Le pouvoir rassure : "L’Algérie a de l’argent !"

L’Algérie a terminé l’année 2008 avec de bonnes réserves financières et compte engranger de bonnes recettes en 2009;

Voilà, en gros, le double message du pouvoir, à l’intention de l’opinion.

Premier message : le pays disposait de 143,102 milliards de dollars de réserves à la fin décembre 2008, contre 110,18 milliards de dollars à la fin de l’année précédente et 77,781 milliards de dollars à fin 2006, a indiqué samedi la Banque d’Algérie à l’agence APS.

Le taux de couverture des importations de biens et services par les réserves de change est de près de 36 mois, en raison de l’augmentation des importations des biens et services en 2008, selon la banque.

Le 20 avril, le Centre national de l’Informatique et des Statistiques (CNIS) des Douanes avaient indiqué que les exportations algériennes avaient chuté en valeur de 42,07% au cours du premier trimestre 2009 par rapport à la même période 2008 pour s’établir à 10,74 milliards de dollars.

Les importations avaient au contraire enregistré une hausse de 10,07% par rapport aux trois premiers mois de l’année précédente, pour atteindre 9,42 milliards de dollars.

Cette baisse en valeur des exportations était due à la chute des cours du pétrole qui sont passés de 110 dollars le baril durant cette période 2008 à 52 dollars environ en moyenne durant le premier trimestre 2009, selon le CNIS.

Les importations totales de l’Algérie en biens et services ont été de 48,37 milliards de dollars en 2008 (contre 33,28 milliards de dollars en 2007) dont 37,39 milliards de dollars pour les marchandises (contre 26,35 milliards de dollars en 2007), selon la Banque d’Algérie.

(En avril, le CNIS des Douanes avait estimé les importations totales à 39,16 milliards de dollars, contre 27,63 milliards de dollars en 2007 (+41,71%)).

Les hydrocarbures représentent plus de 97% des ressources en devises de l’Algérie.

La Banque d’Algérie a précisé par ailleurs que les investissements directs étrangers nets engagés dans le pays se sont établis à 2,31 milliards de dollars en 2008, contre 1,37 milliard de dollars l’année précédente.

Second message : les recettes d’exportations d’hydrocarbures de l’Algérie pourraient atteindre entre 45 et 50 milliards de dollars en 2009 selon le ministre Chakib Khelil. Invité avant-hier de l’émission « Fi dairat edaoue » de l’ENTV, M. Chakib Khelil, a en effet, déclaré que « si les prix restent au même niveau qu’actuellement, nous aurons des revenus de l’ordre de 45 à 50 milliards de dollars », ce qui est, selon lui, dans la moyenne des « 48 milliards de dollars enregistrés entre 2000 et 2008 ». Au début de l’année, les prévisions n’étaient pas aussi encourageantes, puisque le ministre lui-même avait parlé de recettes d’à peine plus de 30 milliards de dollars à la fin de 2009, ce qui avait à un certain moment laissé planer le risque que certains projets pourraient être reportés.

M. Khelil a indiqué qu’à la fin des quatre premiers mois de cette année, les recettes des hydrocarbures étaient entre « 13 et 14 milliards de dollars », ajoutant qu’il n’y a aucune raison pour qu’il y ait « une crise pour l’Algérie ». « Des revenus moyens nous ont permis de mettre en place une stratégie d’investissement et si les prix restent au même niveau, nous n’aurons pas de problème pour achever nos investissements », a-t-il assuré. Toutefois, le problème réside dans le fait que rien n’indique que les prix du pétrole resteront stables, a estimé le ministre. Selon lui, « il y a une sorte de reprise économique, c’est pour cette raison que les prix se stabilisent autour de 50 dollars le baril, mais personne ne sait quand la crise aura cessé ». Néanmoins, M. Khelil s’attend à ce que les cours du pétrole atteignent la barre des 60 dollars à la fin de cette année.

Source : AFP/ Presses

32 commentaires

  1. Madame « L’Algérie a de l’argent » pour servir les « amis » occidentaux qui confortent le régime, le papa de la sonatrach nous rassure, sa petite fille chérie ne fera pas « une crise pour l’Algérie » : république des copains. Pourvu que « les prix restent au même niveau…pour achever nos investissements » à l’étranger. Mais pour le peuple « personne ne sait quand la crise aura cessé ». Rendez au peuple son argent !

  2. Ceci me rappelle une blague que l’on ne cessait de se raconter au cours des années 90, années o! l’algerie était en négociation avec le fmi pour le réechelonnement de sa dette extérieur. Alors il y avait donc des généraux qui faisaient une partie de dominos. Soudain une personne arrive et chuchottent à l’ oreille de l’un d’eux ceci: Ca y est les négociations sont terminées et notre dette est réechelonnée. Celui qui écoutait se lève et dit à ses compagnons : Hey ya jm3a am sabbou.
    Bonnes ou mauvaises recttes, nous ne voyone toujours pas le bout du tunnel nous pauvre populasse.

  3. Ils sont fiers d’annoncer qu’ils ont de l’argent nos pseudo gouvernants;ils ont peur que elghachi se souleve;quelle honte!l’argent de la vache à traire, jusqu’à quand durera cet argent qui vient des excrements de satan comme la surnomé un certain ministre de la Grece, en voulant parler du petrole detenu par les responsables des republiques bannanieres comme la notre, car c’est bien cette richesse maudite qui a permi à ces ignares de prendre en otage bien des peuples.Ils n’ont aucun scrupule à se vanter, comme si cet argent vient du developpement dont ils sont les initiateurs;au lieu d’utiliser l’argent des hydrocarbures dans la preparation justement de l’apres petrole lequel d’ailleurs est tres proche, si on tient compte des analyses de BP(british petroleum)specialiste indeniable des reserves mondiales des hydrocarbures et dont la credibilite n’est plus à prouver, ils ont estimé la durée de nos reserve en petrole à 2027, au plutard.Il est donc certain que l’avenir des futures generations est largement hypothequé.Quel malheur a donc frappé notre pays, qui est avant tout à vocation agricole, avec quatre saisons, des terres fertiles, avec une pluviometrie assez bonne ;ayant nourri le bassin mediterraneen à une certaine epoque ainsi que l’Algerie et la metropole francaise pendant la presence de Fafa jusqu’à 1962.Il est quand meme malheureux, de se vanter de l’argent provenant de richesses naturelles et non du labeur de nos gouvernants et sa populace, ils ont reduit le peuple algerien à de grands tubes digestifs, un peuple qui à une epoque donnée, et grace à de valeureux nationalistes a defié et combattu jusqu’à la victoire un pays membre de l’OTAN et possedant meme l’arme nucleaire, est ce une malediction qui a frappé notre pays?Comment un peuple aussi grand, aussi temeraire, ayant l’Algerie dans les tripes s’est laissé berné par une junte sans foi ni loi;a assisté impuissant à la destruction du pays sur tous les plans, et continue encore à croire et a esperer du positif qui viendera des specilistes de la destruction et dont le genie malefique n’est plus à prouver.Que les prix du baril chutte au dessous de 10 dollars et pendant au moins 5 ans ;pour en finir avec ces c…..

  4. C’est rassurant pour les insatiables du Pouvoir et les applaudisseurs aux mains toujours levées pour le "oui" anti-peuple d’apprendre qu’ils peuvent toujours puiser dans la caisse des algériens.
    Quand Ziari dit sans rougir que les députés travaillent beaucoup, il n’a fait que confirmer qu’effectivement ces gens-là travaillent pour le Pouvoir et pour le maintien de leurs salaires.
    Mais Bon Dieu, qu’ont-ils fait pour l’Algérie? Ont-ils fouiné dans le budget alloué au projet de l’autoroute est-ouest? Se sont-ils approchés (ou plutôt surveillés) des services qui gérent ce projet? Savent-ils qu’avec ce montant il est possible de réaliser 3800 kilométres au lieu de 1200? Ont-ils peur de se ridiculiser en mettant sur le tapis un deuxiéme Khalifa?
    Voilà un exemple parlant où va l’argent des algériens.
    N’importe quel économiste comprendrait que pour camoufler l’argent détourné, il suffit d’alimenter le trésor public avec l’argent des citoyens : taxe sur les voitures, pomme de terre à 100 DA, lait pour enfants à 500 DA, ..etc.
    A qui servent ces députés et sénateurs? Quelque part Louisa Hanoune a raison de demander la dissolution des deux chambres.

