La presse en Algérie: Le jeu malsain du pouvoir…

Le dossier consacré à la situation financière des imprimeries publiques, publié mercredi dernier par El Watan, a visiblement soulevé une tempête en haut lieu.

Les responsables des établissements cités – la SIA, la SIE et la SIO en l’occurrence – se sont en tout cas empressés de démentir les informations publiées par notre journal. La réaction était prévisible. Trop d’intérêts sont en jeu pour qu’on laisse peser le moindre petit soupçon sur la réussite éclair de certains titres privés qui, il y a encore six mois à peine, arrivaient difficilement à boucler leurs fins de mois.

Comme toutes les réactions intempestives faites à chaud, les « mises au point » formulées par les imprimeurs et que notre confrère Echourouk s’est d’ailleurs fait un plaisir de publier in extenso dans son édition de jeudi dernier, présentent le défaut d’être maladroites et d’avoir la mémoire courte. Et contrairement aux arguments avancés, ils n’ont pas du tout l’habitude de communiquer avec la presse. Il est plus facile d’obtenir une information du ministère de la Défense que d’une entreprise comme la SIA. Une entreprise qui, d’ailleurs, ne remet pas en cause le constat d’El Watan dans ce qu’elle qualifie de droit de réponse. Ceux qui, aujourd’hui, accusent El Watan et ses journalistes de fabuler semblent oublier, en effet, que l’essentiel des chiffres avancés dans notre édition du 23 décembre 2009 sont, en gros, ceux-là mêmes que le ministre de la Communication a rendus publics au mois de juillet 2008 lorsqu’il était question, justement, d’éponger les dettes des imprimeries et curieusement aussi, celles de certains titres privés. Au nom de quelle logique allait-on remettre les compteurs à zéro ? Allez savoir ! Cela ne s’est finalement pas fait. Nier la crédibilité de ces chiffres reviendrait donc tout bonnement à qualifier le gouvernement de menteur. Alors, avis aux amateurs ! A l’époque, le montant global de la seule dette des sociétés publiques d’impression avoisinait 1,5 milliard de dinars. En revanche, le volume de la dette des journaux privés n’était pas loin des 3 milliards de dinars. 2,5 milliards de dinars pour rester dans l’exactitude (250 milliards de centimes).

El Watan détient des informations qui prouvent que le poids de la dette de certains journaux s’est considérablement alourdi depuis juillet 2008. Des imprimeurs ont même dû poursuivre des journaux devant les tribunaux pour espérer récupérer un jour leur argent. Aujourd’hui, il y a un tel capharnaüm dans le dossier de la dette des journaux et dans la gestion des imprimeries publiques que même la Cour des comptes, avec son armée d’experts et de comptables, ne s’y retrouverait pas. Il n’est pas question, ici, d’entrer dans le détail d’accords contractuels qui ne regardent, au demeurant, que les parties qu’ils engagent. Toutefois, il n’est pas normal que des journaux soient harcelés dès qu’ils omettent d’honorer une petite facture de rien du tout alors que d’autres se permettent le luxe de cumuler des dizaines de milliards de dinars de dettes sans pour autant être inquiétés. Et dire que des titres ont été fermés manu militari pour peu de chose. Difficile de dire les choses autrement : l’Etat a une gestion des imprimeries publiques fondée sur le deux poids deux mesures. Le pouvoir politique fait vivre qui il veut et ferme les vannes à qui il veut. Que l’on s’entende bien : personne ne pourra empêcher El Watan d’ouvrir un débat sur la gestion des imprimeries publiques. Personne ne peut également empêcher notre journal de voir l’usage fait par les pouvoirs publics de l’argent des Algériens. L’opinion publique doit savoir que des sommes faramineuses sont utilisées chaque année à financer, par le biais de divers procédés, une masse de journaux sans lecteurs. La raison ? Créer un champ médiatique artificiel pour noyer les titres qui dérangent. Dans la foulée, un nombre incalculable de personnes qui n’ont rien à voir avec la presse (il s’agit en réalité d’imposteurs) se remplissent tous les jours les poches en toute impunité. Les publications « élues » sont, bien entendu, aussi arrosées gracieusement par l’ANEP, l’agence chargée de gérer la publicité publique. Pour le malheur des entreprises publiques économiques, la publicité ne va pas toujours dans les supports les plus porteurs. Mais quoi qu’il en soit, les pouvoirs publics n’ont aucune inquiétude à se faire. A ce jour, il n’y a aucun moyen de savoir qui fait quoi et qui pèse combien dans le paysage médiatique algérien. C’est un véritable maquis où chacun trouve son compte. A commencer par l’Etat, qui a tout intérêt à ce que l’opacité perdure. C’est la raison pour laquelle tous ceux qui tentent de voir clair dans ce dossier sont accusés de tous les maux !

