Vers une recomposition du pouvoir en Algérie : « Plus d’Etat pour mieux contrôler la rente »

Après avoir déclaré tout d’abord que l’Algérie n’était pas touchée par la crise financière mondiale, voila que le gouvernement change brusquement d’opinion et initie dans la précipitation des mesures pour un retour vers « plus d’Etat » au nom de « la souveraineté nationale » et de la protection de l’intérêt national.

Ces mesures, tout comme l’orientation économique actuelle du pays, vont-elles profiter aux couches populaires et industrieuses ou alors aux classes sociales qui détiennent le Pouvoir ? Quelle est la nature de ce pouvoir et de l’Etat aujourd’hui ? Le contexte politico-économique actuel, caractérisé par une profusion de discours sur des notions de « pouvoir », de « système », de « patriotisme économique », de « souveraineté », de « acquis du peuple » semble propice pour tenter de décoder et comprendre les intérêts socioéconomiques des classes sociales détentrices du pouvoir actuellement en Algérie. Il semble aussi offrir une belle occasion révélatrice de la nature des ces forces sociales et de la recomposition de leurs rapports, dans un contexte de crise économique mondiale. Dans le présent article, seront abordés quelques-uns des aspects qui nous paraissent les plus intéressants dans cette recomposition.

La mainmise des classes sociales parasitaires sur l’économie

Les nouvelles mesures prises par le gouvernement, concernant l’investissement étranger prévoyant une participation algérienne à hauteur de 51% pour les investissements et 30% pour les sociétés d’importation, ne sont pas efficaces, selon de nombreux économistes. Ainsi en est-il pour Abdelkader Lamiri : « Lorsqu’un investissement fait rentrer plus de devises qu’il n’en fait sortir (y compris les dividendes) même s’il est à 100% étranger, son impact sur l’économie algérienne serait bénéfique. Pourquoi avoir introduit une disposition inutile et controversée ? L’impact sur la balance des paiements est suffisant ». Tout comme ont été jugées inefficaces et anti-sociales les autres mesures introduites dans la loi de finances complémentaire 2009, concernant les importations et le crédit à la consommation. Censées « assainir » le commerce , en réduisant les importations, le transfert de devises vers l’étranger, en cette période de crise financière, ces solutions ont été rejetées par les économistes, les chefs d’entreprise, (publiques et privées), les associations patronales qui les jugent bureaucratiques et dangereuses pour le fonctionnement de l’économie nationale. Le seul mode de paiement -le crédit documentaire- imposé par cette loi de finances, qui va exiger des entreprises « des trésoreries monumentales » pour financer leurs opérations, va favoriser les fournisseurs étrangers et va mettre en difficultés des entreprises et provoquer la faillite de petites sociétés. Ces mesures ne feront que concentrer un peu plus cette activité entre les mains de la bourgeoisie -compradore ou bureaucratique- parasitaire qui va renforcer sa position de « monopole ».

Ce « retour au secteur d’Etat », aujourd’hui, sous couvert de « patriotisme économique », intervient après une étape infructueuse de libéralisme débridé et d’économie de bazar inauguré sous l’ère de Chadli et consorts, soutenue en particulier par le parti islamiste dissous (FIS) (voir le programme économique du FIS dans son hebdomadaire EL Mounqidh et la notion d’économie islamique, 1990), puis « modernisée » par les économistes du pouvoir actuel. Cette démarche est soutenue par un discours populiste sur « les acquis du peuple », servi tant par le pouvoir, ses dirigeants, ses appareils, que par ses organisations périphériques. En attendant qu’un débat s’engage et s’approfondisse sur la nature socio économique de l’Etat, il nous semble possible d’affirmer que ce dernier est l’instrument de défense des intérêts des classes sociales liées au capitalisme bureaucratique fondé sur la mainmise sur la rente pétrolière. Ces classes tirent leur fortune et leur pouvoir du contrôle absolu du secteur d’Etat (tous domaines confondus), après avoir liquidé toutes les velléités participationnistes (gestion socialiste des entreprises) dès le début des années 1980. Des pans entiers de l’économie sont tombés sous le contrôle de quelques « familles » … Ces classes avaient, du reste, pris leur essor dès les années 1960 à partir du secteur d’Etat et des nationalisations, y compris celle des terres. La bourgeoisie bureaucratique, née de l’utilisation des fonctions dirigeantes par des groupes sociaux placés aux commandes du secteur d’Etat, et la bourgeoisie compradore tirant sa raison d’être de sa position d’intermédiaire parasitaire entre les firmes multinationales, sont toujours les vraies détentrices du pouvoir actuel.

