Célébré en France, le cinquantenaire de la mort d'Albert Camus fait un "flop" en Algérie. Les initiatives rendant hommage à l'écrivain Prix Nobel de littérature, né sur la côte est algérienne, près d'Annaba, sont rares et divisent les intellectuels. Un texte, baptisé "Alerte aux consciences anticolonialistes" circule auprès des éditeurs, universitaires et journalistes pour dénoncer la "fête camusienne", synonyme, aux yeux de ses auteurs, d'une "réhabilitation du discours de l'Algérie française".
Diffusée par Mustapha Madi, directeur de collection aux éditions Casbah, la pétition dénonce la Caravane Camus, un projet de Sabah M'Rakach, psychologue et fondatrice de la société Sab Solutions, en association avec le français Guillaume Luchelli.
Sept villes, dont Alger, Annaba, Tlemcen ou encore Oran, devraient accueillir des manifestations autour de Camus. Sollicité pour son patronage, le ministère de la culture algérien n'a pas encore donné sa réponse. Et les centres culturels français d'Algérie font profil bas, avec une discrète programmation de conférences en avril. " On reste "underground"", concède un diplomate.
L'auteur de L'Homme révolté réveille les passions toujours promptes à s'enflammer sur les questions de mémoire. Les uns célèbrent un grand auteur humaniste témoignant notamment de la Misère de la Kabylie ; les autres voient un écrivain colonialiste, pied-noir, silencieux lors de la guerre d'indépendance. "Sartre aurait posé moins de problèmes", soupire Sabah M'Rakach.
Le débat supplante les clivages arabophones- francophones. "Si vous voulez vraiment lire L'Etranger, Le Mythe de Sisyphe (…) alors faites preuve de discrétion, allez les lire à l'abri des regards", a ironisé, vendredi 19 février, le quotidien arabophone El Khabar, en condamnant les "objecteurs de conscience et les gardiens du temple qui font en ce moment la chasse à tous ceux qui lisent Camus". "C'est une bataille de la génération des plus de 50 ans, les jeunes ne connaissent pas Camus", souligne le sociologue Abdenasser Djabi. Destinataire de la pétition, cet universitaire a refusé de la signer. "Ce n'est pas facile de défendre Albert Camus en 2010, du fait de l'arabisation de la culture et des petites guéguerres avec les Français", ajoute-t-il.
Isabelle Mandraud (envoyée spéciale à Alger)
Article paru dans l'édition du MONDE du 21.02.10




SONATRACH. Corruption ???? Où on est ???? Camus importe peu. Il prèfère sa mère à la justice !!! Moi, je prèfère mon Pays sur n’importe quelle autre chose !! Dites-nous quand est ce que les connards de SONATRACH vont payer et quand est-ce que les oranges redeviendraient à 30 DA le Kilo !! Voilà ce qui intéresse le peuple !! Vous plaisantez !! Parlez-nous de Chakib and Co et non de Camus !!!
Voilà l’affaire Sonatrach est devenue un banal fait divers. Au lieu de mettre la pression sur ces vampires qui ne nous gouvernent pas On laisse passer
l’orage. Mister Chakib va trouver d’autres larbins et la populace sera satisfaite. La vache des orphelins va engranger cette année près de 50 milliards même en
puisant 10% le trou ne sera pas très visible et puis n’avons nous pas l’habitude.
Avec Feghouli on sent qu’on va s’amuser. Demandez à sa femme qui l’a découvert dans son bureau de la direction générale suite à un appel anonyme (de quelqu’un d’honnête ) avec sa secrétaire en train de satisfaire sa libido. Après avoir ameuté tout le siège madame a été bombardé directeur.
Vive la république.
C’est dommage que l’initiative de Mme M’Rakech n’ait pas obtenu le succès qu’elle mérite, mais cela ne m’étonne guère !!! L’Algérie de 2010 dénie à tous les pieds noirs le droit de se proclamer partie intégrante d’elle… Elle préfère se tourner vers les moyens orientaux, rappelez vous la mascarade d’Alger capitale de la culture arabe !!! Mon Dieu que j’aime ce pays, mais combien je suis triste de devoir le quitter un jour car je ne supporte plus la manière dont il rejette tout ce qui ne rentre pas dans le moule arabo machin.
