Commençons par une anecdote.
Dans l’antiquité grecque, un vieux et sage philosophe rencontra dans la rue un jeune Athénien. Ils engagèrent une discussion. A la afin de celle-ci, contre toute attente, il fut clair que le jeune avait raison contre le vieux sage.
Ce dernier sourit aimablement puis remercia son interlocuteur.
Le jeune, très surpris, demanda :
– Comment ?… La discussion montra que tu as eu tort, et tu me remercies ?!
– Bien sûr, répondit le vieillard. Si, dans cette discussion, j’avais eu raison, je n’aurais rien appris ; tandis que, vu que c’est toi qui as eu raison, moi, j’ai appris quelque chose de nouveau. Ne faut-il donc que je sois content et que je t’en remercie ?
A présent, considérons un fait pratique ordinaire.
Si, lectrice ou lecteur, tu t’aperçois que le feu a éclaté dans un coin d’une chambre de ta maison, qu’as-tu de mieux à faire ? Insulter l’auteur de ce méfait, lui mettre des chaînes, déclarer que ce feu est négligeable, ou, d’abord, trouver le moyen d’éteindre le début d’incendie ?… Surtout quand la cause de l’incendie provient d’un manque d’attention de ta part aux problèmes que présentait la maison.
La réponse est dans la question, n’est-ce pas ?
Élargissons l’examen à l’histoire et à ses leçons.
A Petrograd, en 1917, une immense foule alla demander respectueusement à l’empereur Nicolas de satisfaire certains droits économiques et politiques nécessaires. Si cet autocrate avait répondu aux demandes, au lieu d’ordonner à l’armée de massacrer la foule, la révolution russe aurait-elle éclaté, jusqu’à fusiller ce dictateur et toute sa famille ?
En Algérie, dans les années 1930 à 1950, l’élite algérienne, francophone (Dr Benjelloul et Ferhat Abbas) et arabophone (cheikh Ben Badis) avait demandé au gouvernement colonial français uniquement la reconnaissance de la pleine citoyenneté des autochtones. Si l’État colonialiste l’avait accordée, la guerre de libération nationale aurait-elle éclaté, aboutissant à l’élimination du système colonial ?
Ces prémisses permettent d’arriver à l’objet principal de ce texte.
En Algérie, si l’État avait écouté et résolu les problèmes que connaissent les populations de la Kabylie et du Mzab, aurait-on vu des citoyens emprisonnés et entreprenant la grève de la faim, parmi les Mozabites, et une manifestation telle que celle de Tizi-Ouzou, brandissant le portrait du chef du MAK, le 20 avril 2017 ?
Emprisonner des leaders mozabites et dénoncer dans la presse le chef du MAK, est-ce suffisant ? Est-ce là une manière d’éteindre l’incendie dans les chambres “Kabylie” et “Mzab” de la maison Algérie ?
Ne faut-il pas, au contraire, remercier les leaders mozabites et le chef du MAK pour avoir montré que des problèmes existent parmi les populations kabyle et mozabite, et que, par conséquent, il est urgent de les régler ?
Dans ces conditions, les dirigeants de l’État ne sont-ils pas dans une situation où ils devraient remercier leurs adversaires ?
J’ai lu la déclaration d’un responsable institutionnel qui affirma, en substance : Ce n’est pas le MAK qui nous inquiète, mais ce qu’il y a « derrière », autrement dit des agents de puissance étrangères, hostiles à l’Algérie.
D’accord, mais cette constatation peut-elle dispenser de résoudre des problèmes qui permettent à ceux qui sont « derrière » d’agir et d’inquiéter ?
Posons-nous, alors, la question : sur quels problèmes interviennent ceux qui sont « derrière » ?
Sur la situation économique (misère), socio-culturelle (droits linguistiques, notamment) et politiques (absence d’autonomie régionale pour gérer à ce niveau la vie citoyenne).
Dès lors, n’est-il pas juste d’accorder aux populations spécifiques une autonomie visant à ce qu’elles prennent elles-mêmes en charge la résolution de leurs problèmes ?