Certes, dans la période 1965-1978, où le pouvoir était majoritairement entre les mains de classes sociales petites bourgeoises -rurale et urbaine-, et où la bourgeoisie capitaliste moderne était réduite à une poignée d’entrepreneurs et patrons industrieux, le pays avait rapidement posé les fondements économiques et sociaux de l’émergence. Toutes les incohérences, les insuffisances, l’autoritarisme, l’étouffement des libertés démocratiques, étaient dus aux contradictions au sein du pouvoir où les tendances petites bourgeoises de progrès côtoyaient des groupes d’intérêts liés à des couches féodales et à des noyaux de la bourgeoisie bureaucratique de plus en plus solide. Ces derniers ont, dès les années 1980, amarré le pays aux multinationales par l’intermédiaire de couches compradores, entamant gravement les défenses immunitaires de la nation et préparant ainsi la transformation du pouvoir en une dictature théocratique fondée sur l’économie de « bazar ». Il reste assurément à étudier objectivement l’impact socio-économique des années 1988-99 et l’origine des fortunes colossales, nouvelles ou anciennes, grossies sous le manteau de l’intégrisme et du « patriotisme » généreusement récompensé. Dès 1999, le pouvoir a commencé par accélérer, dans un premier temps, la cadence vers un capitalisme de type « oriental bazari » du même modèle que celui prévalant dans les monarchies du Golfe où les familles régnantes s’accaparent de la totalité de la rente pétrolière et assument sur le plan mondial le rôle de tiroir-caisse pour les grandes puissances. L’adoption de ce type de capitalisme a apparemment été facilitée par les réseaux de relations ténues entretenues avec les monarchies du Golfe. Mais voilà. que, soudain, par la voix de toutes les formations politiques périphériques qui lui sont affiliées, du MSP islamiste, dit modéré, jusqu’au PT trotskyste en passant par le RND et le FLN, le pouvoir appelle au « retour de l’économie d’Etat » .

Le « retour vers plus d’état » pour renforcer la mainmise sur la rente pétrolière et le discours populiste

En fait, ce retour vers plus d’Etat est dicté par deux facteurs : 1- la nécessité pour le pouvoir de renforcer sa mainmise sur la rente pétrolière et sur tout le secteur d’Etat dans un contexte de crise mondiale et d’incertitudes certaines qui pèsent sur l’Algérie et naturellement sur les intérêts des couches parasitaires du pouvoir. 2- la nécessité d’amoindrir les conséquences, y compris sociales, de la crise économique mondiale et ses dangers politiques qui menacent les fondements de classe du pouvoir. Pour cela, le pouvoir doit annihiler les mouvements sociaux qui s’annoncent dans un contexte de crise économique et qui se font jour déjà (dockers, enseignants, médecins, étudiants, petits commerçants, fonctionnaires.). Il lui faut neutraliser les mouvements organisés ou spontanés de travailleurs, de millions de jeunes, de femmes, déjà durement touchés dans leur niveau de vie et qui subissent déjà des conditions de vie de plus en plus graves. Il lui faut aussi annihiler les dynamiques novatrices naissantes d’une jeune classe instruite et industrieuse attachée à une économie non rentière, où le savoir, le travail et l’investissement productif libéreront le pays de la dépendance du pétrole. Pour cela, le pouvoir s’appuie sur un discours populiste, sur le « patriotisme économique ».

Lorsque le chef du gouvernement actuel déclare haut et fort : « Nous voulons combattre l’économie de bazar et réduire les importations (…) l’économie de marché n’est pas synonyme d’abandon des entreprises publiques » : ce ne sont là que des slogans creux. Pourquoi ? Tout d’abord, parce que les responsables qui ont mis en place les conditions de la genèse et de la prospérité de l’économie de « bazar » et organisé l’hémorragie des richesses et des compétences nationales, ouvert le pays à la rapine et la dilapidation, sont toujours aux commandes du pouvoir et défendent les intérêts de la bourgeoisie compradore. Ceux qui ont procédé à la mise à mort des entreprises publiques et de millions d’emplois, en dilapidant le potentiel économique formidable, en ébranlant les défenses immunitaires du pays, sont toujours aux commandes et défendent bec et ongles les intérêts d’une bourgeoisie bureaucratique insatiable. En outre, il est possible de dire que les contradictions et même les tensions qui apparaissent et qui s’approfondiront très probablement entre les groupes sociaux parasitaires justifient ces discours économiques « patriotiques », et il est fort probable que d’importantes recompositions politiques auront lieu à la faveur des luttes d’intérêts pour le contrôle de la rente.

