Coup sur coup, par le tour de passe de passe du cinquantième anniversaire de sa mort, un titre de la presse nationale, se fait de nouveau, le vecteur de la question de savoir si Albert Camus est un algérien et un repère de notre littérature d’expression française. Une intense campagne, – financée par qui ? -accompagnée de visites sur les sites de Tipaza et de rencontres académiques avait déjà essayé de nous imposer cette interrogation entre 2005 et 2007. Le même titre avait porté cette campagne avec beaucoup d’articles dont on peut retenir qu’ils voulaient nous laisser l’image d’un homme déchiré entre « sa mère et la justice », un homme marqué par le tragique mais surtout une homme de cette terre d’Algérie comme si le tragique de ses interrogations reflétait le tragique de cette terre. Pouvait-il ne pas être algérien si son œuvre, ses articles, ses prises de positions, ses tourments réels ou supposés constituaient une image des douleurs et des souffrances de ce pays ? La réponse est déjà dans la question et il ne nous rester plus qu’à nous lamenter sur la conscience malheureuse de cet homme en entretenant la confusion entre l’écrivain et le journaliste ; l’auteur n’étant pas tout à fait le journaliste et même s’il a choisi sa mère en politique, il n’empêcherait que par son œuvre il exprimerait les déchirements de tous les hommes.
Donc, nous aussi, même si dans ses textes il n’arrive même pas à nous nommer, à nous trouver un nom. Vous pouvez répondre qu’il n’est aps algérien et ne peut être considéré ainsi à partir de ses textes et de ses positions politiques. Peine perdue, le fait même de répondre revient à valider la question et votre réponse devient « une opinion » comme les autres réponses. Elle se relativise et entretient le débat. Pire, votre réponse justifie ce débat. C’est la question elle-même qui est vicieuse, orientée et peut importe à ceux qui la porte à bout de bras qu’elle est une injure aux français qui ont choisi de soutenir le combat de la libération et une injure aux algériens d’origine pied-noire qui l’ont carrément rejoint partageant avec nous notre humanité et nos souffrances. Injure, car Camus les a combattu et bien avant qu’il ne sorte son dilemme entre la justice et sa mère. Il a combattu les français qui nous ont aidé en tant que français et dont les figures les plus emblématique restent Francis Jeanson et André Mandouze. Pour Claudine et Pierre Chaulet, Maillot, Yveton, Annie Steiner, les frères Timsit ou Raymonde Peshar, outre qu’il ne le connaissait certainement pas au moment où il écrit sa fameuse chronique du 28 octobre 1955 dans laquelle il s’adresse aux « combattants », ils appartenaient déjà à cette « révolte » algérienne absurde à ses yeux car porteuse d’injustice Ahmed Halfaoui a publié un superbe article sur cet appel dans Les Débats et que le lecteur peut consulter à l’adresse suivante :https://www.lesdebats.com/editionsdebats/231209/culture.htm#1.
«Avant d’en venir, sinon aux solutions du problème algérien, du moins à la méthode qui les rendait possibles, il me reste à m’adresser aux militants arabes. A eux aussi, je demanderai de ne rien simplifier et de ne pas rendre impossible l’avenir algérien. Je sais que, du bord où je suis, ces militants ont l’habitude d’entendre des discours plus encourageants.». quel est à cette époque le discours encourageant que les militants en armes du FLN ont pu entendre ? Il n’y en a qu’un seul : celui de Francis Jeanson qui vient de publier, avec sa femme Colette, « L’Algérie hors la loi ». les cercles parisiens en général lui reprocheront de prendre parti dans ce livre pour le FLN sans souci de la neutralité et sans examiner la position du MNA. Camus ne cite pas Jeanson mais c’est dans les normes de la controverse. Leur opposition n’est aps né cette année 1955. En 1952 déjà Jeanson critique camus pour sa thèse que les révoltes contre l’oppression porte une part d’injustice qui les disqualifie d’emblée et les met sur un pied d’égalité avec l’oppresseur. Cette absurdité de la libération qui débouche sur la négation des libertés Jeanson avait immédiatement vu qu’elle récusait les luttes de libération nationale ( nous sommes en pleine guerre d’Indochine) au vu de leurs résultats supposés. La controverse a été violente et ceux qui s’amusent à trouver des tourments à Camus sur la question algérienne feraient mieux de se souvenir de son hostilité de base à ces luttes d’indépendance en cours ou en gestation. Le choix entre la justice et sa mère apparaît bien au vu de cette chronique comme de ses positions passées qu’il est le dernier recours de la mauvaise foi. Camus était contre l’émancipation des peuples colonisés et sa mère lui a servi d’éluder la varie question qui se posait en 1957 quand il l’a servi aux journalistes.
