"L’affaire Gharbi me ramène 52 ans en arrière…" Par Annie Steiner

Guelma, avec Sétif et Kherrata, les villes martyres du 8 Mai 1945. D’autres villes y ont participé, mais ces trois restent, dans le souvenir populaire, les villes de la résistance et des nombreux massacres qui ont suivi, annonçant le 1er Novembre 1954.

Et c’est dans cette ville que s’est tenu le procès de Mohamed Gharbi, moudjahid et patriote. C’est dans cette ville que sa condamnation à mort a été prononcée. Quelle vilenie ! J’ai lu dans la presse, attérée, que le prétoire a retenti aux cris de « Allahou Akbar ». Et ces deux mots m’ont ramenée 52 ans en arrière, à Barberousse, quand j’entendais les condamnés à mort, qu’on venait chercher pour la guillotine (finga), les prononcer. C’étaient ces deux mots qu’ils nous lançaient à l’aube, quand ils partaient comme des héros pour ne plus revenir : « Vous étiez fiers et calmes, sûrs de votre idéal, vous cotoyiez déjà les martyrs de l’histoire… » Et d’après le témoignage d’un condamné à mort, ceux qui restaient dans la cellule étaient tétanisés, sans jambes. Les condamnés partaient à l’aube, soutenus par tous les prisonniers, debout et révoltés, qui criaient des slogans, chantaient et lançaient des youyous, prévenant ainsi La Casbah. C’étaient eux qui nous donnaient de belles leçons de courage et d’espoir. J’ai encore ce cri d’« Allahou Akbar » à l’oreille 52 ans après. Merci mes frères. Nous n’avions pas honte au tribunal militaire, quand on nous traitait de terroristes et que la salle étaient pleine de pieds-noirs qui criaient « à mort, à mort ». Et c’est ce même cri qui a été entendu… dans le prétoire du tribunal de Guelma.

C’est une femme qui a osé, sous des pressions très fortes je le suppose, prononcer ce jugement. Une femme ! Certes, femmes et hommes sont semblables, étant des êtres humains, et la femme n’est pas, par nature, porteuse de toutes les qualités, de tous les sentiments. Mais tout de même, il fallait oser le faire ! Il y a des choix qui s’imposent dans la vie, des choix souvent difficiles et qui ne sont pas conjoncturels, des choix qui bouleversent totalement notre vie, mais quand on a fait le bon choix, croyez-moi, on se sent beaucoup mieux, on respire. Vous n’avez pas, Madame, accordé les circonstances atténuantes, pourtant vous aviez le choix. Je sais très bien que nul ne peut se faire justice soi-même : c’est un grand principe. Mais en général, la condamnation à mort a lieu par contumace, ce qui n’est pas le cas, l’accusé n’ayant pas fui. Vous aviez toute une panoplie de circonstances atténuantes : fréquentes provocations, autorités prévenues par l’accusé à plusieurs reprises et surtout son passé.Je ne connais pas M. Gharbi, mais j’ai appris qu’il est moudjahid et chef des patriotes de Souk Ahras. Et cela me suffit amplement.

Il a dû en voir mourir, des innocents assassinés, avant de reprendre les armes. J’ai en mémoire, dès les premières années du terrorisme, des centaines de moudjahidine assassinés sans que le ministère des Moudjahidine, qui en était informé, n’en parle. Actuellement, les institutions ne bougent pas pour ne pas contrarier la réconciliation nationale. Mais est-ce là une façon de réaliser la réconciliation ? Et peut-être même, tant qu’on y est, pour ne pas contrarier le traité d’amitié avec la France ? M. Gharbi est un vrai moudjahid (il y en a, paraît-il, plus de faux que de vrais) grâce à qui nous sommes indépendants ; et cette guerre de 7 ans et demi a été atroce, dure, implacable. M. Gharbi, je n’ai pas eu l’honneur de vous connaître, mais je vous vois toujours digne, en attendant que le peuple surmonte cette léthargie momentanée qui l’a frappé et qu’il ouvre enfin les yeux sur ce qu’a été son silence et, pourquoi pas, malgré toutes les excuses qu’on peut lui trouver, sa lâcheté. Au-delà des symboles et des calculs sordides qui ont été à l’origine de votre condamnation, c’est votre dignité également qu’on vous reproche. A bientôt, M. Gharbi, à bientôt.

L’auteure est moudjahida

Par Annie Steiner

Annie Steiner a vu le jour le 7 février 1928 à Marengo (Hadjout). Son père, Fiorio Marcel, né au début du siècle dernier à Tipaza, est issu d’une famille originaire de Florence en Italie. Il travaillait dans les hôpitaux.

