Le Rassemblement-Action-Jeunesse (RAJ) n’a pas dérogé à sa tradition de célébrer le 5 octobre. Cette année il a choisi de marquer l’événement par une rencontre à la « cité des syndicats » à la Glacière. Plusieurs conférences se sont étalées sur trois jours. Après la séance d’ouverture, l’après midi du 3 octobre, a suivi une conférence-débat animée par Mr Derguini, militant, enseignant et chercheur : « l’Algérie, des disparus forcés aux harragas ».
La journée du 4 octobre, s’est ouverte sur une conférence-débat sur « le rôle de la culture dans l’éveil citoyen », animée par Mustapha Benfodil, journaliste, et Habiba Djahnine, écrivaine et réalisatrice. Plus tard, une autre conférence débat, « Les mouvements sociaux au Maghreb: état des lieux et perspectives », a été animée par Fatna Afid, syndicaliste de l’Organisation Démocratique du Travail (ODT) Marocain. Elle était secondée par Maghraoui Amina, présidente du comité femme du SNAPAP et par Chahid Khalid, représentant de l’Action Jeunesse du Maroc.Dans la journée du 5 octobre un rassemblement était prévu sur la Place des Martyrs, « dans le cadre de la réappropriation de l’espace public » selon la déclaration du RAJ. Il aurait dû être suivi d’une lecture des poèmes de Mustapha Benfodil. Le rassemblement a bien eu lieu, malgré l’interdiction en vigueur depuis la marche du 14 juin 2001. Mais la lecture des poèmes a été empêchée par la police qui a contraint les participants à quitter les lieux. Devant cette intervention policière, les organisateurs ont tenté de déplacer leur rencontre poétique vers la place Alloula. En vain : la police était sur leur trace, empêchant à nouveau la lecture. Après l’interdiction d’une telle manifestation pacifique, on peut sans risque de se tromper, affirmer que les libertés sont en régression.
Amirouche Nedjaa.





Les événements du 5 octobre 1988 faisaient partie d’un vaste programme pour un nouvel ordre mondial géostratégique et économique. Celui ci devait s’étaler sur quelques années; disparition du bloc URSS, destruction du mur de Berlin, assassinat de Ceausescu en Roumanie, invasion de l’Irak… c’est à cette époque déjà qu’il a été décidé d’un retour forcée de l’Algérie dans le giron de l’arabo islamo fascisme, une idée Napoléonienne il faut le rappeler. Bien avant les événements d’octobre 88, Bouteflika était déjà pressenti pour succéder à CHADLI afin de refermer définitivement la parenthèse de la pseudo démocratie à l’algérienne. Les événements prendront pour quelques années une tournure dramatique et Bouteflika finira par nous être imposé en 1999 après les assassinats de BOUDIAF et de KASDI Merbah et une décennie noire qui n’aura servi qu’à préparer le retour de ce même Bouteflika avec une feuille de route des plus machiavéliques comme nous le constatons aujourd’hui.
Effectivement on peut regretter que ces agissements, empêcher le peuple de s’exprimer, perdurent.
Le régime algérien doit être combattu pour cela. Je salue les algériens qui se mobilisent pour exprimer leur soif de liberté.
Arezki.
Blog: http://www.arezkibakir.over-blog.com
si vriment quelque chose incroyable une association (rassemblement action jeunesses) a franchés la ligne d état d urgence avec une grand marche a alger la capitale (chapon mes freres);mait la majorité des partis politique surtout ce de loposition insi que des journeaux (pas tout) et des associations que leur existence est fondé sur les evenement de 5 octobre 1988 en meme pas silebré ou parlé a location de se jour des vrai dimocrates vriment si hantes que dieux vous sera avec vous seut qui travailles a l interé de se pays (vous les enrajés )
14 juin 2001/05 octobre 1988/18 avril 2003 Des dates alibis pour tout interdire.Le régime de mafiosos a peur de son ombre.Rien n’est perdu!la mort attend ce système de corrompus.Il y aura certes un prix à payer mais l’espoir est là!UN JOUR PETIT BOUT TU VERRAS QUE TU DEVRAS PAYER POUR TOUS LES CRIMES QUE TU AS FAIT COMMETTRE AU NOM DE Dieu!
