Berriane : « C’est l’expression d’un malaise social mais aussi de la faiblesse des institutions »

Entretien avec Fatma Oussedik. Chercheur et sociologue

- Vous avez effectué un travail de recherche sur la communauté mozabite, quelle est la composante sociologique de Ghardaïa ?

- Les Ibadites n’ont jamais vécu seuls dans la vallée du M’zab. Ils y ont vécu avec les Chambas, les Beni Merzoug… Cette vallée du M’zab n’a pas connu, comme tous les territoires du Sud, la même désarticulation que le reste de l’Algérie du Nord durant la période coloniale. Les communautés ont donc conservé des institutions locales, une forte solidarité entre leurs membres, un contrôle social : des modes de vie et de habiter. Depuis la fin des années 1950, la base démographique s’est fortement transformée dans la région du fait de la découverte du pétrole à Hassi R’mel, et aussi, plus tard, par la création du chef-lieu de wilaya à Ghardaïa. Par ailleurs, nous sommes globalement dans une période de crise qui a provoqué un gros afflux de populations dans la région. Ces populations sont venues dans des conditions difficiles parce que paupérisées, vivant en dehors de toute affiliation à un groupe organisé. Placées dans des contextes difficiles, les nouveaux venus se sont retrouvés, au M’zab, dans une région relativement organisée où il y a des institutions locales et où la solidarité est un vrai mot, notamment la solidarité à l’intérieur des aachira. Venant de régions désarticulées, déstructurées, où il y a eu une paupérisation qui a entraîné une espèce de désaffiliation sociale, ils se retrouvent donc dans une région où il y a relativement de la structure et face à une population qui est là depuis des centaines d’années pour ne pas dire plus, qui travaille, qui a organisé ses ressources économiques, donc forcément qui a une position dans cette place. Les maisons, les revenus, la culture, les assemblées, tout cela c’est le résultat de siècles de travail. Donc dans ce contexte, qu’on peut observer même à Alger où les villes n’arrivent plus à absorber les nouveaux migrants, parce qu’il y en a trop et ils sont désaffiliés, et aussi il n’y a pas de structures de solidarité ni d’institutions sociales fortes en mesure de les aider. Il y a forcément des conflits qui naissent et ensuite des manipulations sur ces conflits ou sur les façons de les vivre qui vont passer soit par le religieux, par le doctrinal ou le conflit social. Les formes que cela prend ensuite sont à déplorer. Mais c’est d’abord le résultat des grandes crises qu’ont vécues les autres régions et de l’absence de solidarité mais aussi, je tiens beaucoup à cette hypothèse, ces convulsions sont l’expression de la destruction des institutions locales au bénéfice d’institutions nationales qui n’atterrissent pas sur le local, qui finalement n’ont pas d’implantation dans le tissu social. Donc les gens qui viennent d’ailleurs et qui n’arrivent pas à s’organiser et à se structurer pour vivre ont le sentiment d’être abandonnés et se retrouvent face à une population qui est là et travaille depuis des siècles. Alors on fait payer à ce groupe qui travaille et qui est organisé des problèmes qui en réalité concernent bien des régions. Il s’agit, il faut le rappeler, de difficultés qui dans les autres régions d’Algérie s’expriment aussi par les émeutes.

- Mais des violences intercommunautaires éclatent de manière sporadique dans cette région qui est pourtant réputée pour être pacifique et peu encline aux mouvements de violence…

- Ce n’est pas l’ibadisme qui rend violents, mais en situation de conflits, les gens se défendent. Quand vous êtes attaqués dans votre maison, quand on attaque votre famille, quand on attaque un groupe comme ça, en le stigmatisant, il se défend et c’est légitime. Même le groupe le plus pacifique se défend, n’importe qui se défendrait dans des conditions d’agression. Il y a des agressions qui naissent de la mise sur un même territoire de populations qui n’ont pas les mêmes conditions. Quand on vous met des enfants en prison, quand on vous agresse dans votre maison, quand on vous fait quitter Berriane, vous imaginez les familles ibadites qui ont dû quitter Berriane pour aller se réfugier en dehors de cette ville alors qu’il y a des siècles que leurs ancêtres s’y sont installés, ont construit Berriane, ont travaillé sur ses palmeraies pour les faire vivre, pour les rendre productives. Vous imaginez la violence matérielle et symbolique que cela signifie.

- Pensez-vous que ce soit l’ibadisme en tant que rite qui est ciblé par ces excès de violence ?

- Je pense que ce qui est ciblé, c’est la modification agressive des conditions sociales pour chacun des groupes. On est dans un groupe qui, depuis longtemps, contrôle aussi bien les entrées que les sorties de la communauté sur un territoire qui était maîtrisé par des institutions avec des modes de mise en valeur. Et avec Hassi R’mel, le terrorisme et le chef-lieu de wilaya de Ghardaïa avec toutes ces conditions qui se sont développées, beaucoup de gens sont venus s’installer car ils n’avaient pas de conditions d’existence ni de structures de solidarité aussi fortes. Je pense en tant que sociologue qu’il y a toujours des raisons sociales pour expliquer la violence.

- Mais le danger aujourd’hui réside dans le fait que ces violences ont émané des mosquées ?

- C’est justement là où les institutions de l’Etat sont interpellées, pour garantir la paix sociale. Les mosquées relèvent, me semble-t-il, du ministère des Affaires religieuses. Il faut interpeller le ministère de tutelle, les institutions de l’Etat de façon générale. Comment se fait-il qu’on puisse parler ainsi d’un groupe social qui est une part de nous et qui n’a pas à le démontrer. Notre hymne national a, je vous le rappelle, été écrit par un Ibadite. C’est la nation même qui est atteinte dans son cœur. Ce sont tous des enfants de la nation algérienne. C’est l’idée même de la nation qui est atteinte et c’est le rôle des institutions de l’Etat que d’être garantes de cette nation et de la sécurité de ses membres.

- Qui a intérêt aujourd’hui à manipuler cette région ?

- Je n’ai pas de réponse à cela. Je n’ai pas fait d’enquête policière. Ce que je peux savoir, c’est qu’on manipule dans cette région comme on manipule dans toute l’Algérie. Mais qu’on manipule sur des souffrances réelles, sur des difficultés réelles que rencontrent les populations. C’est de cela dont il faut se rendre compte. Que les émeutes de Ghardaïa sont similaires aux émeutes dans toute l’Algérie. Il n’y a pas seulement celles de Berriane, il y en a partout. Il faut savoir garder son calme et faire preuve de raison. Et surtout arrêter de stigmatiser en termes d’écoles doctrinales. Il faut se rendre compte qu’il y a un malaise que tout le monde décrie tous les matins et à travers la presse. Il y a des mouvements sociaux à travers le pays comme il y en a aussi dans la vallée du Mzab. Cela est d’abord l’expression d’un malaise social mais également de la faiblesse des institutions.

- Le fait que le rite ibadite ne soit pas reconnu de manière officielle expose-t-il les Mozabites à ce type de violences ?

- Il me semble qu’officiellement le rite ibadite est reconnu et représenté au Haut conseil islamique. Lorsqu’il y a des affrontements ailleurs, il est fait mention dans la presse uniquement d’Algériens. Aussi la seule attitude juste consiste-elle à exiger, comme à chaque fois, une égalité de traitement pour tous les Algériens et le droit à la protection, à la justice. Ce sont des demandes à adresser aux représentants de l’Etat sur tout le territoire. A chaque fois que ces droits ne sont pas garantis, c’est la nation tout entière qui est fragilisée et pas seulement celle de Berriane.

- Pourquoi Berriane plus qu’une autre localité de Ghardaïa ?

