergie
    Algérian Society For International Relations

  22. Il se pourrait qu’il y aurait suffisamment de pétrole?

    Quand le pétrole coulera à flots des entrailles de la terre Par Y.Mérabet

    Le discours drogué de l’Occident
    La notion de Peak OiI (Pic pétrolier) est une conséquence directe du fait que le pétrole est une ressource fossile qui ne se renouvelle pas, en tous les cas à l’échelle de temps humaine compte tenu de la vitesse à laquelle on la consomme, à savoir aujourd’hui 86, 6 millions de barils pour jour.
    Les Etats-Unis ont connu leur Peak Oil au début des années 70. Les "experts" et les trusts pétroliers de l’époque ont ridiculisé le concepteur de cette théorie le King Hubert : à l’époque, les USA n’avaient jamais produit autant de pétrole. C’est exactement ce qu’affirme la théorie : le Peak est le maximum de production et il est précédé de 40 ans environ par le Pic de découverte de pétrole. Aujourd’hui, on est bien obligé de constater que la production des USA a chuté depuis et que les USA consomment 21, 5 millions de barils/jour dont la grande majorité est importée du Moyen Orient sous le crépitement des balles des armes de guerre..
    Pour le monde dans son ensemble, de nombreux géologues estiment que le Peak Oil est déjà là avec ses crises et ses conflits. Le déclin de la production pétrolière mondiale sonne la fin du modèle de développement économique occidental, hyper-dépendant dans la croissance perpétuelle de la consommation énergétique. Voilà pourquoi certains s’acharnent à essayer d’expliquer qu’un miracle va se produire pour sauver le système. Mais c’est juste de l’idéo-hypocrisie : le monde vie à crédit et il faudra payer la dette soit en renonçant à notre mode de vie, soit en allant faire "la guerre aux terroristes, " nom que l’on donne en Occident ‘au processus de spoliation’ de ceux qui les "empêche de voler leur pétrole’, dont ils n’ont pas besoin ou ils l’utilisent mal pour nourrir leurs pauvres.
    Fini le pétrole parfumé au dinosaure
    En Occident, il est en effet communément admis depuis le 18ième siècle que les hydrocarbures se seraient formés à partir de résidus de matières organiques végétales et animales enfouies sous des couches de sédiments depuis des millions d’années. En d’autres termes, au cours des millénaires, les fossiles se seraient transformés en hydrocarbures dans des conditions bien précises de température et de pression dans la roche-mère. La quantité de végétaux et d’animaux fossilisés étant forcément limitée, les experts en ont déduit que le pétrole l’était aussi. Reconnue par la majorité de géologues de la planète, cette théorie qui nous été enseignée, dirige depuis deux siècles la prospection et les politiques menées par les gouvernements et les compagnies pétrolières. Cependant, il existe une autre théorie discrète sur l’origine du pétrole. Elle n’est pas occulte, juste largement ignorée par l’establishment. Développée dans les années 50 par des géologues russes et ukrainiens, la théorie « abiotique », en opposition au terme « biologique» de la théorie occidentale, elle réfute l’hypothèse selon laquelle le pétrole provient de détritus biologiques fossilisés et affirme qu’il dérive de molécules hydrocarbonées qui furent emprisonnées dans la croûte terrestre lors de la formation de la terre, il y a 4, 5 milliards d’années. Le pétrole se serait donc formé à partir de la roche cristalline précambrienne et non de fossiles.
    Cette hypothèse ne date pas d’aujourd’hui, au contraire, durant tout le 19ième siècle et le début du 20ième siècle, plusieurs scientifiques ont réfuté l’origine fossile des hydrocarbures. Le chimiste russe Dmitri Ivanovitch Mendeleïev a énoncé le postulat du pétrole en tant que matière primaire émergeant des structures géologiques d’origine. Mais c’est surtout après la Seconde Guerre Mondiale que le postulat ‘abiotique’ prend de l’ampleur. L’Union soviétique ne dispose alors pas d’énormes ressources pétrolières et, n’ayant pas accès aux régions riches en or noir, est contrainte d’en trouver sur son sol. Le gouvernement russe décide donc de lancer