Les personnes bien intentionnées arguent de l’humanisme de Camus pour en tirer des enseignements, une parenté et une proximité, ou tout simplement une voie philosophique, devraient méditer sur cette opposition Jeanson Camus pour mesurer où se trouve le véritable humanisme. C’est quoi l’humanisme ? Une abstraction qui viserait à penser un homme en général hors de ses conditions historiques ? Le choix aujourd’hui est entre Jeanson qui affirme – et passe à l’action – que les algériens ne sont pas moins hommes que les français en général et les colons en particulier et Camus qui s’est bien accommodé du Code de l’Indigénat qu’il n’a par ailleurs jamais dénoncé nous proposant juste la reconnaissance d’une personnalité arabe. Pourquoi une personnalité arabe ? Serions nous du point de vue humain incapables d’accéder à la catégorie juridique de citoyens français, catégorie qui dans la définition de cette catégorie juridique n’a pas à distinguer les citoyens par la race, la religion, les croyances ou les convictions. Une personnalité arabe c’est forcément un problème pour le droit français : la personnalité arabe c’est la solution pour ceux qui ne peuvent devenir tout à fait pleinement français. Pourquoi, sinon pour des signes ou des marques ou des caractères soit raciaux soit religieux. Mais qui ne peuvent tout à fait s’assumer sans la présence d’une France appelée à corriger quelques injustices comme si la violence et l’injustice étaient une erreur e quelques uns dans le colonat et non l’essence même du colonialisme. Fanon a répondu à cette thèse dès 1952 car c’est la thèse de Mannoni à peine remaniée. Jeanson est anti français, voilà le caractère principal de ceux qui ont soutenu les algériens.
Camus écrit aux algériens pour leur demander de faire : «d’abord, et soigneusement, la différence entre ceux qui soutiennent la cause algérienne, parce qu’ils souhaitent, là comme ailleurs, la démission de leur propre pays, et ceux qui demandent réparation pour le peuple algérien parce qu’ils veulent que la France soit grande aussi de sa justice. ». Jeanson est de ceux qui souhaitent la démission de la France. Si la France ne doit pas démissionner, que lui reste-il à faire ? A défendre sa présence en Algérie, pardi ! C’était le langage de Mitterrand alors ministre de l’intérieur. De quoi, nous prévient Camus ? Qu’il ne soutient ni n’envisage une démission de la France ! Merci pour nos admirateurs de son humanisme. Et s‘il est bien obligé pour nous convaincre qu’il nous parle en comprenant quelques unes de nos frustrations il se trouve ce néanmoins obligé de nous rappeler quelques vérités élémentaires. Cette chronique parait après l’insurrection du Nord Constantinois ou autrement dit de Skikda. Il écrit :
«Les massacres de civils doivent être d’abord condamnés par le mouvement arabe de la même manière que nous, Français libéraux, condamnons ceux de la répression. Ou, sinon, les notions, relatives d’innocence et de culpabilité qui éclairent notre action disparaîtraient dans la confusion du crime généralisé, dont la logique est la guerre totale.»