- Berriane et sur la route de Hassi R’mel, à près de 50 kilomètres de Ghardaïa, et elle a beaucoup perdu de son caractère de cité. Une des protections des populations, dans notre histoire urbaine, sont les ksour, une forme de clôture de protection. Cette logique de constructions existe encore dans certaines vieilles cités et permet une relative homogénéité des populations. Berriane, comme d’autres vieilles villes, a connu une urbanisation rapide, qu’elle n’a pas pu maîtriser. Vous savez, la démographie explique beaucoup de choses, celle des minorités en particulier. Seul un accès égal aux droits, garantis par les institutions de l’Etat, peut permettre la paix sociale. Nous avons besoin d’un plus grand respect envers les institutions locales et d’une plus grande réflexion sur leur fonctionnement, dans une perspective de dynamique sociale.

Par Nadjia Bouaricha EW

49 commentaires

  1. le problème n’ai pas d’ordre ethnique !!!
    mais belle et bien politique et social pour cela il n’y a qu’a voir
    les soulèvements de chlef et de kabylie sans oubliée celui d’oran
    qui et partis d’un simple match de foot et qui c’est transformée en émeute que les autorités se sont évertuée a étouffée !si les autorités étais présent sur tout les plans dans cette région nous ne connaitrions pas cette situation !

  2. Ce ne sont que des conséquences dûes à la politique machiavélique du pouvoir (et ce depuis Boumediene) qui, en implantant des arabophones dans les régions berbérophones, visent à rendre ces derniers minoritaires sur leur propre sol ! La communauté Mozabite, repliée sur elle-même afin de mieux se préserver, est sans doute la plus pacifique et oǔ le taux de délinquance est probablement le plus bas du pays .Et pourtant…

  3. quant on arrive à violer la constitution et bafouer toutes les lois du pays, on doit s’attendre à tout et le pire est à venir. dans la localité de Berriane une grave violation du code communal a été opérée en faisant fi de toutes les déontologies. le maire de Bérriane élu sur la liste du RCD a été tout simplement démis de ses fonctions par l’administration, ce qui est contraire à la réglementation mais pire encore, pour pousser le bouchon trop loin il a été remplacé par un autre P/APC issu d’une autre liste autre que celle ayant obtenu la majorité, du jamais vu dans l’acharnement. alors que Berriane explose, c’est tout à fait normal, ce pouvoir ne comprend que le langage de la violence.

  4. Bonjour! L’État algérien doit protéger tous les citoyens, qu’ils soient sunnites, chiites, Kharidjites, ou autre religion. Pourquoi l’État Bouteflikéen utilise-t-il le slogan religieux pour cacher son incompétence à gérer cette situation dramatique? Le Wali de Ghardaia doit rendre des comptes. En décidant de remplacer la liste majoritaire par une autre liste minoritaire, il a piétiné le droit institutionnel. Aussi, en laissant la situation pourrir, je pense qu’il avait l’intention de faire disparaitre la communauté MZAB de Berriane.

  5. Mme Fatma Oussedik, je tiens personnellement à vous remercier de vos éclairages. Il y a encore dans ce pays des gens qui pensent juste. Vous en êtes. Tous les espoirs sont permis.

  6. Azul a Fadhma vouthma ! Ce n’est ni plus ni moins que de la basse MANIPULATION de la part des
    tenants du pouvoir/système a outhma ! A qui profite le crime ? Sûrement pas aux deux communautés qui s’entredéchirent ! Donc ! Suivez mon regard… Il faut bien comprendre une chose. Ce pouvoir/système veut balkaniser l’Algérie afin de mieux nous asservir. Et il n’aura de cesse de le faire que lorsque notre pays ressemblera au Katanga ou à la Somalie… Alors, massa Fadhma, ouvrons TOUS bien les yeux des dangers qui nous guettent en permanence en faisant travailler nos méninges. Car, les jeux sont clairs, à présent… à l’approche de leurs prochaines
     »élections ». Et on ne doit rien cautionner, qui vienne de leur part. Ces gens là, ne sont que de grands criminels psychopathes ! Un point c’est tout !!! Et comme tel, nous devons les combattre sans relâche jusque dans leurs derniers retranchements ! Pour dire vrai, ils sont, en réalité, aux abois… et ils le savent très, très bien ! C’est pourquoi ils ruent dans les brancards… Face, au peuple UNI que nous sommes, et plus que jamais ! Ils sentent, à présent, que le sol se dérobe sous leurs pieds. Et ils n’en ont plus pour longtemps… AZUL FELLAM !!!

  7. Que devient t-ils les assassins de Monsieur Chekabkab (Mozabite) en 1985 ?
    Et, que devient t-ils les assasins des Mozabites Daddi Addoune (Père et Fils), Allah Erhamhum, ?
    Ils sont tout simplement dans la nature, sans aucune impunité, en jouissant de toute liberté …
    En même temps on accuse et on condamne à mort un mozabite, militant du FFS, pour avoir tué qui ? imaginez ?
    pour avoir tué un autre Mozabite (un autre ancien militant du FFS) en 1995. C’est le comble de l’ironie.
    Mohamed Baba-Nadjar, originaire de Ghardaïa, né le 4 janvier 1984, avait 21 ans lors de l’agression et de l’assassinat en octobre 2005 de Brahim Bazine, membre de la section locale du croissant rouge. Sans aucune preuve, Mohamed Baba-Nadjar a été accusé de ce meurtre et condamné à mort le 6 juin 2006. Depuis il est incarcéré à la maison d’arrêt de Ghardaïa où il a été victime de tortures.
    Maintenant, que vous avez tous les ingrédients, je ne dirai pas plus.
    Seulement, une question à Monsieur Chibane : la peine de mort est applicable en Algérie, oui. Mais savez vous maintenant à qui ce sort est réservé ? Alors arrêtez de s’abriter derrière la Chariaa et de voir la réalité en face et de ne pas prendre chaque fois Quoran comme un « Pare choc ».
    http://www.algeria-watch.de/fr/mrv/mrvtort/comite_baba_nadjar/comite_soutien.htm

  8. Nous avons, plus que jamais, besoin de travail de sociologues pour comprendre l’évolution de la société pour avoir la possibilité de prévoir les phénomènes sociaux. Notre société a vécu à travers son histoire des périodes très difficiles, les deux dernières décennies sont les plus traumatisantes. La société algérienne est profondément conservatrice, et Les illuminés qui peuplent nos mosquées ajoutent à son ignorance du racisme et de haine, ils stigmatisent, avec la fetwa du vendredi, tous ce qui n’est pas musulman. L’école de Benbouzid ne vient pas pour arranger les choses, avec une forte dose d’enseignement religieux prodiguée au dépend des matières scientifiques, nos enfants sont bien préparés pour le djihad contre les gens qui ne pensent pas comme eux. Je crois qu’il va falloir une véritable révolution pour pouvoir changer les choses, et dans les plus brefs délits, sinon le pire viendra.

  9. Vous voulez nous dire que les kabyles ne sont pas les seules à avoir des problèmes, de communication et autres, avec les arabes ? A la bonne heure !
    Il n’y a pas de mécréants dans les parages sur lesquels ces croyants peuvent se défouler ?