un vaste projet visant l’examen de tous les aspects du pétrole : son origine, sa formation, et l’étude des meilleurs moyens de prospection et d’extraction. Il réuni les plus grands scientifiques soviétiques : géologues, chimistes, pétrochimistes, physiciens et thermodynamiciens qui dénombrent de nombreuses erreurs et incohérences dans la théorie conventionnelle ‘biologique’ que leur science permet de corriger. Une fois les recherches effectuées et sa crédibilité assise, l’équipe de scientifiques menée par les professeurs Nikolai Krudyavtsev et Vladimir Porfir’yev présente ses travaux au gouvernement russe qui les valide. C’est sur ces bases que l’Union soviétique découvrira plus tard de nombreux gisements sur son territoire et au Viêtnam.
    A la suite du projet, une quantité impressionnante d’études fut publiée par le corps scientifique dans les journaux soviétiques, mais aucune ne fut traduite en anglais. Seul Thomas Gold, un astronome américain d’origine autrichienne qui parlait couramment russe s’intéressa à la théorie abiotique jusqu’à en devenir l’un des adeptes les plus fervents. Cependant, malgré les années de travaux menés pour vérifier son postulat et malgré les résultats probants rapportés par les scientifiques, elle reste encore aujourd’hui impopulaire et dénigrée. Les arguments implacables semblent, sous plus d’un aspect, déranger le jeu stratégique et financier qui s’opère actuellement à l’échelle mondiale. Enfin, la théorie russe vient de donner un sursis au ‘Pic pétrolier’
    Les russes ont effectivement trouvé du pétrole dans le secteur de la mer caspienne, à partir de roches cristallines (des roches issues du magma). Or, la théorie fossile affirme que seuls les terrains sédimentaires sont susceptibles de contenir du pétrole. Pourtant, beaucoup de gisements présentent cette géologie : celui du bassin de Dnieper-Donets et celui du Tigre Blanc, au Vietnam (une région qui fut longtemps considérée comme stérile par les Etats-Unis). En Sibérie occidentale, 90 % des champs qui ont été découverts produisent leur pétrole partiellement ou complètement à partir de la roche cristalline. Actuellement des projets de prospection sont menés en Azerbaïdjan, au Tatarstan et en Sibérie orientale dans des régions géologiquement similaires.
    Afin de prouver l’origine abiotique du pétrole, Thomas Gold est parvenu, il y a 20 ans, à convaincre le gouvernement suédois de forer à plus de 5 km de profondeur dans le granite cristallin du cratère qui fut formé par l’impact de la météorite Siljan. Le forage, réalisé entre 1986 et 1993, a révélé la présence de pétrole brut, plus précisément, 80 barils furent extraits. Cependant, l’expérience se révéla très coûteuse et peu rentable et s’acheva à ce stade bien que Gold fut certain d’y trouver davantage de pétrole, plus en profondeur. Très controversée, cette tentative est encore partiellement, mais fortement dénigrée et réfutée par les défenseurs de la théorie fossile qui expliquent l’existence de pétrole brut dans la roche cristalline par la présence de terrains sédimentaires à quelques kilomètres des gisements.
    Déjà, pour estimer la quantité de pétrole présente dans le manteau, on peut se baser sur la quantité de carbone que contient ce dernier. La terre fait 6000 milliards de milliards de tonnes. Si le carbone ne représente qu’entre 1 % et 5 % de cette masse, ça fait déjà entre 60 et 300 milliards de milliards de tonnes de carbone. Si 10 % de ce carbone est présent dans le manteau sous la forme d’hydrocarbure, ça fait entre 6 et 30 milliards de milliards de tonnes d’hydrocarbures (gaz, mais probablement surtout pétrole). Si on peut récupérer ne serait-ce que 10 % de ces hydrocarbures, ça ferait entre 600 millions de milliards et 3 milliard de milliards de tonnes de pétrole récupérables. Bref, on aurait du pétrole pour entre 200 millions d’années et 1 milliards d’années. Si c’est 1 % de récupérable, ça fait entre 20 millions et 100 millions d’années. Si le carbone ne représente que 0, 3 % de la masse de la terre, comme pour soleil, alors, on aurait pour 6 millions d’années de consommation.