Zine Cherfaoui – Elwatan.com

A lire également l'enquête publiée par le Matin

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29 commentaires

  1. La carotte ( de plus en plus séche ) ou le bâton. La presse écrite algérienne dite privée ou indépendante est ballotée entre ces deux extrêmes.
    Les quotidiens nationaux privés, qui font le dos rond et ne font pas de vagues, c’est à dire, qui caressent le pouvoir dans le sens de ses poils blancs, sont récompensés de fort belle manière :
    – Impression quasi gratuite à un tirage raisonnable même s’il reste presque entièrement invendu
    -Publicités généreuses
    -Facilités de crédits
    -Prises en charges diverse de leurs journalistes.
    Les réticents, qui ne font en fait que leur boulot selon la déontologie de leur noble prosfession, sont privés de tous ces cadeaux et même judiciairement poursuivis pour des fautes mineures, souvent amplifiées pour les besoin de la cause, et fiscalement redressés pour leur gestion financière, dans le seul but de les mater.

    L’épée de Da Moclès ( c’est parait-il un berbère ) est toujours là pour frapper au moment et à l’endroit voulus.

    Ils pourraient toutefois bénéficier d’une amnistie s’ils se montraient plus compréhensifs et doux.

    http://amnistie.centerblog.net

  2. en s’attaquant à Echorouk, El watan s’empêtre une fois fois dans un bourbier d’où il ne s’en sortira qu’en laissant des plumes, à tort ou à raison elwatan s’en est pris au journal arabophone echorouk qui bénéficie présentement de toutes les faveurs du lectorat et qui semble transcender toute la presse nationale du fait de publications mieux pertinentes qui anticipent avant tout le monde ce que veulent réellement les lecteurs…Si l’argent et le nerf vital pour la presse, il faut aussi batailler dur pour s’imposer sur la scène médiatique, on ne doit pas servir du réchauffé au lecteur comme le fait une certaine presse, un article lu, par exemple, aujourd’hui sur echorouk est repris une semaine après par d’autres journaux…Qu’elwatan n’aille pas chercher des poux à echorouk, il n’a qu’à pactiser avec le diable pour avoir meilleure audience!

  3. vous n’avez plus de place en Algerie. vous les francophones, get out of the country!!(except LIBERTE)

  4. La problématique de la presse en Algérie : pour celle qui dérange l’éliminer ou l’étouffer ; celle du clan présidentiel pour fonder la dynastie; celle du DRS pour monter des scénarios et celle de l’industriel pour se remplir les poches.

  5. Hi la tribu des hommes libres, mais il faut faire attention car cela peut bruler … A chaque histoire une digue se place au travers d’un systeme corompu ayant obtenu le prix nobel de la manipulation et oui le sujet n’interesse pas les gens car les tenants et aboutissants sont inconnus voir non visibles par la mageure partie de la société, oui le journal a le droit mais aussi a le devoir d’ouvrir les dossiers qui portes les sujets qui interessent la chose publique. Boutef, vitrine sale du systeme ne pourra rendre de compte devant les vivants, car le systeme en a decidé ainsi, mais boutef comme qui étaient avant lui sont passés il ne reste que les digues qui ont bravées les circonstances du moment, nous avons choisi de partir du bled, mais que veux tu le combat nous était impossible. mais vu de l’exterieur. le combat n’aest plus le même. Je constate ici et la que les journalistes Algériens sont toujour dans les mains des manipulateurs, alors ne lachez pas ouvrez les dossiers, boutef est déja sale, mais heureusement qu’il n’a pas de progeniture car cela nous violonterait constitutionnement comme la Syyyyyyrie.