Le nécessaire contrôle du mouvement social montant

En même temps qu’il renforce sa mainmise sur la source des fortunes parasitaires, le pouvoir a besoin de canaliser le mécontentement social qui monte et qui s’organise en dehors du cadre syndical ou associatif corrompu qu’il contrôle. Il doit contenir ce mouvement social et le limiter aux seules revendications salariales et corporatistes. Tant que l’argent du pétrole est là, il peut mettre de la pommade et distribuer des miettes sous forme d’augmentations, de distributions d’aides, à tout bout de champ, d’amnistie bancaire … Mais le danger que le pouvoir doit à tout prix écarter, c’est bien la jonction entre les vastes mouvements sociaux et les forces démocratiques organisées, réduites à l’état de sectes isolées les unes des autres. Pour ce faire, il dispose d’organisations périphériques dont le trait commun est le populisme et la surenchère, même si elles revêtent aussi bien l’aspect « islamiste » que « nationaliste » ou encore « ultra révolutionnaire ». Outre les formations et fractions islamistes, agréées ou tolérées avec bienveillance, les partis inamovibles, dits nationalistes et patriotiques, et la myriade de sectes, d’associations, de groupuscules gravitant autour du pouvoir, l’une de ces organisations périphériques est le Parti des travailleurs (un des groupes affiliés à l’une des deux principales tendances de la IVe Internationale Trotskyste -celle dirigée par le Belge Pierre Broussel, alias Pierre Lambert-, décédé en 2008), qui défend des positions apparemment louables mais dangereusement trompeuses. Pourquoi ? Si pour des millions d’Algériens, les positions de ce groupe paraissent justes et conformes aux intérêts des couches sociales industrieuses et populaires et à ceux du pays, il n’en demeure pas moins que les revendications de cette formation demeurent des slogans creux, parce que le contexte dans lequel ils sont lancés est caractérisé par la prédominance du pouvoir sans partage de classes parasitaires et leur hégémonie sur la rente pétrolière. Les classes parasitaires tirent leurs fortunes et leur puissance politique de :

– l’importation sans limite de tous les biens de consommation (lait, médicament, blé… ) ;

– du blocage de toute velléité de création d’une industrie nationale, de toute initiative de capitalistes industrieux nationaux, de toute tentative de développement des exportations hors hydrocarbures. Les slogans trotskystes : « Pas de bradage du secteur d’Etat », « Les entreprises d’Etat sont des acquis du peuple », sont donc des slogans creux et trompeurs. Faire croire que les classes parasitaires lâcheront la mamelle pour une distribution équitable des richesses relève plus tôt de la cécité politique. Des slogans pareils peuvent assurément plaire au « peuple », mais hélas ce ne sont pas les économies du Vénézuéla et de la Bolivie qui sont à citer en exemples. Ce n’est plus l’autarcie socialiste fondée sur le nivellement par le bas et les comités d’autogestion qui pourront répondre à une mondialisation effrénée, à un rythme impitoyable de modernisation des méthodes de gestion, à la nécessaire installation d’une économie fondée sur la « connaissance »… Le cas de la Chine et des nations émergeantes serait infiniment plus éducatif. La stratégie entriste du PT, également utilisée par les islamistes, vient de la pratique de l’entrisme et du noyautage mise au point par les chefs de l’organisation trotskyste mondiale : la IVe Internationale, y compris le Belge Lambert et la tendance lambertiste pour contrer les forces démocratiques. Il faut rappeler, sans remonter à la lutte de libération nationale et au noyautage du MNA de Messali Hadj par les trotskystes de Lambert contre le FLN historique, les dégâts économiques causés par des aventuriers comme le Grec Pablo Raptis (de la même mouvance) et la poignée de trotskystes qu’il dirigeait au lendemain de l’indépendance, notamment dans l’expérimentation catastrophique de la notion d’ « autogestion ouvrière » dans l’industrie et l’agriculture en Algérie, les nationalisations systématiques d’industriels nationaux qui se sont étendues jusqu’à des salons de coiffure, des cafés et bains maures ! Le romantisme et l’analphabétisme économiques ont été érigés en théorie et en méthode de gestion brouillonnes et profondément injustes par le populisme et l’agitation de Ahmed en Bella et ses conseillers trotskystes. Les slogans vides des groupes trotskystes aventuriers étrangers qui avaient infesté l’Etat et les institutions de 1962 à 1965 (y compris la première assemblée nationale) ont été néfastes pour l’Algérie. Les partis trotskystes lambertistes ne sont pas des organisations banales : ils appartiennent organiquement à un réseau mondial d’entrisme et adoptent des formes d’organisation multiples. Les intellectuels et les étudiants, les syndicalistes, les femmes sont leurs cibles privilégiées. Ils visent à occuper le terrain laissé vacant par les forces démocratiques incapables de s’ancrer solidement dans les couches populaires et de mener de façon unitaire les luttes des travailleurs, des femmes, des jeunes, des petits paysans et de toutes les couches industrieuses, Ils canalisent leurs énergies par des slogans mensongers pour pérenniser la domination des classes parasitaires et compradores : Voilà le credo des organisations périphériques du pouvoir.

