Think different

Monsieur Mehri, comme tout le monde, a beaucoup de défauts… mais il a une qualité qu’il faut lui reconnaitre. C’est un honnête homme. Mais est ce que cela suffit? Le problème est que, pour un homme politique qui fut influent et qui a servi son pays toute sa vie, il tient des propos d’une naïveté inquiétante. Encore une fois ce n’est pas le système politique qui doit changer mais le système de pensée. Penser différemment (think different… comme le dit le slogan de Apple). Tout un programme, n’est ce pas. Penser autrement pour pouvoir voir autre chose que ce qui existe encore mais qui est obsolète. Transposer le virtuel dans une réalité A/Venir. Penser, réfléchir et se projeter dans l’avenir. Ne plus s’arc-bouter à des croyances anesthésiantes. Ne plus crier que tout est fini en entretenant un défaitisme mortel. Au risque de leur vie, les Algériens croient encore en leur pays, Monsieur Mehri. Dire le contraire risque de vous couper définitivement de millions de citoyens qui ont besoin d’espoir. Je constate tout de même que A. Mehri reste prudent en ce qui concerne le rôle de l’Armée.: » Qui domine dans l’appareil de l’Etat : les militaires ou les civils ? « Je ne sais pas », a répondu l’invité de RFI ».

ElMenfi 2009

27 commentaires

  1. Nous avons plus que jamais besoin d’un sang nouveau pour refléchir différemment. Les personnes qui ont été au pouvoir et celles qui le sont ne peuvent plus apporter quoi que ce soit. Si vraiment elles veulent faire quelque chose (si elles sont de bonne volonté) il faudrait que ça soit du concret: créer des associations (non gouvernementales!) pour "ré-alphabétiser " cette jeunesse qui ne sait même pas rédiger une demande d’emploi. Faites des associations pour venir en aide aux personnes qui sont sans abrit, aux délinquants qui scrutent les horizons du port en attendant la"harga", aux pauvres qui ne peuvent même pas se soigner. Vous avez l’argent et le pouvoir, réfléchissez comment impliquer cette jeunesse diplômée dans l’économie algérienne qui croule sous le poids des séniles. Mr Mehri, nous avons une jeunesse formidable, généreuse, sensible, débrouillarde, intelligente mais qui sombre dans le désespoir de voir un jour un gouvernement qui saura la prendre en charge et l’impliquer. L’histoire retiendra, le minimum que vous puissiez faire pour elle et surtout avec elle.

  2. Un nouveau logiciel libre qui renfermerait un programme strictement humain, démocratique, rationnel et laïque téléchargeable sur les neurones de chaque algérien intoxiqué par l’arabo-islamo-obscurantisme sauvage, serait un bon début de solution pour notre crise causée par le criminel FLN des traitres. Tant que nos pauvres algériens n’ont pas compris que pour naitre musulman il faut sortir du ventre d’une mosquée et non du ventre d’une femme, tout nouveau programme salutaire pour notre pays sera automatiquement ciblé et détruit par les tyrans arabo-islamo-pirates.

  3. sincerement mosieur est un homme politique propre, sage et respectueux qui croit au defi des algeriens d’une manière générale, nous savons bien que c pas façile pour un ancien responble de l’etat de denoncer la gestion du pays et continuer à vivre en algerie, si non monsieur mehri à beaucoup à dire sur le système maffieux de l’algerie, après benyelles, chadli, ghozali, sadi, benbitour, rahabi, mehri et les autres, à part les 5000 cons présents pour le soutiens de boutef pour l’annonce de sa presidence pour son 3 eme mondat (quel honte pour l’algerie au niveau international)pour achever convenablement l’algerie de ses richesses financières et humaines, il faut abosulement que système disparait le plus tot possible si non l’algerie ne se mettras jamais debout avec des hommes qui ont trahis le pays en delipidant tout ses richesses, corruption à grande echelle, regionalismes et fovoritismes familliale pour tirer profit, le reforme du système politique et de gestion du pays doit etre transparent afin que le peuple ait confiance, je sais que c pas pour demain avec la meme patte à modeler depuis 1962, la fuite en avant vas encore continuer sauf si un jour si le peuple se reveille si ce n’est deja trop tard.

  4. j’ai envoyé un message dans lequel je disait que M Mehri est un des architectes du Chaos de l’algérie avec le massacre de l’école (arabisation, ferméture aux langues étrangères, islamisation)

    et que même en 2009 il se pronconce contre le jugement des gens du système tel que Ben bella commanditaire de l’assassinat de Chabani…
    Enfin lui ne voit aucun inconvénient à pousser la démocratie jusqu’à son effacement avec l’installation du FIS au pouvoir

    J’espère que cette fois je ne serai pas censuré ou oublié par la rédaction du matin

  5. Mr elmenfi, vous n’avez pas à vous attarder sur les propos de ce vieillot politicien, qui n’a rien à proposer pour, au moins, nous éclaircir sur l’état de décrépitude du régime dont il était l’un des architectes. C’est un véritable défaitiste, hier il nous proposait de capituler devant le fis, aujourd’hui n’a même pas le courage de terminer une phrase.

  6. Dans un pays où les hauts fonctionnaires et élus ont peur du plus petit sergent de la SM, que voulez vous que dise un ex-responsable du parti unique (ex?) sur l’armée ???
    Ils ont le droit de vie et de mort sur tout un chacun, alors, le "couchez-vous-isme" de Mehri n’est pa surprenant…
    L’Algérie c’est le pays qui a la plus grande pénurie de COJONES !

