Légitimement, nous devons nous interroger sur ce qui s’est passé ce jour là, le 17 octobre 1961. Quel a été le nombre de corps d’Algériens et d’Algériennes littéralement avalés par la Seine. Jetés de sang froid par les forces de l’ordre de l’époque, après avoir été massacrés. Souvent, ces corps portaient des traces de strangulations.
Parmi ces victimes : Saïd Alilou, Mabrouk Yousfi, Ahmed Khlifi, Mohamed Khadraoui, Abdelaziz Baal, Miohamed Farès, M’Hamed Lamchaichi, Saïd Boukrif, Abdelmadjid Gacem, Hocine Milizi, Saïd Hadj Ali, Mohamed Saïd Ould Saïd… D’où venaient ces Algériens et Algériennes : de Paris –18è et quartier latin-, Montreuil, Nanterre, Porte de Champerret, Porte de la Villette, Argenteuil… Le nombre de morts ? 140 selon les services de l’Inspection générale de la police ; entre 200 à 327 selon la Fédération de France du FLN. Mais aussi, officiellement : 9260 Algériens furent détenus : 6600 au Palais des Sports ; 860 à Vincennes ; 1800 au stade de Coubertin et ailleurs.
Et pourtant que réclamaient alors nos compatriotes au pays des droits de l’homme ? « A bas le couvre-feu. Négociez avec le GPRA. Vive le FLN. Indépendance de l’Algérie ».. La France pouvait comprendre ces slogans scandés de façon pacifique, elle qui a subi l’occupation nazie… Dès leur descente des cars, ils étaient accueillis pas des « Sale race », « ratons », « bicots » avec force frappes à coups de poing, de pied, de crosse, de nerfs de bœuf ; furent également utilisés les supplices de l’eau, de l’empalement sur une bouteille, de l’électricité…La chasse au faciès eut lieu ce jour là. « Il m’a été pénible d’assister à des actes indignes d’êtres civilisés… des actes d’une bestialité révoltante ont été commis de propos délibéré par des policiers. Le nombre de doigts écrasés, de côtes enfoncées et de fractures du crâne ne se compte plus… Je ne m’étendrai pas sur ce sinistre tableau d’une sauvagerie inouïe » (Joseph Gommenginger, gardien de la paix), (1). Un autre témoignage d’un médecin militaire français : « L’entrée du stade franchie, c’est une vision d’horreur à laquelle, naïvement, je ne m’attendais pas. L’impression est celle d’un troupeau de bestiaux parqués dans un espace trop étroit (…). Le commissaire principal m’a avoué qu’il n’avait jamais vu ses hommes se déchaîner avec une telle sauvagerie… »
Comment vivaient ces victimes ? Souvent entassées dans de vieux hôtels de la région parisienne. J.L EINAUDI rapporte que : les plus favorisés ont une chambre pour deux, mais il n’est pas rare que quatre garçons s’entassent dans une même pièce. Certains vivent ainsi depuis dix ans. D’autres encore occupent le même lit à deux : l’un le jour, l’autre la nuit, selon leurs horaires de travail. Et il relate comment des cars de police s’arrêtent devant ces hôtels, les occupants des chambres sortent pour stationner dans les couloirs et les escaliers pour qu’il soit procédé aux fouilles et aux perquisitions. Certains médecins, nous dit-il, ont aménagé deux salles d’attente à leur cabinet : l’une pour les Français, l’autre pour les Algériens.
Mais, il en est qui reçurent des menaces de mort pour avoir ausculté des Algériens victimes de sévices et de leur avoir délivré des certificats médicaux. Et ces victimes de l’arbitraire étaient repérées au faciès ; leurs papiers ne leur étaient pas demandés dès lors qu’apparaissaient des individus aux cheveux frisés et au teint basané. De l’hostilité à l’état pur. Méthodiquement et de sang froid, les victimes étaient jetées par-dessus le pont après avoir été systématiquement frappées à coups de matraque et de nerfs de bœuf. Faut-il s’étonner dès lors qu’il y eut du sang partout, sur le pont, comme sur un vrai champ de bataille ? J.L. Einaudi, citant le New York Herald Tribune du 19 octobre 1961, rapporte l’anecdote suivante : Joseph Pomerleau, touriste américain, les cheveux noirs et une fine moustache. Vers 21 heures 30, en sortant de son hôtel, près de Solferino, il se retrouve avec un pistolet braqué sur lui… Collé sur un mur, il est matraqué. Quand il rentre à son hôtel, il lui manque 50.000 francs. Le lendemain ; au commissariat, on lui dira : « Vous feriez mieux de quitter le pays. Vous ressemblez trop à un Algérien »… Plus dramatique, l’histoire de Fatima Bedar, adolescente de 15 ans, née à Bougie, qui ne rentra pas à la maison ce soir là. Le 31 octobre, on retrouvera le corps de Fatima, noyée, dans le canal de Saint-Denis… Elle ne rentrera plus. De ce jour où eût lieu la barbarie au grand jour, en témoigne également un Algérien, M. Ahmed Djoughbal : « Le policier, fou de haine et voyant que nous étions solidaires même devant la mort, a porté un coup de matraque si terrible, oui si terrible que le cerveau de mon pauvre compagnon m’a éclaboussé la figure. Je n’ai pu entendre qu’un râle d’agonie, le frère martyrisé est mort dans mes bras. Voyant cela, le policier m’a asséné un dernier coup sur la nuque. Avant de tomber dans l’inconscience, j’ai entendu dire le policier Ils sont morts, balance-les ! (1).
Face à cette tragédie, plusieurs personnalités et journaux s’offusquèrent de cette attitude peu commune en matière d’inhumanité ; ainsi, pour (P. Vidal-Naquet) : On aboutit à autre chose épouvantable dont certains d’entre nous se souviennent encore avec honte, au pogrom anti-algérien du 17 octobre 1961, aux Algériens jetés dans la Seine, pendus dans les bois… ; pour D. Mayer, ancien président du Conseil de la Résistance, a écrit dans Les Cahiers de la République : Le racisme dont les musulmans sont l’objet dans la vie quotidienne est fort ancien (…). A partir du moment où l’on accepte que, devant soi, sans que l’on proteste, il soit dit « raton » ou « bicot » pour Arabe, on accepte Auschwitz et les fours crématoires ; pour les Temps Modernes, sous le titre « La bataille de Paris » : Avec Papon, nous n’avons plus que le visage nu de la haine raciste (…). Alors, froidement, il a donné le signal du pogrom, il a couvert la ratonnade. Dans un Appel contre la barbarie, la revue Esprit s’indigne : « Ce qui se passait quotidiennement à Alger s’est donc produit à Paris, et la Seine charrie les frères des cadavres qui dorment au fond de la baie d’Alger » ; M. Eugène Claudius-Petit (alors vice-président de l’Assemblée nationale) a pu dire, s’adressant à M. Roger Frey (alors Ministre de l’Intérieur) : Nous vivons ce que nous n’avons pas compris que les Allemands vivaient quant Hitler s’est installé ; M. Hervé Bourges, dans Témoignage chrétien a pu alors écrire : Oui, c’est une rude leçon que viennent de nous donner les Algériens de Paris. Rude leçon parce que jamais ils ne seraient descendus dans la rue si nous, journalistes, avions su mieux informer une opinion chloroformée des réalités d’une guerre qui s’est établie sur notre sol… En 1936, dans l’Allemagne hitlérienne, Himmler expliquait aux Juifs que les ghettos avaient été créés de manière à assurer leur protection. En 1961, M. Papon assure les musulmans que les mesures du couvre-feu ont été prises dans leur propre intérêt.