Par Houria Aït Kaci
(in El-Watan)

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21 commentaires

  1. Dieu faites qu’il n’y ait plus de Pétrole en Algerie pour que notre matiere grise puisse être mise a contribution pour sortir le pays du marasme.

  2. L’economie algériènne dans une étude virtuelle est une économie tres rentable vu que l’algerie dispose de richesses naturelles non exploitées, un relièf varié et une population jeune.ces deux facteurs de production sont une sources de valeur. Malheuresement,
    Le destin a fait que la responsabilité est attribuée à des personnes BHIM "hachakoum" au point ou le riche s’enrichit et le pauvre s’appauvri. aucune politique n’a été prise pour assurer un équilibre social. Aujourd’hui aVEC l’émergence de certaines PME et PMI rondent un peu les chosess difficile à ce pouvoir poutchiste du fait que dans la haute sphère il y a mr sucre, mr lait, mr l’huile, mr ciment, mr tout etc… ces jens sont en position d’un monopole pure et imposé pour l’economie algerienne. Maintenant si le pouvoir emmet des lois et propose des solutions ce n’est qu’a leurs détriment. Le zaouali se retrouvera toujours privé de tout et pour se nourir il est contraint de se soumettre au régles du régime, soit un monopole pur qui n’est pas compatible avec une économie de marché. Une mauvaise gestion macroeconomique à fait que l’Algerie est dependante des importation dans les teneurs sont les pouvoiristes biensur etant donné que s’est le secteur le pluis rentable pour eux tandis qu’on exporte un produit brute qui aurai pu etre exporté en derivées. Ainsi on continuira à depandre des importations et la pire des choses c’est que l’Etat algerien va disparaitre de la carte géographique

  3. Meme si je dois reconnaitre que certaines mesures prises par Ouyahia sont favorables a notre economie, je reste extrememnt severe sur celle qui interdit le transfert libre ( mode de paiement permettant aux PME "algeriennes" de ne pas fragiliser leurs tresorrie ). le gouvernement par cette mesure vient tout simplement d’assurer a tous les fournisseurs etrangers une securité aux depends des administrations ( meme de souveraineté ), des entreprises publiques et surtout des petites PME/PMI algeriennes .
    Les etrangers n’ont plus besoin des compagnies type COFACE et HERMES, ETC…. ils ont un gouvernement qui les sert et les aide gracieusement sans aucune contre partie. pauvre Algerie, On dit que le ridicule ne tue pas mais la ils vont vachement loin, il ne reste plus que ce pays soit administré par une puissance etrangere, a croire que nos dirigeants prennent leurs ordres ailleurs qu’en algerie. le pire c’est que les institutions (elles se reconnaitront ) qui sont censées proteger les algeriens, son economie et sa souveraninté laissent faire voire sont complices. je ne piges plus, aidez moi a comprendre SVP

  4. L’idée qui sort de cette contribution est la facile comparaison voir la similitude des stratégies opérées par les islamistes et les trotskytses en Algérie. cela veut il que l’on peut passer de l’un vers l’autre de ces deux mouvements ???

  5. Federer le pays afin que l argent de la rente ne soit pas dilapide par les vautours de tout bord;installe au commande du pays depuis 1962

  6. Je veux juste faire remarquer a Mme Houria qu’elle n’a rien compris à l’histoire du mouvement ouvrier dans son ensemble et encore moins français, par de pareilles déclarations dénudées de fondement et de references historiques, on ne peut que conclure qu’elle est en fait là pour casser du trotskyste, faire passer Lambert (Boussel pour ceux qui l’ignorent) pour un belge est un exemple!!!!Surtout dire que le mouvement trotskyste sont des mouvements banals, mais qu’est-ce que cela veut dit dire un mouvement qui serait banal ?Duelle meconnaissance, relisez vos classiques Madame.Pour ma part je vous pose juste une question :Quelle est la nature de classe, des fameuses classe compradores et parasitaires ?Une reponse un peu tant soit peu dialectique si vous le permettait!!!!!Au bon entendeur…..

  7. Réduire le mal Algérien à quelques malheureux Trotskistes présents lors de l’indépendance du pays -qui ont apporté une aide précieuse au FLN en France comme "porteurs de valises", c’est digne de la pensée Stalinienne.Et bravo encore !