  7. M. Mehri reste un homme respectueux des convenances mais respectable aussi. Son parcours politique démontre qu’il demeure un politique de valeur, j’aurais souhaité qu’il s’implique plus dans ses avis ou analyses afin de terminer son combat d’hier, mais il n’est pas le seul, d’autres comme lui, de sa génération restent muets devant tant de dérives, sont ils fatigués ? ou pensent-ils qu’ils ont fait leur devoir de libérer le pays en 62 ? Mais l’ont ils réellement libéré ? Ferhat Abas avait écrit un livre : l’indépendance confisq…

  8. pour l’honneteté parlez pour vous, monsieur cela n, existe pas en politique et vous devez le savoir!!! en ce qui concerne l’armée vous n’avez pas encore compris? c’est eux qui leur disent de parler pensant qu’ils ontencore une crédibilité politique aux yeux du peuple seulement l’armée a oublié que tellement elle a fait dans l’irrespect et l’humiliation de ce peuple qu’il le lui rend bien meme tres bien. au plaisir messieurs

  9. ya si el menfi ahcham chouiya aaala rouhek !!!vus commencez par dire que mehri est honnete et deux phrases plus loin vous le descendez de dos!!!c’es bien de chez "nous" ca! vous parlez au nom des algeriens!!vous ont ils mandatés???oui nous smmes bcp bcp des millions a ne plus croire en ce pays et nous l’aimons, en etant optimistes ou pessismistes, autour de moi je ne vois que des pessimistes, vous vivez peut ete dans la sphere des "nantis"!!!!alrs de grace laissez nous penser, crier, critisuer, respirer, arretez de nous regentez "au nom du peuple" p ou au nom des algeriens !vivez votre vie, laissez vivre la notre a bas les moralisateurs, et les supranationalistes, je ne connais pas monsieur mehri, mais je reconnais en lui un bon algerien!!!un militant et un historique qui n’as pas besoin de vos lecons
    dont acte
    rachid de michelet (kabylie) algerie

  10. Monsieur Mehri, "Think different" is not easy car j’ai une question interressante pour vous. Savez-vous que Boumediene était juif français né en Algérie et de père arménien inconnu (nous avons tout un ensemble d’archives historiques qui le prouvent), savez-vous que le soutien d’un grand nombre d’intellectuels et d’historiens juifs français à la dictature algérienne nous pousse à penser que le clan d’Oujda au pouvoir peut être un groupe de harkis juifs choisi par la France pour prendre la relève coloniale en se déguisant en Arabes musulmans. L’enquête étant déclarée ouverte ; Quelqu’un aurait-ils des renseignements sur ce sujet ??? Merci d’avance.

  11. Monsieur MAHRI qui a dirigé le fln, occupé diffirents ministères et d’ambassade est un individus pourri, malhonnéte, traitre à la cause algerienne et à la mémoire de ses marthires, au même titre que les crapules qui sont aujourd’hui au pouvoir… Par ailleurs, cet individus est un passable et un primaire, à l’image de tous ceux qui ont gouverné ce pays depuis la pseudo-indépendance puisque leur seule réussite, et M mahri le petit, a participé grandement, c’est la promotion de l’arabo-ismalisme qui a dfait reculé le pays plusieurs siécles en arrière…Il a autant de sang que ses frères arabes et kabyles de service, qui ont installé dans le malheeur permanent le peuple algerienne qu’ils ont diffiguré, trahi et

  12. c dire que dzayar est lún des pays le plus dangereux au monde notre beau mnde lorsquíl debarque dans lse metropoles sortent par des portes derobees et des limousine genre AL CAPONE …ma foi comment voulez vous quún petit mehari se prononce…c lómerta pardis
    il se fera descendre au detours du chemin par lse pövres qui nous dirigent illico presto tu parles et tu es cuit et alors parle et té cuit…mazale ou mazale pour tt ce qui s´est passé.c gens nónt aucun scrupule aucun…METTRE une perre sur le coeur et attendre c la fatalite??????

  13. To help Mr. Mehri to "think different", we dedicate this following article to him. Enjoy Mr. Mehri. – Algérie n’est-elle pas au bord de l’anarchie ?

    Aissa vient d’effectuer un voyage éclair en Algérie. Il a visité Alger et la région côtière allant de la capitale des flibustiers jusqu’à Gouraya. Les routes qu’il a empruntées sont littéralement dévastées. Les maisons en cours de construction ou plus au moins terminées sont d’une laideur choquante. Des palais de maharadjahs côtoient des bidonvilles ornés de tas de détritus. Dès la sortie de l’aéroport d’Alger, au bord de l’autoroute, une montagne d’ordure ménagère, hantée par des meutes de chiens, de chats errants et des nuées de mouettent, s’offrent aux regards des visiteurs. A Sidi Ghilès, ex. Novi, un village côtier, autrefois idyllique, est envahi par une montagne de la même nature et par une faune identique, barre la vue d’un paysage maritime pittoresque.

    Bou-Ismaïl, Koléa, Cherchell… manque cruellement d’eau. A la veille de l’Aïd, le 7 décembre 2008, certains notables de Castiglione ont été livrés en eau potable à l’aide de citernes. A Blida c’est une eau jaunâtre, nauséabonde, qui coule des robinets. Et pour cause ? Trop anciens, des canalisations datant de plus d’un demi siècle, héritées du colonialisme, sont percés, les eaux usées se mélangent à l’eau potable avant de couler, si toutefois elles coulent, dans les robinets.

    En 1989, sur une plage de Montpellier, Aissa entendait, dans son voisinage immédiat, une discutaille à bâton rompu, agrémenté d’un fort accent de « Là bas », animé par un groupe de personnes d’âge mûr. L’un d’eux disait :

    «… Je connais, disait-il, quelqu’un qui revient d’Algérie et qui dit que Chadli (président de la pétaudière algérienne) est colonel cependant la misère y est générale ».

    Aissa dit que la misère, le fanatisme, la violence sont, en réalité, les maîtres absolus de d’une Algérie qui part à la dérive. Il suffit de tirer sur un seul fil pour la détricoter, pour l’anéantir entièrement. Les riches dont les fortunes ostentatoires sont puisées dans une corruption massive, non dissimulée, voire dans des crimes odieux, craignent de se voir contraints à rendre des comptes et/ou à être livrés au lynchage, à très court terme. Ils appréhendent des jours qui déchantent, néfastes.