  5. Mille milliards de mille sabords, qu’est ce qui fait qu’avec tout ce pognon ramassé à la pelle, l’algérien ne croit plus en rien. Encore moins dans les discours ronflants, les chiffres qui ne veulent rien dire, les promesses jamais tenues, les investissements inutiles, les importations non financées…l’Algérien a appris à se débrouiller, seul, sans compter sur un Etat égoïste qui ne doit sa survie qu’à quelques gouttes de pétrole qui s’évaporent à la vitesse des détournements. Les banques ne sont plus crédibles et ne font pas crédit, les coffres forts enflent à en crever et les Algériens crèvent en mer. Cet Etat qui représente-t-il à part quelques individus vils et serviles, sans scrupules et avides. De quel Etat devons nous parler? De celui qui laisse ses ressortissants abandonnés dans les morgues étrangères? Qui fait payer en devise les billets d’avion aux algériens qui résident à l’étranger? Qui fait payer 100 euros un passeport délivré dans un consulat? Des consulats qui facturent 10 euros des documents d’état civil par ailleurs délivrés gratuitement dans toutes les mairies en Algérie? De cet Etat qui, depuis des années, ferme deux immenses complexes touristiques près d’Alger pour abriter une nomenclatura composée d’ignares qui viennent se pavaner avec leur marmaille mal élevée? Il ne manque plus que le regretté Boualem Titiche pour aller chercher de fantomatiques touristes qui se gardent bien de s’aventurer en terre ennemie. Gardez tout, gardez tout et fichez le camp. Et surtout ne croyez pas que vous êtes immortels et intouchables. Il a suffit que quelques dissidents islamistes drogués vous fassent peur et donnent un coup de pied dans la fourmilière pour vous effrayer. Ne croyez pas que vous êtes à l’abri, que l’Armée va vous protéger. L’Armée c’est NOTRE Armée. Elle fera ce qu’elle devra faire pour nous délivrer du mal qui a gangréné notre pays. L’Algérie mérite plus qu’un Bouteflika qui croit ne rien savoir faire d’autre que gouverner. Si encore il le faisait!La malédiction, c’en est une, qui s’est abattue sur l’Algérie, doit cesser. L’argent, Chakib Khelil, on s’en fout! Nous sommes capables de travailler, de retrousser les manches, de nous battre, de construire des métros, des villes, des aéroports, des universités, des logements, d’étudier sans les moyens colossaux que vous avez entre les mains et cet argent qui vous brule les doigts et qui vous fascine. L’Algérie, un demi siècle après son indépendance a régressé de manière dramatique. Les villes sont surpeuplées, la circulation est impossible, la vie est hors de prix et vous venez nous bassiner avec vos bilans ridicules. Dites vous, juste une fois, au moment ou vous ne serez pas en train de compter NOS sous, que vous êtes loin d’être intelligents. Et que nous sommes pas des imbéciles. Nous ne votons pas et toutes vos élections sont entachées par une fraude de notoriété publique et internationale. Vous vous en moquez bien sur de la notoriété et le mot dignité pour vous n’a aucun sens. Des projets pharaoniques? Les Pharaons eux ont su construire, sans pétrole des monuments que L’Humanité admire encore aujourd’hui. Ils avaient des esclaves, oui. Mais vous, vous avez mis le Peuple Algérien en esclavage. Honte à vous!

  6. En avril 2004, aussitôt Abdelaziz Bouteflika « réélu » président, Jacques Chirac se rend à Alger pour l’en féliciter et l’inviter à engager entre leurs deux pays un « partenariat d’exception » [1]]. Ambition louable s’il s’agissait d’établir entre la France et l’Algérie des rapports de coopération économique, culturelle, touristique ou scientifique sains et bénéfiques pour les deux peuples. Or, il y a supercherie sur l’identité du partenaire, la micro-colonie du Club des pins qui domine et assujettit le pays et qui mène une guerre sans merci au peuple algérien, lequel ne sert que d’alibi à la manœuvre. Le score de 84 % par lequel les Algériens sont censés avoir désigné Abdelaziz Bouteflika donne la mesure du mépris que le régime leur voue, eux qui le reçoivent partout où il se rend avec des pluies de pierres et des volées d’injures. Aux yeux de l’opinion mondiale, le pouvoir entretient la fiction d’un renouveau. Or, Mohamed-Chérif Messaâdia, l’actuel président du Sénat, était le chef de file de la vieille garde « barbéfélène » jusqu’en 1988 où il fut sacrifié à l’autel de la « démocratisation » [2]. Le ministre des Affaires étrangères, Abdelaziz Belkhadem, est le promoteur en 1984 du toujours en vigueur Code de la famille qui fait de la femme une chose. Le ministre de l’Intérieur, Yazid Zerhouni, contribua dès 1962 à asseoir le pouvoir absolu de la Sécurité militaire, aux côtés d’Ali Tounsi, actuel chef de la Sécurité intérieure, connu pour avoir été durant la guerre d’indépendance membre du « commando Georges » de sinistre mémoire. Voilà quelques exemples de ces partenaires d’exception de la France, censés incarner la rupture avec le passé, sous la houlette d’Abdelaziz Bouteflika, fossoyeur en 1962 des rêves d’indépendance des Algériens et membre de l’équipe qui poussa – avec force assassinats – à l’exode un million d’Européens et des dizaines de milliers de Harkis. Déchu en 1979, condamné pour vol, il doit son retour en grâce en 1999 au fait qu’il présente aux yeux des vrais détenteurs du pouvoir, Larbi Belkheir, Toufik Mediene, Smaïn Lamari, le profil idéal pour masquer à l’opinion internationale la réalité cruelle d’une dictature féroce, un État terroriste, un sol vandalisé, un pays en voie de démantèlement.

    Une économie sinistrée
    L’analyse que fait le banquier américain William Byrd [3] de l’économie algérienne susciterait l’épouvante chez n’importe quel diplomate honnête désirant traiter avec l’Algérie. Pour un niveau d’investissement flatteur de 32 % du PIB de 1971 à 2000, les « investissements étrangers sont concentrés dans le seul secteur des hydrocarbures, dans un territoire loin des populations algériennes qui n’en profitent ni en matière d’emploi ni en autres retombées. » Le chômage est estimé à 30 % en 2001, le pire de l’ensemble des pays de la Méditerranée (hormis peut-être la Bosnie-Herzégovine), la réalité étant bien pire que ce que suggèrent ces données officielles fournies par l’OIT et le FMI. L’Algérie ne fonctionne que grâce à l’exportation des hydrocarbures (98 % du montant global) ; « 14 000 sociétés privées assurent l’équivalent de 90 % du volume global des importations du pays et dont la facture oscille entre 13 et 14 milliards de dollars par an » [4] ; tel est le résumé de l’accaparement d’un pays par une minorité parasite. Selon le banquier, « la rente issue du secteur des hydrocarbures a permis la constitution d’une vaste organisation clientéliste informelle opérant sous le couvert des institutions officielles » dont la « fonction fondamentale est de protéger les transactions d’une caste d’opérateurs économiques […]. Dans cette organisation, les actes de régulation sont trop souvent le fait d’un clan du régime cherchant à entraver l’action d’un concurrent. » Des pseudo-« contrôles sanitaires » ne ciblant que « des importateurs non impliqués dans le système de pouvoir parallèle », des « capacités publiques […] largement utilisées pour maintenir des positions dominantes sur un certain nombre de secteurs d’importation », des « impôts sélectifs [évalués] en fonction des relations dans le sérail militaro-sécuritaire et les agents du fisc [qui servent] de vecteurs de destruction des concurrents », des magistrats « relais des clans quand il s’agit d’éliminer juridiquement, voire d’emprisonner, des gestionnaires gênants pour les affaires de ces groupes d’intérêts », voilà quelques exemples de ce qui caractérise l’État algérien, une administration malfaisante, traître à son pays. Cette description d’un État à mettre au ban des nations rend pourtant à peine compte de la réalité d’un pays ravagé, une dépouille sur laquelle s’acharnent, telle une meute de vautours, les multinationales et les mafias politico-militaro-médiatico-affairistes. Nous allons examiner quelques aspects de cette folle mise à sac, dans des secteurs où les 30 millions d’Algériens, responsables présumés de tous les maux, ne peuvent servir d’alibi.