Bien avant le déclenchement de la guerre, Annie avait pris conscience de la situation désastreuse des « indigènes ». Elle avait choisi son camp. Elle était dans le réseau FLN clandestin, dans lequel elle a été engagée en 1955 après avoir cherché un contact dès la fin de 1954. « J’ai pu faire beaucoup de choses, tout simplement parce qu’étant d’origine européenne, je n’éveillais pas les soupçons et je n’étais pas fichée par la police. » Quel était le regard porté sur elle par ses amis pieds-noirs, elle qui avait pris le parti de lutter pour l’indépendance de l’Algérie. « Personne ne savait ce que je faisais. Leur surprise a dû être grande lorsqu’ils l’ont appris dans le journal, en page une et en gros titre. » Arrêtée en octobre 1956, elle est condamnée à 5 ans de réclusion par le tribunal militaire d’Alger, lors d’un procès qui a duré 3 jours et appelé à tort « Le procès des médecins ». Pourquoi cette expression ? Voulait-on associer intentionnellement le mot « médecin » à une des activités du groupe concernant un laboratoire d’explosifs ? On ne sait pas. Dans ce procès, où les accusés avaient des origines politique et ethnique variées, se trouvaient A. Bensadok (vieux militant du PPA puis du FLN), les 3 frères Timsit (médecins) et Georgio Arbib (ingénieur) anciens militants du PPA, Djaballah (jeune étudiant chimiste), E. Neplaz (instituteur de Constantine), etc. Beaucoup, qui étaient clandestins, ont été jugés par contumace, parmi lesquels Hassiba Ben Bouali, chahida à 18 ans, morte héroïquement avec Ali la Pointe, petit Omar et M. Bouhamidi. Le lendemain du procès, elle écrivait un poème qui sera souvent lu à la Chaîne 3 par Djamel Amrani qui savait si bien lire la poésie : « Cette femme n’est pas une mère, a dit Monsieur le procureur. Cette femme n’est pas une mère, ont répété les cervelles dociles. Vous avez le jugement prompt. Soyez loué par les cervelles dociles. Vous avez le goût de la justice prompte. Soyez béni par les cervelles dociles. Sachez Monsieur le procureur que rien n’est aussi simple. Cette femme était mère et par le don de la vie deux fois renouvelé… (allusion ici à Edith et Ida qui, en 1957, avaient 4 et 2 ans.) Annie a fait 6 prisons : Barberousse, Maison-Carrée, Blida par mesure disciplinaire puis transfert à la Petite Roquette à Paris, à la vieille prison de Rennes et enfin à la maison d’arrêt de Pau. Sa petite famille accuse le coup. Sa mère en souffre beaucoup, les enfants aussi. Après sa sortie de prison en 1961, elle ne pouvait revenir en Algérie. Elle se rend en Suisse, où la garde de ses deux filles Edith et Ida lui est retirée.

26 commentaires

  1. Signons ensemble et diffusons la pétition suivante pour libérer Mohamed ! C est un devoir de chaque patriote :
    http://www.mesopinions.com
    Et cliquez sur "Libérez le patriote et résistant Mohamed Gharbi !

  2. Je pense qu’il faut réclamer justice. C’est à dire qu’il faut demander le jugement de ceux qui ont tué des enfants, des femmes des pères de familles innocents. Demander à libérer un homme ce n’est pas un combat pour la justice. les terroristes sont des dévoyés, mais le meilleur combat pour l’Algérie est celui qui consiste à juger ces terroristes. Et si c’était le cas ce crime n’aurait pas été commis.

  3. Le "Allahou Akbar !" de l’époque coloniale signifiait autre chose que celui d’aujourdhui, Annie, il signifiait et transpirait à peu prés ceci : nous vaincrons contre l’oppression colonialiste !, vive l’Algérie libre et indépendante ! " Celui du tribunal de Guelma disait tout le contraire : A bas la Démocratie et la liberté ! A Mort les patriotes et les koffars ! c’est pour cette raison que le procés de Guelma me fait trés peur, j’ai peur pour pour l’avenir de mon pays. La roue de l’histoire a complétement tourné, on se retrouve au même point de départ, on a pas avancé d’un iota puisque à l’injustice et à l’oppression du système colonial il a été substitué une autre forme de domination et d’asservissement plus insidieuse et plus barbare celle-ci. Annie Steiner la moudjahidat, elle est aussi la révolution permanente, elle ne pouvait s’empêcher de parler et d’exprimer sa colère dans ce cas d’injustice flagrant qui a frappé un autre moudjahid et patriote Mohamed Gharbi.Je vous embrasse Annie .

  4. Si les démocrates n’arrivent pas à s’entendre sur un programme commun ils pourraient s’entendre sur un point commun :faire relacher Mohammed Gherbi des mains du système nationalo-islamiste.Mohammed Gharbi en prison est un cauchemard .Mohammed Gharbi en prison ezt le sourire de Ben-Mhidi s’estompe.

  5. Cette condamnation s’ajoute à nos cauchemards et elle estompe le sourire de Ben-Mhidi.Si les démocrates n’ont pas de programme commun ils ont aujourd’hui cette opportunité d’avoir un point commun:la libération du patriote.