    Le peuple, le dindon de la farce, longtemps outragé, humilié, frustré de tous ses droits, semble appeler, de tous ses vœux, de voir ses dirigeants subir le sort des habitants des villes bibliques et coraniques, de Sodome et Gomorrhe.

    A part çà ? Depuis qu’ils sont directement gérés par ADP, par une société française, les services de l’aéroport d’Alger se sont nettement améliorés. Des autoroutes construites par des multinationale peuvent donner, aux seuls non initiés, l’illusion d’un pays qui avance à la vitesse d’un escargot entravé. Il s’agit, tout au plus, d’une illusion qui ne profite qu’à une infime minorité de profiteurs, relais d’un pouvoir immonde.

    En effet, plus 97% de ce que les algériens revêtent, chausse et mangent… proviennent d’une importation massive d’Asie, de Turquie et d’ailleurs. A moins de faire venir des français pour faire leur puante cuisine, raccommoder leurs guenilles, etc., la fuite des cerveaux algériens, l’effondrement des prix du pétrole et du gaz, l’Algérie va, sous peu, entre dans un interminable processus de sous développement autoentretenu. Tenter d’occulter la misère de ce pays par quelques infrastructures tape à l’œil n’annonce rien de bon pour l’avenir des masses algériennes.

    Et, à part çà ? Dans plusieurs de mes textes déjà mis en ligne sur mon blog, j’ai accusé Mohamed Boukharouba, alias Houari Boumediene d’avoir été recruté par les services anglo-israélo français, en 1954, en Egypte, avant d’être instruit, instrumentalisé, infiltré dans les rang des nationalistes algériens où il a été manipulé pour devenir le point de ralliement et le protecteur d’autres félons connus sous le vocable de la promotion Lacoste. Je persiste et signe, Houari Boumediene a tué plus de vaillants combattants nationalistes algériens que 12 généraux coloniaux de la trempe d’Aussaresses.

    Chadli Bendjédid, l’ancien président algérien, vient, solennellement, d’accusé Khaled Nezzar, d’être un agent des services coloniaux infiltré dans les rangs des nationalistes algériens en Tunisie.

    Cependant, Chaedli n’a pas tout dit sur le félon Khaled Nezzar. En effet, en octobre 1988, le traître a massacré, à l’aide d’automitrailleuses calibres 12/7, dans les rues d’Alger, quelques 1227 enfants et adolescents. Cet unique fait d’arme à son actif lui a valu le poste de ministre de la défense. Il est l’un des plus fervent putschistes de janvier 1992. Putsch qui a basculé l’Algérie dans un cercle d’une inouïe violence, qui a fait plus de 200.000 morts, 20.000 disparus, détruit quelques 35 milliards d’infrastructures : sociales, économiques, culturelles et contraint à l’exil plusieurs centaines de milliers de cerveaux et jeunes cadres algériens.

    Ibn al Arabi, un penseur andalou des 12ème siècle dit :

    « … Cent ans de tyrannie valent mieux qu’un seul jour d’anarchie et un seul jour d’anarchie est pire que cent ans de tyrannie… ».

    Le totalitarisme n’est-il pas l’antichambre de l’anarchie ?

    A part ça, tout va très bien en Algérie, Madame la marquise !

    Source: http://aissa.blogs.nouvelobs.com/archive/2008/12/09/algerie-n-est-elle-pas-au-bord-de-l-anarchie.html

  14. Ce "think different" de Mr. ElMenfi donne in fact beaucoup d’appetit à ceux who dare to think different. Voici un autre article pour aider nos compatriotes à ne pas éviter d’être cons. Algérie : les années de vaches maigres, –
    Ces derniers temps, suite à des décennies de mutisme absolu, des dirigeants algériens ont subitement retrouvé l’usage de leur langue. Sans vouloir polémiquer avec personne, il est notoire que le pouvoir algérien est l’un des plus opaque de tous les temps. Nul ne sait, avec précision, qui fait quoi dans ce pays de flibustiers.

    Ne serait-il pas judicieux de s’interroger : pourquoi de hauts anciens dirigeants algériens : Zéroual, Benyelès, Sid Ahmed Ghozali, Chadli…, ont-ils ressenti le besoin de s’exprimer et pourquoi maintenant ? Et qu’ont-ils dit que les algériens ne sachent pas encore ? Ne s’agissant pas de sorties en tout point conforme à la nature opaque du régime algérien ?

    La nature du régime algérien ? Il est notoire que le pouvoir algérien est clanique, féodalo-totalitaire. Lorsque ces clans se mettent en scène, sortent les grands moyens, ce n’est jamais dans l’intérêt général mais dans l’intérêt exclusif des tenants d’un pouvoir anachronique.

    A noter que depuis ses origines, depuis 1958, le pouvoir repose sur la violence, le régionalisme et l’esprit des « ‘açabiate », clanique. Il est composé de quatre clan décisifs connus sous les vocables : d’Oujda, de l’Ouest, de Ghardia’, de l’Est, la promotion Lacoste, les francophiles, dit du hizb frança, les arabophones, à tendance islamiste. Le pouvoir actuel incarné par Bouteflika appartient au clan de l’Ouest, d’Oujda. Le clan de Chadli est de l’Est, de Ghardima’ (la caverne sanglante).

    Je répète que Houari Boumediene, l’un des principaux fondateurs du régime algérien, était un agent des services français infiltré, en 1954, à partir d’Egypte, dans les rangs des nationalistes algériens. Il a bénéficié de l’aide de la France, du Général de Gaulle, pour renverser Ben Bella, jugé par l’homme de Colombey-les-deux-églises comme étant hostile aux intérêts de la France postes coloniaux en Algérie. L’histoire du yacht Dianah qui aurait appartenu à la reine de Jordanie est une pure vue d’esprit des services anglo-israélo-français. Le petit roi de Jordanie n’a jamais offert un Yacht à sa première reine. Je mis au défi quiconque, fut-il un historien de renommé mondial, d’apporter l’ombre d’un atome de la preuve contraire.