Nous te promettons de sensibiliser tous ceux qui savent et qui ne disent rien, tous ceux qui veulent savoir et que tu empêches de comprendre.Nous expliquerions les frasques de ce commandant Si Abdelkader qui n’a jamais tiré une cartouche .Le peuple découvrira ce minable MAE qui a violé une fille à stockolm.Nous expliquerions comment des pseudomoudjahidines ont créée une commission par ordonnance pour écrire l’histoire en la calquant sur leurS histoireS
Nous parlerons des crimes de cette supposée repue-blique.Nous demanderons à de vrais Historiens de raconter les souffrances des jeunes du 05 octobre 1988 à Sidi ferraj par des géneraux qui ont spolié l’Algérie en faisant croire qu’ils ont rallié la cause nationale à la fin de la guerre en 1961!Nous apprendrons à nos enfants tous les coups tordus de ce système depuis la mort de Khemisti, Khide qui s’est suicidé à Madrid de 04 coups de pistolet de la mort au champ d’honneur de Abane de la strangulation de Krim à Frankfurt…05 octobre revivra sans Chadli peut-être mais avec ce cancert qu’on ne supposait pas et Pourtant
Cher Ahmed Mahmoud, que de racourçis. De Napoléon à Chadli, tu y vas fort. 1988 a été une parenthèse enchantée qui nous a permis de nous exprimer librement, malheureusement le pouvoir honni et les islamistes imbéciles ont réussi à casser cette dynamique et à nous faire regresser. Octobre 1988 a été annoncé par le printemps berbere de 1980 et les massives greves estudiantines de 1986. Rien n’arrive par hasard.
salam, azul.
J’espère que ce commentaire va être affiché, je tire trois constats de cet événement :
1 – L’algérie avec l’arrivée de bouteflika et ses trois mandats a beaucoup régressé depuis l’avénement de la démocratie suite aux événements d’octobre 1988, les libertés acquises ont toutes été remises en cause et on assiste impuissants à un simulacre de démocratie ou le joueur et hmida et ou le recham est hmida!
2 – Je remercie le RAJ en étant l’un des seuls à toujours se remémorrer le 5 octobre et pour sa fidélité aux martyrs tombés durant ces douloureux événements, je suis sur que ce qui a été acquis après les événements d’octobre sera très bientôt de retour et que la liberté pour laquelle sont morts les jeunes d’octobre ne sera pas perdue à jamais!
3 – Je désire signaler que les événements d’octobre sont la meilleure réponse à ceux qui sèment la haine et la division en Algérie, qui insistent pour dire que la kabylie est fatiguée de se battre pour toute l’algérie et trouver un pretexte pour chanter l’autonomie de cette région! je suis kabyle et je suis fier du combat et du role de pôle démocratique de cette région mais je suis sur aussi que partout en algérie, les gens aspirent aux même choses et rèvent du même pays ou régnera la justice et la liberté et que le 5 octobre ainsi que beaucoup d’autres événements dans plein d’autres régions d’algérie sont la preuve que le pays tout entier aspire aux mêmes idéaux démocratiques
Chaavane si montreal
@Chater Hassan -Il y’a certes beaucoup de raccourcis dans mes commentaires mais c’est pour dire qu’il y’a des processus historiques dont les résultats ne sont visibles qu’au bout d’un certain temps plus ou moins long. Vous avez raison de dire que rien n’arrive par hasard et le but est justement pour comprendre les corrélations entre tous les paramètres liés à l’Algérie pour expliquer ce qui nous est arrivé hier et essayer de prévoir ce qui nous arrivera demain suivant une logique que malheureusement nous ne maitrisons pas. Les événements d’octobre ce n’est pas un hasard, le terrorisme en Algérie ce n’est pas un hasard, Bouteflika président de l’Algérie ce n’est pas un hasard non plus… mais qui donc tire les ficelles de ce jeu macabre ?
Cher Ahmed Mahmoud, UN GRAND MERCI du fond des tripes et du coeur pour ta réponse "d’intellectuel apaisé". Ah si tous nos débats avaient cette qualité, le Maghreb irait trés loin.