    Banques à tiroir ouverts
    Tout le monde a en mémoire le méga-scandale Khalifa, qui n’a jusqu’ici fait de victimes que parmi les clients civils de la banque et le Trésor public, devenu propriété privée des réseaux dont Larbi Belkheir, « conseiller à la présidence », est la figure tutélaire [5]. Parrain des institutions du pays, et jouissant de soutiens inconditionnels en France, Larbi Belkheir est à l’abri de toute poursuite ; quant à Moumène Khalifa, le prodigue « golden »-président du groupe, d’innombrables mandats d’arrêts internationaux ne l’empêchent pas de couler des jours tranquilles à Londres. L’épilogue de cette affaire n’est pas prêt d’être rendu, malgré des mises en examen spectaculaires : « L’ex-ministre des Finances Mohamed Terbèche, […] Abdelmadjid Tebboune et Abdelmadjid Attar, respectivement ex-ministres de l’Habitat et des Ressources en eau, l’ancien gouverneur de la Banque d’Algérie, Abdelwahab Keramane, […] l’actuel gouverneur de la Banque d’Algérie (BA), Mohamed Laksaci, et le premier vice-gouverneur, Ali Touati […], en leur qualité, pour le premier, de gouverneur de la BA durant la période 2003 et, pour le second, en tant qu’ancien responsable du contrôle des changes. [6] » « Les responsables de ces organismes ont affirmé lors de l’instruction avoir pris la décision de retirer une grande partie de leur trésorerie des banques publiques pour les mettre dans les caisses d’El-Khalifa Bank à la suite d’“une instruction verbale” du ministre de l’Habitat, Abdelmadjid Tebboune […]. “En contrepartie des dépôts, les responsables d’El-Khalifa Bank versaient des dessous de table aux dirigeants.” » Ces fonds ont permis notamment à Khalifa TV d’arroser généreusement le PAF (paysage audio-visuel français) et d’acquérir la villa « la plus chère » de Cannes pour abriter des soirées pharaoniques où était convié le gratin du show-business français [7]. « La plus grande escroquerie que le pays a connue et qui a causé au Trésor public la perte sèche de près de 7 milliards de dollars » égrène l’inventaire des délits financiers imaginables : « transferts illégaux d’importantes sommes en devises […] au profit d’au moins une cinquantaine de personnalités politiques, sportives et culturelles, […] sommes énormes en devise offertes à travers les cartes Gold à des hautes personnalités de l’État, [dont] des patrons d’importantes institutions publiques ainsi que le frère du président de la République et ancien avocat du groupe Khalifa », salarié à raison d’« un demi-million de dinars par mois ». Les transferts illicites d’El-Khalifa permettent aussi aux frères Bouteflika d’acheter « l’appartement du 182 faubourg Saint-Honoré (Paris 8) » et au président de se distraire, puisqu’il « a embrassé Adel Imam en juillet [2003] grâce aux dollars tirés illégalement d’El-Khalifa à la demande de Khalida [Messaoudi] Toumi ». Le président serait intervenu pour que la chanteuse Amel Wahby touche de Khalifa « un chèque en devises de 500 000 euros et un autre en monnaie nationale de 6 millions de dinars », etc. Selon le ministre de la Justice, « de hauts responsables ont été auditionnés dans cette affaire et un seul inculpé a été retenu, à savoir M. Keramane, l’ancien gouverneur de la BA. » El-Watan, 12 septembre 2004, Le Jeune Indépendant, [8] Larbi Belkheir & Co. peuvent donc dormir tranquilles. L’activité bancaire en Algérie est une saga continue d’escroqueries. Entre mille affaires, cette « success-story » à l’algérienne, celle de Ziane Habib « pompiste dans une station d’essence à ses débuts [9] », devenu propriétaire de la Banque générale méditerranéenne, spécialisée dans des activités mafieuses liées au remboursement de la « dette russe », une banque privée sans siège, qui compte dans son personnel Antoine Morot, PDG à son insu (il l’apprend lorsque le scandale éclate dans la presse), des consultants de choix, El-Hassar Choaïb, vice-gouverneur de la BA et Stambouli Bachir, haut fonctionnaire y travaillant notamment sur la « dette russe ». Ces irrégularités flagrantes n’ont pas empêché Abdelouahab Karamane de signer l’agrément de cette banque, avant d’être promu ministre chargé du Trésor et de la Réforme financière. Mais, plus criant encore, la gestion de « la dette russe » dont s’est spécialisée cette banque donne à elle seule la mesure de la gangrène qui frappe l’État algérien. C’est en 1992 que la Russie accepte que l’Algérie lui rembourse en nature sa dette militaire de 4 milliards de dollars. C’est alors que « deux puissantes mafias se mettent d’accord », l’une algérienne et l’autre russe, pour se partager ce butin. Ce dossier, traité au plus haut sommet de l’État, présente « des caractéristiques d’une mise à sac en règle du Trésor public algérien. [10] » Et lorsque, après 12 ans de « remboursements », M. Titerenko, ambassadeur de la Fédération de Russie à Alger, s’exprime devant la presse en juin 2004, le montant de la dette qu’il évoque est toujours de « 4 milliards dollars » et il peine à expliquer pourquoi des acteurs non « accrédités » par les mafias russe ou algérienne ne parviennent pas à participer à cette manne. Une autre affaire, impliquant la Banque commerciale et industrielle d’Algérie (BCIA) [11] cette fois, est tout aussi révélatrice du rôle mafieux dévolu à l’institution bancaire. Prise en flagrant délit d’escroquerie aux dépens d’une succursale de la banque publique BEA pour un montant de quelque 45 millions d’euros (en une transaction), la BCIA serait passée au travers des mailles du filet et pu réitérer l’arnaque à l’infini si le scandale n’avait éclaté. Toutes les institutions contrôlées par la présidence (donc de Larbi Belkheir), Brigade économique et financière, IGF et Présidence, fondent alors sur elle pour la dissoudre en un temps record (un mois). Les bénéficiaires de l’escroquerie ont évidemment eu le temps de migrer avec leur butin vers l’Europe, tandis que les principaux actionnaires de la banque, « la famille Kherroubi » se seraient réfugiés en Espagne, à l’abri des poursuites. Dossier clos ! Les banques publiques sont si souvent victimes de leurs propres directions, pour des sommes faramineuses, que cela en devient la norme [12]. Un lampiste, à l’identité invérifiable, est parfois « arrêté », tandis que les principaux acteurs volent vers la France où leur parviendront les échos ténus de leur jugement par contumace, qui n’aura jamais de suite. La prévarication atteint un tel degré que tenter de la décrire revient à la sous-estimer [13]. La certitude de l’impunité et telle que les escrocs n’hésitent plus à puiser l’argent dans les caisses du Trésor, sans ménagement. Il suffit par exemple de solliciter un crédit et de ne pas le rembourser, charge ensuite aux gérants de la banque, aux ministres concernés, au président de la République, etc., de pourvoir à la clôture du dossier… « L’investisseur » change de quartier ou de succursale et recommence. Le taux de non-recouvrement des créances dépasse officiellement le taux effarant de 75 % [14] ! Mais, au-delà du gouffre que cela laisse dans les caisses publiques, la pratique n’est que le premier cran d’un enchaînement qui fait de l’activité économique le monopole de mafias « accréditées ». Témoin, cette récente offensive contre le secteur juteux de l’alimentaire : « Les 188 entreprises publiques économiques (EPE) qui activent dans l’agroalimentaire sont plus que jamais condamnées “à s’ouvrir à l’investissement privé”, soutiennent des sources autorisées [les privés]. Dans le cas contraire, elles “seront à coup certain éjectées du marché”. [15] » Pourquoi ? « Évoluant dans une branche où la concurrence loyale et déloyale bat son plein, il n’y a pas plusieurs choix de sortie de crise pour ces EPE, mis à part celui “de recourir aux capitaux privés”. » Voilà donc une des méthodes imparables qui créent les conditions propices à l’investissement étranger en Algérie : ruiner le Trésor public pour pouvoir imposer une « concurrence déloyale », puis ruiner les entreprises publiques pour les vouer à la privatisation au profit de joint-ventures réunissant « concurrent déloyaux », barons du régime et investisseurs étrangers « aimant » l’Algérie. Ces entreprises grabataires redeviendront alors bénéficiaires, par le seul « miracle » de la privatisation, en deux temps trois mouvements [16]. Il existe une autre incidence de cette dynamique, plus sournoise : les journaux télévisés français, comme celui de David Pujadas [17], justifient ce pillage systématique par « le manque de compétence » en Algérie, contribuant ainsi par petites touches à dépeindre le peuple algérien sous des traits peu flatteurs d’incapables, justifiant a posteriori le sort peu enviable qui lui est réservé. Tels sont quelques-uns des ingrédients du « libéralisme » financier algérien. Mais il n’y a pas un secteur qui échappe à cette insatiable razzia.