  8. C’est éblouissant de vérité. C’est dans la conception Marxiste de la Bourgeoisie bureaucratique et compradore dont le seul souci est de mettre en place tous les instruments et toutes les structures necessaires de domination de la société lui permettant d’avoir les mains libres par la suite. Son but est d’exploiter et d’opprimer les masses laborieuses en s’accaparant de tous les leviers du pouvoir et de tous les moyens de production et d’importation en jetant des liens d’interêts communs avec les Métropoles. Aprés le demantèlement de tout le tissu industriel du pays, la dilapidation de son potentiel économique et la marginalisation de toutes les forces démocratiques et revendicatrices, le pouvoir s’apprête à passer à une vitesse supérieure qui est la main-mise et le controle de la rente puis le monopole-compradore sur tous les secteurs de l’économie. Pour ce faire, il a d’abord concocté dans la précipitation la fameuse loi fifty-fifty sur les IDE puis la récente LFC qui soit-disant procéde d’un "patriotisme économique" un peu louche, un "patriotisme économique" qui enfonce les ménages et les petites entreprises et qui fera emerger des monopoles surpuissants et impitoyables.Ils formeront les nouvelles classes bourgeoises dominantes et compradores du pays qui noyauteront le pouvoir et qui useront de toutes les ruses et toutes les aliénations capitalistes par l’argent et par la religion pour perpétuer leur règne en asservissant, en exploitant et en appauvrissant de plus en plus les travailleurs que les nèo- Strotskystes en jupons feignent de défendre par des discours creux.

  9. Il n’y a pas d’économie sans la socièté libre des hommes qui fondent les regles des marchés. Pour pretendre à ce stade il faut au préalable avoir un Etat. Comme l’Etat est l’éxpression directe de la volonté du peuple qui signifie adhèsion culturelle et politique aux instances. Or, la politique du fait accompli, qui consiste en : prendre par les armes le pouvoir est avec un lifting faciale on lui donne un semblant de representativité sociale: blebiscite pour le fln BAATHO-STALINISTE. La preuve en est dans le regard de l’histoire: on se souvient facilement des hommes d’Etats mais jamais des CLANDESTINS QUI OCCUPENT L’"etat".

  10. N’était ce le drame que vit le peuple, ça préte à rire de disserter sur l’économie, le social, l’école, …Incroyable mais vrai! Combien d’années faut-ils à ce peuple pour se rendre compte qu’il est toujours colonisé. Et que par conséquent le seul discours qui veut la peine d’etre tenu est celui de la libération nationale, la continuation de l’oeuvre de Abane, Boudiaf et les autres. Hélas, le premier ennemi de ce peuple est son ignorance. Et ça, la maffia au pouvoir l’a bien compris au point de mettre l’Algérie à feu et à sang pour toujours aveugler encore plus les esprits. Oui, nous sommes tous complices sinon comment se fait-il que ça se compte sur le bout des doigts des algériens qui ont osé dire à cette maffia ce que nous pensons bas au fond de nous meme. Pardons Monsieur Benchicou de ne vous avoir pas libéré des geoles de ces rapaces. Pardon feu Boudiaf de ne vous avoir pas vengé. Pardons feu Abane de n’avoir pas honoré votre mémoire et ceux de tes frères de combats. Pardons chers pères et mères, chers fils et filles, chers frères et soeurs d e n’avoir que le coeur, l’esprit, le sang et les veines pour partager votre martyre. Ce n’est là malheureusement que le moins apprécié des courages pour paraphraser un hadith.

  11. Permettez-moi de rajouter ceci à mon précédent post : " Le pouvoir a d’abord concocté dans la précipitation la fameuse Loi fifty-fifty sur les IDE puis la récente LFC qui, soit-disant procède du "patriotisme économique", un "patriotisme" un peu louche puisqu’il enfonce les ménages et les petites entreprises et il fera emerger des Monopoles et des Cartels surpuissants de plus en plus féroces et insatiables."

  12. Oui vous avez raison madame Ait-Kaci Houria « le danger que le pouvoir doit à tout prix écarter, c’est bien la jonction entre les vastes mouvements sociaux et les forces démocratiques organisées, réduites à l’état de sectes isolées les unes des autres ». C’est la raison pour laquelle, les forces démocratiques aussi faibles soient –elles doivent arriver à s’entendre sur un SMIG républicain. Aucune réforme, ni économique, ni éducative, ni culturelle, et encore moins une réforme pour avoir plus de libertés et d’expressions ne se fera avec les forces conservatrices du système et les leurs alliés, les forces islamistes. Il est grand temps de réfléchir à une alternative démocratique pacifique avec les mouvements sociaux, qui aboutira inévitablement à installer une République Algérienne Laïque, Démocratique et Sociale, avant que le chaos ne s’installe en Algérie profitable à un Etat théocratique. Moulay Chentouf (militant du Parti pour la Laïcité et la Démocratie –PLD)

  13. Azul;

    Tout peuple a les gouvernants qu’il merite. point!
    La verité eclatante est la suivante: quand nous les amazigh(e)s algériens nous voulons réagir et mettre nos gouvernants au pied du mur pour que tous les algéiens viveront dans une démocratie politique et economique rare (nos compatriotes arabophones) sont qui nous soutiennent. Tout a un prix, mëme l’ignorance, le desengagement et le manque de solidarité.
    L’ignorance quand tu nous tiens!!!!!!!!!!!