‘algérie avec l’arrivée de bouteflika et ses trois mandats a beaucoup régressé depuis l’avénement de la démocratie suite aux événements d’octobre 1988, les libertés acquises ont toutes été remises en cause je tiens a dénoncer les agissements des fréres ould ali responsable de l’association RAJ de TIZI OUZOU impliquée dans des trafics et collabort avec la police il est temps que les reponsables nationaux prennet leurs responsabilités.
vive la démocratie par coucou
J’ai lu un article sur algeria-watch.org et il a résumé ce qui amené le 5 octobre. je vous le poste
Ce pourquoi il y a eu l’explosion du 5 octobre 1988
L’Algérie a connu, du 4 au 10 octobre 1988, une semaine des plus agitées de son histoire post-indépendance. Le mouvement, qui a commencé à Alger, s’est vite propagé de façon fulgurante. Bien que les manifestants soient, pour la plupart, très jeunes, il n’en demeure pas moins que le malaise était ressenti pas l’ensemble de la population. Par ailleurs, ce qui a été visé par ces manifestations n’était ni plus ni moins qu’une remise en question de la politique mise en œuvre par le pouvoir en place. En effet, après vingt-six ans de règne du parti unique, le FLN, les Algériens ont senti que la situation de leur pays se détériorait sans vergogne. A cette situation déjà alambiquée, le régime n’hésitait pas à recourir à la trique à la moindre contestation de sa politique. Patrick Eveno a résumé, dans l’un de ces articles, la situation politique qui prévalait en Algérie à la fin des années quatre-vingts. Il a noté à juste titre que : « La crise vient d’une accumulation de facteurs explosifs. Corruption, mauvais fonctionnement d’une économie trop centralisée, trop rigide, tout entière entre les mains d’une nomenklatura dépassée, réformes imprudentes mal acceptées, mal appliquées car incomplètes, qui ont exacerbé craintes et rancœurs sans relancer la machine, tout s’est mêlé depuis des années pour nourrir, avec la crise pétrolière, le ras-le-bol algérien. » Ainsi, en plus de la faillite du système qui n’arrivait point à subvenir aux besoins alimentaires de la population, à cause des choix précédents ayant conduit à la faillite, le verrouillage du champ politique a éloigné le citoyen de ce qui se faisait en son nom. Et la crise pétrolière de 1986 a démontré, si besoin est, que le pays était dépendant de facto des seules recettes des hydrocarbures. La chute des prix des hydrocarbures a été indubitablement la cause la plus proche de ces événements. D’autres sont lointaines. Pour les trouver, il faudrait fouiner dans le passé.
1) La faillite de l’agriculture conjuguée à la démographie galopante
Depuis l’indépendance, l’agriculture algérienne a connu au moins quatre changements de statut. D’emblée, il y avait la nationalisation des terres, légalement récupérées à la fin de l’occupation française, connue sous le nom « le secteur autogéré ». Ce dernier couvrait à peu prés 2, 5 millions d’hectares. Sous Boumediene, l’Etat a récupéré 1, 2 millions d’hectares des bien communaux et ceux appartenant à des absentéistes. Le tout a donné naissance, par la suite, à prés de 3500 domaines agricoles socialistes. Le morcellement du secteur, dans les années 1980, en petites unités a créé une anarchie incommensurable. Bien que ces réformes aient pu être mises en œuvre en pensant que c’étaient les meilleures solutions, force est de constater que, quelques années plus tard, le pays se trouvait en quasi-totale dépendance de l’étranger pour se nourrir. En effet, la couverture de la consommation par la production nationale, selon Benjamin Stora, dans « Algérie : histoire contemporaine 1830-1988 », s’est effondrée, passant de 73% en 1969 à 40% en 1980 et à 30% en 1990. Cette chute vertigineuse de la production nationale a eu des effets dramatiques sur le bien être des Algériens. Mais le régime, soucieux de sa pérennité, ne songeait qu’à tromper le citoyen en dépensant des sommes colossales pour sa propagande. Ainsi, lors de la 4eme conférence nationale sur le développement, tenue le 22 décembre 1986, le président Chadli a constaté que, face à la pénurie « Il est inconcevable que nous fournissions des efforts et dépensions des sommes colossales dans le seul but de prôner des slogans auxquels le citoyen algérien n’accorde aucun crédit et qui ne profitent jamais à notre société. » Cet aveu, en tout cas, était en contradiction avec l’article 33 de la constitution en vigueur qui stipulait que: « L’Etat est responsable des conditions d’existence de chaque citoyen. Il assure la satisfaction de ses besoins matériels et moraux… »