  6. Cet article nous replace dans l’univers peu réjouissant du quatrième pouvoir. Comme il nous fait rappeler l’utilisation de ses sociétés d’impression pour promouvoir une presse asservie. Comme il nous rappelle Alger Républicain et le Matin-papier d’une certaine époque qui paraît bien lointaine. Mais dévoiler le poids de la dette de certains journaux ou dévoiler les titres bénéficiaires des encarts publicitaires de l’ANEP, changera en quoi à la gabegie qui prévaut dans le pays. Et le nombre insignifiant de journaux qui pourraient se prévaloir réellement du titre d’indépendant qui restent en survie et dont Internet tue à petit feu ne sont toléré que parce que la statistique doit étaler un certain nombre de titres et/ou de partis pour éblouir toutes les Associations mondiales qui titillent le pays sur la liberté citoyenne et d’expression. Et cette statistique serait plus éblouissante si ces chiffes se gonflaient avec tous les titres fantoches qui protègent les étagères des buralistes de la poussière.

  7. Ya qu a augmenter le prix des journaux et chacun pourra payer son imprimeur en bon de caisse!!!!!!!!!Au revoir

  8. Merci au MATIN DZ de me donner cette occasion pour m´exprimer.
    Celui qui a des dettes est dans l´obligation de solliciter quelqu´un du pouvoir pour un reglement ou une aide, donc le pouvoir fait tout ou du moins est tres content lorsqu´un journal est endette. Sans vouloir, ce dernier se retrouve en otage, la corde autour du cou comme on dit. Ecrire ce qu´ils veulent ou disparaitre. Si vous demandez a mr Ouyahia pourquoi deux poids deux mesures il vous rependra par ceci: Comment je vous donne mon argent pour m´insulter? et il a completement raison. Les algeriens doivent s´unir et il est temps, pour creer un media lourd qui emettra a partir des iles nevis ou des iles cocos, des iles wallis ou d´une autre planete, afin de constituer un contre-poids pour contrecarrer la pensee unique et le fait accompli. Benbitour, Benflis, Ait-Ahmed, Sifi, Hamrouche, Sadi, Reda Malek, Ghozali…les militaires, les civils, tout le monde et de toutes obeissances confondues et sans exclusion. Ce ne sont pas les hommes qui manquent mais chacun est isole par sa propre vision. Un monument de la revolution comme Reda Malek ne peut pas passer a la tv d´etat, Ait-Ahmed la legende vivante et l´un des derniers rescapes de la revolution puis de l´opperation "CONDOR" n´a pas le droit de parler aux algeriens, les ex-chefs de gouvernements Sifi, Benflis et Benbitour qui sont d´une sagesse incroyable, Ghozali et Hamrouche qui sont d´une education exemplaire, Sadi la nouvelle generation et l´espoir, tous exclus du champ mediatique et politique. Zeroual, Chadli, Ben bella, Mme Boumediene, Mme Boudiaf…les familles de Matoub, de Hosni, de Ferhat Abbas, de Krim Belkacem, de Abane, de Khider, de Benboulaid, de Amirouche, la mere de Ferhat Mhenni qui n´a pas vu son fils depuis deux ans. Tous exclus et ignores. Vous etes tous d´accord sur ceux qu´il faut exclure. Tel journal a choisit son camp, choisissez le votre mais avec beaucoup de courage et vous ecrirez jour et nuit, tant d´histoires, de versions et de revelations, le peuple a soif…sinon comme dirait l´autre le droit de ne rien savoir et le devoir de ne pas informer. Sans rancune. Merci.

  9. l’Avocate de Echourouk est Avocate à cévital il se trouve que nous sommes du même village mais pas du même côté de la barrière à chacun ses convictions, au passage je la remercie de m’avoir entourée après l’attentat du 11 décembre, elle a bien rempli sa mission inachevée. Un fervent lecteur et défenseur de Echourouk et qui intervient selon ses dires par des écrits, un ex.député au service de siadou qui lui jette des miettes même à paris au centre culturel où « on » mange à tous les râteliers.