Pour Michel Winock : « Pour la légende du gaullisme, le silence de l’Elysée en ces jours-là est resté comme une meurtrissure » (Le Monde du 19 juillet 1986). Et, selon, Michel Levine (qui a sans succès tenté de consulter les registres de l’Institut médico-légal pour l’année 1961 en 1987, il écrit que Dans les Mémoires, le général de Gaulle, on cherchera vainement trace du 17 octobre 1961(2) ; dans son éditorial in Le Populaire (journal du parti socialiste SFIO), M. Claude Fuzier mentionne Les visages de la haine et du racisme que beaucoup ne voulaient pas voir, enrobés qu’ils étaient de leur bien être et de leur civilisation…. Et, comme le dit M. Robert Badinter, avocat : Ce qu’il reste maintenant de cela, ce sont les témoignages, ce sont les photos, ce sont les rappels qu’on me fait, à moi, lorsque je quitte notre pays et que je vais dans une conférence internationale de juristes où l’on me dit : chez vous aussi, ça a eu lieu à Paris, ces crimes-là », et je me tais. Devons-nous nous taire quant à nous Algériens ? Certainement pas. Notre mémoire collective en souffrirait. La raviver constamment pour dire plus jamais ça.
Par Ammar KOROGHLI Avocat-auteur Algérien
Notes :
1/ J.L EINAUDI La bataille de Paris. 17 octobre 1961 (ouvrage dont s’inspire ma contribution, notamment concernant les citations).
2/ Michel LEVINE Les ratonnades d’octobre. Bibliographie : Mehdi LALLAOUI Les Beurs de Seine ; Michel LEVINE Les ratonnades d’octobre ; Jacques PANIJEL Octobre à Paris et Paulette PEJU Ratonnades à Paris (film).




J’exhorte les algériens à écrire leur histoire eux-mêmes et non pas attendre que d’autres (pas objectisf) l’écrivent pour eux. Lorsque la loi du 25 févier 2005 a été votée (elle fait l’apologie de la colonisation en AFN), quelques voix seulement se sont élevées, mais timidement et du bout des lèvres. Lorsque la France décice de créer une fondation pour les harkis, personne du côté algérien n’a protesté. Je suis persuadé que si l’administration de madame Merkel décide de décréter une journée en l’honneur ou à la mémoire des collabos français qui ont aidé l’Allemagne lors de l’occupation de la France, un tollé général se fera entendre en France, et persuédé que les français feraient un grand procès à l’Allemagne. Faut-il oublier le rôle joué par les harkis de Paris contre les manifestants algériens? N’est-ce pas ces supplétifs du sinistre Papon qui ont pourchassé, arrêté et torturé jusqu’à la mort les algériens à qui on imposait(à eux seuls) un couvre-feu en pleine france des droits de l’homme? Qui a oublié le PC du 28 rue de la Goutte d’Or? Alors, l’amnésie n’est elle pas cet abcès de la mémoire que l’on veut sacrifier? Il ne faut surtout pas oublier, même si certains pardonnent.
Pas grave. Vous etez tous revenu à compter de 1963
La réaction de ce monsieur qui se présente comme Dorsey Yves, on dirait qu’elle est destinée à la mienne qui n’a pas été publié. Ce sont les chiffres qui doivent et non les vociférations habituelles contre les harkis : Le nombre de harkis à Paris ne dépassaient pas une 100taine et ce au total. Ceux de la goutte d’or étaient effectivement de féroce individus savez vous que cette cellule etait composée que de fameux ralliés du FLN ?
la vraie question est la suivante : combien d’algérien civils Parisiens ont été assassiné dans la seule année 1961 par les tueurs du FLN la réponse est sans détour environ 3000, c’est-à-dire 20 à 30 fois le nombre de victime de la police française, des méssalistes, des harkis ( qui étaient sous les ordres du préfet de Paris ), des règlements de comptes entre bandes …. une autre précision le camps de Vincenne, contrairement à ce qu’on pense n’est pas destiné uniquement aux activistes du FLn mais aussi et surtout pour protéger leur victimes condamnées à mourir par le FLN.
Parlons du regime tyrannique et colonial antialgerien de Boutef et son clan de mercenaires d’Oudjda. La France n’a pas fait autant de mal que ces barbares assassins meme si c’est elle qui nous les a imposes. Et faites attention car le regime de Boutef l’antialgerien number one est un usurpateur qui utilise le sentiment et la memoire nationals pour tromper le peuple qu’il tyranise depuis 1962.
Je réponds à monsieur FILS DE HARKI comme il se fait appelé. Je suis français, né à Paris en octobre 1945 (mois de coïncidence) et mon père était un résistant qui a été dénoncé par d’autres « harkis » les collabos, puis arrêté et torturé, il fut exécuté pas la gestapo. Je vous réponds sans haine ni passion, pour vous asséner quelques vérités facilement vérifiables : Voici ce qu’avaient écrit Patrick Kessel et Giovanni Pirelli (journalistes)dans leur livre intitulé « lettres et témoignages 1954/1962 » paru aux éditions Maspéro en 1962, chapitre 67 page 577 :
« Puisque répression et chantage n’ont pas réussi à empêcher le renforcement de l’organisation du FLN à Paris et encore moins à provoquer son démentiellement, l’administration française envisage une nouvelle étape : faire régner la terreur dans les quartiers à forte densité algérienne au moyen d’une force de police mercenaire, dite auxiliaire, avec cadres mixtes français et arabes et effectifs arabes, les harkis. Le proget et établi par le Préfet de Police de Paris, Maurice Papon, en août 1959, après accord du Conseil interministériel… ]…[ (Plus loin) Des stages de huit jours pour apprendre l’utilisation des armes et des instruments de torture ont lieu, sous la direction des militaires au Fort de Noisy-le-Sec, près de Romainville. Une cinquantaine de harkis entrent en action à Paris au printemps 1960, en automne ils sont près de 600. Au cours de leur activité, plusieurs scandales sont étouffés. » On est donc loin de la centaine de harkis que vous évoquez.
C’est justement pour ne pas minimiser le rôle négatif de la colonisation française et ses exactions contre les populations civiles que l’Histoire ; la VRAIE, doit être écrite et apprise à nos enfants à l’école, comme en tend à leur faire croire, loi scélérate à l’appui que la colonisation a été positive pour les pays d’Afrique du Nord. Et, ma fois, si les harkis ont été partie prenante à l’époque de l’oppression du peuple, qu’ils assument leur histoire, avec son côté positif (les médailles et la fanfare) et ses côtés négatifs, celui qui est encré dans les mémoires des victimes algériennes, femmes, enfants et vieillards des villages d’Algérie, et les torturés et NOYES PAR BALLES, dans la Seine ce fameux 17 octobre 1962. Sans rancune compatriote, car tu dois être comme moi français maintenant !
Merci monsieur Dorsey de nous rappeler que nous devons nous-même écrire notre histoire. Je suis moi même prof d’histoire en Algérie, et les Harkis de Maurice Papon et d’ailleurs sont un autre pan de notre histoire dont certains veulent occulter ou atténuer le rôle, mais qui pourtant a bien existé, et qui présente beaucoup de similitudes avec un certain passé peu glorieux des collabos français entre 1942 et 1945.