La répression de 1945 qui a fait 45.000 morts s’est abattue sur qui ? Des militaires, des martiens ou de vrais civils algériens ? Il est vrai qu’on n’en trouve nulle trace dans ses textes comme on ne trouve nulle trace d’une indignation serait-elle formelle du Code de l’Indigénat mais étions hommes, tout simplement hommes, à ses yeux d’ «humaniste » pour mériter les mêmes droits que les pieds noirs . Est-ce un accident ? Pas du tout ! Même en prenant les armes les algériens n’arrivent à trouver un nom dans sa bouche. Il parle de « mouvement arabe ». Il se brûlerait les lèvres à parler de FLN ou à parler d’algériens, comme il se serait brûlé les doigts à donner un nom à ses personnages arabes. L’arabe est l’innomé ; il est l’Arabe une espèce à part, peut-être intéressante et peut-être digne d’un peu de justice qu’il promet de lui procurer à condition de ne pas trop lui casser les pieds avec cette violence disqualifiante. Mais déjà tous les thèmes chers des attaques portées au mouvement de libération algérien et aux mouvements de libération en général sont présents : en utilisant le « crime » ces luttes perdent tout légitimité. Vous avez déjà entendu ou lu cela ? Oui dans des documentaires et des romans ! Mais déjà en 1959 Fanon répondait à ces critiques dans son introduction à « L’an V de la révolution algérienne » et sa réponse concernait aussi Albert Camus. Mais pourquoi célébrer Jeanson et Fanon et qui organiserait un lobbying pour ces deux personnalités ? Et camus est clair, très clair sur cette question de légitimité : « Telle est, sans doute, la loi de l’histoire. Quand l’opprimé prend les armes au nom de la justice, il fait un pas sur la terre de l’injustice.».
Tant pis pour ceux qui nous le présentent comme algérien.Cette question d e l’algérianité de Camus n’est pas seulement vicieuse, elle est aussi déloyale. Ceux qui la défendent avancent en sous main que la présence coloniale a apportée une contribution à notre culture et à notre identité. Ils n’osent pas le dire clairement, car si Camus est algérien, alors dans les composantes de notre identité, déjà bien problématique, a également sa place, l’apport pied noir. Ils en ont le droit le plus absolu. Bien d’autres ava,t eux, l’ont écrit et affirmé que nous devrions réclamer une identité latine plutôt qu’arabe. A la différence d’aujourd’hui, ils le disait loyalement pas en prenant le chemin alambiqué du sens de la vie et de l’œuvre de Camus. Pas en introduisant subrepticiment un « droit du sol » qui fearit de Camus un algérien pour être né sur cette terre. Car ce droit du sol dit crûment ouvrirait le même statut pour Lagaillarde et compagnie qui n’auraient que le tort de ne pas être très présentables. Cette nouvelle campagne vise –t- elle de nouveaux objectifs ? Pas vraiment. La première venait conforter la loi du 23 février 1-2005 : le colonialisme, ce n’était pas que Bigeard c’est aussi Camus. Celle d’aujourd’hui correspond au travail à ciel ouvert de P. Buisson. C’est en gros la même chose, le colonialisme a été une œuvre de progrès pour les indigènes et la révolution algérienne a été une erreur de précipitation. Sans elle nous serions mieux aujourd’hui. On connaît la chanson et on connaît la méthode : faire parler de Camus mais autour de son algérianité. Soyez pour ou soyez contre, une fois la question admise le reste est opinion, juste des opinions qui laissent ouverte l’idée que le match Algérie France de 1954 / 1962 doit être rejoué sauf que le match s’est réellement terminé et qu’en histoire il n’y a pas de troisième mi-temps . Pour cela il suffit à un chef d’orchestre de disposer d’exécutants qui font du lobbying néocolonial dans les médias dont les responsables ignorent la problématique ou feignent de l’ignorer. Le lobby marche bien en tous cas à voir ses succès auprès de responsables de ces médias. Pourront-ils dire demain qu’ils ne savaient pas ?.