  10. Par rapport à la question de l’equité dans le traitement, il me semble que l’on commet une petite fuite en avant, qui si elle s’explique par ce climat global de bigoterie dans lequel nous baignons, gagnait à être eviter.L’equité de traitement n’est possible que dans un etat laique.Les quelques concessions faites à l’Ibadisme, ne cachent pas l’ostracisme qui frappe toute formes de cultes qui n’entre pas dans les credos du rite sunnite malekite…S’il est vrai que la desliquiscence des institutions a aggravé les tensions, il ne faut pas perdre de vue que les haines entre la communauté Chaamba arabe et Mozabite berbere remontent à l’invasion hilalienne dont les chaambas sont, à priori, les descendants…La minorité ethnique et cultuelle Mozabite est appelée à vivre au gré de la condescendance du sunnisme arabe dominant.
    Voilà precisement ce que redoutait Abane Ramdane et voilà où, ceux qui l’ont accusé de trahison, ont conduit l’Algérie.

  11. Bravo, Madame Oussedik!
    Votre analyse est d’une grande facture. Vous faites honneur à cet-
    te classe d’intellectuels qui ont "pioché" le problème, à l’ins-
    tar des chercheurs qui décrivent le
    plus objectivement possible les faits, les causes et les conséque-
    quences.
    Et, s’il y a des gens pour vous contredire, ce ne peut être que des gens peu instruits et qui jouent le jeu de ces responsables
    que des situations dramatiques tel-
    les que celles de Berriane n’émeuvent point puisque leur objectif premier est de se remplir le portefeuille .L’ Algérie récente a "produit" des milliardaires, auxquels les situations troubles et dramatiques
    conviennent parfaitement.
    Mais, Dieu est témoin, de telles situations ne peuvent pas durer in-
    définiment. L’histoire des na-tions l’a montré.

  12. Tout à fait à coté de la plaque madame la sociologue.Vous essayez de lier le problème à l’arrivée de populations d’autres régions du pays, notamment du nord, depuis la découverte du GAZ (et non du pétrole comme vous l’affirmez )à Hassi R’mel .Hassi R’mel qui, je crois, est plus proche de Laghouat et qui a transformé Laghouat plus que Ghardaia, en terme de bouleversements démographiques et ethniques (alors pourquoi il n y a pas de problème identique à Laghouat).Non madame le problème, certes réel et regrettable est entre Mozabites ibadites vivant dans la région depuis des siècles et Chaambis, malékites et vivant eux aussi dans la région depuis des siècles .Donc le problème existe depuis des siècles et les chroniqueurs de la colonisation en ont évoqué l’existence. Essayer de lui donner une touche régionaliste c’est aller trop vite en besogne en culpabilisant l’1 et "angélisant" l’autre .Et çà donne un rapport biaisé pour je ne sais quel agenda.

  13. Votre article est de haut niveau. Il est très objectif, et décrit une situation que le pouvoir ( qu’il s’agisse des anciens responsables ou des nouveaux ) ne veut pas régler. Mais, il est vrai, que, de telles douloureuses périodes, premettent aux "opportunistes"(vous savez de
    qui je parle) de faire marcher au
    maximum leurs affaires. A preuve,
    depuis quand, et combien compte-t-on, de "milliardaires" en Algérie !
    Ce n’est plus du capitalisme, ni du capitalisme "sauvage", mais des
    voleurs ( le mot n’est pas fort)qui font et défont les lois, s’il en existe encore dans le pays.
    Mais, Dieu est témoin, ces violations et ces spoliations ne peuvent durer indéfiniment .
    Tout a une fin! L’histoire des nations l’a montré.
    Bon courage, Madame Oussedik! Soyez
    forte!Beaucoup d’Algériens vous aiment, pour la justesse de votre analyse.

  14. Merci Mm. Fatma Oussedik. Très bonne analyse. Les causes sont maintenant en partie identifiées. Cela veut dire que les Mozabites de Berriane sont les soufres douleur des arabophones de la même localité. Je voudrai ici souligner que contrairement à ce que nombre d’intervenants sur ce sujet avancent les Chaamba (habitants de Metlili) ne sont pas directement impliqués dans ce conflit mais plutôt les Mdabih, les Ouled Yahia, les Dbadba, les Hrazlia. La plus part des familles appartenant à ces tributs se sont sédentarisé après l’indépendance ou se sont installées à Berriane attiré par le travail dans cette localité ou dans les environs.
    La question qui se pose aujourd’hui avec quatre (04) morts Mozabites durant les 2 derniers jours (3 hommes assassinés et une femme morte étouffée par les gaz lacrymogène) et des dizaines de blessés est de savoir ce qu’il y a lieu de faire pour bannir cette violence à jamais.
    Cela passe bien entendu par une analyse des causes comme cela a été fait d’une manière brillante par Mme. Oussedik mais aussi du comment. Le comment de cette violence gratuite et quotidienne doit être analysé par les psychologues.

    La solution de ce phénomène de rejet de l’autre avec tout son lot de violence est tributaire des résultats des propositions suivantes :
    • Organiser un séminaire national pour analyser ce genre de comportement
    • Prévoir dans les écoles du M’Zab en priorité et dans toute les écoles d’Algérie des informations sur l’histoire des Mzabites / Ibadites (sociale et religieuse) et de toutes les autres minorités et ce sanctionné par des tests. Le but est évident : accepter la différence.
    • Effectuer des recensements et analyser les flux migratoires depuis 1962 au M’Zab (et dans d’autres régions)
    • Instaurer un régime de quota pour l’attribution des différents avantages sociaux.
    • Primauté du citoyen résident dans la région sur le nouveau venu.
    • Préparer les bases d’une décentralisation plus efficace.
    • Respecter par l`état des structures sociales existantes dans la limite de droits fondamentaux du citoyen.
    Je vois venir la réaction de mes amis démocrates. Je peux vous dire que nous n’aurions pas eu besoin de ce retour en arrières si nous vivions dans un état de droit, démocratique, sincère et respectueux de tous ses citoyens malgré leurs spécificités

  15. Certes, il y a un malaise social qui est à l’origine des émeutes un peu partout au pays, mais ce que Madame Oussedik omit c’est que les émeutes de Berriane ne sont pas dirigées contre les édifices publics ou les représentants de l’Etat mais plutôt contre une autre ethnie aidées par un discours religieux haineux officiel puisque il porté par toutes les mosquées sunnites de la région. En plus, il y a eu des morts par le passé et cette fois-ci sans que leurs auteurs ne soient punis ce qui encourage la récidive. Les mozabites ont absolument le droit de faire appel à une protection externe. Ce qui fait l’État Algérien (s’il y en a un) actuellement c’est exactement ce que fait le Soudan au Darfour.

  16. Ce qui s’est passé et se passe a Berriane n’est autre qu’une autre forme de déstruction de la cellule sociale et le mode d’organisation des beni Mzab en particulier et de la société bérbére en général…Imaginez, les conséquences si une personne ou groupe de personnes sans base sociale se retrouver dans un monde organisé avec des rites acéstraux…c’est de cette façon que le pouvoir en place perpétue sa survie en dénaturant notre société millénaire…ce n’est qu’un parachèvement d’un ancien projet Français…il est temps de reprendre le flambeau et de sauver ce qui reste dans notre société