Aujourd’hui, lorsque l’on qualifie les harkis de traîtres à leur pays, des voix de toutes sensibilités politiques se lèvent du côté de l’Hexagone pour crier à l’infamie et se précipiter pour défendre « les pauvres victimes » que le FLN avait « massacrées », et dont les « rescapés » n’auraient dû leur salut que grâce à la générosité de la France qui les a accueillis (on sait dans quelles conditions) sur son sol.
Devons-nous nous offusquer des 100 000 exécutions sommaires de collabos français de 1942/1945, massacrés par leurs compatriotes parce qu’ils ont été, lors de l’occupation de la France par l’Allemagne nazie, utilisés par les occupants qui ne les prenaient pas au sérieux, pas plus d’ailleurs que les français ne prenaient au sérieux les harkis d’Algérie, et qui les utilisèrent pour accroître leur pression sur le gouvernement de Vichy ?
Avons le droit, nous algériens, de commenter ou de déplorer ce chiffre de 100.000 exécutions exrtajudiciares ou après jugements expéditifs par les fameux tribunaux du peuple, chiffre qui est resté dans la mémoire nationale française ( cf. le témoignage de Dominique Jamet, journaliste français, citant le ministre de l’Intérieur, Adrien Tixier) ? Peut-on en vouloir aux français d’alors, d’avoir procédé à des règlements de comptes et punis ceux qu’ils appelaient les collaborateurs de plume, c’est-à-dire plusieurs dizaines d’écrivains et de journalistes de renom, ostensibles de l’ennemi, rémunérés par la « Propagandastaffel » allemande qui finançait leurs écrits et leurs publications ? C’est ces actions ; très contestables du reste, que les révolutionnaires français appelaient fièrement « l’épuration » et qu’ils considéraient comme un grand moment de leur Histoire. Et ce sont ces mêmes français qui nous demandent aujourd’hui un plus de considération pour les harkis qu’ils honorent à chaque manifestation tel des héros, ces collaborateurs à nous qui avaient choisi le camp de l’ennemi lors de la guerre qui nous opposait à cette « France civilisatrice » ! Pourtant, peu d’écrits relatent les faits des collabos français, à quelques exceptions près, comme l’excellent livre de l’historien Henri Amouroux paru chez Robert Lafont « La Grande Histoire Des Français Sous l’occupation tome 3, Les beaux jours des Collabos Juin 1941 Juin 1942.
Durant cette épuration à la française, même les intellectuels n’ont pas échappé à la vindicte populaire d’après 1945. Pour preuve cette liste, non exhaustive, de ces « épurés » que j’ai tenu à reprendre ici pour rappel :
Jacques Benoist-Mechin, historien
Henri Béraud, journaliste et écrivain
Abel Bonnard, académicien
Georges Albertini, journaliste et secrétaire général du RNP
Robert Brasillach, journaliste et écrivain
Ainsi que d’autres romanciers, écrivains, journalistes, académiciens, ethnologues et députés trop nombreux pour les citer tous.
Déclarés hors la loi par les résistants français de Dieu sait quelle heure, les supposés collabos étaient abattus à vue. Un horrible massacre !
Et si nous devons, nous algériens, tempérer nos propos à l’égard de la question des harkis, que penser alors des propos des résistants français à l’encontre de leurs « traîtres », langage qui était franchement assassin, cruel et sinistre, jugez-en la teneur :
« Tue les traîtres, tue ceux qui dénoncent, ceux qui ont aidé l’ennemi. Tue les miliciens, extermine-les, car ils ont délibérément choisi la voie de la trahison. Abats-les comme des chiens enragés. Détruis-les comme de la vermine…. Ils devront payer, ceux qui ont cru sauver leur vie inutile. ». Il fallait rendre une justice « rapide, sommaire et exemplaire ».
Qui en parle aujourd’hui ? Qui, parmi ces nouveaux défenseurs de la veuve et de l’orphelin osent rappeler aux français aujourd’hui ces épurations ?
Beaucoup de livres ont été écrits sur les harkis, excusant parfois leur peu glorieux parcours, dénonçant la situation de non droit qu’ils vécurent, relatant les souffrances et les traitements qu’ils subirent après leur abandon par la France en 1962 et la misère des camps que leur ont réservés les français qui les avaient parqués comme des bêtes. Mais combien de livres ont été écrits sur le rôle que ces harkis avaient joué, (comme vous nous le rappelez si bien mr Dorsey), parfois avec beaucoup de zèle, dans les djebels lors de la guerre d’Algérie, dans les massacres des manifestations du 17 octobre 1961 à Paris et dans les villages encerclés par l’armée française et soumis à la vindicte de ces supplétifs ?
C’est à nous algériens en effet, d’écrire notre Histoire, en toute lucidité, mais sans prendre les gants ni habiller la sémantique de velours. J’ai enregistré sur Internet pas moins de douze livres écrits sur les harkis par des écrivains français et par des fils et filles de harkis comme :
Leïla ; Avoir dix-sept ans dans un camp de harkis et Mon père ce harki par Dalila Kerchouche Editions Le Seuil
Une autre histoire de Harkis par Fatima Besnaci-Lancou Edition Zellige
Destin de harki Brahim Sadouni Edition Cosmopole
Mohand le harki par Hadjila Kemoun Ed Anne Carrière
Harkis, un crime d’Etat par Boussad Azni Collection J’ai lu.
Pour l’honneur…avec les harkis par François Meyer Edition CLD
Combien de livres avez vous lu mr Fils de harki qui parlent des horreurs commises par vos parents? Citez-moi un seul!
Quand à mr Thitchirth, le sujet dont vous parlez n’à pas sa place dans ce débat qui traite du 17 octobre. Je rejoindrais volontiers votre point de vue si vous ouvrez le sujet et nous débattront tous, car nous avons des choses à dire sur cela, mais ne faites pas diversion SVP, et ne nous éloingnons pas du sujet de l’article, ce que souhaiteraient surement les harkis qui se sont refait une virginité grace à la fondation que Srkozy leur a offert.
Belkacem Ahmed, fils de chahid et fier du sacrifice de mon père pour son pays.
onsieur le "fils de chahid" vous me demandez combien de livres que j’ai lu, vous me faîtes rire monsieur. La puissance de l’argumentation n’est pas forcement proportionnelle au nombre de livre lus, comme professeur d’histoire vous devez sans doute le savoir.
Monsieur, vous vous permettez, sans retenue aucune, de traiter mon père de traitre mais la question qui se pose aujourd’hui c’est la suivante : Traitre envers qui ? quoi ? L’état Algérien ? Il n y avait pas d’état Algérien dans les années 50-60 contrairement à la France sous occupation qui avait encore un état une poli, un président ! ; le peuple Algérien ? J’aimerai vous entendre nous le définir encore aujourd’hui ? la nation Algérienne …. même des gens comme … Ferhat Abbas l’ont cherché et l’ont jamais trouvé ; humm je sens que certains vont me parlez de traitre à sa religion… tiens tiens, pourtant le congrès de la soumam que beaucoup considèrent comme la pièce maîtresse de cette fameuse "révolution" qui aurait enfanté la nation algérienne, lui précise que ce n’était ni une guerre ethnique ni une guerre de religion… Alors envers qui le harki le plus engagé politiquement ( ce n’était pas le cas de mon père que vous insultez ) est-il un traitre ?