    Razzia sur le foncier
    Selon un rapport du CNES, « l’on assiste depuis des décennies à une dilapidation effrénée des terres à haut potentiel économique, notamment dans les régions du Nord. […] Les prix de cession du domaine public procèdent le plus souvent des mesures accommodantes et des transactions privées qui gardent un caractère confidentiel. » Principaux foyers de cette hémorragie, la Présidence et le ministère de l’Agriculture, ce dernier ayant joui en juillet 2000 d’un budget spécial de modernisation, appelé Plan national de développement agricole (PNDA), d’un demi-milliard d’euros annuellement. Selon Le Soir d’Algérie, cet argent n’a servi qu’« à enrichir une meute de rentiers », dont des proches du ministre de l’Agriculture Saïd Barkat. Car la principale activité à laquelle celui-ci se consacre consiste à « privatiser » les terres agricoles, pourtant inaliénables. Dans l’algérois, les extorsions s’opèrent à grande échelle, parfois à coups de massacres de villages entiers. Personnage emblématique de cette frénésie, M. Melzi, directeur de SIH (Société d’investissement hôtelier), SSDVA et Club des Pins, trois sociétés immobilières dépendant de la présidence (donc de Larbi Belkheir). Le domaine Bouchaoui, ex-Borgeaud, est livré à une véritable « orgie » dilapidatrice… Djillali Mehri, propriétaire de Pepsi-Cola-Algérie, Abdelmalek Nourani (wali d’Alger), Brahim Hadjas, PDG Union Agro, filiale d’Union Bank, et combien d’autres hommes derrière lesquels œuvrent dans une sorte d’anonymat ostentatoire Larbi Belkheir et autres généraux, se disputant les ultimes lambeaux de terres agricoles du pays le long du littoral… [18] « Les investisseurs du Moyen-Orient et du Golfe s’intéressent de près au secteur du tourisme en Algérie. Plusieurs de leurs projets ont été retenus par la Société d’investissement hôtelier (SIH), une société par actions basée à Club des Pins et rattachée directement à la Présidence de la République. Pour les investissements lourds, “les hommes d’affaires étrangers peuvent directement négocier avec la SIH”, affirme M. Wardi, responsable […] au ministère du Tourisme. Une démarche suivie par les investisseurs arabes, le ministère de tutelle étant tenu quasiment à l’écart. Pour preuve, alors que le ministère attend les conclusions de l’étude devant déterminer la nature de l’investissement approprié à la plage Les Dunes, les terres ont déjà été clôturées pour accueillir un gigantesque complexe de l’homme d’affaires libanais Mustapha Hariri, cousin du Premier ministre Rafik Hariri. […] Pas loin des Dunes, à Sidi Fredj, le milliardaire émirati Cheikh Hammed prévoit de construire un hôtel cinq étoiles. […] Un autre Émirati, avons-nous appris, ambitionne d’investir près du complexe de Zéralda. […] Les Saoudiens ne sont pas en reste. Un important complexe touristique, avec centre commercial, est prévu dans la région de Boumerdès. [19] » Et pour s’approprier les terres, les prétendants ne font pas dans la dentelle : « Des haies de tôle et de parpaing ont délimité 20 hectares des EAC sur arrêté du wali d’Alger, Abdelmalek Nourani, signé le 19 octobre 2002. Des agents de la résidence Sahel veillent sur la surface reprise, désormais interdite à la production agricole. Melouk Rabah, agriculteur de père en fils, assiste impuissant au grignotage de 3 hectares sur les 12 que compte l’EAC n°59 dont il fait partie […]. “Il y a deux mois, des agents de la sécurité à Club des Pins, en compagnie d’ouvriers chinois, et assistés par la gendarmerie, sont venus dresser une clôture”, témoigne-t-il. Les agriculteurs ignorent tout de l’instruction interministérielle et de l’investissement prévu. Ils ignorent tout de leur avenir, espérant un “retour à la raison” du wali d’Alger. 74 familles sont priées de plier bagage, après indemnisation. Les haies dressées sillonnent les EAC et courent le long de la RN11. L’EAC n°37 a été amputée des cinq sixièmes de sa superficie (5 ha sur 6). À terme, toutes les exploitations disparaîtront pour céder place à un projet d’investissement touristique, qualifié par l’État d’“utilité publique”. “Seuls les routes, écoles, hôpitaux, aéroports peuvent être d’utilité publique”, estime un expert. “On m’a pris la quasi-totalité des terres […]”, affirme un vieil agriculteur. Mais ni le plan directeur d’aménagement et d’urbanisme, classant ces assiettes foncières en “zone non urbanisable”, ni la loi 87-19 […] ne peuvent lui être d’un quelconque secours. Dans la cacophonie des textes, le wali délégué de Chéraga, M. Benmansour, a adressé, le 25 décembre 2002, un arrêté à toutes les autorités locales, notamment à la gendarmerie, afin “d’engager les actions nécessaires pour arrêter immédiatement les travaux et la remise en l’état initial des lieux”. En vain. M. Benmansour qualifie la clôture d’“illégale”. Après la vente des villas de Moretti à des particuliers, notamment à des dignitaires du régime, la reprise de Club des Pins par l’État et sa fermeture au public, voici le béton menaçant les 76 hectares qui ont pu jusque-là lui résister. […] “Ils ont profité de notre crédulité. Le meilleur d’entre nous a un niveau primaire. On ne savait pas ce qu’on signait” » se lamente un agriculteur dépossédé de ses terres [20]. Ces affairistes du Golfe auraient été sollicités par Abdelaziz Bouteflika et Ali Benflis pour pallier « la frilosité des investisseurs occidentaux ». En effet, pour masquer la mainmise d’une ultra-minorité sur le pays, il importe de la diluer dans une présence étrangère. Les émirs du Golfe sont ainsi des candidats parfaits pour l’univers économique de Larbi Belkheir, parrain discret de ces transferts de propriété : moins regardants sur les principes, ils présentent des profils qui permettront, le moment venu, de leur reprendre d’une main ce qui leur a été cédé de l’autre. On pourrait pourtant considérer que tout investissement est bon à prendre. Mais ces « investissements » grèvent plus qu’ils ne soulagent les finances algériennes. Il en va ainsi de cet Émirati, ami d’Abdelaziz Bouteflika, Al-Shorafa, un escroc notoire [21], impliqué dans les plus grands scandales de ces dix dernières années. L’ambition qu’affichait sa société United Easter Group (UEG) était pourtant digne d’un plan Marshall : « Procéder à la construction d’une nouvelle aérogare à Alger et restructurer l’aéroport international, rénover les ports d’Alger et de Djendjen, construire des logements en coopération avec la CNEP, rénover le réseau de raccordement des eaux, améliorer la qualité de couverture en électricité, procéder à l’acheminement des produits dérivés du pétrole ». Au final, ses relevés de compte montrent que « trois ans après l’ouverture de ses bureaux en Algérie, Al-Shorafa possédait moins de 100 dollars en banque. » Et lorsque les banques publiques refusent de lui accorder des prêts, « des ordres venus directement de la présidence [les] contraignent à débourser l’argent demandé », fonds qui « n’aident même pas au démarrage du plus simple projet ». Durant l’été 2003, la presse [22] publie des dossiers accablants de spoliations par les plus hauts sphères de l’État. Le ministère des Affaire étrangères a été dépouillé de son patrimoine foncier, Abdelaziz Bouteflika se taillant un part de lion avec, parmi « quatre villas, plusieurs appartements et des immeubles appartenant à la Présidence », la villa Ali-Chérif de 9000 m2, boulevard Mohamed Bouagara. Achetée en 1991 à 20 DA (soit 0, 20 €) le m2, sa valeur est aujourd’hui estimée à 5 millions d’euros. Autres bénéficiaires de ce dépeçage méthodique, Ahmed Ouyahia (a acheté au dinar symbolique une villa cédée par l’ambassade de Yougoslavie), Ahmed Attaf (une villa près de l’ambassade des USA qui a coûté 5 milliards de centimes à l’État), Ahmed-Taleb Ibrahimi et nombre d’autres « personnalités », les cessions se faisant souvent « sur interventions personnelles de Larbi Belkheir, sur simple coup de téléphone, et Mohamed Betchine. » Ces spoliations ont, comme chaque fois, une cascade d’incidences fâcheuses : en reprenant ces résidences des mains des missions diplomatiques étrangères, les ambassades d’Algérie dans les pays correspondants sont maintenant obligées de louer à prix d’or les locaux qu’elles occupaient jadis gracieusement. L’opposition assiste à cette razzia dans une quasi-indifférence. Ahmed Ouyahia, chef du RND, quant à lui « ne demande pas seulement la vente des terres, mais plus encore, il milite pour leur privatisation [23] »… Bouteflika le nomme derechef Premier ministre !