    La liberté de la presse, la démocratie, les droits de l’homme, le droit de tuer un innocent ou de laisser vivre un criminel, existe en Algérie. Il s’agit là d’une vérité incontestable. Cependant, ce riche pluralisme algérien est réservé aux seuls clans qui composent le pouvoir.

    Les sorties d’anciens dirigeants algériens de leurs longs mutismes indiquent qu’il y a le feu au lac. En effet, la crise financière mondiale a consumé les réserves financières algériennes placées dans des banques casinos à l’Ouest, notamment en Amérique. Une crise économique dévastatrice pointe son nez à l’horizon. Une baisse sensible de la demande de pétrole est inéluctable. La colère du peuple a probablement atteint son paroxysme. Par conséquent, les sorties médiatiques de certains dirigeants algériens a pour objet de sauver leurs privilèges égoïstes. Face à une telle situation, Ibn Khaldoun dirait que le pouvoir algérien est suspendu dans le vide. Que la démocratie, vérité et la justice sociale triomphent. A suivre !

    Source: http://aissa.blogs.nouvelobs.com/archive/2008/11/30/algerie-les-annees-de-vaches-maigres.html

  15. L’impossible réforme de la république sous la dictature arabo-musulmane de Bouteflika,

    M. Abdelaziz Bouteflika, élu en avril 1999, a succédé à Zéroual. Le nouveau président appela à la réconciliation nationale et manifesta sa volonté d’ouverture en graciant plusieurs milliers d’islamistes. Abdelaziz Bouteflika a introduit en Algérie une «troisième notion : une main éradicatrice dans un gant réconciliateur». Cependant, lors du référendum du 16 septembre 1999, une nouvelle vague de violences resurgit avec la campagne menée sur la «concorde civile» en Algérie. Cette nouvelle vague de violence illustrait l’ampleur des résistances aux propositions gouvernementales. Pourtant, après des années d’une guerre qui a avait fait plus de 200 000 morts, la société algérienne aspirait certainement à la paix et à la réconciliation.

    L’origine de la crise algérienne tient au fait qu’il n’y a jamais eu de véritable régime démocratique dans ce pays. Les militaires se sont emparés du pouvoir dès 1962 et ils ont imposé un régime socialiste autoritaire de type stalinien, avec la complicité du FLN. La lente descente aux enfers de l’Algérie «socialiste» et la guerre civile révèlent la difficulté de l’Algérie de trouver son identité autrement que par la religion.

    De plus, comme les Algériens n’ont jamais eu de gouvernement élu démocratiquement, il n’est pas surprenant que beaucoup d’entre eux ont voulu quitter leur pays. Bien qu’il soit difficile d’obtenir des chiffres officiels, on estime que près d’un demi-million d’Algériens sont partis depuis le début des années quatre-vingt-dix. La plupart ont immigré en France, aux États-Unis, au Canada ou dans les autres pays arabophones, et rien n’indique que le mouvement soit sur le point de s’arrêter.

    Sur la question linguistique, le président Bouteflika a innové: il s’est exprimé souvent en français dans ses déclarations publiques, autant en Algérie qu’à l’étranger. Il témoignait d’une certaine liberté par rapport à la tradition en déclarant: «Il est impensable […] d’étudier des sciences exactes pendant dix ans en arabe, alors qu’elles peuvent l’être en un an en anglais.» Il résume ainsi les interminables conflits linguistiques en Algérie: «Il n’y a jamais eu de problème linguistique en Algérie, juste une rivalité et des luttes pour prendre la place des cadres formés en français!»

    Le Parlement algérien a adopté en avril 2002, à l’unanimité, une modification la Constitution instituant le berbère comme «langue nationale». Ce geste historique intervint à la venue des élections législatives, alors que le climat tendu par les manifestations et les revendications remettait en cause l’autorité de l’État en Kabylie.

    Lors de l’élection présidentielle d’avril 2004, Abdelaziz Bouteflika fut réélu dès le premier tour. En Kabylie, les négociations se sont poursuivies entre le gouvernement et certains représentants du mouvement amazigh (berbère), qui revendique une plus grande autonomie ainsi que la reconnaissance de la langue et de la culture amazigh. Dans un discours prononcé le 4 octobre 2005 à Constantine, le président Abdelaziz Bouteflika a encore une fois déçu la Kabylie en déclarant que le tamazight ne sera pas officialisé et que la langue arabe restera la seule langue officielle en Algérie: «Il n’y a aucun pays au monde possédant deux langues officielles et ce ne sera jamais le cas en Algérie où la seule langue officielle, consacrée par la Constitution, est l’arabe.» N’en déplaise à M. Bouteflika qui a ainsi montré sa grande ignorance de la situation mondiale, 40 États souverains (sur moins de 200) ont deux langues officielles, dont seize en Afrique, huit en Asie, sept en Europe, sept en Océanie et deux en Amérique.