Le harki, c’est le produit du comportement tyrannique du FLN. Je ne vais pas faire comme vous et mettre tout les combattants du FLN-ALN dans le même sac et les proclamer des salopards non monsieur ! je sais que parmi eux il y a eu des hommes de grande valeur … comme mon père justement mais, l’organisation FLN globalement était bel et bien une organisation tyrannique. Comment expliquer le fait que 200 000 algériens de souche avaient pris les armes pour la combattre ouvertement ? Une seule réponse : la situation à la fin des années 50 ressemblaient enfermement à la situation de l’Algérie en 1994 : Qu’avaient fait ces démocrates qui haineusement, paraît-il le pouvoir algérien "assassin" ? Et bien ils étaient obligé d’aller chercher des armes chez lui pour combattre l’autre monstre le GIA ( les terroristes islamistes ont obligé 200 000 "patriotes" à s’armer avec des armes de l’état du moment pour se défendre alors pourquoi traiter de traitre le harki qui a fait la même chose pour résister au dictat du FLN-ALN ou tout simplement défendre son honneur le plus profond sa famille ? Pourquoi le harki lui, n’aurait-il pas le droit de choisir entre le choléra et la peste qui le menaçaient ?
D’autre part monsieur, vous me parlez de livres que vous avez lu et que moi évidement ( je n’ai pas lu ) je vais quand même vous donner un conseil, lisez tout mais, commencer par lire les bons … Dalila Kraouche est une simple journaliste qui avait fait un voyage dans le pays de son père celui de Bachagha Boualem, laquelle avait commencé son Roman ( et non un livre d’histoire ou une thèse de chercheur ) avec un "h" comme "honte et un "H" comme "honneur" c’est tout à fait normal que son récit vous plaise et pourtant elle ne dit que la vérité que moi j’ai vérifié chez des centaines de harki : Son père était en effet un " fellaga" comme disait sa femme des dizaines de milliers de harkis l’étaient aussi combien ont été réhabilité : O. Moi je vous conseille de lire les vrais auteurs sur les Harkis : Mohamed Hamoumou ! il est professeur d’histoire comme vous monsieur alors, faites le, au moins par solidarité entre enseignants.
Vous dites que vous êtes fils de "martyr" figurez vous moi aussi je suis un fils de martyr monsieur, mon père est mort en combattant son ennemi je ne vais pas exposer encore une fois l’histoire de mon père mais je pourrai le faire si vous le souhaitez. Vous savez j’ai grandit parmi les enfants de " chahids" eux au moins, ils avaient, en majorité leur mère, moi non. Normalement j’étais fils du "traitre" mais je ne l’ai découvert qu’à l’age de 21 ans. Pourquoi ? C’est simple les voisins, les cousins, les gens avec qui je vivais respectaient mon père et tous savaient pourquoi il était devenu harki. Je refuse de m’attaquer aux enfants de chouhadas car je sais, j’ai vu moi même, qu’ils ont grandi dans la misère, j’ai grandi avec eux. En fait, seuls les mecs du FLN qui n’étaient pas morts étaient des super citoyens des "si" flan … mais aujourd’hui certains, très nombreux, trop même ! Pour continuer à faire de l’Algérie une vache à lait et bien ils ont inventé le gène de la révolution. ( la fameuse "famille révolutionnaire" ) et bien il ont besoin du mythe "harki traitre" pour nourrie encore et encore le mythe " moudjahid héros". On ne se laissera plus faire comme ça ni en France ni en Algérie. Les harkis ne peuvent plus porter seuls les conséquences de la guerre d’Algérie.
Avant de terminer je demande à Monsieur Dorsey qui nous conseille d’écrire nous même notre histoire d’aller militer, en France pour faire pression sur les gaullistes ( les compagnons des votre père M; Dorsey ) d’arrêter de soutenir la tyrannie du FLN qui maintient en étau le peuple algérien depuis l’ indépendance. Le dernier coup des gaullistess a été le soutien flagrant de Chirac à Boutef en 2004. Il s’est carrément déplacé à Alger pour soutenir le "président du parti du FLN" candidat au présidentielles.
Avant de terminer je donne quelques informations : Les résistants Français, avaient eu le courage et la finesse de juger puis condamner et même exécuter certains de leur collaborateurs et parmi eux des Petain et autres Laval, alors pourquoi le FLN s’est-il contenté lui, de liquider d’une façon barbare 100 000 harkis ( désarmés et normalement protégés par les accords d’Evian que le FLN avait signé en 3 mois de Juillet à Septembre 62 ) et réduit les autres ( 30 000 à 40 000) à l’esclavage dans les goulags des haut plateaux ? Pourquoi le FLN et l’état qu’il a fondé n’ont-il jamais eu le courage de juger un seul harki ? Pourquoi se limite -t-il à vociférer la "traitrise des harkis" ?
Comment écrire une histoire dans un pays ou un parti seul, avait mis la main sur les richesse de ses terres et applique sa tyrannie, utilise le meurtre et toutes sorte de magouilles dès qu’une voix qui n’est pas à la même fréquence que la sienne s’élève et ce jusqu’à nos jours ?
Je vais conclure, en remerciant encore une fois le matin d’ouvrir un vrai débat. J’invite mes compatriotes algériens à venir un peu avec leur petits ( ou grands ) moyens, justement écrire l’histoire de notre pays ici en toute liberté, en analysant et décortiquant les témoignages, et autres données qu’on peut "glaner". C’est seulement de cette façon qu’on pourra effectivement écrire notre histoire c’est-à-dire jeter les bases d’un avenir meilleur. On peut le faire si on se débarrasse de la haine et si on apprend à écouter celui ou celle qui n’a jamais eu le droit à la parole.
Je m’invite au débat qui du reste est intéressant, dès lors qu’il s’agit d’évoquer l’Histoire. C’est Sacha Guitry qui a dit : lorsqu’on appelle le passé il répond présent. Alors parlons donc de ceux qui ont joué un rôle dans les conflits, et notamment ceux qui ont trahi les leurs.
Pou moi, la trahison est synonyme de déloyauté, forfaiture, félonie. Mais je constate qu’elle n’a pas la même interprétation du côté français lorsqu’il s’agit de leurs traitres et des nôtres. Nombre de français qui avaient collaboré avec l’occupant allemand, étaient considérés comme traitres à la Nation, et ont été massacrés par la foule et lynchés à la libération. D’autres ont été jugés par des tribunaux d’exception, condamnés pour trahison et exécutés.
Dans un site internet : http://qc.answers.yahoo.com/question/index?qid=20090818181723AAsV9Bz, il est demandé : Est-ce que les français qui ont collaboré avec les allemands durant la 2e guerre mondiale ont été pardonnés?
J’ai noté la réponse d’une internaute (magdala) ; parmi tant d’autres, très édifiante de la haine que les français portent encore aux collabos et je vous la donne telle qu’elle :
« Pardonnés, surement pas. Mais "oubliés" oui. Après la guerre, il s’agissait de faire croire qu’on avait toujours été résistant si on ne voulait pas avoir des problèmes. Alors les collabos qui ont échappé à la rafle d’après guerre se sont fait tout petits, t’imagine. Parmi eux des gens haut placés, des politiques… Leur "dossier" collabo a disparu et on est passé à autre chose. Mais si on a pu pardonner aux allemands, il est toujours plus difficile de pardonner à des traitres à son propre pays donc même aujourd’hui, les anciens collabos sont très mal vus.
Et qu’en sera –t-il si un tel site sur la question des harkis existait?
Je suis sûr que du côté français, d’autres traîtres, ceux qui ont trahis leur pays et collaboré avec la France pendant la guerre d’Algérie, seront considérés comme des héros. Cette même France vindicative à la libération, aujourd’hui les encense (ses traitres à elle), décrète une journée commémorative pour leur gloriole, et crée pour eux une fondation. Il est même dit dans les textes que toute personne qui ose les offenser sera poursuivie et condamnée.