    Razzia sur les ressources naturelles
    Sonatrach incarne la dernière présence algérienne dans le Sahara. Quelque contrôlée que soit cette société, son personnel algérien constitue un témoin gênant contre les spoliations à grande échelle qui s’y déroulent. Un témoin dont les dirigeants algériens n’ont eu de cesse de vouloir se débarrasser. En plaçant un malade en phase terminale de cancer comme PDG de Sonatrach, le ministre de l’Énergie et des mines Chakib Khelil garde la mainmise sur cette société, vouée selon lui à la privatisation, et préside à son démembrement. Tandis qu’il prépare les textes et travaille au corps l’APN pour faire adopter une loi sur les hydrocarbures, Nouredine Boukrouh, ministre de la Participation et de la coordination des réformes, assure la pédagogie du dossier : « Les Algériens, dit-il, interprètent mal la notion de privatisation et croient qu’elle est le contraire de la nationalisation. Il faut la démystifier et la désacraliser. Ce n’est qu’une modalité et non un idéal. Il faut également bannir les attitudes frileuses et éviter les prismes idéologiques. […] La privatisation est la seule voie possible. L’État ne peut plus supporter les lourdes charges liées à l’assainissement des entreprises déficitaires [24] ». Cette société qui doit dégager des bénéfices colossaux serait donc simplement… déficitaire. Mais, à y regarder de près, on constate que le « déficit » de Sonatrach est inscrit dans le cahier des charges de ses dirigeants, qui s’évertuent à la ruiner, au bénéfice de sociétés privées, telle Brown Root&Condor (BRC, filiale du groupe Haliburton, anciennement dirigé par Dick Cheyney), qui croule sous les contrats tous plus douteux les uns que les autres, après avoir « fait faillite à travers plusieurs pays. Elle s’est installée […] avec la bénédiction de Chakib Khelil, qui lui a offert le premier contrat, avec une participation de Sonatrach à 50 %, pour financer un projet de construction de logements Cnep qui n’a pas jusqu’à aujourd’hui vu le jour. » Parmi les innombrables arnaques où la Sonatrach est chargée en bout de course de régler la facture, celle de « deux tourelles construites par l’entrepreneur Chabani, ami de Belkheir, en difficulté de paiement, [qui] a offert de les vendre. »Desopérateurs, tellela CAAR à 250 milliards de centimes, ont refusé le prix fixé par Chabani ; elles seront finalement acquises le double par Sonatrach, transaction opérée avec Chakib Khelil, dans l’illégalité la plus absolue. « Achetées en l’état à 420 000 DA le m2, elles nécessiteront 320 000 DA le m2 pour leur finition (contrat confié à BRC, évidemment), pour un coût total de 740 000 DA le m2, soit plus de dix fois le prix réel. [25] » « BRC a pu intervenir sur le projet d’Aïn-Oussera puis à construire, pour le ministère de la Défense, deux hôpitaux militaires à Oran et à Constantine, ainsi que deux ensembles sportifs et des logements. » C’est aussi BRC qui réalise l’extension de la piste de l’aéroport de Tamanrasset pour permettre l’atterrissage de gros porteurs américains [26]. Spécialisée dans l’engineering, BRC est rapidement devenue en Algérie une société qui fait tout : pétrole, béton, transport aérien, services… Et si BRC peut saigner à ce point la Sonatrach, c’est qu’elle sait redistribuer ses prébendes : « BRC, c’est une poule aux œufs d’or autour de laquelle tourne beaucoup de monde : les amis de Chakib Khelil, bien sûr, le clan du président [Bouteflika], évidemment, mais aussi une société aérienne privée [Aigle Azur], des dirigeants de l’UGTA, d’honorables responsables militaires, des pontes du FLN, le fils de Zerhouni, des ministres. […] Moumène Ould-Kaddour [patron de BRC] mène une vie de Pacha, […] et passe ses soirées et ses week-ends au Sheraton […], en famille avec Chakib Khelil et Réda Hemche », directeur de la cellule sponsoring de Sonatrach et consultant à la BRC. Les factures du Sheraton seraient effrayantes, « mais c’est Sonatrach qui paye [27] ». Le budget sponsoring de Sonatrach est colossal. S’il sert pour l’essentiel à payer les factures laissées par les ministres dans les hôtels de luxe parisiens, à seconder le groupe Khalifa pour arroser les médias français et le monde du show-business dans le cadre de l’Année de l’Algérie en France, etc., les journaux algériens ne sont pas délaissés. Et lorsque Sonatrach y achète à répétition des doubles pages [28], c’est pour vanter les mérites… de la loi sur les hydrocarbures ! Les arguments de Chakib Khelil sont entendus : « préserver l’intérêt de la nation [29] », jurera-t-il : « Le seul objectif sera de créer de la richesse pour la collectivité nationale dont l’État est l’émanation, et il n’est question ni de privatisation, ni de restructuration, ni de démembrement de Sonatrach dans la nouvelle loi des hydrocarbures. Non seulement les acquis des travailleurs seront maintenus, mais nous travaillons toujours à améliorer leurs conditions de travail et à créer de nouveaux postes de travail. Je demande à tous les travailleurs, chacun à son poste, de redoubler d’effort et de m’aider à atteindre cet objectif pour le bien-être de tous les citoyens de notre cher pays. » En guise de bien-être, il y a, selon Inès Chahinez, celui de « Chakib Khelil et Réda Hemche par exemple, [occupés à] dilapider 10 milliards par mois en pots-de-vin politiques ; ou, plus grossier mais plus gracieux, comme Khalida Toumi qui distribue individuellement aux artistes des chèques de 500 000 dinars » pour en faire des VRP de Bouteflika. Les arguments faussement « nationalistes » de Chakib Khelil ne bernent personne, pas même Abdelmadjid Sidi-Saïd, le chef de l’UGTA, qui, devant l’énormité du sacrifice à bénir, se braque en déclarant que « la démarche entreprise par les autorités du pays, afin de confier la gestion du secteur des hydrocarbures aux multinationales étrangères, est dictée exclusivement de l’étranger ». Il décrit « la tentative de vendre les richesses pétrolières du pays comme un acte de haute trahison envers la nation » et affirme que « si nous sommes dans cette situation, c’est parce que nos gouvernants son vendus [30] ». Démagogie ? Lors de son passage à Alger, fin 2002, le Secrétaire d’État américain au Commerce, Marc Bodman s’est autorisé de dire : « Il faut que cette loi [sur les hydrocarbures] soit adoptée ». Face à la fronde, Chakib Khelil fait mine de renoncer au projet, pour mieux revenir à la charge en septembre 2004, une fois Bouteflika réélu, et constater « qu’il n’est pas normal, du point de vue économique, de continuer d’obliger le groupe Sonatrach à s’occuper de projets qu’il estime non rentables comme le transport par canalisations. [31] » On voit mal ce qui, « du point de vue économique », peut pousser des investisseurs privés à reprendre à la Sonatrach ces projets « non rentables », sinon pour ôter aux Algériens tout moyen de contrôle sur les volumes « transportés ». Bref, que cela passe par la cannibalisation du marché de l’importation, par le pillage des banques, par l’accaparement de la rente pétrolière, par la spoliation des domaines publics, par la dilapidation des biens et des entreprises publiques ou par quelque activité lucrative que ce soit, seule la loi du milieu compte et les bénéficiaires se recensent parmi un noyau dur aux effectifs réduits : Larbi Belkheir, Toufik Mediene, Smaïn Lamari, disposant d’un vivier inépuisable de prête-noms, secondés par des hommes dénués de scrupules, qu’ils aient pour nom Bouteflika, Khelil, Benachenhou, Ouyahia, Barkat, Temmar, Zerhouni, Tounsi, ou autre, pour concrétiser sous couvert des institutions les pires prédations… Tels sont les principaux « partenaires » algériens du « partenariat d’exception » que projette Jacques Chirac avec l’Algérie. Un partenariat avec la micro-colonie du Club des pins, un État malfaisant, qui livre son pays au dépeçage foncier, financier, social, économique, culturel… Car, les 30 millions d’Algériens ne sont évoqués dans les discussions bilatérales que pour trouver les moyens de les empêcher de grossir les rangs des « clandestins » en France, et pour ceux qui y sont déjà, de les renvoyer en Algérie sans créer de vagues. Pour ceux-là, le partenariat d’exception s’apparente à celui du racketteur avec des rackettés : ou ils se taisent et meurent en silence, ou ce sera encore pire pour eux [32], les recours auprès de qui ils peuvent se tourner étant eux-mêmes receleurs du racket, une bonne part de la manne détournée alimentant les alliés étrangers de ce dépeçage méthodique, des personnalités politiques, médiatiques, diplomatiques, du monde financier, policier, d’institutions internationales, etc. Nous l’avons vu, si la caution judiciaire est souhaitable pour cette rapine, elle n’est pas une nécessité absolue : un simple barbelé et des gendarmes suffisent à tenir en respect les paysans spoliés sur le littoral algérois. Le Sahara présente quant à lui un double inconvénient. Le rapt des ressources naturelles exige un cadre législatif explicite et cette vaste étendue est difficile à contrôler. Le ministre des Finances Abdelatif Benachenhou et celui de l’Énergie et des mines Chakib Khelil s’emploient à faire adopter (au nom des Algériens) les lois qui font perdre aux Algériens la souveraineté sur le Sahara. Quant à la sécurisation de ce territoire, qui de mieux alors pour y veiller que le gendarme du monde par excellence : les États-Unis d’Amérique ?

  7. Madame la juge française, vous venez de poursuivre en justice trois présidents africains pour détournement de l’argent du peuple avec lequel ils se sont achetés des biens immobiliers à Paris. N’est-ce pas?
    MOUH (cf. commentaire ci-dessous)vous résume des faits plus graves qui se sont passés (et qui continuent)en Algérie. Nul ne doute que la France (et même le monde entier) est au courant de ces détournements. N’est-ce pas?
    Qu’attendez-vous Madame la juge d’enquêter et de donner suite à vos investigations? Les algériens ne vous seront que reconnaissants. En sus des éléments fournis par MOUH, vous pouvez vous pencher sur l’autoroute est-ouest et là vous aurez bouclé la boucle. Vous inscrirez votre nom dans l’Histoire. Merci pour les algériens, pour les vrais algériens et non pour ceux qui font la honte de l’Algérie.

  8. messieurs du pouvoir, rassurez-nous
    mieux sur la liberté de penser, la culture et du savoir, pendant que les autres nations révolutionnent le monde de tous les domaines, vous, vous nous avez divisés jusqu’à nous s’entre-tuer, celles là sont des pensées sataniques…Que vous aviez utilusées dans votre royaume obscurantiste, enfin je remercie Mouh d’avoir mis à nu votre systéme diabolique.