  10. Mes amis le vrai problème qui se pose ce n’est pas la guerre lancé par Echourouke contre le journal EL Watan, mais plus grave que ça, c’est cette escalade d’anti francophonie mené par ce journal de tendance intégriste et surtout anti kabyle qui s’appuie sur une base très solide et large celle de ces jeunes désespérer, la prouve les ventes de se journal ( Echourouke) reflète une seule chose le taux d’intégristes francophobes. Moi je dis si les francophones ne font pas leur union on pourra voir notre illite démocratiques rasent les mures, et oui c’est la récupération que Echourouke fais. Un plan diabolique, et il y a une chose que j’ai pu lire dans leur article d’aujourd’hui c’est cette menace directe contre les francophone, et on plus leur provocation en citant monsieur Saadi comme un fou et comme un perdu, et aussi le FFS comme irresponsable, eux ils savent bien que la guerre a déjà commencer.
    Je suis un jeun étudiant, et je vois de prés l’escalade de cette tendence intégriste et l’inexistence d’une alternance pour les défenseurs des libertés et des droits, mes amis l’Algérie est en agonie. Un appele de détresse d’un jeune a ces grand monsieur qui se proclament démocrates et libres, agissez pour l’amour de dieu et de notre Algérie.

  11. Mes amis le vrai problème qui se pose ce n’est pas la guerre lancé par Echourouke contre le journal EL Watan, mais plus grave que ça, c’est cette escalade d’anti francophonie mené par ce journal de tendance intégriste et surtout anti kabyle qui s’appuie sur une base très solide et large celle de ces jeunes désespérer, la prouve les ventes de se journal ( Echourouke) reflète une seule chose le taux d’intégristes francophobes. Moi je dis si les francophones se font pas leur union on pourra voir notre illite démocratiques rasent les mures, et oui c’est la récupération que Echourouke fais. Un plan diabolique, et il y a une chose que j’ai pu lire dans leur article d’aujourd’hui c’est cette menace directe contre les francophone, et on plus leur provocation en citant monsieur Saadi comme un fou et comme un perdu, et aussi le FFS comme irresponsable, eux ils savent bien que la guerre a déjà commencer.
    Je suis un jeun étudiant, et je vois de prés l’escalade de cette tendence intégriste et l’inexistence d’une alternance pour les défenseurs des libertés et des droits, mes amis l’Algérie est en agonie. Un détresse d’un jeune a ces grand monsieur qui se proclament démocrates et libres, agissez pour l’amour de dieu et de notre Algérie.

  12. @la jeunesse, je te conseille d’apprendre le français correctement et d’arreter de repeter les inepties du style "illite democratique" a la quelle selon ton commentaire tu pretends appartenir. Comme si les non francophones ne seraient que des barbares retrogrades amatreurs de dictature, quel raccourci!! les francophones, parlons en!! n’etant moi meme ni francophone ni francophobe, je m’en tappe, mais rester enfermé dans cette langue qui ne sert a rien en ce 21éme siecle, a part pérorer dans les salons tiers-mondistes africains et autres anciennes colonies non encore affranchies, étant algerien, je n’accepte pas de rester a la traine, je veux avancer avec mon temps, la langue de mon temps est l’ANGLAIS, le reste nada rien walou!!la preuve ; ou en est on depuis 50 ans d’independance??? alors arretez de defendre cette langue au detriment de l’arabe et des autres langues nationales ou etrangeres.C’est le peuple qui fait vivre une langue et qui la fait évoluer, si nous sommes arrierés notre langue le restera aussi. Alors reflechissons aux moyens de progresser et d’évoluer avec nos langues.