C’est pourtant cette même France qui avait jugé, condamné et exécuté les collaborateurs des Allemands, qui a poursuivi, jugé et condamné Francis Jeanson qui avait affiché sa grande sympathie aux algériens en lutte contre l’occupant français et qui fonda, en 1957, un réseau de soutien à ceux qui luttaient pour cette liberté (si chère aux résistants français contre les nazis), les moudjahidine. Ce réseau de porteurs de valises porta son nom : le « Réseau Jeanson ». Pourtant, Francis Jeanson qui n’a tué aucun françai, a été considéré par les français comme un traître à la patrie. Même après sa mort, il y eut des français, ces champions des Droits de l’Homme qui ne lui ont pas pardonné, alors qu’ils pardonnaient aux collabos, pour preuve cet article paru dans un site français de droite qui disait :
« Nous avons rapporté hier, ici, le décès de Francis Jeanson, traître à la patrie. Il avait, bien sûr, de nombreux complices avec lui pour, à l’époque de la guerre d’Algérie, participer par leurs actions de soutien aux fellaghas, à l’assassinat des combattants et des martyrs de l’Algérie française tombés à cause, entre autres, de cette ordure, mais pas seulement…
…C’est ainsi qu’en compagnie de trois autres collabos, il organisera alors le soutien aux fellouzes égorgeurs ! Jeanson, militant communiste, professeur de philosophie, intime de J-P Sartre, s’adressera aux intellectuels du pays et obtiendra leur aval. Les Abbés Davezies et Urvoas, prêtres-ouvriers de la « Mission de France », enrôleront eux les ouvriers des usines où ils travaillent les incitant à apporter leur aide matérielle au lieu de leur apporter la parole de Dieu.
Jeanson et Davezies, créeront ainsi le plus important réseau de soutien au FLN.
Se sont associés également à cette traîtrise : Mandouze, Maillot, Rousset, Etienne et Paule Bolo, Pierre et Colette Chaulet, Anne-Marie Chaulet fiancée alors de Salah Louanchi chef du FLN en France, Robert Barrat, François Mauriac, Jean-Marie Domenach, André Frossard, Georges Suffert.
Plus loin, l’écrit continue :
« Le réseau Jeanson ». Il enrôlera des milliers de personnes en France. Leurs principales tâches étaient de transporter, cacher, héberger, aider à se réunir, soigner les cadres du FLN, favoriser leurs communications, leur trouver des points d’appui en province, assurer leur défense juridique, compter et acheminer d’importantes sommes d’argent, faciliter les passages de frontières. Tout ça pour faire mal, pour tuer leurs compatriotes !
Ils comparaitront devant un tribunal militaire, le procès s’ouvrira le 5 septembre 1960. Jeanson sera condamné par contumace mais continuera ses basses œuvres jusqu’en 1962 ! Et aujourd’hui, la « grosse presse » est quasiment unanime et tisse des lauriers à ce Jeanson et à ces complices qui n’étaient et qui ne seront pourtant toujours que des sales traîtres ! Écoeurant !
Pour moi, qui pense encore aujourd’hui aux combattants et martyrs de l’Algérie française qui sont tombés à cause de cette ordure et de ses complices, massacrés par les terroristes, avec l’aide de ces salauds, je ne souhaite qu’une chose :
qu’il pourrisse lui -et tous les autres – …en enfer ! »
Jacques Vassieux
A ce commentaire s’ajoute d’autres encore, comme celui du sieur Moutier qui dit :
Tout à fait d’accord avec toi !!!!Notre génération a bien connue ces salopards qui, en plus faisaient partis de l’ « élite » de notre Pays. La racaille des prêtres ouvriers, suppléaient auprès des ouvriers antimarxistes, le sabotage et la traitrise des communistes Français.
Merci Jacques pour ce coup de gueule !!
A bientôt. JG.
Alors que répondre à ces écrits fielleux ? Devons nous aussi (génération qui ont connu ces événements regrétables) traiter les harkis de salopards, de racaille, de sales traitres comme l’affirment ces français à l’encontre de Jeanson et ses amis porteurs de valises ?
Je vous pose la question à vous Mr qui signer FILS DE HARKI !
En qulques mots, et pour répondre à monsieur le Fils de Harkis qui se demande envers qui son père a été traitre. L’Algérie était efféctivement sous occupation comme le fut la France. Mais avant que cette France que vous tentez de dédouaner de ses crimes, cette France généreuse qui offre des médailles aux harkis, comment et pourquoi est-elle venue en Algérie? L’Algérie existait bien avant que la France ne l’envahisse avec la passivité des Turcs qui l’avaient conquise avant les français, et exploitées comme la France. Elle était si riche qu’elle était considérée de grenier de l’Europe, et le retexte du coup d’éventail est en fait un subterfuge français pour ne point payer ses dettes à ses c’éanciers. Maintenant vous demandez envers qui votre père fut traitre? Votre père était un bougnoule comme nous tous durant la colonie, et pour sans doute quelques francs, il a préféré servir ses maîtres que mon père avait combattus et ce n’est ni le FLN, ni l’ALN qu’il avait fuit, ou dont il craignait la tyrannie. Et si vous dites qu’il était "fellagha", je connais bcp d’autres fellaghas qui n’ont pas retourné leur veste et qui ont préférer mourir debout que de vivre le restant de leurs jours avec le calot bleu qui reste, que vous le vouliez ou non un stigmante dans l’histoire des harkis, et toutes vos excuses pour eux ne l’effaçeront pas. Savez vous que partout ailleurs, sauf peut-être chez les "français de droite" que Harki est aujourd’hui, grâce ou à cause de votre père, synonyme de honte?
Je vous invite à méditer sur ce passage relevé dans un livre français, et vous y verrez quelques similitudes avec le sujet qui vous préoccupe tellement jusqu’à vouloir nous faire endosser la responsabilité de tous les problèmes des harkis, alors qu’ils devraient être aussi effacés que les collabos qui leur ont montré le chemin de la trahison.
PS a monsieur le fils de harkis. Juste pour compléter mon texte précédent en y ajoutant le passage auquel je faisais référence en fin de texte:
" Lors de l’occupation Allemande en France, une force policière spéciale française fut chargée de faire régner l’ordre en France occupée, la Milice. Les miliciens étaient composés de Français, souvent des criminels ou des tueurs sortis des prisons. Les membres de la milice étaient détestés et persécutés autant par les Français que par les maquisards. Ils étaient considérés comme des traîtres qui combattaient leurs propres compatriotes. De plus, les miliciens commettaient souvent des vols, des assassinats et des pillages.
Lors de la libération de la France en 1944, les miliciens furent souvent exécutés sans procès devant un peloton d’exécution. "
Avons nous fait autant pour nos traitres? C’est à vous de le prouver !
Bonjour monsieur FILS DE HARKI.