  9. qui vivra veras, un bien mal acquis n’en profite jamais .a force d’affamer le peuple et de lui mentir, le pouvoir se met de lui meme en surcis et ne tarderas pas a disparaitre .

  10. Avoir de l’Argent ne suffit pas. Faut avoir des meninges et de la creativité. Ca manque de trop dans notre pays de bidasses!

  11. yahooo..:a qui profite cet argent?ya kho.je cite l’exemple de la corporation des para-medicaux que le pouvoir a sacrifier a deux reprise, lors des augmentation du SMNG, avec l’article 87bis est il logique?les services hospitaliers qui roule au dessous 10fois le manque de personnel para-medical, est’il normal’ces postes budjetaire qui sont bloquer depuis des annees, jusqu’a quant?ces statuts particuliers qui sont bloques depuis 4ans, seront pret quant?relement que fait l’algerie avec cet argent, elle est destine pour qui?ou va l’argent de l’or?C’ELLE DU PETROLE?

  12. et je viens de lire sur el khabar que l’algerie venait de perdre 10 milliards de ses interets en amerique

  13. Une petite réponse au coopérant-ministre de la mamelle SONATRACH. L’argent ce n’est pas tout dans la vie d’un pays, on peut compter sur l’élément essentiel qui est le sérieux des dirigeants par la bonne gouvernance. Vous vous rappelez monsieur SH de la petite phrase d’un chanteur français qui a dit vous avez du pétrole et mais pas des idées. Donc vos milliards ne représentent rien pour les plus avisés.

  14. Mouh, lorsque j’ai vu la longueur de votre commentaire, je me suis dit" en voila encore un qui se défoule!". Mea culpa!J’ai commencé à lire et j’ai continué jusqu’à la fin en prenant des notes. C’est un réquisitoire SANS APPEL. Tout est dit. Nous savons tous que "nos dirigeants" sont incompétents et malveillants. Qu’ils ne pensent qu’à se servir et votre démonstration est lucide et sans amiguité. Votre texte est peut etre le signal que nous attendions pour enfin bouger.Bravo!

  15. Merci Mouh pour votre article, à diffuser, c’est un texte de référence pour une étude sur :un peuple sous le règne de la terreur par le pouvoir absolu de la sécuritate militaire, des valets au service du bien être des «seigneurs » occidentaux, bradage des richesses : complaisance ou trompage de l’opinion internationale.

  16. Le commentaire de M MOUH est un réquisitoire oh ! combien réconfortant. Nous sommes soulagés de cette éclatante vérité sur les voleurs qui continuent de dilapider les richesses de notre pays, avec la complicité flagrante du Président et du Gouvernement. iL serait souhaitable que tous les Algériens intègres, honnêtes, puissent s’engager dans la voie de la lutte contre ce régime prédateur, pour dénoncer les malversations les magouilles de cette mafia sanguinaire. Bravo M. Mouh.. KADIRI.

  17. Merci Mouh pour avoir éclairer la lanterne. Votre POST doit être diffusé à très grande echelle. Il faut que les algériens le lisent. Pour qu’il puisse avoir un très grand écho je propose, avec le consentement de son auteur bien sûr, qu’il soit tradfuit en Arabe. Que ceux qui sont en mesure de le faire le fasse. Il faut que cet article fasse son entrée dans les cités universitaires dans les lycées, partout là où il y a des jeunes.

  18. Mouh ou vous racontez n’importe quoi ou bien vous êtes extrêmement bien informé La question est: pourquoi ce déballage? Pourquoi ces précisions et ce ciblage de Belkheir, Toufik, Lamari. Un trio qui ressemble aux " 3 B" dont l’ombre plane encore. Bouteflika est il moins malin ou trop malin? A t il été reconduit pour faire le sale boulot? l’a t "on" laissé là pour arroser les chrysanthèmes et finir sur un trône chancelant avec l’illusion du pouvoir? Tous ceux que vous avez cité sont malades, vieillis et incapables d’avoir le moindre projet d’envergure. Ce sont des marionnettes qui jouent les fiers à bras, le pouvoir, le véritable pouvoir étant ailleurs depuis longtemps. Chirac a tenté un coup en 2004. Un coup qui n’a pas marché car il était trop gourmand et d’autres appétits sont encore plus voraces. L’Algérie n’est soutenue par personne. Personne ne croit en elle à part les Algériens, méprisés, jetés à la mer, refoulés de toutes les frontieres. Votre longue plainte, Mouh, car c’est une plainte, doit etre déposée en bonne et due forme comme piece à conviction d’un proces que l’Histoire jugera. Elle jugera des "hommelettes" qui ont tenu la dragée haute à un peuple digne et fier. Il est temps que cela change. Il est temps de chasser MANU MILITARI, ces energumenes ignares, incapables, cupides et pervers dont la seule préoccupation est de jouir comme des malades mentaux qu’ils sont.Vos arguments, Mouh, pouraient tenir la route s’ils étaient entendus. Mais qui peut les entendre? Qui peut agir? qui peut mettre fin à la gabegie? Qui peut oser, enfin élever la voix et dire, comme en 62 Sebba snine Barakat" Mais le chiffre est trop lourd et il est facile de comprendre pourquoi l’Armée, la notre, l’héritière de l’ALN a été manipulée, elle qui croyait faire la pluie et le beau temps. En fait l’Algérie n’a connu que des orages. Celui ci risque de tout emporter. Tant mieux

  19. Merci mille fois, Monsieur MOUH ! De nous fournir autant de détails aussi fondés et précis les uns que les autres sur les prévarications de nos éradicateurs analphbètes.

    Vos informations trés pointues, du reste, et qui ne sont pas à la portée de n’importe quel mortel, m’interpellent grandement car elles relèvent d’une personne qui est trés au fait de ce qui se passe dans les arcanes du SYSTEME. Chapeau bas, monsieur MOUH ! Vos révélations nous ont ouvert, encore d’avantage, les yeux sur ce qui se passe réellement, en haut, au sommet de  »l’état » algérien déliquescent que nous appelons, en bas, les ténèbres du pouvoir !

    Je puis vous dire, Monsieur MOUH, que vos écrits créent la confiance en nous. Et comme le disait si bien Octavio PAZ  »La conscience des mots amène à la conscience de soi : à se connaître, à se reconnaître ». Et donc, à nous connaître et à nous reconnaître. Afin que les Algériens ne construisent plus de murs entre eux mais des ponts qui les lieront en toute fraternité ad vitam eternam ! Vous nous encouragez, Monsieur MOUH, à réfléchir encore d’avantage sur notre condition pour nous amener à nous dire qu’il n’est jamais trop tard pour devenir ce que nous aurions pu ou du être ! Car l’avenir n’existe qu’au présent ! Et que, dans toutes les larmes que nos mères ont versées sur les corps de leurs propres enfants, s’attardent tous nos espoirs.

    QUE LES GENS  »D’EN HAUT » SE GARDENT BIEN DE CROIRE QUE NOUS AVONS OUBLIE OU QUE NOUS ALLONS OUBLIER TOUT LE MAL QU’ILS NOUS ONT FAIT !!! NEVER EVER… Encore une fois, merci Monsieur MOUH !

    Et à tous ces gens  »d’en haut » qui méprisent si férocement le peuple ALGERIEN, je paraphrase Montaigne : Même sur le plus beau trone du monde, vous n’êtes jamais assis que sur votre c..! Hachakoum !

    Alors sachez, bouviers de malheur analphabètes, qui avez confisqué le pouvoir par la force dans le passé, et pris en otage ce brave et valeureux peuple que vous méprisez tant, qu’il vous fera TOUS descendre de votre piédestal aussi haut que vous soyez !!! Tenez-vous le pour dit.