  17. J’adhère totalement a cette approche de Mme Bouaricha bien que j’aurais souhaiter qu’elle aborde l’Ibadisme au sein du Kharidjisme .La problématique de Berriane trouve aussi ses sources dans la perception qu’ont les Algériens de cette école qui est certes Kharidjite mais très différente de ce qui est présenté par certains littéralistes Musulmans tel El Kardhaoui et les Salafistes qui les considèrent comme des déstabilisateurs du sunnisme .Faudrait il rappeler le consensus de Ahl Essuna wal Jamaa qui exclut de facto les kharedjites.il serait intéressant de remonter un peu dans l’histoire pour comprendre l’origine de l’Ibadisme
    Le kharidjisme a fourni toute une série de mouvements révolutionnaires souvent violents dans ses trois premieres versions mais evoluera au fil du temps du temps passant d’un extrémisme ultime avec les Azraqite à une extrême tolérance avec les Ibadites.
    Azraqites : Mésopotamie et Perse 684, sont des extrémistes pratiquant le terrorisme et n’admettant pas la dissimulation de la foi. Ils considèrent tous les autres musulmans comme des incroyants.
    Najadates : Bahreïn Yémen Oman 685, moins durs à l’égard des attentistes. Il sont partisans de la prise du pouvoir par les armes.
    Sufrites : Ouest de l’Iran Khousistan 689, condamnent le meurtre politique et admettent la dissimulation de la foi, taqîya, par prudence. Il rejettent le massacre des enfants des infidèles et considèrent que la sourate XII (Joseph) ne fait pas réellement partie du Coran.
    Ibadites : Afrique du nord Oman 752, intransigeants dans les domaines politique et moral, ils se montrent plus souples à l’égard des autres musulmans. Une branche de ce courant estime légitime de confier l’imamat à une femme si cette dernière est capable de remplir les tâches reliées à ce rôle.
    Ce qui reste aujourd’hui du kharidjisme représente moins de 1% de la communauté musulmane. Des quatre courants, ne subsiste aujourd’hui que le courant Ibadite. La tradition veut que cette branche se soit séparée des khawaridj extrémistes quand, en 684, ‘Abd Allah b. Ibad adopta envers les musulmans des autres courants une attitude plus clémente et plus tolérante.Faut il rappeller que les Rustumides (761/908), fondateursle du royaume de Tahert (Tiaret) est le premier État indépendant qui se soit formé sur le territoire de l’Algérie musulmane. Un état dans lequel la pratique rigoureuse de l’islam va de paire avec l’esprit de tolérance, une rigueur qui n’exclut nullement la controverse verbale et les joutes oratoires avec les autres musulmans. La fraternité et la solidarité dans la communauté et les relations pacifiques avec les autres états orthodoxes du Maghreb et même de l’Espagne, Omeyyade, prirent le pas sur la guerre fratricide. Abderrahmane Ibn Rustum eté d’une grande rigueur religieuse, il n’est en rien un fanatique. Une bonne partie de la population de Tahert, restée chrétienne, vit en bonne intelligence avec les musulmans. Lorsque le royaume sera détruit, elle accompagnera ceux-ci dans leur exil vers le Sahara ou ils édifieront la ville sainte de Sedrata et se convertiront au fil du temps a l’Ibadisme.
    Il est nécessaire aujourd’hui pour l’Algerie d’enseigner l’histoire glorieuse de ce peuple berbère Ibadite qui a apporté par son intelligence toute la dimension pacifique a l’islam. Nos frères Mozabites devraient non seulement jouir du respect qu’ils méritent mais surtout du fait qu’ils sont l’une des plus anciennes tribus berbères encore vivante dynamique et prospère .ils sont une source d’inspiration surtout en ces temps de discorde et de division.
    Il est du devoir de l’état Algérien de protéger nos frères Mozabites des agressions répétées qu’ils subissent depuis des décennies Abane Ramdane en a donner l’exemple en 1956.Que ceux qui pensent, qui acquiescent aux incendiaires qui traitent les Ibadites de violents retournent a leurs manuels pour apprendre l’histoire de cette dynastie qui a été le premier état démocratique crée sur une terre musulmane un état ou le savoir, la connaissance, la justice, la tolérance la piété et le travail étaient de rigueur. Que nos gouvernants fassent preuve de lucidité et de clairvoyance les Mozabites font partie de nous font partie de nos origines ils sont une de nos premières pages d’histoire révolutionnaire et une page lointaine d’une démocratie que nous rêvons toujours pour cette merveilleuse terre d’Algerie.
    Un sunnite qui connaît son histoire.

  18. Pourquoi cette tension dans le M’Zab. Les Mozabites sont des gens pacifiques, travailleurs et honnêtes et en plus solidaire entre eux. Avez-vous vu un mozabite dans la misere, ou une mozabite, prostitué? Ca n’existe pas. Cela est dûe à la solidarité de cette communauté si honnête, si travailleur=se qui grâce à elle, l’Algérie n’est pas tombée dans la guerre civile 15 ans après l’indépendance quand on a decidé de nous mettre sous embargo après la nationalisation du pétrole. Les mozabite, n’ont jamais été misérables, et ce n’est pas grâce au ratissage tout azimuth des biens publics. C’est uniquement à leur savoir faire et à leur économie qui a résisté au colonialisme, au socialo-arabisme de Boumedienne, au laxisme et corruption de Chadli et aux années noires du terrorisme. Après l’indépendance, le savoir faire des pied noir, (savon, parfum, culture du miel, allfa et papier, palmerais et produits alimentaire, confection etc), tous ça est parti avec la classe ouvrière des pieds noirs. Les mozabite se rendant compte du vide économique qui aller se concretiser, sont parti chercher ces secret de fabrications pendant leur bref séjours en France. Si on arrivait à se laver et à se parfumer et à manger convenablement et sans se ruiner, c’est grace à cette économie mozabite, ni trop cher pour le client, ni inutile telle que celle des produits de luxe. Alors pourquoi s’en prendre aux mozabite, ce peuple qui a toujours respecté les autres et qui n’a volé personne? Les bien des mozabites ont été gagné uniquement à la sueur de leur fronts et à leur sens pragmatique. Ils ont toujours fait commerce dans les produit les plus necessaires du pays. Economiquement, ils ont sauvé l’Algérie de la famine en recuperant comme ils pouvaient le savoir faire des travailleurs pieds noir, car cela n’est un secret pour personne, que les le depart des pieds noirs, ouvrier laborieux a été une catastrophe économique pour l’Algérie. Nous ne savions pas bâtir une économie, les mozabites, eux sont à eux seuls une école d’économie meilleurs que les meilleures écoles d’excellences en commerce europeenne. On a là un savoir faire seculaire qu’aucune école d’excellence de commerce ne peut rivaliser avec. La seule chose, cher compatriote est d’aller démolir ce qui a permis à vos parent de ne pas crever de faim après 15 ans d’independance, c’est à dire quand les stock etaient épuisés. Alors ressaisissez vous messieurs et soyez pragmatiques. apprenez plutot à prendre le meilleurs des autres et à échanger au lieu d’entrer dans la confrontation stérile et qui ne ramene que misere et totalistarsme. Assez de violence svp. Apprenez à apprendre et ne soyez pas dure contre ceux qui ont sauvé l’economie algérienne après l’independance, tant qu’ils pouvaient le faire. Aucun moeabite en Algérie n’affiche des prix exorbitant et on trouve des produits chez les mozabite que l’on ne trouve pas ailleurs et à des prix raisonnables. Ils ne font du mal à personne et ne volent personnes. S’ils sont riche, c’est grace à plusieurs générations de laborieux infatigable et une solidarité qui ne laisse tomber personne parmis eux. Alors au lieux d’être jaloux, copiez les, et tout le monde aura sa chance

  19. Merci pour cette belle lecon d’histoire mouloud, mais helas ceux qui peuvent changer les choses ne savent rien de leur histoire.dommage que les gens qui pronent le savoir et la tolerance n’ont pas droit de cité dans cette Algerie qui recule,

  20. Je ne m’attendais pas à un témoignage aussi objectif comme celui de Mehdi. Merci pour cette contribution. Pour nos amis qui désirent plus de détails sur l’histoire religieuse des Mozabites et le mode d’organisation de la cité je conseillerais le livre en arabe de Dr. Salah Ben Omar Smaoui. « Les Azzaba et leur rôle dans la communauté Ibadites du Mzab » Imprimerie arabe Ghardaia Edition 2005 ISBN 9961-787-69-2. Une analyse approfondie en 3 tomes sur le fonctionnement du conseil des Azaba qui a la charge d’organiser tous les aspects de la vie mozabite. Pour information Dr. Smaoui a eu son doctorat à l’age de 70 ans. Décidément ces Mozabites sont spéciaux dans beaucoup de domaines. J’aurais aimé que tous les Algériens prennent les mozabites comme exemple et contribuent comme eux à l’édification de notre pays au lieu de les considérer avec dédain. Peut être que les Mozabites sont en train de payer leur refus de collaborer à l’instauration du système politique qui a conduit l’Algérie à l’impasse où elle se trouve aujourdhui.
    Ce qui est sur, c’est que l’Algérie avec toutes ses composantes recèle dans son histoire récente et lointaine les ressorts qui permettront de remettre le pays sur le chemin de l’espoir.
    L’extrémisme, la violence et l’exclusion ne mènent nulle part. L’Algérie appartient à tous ses citoyens.