J’ai suivi le débat sur le l’article 17 octobre qui a ricoché sur les harkis et leur rôle dans le conflit algéro- français, et j’ai lu particulièrement votre acharnement à défendre la cause de votre père, ce qui est tout à votre honneur, j’en aurais fait autant si mon père avait été harki. Mais là où je ne suis pas d’accord avec vous, c’est lorsque, dans votre longue et lassante diatribe, vous dénier jusqu’au droit d’exister à la nation algérienne, alors que la France (pays d’accueil des harkis) l’avait reconnue bien avant son « règne » en Algérie, puisqu’elle avait alors des relations économique et géopolitiques avec elle. Votre amertume, doublée d’une grande rancœur, vous a poussé jusqu’à justifier la décision de votre père lorsqu’il avait retourné sa veste, (d’autres on appelé ça trahison), en déclarant qu’il n’a pas trahi son pays, puisque ce pays n’existait pas. Sachez monsieur, que l’histoire des Algériens (même s’ils ne s’appelaient pas encore comme cela) et des royaumes berbères de l’Algérie actuelle dans l’antiquité est celle qui est la moins connue, et je ne vous en veux pas de l’ignorer, vous n’êtes pas le seul, et cela pour de multiples raisons. D’abord (je m’excuse auprès des lecteurs de ce forums, car je vais être un peu long, mais moins que vous je l’espère) deux approches, l’archéologique qui a fait référence aux constructeurs et aux donateurs, le résultat à été une connaissance des Romains et des Grands. Ensuite des textes de géographes et d’historiens latins plus préoccupés des Romains que des Berbères, alors que la France n’était encore que la Gaule. Et finalement une Histoire qui a assimilé l’antiquité romaine à la présence coloniale française, cette dernière considérée comme étant la suite et l’héritage de Rome. Il en résulte une Histoire axée sur les occupants et non sur les autochtones.( Qui parle aujourd’hui des indiens d’Amérique excepté de leur folklore?). L’idéologie coloniale a pris le pas sur l’Histoire, sans compter ceux qui comme vous n’ont pas compris que l’Histoire de notre pays commence avec celle des premiers Ancêtres du monde.
L’intérêt des Algériens ; qui aurait dû être le votre aussi, pour l’antiquité a commencé avec le souvenir des Ancêtres qui ont symbolisé l’amour de la Liberté et de l’Indépendance : Massinissa pour qui l’Afrique devait revenir aux Africains, Jugurtha qui a voulu continué son œuvre…
Au cours des dernières décennies, des spécialistes européens de l’antiquité romaine ont commencé à étudier le Maghreb antique de l’intérieur. Le recherche de l’identité nationale pousse aujourd’hui les Algériens à vouloir assumer tout leur passé ( celui de votre père y compris) et donc à comprendre les origines des premiers »Algériens », leurs organisations, leurs civilisations…. Certes, cette Histoire antique ne peut passer sous silence les peuples étrangers (comme la France)qui ont occupé le pays, mais elle doit avant tout nous éclairer sur la vie de nos ancêtres, ceux à qui votre père a tourné le dos. L’Algérie actuelle est la même que celle d’Apulée, de Saint Augustin, d’El Mokrani, dont les racines sont encore profondément ancrées dans le sol français (déportés en Calédonie et non pas pour avoir endossé l’uniforme français), d’Amirouche et de Abbane Ramdhane, D’Idir, du papa de Zidane dont le fils a fait la fierté de la France en panne de reconnaissance, de l’actuelle équipe algérienne de football etc. Et si vous vous demandez qui votre père a trahi, — vous qui citez comme référence les paroles du grand Ferhat Abbas qui avait dit, lors d’un coup de colère (compréhensible du reste, car empêché de devenir le premier président algérien contrariant ainsi ses desseins) ignoré l’existence du peuple Algérien–, vous devez lire (encore des livres direz vous, mais les livres sont la mémoire qui ne risque pas de disparaître) L’ALGERIE DANS L’ANTIQUITE de Mahfoud Kaddache édition ENAL 1992, et vous comprendrez que ce peuple algérien a souffert dans son corps et son âme des guerres, des déportations au bagne, des spoliations de ses terres, du NAPALM français, de la torture de Bigeard et d’Ausaress, des viols de femmes, et aussi de trahison. Qui votre père a trahit? dites-vous, car selon vous il n’y avait pas de Nation Algérienne? Meme Benbadis le grand philosophe connu et reconnu mondialement disait: "Le peuple algérien est musulman etc… Et qui dit qu’il s’est détourné de ses origines est un menteur (sic Chaabou El Djazair).Vous pouvez démentir cela pour cautionner les agissements passés de votre père, paix à son âme, mais pas travestir l’Histoire.Quant à nos gouvernants actuels et ceux qui ont mené l’Algérie depuis l’indépendance, vers d’autres frustrations, je vous l’accorde, certains sont très contestables, et ils n’ont pas fait mieux que le colonisateur je vous le concède. Alors ouvrons un autre forum sur le sujet, et vous serez étonné de ce que je vous raconterai à ce sujet. Mais cela ne cautionne pas les agissements de certains individus sur lesquels l’Algérie avait compté et qui l’ont trahie. Toutes vos excuses pour eux sont vaines, et ne les dédouaneront pas de leurs « choix » à passer de l’autre côté de la vitre. C’est le colon qui disait à ce propos « A blanchir la tête d’un « nègre » on perd sa lessive ». Et ne rebondissait pas sur cette phrase pour m’accuser de raciste, je n’ai fait que citer ce que disait les colons à propos des africains, et pour lesquels nous n’étions que des bougnoules, desratons, des fatma pour toutes les femmes, des yawled pour les enfants et des Mohamed pour tous les hommes, et j’en passe. Encore mille excuses pour les lecteurs d’avoir été si long dans mes propos, mais il le fallait, pour toutes celles et tous ceux qui ont été trahis par leurs compatriotes.
Je ne vais pas reprendre l’histoire de mon père une nouvelle fois ( une deuxième fois) ici pour montrer que la situation n’était pas aussi simple qu’on n’est tenté à la considérer aujourd’hui, je vais plutôt vous résumer l’histoire qui est aujourd’hui devenue publique, celle du père de M. Zanoum qui a réalisé un film lequel l’a conduit avec son père à retourner sur les lieux où les événements se sont déroulé, je vais résumer très brièvement cette histoire et pour ceux ou celles qui veulent plus de précision ils peuvent aller les chercher sur l’un des journaux algériens Francophone ( Elwtan) a qui il avait accordé une interviewe sur ce sujet.
Son père appartenait au « groupe de choc du FLN à Paris » il n’avait que 19 ans quand ses supérieurs lui ont demandé de faire un attentat, qui devait conduire à l’assassinat d’un responsable messaliste à Paris. Ils étaient trois, chacun sa tache : le premier devait montrer la cible, le second ( le père de M Zanoum ) devait tirer et le troisième devait faire un rapport.