Par ailleurs, ces difficultés ont été ressenties à cause surtout du poids démographique qui pesait sur le pays. Cette croissance galopante a commencé à inquiéter notamment les dirigeants à partir des années 1980. En effet, lors de la réunion du comité central du FLN, en décembre 1980, les responsables du parti ont adopté un programme permettant l’espacement des naissances. Bien qu’il soit tabou, dans notre société, d’évoquer de tels sujets, la pente sur laquelle se trouvait notre pays a poussé le président Chadli à l’aborder en 1983 lors du 5eme congrès du FLN. Le taux de croissance démographique actuel, a-t-il dit, compromet toute possibilité d’amélioration quotidienne dont notre développement devrait être porteur. Le poids de la tradition étant plus prépondérant, la reproduction est restée à son seuil initial. Résultat des courses : en 1986 et 1987, à deux reprises, la croissance démographique, estimée à 3, 2, a dépassé la croissance économique. Prés de 900000 enfants étaient nés chaque année. Selon Patrick Eveno : « Autant de bouches supplémentaires à nourrir, alors que le pays dépend encore à 60% de l’étranger pour couvrir ses besoins alimentaires. »
2) La double crise politique et économique
De 1962 à nos jours, tous les présidents de la république ont essayé de concentrer, entre leurs mains, le maximum de pouvoir. Bien que leur influence n’ait pas été la même, la concentration des pouvoirs en leur bénéfice pouvait être confirmée par les postes accumulés. Lors du congrès extraordinaire du FLN, tenu le 15 juin 1980, les congressistes ont accordé les pleins pouvoirs à Chadli. En plus de la présidence de la république, il a été désigné ministre de la défense et secrétaire général du parti unique. Toutefois, à partir de 1986, le consensus tant escompté n’a pas été au rendez vous lors de l’adoption de la nouvelle charte nationale. Pour P.Eveno : « Le parti unique est monolithique, même si plusieurs tendances s’expriment en son sein, et l’armée, omniprésente, a son mot à dire. Rien d’important dans la gestion de l’Etat n’intervient sans son aval. » Le plus influent d’entre eux, Khaled Nezzar, l’a avoué dans le film documentaire « Algérie 1988-1992 : chronique d’une guerre annoncé » en disant que tous les présidents étaient issus de l’armée ou désignés par elle. Ainsi, l’armée algérienne n’était pas – et qui sait ce qui est advenu aujourd’hui— seulement le bras de la nation, mais elle était aussi sa tête.
Cependant, à l’approche du 6 congrès du FLN, prévu en décembre 1988, le consensus, entretenu depuis longtemps par le régime, ne serait-ce que pour tromper l’opinion, s’est fendillé. La reconduction de Chadli aux responsabilités suprêmes n’était pas, à priori, acquise. Et pour cause. Les caisses de l’Etat étant vides, les dirigeants pouvaient-ils bénéficier de crédibilité suffisante pour mener à bien les réformes envisagées ? En tout cas, cette façon dont était géré le pays a provoqué une crise abyssale. En effet, la chute des prix des hydrocarbures, à partir de 1986, qui représentait à cette époque-là 97% des rentrées en devises du pays, a privé l’Algérie de prés de moitié de ses recettes extérieures. Le baril qui coûtait entre 30 et 40$ en 1980 est descendu à presque 15 dollars. Pour comprendre l’importance de cette rente, il faudrait l’illustrer par des exemples précis. Selon B.Stora : « Ce secteur [ Les Hydrocarbures] représente 32% de la PIB (Produit Intérieur Brut) dans les années 1976-1979, et 37, 5% en 1980… Les exportations d’hydrocarbures comptent pour 92% du total de la valeur des exportations dans la période 1975-1982 (88% en 1972. »
Par ailleurs, bien que la situation ait été compliquée, le régime de l’époque devait rembourser ses créances, qui s’élevaient à 6 M$ par an, et importer tout ce qui était inhérent à la consommation, avec des quantités bien sur spartiates. Ce qui obligeait le régime à réduire les dépenses de l’Etat. Et l’unique solution trouvée par le régime était de mener une politique d’austérité. Ainsi, depuis 1982, grâce au monopole de l’Etat sur le commerce extérieur, le régime a limité, de façon draconienne, les importations au strict minimum. Elles étaient évaluées à 7, 5 M$ en 1982, dont un tiers pour les produits alimentaires. A partir de 1986, c’était au budget de l’Etat que le régime s’est attaqué. Il a été amputé d’un quart par rapport aux budgets précédents. Cette politique a conduit inéluctablement à l’alourdissement du nombre de chômeurs. Cette masse, avant cette politique d’austérité, a été embauchée bien que sa rentabilité n’ait pas été exigée. Car en garantissant des salaires, sans que l’entreprise soit bénéficiaire, le régime a acheté le prix politique pour se faire accepter, a écrit Lahouari Addi dans « L’impasse du populisme ». Quant au déficit de l’entreprise d’Etat, a-t-il poursuivi, ce dernier « n’est pas un accident de la comptabilité, il est l’expression de l’incapacité de l’Etat rentier à obtenir un taux de rendement satisfaisant dans le système productif permettant de couvrir les dépenses. » En revanche, quand le citoyen manque de tout et que les dirigeants refusent le dialogue, la rue devient le terreau favorable pour dénoncer la gabegie.