  21. Mais madame, ils attaquent et tuent les Mzabs.Toute analyse aussi minutieuse et impertiale ne peut éviter ce constat:Ils tuent les Mzabs.En colère les algériens détruisent les biens représentant l’êtat mais accidentellement les biens privés, mais jamais ils ne se sont pris aux gens sauf à Berriane et Tizi ouziou oû il y a eu mort préméditée.Alors…

  22. C’est tout de meme incroyable comment en Algerie, les gens s ont incapable de nommer correctement les choses à commencer par les personnes. Tou le monde aime a disigner ce conflit par ibadhites affrontant des malekites faisant c roire qu’une guerre de religion prennant ces source dans un differend theologique est en train de survenir. Alors que le probleme est lié au appartenance ethnique des d eux commauanutés; Les mozabites berberes et les chaambas arabe. Il faut nommer les choses telles qu’elles sont si l’ont veux comprendre et ensuite resoudre ce conflit. Derriere cette mise en scene il y a une malsaine tentative d’isoler les mozabites qui sont ibadhites comme chacun le sait .Et cela est deguellasse

  23. Voila un pays qui sombre dans les ténèbres, l’ignominie, l’ignorance. Quand la mosquée a lieu d’espace constitutionnel et institutionnel, quand l’école est tout droit sortie d’un cauchemar moyenâgeux, quand le peuple a l’état qu’il mérite. Pauvre Algérie. Mohammed Arab avait raison d’intituler son livre " Heureux aux martyrs qui n’ont rien vu". Ah! S’ils le savaient. Je viens de faire un tour sur le journal El Courouk, croyez mois, j’en ai eu le dos hérissé. C’est l’histoire d’un bonhomme de Mascara qui dit être El Mehdi El Mountadhar. Eh bien, j’ai lu des commentaires qui appellent a ce qu’on tue le bonhomme. J’ai cru m’être égaré dans une quelque métropole Afghane. Je crois que, vu la plupart des commentaires que j’y ai lus, que nous avons quelques bons siècles devant nous avant d’accepter la différence de l’autre. Rien ne m’étonne plus, encore moins l’affaire Berriane. Je crois que l’Algérie dans quelques années est une république talibane. Voila, le resultat de l’arabisation et de l’islamisation. Un troupeau d’ouailles qui croit que tuer mène au Paradis, qui croit encore au 21 siècle que la Charria est ultime solution, qui croit qu’en dehors de sa raison, personne ne peut avoir raison, qui croit que le Coran est livre scientifique et non pas un livre qui parle en paraboles… Les Oulemas de Mascara ont émis une fetwa stipulant que l’homme en question doit divorcer de sa femme et quitter ses enfants. El Chourouk les appelle les oulemas! Des charlatans qui gerent tout un peuple. Des Mohammed Chibane et consorts oulémas! Mais dans quel pays vivons-nous? Il a raison Fellag, même nos vaches voudraient quitter un tel pays. El Chourouk est un journal lu par des millions d’Algériens. Un journal terroriste. Et l’on se demande pourquoi les Kabyles veulent l’autonomie.C’est simple: je me sens un milliard de fois plus proche d’un occidental que d’un lecteur du Chourouk qui appelle au meurtre d’un pauvre bonhomme, je me sens plus proche d’un Inuit que d’un islamiste monument de l’ignorance et des ténèbres…

  24. Non Mne OUSSEDIK ce qu’a connu Berriane ne peut être l’expression d’un malaise social encore moins d’une faiblesse des institutions mais plus grave encore, la manifestation de perversité de ces dernières .La situation est à la fois inquiétante est dangereuse porteuse des germes de la division dès lors où il y’a mort d’homme.
    même si le conflit est ancien émaillé d’affrontements récurrents, la presse, écrite, algérienne parle pour la première fois de conflit entre" ARABES" ET " BERBERES" certains journaux ont rapporté des graffiti xénophobes constatés dans les deux quartiers de Berriane en référence à l’appartenance ethnique des habitants " mozabite=amazigh" "chaambi=arabe"
    il s’agit bien d’un conflit inter-ethnique voulu par le pouvoir et attisé par une politique volontariste prônée depuis 1962.
    ou sont les voix qui s’excitaient de façon hystériforme pour l’Irak et la Palestine et observent le mutisme quand leurs frères de sang tombent?ou est l’état qui devrait assurer la sécurité des citoyens et de leurs biens? une vidéo troublante, des événements récents de Berriane est diffusée le 03/02/09 par TSAalgerie, qui montre le parti pris flagrant des policiers pour la communauté chambi"dite arabe" qui se sont impliqués dans le conflit au lieu d’apaiser les esprits et d’arrêter les fauteurs de troubles, ils ont fait mieux que leur ministre de l’intérieur qui a destitué un maire "mozabite" démocratiquement élu au mépris des loi de la république.que peut on attendre d’un état pareil ? certainement le pire.
    j’ai vécu des comportements similaires le 20/04/1980 à tizi ouzou, j’ai revu la même chose lors des événements de kabylie en 2001.attention à l’embrasement !!!
    Nous n’avons rien à espérer des dirigeants qui cultivent la division pour continuer à régner .
    rien à attendre d’une école où on enseigne le mensonge à travers la falsification de l’histoire donnant naissance à des ethnies chimériques.l’école où on enseigne la haine sous toutes ses formes.aux grands maux les grands remèdes il faut en finir avec le régime balayer la noria du malheur source de nos tourments;
    il faut revisiter l’histoire millénaire de l’Algerie d’où personne ne sera exclu, et que les assassins des deux victimes de Berriane retiendront à jamais que l’auteur de QASSAMAN est MOZABITE, l’amazighoiphone aura sa place à coté l’arabophone dans une Algérie plurielle généreuse débarrassée de ses pyromanes négationnistes .

  25. Berriane : « c’est un complot pour déployer les forces d’insécurité dans le sud à l’approche de l’élection présidentielle et tenter un marchandage avec les notables de la région qu’il faut saluer car si la situation n’a pas dégénéré c’est parce qu’ils sont encore influents, indépendamment aux institutions gouvernementales contrôlées par le DRS par exemple « le parti pris du chef de daïra ». Après la Kabylie, c’est la région du M’zab qu’il faut mettre au devant de la scène ; au moment où on fait allégeance aux islamistes les amazigh sont réprimés. Le maire de Berriane explique que « C’est un problème culturel entre deux ethnies qui ont pourtant cohabité pendant des siècles. Les événements déclenchés ont secoué tout le monde. Personne ne s’attendait à de telles scènes de violence. » Pour Zerhouni c’est une « mafia de quartier » il développe « Ce sont des bandes de jeunes qui ont envahi la rue. Cela ne doit pas vous étonner, car ceci se produit dans bon nombre de quartiers, notamment à Alger », la Kabylie, Ghardaïa et Alger, l’amazighité dérange et elle est dérangeante, elle remet en question la fabrique de la personnalité arabo-islamique. Revenons à Zerhouni et ses policiers qui s’expriment « On n’a pas reçu l’ordre de la part du wali pour intervenir’’ ! et le maire de Berriane demande de l’aide « pour assurer la sécurité de la population. Que les services de sécurité fassent leur travail de manière professionnelle ». Et c’est le numéro un qui affirme : « Nous sommes en train de gérer cette affaire en tentant pour l’heure de calmer le jeu. », tout comme la « concorde civile » de Bouteflika 3, qui vise à calmer le « jeu » de la « fitna » qui a fait plus de 200 000 morts.