M.Zanoum ( le père ) avait donc 19 ans, quand on lui a montré la cible, il découvre que c’est une personne qu’il a déjà vu dans un café et qui tenait un discours, en effet politique mais très patriote vis à vis de l’Algérie « indigène », il a donc refusé de le tuer. Le rapport est fait, son sort est celé, il est condamné à mort par ses propres compagnons. Il lui restait une seule et unique solution : demander lui même, à aller en prison, au camps de Vincennes pour échapper à ses tueurs dont il ne connaissait que très bien la détermination et surtout la machine FLN qui les a transformé en tueurs automates malgré eux. Quelques mois après il regagne sa Kabylie natale et devient harki ( impossible de faire autrement car le FLN en Kabylie était encore beaucoup plus puissant qu’à Paris soit c’est la mort, soit c’est devenir harki le choix est évidement vite fait, il devient « Mokhazni » c’est à dire s’occupe de la distribution de la nourriture et des vêtements il n’a jamais pris une arme, il ne lui ont pas donné. A l’indépendance, comme la majorité des harkis, sachant que les accords d’Evian les protégeait et que le FLN (GPRA) les a signé il reste en Algérie dans son village. Plusieurs semaines s’écoulent, tout les harkis avaient rejoint leur douars et redevenus fellah certains ( les … certains très peu nombreux un dixième environs rejoignent la métropole … puis brusquement, on a commencé à les regrouper sur les places des villages les lynchages se multiplient et toutes sortes de monstruosités avec. M. zanoum père « a de la chance » puisqu’il ne sera pas tué mais arrêté. Son fils, seul cette fois, va retourner sur les lieux de la détention à à Maison carré puis Barwaguia, son fils seul car, le vieux Monsieur à 76 ans ne pourra pas franchir la zone internationale de l’aéroport d’Alger et ce 50 ans après ! Il a été refoulé 50 ans après et le pire, même s’il était un harki engagé réellement politiquement, normalement, il a déjà payé avec 7 ans de prison sans aucun jugement ( il n’a été libéré qu’après 1967 et les gaullistes se sont immédiatement empressé à voter une deuxième amnistie pour que les bourreaux des harkis puissent venir en France sans risquer de se retrouver devant la justice pour barbarie et crime contre l’humanité ). Cette histoire est totalement différente de celle qui a conduit mon père à devenir harki mais, comme la quasi totalité de ces histoires de harkis, elles se rejoignent toutes sur un point : la tyrannie du FLN qui ne laissait absolument aucun choix ! Je vais essayer de répondre à certaines réactions.
Fils de chahid je suis un peu déçu de ne pas trouver dans votre réaction la moindre trace de véritables arguments. Je vais, t’inviter ( si je peux me permettre de te tutoyer ) à sortir de ce complexe de colonisé, arrêter de faire référence sans cesse à la France quand tu parle de l’Algérie. La situation de l’occupation allemande n’a rien à voir avec la guerre d’Algérie et tu le sais bien.
M.Menouar, vous me décevez avec votre cours d’histoire sur l’Afrique du nord antique. Je vais juste vous rapporter ce qu’a dit à Alger et devant le premier ministre Algérien, un diplomate Turque venant d’Istanbul remettre quelques archive de l’empire ottoman concertant l’Algérie : « sans les Ottoman, l’Algérie n’aurait jamais existé car, la nature a fait que, un état pouvait se trouvait à l’est et un autre à l’ouest de l’Afrique du nord, seuls donc les Ottomans ont peu changé cette donne. »
Pour M. Abdella Mohammed L’oranais, M. j’ai lu avec attention votre réaction, espérais vous voir essayer de comprendre, au delà des harkis pourquoi certaines régions d’Algérie étaient totalement passives pendants la guerre d’Algérie dans certaines régions par exemple, il n y avait que très peu de harkis comme dans l’Oranie mais, les Français étaient-ils bêtes au point de payer des gens ( les gens ) pour rien comme vous voyez on ne peut devenir harki que s’il y a énormément de tyrannie FLN quand il n y a même pas de trace ou peine …. ? Je pense que vous avez compris le fond de ma pensée monsieur, je vous demande donc d’orienter votre questionnement dans ce sens peut être cela nous permettra de mieux éclaircir les choses.
Je vois que vous etes séléctif monsieur le Fils de Harki. Vous parlez d’un ministre qui ensence un diplomate Turc, alors que vous critiquez ces memes ministres algériens et vous les traitiez de tous les noms d’oiseaux dans votre précédent écri. Alllez je vous le concède, il y a eu des harkis qui ont fuit la vengeance du FLN (vous dites tyrannie), mais avouez qu’ils ne sont pas nombreux. Mais ceux qui se sont engagés pour de l’argent étaint les plus nombreux et les plus virulents.
Sans rancune et que vive l’Algérie indépendante et ses enfants en paix. Vous aussi si vous etes reté algérien.
Voici ce qu’on aurait du faire à la fin de la guerre d’Algérie, immédiatement après les accords d’Evian et ce, pour tout les acteurs de cette guerre : on aurait du constituer une espèce de conseil de sages, formé de personnalités venant des deux côté de la méditerranée, ces personnalité pourraient être par exemple des hommes ( ou des femmes ) de religion ( chrétienne et musulmane), des philosophes, des hommes de lettres, ….. bref des personnalités connues pour leur engagement pour les droits humains. …
Se conseil aurait pu recueillir les confessions des combattants et des différents acteurs de cette guerre, ces criminels de guerre des deux côtés, pourraient s’alléger le cœur et redevenir un peu humain pour rejoindre, en paix, la société des hommes. L’amnistie ne devrait être proclamée que pour ceux ou celles qui se seront confessé mais, en Algérie à la place d’un Mandela on a eu des mecs comme Benbella ou Krim Belkacem, les rares chez qui on pouvait espérer un peu de lumière comme Abbas étaient totalement isolés et même indexés de mous. Les conséquences de cette guerre mal terminé mal négociée nous suivra encore et encore et à mon avis elle finira par faire exploser l’Algérie si le processus n’est pas déjà enclenché, croyez moi, en tant que patriote cela ne peut que me fondre le cœur.
Avant de terminer je réponds à M. Menouar
Je n’ai jamais traité un ministre algérien de quoi que ce soit, néanmoins, je ne peux pas dire que je les porte dans mon cœur n’on plus ! Si vous essayez de bien comprendre mes propos, à moins que si vous estimiez que, je n’ai pas pu bien les exprimer. Quand j’ai parlé du ministre algérien, qui écoutait sagement un diplomate Turc ( il y a à peine une semaine à Alger ) lui dire que l’Algérie existe grâce à l’occupation Turque, je ne suis pas sûr que j’étais entrain de jeter des fleurs à ce ministre … Si on doit pousser l’analyse à extrême, il devrait être traduit devant la justice pour haute trahison car, il était resté passif face à la négation de la nation Algérienne sur laquelle est partie la réaction et sous son toit.
Ma tante Samoucha a perdu son fils Meziane ce jour-là…Depuis cette date, elle ne s’est pas remise et a vecu un deuil perpetuel.
Honte à vous la France…L’histoire n’effacera jamais les horribles atteintes à la dignité humaine que vous nous avez infligées. L’humanité est témoin à jamais…Baissez votre tête maintenant maudits français…Oulach S’mah oulach!
Je vous préviens, je ne suis pas fils de harkis, mon père était un moudjahid. Il est mort après l’indépendance, car il ne s’était pas remis des tortures que l’armée française lui a infligées.
Voici, mon opinion des choses :
Après tant d’années déjà, je crois qu’il est grand temps d’être clément avec les harkis et encore qu’est-ce qui reste à l’heure actuelle, que leur progéniture qui n’est pas responsable est logiquement innocente…..du moment que, dans les prisons, on gracie les grands assassins de l’humanité.…
Autres synonymes de HARKI
Pour moi Celui qui vend de la drogue, c’est un Pur harki. Car, en vendant (procurant) cette drogue, il n’a qu’une seule idée, c’est d’empoisonner l’autre en s’enrichissant sur son dos. Vendre de la drogue, C’est Tuer ! Tuer les enfants de la patrie, pour que lui vis mieux !
La drogue tue la virilité des hommes, laisse tout le temps hors champ, endorme, rend malade physiquement et psychiquement, donc nuit à la prospérité de la nation qui repose sur la bravoure de ses hommes, …et je m’arrête là, car pour exposer ce sujet à fond il faudrait des pages et des pages….
Harki, c’est un comportement
Tous les gens quelque soit leur niveau qui contribuent au commerce de ce qui nuit à la société, de ce qui détériore la santé des individus, de ce qui est intolérable par les mœurs et coutumes, ce sont des Harkis.
