"El Djeich" affirme la fidélité de l’ANP à l’ordre constitutionnel

L’organe central de la grande muette vient d’apporter la réponse officielle à ceux qui réclament l’intervention de l’Armée dans la politique.

Dans son éditorial de septembre, la revue de l’Armée nationale populaire a remis, encore une fois, les points sur les i et réitéré sa position intangible qu’est celle d’une armée républicaine et soucieuse du respect de la constitution.

Fidèle à son style très emphatique, voire incendiaire si besoin, l’éditorialiste décroche ses fléchettes contre « certaines plumes mercenaires (promptes, NDLR) à s’ériger en défenseurs du peuple ». Cette réponse sibylline s’adresse sans le nommer bien entendu à Noureddine Boukrouh qui a appelé à l’intervention de l’armée. Vipérine, la plume de l’armée rappelle au bon souvenir une des déclarations de Boukrouh qui qualifiait le peuple algérien de « ghachis ». « Ces mêmes plumes qui, dans un passé récent, l’affublaient (le peuple, NDLR) encore de qualificatifs méprisants et dégradants. »

La charge est particulièrement violente, puisque l’édito semble vouloir régler ses comptes à l’ancien ministre et homme politique et se gausse presque sur son parcours intellectuel : « Des plumes qui ont touché à tous les domaines et spécialités, depuis la chariâa à l’histoire en passant par l’économie, l’astronomie et autres sciences et domaines de connaissance. Mais en constatant leur échec et devant l’incapacité de leur pensée à capter l’intérêt du public, elles ont cru bon de s’attaquer à l’ANP, pensant qu’à coups d’accusations, de procès d’intention, de travestissement de la vérité, avec profusion de notions académiques rébarbatives, de citations, d’aphorismes et autres artifices de rhétorique, qu’on leur déroulera le tapis rouge, que le peuple applaudira et qu’elles entreront ainsi au panthéon de l’Histoire. »

Puis de rappeler : « A tous ceux qui, en secret, ouvertement ou implicitement, réclament l’intervention de l’armée nous rappelons les propos du Vice-ministre de la Défense nationale, chef d’état-major de l’ANP, lors de sa dernière visite en 2ème et 5ème régions militaires: «Notre armée demeurera une armée républicaine, engagée à défendre la souveraineté nationale et l’intégrité territoriale et à préserver l’indépendance du pays. Une armée qui ne se départira pas de ses missions constitutionnelles quelles qu’en soient les conditions et circonstances ».

L’éditorial souligne si besoin « la fidélité absolue (de l’ANP, NDLR) à la patrie et à elle seule ». Comprendre qu’elle ne soutient pas un homme, ni un clan, mais les institutions de l’Etat et son ordre constitutionnel.

Yacine K.

11 commentaires

  1. ..<une armée républicaine et soucieuse du respect de la constitution>. Mon oeil, pour ne pas dire autre chose. C'est vraiment du n'importe quoi!!! L'armée tout comme les pouvoirs qu'elle a installés depuis 1962 sont à l'origine de tous les maux de ce pays. Ils sont des monstres et des erreurs de l'histoire.

  2. Monsieur, l'Algérie est cadenassée sur tous les plans : constitutionnel d'abord : on me dit que l'article 102 est inapplicable, l'institution dite l'APN n'est qu'une caisse d'enregistrement, l'inteligentsia a le courage de dire mais pas toujours de faire, les risques encourus sont durs, ces mêmes risques avaient été pris par les hommes de novembre 54, la révolution c'est du passé, les martyrs ne peuvent parler. Même si Benm'hidi revisite nos mémoires surtout dans ses prémonitions. Les hommes de loi, ceux qui savent interpréter et débusquer les subterfuges du droit ne bougent pas, ils attendent. Ils attendent quoi ? Que le Ghachi s'exprime, mais ce dernier ne le fait pas il court après son logement, sa paie, sa voiture, ses vacances et surtout son ventre. Voyez vous c'est toute une machine qui l'a écrasé ! Une machination qui n'apparaîtra dans toute sa laideur et sa brutalité qu'une fois que les caisses seront vides et les cadenas à ce moment sauteront d'eux mêmes ! Et là peut-être que l'ordre constitutionnel sera réellement respecté.

  3. Appel pour l’organisation d’une élection présidentielle anticipée

    ‘’Le changement de gouvernement intervenu tout récemment dans notre pays est véritablement unique en son genre ! Il montre que le processus de déliquescence de l’Etat algérien est bien avancé.

