Chers amis,
Nous sommes au regret de vous informer que nous sommes mis en demeure de quitter les lieux dans les prochains jours et de restituer la gérance de notre chère Librairie des Beaux-arts aux propriétaires des murs.
Durant 4 ans nous y avons mis notre amour des livres, des arts, de la littérature et de la liberté au service d’un public exigeant, toujours en attente de nouveautés, d’ouvrages de fond ou recherchant tout simplement le plaisir de lire.
Nous avons espéré pouvoir fournir les dernières nouveautés, à la demande des particuliers, dès leur parution dans le monde, par la mise en place d’un service express d’importation. Nous en avons été empêchés par des lois scélérates nous exigeant d’augmenter notre capital social à 2 milliards de centimes. Et puis tout dernièrement des directives de la banque centrale nous ont imposé pour chaque livre importé : des certificats phytosanitaires, des certificats d’origine et de conformité, en plus des traditionnels visas des ministères de la culture, de la police et des affaires religieuses !
Comment sortir de ces carcans répressifs et bureaucratiques ? Com ment satisfaire la soif inextinguible de cette jeunesse assoiffée de savoir et de liberté ? Com ment aider les professionnels à mieux se former et s’informer lorsque de tels verrous sont imposés à la circulation des livres ?
En notre qualité d’éditeurs, nous avons également été bâillonnés, interdits de dépôt légal et donc de publication, éliminés de tous les programmes de subventions et d’aide à l’édition, par ailleurs généreusement octroyés à tant de « professionnels ».
Nous quittons La Librairie des Beaux- Arts avec un amer sentiment d’inachevé. Profitons-en aussi pour rappeler à tous les responsables de ce pays que les grandes artères de nos villes sont désertées par les espaces culturels vue l’absence de vision politique dans la gestion culturelle et urbaine et le mépris de l’aspiration naturelle des citoyens à accéder à la liberté d’apprendre, de s’exprimer… et de lire.
Boussad OUADI
P.S. Nous profiterons de ces 2 ou 3 semaines de présence à la librairie pour offrir à nos fidèles clients des livres à prix soldés. C’est notre façon de leur tirer la révérence. A tous merci !
En raison du changement de gérance,
La Librairie des Beaux-arts organise une opération de
Soldes et
liquidation
de stocks
durant le mois de
Mai 2009
Remises exceptionnelles
de 10 à 50%
sur tous les livres
Boussad OUADI
EDITIONS INAS – DIFFUSION INASEN
LIBRAIRIE DES BEAUX ARTS
ALGER
Tél. +213 556 776 221




Il n’est pas possible de rester insensible à cette décision. Vincent fut assassiné devant cette librairie qui a vu défiler nombres d’intellectuels, de lecteurs, chercheurs et amoureux des livres. Aujourd’hui c’est La librairie qui est assassinée.La Librairie des Beaux Arts existe depuis des années, au même endroit avec la même vocation.Madame Lacroix était encore là bien après l’indépendance et déjà jouait un rôle culturel essentiel en cherchant ce qui pourrait plaire aux lecteurs. Rabah fut un des piliers de cette librairie et bien d’autres qui se sont dévoués en se mettant au service de la communauté littéraire. Mes pensées sincères, amicales vont à Boussad Ouadi qui a dynamisé avec un professionnalisme une activité pour laquelle les pouvoirs publics n’ont jamais contribué. Fermer une librairie, par un moyen aussi vil, c’est vouloir faire taire la voix de la Liberté. La voix de l’Algérie, ce n’est pas uniquement "Saout el arab"; ce n’est pas seulement l’ENTV ou El Moudjahid; ce n’est pas seulement la diplomatie de salon; ce n’est pas seulement le cours du baril de pétrole; ce n’est pas seulement l’année de l’Algérie en France ou à trifouilly les oies; ce n’est pas seulement l’année arabe ou le prochain panafricain qui se prépare à coups de milliards déjà détournés dans des poches pleines à craquer. La voix de l’Algérie c’est d’abord la voix de ses écrivains, de ses penseurs, de ses artistes, de son Peuple.