Dans la liste des nouveaux harkis, on peut trouver (et la liste n’est pas exhaustive) :
- Les barons du marché noir
- La mafia de toute sorte
- Les barons de l’immobilier
- Les petits citoyens et les grands en réalité non nécessiteux qui font le commerce de l’immobilier qui ne leur appartient pas. Ceux qui vendent le pas de porte (du bien de l’état) et avec cet argent vont au pèlerinage après. Ceux qui font sembler de ne pas comprendre certaines choses, et noient le licite dans l’illicite….
- Les agriculteurs (les assassins botaniques et tricheurs), font le massacre des arbres et de la terre. À la récolte des fruits, ils font tout effondrer, les fruits jeunes, sans goût qui n’ont pas encore changé de peau, encore acides, aigres, petits ou grands, peu importe, les bicots n’auront pas le choix, ils mangent tout…
- Les agriculteurs (mercantiles et tricheurs), qui jurent en vendant, qui exposent sur leur étalage (la) Thomson et te vendent l’hameçon…
- Ceux qui vident le pays de son cheptel (et de toute sa faune aussi, car l’âne algérien se termine dans les gueules des fauves des zoos tunisiens) pour le céder aux pays voisin contre du chiffon ou de la drogue…
- Ceux qui vident le pays de toutes ses ressources, uniquement pour l’enrichissement personnel
- Les instituteurs partisans de l’absentéisme (et les directeurs complices) qui gonflent les notes des élèves afin de voiler le niveau réel de l’élève.etc…etc…etc…
Bref, un Harkis aujourd’hui, c’est n’importe quel individu indigne, vil, qui prône le malheur aux autres ou concoure à la désintégration de la société dans laquelle il vit (appartient)…
par proffeseur samy b de Sciences Politique au canada
mon père était un moudjahid et responsable dans les groupe choc du FLN à Paris la France doit faire des excuses pour les crimes et atrocités commis contre le peuple Algérien”
»La France doit faire des excuses pour les crimes et les atrocités commis contre le peuple algérien durant la période coloniale », a déclaré hier, à Bechar le porte parole du parti du Rassemblement national démocratique
“Aujourd’hui, et 48 ans après les massacres du 17 Octobre 1961 à Paris, la France poursuit son silence sur les vérités historiques et sur les crimes qu’elle à commis contre les Algériens qui se sont révoltés pour le recouvrement de leur souveraineté », a indiqué M. Chorfi, en marge d’une rencontre régionale sur l’emploi des jeunes, organisée par sa formation politique.
»Elle (France) doit faire des excuses à ce peuple et mettre fin à son jeu de glorification des harkis et des mercenaires, et d’atteinte à la dignité du peuple algérien’’, a-t-il ajouté.
Pour le représentant du RND, »le peuple algérien n’oubliera jamais l’ampleur des massacres du 17 Octobre 1961 commis sous sanguinaire Maurice Papon et ses collaborateurs… ».
Le combat de Jean-Luc Einaudi face à Papon
Le 20 mai 1998, Jean-Luc Einaudi écrit dans Le Monde : “ En octobre 1961, il y eut à Paris un massacre perpétré par des forces de police agissant sous les ordres de Maurice Papon. ” En juillet 1998, Papon porte plainte pour diffamation contre un fonctionnaire public. “ Pour préparer sa défense, Jean-Luc Einaudi compte sur les documents officiels dont il a demandé communication, trois mois plus tôt, aux Archives de Paris. Le directeur des Archives de Paris a effectivement transmis sa demande au procureur de la République, assortie d’une mise en garde "sur l’opportunité de lui réserver […] une issue positive" (12 février) ! C’était solliciter un refus.”
Faute de pouvoir produire des documents écrits attestant de la responsabilité de la préfecture de police, dirigée par Maurice Papon en octobre 1961, l’historien sollicite le témoignage de deux conservateurs des Archives de Paris, qui acceptent et témoignent, l’un par écrit et l’autre à la barre, les 4, 5, 11 et 12 février 1999. Maurice Papon, présent, est défendu par l’avocat Jean-Marc Varaut, et fait témoigner en sa faveur entre autres l’ancien Premier ministre, Pierre Messmer, tandis que Jean-Luc Einaudi fait venir à la barre des témoins directs des événements de 1961. Le 26 mars 1999, Maurice Papon est débouté de sa plainte et l’historien relaxé au bénéfice de la bonne foi.
Deux archivistes sanctionnés pour avoir témoigné
Les deux archivistes qui ont témoigné expliquent ainsi la situation : “ En charge des séries des archives judiciaires aux Archives de Paris, depuis vingt-cinq ans, nous avons effectivement accès aux documents dont Jean-Luc Einaudi a besoin pour assurer sa défense face à Maurice Papon, mais nous ne pouvons pas les lui communiquer puisqu’il n’a pas obtenu la dérogation nécessaire. La seule solution permettant de conjuguer le respect de la déontologie de notre profession et notre conscience de citoyen, est donc d’accepter d’être cités comme témoins.
Nous ne pouvions passer sous silence l’existence des documents dont nous avions assuré le versement, le classement et la conservation, sachant que, face à la thèse défendue par Maurice Papon, ces documents apportaient la preuve incontestable du massacre opéré à Paris par les policiers le 17 octobre 1961 et les journées et semaines suivantes. Nous taire eut été commettre une faute au regard du code international de déontologie des archives. Nous avons toujours considéré que notre mission de conservateurs du patrimoine était à la fois technique et politique.”
Les deux fonctionnaires sont sanctionnés pour leur témoignage par une mise à l’écart complète, se voyant retirer par notes de service du directeur des Archives de Paris leurs activités et équipements de bureau, interdire tout contact avec le public, etc.
Horizons consacre un dossier spécial aux massacres du 17 Octobre 1961 sur les massacres du Il y a par moment dans l’histoire des peuples, des destins formidables. Cruels, mais ô combien héroïques ”, souligne dans son éditorial consacré à cet évènement Mme Naâma Abbas, directrice générale du journal en faisant allusion à Fatima Bedar, cette enfant de 15 ans, violentée en cette journée du 17 octobre 1961 par les bourreaux de Maurice Papon et jetée dans les flots de la Seine. Aussi, l’on y retrouve dans ce dossier de notre confrère, à côté des analyses d’historiens algériens et de témoins, en exclusivité, un entretien avec Jean Luc Einaudi, l’éminent historien français qui avait témoigné en 1997 devant la cour d’assises de Bordeaux, sur le massacre d’Algériens du 17 octobre 1961, lors du procès de Maurice Papon pour son action de 1942 à 1944. A la recherche de preuves judiciaires du massacre d’Algériens du 17 octobre 1961, Jean-Luc Einaudi dépose le 8 février 1998 aux Archives de Paris une demande de dérogation pour accéder aux registres d’information du parquetBonjour monsieur FILS DE HARKI
Qui veut venir en France et des papiers ?
Non on veut pas de vous.
Il y a de quoi se demander si on a la meme nationalite avec certains soit-disant Nationalistes de pacotille. Messieurs, les donneurs de lecons, lorsque vous aurez un pouvoir digne de ce nom, qui commencera d’abord par donner l’exemple le premier, c’est-a-dire il demandera pardon aux familles des victimes qu’il a sur la conscience, apres il pourra bomber son torse pour demander aux autres qu’ils fassent leur mea-culpa, sinon aucun ne va le prendre au serieux ou lui accorder la moindre importance.