3) La culture de l’émeute
L’absence de débat politique en Algérie a conduit inévitablement, à moult reprises, à des affrontements de la rue. En octobre 1988, plusieurs éléments sont réunis pour qu’il y ait cette explosion. En effet, à la conjoncture économique défavorable, le blocage des salaires et le chômage grandissant ont été fertiles pour les revendications sociales. Le régime, qui se croyait invincible, ne tolérait aucune remise en question de ces choix. Par conséquent, il ne restait au peuple algérien que la rue pour crier haut et fort son mécontentement. Pour P.Eveno : « En tout cas, c’est à partir de ce moment-là que les événements se sont précipités. Le travail a repris progressivement dans les usines au début du mois d’octobre, en même temps que les grèves entraient dans la capitale, sous la pression syndicale, par l’entremise des services publics, PTT en tête, et qu’un mot d’ordre de grève générale était lancé pour mercredi 5 octobre 1988. » Ainsi, à défaut de privilégier une discussion sereine, le régime avait l’habitude de réprimer toutes les contestations émanant du peuple. Ce qui a amené certains intellectuels algérien, à l’instar de Mohamed Harbi et Lahouari Addi, à parler de la culture de l’émeute. Pour ce dernier, son jugement est sans ambages : « Le système politique algérien fonctionne désormais à l’émeute parce que les institutions façonnées sur le moule du parti unique ont pour fonction de boucher tous les pores et interstices par lesquels respire le corps social. » Quant au premier cité, il estime que « les petits soulèvements locaux à Ain Beida, Ain Mlila, Tizi Ouzou, Skikda, Bordj-Bou-Arreridj, Oran, Constantine, ont peu à peu créé une culture de l’émeute face à la culture de l’arbitraire. »
Cependant, face à ce régime sourd, les jeunes ne pouvaient pas rester bras croisés à l’absence de toute perspective d’avenir dans leur pays. Il faut rappeler que dans les années quatre vingt, bien que le temps de scolarisation ait été élevé, plus de trois cent mille jeunes sortaient du système éducatif sans diplômes. En 1986, par exemple, les centres de formations n’ont offert que 81000 places. Ainsi, plus de deux cents milles n’avaient pas la chance de poursuivre aucune formation. D’ailleurs, c’est cette jeunesse inquiète de son avenir qui a investi les rues, de la capitale d’abord et des autres villes ensuite, les 4 et 5 octobre 1988. Et l’inimaginable se produisait alors. Ces milliers de jeunes ont occupé la ville sans qu’il y ait la moindre intervention des forces de l’ordre. Le lendemain, soit le 6 octobre, le président a appelé l’armée à rétablir l’ordre. Entre temps, le mouvement s’est propagé telle une traînée de poudre dans la quasi-totalité des villes algériennes. Sous l’état de siège, l’armée algérienne s’est acquittée de sa mission. Mais à quel prix ? Les pertes en vie humaine et les dégâts matériels sont lourds si on se limite juste au bilan officiel. Celui-ci fait état de 176 morts, 9000 arrestations et des milliards de dollars partis en fumée. Les chiffres sont plus exorbitants si l’on tient compte des estimations officieuses. Du coup, pour ramener le calme, Chadli a promis, dans son discours du 10 octobre, des changements profonds du système politique algérien. C’est ainsi qu’a commencé la nouvelle ère. Celle de l’ouverture.