Med Bouhamidi




Pour être Algérien, il faut être du FLN ou soumis ( se) au FLN comme si cette organisation qui a construit son nid sur la violence et l’exclusion, constituait à elle seule l’Algérie, le peuple algérien ou encore la nation Algérienne.
"Fils de harki"… Si c’est vraiment le cas tu ferais mieux de ne pas trop la ramener… Tu te définirais comme algérien alors que ton père ou ta mère a combattu pour l’Algérie française ? Alors que des centaines de milliers de gens (combattants ou non) sont morts, tu craches sur le FLN à raison peut-être (on pourrait en discuter vu les conséquences de sa gouvernance, les assassinats orchestrés contre les autres mouvements de la révolution algérienne, arabisation à marche forcée de la société algérienne etc…)mais bon je mets ça sur le compte de la frustration… Trouve ce que tu es sans faire référence à ta généalogie qui te dessers particulièrement sur ce sujet… Personnellement j’aurais honte de me présenter comme le fils d’un traître… A bon entendeur salut !
Entre ma mère et la justice, je choisis ma mère! A moins d’être complètement obnubilé par ce que l’on veut s’entendre dire. Camus a tout dit par cette réplique toute simple. Tout être humain choisirait sa mère à moins de faire une lourde pathologie identitaire. Est-il algérien? Avant l’indépendance il l’était certainement! Les puristes corrigerons certainement et dirons, il était algérien français. Après l’indépendance, il ne peut pas l’être car apparemment, il y a certaines conditions à l’être. La république algérienne est assez pointilleuse sur votre religion, votre arabité, sur les conditions d’épousailles …etc. .On notera que le mot "algérianité" est là pour nous rappeler qu’il n’y a rien d’évident. C’est le dosimètre où l’on met un tas de choses bizarre : Un peu d’Islamité, un peu d’arabité, un zeste d’amazighité…Des fois ça vous saute à la figure et ça fait 200000 morts surtout lorsqu’on force trop sur la dose d’islamité…A éviter absolument la fiole « francité » .Là c’est le labo qui fout le camp. Pour revenir à notre brave Camus, disons que là où il est, il se fout royalement de savoir à quelle sauce son souvenir va être mitonné. Et mon souci un peu plus planté dans l’actualité est de savoir si un jour des mots aussi peu ragoutant qu’algérianité auront été banni de notre langage. Mis à part ça, pour ma part je considère, que tous les algériens, Harkis, Juifs, pieds noirs, sont les bienvenus dans leur pays. La guerre contre le colonialisme a pris fin en 1962 et une bonne réconciliation nationale nous fera le plus grand des biens.
Camus "s’est accommodé du code de l’indigénat", à l’instar des algériens qui se sont accommodés du premier code de la nationalité
qui excluait tous les algériens qui ne sont pas musulmans et plus tard du code de la famille.Le seul fait que le premier officiel qui a "dénationalisé" Camus s’appelle Taleb Brahimi à la salle des actes en 1967 ou 68, ce même Taleb qui se pleignait au même moment de Kateb me pousse à dire le contraire et affirmer qu’aujourd’hui la réhabilitation de Messali Haj … ouvre la voie à la réabilitation de tous ceux qui sont nés en Algérie sauf à ceux qui ont les mains tachées de sang .Le reste de la discussion sur Camus doit porter à mon avis sur son oeuvre, et tout débat sur sa littérature ne peut être que bénéfique même si elle est financée par Sarko ou l’international socialiste…le diable.
à propos de l’identité algérienne et de Camus je signale u article intéressant où Mouloud Feraoun l’interpelle de façon originale
http://kabyles.net/Camus-les-Arabes-les-Kabyles-et, 05015.html
Camus est un franças d ‘Algérie. Cela n’enlève rien à son génie littéraire ni à son algérianité. Vous reprochez à Camus de ne pas avoir pris le maquis. Rst-ce que les autres écrivains l’ont fait? Pour vous l’identité se forge uniquement dans la participation a la lutte de libération. C ‘est archi-faux. Jeanson, Sartre etaient ouvertement pour l’independance de l’Algerie sans pour autant être Algériens, non!