    Dans cette perspective d’arabisation à tout crin, le président Bouteflika avait déclaré en 2005 au sujet des écoles privées dispensant un enseignement exclusivement en français: «Toute institution privée qui n’accorde pas une priorité absolue à la langue arabe est appelée à disparaître.» Cet enseignement privé représentait alors une centaine d’établissements et quelque 25 000 élèves dans le pays. Ces écoles privées ont connu beaucoup de succès depuis les années quatre-vingt-dix, notamment dans une région berbérophone comme la Kabylie; elles fonctionnaient dans une «illégalité» tolérée, voire même encouragée par les pouvoirs publics. Abdelaziz Bouteflika avait alors sommé tous les établissements privés de se conformer au programme national sous peine de devoir fermer leurs portes. Il avait même insisté sur la nécessité d’enseigner la langue arabe, ce dont se dispensaient beaucoup d’établissements, surtout en Kabylie: «Il est tout à fait clair que toute institution privée, qui ne tient pas compte du fait que l’arabe est la langue nationale et officielle, et qui ne lui accorde pas une priorité absolue, est appelée à disparaître.» […] Le président algérien a pris ses précautions pour ménager les islamistes. Il s’est présenté au Sommet de Beyrouth sous sa «double allégeance au monde arabe et au continent africain». Voulant s’appuyer sur la Francophonie pour défendre les intérêts du pays à travers le monde, le chef de l’État a souligné «les préoccupations de l’Algérie en tant que pays arabe» et «en tant que pays méditerranéen». Pendant ce temps, le chef de la diplomatie algérienne et chef de file du courant islamo-baâthiste, Abdelaziz Belkhadem, a annoncé que l’Algérie oeuvrait pour adhérer au Commonwealth et tentait, en même temps, de se rapprocher des pays hispanophones (Espagne et Amérique latine). Enfin, en cas d’effective adhésion, l’Algérie ne sera pas appelée à défendre la culture francophone, encore moins à jouer le promoteur de la langue française à travers le monde. Comme quoi le néo-colonialisme n’est pas mort et que l’Algérie n’a pas encore assumé son passé! De quoi encore alimenter la schizophrénie linguistique pendant longtemps! Dans un article («Situation linguistique en Algérie», 21 avril 2005), Sid Ahmed Bouhaïk résume bien cette situation difficile:

    Les langues arabe, amazighe, française font partie du paysage linguistique d’une même identité, mais qui s’obstinent à s’ignorer, campant le plus souvent sur des positions de suspicion envers l’autre, celle-ci n’étant pourtant que l’expression de sa propre image exprimée par un de ces véhicules linguistiques de son algérialité (…) Francophones algériens, nous y entrons (l’immense forêt qu’est le fonds culturel arabe) quand nous avons pris, une fois pour toutes, la décision de vivre notre arabité et notre maghrébité avec un sentiment de malaise et de culpabilité.

    Bref, la question linguistique continue d’alimenter les conflits en Algérie. Comme tout est récupéré par la politique, il est très difficile d’établir un bilan objectif de la situation.

    L’aménagement linguistique en Algérie reste l’oeuvre d’une petite oligarchie politique aux pouvoirs immenses. Elle est fondée sur une culture qui s’est définie par opposition à la France coloniale et par mimétisme à l’égard du Proche-Orient. La grande caractéristique de l’arabisation algérienne, c’est de reposer sur le panarabisme à l’exclusion de tout nationalisme territorial proprement algérien. Toute la politique linguistique est axée sur l’arabe coranique, non sur l’arabe des Algériens. Il a fallu pour ce faire que l’oligarchie algérienne élabore sa politique contre les Algériens eux-mêmes. C’est d’ailleurs là où la bât blesse! D’ailleurs, le succès demeure bien relatif, contrairement à la Turquie de Mustafa Kemal Atatürk, dont la politique linguistique constitue, même dans l’histoire de l’humanité, un véritable exploit. À l’opposé à la Turquie, l’Algérie n’a guère favorisé un rapprochement entre l’oral et l’écrit et, par voie de conséquence, n’a pas contribué à l’élimination de l’analphabétisme. La clé de la réussite turque réside dans le fait que la politique linguistique reposait sur un nationalisme territorial moderne fondé sur la langue du peuple turc, sans égard à la croyance religieuse. C’est tout le contraire qui s’est passé en Algérie, car la politique linguistique a été fondé sur l’arabo-islamisme et le modèle proche-oriental. La politique algérienne s’est nécessairement faite contre le peuple algérien qui s’est vu imposer une langue morte, ce qui a favorisé l’intégrisme musulman. L’arabisation algérienne ne fut motivée que par des préoccupations purement politiques: la conservation du pouvoir par la langue.

    En voulant édifier un État arabe unifié, les premiers dirigeants algériens n’ont pas choisi comme fondement de leur politique un nationalisme proprement algérien. L’idéologie était au contraire déconnectée du peuple algérien parce qu’elle correspondait à un panarabisme abstrait, trop supranational. On est alors passé de la dépendance d’une France coloniale à une autre dépendance, celle du Proche-Orient, surtout l’Iran (pour l’islam), l’Arabie Saoudite, l’Irak et la Syrie, ce qui semble bien éloigné du Maghreb. En effet, l’identité arabo-islamiste des dirigeants n’a jamais coïncidé avec l’idée que les Algériens s’en faisaient. De plus, la francophobie affichée par l’oligarchie politique n’a guère favorisé le développement socioculturel des Algériens. En ce sens, on ne peut parler de réussite, même si l’Algérie d’aujourd’hui est méconnaissable par comparaison à celle du lendemain de l’indépendance. En plus de quarante ans, l’Algérie n’a pas réussi à éradiquer le français à coup de décrets et de lois. Le peuple algérien continue de l’employer dans les domaines culturel, économique, éducatif et social au grand dam des autorités politiques et religieuses. Pire, l’influence de la langue et de la culture française semble s’intensifier d’année en année, notamment en raison de la réception par satellite des chaînes de télévision française, qui attirent énormément les Algériens.

    Si les dirigeants algériens n’ont pu imposer l’arabe classique dans la vie quotidienne, c’est que cette langue n’est pas adaptée aux besoins des Algériens, contrairement à l’arabe algérien, au berbère et au français. Tant et aussi longtemps que les élites politiques et religieuses n’accepteront pas la réalité algérienne dans ses différentes composantes et qu’ils s’accrocheront à une idéologie légitimant leur propre pouvoir, la population résistera, sauf pour les individus qui ont intérêt à conserver le système en place. Depuis 1962, les régimes qui se sont succédé ont toujours occulté le caractère multilingue et multiculturel de l’Algérie. Ils ont conçu l’identité algérienne sur le mode de l’exclusion en culpabilisant les ennemis de la Nation. Dans cette perspective, les Berbères ont forcément écopé plus souvent qu’à leur tour, eux qui sont, comme les arabophones, d’authentiques Algériens. Rappelons que la grande majorité des Algériens ont une origine ethnique berbère. Si l’écrivain Rachid Boudjeba croit que la faillite de l’arabisation est due à l’arrivée des antennes paraboliques, les linguistes, pour leur part, sont plutôt convaincus que le mépris pour la langue et la culture des citoyens explique bien davantage le demi-échec de la politique linguistique algérienne.

