Cette souhaitable, et cependant improbable sortie de crise par le sommet de la hiérarchie décisionnelle, aurait permis de remettre les compteurs à zéro, de reculer la campagne présidentielle à 2020, de laisser ainsi trois années de réflexion au profit de l’ancien chef de l’Exécutif. İl remplit les cases correspondant au dirigeant pondéré en mesure d’orchestrer pacifiquement un pacte installant dans les meilleures conditions les potentiels et futurs candidats à la magistrature suprême. Ses états de service au sein du Front de libération nationale (FLN), ses connaissances des rouages de l’Armée (ALN et APN), expériences acquises au plus près de Houari Boumediène (dont beaucoup sont toujours nostalgiques), et donc comme Premier ministre, plaident favorablement.
Honnête et compétent, le réformateur est de plus suffisamment libéral pour plaire aux artistes, créateurs et entrepreneurs, voire aux pays européens ou occidentaux espérant l’abandon du 51/49, cette clause conservatoire et restrictive régulant le cadre juridique des investissements étrangers. Appliquée depuis 2009, elle exige une collaboration locale majoritaire dans les agencements participatifs extérieurs, un droit de regard d’entremetteurs au cœur des marchés distributeurs, circuits clientélistes tarissant toutes les dynamiques enrôleuses de plus-values. Convenant aux gardiens inquisiteurs de l’empêchement promotionnel ou pseudogarants de la prépondérance nationale, la règle fragilise davantage la souveraineté du pays, atrophie les élans productifs et imaginations compétitives, sécrète les archaïsmes contraires aux mécanismes de la modernité économique, paraît à ce titre aussi dommageable que l’article 63 (ex-51) de la Constitution imposé là aussi en vertu d’une hypothétique défense des frontières. Le protectionnisme renvoie d’ailleurs aux bornes anti-cosmopolites d’un Programme de Tripoli (mai-juin 1962) à l’origine des enfermements idéologiques, de la montée en puissance de l’unanimisme idéal des fous de Dieu, et, par effets rétroactifs, du nœud gordien que constitue la Concorde civile (qanoun ar-rahma).
Préférée à la catharsis permettant de délier les langues de milliers de traumatisés, l’amnistie-omerta blanchit des psychopathes potentiellement récidivistes et ressemble en définitive à une véritable fuite en avant. Sursis compensatoire, elle a différé ce qui, tel un boomerang, reviendra au centre de la problématique : crever les abcès néfastes au progressisme émancipateur ou demeurer à la remorque du temps et de l’Histoire.
L’option Mouloud Hamrouche correspondrait à un moment de pose, à une plage curative pendant laquelle les Algériens communiqueraient à nouveau, penseraient et panseraient leurs plaies, rancœurs et insatisfactions. Souvenons-nous de la lettre ouverte qu’adressera, le 05 juillet 2016, le dramaturge Slimane Benaïssa à Bouteflika, cela à la suite de l’incarcération arbitraire du 24 juin de l’un de ses enfants. Elle débutait ainsi : « Monsieur le Président, en ces jours sacrés de fin de Ramadhan, entre la nuit du Destin et l’Aïd El-Fitr, jour de paix et de réconciliation, je suis un père inquiet et en colère. İnquiet parce que mon fils, Mehdi (…), est en prison, en colère parce que je ne sais pas exactement pourquoi (…), là j’ai peur, très peur. » Finissant par : »Je me rends compte en vous écrivant que je n’avais rien à vous demander, mais (…) envie peut-être de vous parler simplement », la supplique ne s’adressait en vérité pas au locataire de la résidence médicale de Zéralda, physiquement incapable de l’entendre. Elle interpellait plutôt la perspicacité d’autochtones susceptibles d’estimer la portée de son désespoir et impuissance face à la force d’inertie de l’État policier. Le message était par conséquent celui d’un metteur en scène désemparé ne sachant à quel saint se vouer, en quête de publics attentifs, d’un soutien d’écrivains, cinéastes, réalisateurs, plasticiens ou musiciens eux-mêmes démoralisés, malades à la vue d’autant de gâchis hypothéquant l’avenir des possibles auquel croyaient en juillet 1962 les djounoud du développement durable et équitable. Au lieu de cela, des ruses claniques et contorsions en tout genre enrayeront le modernisme transcendantal que devait amplifier une İndépendance censée élever les mentalités et non les assujettir à une seconde domination symbolique aussi castratrice que la précédente.