  13. Il était une fois en Algérie, le vrai journal qui derrangé les escros et la mafia de l’Etat c’était bien le journal le matin avec ses articles authentiques que le lecteur donnait tout pour l’acquérir.La preuve, on dit dans notre réligion qu’on est pardonnable dans le sens juste pour notre génération future soit dans la bonne voie .Si c’était un état de droit, le pauvre et malheureux journal ne soit pas muselé, travaillez et laisser dire pour se corriger des obstacles.

  14. Controlee par le pouvoir terroriste arabo-colonial, la presse en Algerie sert a berner le citoyen sur la nature coloniale du regime arabo-islamo-demoniaque d’Alger. C’est son unique role depuis 1962. Vive l’Algerie libre et a bas le colonialisme terroriste arabo-islamo-pillard.

  15. kafiko, tu feins de parler de la langue anglaise et tu bifurques sur la langue arabe. saches qu’on n’a que foutre de ton anglais et de ton arabe. pour nous, il y a le kabyle et le français. tout le reste auquel tu fais allusion c’est nada, oualou .
    alors voilà la monaie à ta pièce qui ne porte plus. tu peux toujours aller en egypte et là avec tes frères tu trouveras ton arabe et ton anglais.

  16. francophobe dites-vous ? pourtant, la majorite des algeriens parle francais tous les jours.Si ce n’est correctement c’est au moins un mot sur d’eux dans leur dialogue quotidien.Arabophile ? combien d’algeriens maitrissent l’arabe parfaitement.Combien d’auteurs algeriens ecrivent en arabe et combien ecrivent en Francais ? le compte et vite fait. l’essentiel n’est pas de preferer une langue a une autre mais de se faire comprendre par le maximum de ses concitoyens.

  17. La guéguerre entre elwatan journal d’expression française et echorouk
    l’arabophone a ranimé les vieux démons et désuètes querelles entre partisans/opposants des deux langues, le débat -à ma connaissance-consistait en un un litige autre que linguistique pourquoi vouloir en créer un de toutes pièces!l’Algérien que je suis se fiche éperdument de ce vieux débat et veut tout au plus être informé quel que soit la langue utilisée!

  18. Un autre jeu malsain du pouvoir: La politique de l’autruche pendant que l’egypte aller envoyer des commondos pour tabasser de l’algerien – Pour un match de football !!!
    Sommes nous respectes comme el moudjahd l’ecrit chaque jour ? L’attitude de ceux qui nous gouvernent n’a rien d’ALGERIEN du tout. Que chaque citoyen fasse ses analyses et tire ses conclusions.
    Lisez l’article du Soir paru aujourd’hui !!!!!!!!!
    Actualités : GRAVE RÉVÉLATION D’UN MINISTRE ÉGYPTIEN
    «On allait envoyer les forces spéciales à Khartoum»

    Graves révélations du ministre égyptien des Affaires étrangères : Le Caire avait envisagé l’envoi de forces spéciales, habillées en civil à Khartoum avant le match Algérie-Egypte du 18 novembre dernier. Rien que cela !
    Kamel Amarni – Alger (Le Soir) – «Nous avons retenu trois options avant ce match. La première consistait en l’exigence du huis clos, mais le Premier ministre algérien l’a catégoriquement rejetée. La deuxième était d’interdire aux supporters égyptiens de se déplacer à Khartoum, mais cela aurait soulevé la colère du peuple égyptien», commençait par confier Abou Al Ghaït à la télévision égyptienne, samedi dernier. Avant de lâcher, sans la moindre retenue pour un responsable de ce niveau : «La troisième proposition (débattue par le gouvernement, ndlr) était l’envoi de forces spéciales de l’Armée ou de la police, en tenues civiles, pour la protection de nos supporters mais nous redoutions que cela n’envenime nos relations avec les Soudanais.» L’autre crainte du gouvernement égyptien, invoquée par ce pilier du régime Moubarak est, tenez-vous bien ! non pas les répercussions d’un tel acte sur les relations avec l’Algérie mais : «Nous redoutions aussi la réaction de la Fédération internationale de football qui nous aurait infligé de lourdes sanctions allant jusqu’à notre suspension pour dix ans de toute compétition internationale si l’intervention de l’Etat venait à être découverte. » Si donc l’Egypte s’est retenue, à la toute dernière minute, de commettre cet acte de guerre, de crainte de se voir sanctionner par la Fifa, à présent, il est plus sérieusement à s’interroger sur la nature de nos relations avec ce pays étrange dont même le chef de la diplomatie a le comportement d’un vulgaire ultra des stades ! Déjà, qu’un autre sieur égyptien, faisant office, lui, de porteparole du ministère des Affaires étrangères se permettait, dans un langage odieux, de traiter le peuple algérien de «sauvage, habitué aux tueries et au terrorisme», il est à se demander s’il n’est pas encore temps pour l’Algérie d’annoncer officiellement son boycott de toute compétition sportive internationale organisée en terre d’Egypte. Il ne faut plus se voiler la face : ce pays-là, à commencer par son Etat, développe une «algérianophobie» qui, à coup sûr, nous coûtera mort d’homme à la prochaine occasion qui se présentera à eux. Il est désormais établi, en effet, que le légendaire complexe de supériorité et le chauvisme maladif des Egyptiens est doublé d’une dangereuse irresponsabilité au sommet même de leur Etat. Et cette fois-ci, le gouvernement algérien ne peut rester sans réagir : l’on a affaire pour cause, non pas à un présentateur télé délirant mais à une voix des plus officielles qui soit, le ministre des Affaires étrangères.
    K. A.