    On peut aussi faire des estimations par rapport à la quantité de charbon estimée officiellement. On estime officiellement les réserves de charbon à 10.000 milliards de tonnes (dont 9.000 non récupérables, mais ce n’est pas important ici).

    Déjà, si le charbon est d’origine abiotique, on peut penser qu’il y en a sans problème 10 fois plus que les estimations officielles (pas forcément récupérable) : soit 100.000 milliards de tonnes.

    Dans la mesure où le charbon est une trace du pétrole qui serait arrivé à proximité de la surface, il est clair qu’il y a beaucoup plus de pétrole que de charbon. Donc, on peut estimer sans aucun problème la quantité de pétrole dans le manteau à minimum 1000 fois plus, donc 100 millions de milliards de tonnes. Bref, il y a dans le manteau au moins 600.000 fois plus de pétrole que l’estimation faite officiellement. Si on peut en récupérer au moins 10 %, ça fait 3 millions d’années de consommation au rythme actuel. Si c’est 1 % de récupérable, ça fait 300 milles ans de consommation.

    Bref, ce n’est pas demain que le pétrole manquera, mais dans des centaines, des milliers ou des dizaines ou des centaines de milliers d’années, voir des millions d’années.
    Ghawar en Arabie saoudite, le plus grand gisement du monde d’une superficie plan de 6000 Km2, la hauteur de la roche magasin est de 160 m en moyenne, il a été découvert en 1948. Il fournit la plus grande partie du pétrole de ce pays. Ce champ aurait une capacité de 55 milliards de barils, sa moitié a été déjà extraite. Il produit actuellement 5 millions de barils/jour, ce qui donnerait 11 000 jours de production. Ses réserves sont d’un secret suspect. Néanmoins, des doutes commencent à se faire jour quant aux possibilités futures de ce gisement, et notamment ses réserves ultimes. Ces doutes ont été formulés récemment par un analyste financier, Matthew SIMMONS, un consultant texan selon lequel les réserves saoudiennes sont surestimées de 45% (6050 jours de production). Comme tous les pays arabes, ce royaume est un pays non démocratique permettant à certaines personnes incompétentes d’accéder à des postes clés !
    Ce qui est certain, c’est que sans l’application intensive des techniques de dopage des gisements (injection d’eau + forage horizontal), Ghawar produirait beaucoup moins et son déclin n’en sera que plus rapide. Il a fallu un cube de 50 Km3 de coté de restes fossilisés de dinosaures (en supposant une transformation à 100%) pour que la nature fabrique les 55 milliards de barils de pétrole de Ghawar, sur une surface limitée de 6000 Km3. En supposant qu’un m3 de dinosaure fossilisé représente 10 fois le volume d’un dinosaure vivant on aura un cube de 500 Km3, soit une couche compacte de 83 m de hauteur de dinosaures, chose qui me parait ridicule ?
    De plus, un simple calcul de la quantité totale potentielle d’hydrocarbures contenu dans les couches sédimentaires de la surface terrestre montre qu’il y eu trop peu de matériel fossile pour fournir les volumes de pétrole extraits durant tout le 19ième et le 20ième siècle. Un biologiste de l’Université américaine de Utah, Jeffrey S. Dukes a calculé que produire 1 litre de pétrole nécessitait 23, 5 tonnes de détritus organiques. Le chercheur a également établi qu’il aurait fallu 400 fois la biomasse présente en 1997 sur la terre pour satisfaire la consommation mondiale d’hydrocarbures cette année là. Multiplié par le nombre d’années de production pétrolière, le volume devient incroyablement immense, une année équivalant à 4 siècles de déchets de plantes et d’animaux. Conjugués à d’autres éléments de la science moderne, les probabilités pour que le pétrole soit d’origine fossile s’amenuisent : l’atmosphère contenait plus d’oxygène à l’époque des dinosaures, ce qui implique une décomposition beaucoup plus rapide des organismes morts tandis que le processus de sédimentation se faisait de façon extrêmement lente. En d’autres termes, les plantes et les animaux morts restaient soumis aux conditions atmosphériques pendant une longue période. Or, s’il l’on se réfère au cycle du carbone, cela suppose que si les végétaux et animaux n’étaient pas rapidement enterrés sous les couches de sédiments, leurs restes étaient soit ingérés par des organismes vivants plus petits, soit évacués sous forme de gaz dans l’atmosphère. Seule une minuscule quantité de résidus a donc pu être transformée en hydrocarbures. L’origine fossile du pétrole semble dorénavant tenir beaucoup plus du miracle que du postulat scientifique.
    De nombreuses expériences réalisées en laboratoire ont confirmé qu’il est possible de produire du pétrole à partir des minéraux. Par contre, pas une seule goutte n’est parvenue à en créer à partir des matières végétales et animales. Et en fait, pour reconstituer le grand gisement pétrolier du monde Ghawar (en Arabie saoudite). C’est un fait connu des scientifiques et, pourtant, la théorie ‘abiotique’ reste systématiquement dépréciée bien que des incohérences majeures persistent chez sa rivale. L’une d’elles se rapporte aux conditions dans lesquelles le pétrole est sensé s’être formé. Selon la théorie officielle, le phénomène de sédimentation des restes biologiques aurait provoqué l’augmentation de la température et de la pression dans la roche-mère, ce qui aurait permit à la matière organique de se transformer en kérogène. La roche aurait ensuite atteint au minimum 50°C pour que du pétrole puisse être produit. Les géologues soviétiques affirment que ce processus est absolument absurde car il est formellement impossible que le pétrole se soit formé dans les couches sédimentaires puisque celles-ci se situent entre 500 m et 4 km de profondeur et, à cette distance, les conditions de pression et de température ne permettent pas aux restes de plantes et d’animaux fossilisés de se transformer. Du pétrole a d’ailleurs été retrouvé à plus de 6 km de profondeur, c’est-à-dire là où il n’y aurait pas dû y en avoir si l’on s’en tient à la version communément admise.
    Conclusion
    Donc, il est évident qu’il est hors de question, pour les Etats impériaux et les compagnies pétrolières, que le reste du monde apprenne qu’il y a du pétrole en quantités gigantesques un peu partout. Donc, ils vont évidemment faire un black-out total sur la théorie du pétrole abiotique. Qu’importe l’origine du pétrole, l’essentiel qu’il soit disponible pour que l’homme s’en servira ? Que deviendra t-il notre pétrole ‘biologique’, si chaque pays produit en abondance son pétrole ‘abiotique’ ?

    Expert en énergie Biographie (la fin de l’âge d’or)
    Algerian Society For International Relations

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