Les trois années offertes à l’alternative Mouloud Hamrouche pouvaient contredire les schémas purificatoires de Noureddine Boukrouh, décantations reposant, à notre sens, sur des données sociologiques et anthropologiques aléatoires. Le projet de l’adepte des thèses de Malek Bennabi oublie en effet qu’en Algérie le taux de pénétration d’İnternet reste trop faible (derrière le Maroc et Yemen, la Tunisie ou la Syrie) pour rivaliser avec l’armada médiatique à la remorque de la pérennité du régime en place. Nous préconisons à fortiori plutôt une phase de mises en condition pendant laquelle un capitaine aux coudées franches abaissera les digues inhibitrices, instaurera un processus limitant des partis au profil identifié, c’est-à-dire conforme à la réalité des courants existants au sein de la population.
Ces structures choisiraient ensuite, via des primaires télévisées renouant avec les débats de la culture politique, un candidat, lequel serait en course afin de disputer, avec les autres impétrants, le siège convoité. La démocratie ainsi amorcée gagnerait en clarté tant « Bien nommer les choses, c’est ajouter au bonheur du monde » (paraphrase d’une maxime d’Albert Camus). La nuit dernière, nous avons fait un rêve à partager avec les Algériens de la rive méridionale : à eux de le concrétiser (ou pas) en jours meilleurs.
Saâdi-Leray Farid, sociologue de l’art




C'est l'esprit FFS et même temps son contraire puisque cette fois-ci il en appelle aux décideurs ( le commandement militaire ) ceux qu'il a de tout temps abhorrés. Un parti soi-disant démocratique.
Hamrouche??? Oh ! De grâce surtout pas lui ! Manque-t-on à ce point d'hommes, de femmes pour aller chercher ce funeste individu ? Revoyez les archives; il n'était même pas capable de porter un parapluie proprement ! Ce serait même trop lui demander que de gérer l'épicerie du coin ! N'a-t-il pas lui aussi aidé à pousser le pays par dessus le précipice ?
Le peuple a soif d'homme, de femme neufs pour sortir ce pays meurtri par un pouvoir despote sans partage depuis 1962.
Assez de faire dans le bricolage ! Assez ! Je trouve indécent qu'un sociologue de l’art nous arrive avec une proposition si absurde. M. Saâdi-Leray, la chose d'État n'est pas une mince affaire à prendre à la légère pour la confier à des incompétents, des vauriens. Pour preuve vous n'avez qu'à voir ce que ce le nain de Bouteflika a (et) fait comme dégâts au pays ! C'est Incommensurable.
Il y a bien des gens honnêtes et compétentes dont la volonté de servir le pays dans l'intérêt général est réelle ! Pourquoi n'appellerons-nous pas Omar Aktouf, Mokrane Ait Larbi, Kamal Daoud, ou Boualem Sansal pour ne citer que ceux-là ?
Mr. Hamrouche Mouloud s'est toujours placé, et cela à ce jour, en équidistance entre le système et la demande démocratique. Mais ce serait un petit pas vers l'apaisement et l'espoir que les choses peuvent commencer à bouger pour entamer le véritable sauvetage de l'Algérie. Il subsistera des écueils, j'en suis convaincu, les oligarques et les autres de la même engeance, feront barrage pour continuer à profiter de la manne pétrolière même quelque peu tarie. Le personnel politique habitué à la grande vie, la vraie qui assure des comptes en banque bien remplis, et tout ce qui permet de mener un train de vie VIP, mettra des bâtons à la roue. Sauf si l'autorité transitoire sous Mr. Hamrouche trouvera des arguments assez convaincants, voire menaçants pour écarter toute velléités de la part de ce qu'on pourrait qualifier de prédateurs du pays. Je pense même que leurs éventuels dossiers de corruptions, détournements et autres crimes seront quelques cartes à faire jouer.