  6. Yamina, il ne s’agit pas de libérer Gharbi, mais de libérer tous les algériens dignes de porter ce titre d’algériens. Oui, nous devons lutter de toutes nos forces pour faire libérer Gharbi, un modéle d’Homme que l’Algérie est fiére d’avoir enfanté. je me permets au passage de présenter mes respects à Annie, modéle de Femme inégalable. Inégalable pour avoir tenté de secouer les cervelles de ces algériens qui assistent à la mort de leur Algérie sans réagir. Oui Mme Annie, la juge a été contrainte et orientée sur la décision macabre qu’elle a prise. Oui, c’est vrai. Mais elle s’est soumise parce que c’est une femme avec un petit "f"; une femme portant le djelbab et soumise aux islamistes.
    La charia est instaurée et la juge en question a été chargée (et grassement payée) pour en lancer la couleur devant un parterre d’intégristes que Boutef protége.
    Voilà ce qu’est devenue l’Algérie pour laquelle vous et vos fréres et soeurs aviez combattu. C’est triste Madame, mais tant qu’il reste un barbu et un nain de jardin en Algérie, nous continuerons à souffrir de cas comme Gharbi. Puisque dans ce pays, il n’y a pas d’Hommes, espérons qu’une Femme émerge pour sauver ce pays.

  7. Il devrons biens le libéré inchallah, le Moudjhahid DZ et notre patriote et compatriote Mohamed El-Gharbi..Notre président abdelaziz Bouteflika, ça ne lui ferait et que une épine dans le pied aussi avec cette injustice..Vive la liberté, Tahia nos patriotes..

  8. Les questions qu’en devrait se poser légitimement sont les suivantes :

    § Pourquoi De gaule avait-il accordé l’indépendance à l’Algérie ? L’avait-il fait dans le même élan qui l’a conduit à « libérer » des dizaines d’autres pays Africains ou a-t-il cédé aux pressions du FLN …. Après que ce dernier eu perdu totalement sur le terrain ?
    § Pourquoi De Gaule avait-il négocié avec le seul FLN alors que celui-ci était totalement décapité sur le terrain ?
    § Pourquoi De gaule avait-il éliminé des négociations d’Evian les 10 000 militants du MNA et isolé son chef charismatique ( Messali ) d’un côté et désarmé par ruse les 100 000 harkis puis livrés aux marsiens ?
    § Pourquoi De Gaule avait-il fait voter une amnistie qui ont couvert le crime contre l’humanité opéré par le FLN après le 19 mars 62 ? ( 100 000 à 150 000 harkis assassinés d’une façon barbare ?
    § Pourquoi les essais nucléaires Français ! ont continué au Sahara jusqu’à ……1977 alors que les dirigeants du FLN qui ont mis main basse sur les richesses Algériennes passaient leur temps à parler du colonialisme, néocolonialisme, harkis, …… et que sais-je encore ?
    § Pourquoi, à chaque fois que ce pouvoir du FLN se trouve en dangers, la France vole-t- elle à son secours ?
    § Pourquoi la France protège-t-elle le régime du FLN de la mouvance islamiste ? ( chacun sait que si la France baisse sa garde sur les ports de Marseille par exemple et demande aux espagnoles de faire de même à Barcelone et sur d’autre ports, les maquis islamistes vont être inondés d’armes venants des balkans et le pouvoir qui ne s’impose à Alger que par les armes, s’écroulerait en 2 mois ?
    § Pourquoi l’Algérie du FLN n’avait-elle jamais osé juger publiquement un seul harki mais elle continué 60 ans après à interdire à certains harkis de se rendre en Algréie et dénigrer y compris leur enfants ?
    § Pourquoi le FLN de 54 à aujourd’hui n’avait-il jamais jugé un seul de ses élements pour les massacres de civils ( pourtant le FLN a tué beaucoup plus de civil que l’armée coloniale )

    La dernière est je termine
    § Pourquoi lors de la mascarade de 2004 Le Gaulliste Chirac est allé prêter main forte, dans les rues d’Alger à Boutef juste avant les élections ?
    § Pourquoi après la mère des mascarades électorales de 2009 Sarko avait envoyé un message de félicitation moins d’une après l’annonce des résultats ?
    § Enfin …. Pourquoi la France a-t-elle accueilli tout les dissidents du FLN en conflits avec leurs copains ( Ait Ahmed à Metz, Yacef Saâdi à Paris … ) alors qu’elle a parqué les rares harkis qui ont échappé au génocide de l’été 62 dans des camps ?

    Ce sont des questions à méditer.

    S’il vous plait épargnez nous les habituelles vociférations sur les « harkis traîtres », et tout ce blabla … si vous avez des choses sérieuses à nous dire si non … ces qualificatifs rodés chez certains, personnellement je ne les lirai même pas. En revanche je serai très intéressé par l’avis de mes compatriotes Algériens sincères et qui essaieraient de se baser, non sur l’insulte mais sur l’argumentation.
    Merci.

