J’ose imaginer une Algérie où les nouvelles générations vivront confiantes et heureuses dans leur pays et où nous assisterons à un retour volontaire progressif des cadres expatriés. Je crois fermement que le peuple algérien a d’énormes ressources en lui-même et sera capable de réagir à l’instar d’autres peuples qui ont su conjuguer la modernité et son authenticité par un changement de type de gouvernance.
1.- En effet, la manne pétrolière a permis à l’Algérie d’effacer une énorme dette de consommation anarchique et d’engager des dépenses d’infrastructures jamais égalées. C’est un acquis pour le pays, il faut le reconnaitre. Mais ce modèle a atteint ses limites comme par le passé, devant se méfier de l’actuel programme d’industrialisation tous azimuts des années 1970 que certains voudraient remette en vogue. Le schéma directeur « des industries industrialisantes » des années 70 est mort, étant bien placé puisque ayant été directeur d’Etudes au Ministère de l’Industrie et de l’Energie entre 1974/1979.
Le schéma directeur de la production en substitution aux importations est frappé de désuétude, s’orientant vers un nouveau modèle de croissance mondial avec la quatrième révolution économique est irréversible entre 2017/2030. Il faut dorénavant miser sur l’investissement immatériel qui manque cruellement au pays. Et sans cet investissement, l’Algérie peut investir autant de milliards de dollars sans connaître de développement voire régresser.
Il s’agit de réunir les conditions pour attirer les meilleurs cadres de la nation pour transformer notre diplomatie, notre administration et notre économie en moteur du développement. La formation continue doit être généralisée à tous les niveaux et l’ordre de mérite devenir le levier de la promotion sociale. Les expériences historiques montrent clairement que les richesses naturelles n’ont pas d’effet direct sur le niveau de développement et que l’on construit une société développée d’abord sur les valeurs morales. L’Algérie doit impérativement recomposer ses valeurs et ses principes pour reconstruire une société moderne et ouverte à la culture et au développement économique, technique et social autour d’un projet de société qui donne espoir à une jeunesse désabusée. D’où l’importance d’une gouvernance centrale et locale rénovée fondé sur un système participatif et qui appelle aux compétences algériennes locales et celles établies à l’étranger. C’est ainsi que l’on donnera aux Algériens l’envie de construire ensemble leur pays et d’y vivre dignement et harmonieusement, de rétablir la confiance entre les citoyens et les institutions de la république, de préserver les libertés individuelles et consolider la cohésion sociale à laquelle je suis profondément attachée.
J’ose imaginer une Algérie où les nouvelles générations vivront confiantes et heureuses dans leur pays et où nous assisterons à un retour volontaire progressif des cadres expatriés. Pour cela, l’Algérie doit impérativement élaborer une stratégie d’adaptation avec réalisme qui sera l’œuvre des acteurs économiques, politiques et sociaux, tenant compte de la nouvelle transformation du monde, loin de l’ancienne vision bureaucratique, de croire que des lois et des nouvelles organisations déconnectés des réalités locales et internationales sont la solution miracle alors qu’il s’agit de s’attaquer au fonctionnement de la société.
2.– Le grand problème pour l’Algérie est de s’adapter au grand défi de la mondialisation afin de construire une économie hors hydrocarbures dans le cadre des valeurs internationales. Depuis des décennies tous les pouvoirs ont eu pour objectif l’après hydrocarbures. Après plus de 50 ans avec les dérivées 97% des recettes en devises proviennent toujours des hydrocarbures et ce, faute de vision stratégique d’adaptation au nouveau monde, du fait de rigidités culturelles et politiques des tenants de la rente. Ces derniers qui propagent un discours soit disant nationaliste, voient l’ennemi extérieur partout, discours populistes d’une autre époque, auquel aucun Algérien ne croit.