Belkhadem : arabisation totale de l’université algérienne
Les Algériens ne croient plus que la solution à la crise que vit le pays vienne du FLN. Pourtant, les responsables de l’ex-parti unique continuent d’asséner des déclarations affligeantes qui finissent de déboussoler des citoyens déjà durement éprouvés par les années de terrorisme. Abdelaziz Belkhadem invente le concept de « sécurité linguistique », au moment où les Algériens ont besoin de sécurité tout court. Il lance une charge contre les francophones qu’il accuse d’attenter à la langue du Coran et ne trouve rien à dire contre l’islamisme armé qui a incubé sous le règne FLN et qui continue de tuer les citoyens par dizaines.
Il monte les Algériens les uns contre les autres, invoque la ouma, la langue sacrée et d’autres thèmes qui ont le seul effet de provoquer d’autres fractures au lieu de les refermer. La diversion est grossière, vu la crise sourde que vit actuellement ce parti inconsolable après avoir été écarté des leviers du gouvernement. Les déclarations du secrétaire général du FLN, et non moins représentant personnel du président de la République, lors de l’ouverture de l’université d’été de ce parti, dimanche dernier, à Blida, attestent que la nomination de ce « national-islamiste » à la tête du gouvernement en mai 2006 a été une authentique forfaiture.
On peut parler de Sonatrach, des oranges et de Camus! Chacun y va de son interdiction, non à ceci, non à cela, au nom de quoi SVP. Et ça se dit des Intellectuels, des inconnus qui veulent faire parler d’eux, l’aubaine, l’ultra nationalisme à retardement, tiens cela me rappelle une certaine cabale contre la venue d’Enrico Macias. Triste.
Bonjour,
L`arabo islamisme est plus fort que jamais. apres le terrorisme arme voici pluis grave et efficace le terrorisme intellectuel, plus fort que jamais grace a la lachete ambiante et la complicite des autres: apres les juifs, la bible, les amoreux sur le banc public, voici camus victimes collaterale de l`identite IMPORTEE. Question a tous les "intello": Peut on accepter et capituler davant ces hordes?
Mmouloud
Cette vision de Camus ne fait que révéler le complexe d’infériorité de ceux qui la partagent.
même si Camus préférait sa mère à la justice, il n’était pas insensible au malheur des indigènes. Il avait d’ailleurs donné son avis sur l’algérie en pronant une égalité des droits entre tous les citoyens de ce pays ainsi que la récupération de toutes les terres confisquées par les colons aux algériens.
En revanche il avait dit que l’algérie devait rester française faute de quoi le pays serait définitivement perdu.
Force est de constater que 48 ans après l’indépendance CAMUS avait mille fois raison.
réponse à Douce france. Qui est Albert Camus? que sigifie pour vous la France? etes vous Française.Pourquoi vous porter ce pseudo par mépris à l’Algérie ou à vous-meme? Et qu’attendez vous pour les rejoindre tes chèrs français et françaises? ou c’est leur démocratie qui vous fait parler ainsi. Hélas peut-etre vous ne connaissez meme pas l’histoire de ce cher pays pour lequel des milliers de personnes ont donné leur vie pour que tu vives libre et indépendante et grace à ceux-là meme qu’aujourd’hui tu lis et écris pour leur rendre monnai de leur pièce frappée du mot"liberté". Vous défendez les pieds noirs qui ont fait de ton peuple des esclaves, des cobays pour l’essaie de leur armement du napalm au nucléaire. Ont-ils eux oublier les Allemands qui en font parti aujourd’hui tous deux de l’union europeenne: Les juifs ont-ils oublié ce qui ont enduré durant la seconde guerre mondiale. Pourquoi nous on oubli si vite en l’espace de quelques années les pieds noirs, les harkis, les juifs soudain deviennent pour nous les victimes à qui on doit demander pardon, leur rendre ce qui est notre terre et notre du.Pourquoi ils nous ont pas rendu ce qu’ils nous ont volé durant plus de 130 ans( bétail, blé, orge, fruits, légumes, minerai etc… pourquoi n’ont-ils pas indemnisé les parents des chouhadas qu’ils ont massacré. Qui était le colonisateur? et voilà c’est la victime maintenant qui pleure les coups de son bourreau et si c’est ainsi si vous désirez y recevoir la seule issue qui vous reste c’est de joindre ta douce France et bon vent.PS/N’oubliez pas de prendre avec vous Mme M’RAKECH et ceux qui sont de la meme graine que toi. Merci de la commission.