  9. Votre reponse est ici.

    On ne recoit rien des Europeens, on prend. Cela est la verite’sur le terrain. DeGaule n’a rien donne’, meme pas a la France. Ses periples avec Eisenhauer, et Churchill, sont bien documente’s. Il a fallu le ramener de Londres a Rabat, par Churchill, pour lui expliquer qu’il soldat et non politicien. Meme les colons d’Algerie n’en voulaient pas, il ont meme organise’ son assassina.

    Les Americains ont bel et bien promis aux Africains leur independance, apres celle de l’Europe, au prix de pres d’1/2 million d’HOMMES.

    Tout autre idee, n’est que de la masturbation mentale, mon pote. Ceci dit, personne ne te tient responsable de la lachete’ des harkis, a moins que tu y tiennes.

  10. Heureux les martyrs, qui n’ont rien vu, disait le commandant de l’ALN, Monsieur Mohand Arab Besaï et Lounis Aït Menguellet dans sa chanson "amjahed" rétorquait : "Si tu savais pour quelles raisons tu as tué et t’es sacrifié, tu aurais souhaité n’avoir pas agi de la sorte!" Ceci pour poser la question, pourquoi avons-nous perdu les Djaout, Boussebssi, Lyabes, Flici, Alloula, etc…
    Les aveugles parlent d’une issue, moi, je vois! Ceci pour exprimer mon désespoir, car soyons francs! Cette Algérie n’est plus la nôtre: elle est islamiste! Ce n’est plus celle de tout homme libre, comme celle de Jean Amrouche, ni celle de Jean Sénac, ni celle d’ailleurs d’Abane, de M’hidi et autres …
    Pour paraphraser Jean Amrouche, je dirais seulement qu’on ne peut pas nous faire prendre des vessies pour des lanternes « vert blanc rouge »!
    Je revendique tout haut, ce que réclament tout bas tous mes compatriotes, dont le seul tord, est de n’avoir pas les moyens de donner une voix à sa solidarité, conquise déjà un certain 1er novembre 1954, aux braves hommes et femmes, qui ont prêté serment pour que vive l’Algérie, libre et indépendante!
    Ainsi, l’Algérie de Novembre ne pourrait que bannir le miroir de son monde, tant que ses meilleurs filles et fils comme le patriote et résistant Monsieur Gharbi Mohamed subissent de telles injustices !
    Je revendique la libération immédiate de ce patriote !

  11. Non, Yamina! Je suis entrée dans le site que vous avez cité mais jamais, au grand jamais, je ne demanderai à celui qui l’a condamné de le … Libérez!! Croyez vous que Monsieur GHARBI me le pardonnerait? C’est à nous de le libérez par notre mobilisation ici et maintenant! Non, mais c’est quoi ce délire!

  12. Merci Grande et Digne Dame, merci Annie pour cette émouvante plaidoirie qui auraît pu sauver le Patriote Mohamed Gharbi si vous aviez été au Tribunal! La femme qui a osé approuver la sentence, Ô combien ignoble et grave, obéit, malheureusement aux Ordres mais nullement à la Justice! La léthargie ainsi que la lâcheté dans lesquelles ils ont plongé ce PEUPLE est voulu et planifié, mais bon sang ne saurant mentir, l’Algérie regorge encore de Patriotes! Quand durant plus d’une décenie les "Dirigeants" de ce pays qui n’est point le LEUR, ont amputé l’Hymne Nationale (KASSAMAN) de tout un couplet pour ne point écorcher leur Maîtres Français…. Tout est dit! Quand un des Péres de la Révolution Algérienne est abbatu froidement et dans le dos devant les cameras de la Télévision et devant le monde entier… Tout est clair!!! Quand on permet à un SANGUINAIRE de parader devant les victimes et surtout de l’Appeler "MONSIEUR"…. Tout est à refaire ou défaire!!! Chère Annie merci de continuer à rester vous même et surtout Algérienne!

  13. 50 ans se sont écoulés et le couperet est tout aussi sec! Une constante. Comme ce cri pour invoquer Allah. Dieu est omniprésent dans notre culture mais est ce le même dieu? Je suis convaincu que le débat va encore tourner en rond suite à ce cri du cœur de Annie Steiner qui a osé prendre la parole. Qu’elle en soit remerciée. Mais surtout qu’elle prenne soin d’elle.Elle a beaucoup donné à l’Algérie qui ne l’écoute plus. Pourtant, sa lettre publiée sur le Matin Dz a autant de valeur que les positions d’une certaine Germaine Tillon. Aujourd’hui TOUS les VRAIS moudjahines ( pas les afghans pla(n)qués, doivent se lever pour défendre l’honneur d’un homme. Ou sont ils ces Yacef Saadi …

  14. "Entre les choses solitaires où flotte un souvenir de lumière s’est épaissie la nuit de l’homme." Jean Amrouche

  15. Moi je souhaiterai vivement qu’on nous parle plus sur ces deux hommes (Gharbi et l’ex emir de l’AIS) Tous les patriotes ne sont pas des anges et j’en sais des choses, alors la pour ces faucheurs d’âmes repentis…!!! Oui je veux tous savoir sur ces deux hommes et imaginez des témoignages de leurs entourages.
    Garbi malgré son acte la peine de mort ne devraient pas être son sort( qui dit qu’il va l’être?)et l’ex emir non plus.