    Mazigh

    Stockholm

  14. iris fakou new york
    Merci le, sujet et très interressant pour ceux qui s’inquiète de l’avenir de leur Pays .
    Le nombre de détournements de l’argent public en Algérie est alarmant, « Ce n’est pas tant le montant du préjudice qui nous préoccupe mais le nombre élevé des détournements en Algérie », Même si certains journalistes n’ont pas voulu donner de chiffres sur le montant de ces détournements, il n’en demeure pas moins que les Journalistes de Ennahar semblent prendre très au sérieux ce « phénomène », d’autant plus que très souvent les auteurs sont des fonctionnaires de l’Etat qui exercent à l’intérieur de différentes institutions. C’est peut-être pour lutter contre cela qu’une « plate-forme de supervision » a été installée récemment par Algérie Telecom au ministère des Finances pour
    « sécuriser » le service Intranet du Trésor. La multiplication des opérations de contrôle, faut-il le souligner, l’un des maillons forts du ministère des Finances, rend compte régulièrement au ministre sur l’état d’avancement des réformes. Il faut savoir que l’une des missions principales de la direction générale de la comptabilité réside dans le contrôle des dépenses publiques en Algérie prévues dans les différentes lois de finances. Certains conférenciers ont indiqué que les réformes engagées s’articulent autour de trois principaux points. Il s’agit, dit-il, de « la modernisation du traitement de paiement (banques) », « la restructuration de la dépense publique » et enfin le troisième point concerne la réforme
    « du système financier et comptable de l’Etat ». Par ailleurs, l’Etat réside dans le passage progressif d’une comptabilité de caisse à une comptabilité de type patrimonial ainsi que l’amélioration de la description des opérations comptables et la production de synthèses comptables plus lisibles et mieux adaptées aux besoins d’informations des utilisateurs et des décideurs .…la fonction publique et des entreprises s’en sortent souvent bien avec de legeres peines qui une fois sorties de prison ils retrouvent leur “pognon” chez leurs complices pour entrer par la grande porte dans le sécteur privé, eux qui sont sortis par la petite porte du sécteur public!!air algerie un veritable nids de mafieux et de responsables loins d etre a la hauteur de leur tache, des avions toujours vides par rapport a aigle azur un personnel affairiste c est malheureux ou etes vous monsieur le pdg?
    En Suede, je crois, on peu savoir par internet tous les comptes du pays et des personnes(sauf 10000 pour des raisons de sécurité)…
    L’Algerie doit suivre cet exemple pour que plus jamais l’argent de la population algerienne ne soit “empoché” par uniquement une poignée d’algeriens!

  15. Mr iris fakou, cessez de faire le copie coller ? ce commentaire que vous venez de lancer concerne bien Mr HADJ – MESSAR DU CANADA, il a été publier par le journal Ennahar online du 03 septembre 2009 et voici la copie que j’ai lancé par Mon I-PHONE —–)je demande aux internutes de jetter un coup d’oeil sur le journal ennahar du 03 / 09 2009 sujet affaire du détournement de 595.000 Euros ; Des Foncttionnaires de l’Aeroport de Houari Boumediene accusés
    Bonjour à Tous et à Toutes
    Merci Ennahar, sujet très interressant pour ceux qui s’inquiète de l’avenir de leur Pays .
    Le nombre de détournements de l’argent public en Algérie est alarmant, « Ce n’est pas tant le montant du préjudice qui nous préoccupe mais le nombre élevé des détournements en Algérie », Même si certains journalistes n’ont pas voulu donner de chiffres sur le montant de ces détournements, il n’en demeure pas moins que les Journalistes de Ennahar semblent prendre très au sérieux ce « phénomène », d’autant plus que très souvent les auteurs sont des fonctionnaires de l’Etat qui exercent à l’intérieur de différentes institutions. C’est peut-être pour lutter contre cela qu’une « plate-forme de supervision » a été installée récemment par Algérie Telecom au ministère des Finances pour
    « sécuriser » le service Intranet du Trésor. La multiplication des opérations de contrôle, faut-il le souligner, l’un des maillons forts du ministère des Finances, rend compte régulièrement au ministre sur l’état d’avancement des réformes. Il faut savoir que l’une des missions principales de la direction générale de la comptabilité réside dans le contrôle des dépenses publiques en Algérie prévues dans les différentes lois de finances. Certains conférenciers ont indiqué que les réformes engagées s’articulent autour de trois principaux points. Il s’agit, dit-il, de « la modernisation du traitement de paiement (banques) », « la restructuration de la dépense publique » et enfin le troisième point concerne la réforme
    « du système financier et comptable de l’Etat ». Par ailleurs, l’Etat réside dans le passage progressif d’une comptabilité de caisse à une comptabilité de type patrimonial ainsi que l’amélioration de la description des opérations comptables et la production de synthèses comptables plus lisibles et mieux adaptées aux besoins d’informations des utilisateurs et des décideurs .…la fonction publique et des entreprises s’en sortent souvent bien avec de legeres peines qui une fois sorties de prison ils retrouvent leur “pognon” chez leurs complices pour entrer par la grande porte dans le sécteur privé, eux qui sont sortis par la petite porte du sécteur public!!
    En Suede, je crois, on peu savoir par internet tous les comptes du pays et des personnes(sauf 10000 pour des raisons de sécurité)…
    L’Algerie doit suivre cet exemple pour que plus jamais l’argent de la population algerienne ne soit “empoché” par uniquement une poignée d’algeriens!