Des algériens s’attaquent à Djemel Slimane .Des sources médiatiques ont révélé que les algériens ont lancé une campagne sur Internet contre l’acteur Syrien, Djamel Slimane, et appelé à l’écarter du feuilleton « la mémoire du corps », inspiré du roman de l’écrivaine algérienne « Ahlem Mestghanemi », et réalisé par Nadjdet Anzour, et dans lequel, ledit acteur soutient la résistance algérienne contre le colonialisme Français. Dans leur campagne appelant à boycotter l’acteur syrien, les algériens ont justifié que cet acteur soutenait la revendication des égyptiens appelant l’Algérie à s’excuser pour les événements d’Oum Dermane où l’Egypte a prétendu que les égyptiens ont été agressés par les algériens.
Le pouvoir en place veut nous imposer jusqu’à notre façon de percevoir l’intellectualisme ! Voici un texte que j’avais rédigé suite à une intervention de Yasmina Khadra sur Camus. Je vous en laisse juges: De «l’Absurde» du grand Camus aux petites absurdités de Yasmina Khadra.
Comme à son habitude, c’est avec un ton de «Moi-Je-Me-Me» soutenu, fâcheux et irritant (à croire que le terme «humilité» n’existe pas dans certaines éditions du dictionnaire) que notre intellectuel national nous livre ses appréciations sur la vision qu’avait Albert Camus de l’Arabe. Il est pour le moins agaçant, voire chagrinant, qu’on lui attribue ainsi, avec autant de légèreté, des positions scellées, étiquetées, certifiées, et délivrées, à l’image de ce titre incisif «l’Arabe ne comptait pas à ses yeux».
Je dois admettre qu’à la lecture de l’article de Yasmina Khadra, pendant de longs moments de flottement, la considération que j’avais pour Camus avait subi de sacrés assauts, car comment concilier l’admiration que l’on porte à un écrivain avec l’idée intolérable que dans son référentiel de pensée vous n’existiez même pas? Pour en avoir le cœur net et me faire ma propre idée, il ne restait plus qu’une solution; celle de replonger dans «l’Etranger» que j’avais lu aussi, au cours des années de Lycée (celui là même que fréquentait Camus, moins d’1/2 siècle auparavant). Grand bien me fît, car une telle relecture vous fait réaliser rapidement pourquoi Camus, lui même, avait classé cet ouvrage dans la série des œuvres de l’Absurde. Absurde qui avait pour source le fossé infini qui séparait sa perception de la société, avec ses règles contraignantes, bien souvent malveillantes, d’un monde idéal de liberté, d’égalité et de fraternité: «fracture entre le monde et mon esprit» écrivait-il par la suite. Fracture que ne semble décidément pas ressentir notre intellectuel de service, lui qui se confond corps et âme avec les tenants illégitimes d’un pouvoir absolu.
Dans l’Etranger, l’absurde nous interpelle en permanence. D’ailleurs, on s’attache moins aux personnages de l’histoire qu’aux messages universels que les interactions mécaniques entre les hommes véhiculent, à l’évidence souvent absurdes. Le personnage principal se détache de façon radicale des sentiments humains ordinaires. Sa vie semble réglée avec la précision d’une horloge gigantesque dont les rouages infernaux le happent pour le broyer sans mesure dès la mort de sa mère jusqu’à sa propre condamnation à mort. Même les instants de bonheur furtifs ne semblent être là que pour jouer le rôle de courroie de transmission à ce cheminement infernal. Cette précision échappe à tout contrôle, et chaque étape ne semble obéir qu’à une seule loi: celle du hasard. Et c’est bien là que réside une grande part de l’absurdité de l’histoire, car hasard et précision sont deux notions que tout devrait opposer. Dans l’Etranger, au contraire, elles font bon ménage, sur le dos de Meursault, le personnage principal. Ce dernier se retrouvant victime d’un concours de circonstances absurdes qu’il ne comprend pas lui-même (Meursault n’est il, d’ailleurs, pas l’anagramme de Meurs sot ?).