  16. Personnellement le cas Gharbi ne m’interesse ni de pres ni de loin. Quand je lis certaines declarations je deviens malade. Gharbi a defendu la republique… Et bien c’est faux. Gharbi a defendu Le cafe’ de l’Edipal, le rond a beton de l’Edimco, les camions de l’emifor, le carreau-graniteux de L, ETBS ….bien entendu ceux qui l’ont donne’ un kalachnikov a Mechroha pour recevoir les grandes primes de la tresorerie de Souk Ahras, commandant de secteur, le wali, le chef de la gendarmerie, celui de la police mais surtout les deux responsables de la securite militaire et le mal qu’ils ont fait a Souk Ahras. Cessez ces mensonges, les seuls vrais sinceres qui ont paye’ pour la republique a Souk Ahras ce sont les quelques democrates du RCD et du PAGS. Point final

  17. Bien d’accord avec vous Halima G. Il ne faut pas signer cette pétition qui demande naivement au Président de faire le contraire de ce qu’il fait. Nous devons nous mobiliser et montrer que nous n’acceptons pas l’arbitraire. Le ton pathétique de cette pétition n’est qu’un appel soumis à la toute puissante autorité. Ce n’est pas de cette maniere que le bourreau pourra etre attendri. Il ne le sera pas. A nous de le chasser.

  18. Elhaj ZOUAMIA : Arrêtez votre délire et stoppez les dopes ou fumer du… "Thé"!! C’est mauvais pour la SANTE! Conseil d’une Amie inconnue!

  19. Vous etes champions en matiere d’epithetes, deja nous sommes connus internationalemet pour ca. Sincerement, Je pense que c’est a vous d’arreter vos delires et d’apporter au lecteur la preuve du contraire. C’est ca la regle du debat .Je n’ai pas parle’ de la peine de mort ni de la condamantion ni de la justice Algerienne. Je parle de la republique que la mafia de la wilaya de souk ahras a defendu. Donc Si vous avez connu Gharbi et les GLD de Souk Ahras…Allez meublez votre argumentaire et eclairez nous. C’est ca le bon conseil a mon sens …

  20. @Fils de Harki. Je ne vais pas répondre à toutes vos questions de façon directe, mais je vais essayer de vous donner quelques pistes d’analyse qui vous permettront certainement de cogiter les choses pour mieux les appréhender. De-Gaulle a beau servir de référence pour les siens, pour son peuple, et pour tous les présidents qui l’ont suivi, sur nombre de valeurs "Gaulliennes", il n’en demeure pas moins que cette grande stature de l’histoire contemporaine avait une certaine idée de la France, donc des Français, que son ego démesuré plaçait dans une position obsessionnelle « d’êtres supérieurs », même s’il lui arrivait parfois de les traiter de veaux. De-Gaule a accordé l’indépendance à l’Algérie pour une raison simple: Ne pas l’accorder signifiait accepter l’idée d’une Algérie rattachée à la France. Dans cette perspective d’une Algerie-Francaise, les Algériens jouiraient des mêmes droits que leurs compatriotes Français de souche. Mais, pour De-Gaule, cela représentait une ineptie, une évolution contre-nature, puisque le risque à long terme était une dilution totale du Grand peuple Gaulois dans un moule arabo-islamique à la démographie galopante. De-Gaule et tous ses successeurs n’ont jamais voulu et ne voudront pas, non plus, d’une Algérie moderne, avec le risque non négligeable que l’élève se situe, un jour, en position d’égal avec son maître, avec toutes les conséquences que cela laisse subodorer. Ils savent très bien que tous les présidents qui se sont succédé à la tête de l’Algérie ne sont que des petites crapules sanguinaires (mis à part notre regretté Boudiaf) qui n’avaient et qui n’ont aucune carrure pour lancer l’Algérie sur les chemins de la modernité. Ils ne veulent pas non plus d’une Algérie aux allures afghanes qui viendrait perturber leur quiétude. Pour La France, la Démocratie en Algérie est une menace pour leur ego d’anciens maîtres, alors que l’Islamisme pur et dur comporte des risques de propagation rapide dans les communautés musulmanes, de plus en plus nombreuses et, paradoxe incompréhensible, de plus en plus repliées sur elles mêmes. Repli, ceci dit en passant, encouragé par les politiques et les médias, incitant ainsi le Français moyen à perpétuer sa différence avec le Magrébin en focalisant son rejet sur les banlieues qu’on a délibérément transformé en Ghettos dangereux. D’ailleurs, les Tariq Ramadhan et Cie ne continuent-ils pas de servir d’éventail hideux pour justifier aux yeux de leurs compatriotes tous ces rejets ? Par rapport à notre pays, la France s’évertue toujours à appuyer un pouvoir qui puisse représenter un centre d’équilibre entre ces mouvances qu’elle considère néfastes pour son propre équilibre, en veillant à ce que le quotient intellectuel de nos dirigeants reste toujours inférieur à la moyenne universelle (car comment expliquer que tous nos dirigeants qui se sont succédés (mis à part Boudiaf, encore une fois) défendent l’idée d’une société rétrogrades aux allures de Kalhou ouelahou insensés et ainsi renforcer l’inertie de notre peuple qui, on le voit bien, prend des allures fatales à son évolution? Quant aux harkis, je pense que ceux sont les véritables dindons de la farce et du jeu morbide entre les extrémismes de tous bords qui ont jalonné notre histoire: Trahis par la France, rejetés par leurs compatriotes ! De mon point de vue, le pardon, du côté Algérien, aurait été bien plus justifié et humain en 1962 que le pardon qu’on accorde aux barbares islamistes en 2009, au nom d’une réconciliation nationale qui sert de base pour un pouvoir dictatorial. Rassurez vous, cher compatriote, je puis vous garantir que les harkis qui ont fait le plus de mal à l’Algérie ne sont pas ceux, comme vos parents certainement, qui ont été dupés par la France bien avant 1962, mais ceux qui, en connaissance de cause, 50 ans après, siègent dans une assemblée loufoque chargée de donner son aval au vol, au viol et aux discours décousus d’illuminés aux commandes du pays. Si j’étais à votre place, je serais bien plus fier d’appartenir à la génération de "harkis" (?) de 1962, et qui appartient désormais à l’histoire et aux historiens, qu’à la génération de harkis (!) bouteflikistes de 199-2009, qui dévoient l’histoire pour se maintenir aux commandes et perpétuer leur imposture, quitte à aliéner tout un peuple.
    Bien cordialement, K.M.
    PS Je sais bien qu’avec ce commentaire, des illuminés de tous bords s’empresseront de me coller des étiquettes insidieuses, mais qu’à cela ne tienne, si parler c’est mourir un peu, se taire c’est mourir beaucoup (pour paraphraser notre ami Ali Dilem et son célébrissime "partir c’est mourir un peu mais rester c’est mourir beaucoup" ).