C’est plus que révoltant, Monsieur Boussad OUADI ! Je suis de tout coeur avec vous de là où je suis. Sincèrement. Et je vous souhaite beaucoup de courage ! Car vous en avez vraiment besoin en ces moments extrêmement pénibles et trés difficiles pour vous. Comment est-ce donc possible qu’ils puissent ainsi de fermer un tel lieu de savoir ? C’est totalement absurde !!!
Solde et liquidation de la culture algérienne : elle n’a jamais été mis en œuvre que par des tentatives, souvent, individuelles. Des hommes, fiers et fidèles à leur origine, celle de Massinissa, des Hommes ont mis en valeur la culture profonde que nos parents analphabètes nous ont transmis. En voulant s’approprier l’objet pour le transformer afin de produire un homme nouveau dans une société nouvelle, le but fut atteint : c’est la culture de la haine véhiculée par le discours scolaire qui prend en charge la formation, et la société passe par l’Unique avec un programme spécial pour développer des goûts de luxe afin d’écouler les caftans marocains et les portables; pour le nouvel espace culturel féminin : des achats au marché 12 et le marché dubai ; et des salles de fêtes pour l’exposition. Un symbole pour mai 2009 : Fermeture de la librairie des Beauts-Arts et Reconduction de la culture du « cabas contre containers ».
Que pourrait-on bien esperer de ces docteurs specialises dans la destruction du beau, de l’art, du culturel, de la connaissance, du savoir. eh bien, rien ou plutot la sterilsation de tout ce qui produit. l’Algerie, si on laisse faire ces voyous au sommet, risque de depasser l’afghnistan des Talibans. Fermer une librairie ou faire sauter des statues milenaires partcipe de la meme oeuvre: enlever a l’Homme son amour de creation et l’avilir, le tirer vers le bas, vers les tenebres et le condamner y demeurer juqu’a la fin de ses jours. Algeriens de toutes conditions, de tous les coins du pays, et de toutes les contrees du monde, qui que vous soyez et ou que vous soyez, levon-nous et comme un seul homme, tordons le cou a ce regime voyou et scelerat er reprenons ce qui nous appartient: l’Algerie, mais pas celle-la, celle des lumieres.
ailleurs on sauve des banques en injectant des milliards ici on éttouffe des librairies sans lever le petit doigt du coté de l’institution sensée promouvoir la culture et le livre.C’est normal la ministre de son président /l’ex démocrate/ s’attelle à promouvoir l’année de l’algérie musulmane programmée pour l’année prochaine .Doutent ils de leur islam pour faire ce festival de la religiosité ……en attendant que le ministere de la culture se convertisse en mosquée on assassine la librairie des beaux arts et on rend impossible l’importation du savoir et du beau
Bonjour,
C’est effectivement malheureux de voir tout ce gachis, mais ce n’est pas etonnant! le systéme couve depuis longtemps une politique de l’eternel recommencement donc ya rien d’autre à dire….Boudiaf allah yerahmou l’a vite compris en arrivant ici.
on fait et on defait au plaisir de faire du sur place ca fait evoluer la socité à un rythme controlé,
et ca fait l’affaire du dit systéme voila!!!!
Je ne sais que dire. Ce qui m’est venu à l’esprit en vous lisant Mr Boussad Ouadi c’est: Nos pachidermes de la politique n’ont pas besoin d’un peuple sensé en mesure de raisonner donc trouver un moyen pour fermer un tel lieu leur ai complétement égal. On veut faire de nous des BNC (BOUFFE NI… CHIE )
Bonjour,
Moi, je crois que la dernière phrase du communiqué de Monsieur Boussad OUADI résume tout : "Profitons-en aussi pour rappeler à tous les responsables de ce pays que les grandes artères de nos villes sont désertées par les espaces culturels vue l’absence de vision politique dans la gestion culturelle et urbaine et le mépris de l’aspiration naturelle des citoyens à accéder à la liberté d’apprendre, de s’exprimer… et de lire."