Dans cette concomitance, incitatrice d’une complicité démoniaque, entre deux entités opposées mais que l’Absurde mélange avec (in)cohérence, l’Arabe (dans ce monde doré du colon) représente la facette proéminente du jugement incongru de l’homme sur autrui, celle de la peur de l’autre, cet autre que l’on ne connaît pas mais dont la différence de teint ou de comportement suffit à éveiller en nous des sentiments de suspicion qu’un certain niveau d’Absurdité conjugué à des événements inéluctables peut entraîner dans une spirale démentielle de réactions incontrôlables, jusqu’aux limites de l’humainement supportable: le meurtre.
C’est cette même absurdité qui déclenche ce geste instinctif de la mémère, qui agrippe son sac de façon farouche, dans la rue ou au supermarché, dès qu’un basané se profile dans son angle de vision. C’est cette même absurdité, cette peur de «celui qui ne nous ressemble pas» qui est la cause de tant de drames collectifs et individuels aux quatre coins de la planète. Cet autre Tutsi pour l’Hutu, Cet autre Juif pour L’Arabe, Cet autre Arabe pour le Juif, cet autre « Kafer » pour le "Moumen", ,. etc. Tous ces "autres" que l’Absurde oppose aux "uns" en permanence pour ne jamais les réconcilier.
Dans l’Etranger, le terme Arabe, même si l’on est, au premier degré, tenté de lui attribuer un sens péjoratif primaire, il n’en demeure pas moins qu’il désigne avant tout cet autre, cet Etranger, que l’on ne connaît pas, ce grain de sable dont tous les signes indiquent qu’il n’est là que pour perturber la quiétude du long fleuve tranquille de la vie de simples "bonnes-gens", retranscrivant ainsi l’atmosphère de méfiance qui prévalait envers l’Arabe à l’époque coloniale. Méfiance qui semble, d’ailleurs, traverser les époques sans subir la moindre atténuation, au sein d’une certaine descendance, bien au contraire. Ce parfait inconnu, avec qui aucun échange de mots avec son assassin et son compère, n’est mis en avant pour nous renseigner sur ses motivations profondes, sinon qu’il semble vouloir laver l’honneur bafoué d’une sœur aux mœurs douteuses, et qui surgit dans la vie du personnage pour affiner les paramètres ultimes du destin de ce dernier.
N’est ce donc pas pour mieux le faire exister que Camus fait de l’Arabe, cet autre que l’Absurdité des hommes transforme en personnage de peur? Cette peur amplifiée par le reflet aveuglant d’une lame de couteau, au point que seul le recours à une pression sur une gâchette réconfortante peut l’en exorciser et le libérer avant de se laisser entraîner par d’autres démons qui se chargeront de finir le travail par des balles assassines? N’est ce donc pas pour mieux mettre en relief cet "Absurde" universel que Camus utilise l’Arabe en lieu et place de Kaddour, Moh, ou Chaâvane ? Et à ce niveau, avoir résumé l’Algérien au seul terme d’Arabe, comme le suggère notre intellectuel national, ne fait que renforcer son statut d’opprimé et d’ignoré pour mieux en dénoncer le caractère Absurde. L’absurdité atteint le summum de la bêtise humaine dans le recul même que Meursault développe envers son geste, puisque ce crime ne semble pas le perturber outre mesure. Il se focalise d’avantage sur son propre destin que sur son geste ignoble, qui ne l’empêche pas de dormir, au sens propre comme au sens figuré. D’ailleurs, personne, pas même l’aumônier, n’arrive à lui extraire le moindre sentiment de repentir. C’est comme si, dans ces limites de l’absurde, on lui reprochait d’avoir abattu un chien. L’assassin se recroqueville alors sur lui même pour mieux dire m…..à la société qui ose le condamner pour si peu. D’un autre côté, lui seul sait qu’il n’a pas l’âme d’un assassin et que seul le hasard est à blâmer pour son geste. Et pour cela aussi, il dit m….à cette même société, incapable de décoder de façon juste cette fatalité qui s’acharne contre lui, et qui le condamne sans pitié. Il en vient même à ressentir une espèce d’empressement à se donner en pâture à des spectateurs en mal de sensations fortes afin qu’il puisse lui-même, en retour, bien jouir de cette haine dont il est l’objet, le jour de son exécution. Que de dilemmes donc dans cet Etranger dont la lecture vous entraine irrésistiblement dans un travail de rétro-inspection et d’interrogations profondes sur certains mécanismes de fonctionnement de la société. Et c’est bien pour cela que toute appréciation expéditive du style "l’Arabe ne comptait pas à ses yeux" est malencontreuse et surtout maladroite de la part d’un écrivain qui se proclame héritier de Camus.