    Lancé par Mon I-PHONE
    HADJ – MESSAR ( [email protected] )

  16. le 5/09/2009

    par iris fakou de new york
    Ne soyons pas naïfs ! Il existe une gestion occulte et non une gouvernance transparente de nos recettes annuelles. La Sonatrach possède le monopole de la gestion des recettes, il n’existe malheureusement pas d’un fonds de réserve pour garantir l’avenir de futures générations et le Trésor Public n’a aucun pouvoir de maintenir les réserves monétaires à l’abri et aux assauts du gouvernement consommateur et destructeur des deniers publics. La Sonatrach, état dans l’État dispose d’un budget qui échappe totalement au contrôle du Parlement. Elle gère des comptes ouverts auprès des banques étrangères et le Ministère des Finances n’a aucun droit de regard sur les comptes de cette gigantesque société nationale devenue caisse noire de la mafia. ? Où se trouvent-elles les réserves monétaires de l’Algérie. ? Qui gère l’ensemble des réserves. La Banque d’Algérie, La Direction générale du Trésor public ou le F.M.I. qui exerce encore une lourde et pesante tutelle sur nos recettes ? Parlons plutôt de différents placements douteux et suspects auprès des banques étrangères.

    Personne ne sait combien sont les réserves de l’Algérie et qui détient le pouvoir de placement et de paiement d’une réserve imaginaire et artificielle. Me Floriot a dit : l’État de droit se distingue de l’état policier par le respect des droits de l’homme. Or, dans notre pays, le respect des droits de l’homme n’existe pas ; il n’y a qu’un homme qui décide à lui seul, du destin de tout un peuple ? IL décide de placer des milliards de dollars sans l’avis du peuple qu’il tient à l’écart des plus importantes décisions, il n’informe pas le Parlement, qu’il ne considère pas comme organe représentatif du peuple, il n’informe pas les partis politique, et il décide en son âme et conscience de placer des milliards de dollars pour venir en aide à des banques Américaines (en crise ) et menacées de faillites, le Président use et abuse de ses fonctions pour agir en faveur des banques américaines comme le sauveur providentiel et par ce geste indécent, il plonge tout un peuple dans une situation inextricable, de misère, mettant en péril la vie et l’avenir de nos jeunes qui préfèrent mourir en mer que de subir la hogra généralisée et officialisée par le régime du Président)dictateur. Il se présente toujours comme le sauveur de voleurs, d’affairistes et de voyous qui ont ruiné nos richesses.

    IL ne conviendrait pas de parler de réserves, avant de poser aux barons spécialistes des détournements des deniers publics, qu’ils nous expliquent les détournements des capitaux des banques algériennes à l’étranger. Ces banques n’existent plus, frappées de banqueroute et de faillites. ? Où sont passés les centaines de millions de dollars de l’ex banque Algéro-française (UM B), où sont passés les centaines de millions de la banque Algéro-tunisienne. ? Où sont passé les centaines de millions de la banque Algéro-suisse à Zurich, (les capitaux du trésor du F.L.N.) Où sont passés les centaines de millions de la banque Algéro-kowétienne au Luxembourg, Où sont passés les centaines de millions de la Paierie Générale à Paris. ? Où sont passés les dossiers des opérateurs économiques algériens auteurs de détournements de plus 26 milliards de dollars, suite à la révélation faite par l’Ancien Premier Ministre de Chadli Abdelhamid Brahimi ? En réalité, se ne sont pas 26 Milliards de dollars, mais plus de 60 milliards de dollars détournés par les corrupteurs et corrompus.(opérateurs spécialistes dans les malversations et les magouilles) Plus grave encore, les Milliards de dollars placés aux États-Unis, par le Président et ses ministre, ne constituent nullement un placement, mais d’un détournement des deniers publics. Cette opération s’est déroulée en catimini par les décideurs qui refusent de faire associer les députés et les présidents des Partis politiques, mais aussi le peuple qui a le droit de donner ses avis. Hélas ! Nous sommes en présence d’un régime dictatorial, qui ne respecte ni le peuple, ni le parlement, ni les sensibilités politiques et j’ajoute, que certaines banques européennes comme Dexia, ont largement assuré le financement des colonies juives dans le cadre de l’implantation de colons, dans les territoires occupes ? Selon certaines informations quelques banques américaines participent également aux financements des colonies juives dans les territoires occupés et il est fort possible, que l’Algérie participe indirectement au financement de ces implantations criminelles ignobles, avec les capitaux déposés dans les banques Américaines dirigées par les sionistes. ?