  19. @ Banish, Le vrai probleme est de savoir comment tous les peuples algeriens peuvent se liberer de la colonisation arabo-islamo-terroriste. Voila le vrai probleme, sinon pour les langues, toutes les langues du monde, il n’y a aucun probleme a ce qu’elles soient adoptees par nos concitoyens.
    A bas la colonisation arabo-islamo-terroriste de l’Algerie Amazighe.

  20. rachid 999: L’attitude de ceux qui nouvernent n’a rien d’algérien puisqu’il sont d’origine marocaine, des trouillards baises mains.

  21. En Algérie il y a trois types de presses..
    La presse de BENCHICOU l’indomptable, d’El watan et du soir qui font honneur à cette presse.
    Vous avez la presse des béni oui oui grands serviteurs.
    Et nous avons la presse de la haine et des fossoyeurs arabises au service de l’Égypte et des impérialistes .
    J’ai nommé Echourouck et ses semblables..

    Deux visions deux projets diamétralement opposés.

    Au Algérien de choisir ce qu’ils veulent.La liberté la démocratie et la joie de vivre portée par e courant moderniste.
    Ou le second porté par les islamistes et leur presse dont ils auront à subir les affres de l’idéoligie de leurs frères baathistes et despotes égyptiens qui nous ont confisqué notre indépendance en assassinant les Abane et pour en finir avec boumédienne du groupe d’ouja qui les a pourtant servi..

    Voilà la réalité de L’Algérie trahie..
    Modernité ou retour à l’âge de pierre .
    A vous de choisir..

    Longue vie au matin ainsi qu’à mr benchicou.

    Que l’année 2010 soit celle de La vérité et la mise à mort de tous les tabous pour que la lumière pénètre en chaque esprit..

    Alors, ouvrez les boîtes de pandore pour que toutes le vérités éclates…
    C’est mon vœux.
    Bonne année à tous..

  22. Je n’ai jamais douté un seul instant que la presse en Algérie n’existe que dans les esprits étroits. Les exemples sont légion : Moujavide et Ghouroub ça vous dis quelque chose !!!

  23. L’Etat soutient certains produits à la consommation (le pain, le lait) ; mais, contre vent et marée, l’Etat soutient aussi les prix des journaux. A dix (10) dinars le journal, le lecteur ne paie même pas l’ancre utilisée pour son journal.
    Et ce ne sont pas les maigres publicités qui vont arriver à couvrir les dépenses quotidiennes de tirage ; d’autant plus que chaque jour, il y a un tonnage incroyable d’invendus tous titres confondus.Le journal algérien n’arrive même pas à contenir un kilo de sardine!
    A travers les journaux, quels qu’ils soient, le but n’est pas d’informer le public ou les gouvernants des graves dérives dans la société. Le but a toujours été de balayer chaque matin et de pousser la poussière sous le tapis. L’armada de journaux algériens, c’est comme l’armada des associations et des partis politiques khobsistes ; c’est une simple pollution environnementale utile pour le folklore de l’Etat afin d’étouffer la vraie opposition politique nécessaire à l’équilibre des pouvoirs. Tout cela se fait au détriment des intérêts des Algériens. Avec la généralisation d’internet et des journaux en ligne, les imprimeurs vont devoir mâcher autre chose que du papier.