Cette autonomie, bien comprise et bien employée, ne menacera pas l’intégrité de la nation ; au contraire, elle la renforcera. L’exemple des pays, où existe un système fédéral convenable, le prouve: États-Unis, Brésil, Suisse, etc.
Par conséquent, que les responsables de notre pays réfléchissent non pas comme l’autocrate russe Nicolas ni comme les gouvernants colonialistes français.
Les dirigeants de l’État ont déjà déjà failli en agissant de telle manière que, dans le passé, un parti a profité de l’ouverture démocratique pour vaincre des élections législatives, qui furent reniées par ceux qui les avaient organisées. Cela coûta au pays une dizaines d’années sanglantes, et ce n’est pas encore fini.
Si, à l’époque, les dirigeants du pays avaient résolu correctement certains problèmes sociaux, y aurait-il eu des électeurs pour voter un parti politique hostile à la démocratie et à l’État ?
Revenons à aujourd’hui.
Est-ce que le peuple algérien n’a pas à gagner en optant pour un système fédéral, où chaque région gère de manière autonome les domaines qui lui sont spécifiques, tout en pratiquant une solidarité entre elles ? N’est-ce pas la voie pour transformer l’Algérie en une nation prospère et à l’abri des ennemis du peuple, tant intérieurs que ceux qui sont “derrière” ?
J’entends l’objection : en Algérie, il y a trop de tribalisme, de clanisme, de régionalisme. Par conséquent, accorder aux régions l’autonomie risque de provoquer des conflits, mettant en danger l’unité nationale.
A mon humble avis de simple citoyen, je crois que cet argument n’est pas totalement pertinent. Certes, le risque existe. Mais si la réforme du pays en un système fédéral, où les régions sont en même temps libres (de s’auto-gérer) et solidaires entre elles, alors nous aurons le meilleur moyen de débarrasser définitivement le pays de ses tares claniques, tribalistes et régionalistes.
N’avons-nous pas, ici, un débat urgent à entreprendre ? N’est-ce pas le meilleur moyen d’éteindre le feu mis dans des coins des « chambres », pour empêcher qu’il se propage à toute la « maison » Algérie ? Par suite, ceux qui nous ont porté à ces réflexions, ne devons-nous pas, au lieu de nous contenter de les insulter ou mettre en prison, les remercier ?
Le peuple algérien est devenu indépendant au prix de plus d’un million de morts. Ne l’oublions jamais !
Par conséquent, ceux dont les agissements causeraient la division du pays jusqu’à le livrer, encore une fois, à la main-mise étrangère impérialiste (pour en tirer de misérables bénéfices de bachaghas et de harkas nouveaux), ceux-là seront les pires criminels ; ils assassineront une deuxième fois les combattants qui ont donné leur vie pour que le peuple algérien ne soit plus asservi. Par conséquent, les petits « feux » qui éclatent ici et là doivent nous porter à trouver les moyens de conjurer l’incendie. Des catastrophes nous avertissent du danger : Irak, Libye, Syrie, pour ne pas parler du Yémen, de la Somalie et du Soudan.
N’oublions-nous pas deux dictons de notre sagesse populaire.
Le premier : « Al hour bghamza, w’al barhoûch bdabza » (A l’intelligent, un clin d’œil suffit, mais au têtu, il faut un coup de poing ).
Deuxième : “Dîr 3lî ibakkîk, ou mâ dìrch 3lî idahhàk bîk” (Suis le conseil de celui qui te fait pleurer, et non de celui qui fait rire à tes dépens). Ces « pleurs » ont l’utilité de réveiller l’intelligence pour trouver les solutions adéquates, afin de rire ensemble de manière heureuse. Pour y parvenir, le peuple algérien doit être, dans ses multiples composantes, libre et solidaire. N’est-ce pas à cette exigence que doivent être jugés tous ceux qui parlent en son nom ?