    Il reste cependant, que les responsables, le Gouverneur de la Banque d’Algérie sous tutelle du F.M.I. et le Directeur Générale du Trésor Public, doivent nous expliquer, le montant exacte de ces placements sous forme de bons de trésor, et de nous indiquer, qui en est l’ordonnateur principal, quels sont les noms des banques américaines, et les conditions de ces bons négociés avec les responsables Américains. ? Soyez certains, qu’aucun responsable n’est capable de prendre l’initiative de fournir aux algériens la vérité sur les opérations qui se sont déroulées dans le plus grand secret de l’État et pas même le Président n’est pas disposé à nous informer sur ces placements suspects et assez préjudiciables pour notre économie.

    En ce moment, les voleurs, les escrocs, les affairistes, les magouilleurs, les corrupteurs et les corrompus sont heureux de la protection du pouvoir, ils peuvent continuer à dilapider les deniers publics, ils continueront le gaspillage et les investissements à l’étranger et ils sont pratiquement certains qu’avec le locataire d’el-Mouradia, ils sont quasiment assurés, qu’ils peuvent compter sur cette mafia et qu’ils peuvent ruiner le pays en toute impunité. Pendant ce désastre indescriptible, les algériens malheureux, tiennent la comptabilité des milliards détournés par les Barons du régime et que l’opposition n’est pas capable de constituer un Gouvernement Provisoire à l’étranger pour dénoncer et juger cette mafia criminelle qui préfère affamer le peuple que de lui rendre sa souveraineté. Que Dieu nous préserve de cette mafia cruelle et sanguinaire.

    L’Algérie n’a pas de réserve ni de pouvoir de récupérer les milliards de dollars transférés illégalement. Elle est sciemment dans l’impossibilité de restituer au peuple sa richesse détournée par les corrupteurs et corrompus, voleurs et malhonnêtes. La Présidence de la République bloque des milliers dossiers sur les coupables de corruption et le troisième mandat avec cette mascarade, constitue un serment solennel et un pari de ruiner l’Algérie de ses richesses et de rendre son peuple le plus misérable du monde, mais aussi de persécuter ceux qui oseraient dénoncer cette mafia criminelle. Je défie le Président de s’expliquer sur les détournements des milliards de dollars, au profit de Barons et de dignitaires du régime corrompu.

  17. ah bon tout cet aéropage de malfrats. Et nous naifs qui avons cru que khalifa était le point final de la corruption .Et dire que les plus gros et les responsables de la rapine sont encore au sommet, appuyés dans leur régne par louisa hanoune….le cas sidi said s’étant déclaré responsable dans l’affaire khalifa mais restant toujours libre est bien la preuve de l’aberrant système qui gére l’algérie.Sidi said et loiusa hanoune deux faces de la mème médaille .Ils servent de couverture aux gouvernants mafieux.la gauche et les trotkystes au service des régnants et non du peuple.

  18. Bien vu @Karima, cette chipie de Louisa Hanoune n’en finit pas de nous surprendre. Elle évite de bousculer les interêts du clan au pouvoir et elle joue bien en même temps son rôle de relais pour endormir les masses. comme on dit chez nous : "Elle mange avec le Loup et elle pleure avec le Berger ". Une maniére aussi de faire durer le plaisir à notre Shéhrazade-trotskyste .

  19. moi ghanima elle ne me surprend pas.pour rentrer dans la mélasse desz gouvernants il faut d’abord etre dépourvu de principes et n’accorder aucune importance à la notion de liberté.Cette liberté qui vous permet de ne pas manger avec les loups et de ne plus pleurer avec le berger.Et puis elle se prend au sérieux hein, quand elle feint de s’énerver contre la bourgeoisie et ouyahia.Elle ne touche jamais fakhamatouha dans ses descentes verbales.Elle et ouyahia sont de la meme veine …Ils s’accrochent au pouvoir et jonglent …beau spectacle.

  20. Il n’y a que les femmes qui savent bien décrire Louiza Hanoune: Bravo les femmes!

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