  20. Qui a dit :
    « Lorsque l’Etat algérien était dans l’opulence, nous n’avons pas été avares avec vous, mais aujourd’hui nous devons retrousser nos manches et nous mettre au travail car des années de vaches maigres nous attendent »,
    Et qui a dit :
    « nous devons serrer la ceinture et réfléchir à produire tout en évitant les dépenses inutiles »,
    Et qui a dit encore :
    « Certaines personnes ont exposé leurs doléances, telles que le rapprochement de l’administration des élus. D’autres nous ont demandé de l’argent. Eh bien, vous devez le savoir, l’Etat ne donnera plus de sous à tort et à travers »,
    C’est bien Bouteflika lors de sa visite à Ghardaïa en décembre 2008 après les inondations du 1er octobre.
    (Rappelant la fierté de la population de la vallée du M’zab, Abdelaziz Bouteflika s’est dit convaincu que la population de Ghardaïa n’aurait jamais accepté l’aumône.
    « Si j’étais persuadé que vous alliez accepter un centime de l’argent mis dans les réserves, je vous l’aurais donné. Mais personnellement, je sais que vous n’êtes pas des opportunistes et que vous ne prendrez jamais ce qui ne vous appartient pas », a déclaré.)
    Extrait de El-Watan 29/12/2008

  21. Bravo Moh. En Algérie, des Hommes qui parlent on en a (à la pelle), mais des Hommes qui parlent pour dire quelque chose, on en cherche. Enfin, on en trouve parfois !! Vous êtes bien informé. Juste une question..Connaissez-vous un Homme fort (mais comment ?) capable de renverser la situation en Algérie, mais au profit du peuple ? On en cherche !! Peu importe ce que vous êtes (?). Mais, une chose est sure ..Vous êtes un vrais nationaliste qu’on en cherchait.. En fait, je lis en vous une certaine authenticité et un esprit qui s’inquiète pour ce qui nous arrive sans pou autant pouvoir bouger le petit doigt. Vous êtes de la catégorie qui peut éclairer les gens. Ce peuple qui attend une augmentation de quelques miettes qui sera annoncée bientôt, mais bien sur toujours bien calculée d’une manière machéavélique mais jamais honnêtement par amour à leur pays et par devoir ; pour la conscience et pour Dieu. Vous le saviez mieux que moi ; certainement qu’un travail de fond attend les gens comme vous. Les commentaires de nos frères citoyens à propos de ce que vous venez d’écrire aussi, m’ont beaucoup plu. Je suis content de constater qu’il y a finalement des Hommes dans ce pays qui sont conscient que c’est la France et les USA qui dirigent ce pays avec une poignée de Kaïds ( Bouteflika, Zerhouni, Chakib, Temmar, Ould abbess, Barkat, etc) et une autre poignée de truands capables de marcher sur les cadavres de leurs mères et qui se sont promus mutuellement avec des grades de généraux majors sans avoir jamais tiré une balle sur l’ennemis, si ce n’est sur leur peuple (Belkhir, etc..). On peut tromper une personne plusieurs fois et tout le temps, mais jamais un peuple plusieurs fois et tout le temps. En fait, pour revenir, les Français connaissent bien la sociologie algérienne. Ils ont utilisé cette science à partir de 1831 pour pénétrer dans toute l’Algérie et rester 130 ans les maîtres de ce pays et nos ancêtres comme indigènes, esclaves, quoi ? Maintenant, pour reprendre l’Algérie (qu’il considère toujours comme l’un de leurs départements d’outre-mer, ils utilisent exactement cette même science. Tout compte fait, la question est bien cernée. Il ne s’agit que de ‘poignée’. Une poignée de vrais Hommes (Abane, Ben M’Hidi, Krim, Boudiaf, Zighoud, Si l’Houess, Ferhat Abbès, Aissat Idir, etc.) pour libérer un pays des vampires (Français), ou de poignée de faux et fous (les connards cités ci-dessus), pour le mener à la dérive et à la catastrophe (comme c’est le cas maintenant). Tout ce qu’on espère est la prise de conscience de ce peuple que des Kaïds (veillards, malades, rancuniers, etc), tous des cas pathologiques, complexés devant les vrais nationalistes et intellectuels au service des Français et USA sont aux commandes.. Encore une fois, Bravo Monsieur Moh. Je souhaite que votre écrit soit lu par des professionnels engagés pour l’exploiter convenablement par des diffusions là, où il faut.

  22. Merci bcp Mouh, pour ce déballage-requisitoire fort révélateur du pouvoir Algérien corrompu et corrupteur .
    Le peuple Algérien est de plus en plus réduit à la pauvreté, on constate de plus en plus de mendiants dans toutes nos villes et villages d’Algérie les nombreuses personnes qui n’hésitent pas à tendre la main, à des gens qui eux mêmes n’arrivent pas à joindre les 2 bouts, le mal est profond et cette décadence de la nation va encore s’empirer de jours en jours .
    Le peuple Algérien est en Danger, seule la région de Kabylie qui essaie par tous les moyens de lutter et de résister à cette décadence programmée, cette Kabylie qui est taxée de rebelle car elle s’y refuse à l’arabisation-islamisation du pays de Massinissa, de Kahina mais aussi de Kateb Yacine et pendant ce temps toutes les autres régions deviennent spectratrice sinon passive et cette Kabylie qui se dit Démocratique, Laïque et Progressive car moderniste très loin du fanatisme arabo-islamique, de même que l’école Algérienne est versée dans l’endoctrinement des esprits, bien entendu elle y forme toujours des militants arabo-islamistes et qui deviennent par la suite des intégristes-térroristes que Al Qaida recrute-enrole souvent pour y faire des Kamikazes à travers le monde notamment en Irak.
    depuis 19ans monde entier sait que l’Algérie est dans la tempête à ce jour, puisque le pouvoir politique se permet de faire des manoeuvres moyennant les pétro-dollars pour corrompre toutes les couches de la société.

  23. tout chroniqueur, en panne d’idees peut s’ensortir en composant :generaux, pouvoir d’ombre, passe droit, milieux occultes, baato-integriste … cette phrasologie est trop repetee et n’offre aucune credibilite. cherhez autre chose.

  24. Des fortunes pour les Généraux…

    L’or des généraux algériens planqué en Suisse
    Publié 6 juin 2008 Al-Qaeda, Al-Qaeda Maghreb, Al-Qaïda, Algérie, Attentat, Guerre, Guerres Civiles, Islam, monde arabo-musulman 5 Commentaires
    Tags: Aït ahmed, Abdelmalek Guenaizia, Al Qaida au Maghreb Islamique, Algérie, algériens, Banque, Banques Suisses, Banquier Genoud, Ben Bella, Boumediene, FLN, général Chadli, Généraux algériens, Genève, Genoud, GIA, GSPC, Islamistes, Jean Ziegler, Kabylie, Khider, Lebdjaoui, massacres de Raïs et de Ben Talha, Mohamed Khider, Peuple algérien, QJMI, Suisse

    Les généraux algériens qui ont fait partie du “groupe des décideurs”, et ceux qui continuent de diriger le pays ainsi que d’autres barons du régime, ont profité des années de sang pour se constituer des fortunes colossales, évaluées à des dizaines de milliards de dollars et qui ont été “exfiltrées” vers des paradis bancaires. Cette oligarchie de voleurs et d’assassins continue de piiller le patrimoine de la nation, et envisage même de faire main basse sur les ressources hydrocarbures du pays. Monsieur Jean Ziegler, un grand ami du peuple algérien, n’a cessé de les dénoncer. Voici un de ses nombreux articles sur la junte que nous livrons à nos lecteurs.

    LES NABABS DU LAC LEMAN

    Pour Jean ZIEGLER, député suisse spécialiste des banques, les généraux corrompus engraissent leurs comptes numérotés grâce aux vieux réseaux de financement de la guerre d’Algérie.

    Les centaines de victimes de massacres de Raïs et de Ben Talha ne risquent pas de chagriner les militaires : par leur mort, elles contribuent au maintien de la rente pétrolière des généraux algériens, déposée majoritairement dans les banques de Genève. Depuis plus de cinq ans, depuis le coup d’Etat militaire de janvier 1992, le sanglant chaos organisé par les tueurs islamistes (certains de leurs officiers traitant au sein des services secrets algériens) sert admirablement la stratégie des généraux : aussi longtemps que, dans la Mitidjia, la banlieue d’Alger ou en Kabylie, les femmes, les hommes et les enfants sont égorgés par les émirs du GIA, personne ne parlera d’élections libres. Elections que les généraux seraient certains de perdre. Et avec elles les faramineux profits qu’ils tirent mensuellement des revenus du gaz et du pétrole.

    A Genève, des rues entières appartiennent aujourd’hui, par le truchement de sociétés immobilières par actions (qui garantissent l’anonymat des propriétaires réels), à des généraux et des directeurs de sociétés d’Etat de la pétrochimie algériens. D’immenses fortunes prospèrent sur les comptes numérotés algériens. A Berne, un général Algérien – Abdelmalek Guenaizia – occupe l’ambassade. Il veille sur la bonne marche des transferts. Certains diplomates algériens se sont même fait rappeler à l’ordre par le département (Suisse) des Affaires étrangères : ils passent leur temps à fonder des sociétés écrans au Liechtenstein. Ce qui n’est pas exactement une activité classique de diplomate.

    Pourquoi Genève ? D’abord parce que Genève est une des grandes places financières de la planète offrant des services compétents et discrets. Les banquiers privés de la place sont habitués à organiser l’accueil des butins de la corruption. Ensuite, entre Genève et les Algériens, il existe une longue histoire : durant la guerre d’indépendance (1954-1962), Genève avait été l’arrière-base financière du FLN. La Banque Arabe SA (tombée plus tard entre les mains de Guenoud, l’exécuteur testamentaire de Goebbels) avait été fondée par Mohamed Khider, trésorier du FLN.

    La plus grande partie de la diaspora algérienne en France à, durant toute la guerre, versé annuellement des millions de francs dans les caisses du FLN. Depuis Genève, ces millions ont permis d’acheter des armes, de financer l’infrastructure sociale, politique, diplomatique du FLN, plus tard du gouvernement provisoire. Ben Bella, Hocine Aït ahmed, d’autres dirigeants historiques, ont négocié en 1962 dans les environs immédiats de Genève – à Evian, au Signal de Bougie, dans d’autres lieux encore – avec Joxe et De Leusse la liberté de leur patrie.