  26. Je dirai tout simplement pour le sauver (algérie) il faut changer tout le système institutionnel en passant vers le système fédéral ou la valeur région prime sur l’état central.
    Cet état central est le pire malheur de tous les algériens qui ne fait que dans la division du peuple pour assurer sa survie.
    La seule alternative pour ce pays est la régionalisation à l’instar de la kabylie où le projet n’est plus tabou pour vivre dans la dignité et se sentir citoyens à part entière.
    Pour finir je souhaiterai que les autres régions de ce pays emboite le pas à la Kabylie si non……

    hamou de paris

  27. a Nabil. Si j’ai bien compris votre message…vous voulez dire vive cette police qui est complice de ces assassinats d’algériens…excuez moi de berbères

    Cela me rappelle un certain ministre qui reprochait aux terroristes islamistes de tuer les policier alors que ces derniers n’étaient ni communistes ni laics…sous entendu cela vous pouvez les tuer…et après on vient critiquer les meurtres commis par Israel et l’urgence pour l’algérie de réagir…mais pas quand des algériens sont tués par d’autres algériens

    Cela s’appelle apologie de meurtre

    c’est triste

  28. Bonjour! L’anayse de la situation à Berrriane par Fatma Oussedik est plus que pertinente. Je tiens à la remercier. Aussi je dis bravo à Mouloud pour sa leçon d’histoire. Tout ce qu’il a dit est vrai. Certains, en effet, ignorant totalement la vraie histoire des Ibadites, comparent les Kharidjites Ibadites (les Mzabs) aux Kharidjites violents et terroristes du Moyen Orient (ceux qui ont tué Ali et défié Mouâawiya). Je demande surtout à ces gens de bien s’instruire sur la façon dont était gérée la ville de Tihert par les Rostoumides (justice sociale et prospérité).

  29. Si la justice a été rendue on arrivera jamais là.
    Quelques personalités religieuses commencent enfin à s’exprimer, mais encore une fois c’est raté !!!
    Celles-ci voudraient endormir les gens par des discours "complètement OUT". Voilà l’hypocrisie dans tous ses états.
    En effet, elles refusent de dénoncer et pointer du doigt les responsables et elles insistent à mettre, malgré tout, les deux groupements (Sunnites (Arabes) et Ibadites (Mozabites)) sur le même banc des accusés, pourtant ce n’est pas compliqué, il y a eu bien des scènes de massacre à Berriane, en 2008, en 2009 et bien avant, en 1990. Cherchez bien dans quelle communauté se cachent-ils ces meurtriers.
    Les Mozabites ne sont pas des guerriers, mais ils ont quant même le droit de se défendre.
    Si ces pilleurs nomades sèment la pagailles, parce qu’ils n’ont rien à perdre, aucun patrimoine, aucune civilisation digne de mémoire.

    Pourquoi et comment reprendre la vie normale ? Portant rien n’est fait, comme rien ne s’est passé, alors que deux vies humaines; qui s’ajoutent aux autres, sont tombées.
    – On refuse de désarmer le clan envahisseur, les meurtriers.
    – L’insécurité règne toujours.
    – Parmi les personnes arrêtées, y a t-il un policier ? jamais.
    – Le Wali (le Tlemcenien, et le neveu de Mohammed Bedjaoui ex Ministre des Affaires Etrangères) l’élément principale de cette crise, et le chef de la Daïra, impliqué également, … malgré les appels répétés pour leurs démissions, tous deux reposent toujours, et sans être inquiets, sur leurs fauteuilles.
    Alors, de quelles garantis parlez vous ?

    Alors, que vous êtes politiques, journalistes ou religieux, tant que vous ne voulez pas voir cette réalité en face, vous êtes complices et ça va durer encore beaucoup plus longtemps que vous le pensez.
    Il y a là, la non-assitance d’une communauté en péril et en danger de disparition par extermination.

    Ce Wali va dégager, certes et sans jugement, mais pas avant les éléctions, parce qu’il a encore une mission "noble" à accomplir. C’est celle de garantir l’élection de Bouteflika en avril.

    On nous a dis que le "dossier" de Berriane est entre les mains de Bouteflika. Parce que avant, il n’y était pas ?
    C’est à dire on s’en occupera de vous après les éléctions, comme quoi ces élections ne sont que des formalités pour lui, ou autrement, votez pour moi, votre crise sera réglée. Et, les premesses n’engagent que ceux qui les écoutent.

    Ceux qui appellent à voter Bouteflika, qui va avoir certainement son 3e mandat, sont de trois catégories :
    – Opportunistes, pour qu’ils protègent leurs intêrets, ou même pour sauver sa tête comme le cas de Ben Bella.
    – Régionalistes, … ou – Naïfs, … (parfois même sous pression).

    Tout sauf Bouteflika.
    [email protected]

  30. Comemnt voulez vous qu’il y ait pas de malaise social avec des gens qui viennent faire des dégats dans la wilaya et repartent sans aucune poursuite de l’État ? Les vrais fautifs sont sur leurs chaises. Personne ne peut les approcher. Avez vous vu wx-HBsABhrw sur youtube ?

  31. MADAME ZERROUKI TOUT UN PAYS EST PRIS EN OTAGE PAR UNE SECTE ET VOUS VOUS PARLEZ DE LA FAIBLESSE DES INSTITUTIONS ET DE MALAISE SOCIAL COMME SI DEPUIS 62 YA EU UN JOUR OU L ALGERIE AVAIT POSSEDEE DES INSTITUTIONS DIGNES DE CE NOM QUANT AU MALAISE SOCIAL IL A TOUJOURS ETE LA QUOTIDIENNEMENT ET DANS LES MOINDRES RECOINS DE ce VASTE TERRITOIRE QUI ES L ALGERIE

  32. Monsieur le président vous avez interet à partir car pour avoir manigancé ce que vous venez de faire à notre plus belle région, vous devez partir si vous avez un peu de dignité. Mais comme je sais que vous ne connaissez pas le sens de ce mot, je vous souhaite du courage quand les porte de votre palais seront assiégé par toute l’Algérie qui doit deja s’organiser pour chasser ce pouvoir qui sévit depuis 1962 et qui nous a toujours trahi.

  33. bonjour tout le monde. je qualifierai d’injustifiable. tout, l’action de commencer, la reaction, l’attitude des autorité, le fait d’essayer de donner raison a telle ou telle partie. on est devenu des BARBARES. tous se résou par la violence, la tuerie… ce n’est pas propre à Berriane, regardez partout ailleurs. une simple dispute peut tourner au drame, un match de foot perdu et c’est la cata. mais où sont donc passés les valeurs de l’islam. croyez vous que ces jeunes sont responsables? que dire de leurs parents? que dire des imam? avant de precher pour le soutien de ghaza, il est important de rappeler les valeurs fondamentales de l’islam. que dire du rôle autorités? désolé, la liste est très longue.mais je dirai un mot "JUSTICE?"…algérie unie et forte = (berbere+arabe)x musulmane. vive l’algérie.