  21. A Monsieur Kacem Madani : Ce que vous venez de dire est une vraie " colle " qui mérite d’être approfondie un peu plus!! Quant aux Harkis, je pense comme vous : A l’époque ils ont choisi leur camp (allégeance à la France et c’était leur choix) tout comme d’autres algériens ont chosi le combat pour l’indépendance!!! Mais les Harkis d’aujourd’hui……

  22. Merci Kacem Madani pour cette analyse que je considère comme étant globalement très bonne. Une petite remarque néanmoins, tu dis que les Harkis ont été "dupés" par la France, et bien si certains très rares, ont rejoint l’armée parce qu’ils ont faim ou parce qu’ils sont pour que le système colonialiste injuste perdure, l’écrasante majorité des harkis le sont devenu pour une simple raison : ils avaient un seul choix : accepter la tyrannie du FLN, c’est à dire, accepter d’aller par exemple faire la garde devant chez soit pendant que les mec du FLN mangent et se reposent à la maison avec ses soeurs, sa femme voir ses filles, ou encore accepter d’aller à la tombe pour une futilité ou même, juste une calomnie, ou se battre face à la tyrannie imposée par le FLN à tout Algérien qui n’avait pas un protecteur déjà installé au Maquis ou encore déjà mort comme ça été le cas de mon grand père. Je ne vais pas vous raconter comment mon père est devenu harki ( j’ai essayé de le faire une fois pour provoquer un débat mais le Matin ne l’a pas publié c’est dommage !), mais je veux juste vous dire que dans ma famille, il y a eu mon grande père qui a rejoint l’ALN avant même le 1er Novembre et mort très tôt dont je respecte beaucoup la mémoire et le combat, mais j’ai choisi de rendre hommage aussi et surtout, au combat de mon père. Son histoire est terrible, un véritable martyr et je peux vous dire que l’écrasante majorité des harkis que j’ai connu m’ont quasiment tous raconté des histoires terribles, toutes différentes mais, toutes se rejoignent : la tyrannie du FLN ! Pendant très longtemps j’ai eu des doutes mais à mesure que le temps passait, voyant ce que cette même organisation criminelle, elle et tous ses satellites dont ses terribles fils rebelles ( le FIS, MIA, GIA, AIS, … ) ont fait de l’Algérie, de l’algérien, ( par exemple égorger 460 personnes à Bentelha sans que le monde ne demande la moindre enquête car le protecteur France est là pour demander aux monde « civilisé » de fermer les yeux, … et bien j’ai fini par me plonger dans l’histoire de mon père et à travers celle des centaines de milliers et aujourd’hui des millions d’Algériens de souche comme moi et qui sont fiers d’être Algériens sans rien attendre en retour contrairement à certains, je dis biens certains ! éléments de cette fameuse famille auto proclamée « révolutionnaire » à laquelle appartient ce « fils de martyr » ( je ne sais d’ailleurs pas si son père est lâche ou courageux, mais en tout cas le mien était loin d’être un lâche comme il s’est permis de dire et encore moins un traître) Qui insulté mon père.