Quant à son "Algérianité", contestée ça et là, si l’on se réfère au droit du sol, Camus n’était pas moins Algérien que d’autres, puisque né en Algérie. Si l’on se réfère au droit du sang, il faudrait certainement convoquer tous les occupants qui se sont succédés au Maghreb; Des Phéniciens aux Romains, des Romains aux «Roumis», en passant par les Turcs ainsi que ceux qui se sont invités chez nous pour nous transmettre un certain message de paix, malheureusement contenu dans une enveloppe piégée qui retarde son ouverture depuis de longs siècles, afin d’établir une cartographie génétique complète du pays qui puisse conférer cette "Algérianité" tant convoitée aux "uns" et la retirer aux "autres", avant d’oser renier celle de Camus.
N’est ce pas aussi au nom de cet absurde Universel que les "uns", en mal de reconnaissance unanime, cherchent à tout prix à salir les "autres"? Il est urgent de relire ce Chef d’œuvre encore une fois pour l’appréhender à sa juste valeur, et réaliser enfin que "l’Arabe" représentait bel et bien pour Camus sa facette d’intellectuel torturé et de révolté permanent, face à ce monde insensé, contrairement à ceux qui ne cessent d’afficher un regard méprisant ("gaga-isé" par leur réussite) face à la détresse du monde en général et de l’Algérie en particulier. Un intellectuel est un éternel tourmenté Monsieur Khadra! Un intellectuel ne se complaît jamais dans une situation de confort au point d’oublier tout le reste, les laissés pour compte de ce monde incohérent. Un intellectuel ne s’acoquine jamais avec un pouvoir assassin, Monsieur Khadra! Un intellectuel ne se range jamais du côté des "haggarines", Monsieur Khadra !
A cet égard, j’ai le regret de vous dire, au nom de nombreux "Mahgourines" d’Algérie ou d’ailleurs (je ne m’arroge point le droit de tous les représenter), qu’en Camus on se reconnait bien, pas en vous!
J’en profite pour saluer la décision noble des enfants Camus pour leur refus de récupération politique de leur père en ne donnant pas l’aval pour son transfert au panthéon. Ce transfert, s’il venait à avoir lieu, cantonnerait son appartenance à des frontières géographiques et politiques réductrices, bien contraires au message universel que toute son œuvre véhicule.
Même si d’aucuns s’érigent avec impertinence en héritiers autoproclamés, l’héritage intellectuel de Camus n’appartient ni à Sarkozy, ni à Bouteflika, encore moins à Yasmina Khadra, qui pousse le ridicule d’appréciation jusqu’à le reléguer au simple rôle de maraudeur dans des vergers qui lui appartiendraient désormais de façon indiscutable, au même titre que l’Algérie toute entière ne semble plus appartenir qu’à la seule petite famille révolutionnaire.
L’héritage intellectuel de Camus appartient à tous ceux qui sont nés quelque-part juste pour se retrouver par hasard derrière des barreaux forgés avec une précision d’horlogers par tous les bourreaux de l’humanité.
Bouteflika et sa clique en font partie, et, de par son acceptation à la tête du CCA, quoiqu’il en dise pour s’en défendre, Yasmina Khadra se rend indéniablement coupable de complicité MORALE que l’histoire jugera.
Et, ce n’est certainement pas le grand Camus, que l’on décrie à tout va, qui aurait prêté allégeance à un pouvoir perfide, sans foi ni loi.