Quelles éloges pour quelqu'un qui pa prouvé qu'il est un sous primate à tous les postes qu'il a occupés. Ca me rappelle des éloges que nous avons fait (sur ce quotidien version papier compris) au dictateur et au putchiste voleur Bouteflika
encore un de plus de 80 ans…….. ça ne finira jamais tant que le FLN n'est pas rendu au peuple qu'il l'avait défendu dans les larmes et le sang et dans certains qui n'ont jamais participé ni de pret ni de loin à la guerre de libération et qui en font de lui la défaite d'un grand pays comme l'Algérie avec 2000000 de km2 avec tous ses ressources sur et sous le sol et et qui ne peut meme pas nourrir ces 40 millions d'habitants.
hammrou 74 ans est d'un mandat plus jeune que le chef supréme, c'est pas intéressant, et puis hammrou est le premier responsable de l'assistanat et du gaspillage de l'argent public avec son truc de crédits pour l'emploi de jeunes, donc l'ansej, le cnac, l'angem et tout l'arsenal d'assistanat c'est lui,
c'est lui quand il était chef de gouvernement, qui projeta de vendre tout le pétrole et le gaz aux japonais (et pas aux chinois ce qui démontre son inconnaissance de l'économie mondiale) sauf s'il confond japon et chine,
durant les années 80 une exposition japonaise est organisée et les japonais proposèrent une alliance stratégique avec comme idée d'installer tout une armada d'usines et de projets (évidement pour prendre le marché européen et contre-carrer ainsi la montée de la chine c'est la preuve que les japonais sont des visionnaires),
hammrou était au sein pouvoir et cette proposition est refusée, il devrait dire pourquoi? et quel pays à était protégé par cette décision?
et comme par hasard les coréens du sud font le même genre de proposition depuis 2000 et toujours le même refus,
la solution ce n'est ni l'age ni la bonne santé des dirigeants mais que celui celle et ceux qui dirigent ce pays soient carrément des anti-français et ouvrent le marché à tous les grands pays du monde (usa, allemagne, suéde, autriche, japon, corée du sud, russie, roumanie, pologne, argentine, portugal, espagne, hollande,
hammrou tout comme boukrou et tous ces retraités, sont complices du système et de cette faillite, il faut les mettre aux oubliettes,
hammrou lui aussi touche un salaire pour un travail qu'il ne fait plus depuis 26 ans, un autre assisté,
l'évolution naturel c'est le meilleur moyen de relever le pays,
en 2019 y aura des élections et elles donneront ce qu'elle donneront, et la suggestion de la faire reculer à 2020 montre bien, la situation actuelle est le résultat de l'anticipation de 1999 voulue par boukrou, hammrou et tous les politicards assistés du système,
ces vieux séniles qui sont plus dangereux pour le pays que du temps qu'ils étaient jeunes,
Une seule chose est sure, a la lecture de cet article;
le cheptel politique algerien est absolument minable !
En effet, la meilleure solution nous explique-t-on, est de reprendre les memes
politiques vereux et incompetents, et de leur redonner une chance d'illustrer
a nouveau des talents ravageurs qu'ils ont deja largement demontres, et qui ont mene' le
pays a la guerre civile, la medievalisation galopante et, peut-etre bientot
l'effondrement economique et social.
Hamrouche a atteint les sommets du pouvoir et de la malfaisance nationale
parce qu'il portait le parapluie de quelqu'un qui etait arme' jusqu'aux
frontieres, le Colonel Houari de triste memoire.
Sans nul doute, l'interessante proposition qui est faite dans cet article
releve du domaine de l'art.
Elle doit avant tout etre considere du point de vue artistique.
Un theme de reflexion artistique connexe: le role de la pluie et des nuages
dans les chemins de l'ascension des dirigeants politiques en Algerie.
Gawa Musashi
Qu'on s'en suce, si c'est pas acceptable c'est un viol. Mais je vois Quelqun répliquer: la première fois seulement, nous autres il n' y a que le train ….
Mais 3ala kouli hal, Qu’on s’en suce ou pas je crois que les temps ne sont pro-pisses qu’au messianisme.
Et comme nous sommes revenus à 3asrou eldjahiliya et l’adoration des statues je propose, si vous voulez sucer vous aussi , Lucie. Ih , Lucie, elle est aussi fraiche que Hamrouche et mieux concervée. Et …. j’allais ajouter : ça ne nous changera pas.
Je ne vais pas me fendre d’un topo pour vous convaincre de l’accepter , car il me suffit de vous dire que vous n’avez aucune raison de la refuser.