Kadour Naïmi




L'idée qui consiste a recruter un messie parmi les artisans de l’échec relève d'une naïveté notoire, ou d'un certain suicide assumé, le constat que vous faites est juste, la solution que vous proposez tiens la route, toutefois ce package est en retard d'au moins deux décennies, je vous donnes un exemple, quand le médecin traitant vous recommande une IRM, et cette dernière révèle des métastases en début de processus, dans le premier temps votre toubib comme un pédagogue vous explique que la partie touchée doit être soit amputée quand il s'agit d'un membre extérieur, soit disséquer pour pouvoir séparer les cellules malades des autres partie, vous, en étant narcissique, ne volant surtout pas que quiconque touche a votre beauté et votre magnifique silhouette, vous décidez de ne pas écouter votre toubib, préférant aller voir le charlatan du coin que vous amis vous recommandes, mais voila ce dernier vous racontes des histoires, vous fait plaisir histoire de videz votre bourse, car ayant aperçu en vous un potentiel pigeon, enfin il vous file une potion à base d'eau et de l’ortie, au bout de quelque mois vous vous rendez compte que des symptômes d'une gravité extrême apparaissent, perte de poids, perte d’appétits, nausées, …, vous décidez de repartir voir le toubib, après un examen minutieux surtout après avoir consulté votre fiche médicale, ce dernier vous informe que vos jour sont à présent comptés, à ce moment vous décidez de revenir au conseils du toubib d'il y a quelque mois, seulement c'est trop tard, la thyroïde est hors service, les organes ne sont plus commandés par le cerveau central, que chacun se comporte comme bon lui semble, du coup le corps en entier est bougé de partout, c'est la situation de TAG 3ALA MEN TAG, c'est ça la situation de l'Algérie aujourd'hui, et vous souhaitez discutez avec des aveugles, des sourds, des bornés, en politique, quand le train est passé, vous pouvez prendre un autre, arriver au point souhaité, mais jamais à l'heure, jamais dans les conditions souhaités, nous sommes en phase avancée du processus.
Merci Mr Kadour Naïmi, pour ta franchise.
c'est un peu trop tard. possible! peut être en 1990. je ne crois pas que les Kabyles ou les M'zabs sont le feu dans la maison. c'est plutôt la maison qui est en feu, les Kabyles et les M'zabs sont les coins qui restent à sauver.
Il n' y a pas plus aveugle que celui qui ne veut pas voir, Mr Kadour. Les Kabyles ne sont pas le problème de l’Algérie. ce n'est pas eux qui ont dépenser 1000 milliards de $. Pour affamer le peuple Algérien et le réduire à l'esclavagisme et la prostitution. Ce n'est pas les Kabyles qui soutiennent un Mort vivant à la présidence, ce n'est pas les Kabyles qui tiennent les armes et tirer sur des manifestants civil pacifistes.
ce n'est pas les Kabyles qui ont pris les armes et tirer sur des policiers, des journalistes, des politiciens, des femmes, des médecins,des enfants…
ce n'est pas les Kabyles qui ont brulé les écoles les usines, les autobus, les trains, et faire sauter la quasi totalité des ponts qui lient les villes Algériennes, couper des poteaux électriques hautes tension, sauter des châteaux d'eau, des lignes de gaz…
Le Problème n'est pas en Kabylie. le problème est en Algérie. et les Kabyles n'ont pas les moyens de sauver l’Algérie en feu, parce que la maison s'embrase.
les Kabyles on toujours payer trop cher avec leurs meilleurs enfants, pour sauver l’Algérie. mais elle n'a au retour que des insultes, Harkis, traitres, main de l’étranger, Koffars (ça peut être vrais, croyant ou athées c'est pas criminel chez les Kabyles ), Juifs (ça pas une insulte, on aimerai bien être aussi fort que les juifs, les prix Nobel de ce monde).
En conclusion Monsieur Kadour je vous souhaite bonne chance, dans votre Projet, de fédéralisme Algérien. mais je ne crois pas que les Kabyles embarquent avec vous, ils ont déjà les 2 pieds OUT. il est tant que la Kabylie retrouve sa souveraineté. la marche vers la libération est déjà en route.
si le FLN/ALN avait commencé par faire le nettoyage qu'il faut, l'algérie ne serait pas maintenant entre les mains de traitres soumis à la france, la promotion lacoste, des agents de digoule, et des collaborateurs de puissances étrangères,
Cette Algérie est atteinte de "bédouinite"chronique irréductible et une société infestée par cette tare incurable est manifestement vouée à dégénérer jusqu'à sa disparition de la civilisation humaine ; ne survivront que ceux auront compris qu'il est indispensable de se défendre contre un fléau suicidaire !