Pourquoi se refermer sur nous-mêmes après un demi-siecle d’indépendance? Une Histoire qui plombe l’avenir n’a pas sa raison d’être! Tous ces écrivains illustres dont le destin s’est etalé sur les deux rives peuvent être des symboles communs de fierté et de reconciliation.
Le discours nombrisliste de cet article alimente la guerre froide qui sévit aux pourtours de la méditerranée. A quand oeuvrera-on pour la détente? Le temps presse.
Nasser, Toronto.
"Entre ma mère et la justice, je choisirai toujours ma mère" cette phrase n’a jamais été prononcé par Camus ! Voici sa phrase à lui qui a constitué une réponse à une "attaque" verbale d’un mec du FLN : " entre cette justice là et ma mère, je choisirai toujours mamère" … il parlait de la justice du …. FLN évidement.
Suite à l’article du centieme anniversaire de la mort du grand écrivain Albert CAMUS je peut dire qui etait un vrai Algerien Wlid el blad fils de bab oued ou de Sidi Houari ses romans sont editiés en plusieurs langues comme une literature. Car il vaut mettre une idée dans la tête que il faut etre laique dans cette Algerie moderne pour continuer la vivre il y a 50ans la Republique de Corée etait parmis pauvre et sous-developpé et dans les années 70 l Algerie devancé beaucoup d autres pays. Regardons Hyundai, Samsung, Acer et bcp d autres marques rendu celebre et ce grace aux efforts de cette societé rendu moderne. Sachant que nous somme a 1h de vol de l Europe il faut que la societé Algerienne soit tolerante et ouverte. J espere un jour les autorités memorise ce grand intelectuel Algerien on lui donnant un nom d une université ainsi que le célébre couturier oranais Yves St-Laurent. C’est un commentaire de Karim résidant Algerien au Canada.
L’article de M.Bouhamidi montre le desaroi de nos pseudo-intelectuels partages entre leur formation francophone et leur education arabo-islamique teintee de marxisme-leninisme aux relents de la revolution agraire, du volontariat et du "Khoud el meftah ya fellah".Denier l’algerianite a Camus c’est accepter d’oublier tout l’apport des ecrivains francophones algeriens a la culture et la prise de conscience du peuple.Bouhamidi a du lui meme se nourrir de ces ecrivains qu’il est pret a renier aujourd’hui a l’image de ce que fait le regime arabo-baathiste aves le soutien de leurs freres terroristes qu’ils feignent combattre. Les oeuvres de Feraoun, DIB, Mammeri, Kateb Yacine sont-elles presentes au programme scolaire? a l’universite? dans des seminaires? C’est egalement le sort ettoufant reserve aux peintres, hommes de theatre, scientifiques et politiques qui se sont nourris de la seve francophone, reduits au silence par le pouvoir arabo-musulman issu du combat revolutionnaire terroriste, qui a d’abord assassine ses enfants ( Abane, Krim, Chibani, Amirouche etc…) non soutenu par Camus et pour cause car voyant venir la catastrophe et finissant par etre liquide par la horde islamiste formee a l’ecole revolutionnaire de Boukharouba dont Bouhamidi est un fervent admirateur. Alors qu’etudiant, il ne frequentait que les francais qui etaient ses profs et ne parlait presque pas en arabe.Il s’est decouvert ensuite des elans revolutionnaires marxistes qui lui ont fait tout renier. Je ne m’etonnerai pas un jour s’il va se faire pousser une barbe et mettre une djellaba pour aller a la mosquee du coin ecouter le preche d’un islamiste inculte, lui qui a etudie la philo.C’est le drame des pseudo-intelectuels arabophones qui veulent couper le cordon ombilical de leur formation francophone mais ne pouvant completement adherer a la societe arabo-musulmane vu l’handicap herite de cette periode. Ils sont capables d’ecrire les memes inepties contre les ecrivains d’expression francophone comme ils le font sur Camus, car ils sont dechires et veulent justifier leur appartenance au valeurs arabo-musulmanes.Par les temps qui courrent, meme Ibn Khaldoun serait sacrifie sur l’autel de la demagogie ambiante.C’est ainsi que se meurt la culture d’un peuple, sa decadence devient ineluctable et sera remplace par plus sauvage et plus radicale, selon la theorie des cyles d’Ibn Khaldoun.La societe andalouse en a connu le meme sort a son epoque.