En somme, après vingt-six ans de règne du parti unique, où le système était hermétiquement fermé à tout évolution, le régime a enfin toléré le droit de créer des association à caractère politique, le droit de se présenter aux élections sans prouver son appartenance au FLN, la pluralité de la presse, etc. la question qui se pose aujourd’hui est la suivante : les dirigeants qui sont arrivés aux responsabilités, après 1988, ont-ils amélioré, ou du moins œuvré à sauvegarder, ces acquis ? L’Algérie a en effet payé un lourd tribut lors de la décennie noire. Plus de cent cinquante mille morts. Des milliards de dollars de dégâts matériels. Mais a-t-on tiré les leçons de ces erreurs du passé ? Il est difficile de répondre par l’affirmative.
je n’ai aucun mérite à le dire, mais pourquoi vous n’avez pas rejoint la manif!!facile de poster des commentaires!!Alors de grâce quittez de temps à autre vos claviers pour allez occuper la rue!!encore une fois je n’ai aucun mérite à le dire!!
"Les agents qui m’interrogeaient m’ont craché dessus, insulté et frappé à coups de pied. Ils ont fait ça parce que j’avais nié ce qu’ils voulaient me faire admettre." Un ancien détenu, torturé par le DRS en 2005.a ce jour
En Algérie, la torture et d’autres mauvais traitements continuent d’être utilisés en toute impunité contre des personnes soupçonnées de détenir des informations concernant des activités terroristes.
Le Département du renseignement et de la sécurité (DRS), plus connu sous le nom de Sécurité militaire, est un service de renseignement de l’armée spécialisé dans la lutte antiterroriste. Ce service opère dans le plus grand secret.
Le DRS place systématiquement les suspects dans des lieux de détention tenus secrets, et les familles de ces derniers restent sans aucune nouvelle d’eux parfois pendant plusieurs mois.
Les suspects détenus par le DRS n’ont aucun contact avec l’extérieur, et des informations persistantes font état d’actes de torture et de mauvais traitements.
Alors que les déclarations obtenues par le DRS sont régulièrement utilisées par les tribunaux pour prononcer des condamnations dans les affaires liées au terrorisme, les allégations faisant état de torture et de mauvais traitements pendant la détention sous la responsabilité de ce service ne font jamais l’objet d’enquêtes.
Diverses méthodes de torture sont employées: coups, décharges électriques, ingestion forcée d’eau sale, d’urine ou de produits chimiques, et suspension au plafond. Dans la plupart des cas, les détenus ne peuvent pas consulter un avocat lorsqu’on les présente à un juge pour la première fois.
Aucune institution civile n’exerce de véritable contrôle sur les pratiques du DRS. Les procureurs n’imposent pas le respect des garanties prévues par la législation algérienne et ne semblent pas être informés régulièrement des arrestations opérées par le DRS.
Le DRS est spécialisé dans la détention et l’interrogatoire des personnes soupçonnées de détenir des informations concernant des activités terroristes, en raison de leurs relations présumées avec des groupes armés en Algérie ou avec des réseaux terroristes internationaux à l’étrangerarmée à rétablir l’ordre. Entre temps, le mouvement s’est propagé telle une traînée de poudre dans la quasi-totalité des villes algériennes. Sous l’état de siège, l’armée algérienne s’est acquittée de sa mission. Mais à quel prix ? Les pertes en vie humaine et les dégâts matériels sont lourds si on se limite juste au bilan officiel. Celui-ci fait état de 176 morts, 9000 arrestations et des milliards de dollars partis en fumée. Les chiffres sont plus exorbitants si l’on tient compte des estimations officieuses. Du coup, pour ramener le calme, Chadli a promis, dans son discours du 10 octobre, des changements profonds du système politique algérien. C’est ainsi qu’a commencé la nouvelle ère. Celle de l’ouverture. En somme, après vingt-six ans de règne du parti unique, où le système était hermétiquement fermé à tout évolution, le régime a enfin toléré le droit de créer des association à caractère politique, le droit de se présenter aux élections sans prouver son appartenance au FLN, la pluralité de la presse, etc. la question qui se pose aujourd’hui est la suivante : les dirigeants