    Depuis 2005, l’état de santé du président A. Bouteflika ne cesse de se dégrader. A l’évidence, le Président n’exerce plus ses fonctions constitutionnelles de manière effective, soutenue et transparente. Il n’est plus en mesure de recevoir dignement ses homologues étrangers, et il n’effectue plus de voyages officiels hors du pays. Pour rappel, un certain nombre de visites de chefs d’État étrangers ont été annulées. Et aucune rencontre ne semble programmée dans les mois à venir !

    Cette situation, porteuse de grands périls, interroge aussi bien dans le pays que dans le monde. Evidemment, l’entourage du président Bouteflika continu de faire dans la gesticulation, affirmant à chaque fois que celui-ci jouit toujours de ses capacités pour gouverner (même au-de-delà de 2019 !) et relayant ses prétendus instructions, messages et échanges épistolaires et téléphoniques. Sauf que ce Président, on ne l’entend plus et on ne le voit presque plus ! Les gens autour de lui pensent, ainsi, pouvoir gagner du temps, mais ils doivent savoir qu’ils sont, en fait, en train d’en faire perdre beaucoup au pays. Qui plus est, ils ne semblent plus hésiter à exploiter la maladie du Président d’une manière cynique, sans égard poule malade.

    Il n’y aurait là que des épisodes coutumiers auxquels nous a habitués une équipe dirigeante majoritairement corrompue et opportuniste, rétive à toute reddition de comptes, si le pays n’était en train de s’enfoncer dans une grave crise multidimensionnelle qui met à l’ordre du jour sa survie en tant qu’État-nation. Sur le plan extérieur : notre pays se trouve marginalisé en dépit des gesticulations de son appareil diplomatique. Il devient l’objet de rapports intéressés, établis par des puissances étrangères faisant part, dans un langage plus ou moins diplomatique, d’un certain nombre d’inquiétudes quant à la dérive de l’Algérie vers un État failli ! Sur le plan extérieur : l’Algérie, tel un bateau ivre, vogue au gré de décisions erratiques et contradictoires. La corruption a atteint un seuil tel qu’elle affecte tous les secteurs de la vie économique et sociale du pays. Dans cette situation, sinon de « vacance » du pouvoir politique de fait, du moins de sa fragmentation et de son délitement, où chaque partie prétend appliquer le « programme de Son Excellence le président Bouteflika », les luttes d’appareils et de clans s’exacerbent, les dissidences sociales s’élargissent jusqu’à remettre en cause la force de la loi et de l’État.

    Nous, universitaires et intellectuels, conscient des périls qui guettent notre pays et refusant leur inéluctabilité, appelons les forces politiques et sociales représentatives de la nation et toutes celles et ceux qui veulent éviter que le pire n’advienne, de prendre leurs responsabilités pour faire valoir la nécessité d’organiser, dans la transparence, une élection présidentielle anticipée au cours des mois à venir. Il va sans dire que les initiateurs de cet Appel sont loin de croire qu’une élection présidentielle anticipée constituera la solution à l’impasse politique dans laquelle se trouve le pays. Il y a urgence de sortir de ce statu quo mortifère. La raison voudrait que le pays aille vers une Constituante, avec une période de transition consensuelle.

    Sans avoir à évoquer l’article 102, l’organisation d’une élection présidentielle anticipée reste possible si les promesses, maintes fois réitérées par le président Bouteflika en personne –particulièrement le discours de Sétif de mai 2012-, sont assumées au niveau des cercles de pouvoir à l’égard des jeunes et de l’venir du pays.’’ ck

  4. La seule armée dans le monde qui posséde un PAYS ,L'ALGERIE!
    Tout le drame et le malheur de ce pays vient de là…!
    Le reste n'est que spéculation.

  5. Le fait d' intervenir ne nous fera pas plus avancer que de rester muette à cette ANP qui n'a pas usurpé son qualificatif de grande muette. Muette quand il fallait se prononcer en tant que garante de la Constitution et bavarde lorsqu'elle veut mettre ses bottes dans le plat de la politique. Bizarrement silencieuse lorsque la Constitution a été violée dans son Article sur l'alternance au pouvoir un certain 12 Novembre 2008 et manifestement bavarde lorsqu'elle a sorti son clairon de love-bombing en direction de son poulain Amar Saidani plébiscité par un congrès illégal du FLN. Tout compte fait , on ne lui demande pas plus d'intervenir que de rester muette sur ce qui rentre dans ses prérogatives constitutionnelles dont elle aime à se décharger comme en ce 12 Novembre 2008… De quelle fidélité peut-elle se prévaloir?

  6. Etant donné que cette armée est dirigée par un otagenaire malade mentalement et physiquement je ne crois utile de commenter ce que dit ce viieillard sénile attein de l 'alzheimer

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