    Encore merci Madani pour cette analyse et j’invite d’autres compatriotes à participer à ce débat.

  23. Mr LE FILS DU HARKI .

    O qu’il est doux de plaindre le sort d’un ennemi quand il n’est plus à craindre !Se repentir du passé, s’ennuyer du présent, craindre l’avenir : telle est la vie pour certains Harkis et leur Fils qui veulent rejoindre un Pays qui a perdu 1 Millions et demi de Chahides avec la complicité de leurs Parents entre 1954 et 1962 pour satisfaire le colonialisme Français ?.Jadis il fallait craindre de mourir dans le déshonneur, ou dans le péché. Aujourd’hui, il faut craindre de mourir idiot avec deux D.Le temps de la revolution n’est pas seulement le seul véritable ennemi de l’homme Traitre, c’est également et surtout son ennemi le plus sournois, le plus lâche. Et, bien sûr, le seul que l’on n’ait pas la moindre chance de vaincre car, L’ennemi est bête : il croit que c’est nous l’ennemi alors que c’est lui !
    D’après vorte commentaire vous voulez nous faire savoir que, La trahison n’est qu’un mot inventé par les hommes pour confondre leurs frères qui ne pensent pas de la même façon qu’eux .Je laisse les internautes donné leurs avis .

    ( [email protected] )

  24. Mr Hadj Messar, je n’ai rien compris à votre intervention. De deux choses l’une, où votre raisonnement se situe sur un référentiel d’analyse qu’i m’échappe ou alors, ce qui revient au même, je dois être bien plus idiot que je ne le croyais. Mais bon, SVP Laissez nous débattre entre nous, et porter sur nos épaules tous les torts de l’univers en vous laissant toute la fierté d’une position apparemment aussi bien réglée qu’un message divin. Je vais prendre un peu de temps pour répondre à vos propos Fils de Harki pour étayer votre thèse qui rejoint bien des souvenirs de ma propre enfance…Moi qui suis fils d’un ancien de l’OCFLN de France. Mon père s’est battu sur le terrain ennemi pour un idéal que le FLN d’Algérie a dévoyé pour avilir tout un peuple pour le transformer, en 50 ans, en un amas d’Islamistes bornés que Mahomet lui-même n’aurait jamais réussi à faire en 10 siècles de préceptes. Il est temps que les langues se délient pour comprendre ce qui s’est véritablement passé pour en arriver là dans le pays de Lili Boniche, en diluant la haine dans un souci d’ajustement de l’horloge de l’histoire. La suite, bientôt, bihaouililah.

  25. Monsieur Messar ! Je vais commencer par ce fameux « million et demi de martyrs » Monsieur ce chiffre a été donné pour la première fois par un « grand » historien : Ben Bella juste après sa prise de pouvoir par la force et sa traitrise envers le GPRA à Alger mais supposons que c’est le bon chiffre ( les historiens les plus zélés comme celui du FLN ALN ( lui même membre) estiment à environs 500 000 morts au total dans cette guerre dont 27 000 militaires Français ( sans les morts harkis).

    La question est que : combien de morts d’algériens de souche dont est responsable le régime colonialiste injuste et où se situe la responsabilité du FLN dans ces tueries massives.

    La réponse : aucun historien y compris Harbi membre du FLN ALN ne conteste que c’est le FLN qui a tué le plus d’algérien de souche civils et de très loin.
    Donnons un exemple : pour être accepté au maquis, le FLN a trouvé une astuce terrible : il exige de chaque nouvelle recrue de tuer une personne afin d’être recherché et ne plus pouvoir se rendre résultat, les candidats à « la résistance » commence par le meurtre d’une personne toujours totalement innocente mais qui un différent personnel avec la nouvelle recrue du FLN-ALN laquelle portera son sang sur les mains avant même devenir exécutant des règles terribles du FLN comme membre à part entière. Si quelques rares combattants se sont pris aux représentants de l’administration coloniale ou à des maîtres d’école, souvent engagé pour la cause des Algériens de souche, les autres choisissaient des cibles faciles, les pauvres qui n’ont aucune protection pire, celles qui leur permettra de mettre la main sur un terrain, une maison, une … femme ! Ou un autre bien quelconque.
    Combien de personne ont été exécuté sauvagement par l’ ALN pour des futilités et surtout des calomnies ? Combien d’algériens de souche ont été assassiné par des éléments de l’ALN qui, par jalousie qui, par lutte pour le pouvoir local et tribal du douar? Combien de femmes ont été violées par les membres de l’ALN ? des centaines de milliers ? Ça se faisait surtout la nuit et le plus terrible, les mecs quand ils arrivent à la maison, la nuit ils demandent à l’homme de la maison ( s’il est encore vivant ) d’aller faire la guet pendant qu’ils se « reposent » et reprennent un peu de force … si on ajoute à tout cela que la quasi totalité des compagnes de terreur menées par l’armée coloniale dans certains douars, avec des tortures, viols, … ont été toujours précédées par des massacres, savamment calculés, par le FLN afin de forcer l’armée coloniale à répliquer avec des massacres et faire basculer l’opinion son coté : le peuple ne veut pas nous suivre s’est écrié « Zighout Youcef «  «  mais on va lui forcer la main » a-t-il ajouté, résultat la presque totalité des civils morts dans cette guerre, et ils représentent l’écrasante majorité du toutes les victimes. Le FLN n’a jamais compté plus de 20 000 combattants au même temps ses pertes réelles, en homme sont chiffrées à moins de 50 000 au total le reste ce sont des victimes civiles et je le répète dont la presque totalité assassinées par le FLN -ALN.  