  24. JE VEUT DIRE UNE SEUL CHOSE POUR SE LACHE QUI ATAQUE L4ARABE ET L’islame que c’un lache canard ou lieu de s’ataquu8é au fo8nd de p8robleme de lal8iberté d’expression et aux pauvoire qui ferme le champe politique toi tu est un 5la7c8he a8mazighe vive l’algerie
    +++++

  25. Si ont tire un bilan de prés de 800 ans d’arabo-islamisme le résultat est une catastrophe.

  26. @ mohamed, tu es hors jeu! tu ne dois pas choisir le pseudo "mohamed" et rejeter la langue Arabe car c’est un non-sens; à moins que tu ne sois un faux algérien! Et très souvent, les ennemis de l’Islam et des Arabes se cachent derrière un pseudo Arabo-Musulman. La majorité des jeunes algériens lisent les journaux arabes et il y a très peux d’algériens (particulièrement les vieux) qui lisent les journaux français. ça c’est une vérité. D’ailleurs, tu peux aisément te rendre compte que des médias audiovisuels occidentaux se sont convertis à l’ARABE (70% des Arabes sont des jeunes) pour véhiculer leur venin et faire contre-poids à la chaîne El-jazzera (cas de euro news, france 24, cnbc, bbc etc…) En Algérie, il n’y a que la langue Arabe (dialectale) et la langue Kabyle; la langue française n’est qu’un résidu retenu par certains nostalgiques de l’assimilation.

  27. C’est les hommes surtout qui font la presse. En France, les années 50 à 80 ont laissé paraître une presse crédible grâce à des homme intègres (vous voyez c’est pas compliqué, ce seul mot fait la différence). mais deouis les années 90 et plus évident encore ces dernières années, c’est la décadence… aux dernières élections présidentielles françaises, rares sont les journalistes qui osent critiquer le candidat Sarkozy. La crédibilité de la presse c’est les hommes qui la font. Les gens après ils suivent et l’adience avec …