Kacem Madani
Pourquoi réduit-on tout Camus à la seule philosophie dépassée, d’où il s’est lui-même éloigné, contenue dans L’Étranger, très réductrice de toute la grandeur de sa vision de la vie et de l’Algérie ? Pour bien comprendre la dimension et tous les contrastes de la personnalité de Camus, il faut éviter le raccourcis, la précipitation à la condamnation pour cause d’un seul « défaut, et encore! » glissée dans cent qualités! Réduire toute sa complexité à la seule problématique de Meursault, c’est tomber fatalement dans un subjectivisme intellectuel des plus coupables et douteux à vouloir le figer à jamais dans le séquestre d’un Mythe de Sisyphe fatal. Faut-il rappeler, Messieurs Dames, que l’Étranger fut écrit en 1942 et qu’après le « cycle de l’absurde », notre écrivain s’engage dans celui de « la révolte et de la solidarité » admirablement signifié en 47 dans La Peste et bien d’autres œuvres remarquables telles que l’État de siège, Les Justes, L’Homme révolté, … Est-il, également, utile de nous rafraîchir notre mémoire trop sélective, selon l’opportunisme du moment, que La Chute, en 56, consacra définitivement la rupture de Camus et son éloignement de la notion d’existentialisme, de cet Absurde, finalement, infructueux, car négationniste de la dialectique historique non recommencée porteuse de l’espoir des peuples. En 1942, l’Algérien Albert Camus n’avait que 29 ans! Entre cette époque de toutes les interrogations des justes sur l’avenir de l‘humain( Seconde Guerre mondiale) et 1957, année de sa consécration au Prix Nobel, il y a encore 15 autres années que, si elles paraissent insignifiantes pour le commun que nous sommes, elles sont une éternité de révolutions et de perpétuels renouveaux faits dans l’esprit de notre Philosophe. Alors, toutes ces considérations anachroniques de pseudo nationalistes de dernière minute, à propos de Camus, véhiculant des « douceurs » mais dans un langage empoisonné, à la limite même d’un racisme revanchard sournois telle que celle de YK, ne sont qu’une piteuse tentative à croire élever de leur personnalités en rabaissant celle des Grands. A signaler que Camus n’est pas le seul à passer sous le prisme de ce nationalisme de Perlimpinpin. Avant lui, l’on a même spéculé pour décider de l’Algérianité ou pas de Kateb Yacine et de Mouloud Mammeri. Mais après leur mort bien sûr, comme d’habitude!
Merci M. KM pour votre démonstration qui nous incite à nous replonger dans l’oeuvre de Camus. Oui, c’est un écrivain de grande facture, qui touche à l’universalité. C’est aussi, du le peu que j’en connais, un homme d’une grande humilité qui est resté lui-meme, simple et de condition si modeste. Les honneurs du succes ne lui ont pas fait tourner la tete. A cet égard tous les "mahgourines" se reconnaitront volontier en lui. On peut juger aux dires de sa propre fille et de sa famille en qui on pourrait aisément reconnaitre nos modestes familles. Non, Camus ne pouvait etre récupéré en effet. Il a exprimé à sa manière l’absurdité du monde où il a vècu, ses contradictions, ses peurs etc. ainsi que vous l’écriviez si bien.
pourquoi pas une Année de Kateb Yacine ou de mouloud Mammeri ?!!!de saint augustin, de mouloud Feraoun, de mohamed Dib, de ETC?
l’Algérie a ses écrivains qui l’ont défendue!!!
sinon le prix Nobel n’est q’un prix Imérialiste meme obama a son prix de la paix tout en envoyant des soldats en Afghanistan
@amirouche ait hamouda.En guise de réponse je ne vous dirais qu’une chose, vous feriez mieux de changer de pseudo, le Colonel Amirouche n’aurait pas admis qu’on utilise son glorieux nom pour balancer des bêtises du genre"pour que tu vives libre et indépendante" dans ce pauvre pays martyrisé qui n’est ni libre, ni indépendant … Il me semble que vous êtes seul à ignorer cet état de fait!!!Réveillez vous et battez vous pour être digne du Colonel au lieu d’avaler et ensuite recracher sur ce forum, les grosses couleuvres du fln post 62…allez chiche!!!
Oui pour le tout CAMUS, le philosophe, le journaliste, écrivain. Vous voulez faire de lui l’algérien qu’il n’a pas voulu être. Camus est français et c’est a ce titre qu’il a eu le nobel. Kateb (NEDJMA) est le vrai Nobel Algérien. Regarder Kateb un juste qui est pour la justice et la liberté et laisser camus a sa mère. Que peut on attendre de quelqu’un qui n’aime pas la justice. D’autres ont repris cette phrase de camus comme faire-valoir pour des projets malsains.