Camus etait un ecrivain français né en Algérie.
Il n’a jamais été Algèrien sinon il aurait eut une carte de résident Algèrien en France.
Quand a son talent cela relève du subjectif et rien d’ autre!
Arrêtez de vouloir fraternisé et de trouver une algerianité consensuel avec les pieds noirs. Vous avez déjà la mémoire courte.
M.Ouchen, vous me faites encore votre leçon patriotique. Monsieur ! Vous dites que mon père s’est battu pour la France et moi je vous dis que mon père s’est battu contre la tyrannie du FLN.
Vous dites aussi que cette France avait tué des algériens, sans doute mais, le FLN avait lui tué au moins 3 fois plus et là je parle d’Algériens de souche! Mais l’école du FLN.
Voici quelques questions qu’il faudra se poser
le combat du FLN avait-il permis l’indépendance ou a donné une belle occasion aux gouvernants de l’époque de se débarrasser de l’Algérie au moment ou ils ne pouvait plus ignorer les indigènes dans les colonies. Pour vous aider à répondre à cette question essayer de citer tout les pays d’Afrique qui ont leur indépendance sans guerre et à la même époque.
Pourquoi le FLN, seule organisation à être choisie par le régime de De gaule en excluant toutes les autres parties du conflit dont le MNA et les harkis ?
… on peut continuer comme ça mais je vous laisse méditer déjà ces questions sans oublier de jeter un petit coup de œil au bilan catastrophique du FLN depuis 50 ans : la règle, chez lui et la magouille, le rafistolage économique, le meurtre et l’assassinat politique comme mode de gouvernance et SVP ! Ne venez pas me citer la petite parenthèse de Abbane qui tenté de faire de cette organisation une vraie entité révolutionnaire respectant l’homme et ayant un vrai projet pour l’avenir, je la connais par cœur cette chanson.
Dans la plupart des pays du monde l’écrivain Albert Camus est considéré Algérien même au Japon .Puisque toute son oeuvre ne parle que de l’Algérie et tout ce qu’il évoque est aAlgérien, il est beaucoup plus Algérien que ces barbus criminels qui ont fait du mal à notre chère Algérie.