  28. Quand le systéme avec, à la chefferie du gouvernement, le célébre serviteur Ahmed Ouyahia, s’acharnait pour faire disparaître le Matin en le torpillant d’abord avec les créances des imprimeries puis en l’étouffant avec un redressement fiscal qui lui a valu de se faire saisir ses biens immobiliers à l’Hussein Dey à des prix bradés de telle manière qu’il ne puisse pas rembourser sa dette fiscale, qu’a fait El Watan? Où était donc Zine Cherfaoui qui n’a pas, on le sait un millième de l’audace et de l’engagement du dernier des journalistes du défunt Matin de Mohamed Benchicou. En 2004, quand on a obséquieusement incarcéré Benchicou pour une affaire à dormir debout de bons de caisses et planifié le naufrage du journal le plus lu en français et surtout le plus hostile au pouvoir, on se souvient du silence lâche et complice de toute la corporation y compris celle, trés remarquée d’EL Watan qui y trouvait une précieuse opportunité de pouvoir briller et même régner sans le Matin. On se souvient trés bien des minuscules encadrés des plus grands quotidiens à l’heure où ils auraient pu déchainer un élan de solidarité mondiale pour faire libérer le directeur du Matin que vous pouvez qualifier de tout ce que vous voulez mais que l’opinion reconnaît comme loin de ressembler à tous ces directeurs de publications lâches et asservis pour un bout de pain indigne. En 2010, Mr Zine Cherfaoui vous vous réveillez pour vous apercevoir de la discrimination du pouvoir envers les journaux et de sa politique de mille poids mille mesures pour contrôler les journaux et les mettre au pas. Bien sûr, lorsqu’on a bloqué le Matin en 2003, je crois et d’autres quotidiens pour les contraindre à s’acquitter de leurs dettes envers les imprimeries il y avait pourtant une faune de "chiffons" qui n’avaient de journaux que le nom épargnés par la mesure ayant ciblé le Matin, l’expression et 2 dont je me souviens plus. A l’époque, la mesure ne regardait même pas El Watan lui qui possédait déjà ses propres moyens d’impressions. C’est cette logique là qui vous animait n’est-ce pas Monsieur Zine Cherfaoui et tous les malheurs qui pouvaient arriver surtout au Matin étaient plutôt les bienvenus. On était presque dans le scénario d’un homme qui attendait désespérément que disparaisse sa femme pour épouser sa maîtresse chérie! En 2004, le pouvoir d’Ahmed Ouyahia a tramé un plan pour enterrer définitivement le Matin. Le quotidien que redoutaient le plus les sbires du régime corrompu et corrupteur s’effaça, je m’ensouviens trés bien, le 24 juillet 2004 pendant que son directeur, Benchicou, payait dans sa prison d’el Harrach pour avoir écrit" Bouteflika, une imposture Algérienne" et a dénoncé antérieurement de bien scandaleuses et compromettantes affaires impliquant Zerhouni. Je voudrais vous faire savoir monsieur Zine Cherfaoui que même si votre journal a survécu aux représailles du régime en faisant la courbette c’est un peu comme cette reine dans le conte de Blanche neige à laquelle le miroir reconnaissait que dans le palais royal son charme était sans rivale mais que Blanche neige au fond des bois était cent fois plus belle qu’elle. Tous les Algériens savent qu’avec la disparition du Matin la presse Algérienne s’écroulait et faisait naufrage. Que reste-t-il du soir d’Algérie qui a continué à se battre quelques années aprés la mort programmée du Matin? Les journalistes du Matin sont inégalables et irremplaçables, continuent à dire au quotidien ceux qui étaient habitués à lire des articles au vitriol qu’on distinguait parfaitement d4el Moudjahed et autres titres à la solde du régime corrupteur. Je n’ai rien contre votre personne mais vous ne valez pas le plus petit orteil, comme on dit communément en kabyle du moins audacieux journaliste du défunt Matin. Tout le monde se souvient des chroniques quotidiennes de SAS, et celles du jeudi de celui qui n’a jamais accepté de courber l’échine et de se taire: un certain Mohamed Benchicou. Où étaient donc ceux qui auraient dû dire clairement au monde entier ce qui se passait à Alger au lieu de faire allégeance avec le régime pour laisser passer la tornade des représailles? Ne s’est-on pas réjoui jusqu’à la lie de la disparition du Matin? Aussi, je devrais vous dire, respectable Cherfaoui, que vous vous réveillez tard pour passer à l’opinion le message qui est le votre. Vous êtes en retard d’une guerre vous et votre journal et tous les autres journaux d’ailleurs. Vous avez ainsi que tous les autres abdiqué en respectant drastiquement la loi du silence et en remerciant implicitement le pouvoir à éliminer le journal le plus critique et le plus engagé. Reprenez donc votre sommeil, monsieur Cherfaoui, ça fait 6 ans que le Matin n’est plus, à quoi sert d’exposer maintenant le probléme et de faire da&ns le réchauffement d’une info obsoléte, morte et décomposée. Taisez-vous, c’est plus digne pour assumer ce qui est arrivé irrémédiablement.

  29. Je le dis haut et fort que depuis la disparition forcée du journal "Le Matin" il n’y a pas de presse ou journal crédible à mon sens dans cette Algérie quadrillée on y trouve seulement des quotidiens qui paraissent tous les jours et qui engrangent des pages et des tristes sommes de publicité. Les tenants du pouvoir et tous ses courtisans pour la plupart propriétaires et éditeurs de presse étaient aux anges quand le journal de Benchicou et des Algériens comme moi a cessé de paraître. A ses soi-disant pleurnicheurs qu’avez-vous fait en 2004 ?

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