Je disais en d’autres circonstances que Camus ne pouvait être algérien .Pour moi cela tombait sous le sens .Nos domaines de définition se rapportent malheureusement à la race et à la religion. Bien sûr ça et là quelques résistants lancent des barouds d’honneur qui se perdent dans les clameurs outrées des gardiens du temple : Il faut empêcher les débats, à tout prix. Je ne suis pas surpris qu’une initiative telle que la caravane soit mise sur le compte de la « réhabilitation du discours de l’Algérie française ». Il y a cependant des mots sur lesquels il faut savoir s’attarder : Réhabilitation. Un discours tenu par des colons à des moments précis de l’histoire d’Algérie. Il faudrait donc croire qu’à un moment de l’histoire il y avait un fondement juridique ou moral à ce discours .Absurde, évidement. Un absurde qui a déjà fait sa moisson macabre, pourtant .Djaout aura eu le droit à un très lapidaire « il écrivait en français » qui visiblement justifie tous les meurtres. Aujourd’hui post mortem, Camus fait tressaillir de peur des hobereaux qui sur les gueux que nous sommes exercent, au nom de cette race et de cette foi enfin retrouvée, ce pas franchi avec allégresse dans l’injustice. Nous pourrions suggèrent ils hisser haut l’étendard de la Marianne parce qu’il nous plait de croire que cette terre d’Algérie puisse enfanter du génie, fusse t-il celui de l’Autre. Et d’ailleurs qu’est ce l’Autre dans notre cas ? Et qui est l’Etranger au bout du compte ? Un Etranger qui se comporte comme tel ou celui (lire le commentaire de K.Madani) qui dans un plaidoyer d’une incroyable fourberie va se refugier chez l’Autre en jurant ses grands avoir fait sien ce dont Camus n’a pas voulu. Car, en définitive, au nom des réappropriations en tous genres, on exclue, on tue, on jette l’anathème, on stigmatise…C’est un peuple de « réhabilités » qui « déshabilite » les autres, qui tripatouille l’histoire, qui exhume des mémoires au gré de leurs humeurs…Boudiaf ressurgit de l’opprobre dans lequel le système l’a confiné pour devenir Père de la nation, avant qu’un chargeur ne le renvoie dans l’oubli. Un chargeur isolé conclue t’on avant de revenir sur cette décision et de sous entendre que l’homme seul serait le bras armé d’une conspiration…Ceci pour dire que la valse des icones risquent encore longtemps d’alimenter les paranoïas. Camus est au panthéon de la pensée humaine même s’il ne rejoint pas le Panthéon. Que son regard ait glissé sur nous où qu’il ait eu une idée différente de la liberté est secondaire. Je crains que dans ces batailles idéologiques le souci fondamental ne soit que le nombril. Et je trouve malheureux que cinquante années plus tard on en soit encore à réclamer le regard compassé de ces tutelles qui ne disent pas leurs noms. Surtout quand on est censé avoir eu gain de cause, quand le dépassement de soi a abouti sur la révocation de rapports iniques. J’ai bien peur que tous ces cris d’orfraies ne soient que les manifestations d’un inconscient collectif qui révèle autre chose que ce qui se dit. Il est peut être temps qu’une engeance rebelle mette le holà, et réhabilite l’idée d’une nation généreuse, ouverte et tolérante. Je lisais un commentaire accablant Madih sous prétexte que ce dernier comptait trop d’auteurs juifs dans ses références. Même l’Eglise catholique aura été moins sectaire qui tout en instruisant le procès en blasphème de Galilée se servait des cartes en loucedé pour le bien de la royauté. J’ai donc une pensée pieuse pour Von Neumann en tapotant sur mon clavier, un regard coupable pour ma bibliothèque qui regorge de noms juifs comme Isaac Asimov, Marx, Lacan, Feynman, Speelman, Kosinski, … Cette digression rien que pour dire à quel point on peut copiner avec l’absurde (sympathie à Madih). Je terminerais en disant que si Camus n’a pas pris parti pour le FLN, il est néanmoins une grande figure de l’anticolonialisme au même titre qu’Aimé Césaire.