@ Kadour Naïmi
Avec des si on peut mettre Paris dans une bouteille. Votre öcrit est hors service
( obsolete ) le temps perdu ne se ratrappe jamaismonsieurr, et d'une ensuite
et si le FIS,et si leMAK et si Degaulle et Si et encore si .Monsieur Kaddour, le train est passé ya pas de si qui tienne ,le constat de de lechec patent en tous les domaines de ce regime assassin est lä devant les yeux des Algeriens ,des kabyles des bougnoules ,des mozabites et même devant les yeux du pouvoir puisque même Sellal a admit que l Agerie est au bord du gouffre.et le président a un pied dans l' autre monde.
En dépit de tout cela le pouvoir assassin ne recule pas il ne veut pas reculer il veut faire un pas en avant nous porter dans le gouffre sachant meme que c' est la fin des haricots pour l'algerie ils s enfoutent pour eux c est tant pis pour nous ce peuple de rkhiss ,l essentiel et le plus important est qu ' ils sauvent ainsi dans ce caos imminent leurs peaux et les millairds volés
Puisque tu nous abreuves de proverbes arabes, on te répond avec des proverbes kabyles:
ya kaddour,Atass atass, atass kane mazal el 7al –
( dors dors.dors tu as encore le temps ).
Un failli ne doit pas gérer sa faillite y a si Kadour. Ce régime n'acceptera jamais son départ tant qu'il y'a une goutte de pétrole à sucer. La Kabylie a toujours été à la pointe de la lutte démocratique, malheureusement elle n'a pas été écouté, mais prise en otage par un régime machiavélique qui a voulu la réduire par l'application des pires techniques d’ingénierie sociale consistant à la dévaloriser et à la diaboliser. Aucun investissement significatif en plus de trois de décennies, sauf des brigades de gendarmerie et des postes de polices et des mosquées dans chaque village. Il y'a également la plus grande prison d'Algérie construite à Bordj Ménaiel. Voila les réalisations dont elle a bénéficié sur plus de 1300 milliards de dollars. Elle est désignée à la vindicte populaire à travers tous les médias du régime qui continuent à cracher leur haine du Kabyle à longueur de journaux et de " Douctours" invités sur les diverses chaines. G Orwell disait " plus une société s'éloigne de la vérité, plus elle hait ceux qui la dise".
1. Le mouvment n'est pas manipulé par les puissances étrangeres. Le rapprochement avec les democraties occidentatles et l'internationalisation de cette question est un processus normal. Le FLN a fait exactement la meme chose pendant la guerre de libération, ce qui a abouti a 1962. Les algériens n'avaient pas les moyens de sortir la 3eme puissance du monde. Le million et demi de martyrs est une pure invention. Il aurait falu que 650 algériens meurent chaque jour pendant 7 ans pour atteindre ce chiffre.
2. Est-ce que vous etes a ce point naif en pensant que ce régime faschiste va laisser les régions s'auto-gerer et par la meme perdre le controle? Pour votre gouverne, l'autonomie ou la régionalisation a été pensée en 1962 par des hommes comme Ait Ahmed. Et c'est la sourde oreille du pouvoir qui a poussé les indépendantistes (qui étaient tous algérianistes et meme Ferhat Mehenni) apres les massacres de 2001, qu'il fallait porter la question a l'ONU et la communauté internationale.
TROP TARD!
Je suis entièrement d'accord avec vous . Mais après le 19 mars 62 , les choses ont changés le fln le vrais à était évincé au profit du clan d'Oujda et les conseillés sont : boussouf,la brouette, et le général Oufkir , la mort d'Oufkir , la brouette est devenu le seul aux commandes et ce montré très doux et docile avec Boumédiène , qui s