    Inutile de dire que les dirigeants historiques ont été des hommes profondément honnêtes : Lebjaoui, Aït Ahmed, Ben Bella ont eu des relations suivies avec les banquiers genevois dans l’intérêt exclusif de leur mouvement de libération, plus tard, de leur Etat. Avec le coup d’Etat militaire de 1965 contre le gouvernement Ben Bella, la situation a radicalement changé. Khider a été assassiné à Madrid par les sbires de Boumediene. Lebdjaoui et beaucoup d’autres ont choisit l’exil permanent. Ben Bella a disparu en prison pour quinze ans. Mais les réseaux discrets du financement, les structures d’accueil complexes de capitaux clandestins étaient en place. Ces réseaux, ces structures servent – surtout depuis l’avènement au pouvoir du général Chadli, et plus nettement encore depuis le coup d’Etat de janvier 1992 – les corrompus algériens de tout poils.

    Même les députés conservateurs suisses s’en étonnent : jamais jusqu’à ce jour le gouvernement algérien n’a déposé la moindre requête en entraide judiciaire internationale pour récupérer ne serait-ce qu’une modeste partie de ce butin sanglant volé au peuple algérien.

    Jean ZIEGLER

  25. ATTENTION DANGER! Mouh vous etes tres fort! Bravo! Vous avez reussi là ou beaucoup ont trebuché! Vous etes venu les poches et les mains pleines, vous avez deballé, critiqué, argumenté etc Et tout le monde tombe dans le panneau! Tout ce que vous avez écrit et décrit est juste et vrai et vous nous avez abreuvé de détails que tout le monde n’est pas censé savoir. Et en faisant étalage de vos connaissances vous vous attirez une sympathie douteuse. Pourquoi? Parceque vous réussissez à faire bouger une partie de l’opinion qui attend un homme qui la fera sortir de sa léthargie. Je cherche un homme disait Diogène. Etes vous cet Homme Mouh? Etes vous le successeur de Abane, Krim, Boudia, Abbas… Avons nous encore besoin de héros…morts? Vous avez su décrire une situation en l’enrobant de références qui restent à vérifier. Il est possible et meme probable que tout ce que vous dites est vrai mais il est possible que vous agissiez pour d’obscures raisons qui pour l’instant ne sont pas claires. Ce que vous décrivez nous le savons, du moins en partie. Vous dénoncez et tout le monde applaudit. Bien. Mais que proposez vous? D’etre Calife à la place du Calife? D’etre le nouveau roi parceque vous avez dit des vérités. Allez, encore un effort, Mouh, allez plus loin, plus en profondeur, dénoncez, argumentez, critiquez et surtout ne trompez pas l’Algérie et les Algériens. Personne ne pourrait vous le pardonner.

  26. Le débroussaillage de MOUH nous a soulagé. Il met fin à tout baratin inutile. MOUH a tout dit et d’une maniére magistrale. Si, en tant qu’algériens, nous nous unissons pour mettre fin à cette destruction de l’Algérie par un groupe mesquins de vautours et si nous réussissons à les faire juger et à rendre au peuple ce qui lui appartient, nous aurons au moins préserver l’avenir des générations futures. Il appartient maintenant aux journalistes de répandre l’information dans toutes les langues possibles et à travers toutes les presses du monde.
    Il appartient aux partis d’opposition de prendre en main le sujet et d’y donner suite.
    Si, aprés l’intervention de MOUH, nous continuons à écrire pour le plaisir d’écrire, eh bien, ce sera tant pis pour nous et bravo pour les vautours qui ont réussi leur macabre entreprise.
    Une minable comme Khalida Toumi a finalement vendu son âme pour détruire l’Algérie.
    Merci pour Le matin et mille bravos pour MOUH. Il y a de quoi être fier d’avoir, vous et M. Benchikou, comme algériens!
    Monsieur MOUH, jetez un oeil sur l’autoroute est-ouest, sur les effets et le but visés par l’arabo-islamisation de l’école algérienne, sur la mise en cible de nos jeunes soldats, sur l’afghanisation de notre pays, sur la nomination de ministres d’Etat de traîtres et vous aurez bouclé la boucle. Félicitations si je puis me permettre.

  27. Bonjour;
    143, 102 milliards le chiffre est trés important pour donner plus de force à la mafia politico-financiere c’est vraiment pas le bonheur des algériens qui s’enfoncent de plus en plus dans la pauverete.
    je veux parler de placement de l’argent des algériens dans des banques americain pour donner un nouveau souffle pour le capitalisme qui a fait les richesse de l’occident bien sur et surtout des treaders banquiers et beaucoup de personnes mal saints mais il a au contraire causé la pauvreté dans beaucoup de pays en afrique au nom soi-disant de libre echange voila notre argent part une autre fois pour secourir cette injustice et donner un nouveau souffle à l’injustice internationnales etc .
    Les algériens attendent des solutions ?->+l’infini est plus proche que ça je vous assure !!!
    Le pouvoir algérien parle de Bon du Trésor pour dire au algériens que leur argent est bien placé c’est vraiment grave cet argent peut etre utilisé pour developper notre pays encourager nous chercheur de rester 3000 chercheur ont quitté le pays en 2008 des milliers d’étudiants c’est grave .
    De pire en pire voila mon site web en fase de création envoyez moi vos comentaires svp "taddart.free.fr"

  28. Les Caïds qui nous gouvernent sont au service des Français et des Américains. Ils sont vieux, pleins de complexes, gèrent tous, ce qui leur reste de leur petite santé et ils s’en fichent épurdument du peuple et de l’avenir du pays. Les vrais patrons qui dirrigent (France et USA) vont se perdre si de vrais nationalistes arrivent au pouvoir. Ce serait la panique partout, car les Algériens peuvent décider quelque part de ce que le monde doit être, si jamais, ils deviendront fort, car au juste, avec sa composante amazigh, ils sont très itelligents et les connards de Français, le savent. Les maîtres (France et USA) ne laisseraient jamais des intelligents, nationalistes gouverner, car c’est un danger pour eux, et c’est pour cela qu’ils font tout pour garder nos veillards, malades et tous des cas pathologique qui ne pensent qu’à leurs ventres et bas-ventres. C’est bon ?

  29. Des chiffres gonflés en apparence,
    Je ne cherche pas à faire de la politique seulement je pense que si l’Algérie passait pas une purge financière (corruption, pot de vin, escroquerie et autres) ces chiffres seraient certainement revus à la hausse. On parle de pétrole et qu’en est-il du gaz naturel.
    Et puis à qui profite la rente pétrolière ? Il y’a de l’opacité dans les investissements et subventions.
    Si l’Algérie a de l’argent comme le dit cet article il en va tout de même que le taux de chômage atteint un taux exorbitant, que plus d’une personne sur deux vit en dessous du seuil de pauvreté, que des dizaines de millions d’algériens n’ont pas accés aux soins, ni à l’eau potable ou à l’élctricité, que des populations meurent encore de malnutrition ou développement des maldies par manque de vitamines, que des millions d’enfants n’ont pas accés à l’éducation, que le taux d’nalphabète est trés élevé….etc et j’en passe encore.
    Alors qu’on dit que l’Algérie a de l’argent moi je réponds que cet argent finance les caisses privés d’une société cosmocrate connue sous le nom des sept salopards, ceux là même qui ont tenté de blanchir l’argent sale outre méditerrannée, que cet argent va garnir les comptes des paradis fiscaux…. moralité de l’histoire. Les généraux font de l’argent sur le pétrole, cet argent gonfle leurs comptes bancaires dans les paradis fiscaux (avec leur argent les occidentaux font des intérêts qui servira au bien être de la population européenne) tandis que le déficit algérien sera comblé par une augmentation des prix à la consommation….. Pauvre Algérie, pauvres algériens. Quand on a de l’argent pourquoi aller mendier 1, 4 millions d’euros à la BC belge
    proverbe: L’ignorance est une porte fermée sur la lumière

  30. certe l’algerie est riche et le pouvoir rassure les occidentaux qu’ils ne faut pas s’alarmer nous avons de l’argent et on est là pour soutenir vos peuples europeens notre peuple a l’habitude dd’etre pauvre mais ne vous en faite pas il s’est accomodè on est est toujours present pour lui faire ècouter nos discours populistes afin de lui donner patience cheres europeens votre argent est bien garde il est dans de bonnes mains

  31. certe l’algerie est riche et le pouvoir rassure les occidentaux qu’ils ne faut pas s’alarmer nous avons de l’argent et on est là pour soutenir vos peuples europeens notre peuple a l’habitude dd’etre pauvre mais ne vous en faite pas il s’est accomodè on est est toujours present pour lui faire ècouter nos discours populistes afin de lui donner patience cheres europeens votre argent est bien garde il est dans de bonnes mains

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