Ne soyons pas naïfs : Les "tous les responsables de ce pays" veulent justement que les grandes artères de l’Algérie soient désertées, non seulement par les librairies et autres lieux de culture et de réflexion, mais surtout par toute personne possédant un minimum d’idées de progrès et de liberté. Nous sommes gouvernés (mes excuses, c’est un gros mot. Je rectifie donc : nous sommes pris en otages) par une race de mutants allergiques à tout ce qui est synonyme de lumière, de liberté, de courage, de civisme, de civilisation… Ils ont peur du peuple! Il n’y a que ça qui me réjouit. Leur peur bleue que le Peuple leur inflige! Alors continuons à faire peur à cette bande de lâches qui ne sont aux places de "responsables" qu’ils occupent que grâce à nos lâchetés et notre indifférence légendaire. A quand la fin de "Yaâtik takhti rassi" en Algérie?
Ar tufat!
BONNE NOUVELLE!!! ENCORE UNE FOIS ON VA AVOIR UNE PIZZERIA OU QUATRE SAISON A LA PLACE D UNE LIBRAIRIE .
LONGUE VIE A LA REPUBLIK PATATIERE
Nul n’échappera à la secte des vigiles qui vous guette à tous les coins de rue, une secte de spadarans qui aprés nous avoir interdit de diversité, de modernité et d’ouverture sur le monde par des la-yadjouz et des intimidations de charlatans, voilà qu’elle sévit encore une fois en tuant tout ce qui reste comme ilots de liberté et d’expression et de culture dans notre pays.Des procédés arbitraires qui nous enfonce dans les ténèbres du moyen-âge, de l’inquisition et de ses cabales obscurantistes. "Et pourtant elle tourne! " répliqua Galiléo Galilé face à la folie des hommes .
C’est grave si l’on ferme la librairie des Beaux Arts. Par ce geste c’est tous les esprits, voulant s’ouvrir, que l’on ferme. Le formatage des esprits a déjà commencé depuis 1962 et il s’accélère avec Boutef au pouvoir. Demander une autorisation au ministère des affaires religieuses pour décider ou pas de l’entree d’un livre sur le territoire national. Alors que ce dit ministère ne devrait même pas exister. Un pays à la dérive qui ferme des librairie et qui construit des mosquées. Pauvre pays. De nos dirigeants on peut dire " qu’on ne peut pas faire des ânes des chevaux de courses". Un âne reste un âne. La lecture n’est pas importante pour un âne.
Dommage, c’est vraiment dommage qu’un aussi grand pays de par sa diversité, cultuelle, linguistique se trouve dans une situation aussi bloquée, les cerveau en fuis, les librairies se fermes, les artistes toute catégorie confondue ont déserté le pays et se à cause de se blocage que vous décriviez dans votre lettre, aujourd’hui c’est votre tour et c’est pas un sort mais c’est une réalité qui viens de s’appliquer sur vous, vous mettez en soldes les LIVRES, mais eux ils ont mis en solde la culture dans ce beau pays. Courage, la vie ne s’arrête pas là, allez y ouvrir une bonne pizzeria et vous verrez que sa marche bien et même les subventions vous seront accordées. Dommage, c’est vraiment dommage.
Ma bka walou!
Au moment ou les américains mettent au point un système qui permet aux libraires d’imprimer n’importe quel livre au sein meme du magasin sur simple demande du client, nos autorités se distinguent par ces mesures moyenageuses!
Quelle honte!
le délire de faire et de défaire est tout naturellement devenu un reflexe sans retenue de la part de ces gens là (…) C’est encore une fois au plus fort et puissant de fermer une voie intellectuelle dont les chemins aboutissent à la critique positive ! mille dommage à l’espace qui rappelle tant et tant de beaux souvenirs, d’une rue du Nom de DIDOUCHE MOURAD, martyrs de la révolution et d’une Algérie libre. Cette librairie faisait partie et fait partie d’un patrimoine culturel à ne jamais oublier pourquoi pas à la défendre par une pétition des riverains qui ne se sont jamais plaints de son activité oh combien délicieuse tant elle offrait des livres et de la connaissance à sa lecture aux jeunes et vieux d’Algérie. Pitié pour ce monument culturel!!!! Monsieur le président intervenez mille merci !