Camus, n’est meme pas dans le programme pour l’agregation de francais en France .C’est tout dire.Alors, arretons d’etre plus royaliste que le roi .Un pied-noir reste un pied-noir comme un harki reste un harki.Pas besoin d’etre au FLN pour etre algerien .Les clichés ont la vie dure mais nous n’oublions rien .Avis aux amateurs
Bonjour à tous
Pour moi, Camus est le symbole du chaos pied-noir, palpable, je ne parle même pas de ses délires métaphysiques. je ne sais pas s’il a consacré des pages aux anciens auteurs berbères Saint Augustin, Tertullien, ce n’était pas son truc, des gens comme lui et après lui ne pouvaient pas admettre la lumière et la transcendance chez les ancêtres des algériens. Comme beaucoup il a fait partie de mes lectures vaines durant l’adolescence. C’est un historien de la cause pied-noir, un héritier des théories chères à Bugeaud et Lamoricière version adoucie. Dans son œuvre Tipaza est exposée à l’aide d’un lyrisme luxuriant, sa Tipaza n’est pas celle des algériens, elle est éclopée, inexacte. On s’extasie de la Tipaza chère à Camus, jamais du quartier de Belcourt, portion arabe de l’éternelle Alger, il ne parle pas de l’Aquiba, qui devait lui être interdite de fréquentation (je suis algérois et les natifs d’Alger savent de quoi je parle, de ces frontières invisibles, infranchissables entre les communautés). C’est comme les juifs qui allaient à la Casbah, en fait ils ne dépassaient pas les hauteurs de la rue de la Lyre. D’ailleurs Camus savait-il vraiment de quoi il parlait et en quoi consistait Tipaza, il ne fait même pas référence aux anciens noms de cette cité, Tefech. Il existe plusieurs Tipaza, dont une dans les Aurés. Tipaza c’est la tentative d’appropriation du passé lointain des algériens berbères par un intellectuel pied-noir, plus proche des Sintés (le nom de sa mère) que des Durand ou Dupont. Tipaza de Camus, revisitée par l’illettré Sarkozy, qui s’est mis à la lecture lors de sa visite à Alger, lui qui ne sait même pas s’exprimer correctement en français. Les précautions prises par Camus avec la guerre qui décimait les algériens est une honte pour le prix Nobel. Excusez du terme mais pour moi Camus est un Etron, un accident de l’histoire littéraire universelle, la hauteur de son œuvre existentielle en apparence n’exprime pas le personnage, profondément haineux des arabes. Il fait lire « l’Etranger », le personnage pied-noir Meursault tue un arabe et il est condamné à par le tribunal pour le meurtre de cet arabe. Jamais aucun européen n’a été condamné à mort pour le meurtre d’un arabe. Taleb Ibrahimi l’a écrit à Camus dans ses « Lettres de prison ». Camus a fait partie de l’équipe de football du RUA (Racing Club d’Alger), en tant que Goal. Le choix de cette équipe n’est pas gratuit, l’atmosphère raciste qui régnait au sein de ce club élitiste franco-français, traduit parfaitement l’état d’esprit de Camus. Il était d’abord avec les siens. Approximativement, c’est l’idéologie anti-arabe d’une équipe sioniste de Tel-Aviv. Le reste va avec. Camus c’est du réchauffé, tiédi. La qualité algérienne attribuée à Camus est une tournure de l’esprit pied-noir. On ne dit pas "l’espagnol" Al-Bekri, mais l’andalou Al-Bekri. Les liens qui unissaient Camus au pays où il est né se sont estompés avec les moeurs de son temps.
@Alif: C’est facile de refaire l’histoire et imaginer un Camus idéalisé selon votre schéma ultra révolutionnaire. Pourquoi en searait-il ainsi SVP. Comme il est aisé d’accabler cet ecrivain en l’accusant de ce qu’il n’a pas été, d’un autre parcours. On découvre une nouvelle lecture de l’Etranger! Je pourrais vous retorquer que Camus aurait voulu exprimer précisément cette dichotomie, ce mur qui existait entre les deux communautés. De là à l’ccuser de raciste, c’est fort et injuste. Votre Taleb n’est nullement une rférence ni littéraire ni révolutionnaire. Quoi qu’on pense de Camus, il reste un grand écrtivain, né en Algérie, a vecu en Algérie et qui a aidé qu’on le veuille ou non à faire connaitre notre Pays. C’est pas Mandela, c’est pas Audin ni Maillot, c’est un écrivain qui a eu un autre parcours. Il faudrait qu’on apprenne à etre moins excessif et plus tolérant envers ceux qui sont différents.
Franchement la mise en ligne de ce papier sur Camus témoigne de la largesse de vue de MONSIEUR BENCHICOU dont les anciens écrits sur Le Matin flattaient plutôt l’écrivain pied noir…Faut-il y voir tout simplement une remise en question ?