  34. LE WALI, LE CHEF DE DAIRA, LE CHEF DE SURETE DE DAIRA, PERSONA NON GRATA !!!
    Une mafia, et à sa tête le wali de Ghardaia, est installée à Berriane, cette merveilleuse ville du sud algérien (le wali de Ghardaia, comme ceux beaucoup d’autres wilayas, est de Tlemcen). Cette mafia est composée essentiellement du Wali, du chef de daira de Berriane et du chef de sûreté de Berriane. Elle gère la daira de façon à empocher des millions de dinars aux profits personnels (voir http://www.elwaha-dz.com ), et ne laisse la chance à aucune personne de les critiquer (le Directeur du journal El-Waha se voit souvent collé une étiquette et poursuivi en justice pour rien).
    La dernière personne qui les a critiqués était Monsieur le Maire ÉLU de Berriane … déchu maintenant et remplacé par une marionnette.

    Malgré tout ce qui se passe, la population native de Berriane n’est pas protégée contre des cannibales bédouins. Et en prime, des agents de la sûreté nationale sont impliqués d’une façon flagrante dans cette tragédie (http://www.elwaha-dz.com/takarir1.htm). Rien n’est clair, rien n’est transparent … et les media sont sourds-muets.

    Malgré ceci, cette population sage refuse de demander de l’aide d’autres pays énergivores …. des pays en quête de régions riches en hydrocarbures comme celle de Berriane. Leurs patience et sagesse durent un an déjà !
    …. Et ces chefs locaux ne sont point inquiétés et demeurent bien attachés à leurs fauteuils.

  35. attention une nouvelle affaire du darfour version algerienne est en train de se developper, si la societe civile et les partis d opposition ne reagissent pas a temps et ne mettent pas les autorites devant leurs responsabilites nous aurons une situation des plus compliques et a coup sur une ingerence etrangere avec peut etre meme une presence militaire ….

  36. Nous voilà avec le système FLN. Une organisation mafieuse ( et qui l’a toujours été y compris au tout début ! ) laquelle, a fait main basse sur les richesses d’un pays, écrasé totalement sa population qu’elle prétend avoir libéré et se maintient au pouvoir par toutes les astuces que l’on peut imaginer sans se mettre aucune limité. La pire de toutes ses bassesses c’est l’instrumentalisation des institutions de l’état comme la justice, l’école qui n’est désormais qu’une vulgaire « medrassa ulhaqienne » c’est à dire une simple fabrique de terroristes aptes à détruire, l’utilisation de la religion à des fins de propagande, et de domination ( les lois sur l’apostasie active …), l’instrumentalisation de la question linguistique qu’il a réussi, contre toute logique historique, à transformer en question ethnique ( Kabylie, Touareg, Mzab, ….), l’assassinat, le meurtre et surtout les crimes contre l’humanité, destruction massive de vie humaine dans l’impunité totale et ne venez pas me dire que ça a commencé avec Bentalha ! non bien avant même pas un certain juin 2001 en Kabylie, ou un certain octobre 1988 à Alger non ! le FLN a commencé ses élimination massives de population entière très tôt ! Mellouza et les 6 000 à 10 000 membres du MNA assassinés par le FLN en France et les 100 000 à 200 000 harkis assassinés entre Aout et septembre 62 et ne venez pas non plus me parler de harkis « traitres », la chanson on la connaît…., les harkis ne se sont jamais battu contre le pays ou leur peuple mais contre la Tyrannie du FLN.

    Il ne faut donc pas s’étonner aujourd’hui quand ce même pouvoir criminel rallume une « fitna » entre les Malékites « arabes » et les Ibadites berbères. Le système du FLN est capable de tout sacrifier pour se maintenir : détruire la population en la minant de l’interieur par tout ces problèmes cités, utiliser l’argent du pétrole pour payer ses chiens qui viennent abattre puis dévorer toute personne qui tenterait de leur résister, et donner quelques miettes à sa clientèle installé dans tout le pays qui vont continuer encore et encore à lui faire la promotion pour sa fameuse « révolution ». On ne va pas parler de Haraga ni même des centaines de milliers de léttrés qui prennent chaque année le chemin de l’exile vers …. La Fance que ces « valeureux combattants » du FLN avaient « chassé ».

    Les ibadites devraient demander leur autonomie, une large autonomie avec le partage des richesse d’une manière correcte, comme au Kurdistan car Hassi Rmel est sur leur terres ancestrales et combien en % de cette rente est investit sur place ……………rien 0, 000 %. Les « arabes » malékites ( parmis eux il y a d’ailleurs pas mal de ….. Kabyles ) instalés dans cette région devront respecter les lois du pays voté par un parlement régional Mzab et appliquées par un gouvernement régional. On verra alors la vallée du Mzab se développer à vue d’œil qu’il le fasse à la façon malékite Qatarienne ou ….Ibadite Omanienne …. C’est à eu de décider non pas à Zerhouni ou …. Said Saadi.

  37. A lire el Chouruk, je pense que l’Algérie est devenu un grand hopital psychiatrique. C’est une aliéniation mentale qui s’vit en Algérie et a ravi tous les esprits. Ce n’est pas la religion qui sauvera l’Algérie, mais au contraire, elle la fera sombrer à jamais pour préparer un pays tout frais à des enturbannés étrangers qui trouveront le fruits mûre.
    Les mozabite, à eux seuls sont une école de commerce, mieux que toutes les écoles d’excellences occidentale réunies. On a là un savoir faire que l’on ne peut trouver nulle part ailleurs. Au lieu d’en prendre de la graine, au lieu que le gouvernement aille chercher parmis les mozabites, les meilleurs têtes afin de former un college et concevoir un savoir faire commerciale afin que nos produits soient conçus et vendu, entrainant ainsi une génération de masse salariale, des entrées d’argent public et un avenir radieux au moins économiquement, non on s’en prend aux mozabites au lieu d’en faire un éléement de notre économie à sauver.
    Les guerre fratricides doivent cesser. Les mozabites sont de vrais algériens, et meme la mémoire la plus ancienne de l’Algérie et qui fait honneur à notre pays. Gaghdaïa, même les plus grand écrivains, les plus grand poete en parlent, la chantent. Colette, Lamartine et de grand poete qui sont des classiques. Pourquoi demolir le joyau de l’Algérie. Demolir le coeur de l’Algérie. Cela revient à vouloir tuer l’algérie au nom des histoire à dormir debout que sont ces mythologie des religions. La religion ne va pas donner à vos enfants à manger mais c’est votre perceverance et votre travail. Au lieu de copier la patience et le pragmatisme des mozabite, non, on les demolit. qu’allez vous faire avec toute cette haine, faire sombrer le pays qui sombre deja, faire entrer des forces internationale comme en Irak, pour connaitre le sort des irakiens. C’est peut être ce que vous souhaitez car c’est comme ça qu’Algaïda se retrouve en Irak, alors qu’elle n’avait pas droit de cité avant. Oui je pense que c’est ça. Vous allez faire entrer tous les fous d’Allah, du pakistan, les taliban et tout ces fous chez nous. Mais vous ne serez pas là pour les voir, car ils vont vous offrir un billet aller sans retour au paradis tout en vous faisant comprendre qu’ils vous rendent service.
    Quand, mais quand vous allez comprendre que vous vous faites arnaquer avec l’islamisme, mais arnaquer jusqu’au trognon. Quand allez vous avoir enfin un brin d’intelligence et un soupçon d’esprit d’analyse? Mais quand?