« C’est le Diable qui tient les fils qui nous remuent !
Aux objets répugnants nous trouvons des appas ;
Chaque jour vers l’Enfer nous descendons d’un pas,
Sans horreur, à travers des ténèbres qui puent. » Charles Baudelaire
bonjour,
yupanqui a si bien dit les choses a dire…je souhaite simplement ajouter que la mission civilisatrice de l`arabo islamisme specifique algerien mais SOUMIS et SERVILE, car les Maitres, les vrais sont ailleurs, cette mission d`extermination des francophones, juifs. chretiens, laics, democrates, enfin la mission civilisatrice commencee par beni hilal, continuee par ali belhaj et madani et toutes les hordes amnistiees par l« Empereur Biuteflica n`est pas finie. Camus est la nouvelle victime collaterale, mais peuvent ils nous faire oublier le vrai probleme: ce n`est pas dirige contre Camus, car francais aussi, pied noir qui prefere sa mere et patati!! Kateb Yacine aussi a ete victime, rappelons le, l`attitude et propos d`un "intello, ecrivain: du zilzel. demain ce sera Feraoun, puis Dib….a chacun on trouvera bien les raisons de l`exclusion. Triste et lamentable spectacle livre par les clowns pataugeant dans le depotoire et la prison la plus minable que notre pays ait connu.
Mmouloud
le jour ou nous aurons notre année toutes les années des grand Homme aurons car maintenant même l’année de l’algérien et algérienne n’est pas encore lieu alors d’ici la je dirais pardon a toutes et tous les intellectuelle et à l’intelligence car c’est la bête et la bêtise qui gouverne gloire au chouhada vive L
Réponse à Douce France. Il est vrai qu’Amirouche est un grand homme et que moi qui a vécu sous la domination de ta mère suis bien heureux comme je suis pourtant je te jure que je ne touche aucune pension de moujahid et dont je ne suis pas un et si j’ai été tout comme vous à l’université je serai aujourd’hui l’homme le plus heureux du monde mais héla. Amirouche est mon pseudo et y restera et c’est à toi par honneur à tes ascendants dont tu déshonnore avec ton pseudo que tu doit le changer qui n’est que AAR pour toi et pour ton peuple qui a été l’appat et la victime de cette mère que tu glorifie. Mais à mon idée j’ai déjà compris qui tu es et de quelle région tu es et rien ne m’étonne car tes aieux aussi étaient de la meme pate et chez vous on dit " EL AAR EL MA AARAFCH EL ARE."(c’est déshonnorant pour celui qui ne connait pas le désonheur). Quand à me battre contre les fontomes je préfère attendre d’autres Amirouches, Ben M’hidi, Ben boulaid ou Djamila Bouhired car votre génération ne m’inspire aucune confiance ni honneur et n’a pas confiance en sois meme alors pourquoi lui faire confiance et me battre pour elle qui vénère mon bourreau. Bonne continuation.
drean-mondovi, lieu de naissance de Albert Camus, plus grand écrivain de l’Algérie du XXéme siécle :
Cimetière saccagé. Les cercueils visibles sont encore en place, plus ou moins sortis des caveaux. Pas de traces récentes de violation. Certains flottent dans des caveaux inondés. La réhabilitation est pratiquement impossible : cimetière à regrouper. Après ce spectacle, nous constatons que nous avons le cœur solide !! Nous avons eu une pensée émue pour les anciens de Mondovi, et particulièrement pour les parents d’Albert Camus, notre Prix Nobel, lui- même né à Mondovi.
PRIERE DE RESPECTER LES MORTS // MERCI
bonjour.
dire que la petition est initiee par un directeur de collection. encore une usurpation !! belkhadem est devenu premier ministre aussi. au royaume Bouteflica, un chien peut devenir LION. il suffit juste de montrer qu`il est aligne et soumis a l`empereur, pour son 3 et illimite mandat. Mr madi, etes vous a l`aise dans votre fonction: les chiens aboient, la CARAVANE passe meme en zappant le DESERT mental que vous manifestez et representez. TRISTE destin d`un pays qui merite mieux et autre chose que la chienlit. Mmouloud