A quelques heures de Marseille, Madrid, Venise, l’Afrique du Nord est passée à côté de la Renaissance.A une heure maintenant de marseille, Madrid, Venise, nous passons encore à côté de la civilisation!Nous consommons tout, sauf la connaissance.Regardez la carte du monde, vous constaterez l’indigence du monde musulman qui ne fabrique rien qui "consomme du Coran" selon le mot de Mohamed Arkoun.Sans pétrole demain, Dubaï sera vendu au dollar symbolique et tous les ascenseurs, comme ceux d’Alger en panne partout dans ce monde sur le quai de la civilisation.Arabisez, arabisez, vousne vous rendez même pas compte qu’il n’y a plus de production car vous assassinez le génie du peuple.
La librairie des Beaux-Arts, qui aurait du être classée " monument historique" disparait.C’est triste.
Que la sous-culture prenne le dessus avec le sida mental en Algérie
Je ne sais quoi dire! A la vitesse où ils vont pour "desertifier" nos esprits afin de les remplacer par une "Panse"…. Quand on voit des policiers ne sachant même pas aligner deux mots, en français ou autre langue, face à un étranger, lui parlant en arabe et peinant à lire ses documents…. Quand on sait que l’enseignement a banni le mot LECTURE des établissements scolaires… Quand on sait… Alors, Monsieur OUADI savez-vous ce qu’ILS vous repprochent? Simplement votre bravoure, votre héroïsme culturel, votre amour des livres, bref votre LIBERTE et de penser et d’agir, et… Cela, cher Monsieur, ILS ne vous le pardonneront jamais, enfin ILS vont creuver avec leur haine et leur esprit désertique!! Mais vous vous êtes et resterez toujours UN GRAND! Que Vincent et beaucoup d’autres reposent en paix et nous pardonnent, non pas notre lâcheté, mais notre impuissance face à ce CATACLYSME!
UN JOUR, IL Y A QUINZE ANS DE CELA, J’AI UNE UNE INSPIRATION ET J’AI DIT A UN AMI, AU COUR D’UNE DISCUSION ( SI UN ALGERIEN QUITTE LE PAYS ET N’Y REVIENT QUE VINGT ANS APRES, IL CONSTATERAI QUE L’ALGERIE EST CONFRONTEE AUX MEME PROBLEMES QU’AU JOUR DE SON DEPART.
Halte à la persécution de la culture.
La mascarade du 9 avril à peine terminée, le pouvoir inaugure son nouveau règne en sacrifiant la culture et en orchestrant une cabale contre un libraire-éditeur, Boussad Ouadi, le poussant à mettre la clé sous le paillasson et à fermer sa librairie. Il est vrai que cet éditeur est un homme épris de liberté et qu’il n’a jamais manqué de le manifester que ce soit dans ses interventions écrites ou dans son engagement professionnel. Le pouvoir n’a pas oublié la solidarité qu’il a manifestée à l’égard de Mohamed Benchicou et le lui fait savoir malgré les dernières promesses faites par le Premier magistrat du pays d’œuvrer pour une plus grande liberté d’expression.
Le règne du 3ème mandat de Bouteflika, commence sous de mauvais augures, puisqu’il s’attaque à un lieu hautement symbolique que les islamistes ont déjà ciblé en assassinant en 1994, l’ancien gérant, notre ami Vincent. Le pouvoir algérien vient encore une fois de démontrer qu’il est un régime dictatorial comme stipulé dans le rapport élaboré par « The Economist Intelligence Unit » sur l’indexe de la démocratie qui place l’Algérie à la 133ème place sur un total de 167 pays.
La seule possibilité pour stopper cette dérive totalitaire est que les forces démocratiques organisées ou non, se décident à se retrouver pour réfléchir ensemble, à une alternative démocratique, pour mettre fin au système rentier et à son allié l’islamisme politique, afin d’ édifier une Algérie républicaine démocratique moderne et social.
Le MDSL renouvelle son entière solidarité avec l’éditeur Boussad Ouadi et gérant de la librairie des beaux arts.