    Pour les linguistes, toute politique qui encourage la coexistence linguistique ne peut que promouvoir un esprit de compréhension et de tolérance. En ce sens, la diversité des langues dans un cadre national peut représenter un atout, pas obligatoirement une malédiction. Après plus de quatre décennies d’arabisation, les dirigeants algériens ne semblent pas avoir compris le message! Ils ont préféré recourir à la coercition pour arabiser la société afin de s’assurer le soutien des islamistes et autres conservateurs pour tenir l’ensemble des Algériens sous leur contrôle. La plupart des Algériens en sont venus à voir l’arabe classique comme le symbole de l’autoritarisme, de la corruption et de l’injustice sociale! Dans cette perspective, le terme de demi-échec pour qualifier l’arabisation à l’algérienne est presque un euphémisme!

    Source: http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/afrique/algerie-2Histoire.htm

  16. J’ai fait un rêve

    J’ai vu toutes les personnalités politiques, économiques, sociales, culturelles, scientifiques et sportives nationales, qui désapprouvent le fait accompli imposé à la nation algérienne, le 12 novembre 2008, défiler pacifiquement dans les rues d’Alger et celles d’autres villes du pays et crier « non à la régression » en arborant, bien en évidence, qui un brassard, qui un serre-tête, qui une bandana, qui un fanion, qui un T shirt, qui une écharpe, qui un foulard, de couleur noire, en signe de deuil pour la démocratie assassinée et des perspectives sombres que cette situation augure pour le pays.

    J’ai vu des centaines de harragas renoncer à leur aventure suicidaire et dire, d’une seule et même voix, « non à la régression », en portant des brassards noirs à leurs bras.

    J’ai vu les millions de chômeurs, investir pacifiquement les rues, ruelles et places de nos villes, de plus en plus défigurées, et clamer, haut et fort, « non à l’élection de la régression », en portant des brassards noirs à leurs bras.

    J’ai vu tous les exclus, marginalisés, victimes de la bureaucratie, de la corruption et de la hogra crier « non à l’élection de la régression » en portant des brassards noirs à leurs bras.

    J’ai vu le Président-candidat s’adresser à la nation pour nous dire, je vous ai compris, c’est pour cela que j’ai décidé de renoncer au mandat qui va diviser irréversiblement le pays et la nation algérienne et de passer aujourd’hui et maintenant le témoin à des représentants des jeunes générations pour organiser une élection démocratique exemplaire, qui soit une véritable fête pour notre nation, qui se relève, à peine, d’une tragédie, qui a failli l’emporter définitivement, pour l’inscrire dans le lot des nations mues par des perspectives de progrès et de développement réels et qui ne fasse pas partie des parias de la communauté internationale à cause de leurs régimes archaïques.

    Je me suis réveillé et j’ai crié de bonheur :"Mon pays n’est pas maudit ! Il n’a pas été abandonné par ses Saints !"

    Ahmed Bensalah
    Blog:
    http://contreleclandoujda.centerblog.net

  17. Que ce soit Mehri ou n’importe qui, comment voulez vous que les gens pensent différemment. ils n’ont qu’une seule certitude; ils croient qu’ils ont toujours raison et jugent avec sévérité sans se soucier d’être crédible.

  18. mais pourquoi parle-t-on de Mehri, n’a-t-il pas 160 ans, alors qu’on veut se debarrasser de la gérontocratie?!

  19. L’homme est honnête affirme t-on.Si Monsieur Mehri repond qu’il ne sait pas qui domine l’appareil de l’Etat, lui qui a "consacré" une vie au service de son pays, c’est que l’on doit parler d’un autre pays ou alors la reponse est malhonnete.Tout ce temps passé a servir son pays aurait au moins dû lui apprendre qui domine l’appareil de l’Etat.Si l’ignorance affichée est le fait de la prudence, Mehri ne sert pas son pays.Servir son pays est un sacerdoce et ne souffre pas l’ambiguité.Donc on peut conclure sans trop se tromper que Mehri n’est pas un homme honnête ou qu’il n’est pas au service de son pays, voire les deux choses à la fois.
    Mais puisque la question laisse supposer que Bouteflika est president au trois quart, il n’est pas mauvais d’y repondre:Le clan Bouteflika parmi lesquels des miltaires bouteflikistes.Le FLN en somme.