    A-t-on besoin de retourner à la guerre 54- 62 pour savoir la nature réelle du FLN et tout ses satellites ( RND, HAMAS, UDR, UGTA, ….. ) y compris les avortons rebelles de ses aventures avec l’islamisme ( son FIS, MIA, GIA, AIS, Elqaida …) a-t-on besoin de retourner à 54 62 pour connaître la vrai nature de cette organisation criminelle qui a fait main basse sur les richesse de l’algérie et réduit son peuple à la misère alors que sous son sol des millions de milliards de dollars en énergie fociles tant de mandée ? A-ton besoin de retourner sur la guerre pour connaître la nature de ce système du Fln qui assassine 460 personne en une seule nuit à Bentalâa sans qu’aucune responsabilité ne soit dégagé 12 ans après ? 15 ans de guerre et des jeunes réduits à « haragas » pour échapper à sa tyranie pire il vote des lois pour condamner ceux qui seront pris à tenter de « haragas » la double peine quoi ! Non seulement ils échouent mais en plus il seront punis pas le système du FLN : «  hna t mout !»

  26. @fils de harki : C’est avec une grande émotion que je viens de lire votre contribution, tant votre
    témoignage a fait ressurgir en moi des images que je refoule depuis ma tendre enfance.
    C’est vrai que le FLN doit avoir à son actif des milliers d’exécutions
    sommaires (je dis bien à son actif et non pas à sa
    conscience car je doutes fort que le mot conscience puisse avoir une
    quelconque signification dans le cerveau d’un assassin).

    Bien sûr, il ne s’agit pas là de généraliser pour faire endosser à tout le FLN de 54-62
    tous les malheurs d’un peuple innocent, mais force est d’admettre effectivement,
    comme vous le signalez, que l’on peut, sans trop se tromper, attribuer la moitié des pertes
    civiles pendant la guerre 54-62 aux membres du FLN. Dans mon village
    qui ne comptait guère plus de 200 âmes en 1962, je me souviens (j’avais à peine 10 ans
    à l’indépendance) de 4 cas d’exécutions attribuées au FLN,
    Ces victimes, étaient toutes, comme par hasard, de pauvres petites gens inoffensives dont
    les familles n’étaient pas très larges, comme pour éviter certaines réactions de vengeance.
    Le compte peut être vite fait
    en extrapolant ce chiffre à tout le territoire, car 2/100 de 10millions d’^habitants équivaut
    effectivement à 200.000. Admettons que ce chiffre puisse être farfelu, aussi bien par
    excès que par défaut, mais ceci doit il nous empêcher de chercher la vérité ?
    Quant à ce nombre de 1.5 millions de Chouhadas (terme d’ailleurs inexact,
    car dans la plupart des cas, les assassins n’ont même pas laissé le temps à l’exécuté
    de proférer la "Chahada" puisque souvent exécuté de dos), il a été effectivement
    inventé par Ben-Bella. Et, de tous temps, de Boumediène à Boute-flic-A, ce chiffre a été
    mis en avant par
    les tenants du pouvoir pour mieux asseoir leur illégitimité. Ce chiffre farfelu prouve que n’importe
    quel imbécile peut répandre une pure invention et en faire une vérité quasi-divine, pourvu qu’elle
    permette de berner le petit peuple docile et justifier une position permanente du colonisé spolié.
    Je ne suis pas Historien mais j’arrive à un âge ou l’envie
    de tout comprendre de ce drame que vis mon pays et qui ne s’estompe guère au cours du temps
    me pousse à piocher dans la mémoire collective.
    D’ailleurs j’ai un petit projet en tête qui me tient beaucoup à coeur, celui
    de recueillir des témoignages détaillés de cette période sombre et en laisser une empreinte
    écrite pour que le puzzle
    du drame algérien puisse être reconstitué, un jour, de façon désintéressée par les générations
    futures. Je n’en dis pas plus, mais vos contributions qui dénotent une rage que seul l’amour
    d’un pays volé peut se crier avec autant d’ampleur me pousse à solliciter votre apport.
    Je ne puis en dire plus, mais si vous êtes partant pour une telle tentative, dont je ne
    connais pas encore les contours précis, je vous invite à me
    contacter: [email protected]
    Cordialement, Kacem Madani

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