  38. Mme oussedik je vais vous repondre par deux mots ou bien vous ne connaissez rien sur l’histoire de la region ou bien on vous a mandaté afin de couvrir les agissement d’une tribu d’une vallé des septs vallé du m’zab et je vous laisse le soin dez decortiquer l’enigme

  39. Nous avons tout faux. Les probleme entre les ibadites et les mozabite n’a rien à voir avec les dogmes de l’islam ou autre. dans la région de Berriane, des gisement ont été mis à jour et les apparatchik du pouvoir veulent chasser les autochtones, sans indemnité ni aucun droit en les harcellant et en faisant entrer des élément extérieurs pour harceller les habitant de Berriane. Ces element, une fois leur mission acomplie, ils partent en toute discrétion. Les habitants de Berriane, Mozabite et isbadite doivent se dresser contre ce pouvoir qui veut partager des concession qui reviennent aux deux communauté pour les apparatchick du pouvoir. Alors habitant de Berriane, au lieu de vous entremeangez liez vous contre ces apparatchick qui veulent vous faire partir pour vous ravir votre terre et la vendre aux société internationale afin de tierer des millions de dollars par mois dans leur poche et faire de vous des clochards.

  40. Des policiers du cote des chaambas contre les mozabites chez eux et sans defense; cela s’appelle du fashisme! Et, vous criez a ce que justice soit faite au Liban, en iraq, en cisjordanie, et dans tous les pays arabo-phones. Le voile est soulevé tres haut et les vices de l’extremisme arabo-islamisme sont devoilés visibles comme le jour!

  41. je demande a ce qui nous gouverne de voire ce qui ce passe en algerie et ne pas regardé les malheures des palestinien ou autre country musulman, il faut nettoyer sa maison avant de faire celle du voisin, mais bien domage en na pas de gouvernement capable de prendre en main la situation.

  42. Beriane.
    C’est toute la communauté Ibadite qui est bléssée, insultée, agréssée et lésée.C’est un vrai probleme religieux.Dire la vérité comme cela: Les Ibadites considere leur rite dans la Souna qui compte pour eux Cinq rites.Les Maalikites (rejoins par le Chambaa) les considerent comme des Kharidjites.Je me rappelle que le Ministre Saoudien dans les annees 80 à refuser de prier un vendredi dans une Mosquée de Beni Isguen car un dignitaire Chamba lui a dit que c’st une mosquée Ibadite.L’Ibadism à donner l’Hyme National mais faut savoir que c’etait avec les vrais Moudjahidines avant 62 .Imaginez Monsieur Slimane Cheikh un grand Ministre de la République et digne fils de Moufdi Zakaria.
    Les Ibadites sont des algeriens comme moi et doivent vivre en paix;d’ailleurs ne sont ils pas notre fiereté aussi dans le s systemes commerciaux.De braves gens qui souffrent aujourd’hui de la complicités de certains commis de l’Etat et surtout d’un Mnistre de la Religion issu de Tiaret et suivez l’histoire de Tihert d’ou ont été chassés les Ibadites apres avoir refuser le Chiisme d’ALI(Le Quatrieme Khalif).que la paix soit en chacun et Dieu nous assite tous.
    Mohand Oulbachir.Bejaia

  43. Qui manipule les hordes primitives de Berriane? OT et ZB…Autrement dit, hamas et le FLN. Je sais de quoi
    je parle car, ces homos Algérianus là, je les ai trés bien
    connus pour les avoir fréquenter pendant presque une décenie. Je décelle
    leur pensées dans les recoins même les plus cachés de leur inconscient.Aucun
    journaliste n’a rapporté les véritables causes de cette injustice faite aux
    mozabite de Berriane et, bizarrement, uniquement ceux de Berriane! l’un
    parle de chômage, un autre d’une distriburion inéquitable de logements
    sociaux….il y en a même qui parlent d’émeutes. Peut-on qualifier d’émeutes
    une agression intercommunautaire? Le chômage, le logement social…sont-ils
    propres uniquement à Berriane? Personne n’a soulevé ce qui c’est réellement
    tramé dans les laboratoires du sieur OT. je ne les blâme pas car,
    pour cela, il faut que le rapporter soit habitant de la région ou y avoir
    vécu assez longtemps pour connaître les véritables faiseurs de la fitna.
    L’ibadisme, quoique ennemi existenciel des sunnites, est loin d’être, cette
    fois-ci, la cause du stunami du Kef hammouda. En faisant abstraction de la
    peur ou de l’incompétance, voici la question qu’un bon observateur doit se
    poser à propos des origines politiques de cette agression ethnique: Les
    mozabites ne vivent pas seulement à Berriane, ils sont aussi en grand
    nombre à Guerrara et dans les autres pentapoles de Ghardaia; et là où il y a
    un mozabite l’on trouvera, vivant sur ses pans, un arabe, des même aarchs
    que ceux de Berriane. mais alors pourquoi diable Berriane et seulement
    Berriane? et là, creusant en connaissance de cause la question, je reviens à OT!
    Lors de la visite de Bouteflika à Ghardaia,
    l’allocution de bienvenue et de soutien à la candidature de fakhamet el rais
    aux prochaines élections présidentielles a été confiée au
    Moudjahid OT, garant de la soumission éternelle de Berriane et, par
    ricochet, de toute la wilaya de Ghardaia, au chef du moment; et cette
    fois-ci, et pour la trisième fois consécutive, à bouteflika. Mais, une fois
    l’allocution exécutée dans les règles de l’art islamo-nationaliste, des
    personnes des coulisses présidentielles se sont rapprochées de lui, non pas
    pour le féliciter de son allégeance morbide acquise depuis 1962, non, mais
    pour lui signifer combien le président était déçu qu’il n’ait pas su garder
    et pérénisé le caractère flniste ou rndiste ou tout au moins hamassiste de
    la mairie de Berriane. Pris de panique devant les menaces à peine voilées de
    pertes de tous les avantages que son titre usurpateur de moudjahid lui
    permétait d’acquérir, il s’empresse de donner sa ôhda sur un ton de
    kassamen, en prenant même pour témoin Allah, que les choses vont changer, et
    très prochainement, à Berriane. chose promise, chose due. Et hadjadj
    Nasreddine est mis à la porte. Hamas, par le biais de ZB, excéllent dans
    l’art de l’opportunisme, presse lui aussi le pas en insistant, à sa façon,
    sur la fibre sunnite, dans l’espoir de tirer quelques dividendes en gagnant
    l’estime de Bouteflika. L’injustice de Berriane est une affaire d’Etat.
    Dépassant de très loin, en ampleur, cette petite bourgade du sud à peine
    connue. Le pouvoir de Zerhouni, Pressé par l’échéance et craignant l’effet boule de neige de
    l’emergence de la démocratie, le courage de dire non aux présidentielles dans les contrées même du désert, considérées jusque là comme le grenier le l’électorat sûr, a opté,
    lâchement et d’une façon criminnelle, à son etouffement dans l’oeuf.
    vraissemblable me diriez-vous. Certes, mais s’inspirant d’un vécu qui lui est bien réel.

  44. Étant arabe mais biensur un être humain comme tout le monde, je n’aime pas ce genre d’événements à n’importe époque de l’histoire de l’humanité, mais je sais bien qu’il faut être réaliste, et même les mauvaises choses ont des qualités! ( wa dhoulmou a7ssanou mina al fawdha الضلم أحسن من الفوضة), et que dans l’étude de l’histoire, on doit prendre la cause de la conséquence.
    Sans nous, et avec les mentalités qui règnent aujourd hui, sans doute notre Bled sera une version copier coller de l irak.

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