  20. Ya -t-il un commandant à bord du bateau Algérie ?!

    D’emblée nous sommes tentés de répondre par la négative, et régler la question en deux temps trois mesures ; cependant et après réflexion accordons une once de sincérité à « nos »dirigeants.
    Essayons de leur trouver quelques arguties, même si elles manquent de pertinence.
    • Il semblerait qu’ils ont géré nos finances comme ma grand-mère que j’ai toujours connue désargenté et pauvre à l’inverse de crésus. A la différence ma grand-mère n’avait presque rien à redistribuer et puis elle n’enrichissait pas le voisin au détriment de ses petits mioches, vous la voyer la pauvre placer ses économies de bouts de chandelle chez l’usurier quand les siens grelottent de froid et crient famine. Donc cet argument n’est pas opérant dans ce cas de figure, trouvons leur un deuxième
    • A les croire, avec les 120 ou 140 milliards de dollars (d’ailleurs vous voyez et avez remarqué la précision de nos riches) en réserve on est plus riche et à l’abri des mauvais jours. Je prends cet argument, mais question : cette richesse elle nous vient d’où ? Du travail certainement pas – donc d’une autre richesse pour laquelle on n’a pas travaillé. Honnêtement, il m’est difficile de manger un pain sans me poser la question, d’où il me vient ? Ce pain ne fallait-il pas le laisser dans le sous sol ou du moins ne prélever que ce qui nous revient en terme générationnel.
    • Attention ça devient compliqué, on me répond, tout de go, mais c’est toujours l’Algérie, enfin oui, déjà à l’heure où nous parlons, il se dégage au moins quatre Algérie : par ordre décroissant on a:
    • Celle des importateurs et des galonnés,
    • celle des petits suceurs à tous les étages de la fausse respublica (c’est le monde des 12% qui orbite et profite du système),
    • celle des gens qui tirent la langue et la queue du diable toute l’année et qu’on appelle faussement le peuple,
    • Puis la dernière celle des jeunes en attente d’embarcation pour un autre ailleurs ou ceux en mer que je salut et à qui je souhaite longue vie. Que dieu vous protège harraga d’ici et d’ailleurs.
    Imaginez encore que l’on pense une toute petite seconde aux algériens en route, et oui mes chers amis pour l’instant les terriens de ce bled ne sont pas encore interdit de procréation. Et à eux à ceux qui vont venir -attend- penser, de quel droit nous les privons de cette richesse minière.
    En dernier parcours, il aurait mieux valu laisser une partie de cette richesse là où elle gisait depuis des millions d’années. Richesse fossile contre fossile monétisé je préfère la couleur noir à celle du papier terne, qui plus est, profite aux spéculateurs de chez moi et des autres mondes de la finance.
    Donc les réserves monétaires ne fonctionnent pas comme un indicateur de bonne gouvernance.
    Revenons un tantinet sur l’imprécision des chiffres 120, 140 milliards (20 milliards qui sont passés en perte et profit entre le brizidane et son ministre de la bourse du système) d’ailleurs imprécision relevée par une sentinelle vigilante du journalisme citoyen. 20 milliards par les temps de vache maigre c’est presque l’équivalent du plan de relance d’un pays comme la France. Mais dans la tribu des spoliateurs on n’a pas encore arrêté en haut lieu les dividendes qu’ils doivent prélever sur la rente. Si ce n’est pas une descente en enfer dites moi mes amis – à qui et à quoi elle ressemble la notre!?
    Trouvons leur un autre argument, celui des chantiers qui ne finissent jamais. Dans ce no man’s land on est sûr de la date du bendir (le début du chantier) mais celle du couscous (à l’inauguration) circuler ya rien à voir comme disait un grand humoriste. Pardon c’est pour la prochaine zerda ou ouahda !
    En plus, et pardon du peu – c’est le patron en chef de la secte – qui au lieu de donner aux jeunes la chance d’apprendre et de construire leur pays, il les traite de fainéants, prêt à n’accepter que les boulots de veilleurs de nuit. Vaut mieux confier la construction du moindre petit bout de route qu’on ose qualifier de chantier du siècle à des chinois.
    Cette décision politique, elle répond à quelle stratégie si ce n’est celle de détruire le socle social de ce pays. On assiste à un délitement de tous les liguant qui structurent une nation. Après on vient à organiser avec le concours du ministre – grand clerc des zradis – un colloque sur les harraga. A l’insulte il en rajoute une deuxième couche comme si la détresse des mères dans les chaumières mal éclairées et mal chauffées ne lui suffisait pas.
    Non content ses ouailles dans l’hémicycle qu’on ose encore appeler Députés et sénateurs de la nation votent une loi criminalisant l’acte de partir « Elharga » – la liberté de décider de sa vie.
    BENMHIDI le téméraire, notre chevalier moderne parmi les modernes, celui qui a affronté l’armada des tortionnaires de l’armée coloniale française avec son courage et sa lucidité légendaire en bandoulière comme seules armes devrait pleurer de rage dans sa tombe, de ne pouvoir régler le compte à cette scorie de la colonisation.
    Oui grand frère des frères qui sont partis en même temps que toi, plutôt ou après toi. Nous assistons dans un silence sidéral qui me crève le tympan, un silence qui me donne l’envie d’un ailleurs, mais non celui où se déroule la plus vile des trahisons.
    Je sais vous aurez appelé cela une trahison, une fuite en avant mais que faire j’en viens à vous comme repaire, pardonnez moi, je soufre au tant que nombreux de mes concitoyens de ne pouvoir. Éclairez-nous de là où vous êtes, montrez nous le chemin, mais ne laissez pas votre pays, le votre plus que le mien ou le notre, partir dans cette indifférence – crasse – celle de la lâcheté. J’aurais aimé vous souhaitez de vous reposer faussement en paix braves Chouhada de la nation ; mais ma conscience me l’interdit, convoquez novembre pour nous, car seul vous, vous méritiez devant les vivants et l’eternel votre algérianité -vous ne l’avez pas volée ou squattée dans le souk du déshonneur et c’est l’honneur de la nation qui vous est rendu chaque jour que dieu fait.
    Pour tout l’amour que nous vous portons, pour tout l’honneur et la reconnaissance que nous vous devons convoquer novembre pour nous. Nous avouons humblement notre échec, mais ne les laisser pas sonner le glas à votre majestueuse œuvre qui a transcendé en son temps et dans son tempo révolutionnaire toutes les différences sociales, politiques, idéologiques et religieuses. Votre œuvre a sonné dans sa beauté comme le Boléro de Ravel, et d’aucuns ne peuvent l’altérer.
    Quel argument peut-on leur trouver, je cherche dans la gibecière décidemment rien n’apparait, la moisson est terne et le chasseur est rentré bredouille. Tout au contraire ils ont fait perdre à la nation dix précieuses années, ceci en mettant les compteurs à 1999 et si on remontait à 1962 et à leur plan sordide tissé alors que le sang des chouhada n’a pas encore refroidi.
    J’écoute et je regarde les politiques tiraient des plans sur une comète. Aucune stratégie n’est à la mesure de la nekba. A aucun moment il n’est fait appel à cette jeunesse avide de vie, de bouleverser la donne. Les meilleurs se drapent dans un appel à une résistance pacifique. Un boycott massif et après quelle stratégie pour la sortie de crise, en un mot par quelle porte ce système doit-il partir ? Oui nous sommes demandeur d’une transition douce mais est-elle possible quand l’avenir est obéré par cette scorie qui vie et se régénère dans et par la prébende. Elle empreinte tout au colonialisme, elle ne diffère que par les noms patrimoniaux qu’elle porte.
    Et si la répression massive prend forme que devrions nous faire ? Continuer à faire le dos rond ou au contraire lui opposé la plus ferme et déterminante résistance.
    Il est vrai que cette scorie chante mal novembre quand ce-même Novembre lui pose problème. Novembre l’insolent lui est étranger. L’œuvre de cette scorie coloniale, si tant est qu’elle en est une, est de scléroser Novembre de le rendre inopérant pour qu’il ne puisse plus parler à sa jeunesse, à la sève qui seule est en droit et en mesure de lui rendre sa dignité d’enfant fougueux et enthousiaste quand il s’agissait de son Algérie.
    D’ailleurs n’assistons- nous pas aux premiers pas de dance- disqualifiant novembre- Qui de nous n’a pas entendu un jour un jeune ou un moins jeune naïf regretté paraît-il les jours fastes de la colonisation.
    Face à cet appel de détresse le système part dans un délire répressif qui enfonce d’avantage le clou de la discorde. En réalité il cherche un divorce d’entre la jeunesse son pays et son histoire.
    En conclusion, au moment où tous les dirigeants, tous pays confondus, sont sur le pont et veillent en ces temps d’incertitude et de peur sur l’économie de leur pays. Le notre au lieu de faire son job, il semble être indifférent et répond à notre inquiétude par la fourberie, l’esbroufe. Mais jusqu’à quand l’Algérie pourra-t-elle encore résister à ces coups de boutoir.

  21. M. Said, votre commentaire est un véritable et sincère cri ; je vous en sais gré, mais ce peuple est comparable à un troupeau, il lui faut un guide, un leader éclairé et farouchement décidé à conduire ce pays vers la liberté et le bien-être pour tous.
    Le pays est en train de prendre un chemin dangereux pour son avenir, ses ressources sont dilapidées, l’avenir des générations menacé par cette engeance qui ne sert plus son pays mais le ruine. Est ce délibérément ? ou est ce par aveuglement et ignorance ?
    La race des Benmihidi, Abane, haoues a disparue. Y t-il une autre génération prête à la relève pour reconquérir cette liberté chèrement acquise ? je sais pas !!

  22. Beaucoup d’anathèmes contre M.Mehri, qui est un des rares hommes politiques à s’exprimer et à essayer de donner du sens… Désolant, vraiment désolant

  23. On direr que c’est des gentste étranger du systeme qui parlent.E n 1990 lorsque le danger guetter l’Algerie.Dans un entretien avec feu HAchemi Chrif pour un débat nationnal pour éviter le kao a L"Algerie.Mr. MAHRI a demmander a son haute de lui écrire une demmande officiel pour un débat nationnal.Et EL HACHEMI et ces Amis ils etaient d’accord pour sauver l’algerie maalich ils ont ecris, a ce jour auc’une réponse.Et vous me dite qu’il est honnete (pour le systeme et son reajeunnissement oui)c’est le dernnier qui va sauver le systeme en ca de chutte.

  24. Comme dans "Oceano-Nox", O combien de colons, combien de pouvoirs provisoires sont passés, Et l’Algerie reste toujours dans la meme misere…

  25. Monsieur Mehri (faut il le lui reprocher? je précise, je ne le défends pas) essaie de faire bouger quelque chose qui semble inamovible : le Système ! qui correspond d’ailleurs à une définition communément admise… « le cœur du système c’est un tout ».Je peux même me hasarder à dire que le système c’est nous! Je persiste à dire que ce n’est pas « le système » ( ce monstre du Loch Ness) qui est en cause mais davantage NOTRE « système de pensée » qui doit changer ou du moins évoluer.(think different…) Autre point, (que l’on vive à l’étranger ou à Ighil ALi)nous sommes tous des citoyens à part entière dont les mots et la voix comptent tout autant que celle de Mehri, Hamrouche, Benbitour, Benmalek etc… Je pensais et je l’ai d’ailleurs écrit, que M .Mehri était prudent…En fait, c’est probablement la vérité, Il ne sait pas ce qui se passe sinon il n’aurait jamais accepté de tenir ces propos sur RFI. Cela met en évidence une réalité qui se révèle timidement mais qui se précise chaque jour. Personne, je dis bien personne, n’est intouchable. Et ils sont de plus en plus nombreux ceux qui croyaient qu’ils faisaient la pluie et le beau temps et qui vont de désillusion en désillusion.Comme Farouk, "j’aurais souhaité qu’il s’implique plus dans ses avis ou analyses afin de terminer son combat d’hier". Rachid, lisez bien avant de vous emporter et surtout relisez ce que vous écrivez. C’est vous qui vous faites le porte parole auto proclamé de millions d’algériens.L’important n’est pas de parler pour les autres(ça tout le monde sait le faire) mais d’être capable de penser(différemment) par soi même. cordialement.elMenfi** 2009

  26. Dans ces commentaires nous bénéficions d’ une démonstration éblouissante et logique de ce que représente un mode de pensée figé. "ON" pose une question, "ON" la développe et ensuite "ON" en tire la conclusion que l"ON" veut et qui commence toujours par le fameux…donc…. Élémentaire. Mais dans la vie ça ne se passe pas ainsi.

  27. Penser differement n’est pas un simple exercice d’ecole.C’est souvent douloureux car cela implique de s’arracher a des modes de pensee figes d’apprendre a ecouter a accepter a ne pas juger…et a ne pas affirmer ce que l’on croit etre vrai. "Je suis certain de douter", aurait dit St Augustin. Ne plus penser a Mehri( honnete ou pas) .Pensons a nous, par nous, pour nous.

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