Or avec la forte consommation intérieure l’épuisement pour l’Algérie est dans moins de 10/15 ans, devant éviter de vivre éternellement sur l’illusion de la rente éternelle. D’où l’importance d’un nouveau modèle de consommation énergétique devant éviter l’erreur de fonder la stratégie sur un modèle de consommation énergétique linéaire. Or ces questions d’actualité sont souvent éludées dans les débats et les programmes politiques et je ne puis cacher ma grande inquiétude pour notre pays si nous n’entreprenons pas immédiatement des réformes structurelles permettant un ré-Engineering profond de l’Algérie durant les 10-15 prochaines années. Je suis convaincu que la bonne gouvernance devra accompagner les changements sans précipitation, en associant des Algériens de diverses sensibilités et compétences, y compris les non résidents.
L’Algérie sera sauvée par le génie des Algériens et tant qu’on n’adhérera pas à ce principe de base nous vivrons une errance économique et politique avec le risque d’un statu-quo qui risque de conduire droit le pays au FMI entre 2018/2019 avec l’épuisement inéluctable des réserves de change. Evitons tant la sinistrose que l’autosatisfaction. Tout pouvoir devra accepter les critiques productives, personne n’ayant le monopole du nationalisme, et donc être attentif aux propositions de toutes les composantes de la société.
L’Algérie dispose de compétences suffisantes en Algérie et à l’étranger pour s’en sortir à condition de développer une stratégie économique basée sur nos capacités propres, d’opérer les choix judicieux avec nos partenaires étrangers et enfin d’utiliser nos richesses pour un développement durable. Se mentir les uns les autres ou se cacher la réalité nous entraînera irrésistiblement vers d’autres épreuves tragiques qu’aucun algérien patriote ne souhaite. En économie le temps ne se rattrape jamais.
Toute Nation qui n’avance pas, en ce monde turbulent et instable en perpétuel mouvement recule et le temps presse pour redresser le bateau Algérie et l’éloigner de la zone de tempête que certains experts occidentaux lui prédisent. Pour cela, nous devons procéder sans complaisance à un examen très lucide de la situation et dresser le cas échéant un constat d’échec pour mieux réagir dans plusieurs segments de la vie économique et sociale tels: éducation-formation, santé, stratégie industrielle réaliste, modernisation de l’agriculture, culture financière des acteurs économiques, efficacité de l’administration, relance et croissance des entreprises, réduction des déséquilibres régionaux et inégalités sociales, formation civique et politique de la jeunesse et tant d’autres domaine. Je crois fermement que le peuple algérien a d’énormes ressources en lui-même et sera capable de réagir à l’instar d’autres peuples qui ont su conjuguer la modernité, l’émancipation par le travail et ce grâce à un changement radical de type de gouvernance.
Pr Abderrahmane Mebtoul




C'est réveil assez tardif … mais peut être pourriez vous nous expliquer pourquoi on en est là après avoir dépensé 800 milliards de dollars?
Connaissez vous la blague de l'autoroute? lisez http://phortail.org/blagues/internationales-1024.html
Un constat d'échec vous dites ?
Il coulera bien de l'eau sous les ponts avant que les gangsters au pouvoir reconnaissent non pas un échec mais leurs echecs dans tous les domainesd activité politico–economique , culturel et social.
Chiche citez moi un seul domaine qui fonctionne .
Vous le dites vous mêmes dans votre écrit, tout est à faire ou plutôt à refaire ,ce qui est plus difficle encore.Le fiasco est total .
je ne veux pas jouer à l' oiseau de mauvaise augure mais je sens que l'on ne se redressera pas tant qu'une constitution préparée dans un cinema continue à être tripotéet en focntion des sales désirs des nababs arabo-bathistes qui persistent à déclarer encore, aprés 55 ans d'indépendance, que l'algerie est un pays arabe. et pas Algérienne
L algerie a été Française pour 132 ans aprés presque 8 ans d'une guerre desastreuse Degaulle a cédé face au peuple algerien qui criait haut et fort ,au début des années 60, "Algerie algerienne" .A ce moment le FLN était a bout de souffle et l'ALN
(il ne faut pas avoir honte de le dire était hors de combat par épuisement .
Le GPRA a saisit cette belle aubainedu souelevement populaire massif et a pu internationaliser politiquement la colonisation de notre pays au sein des Nations Unies qui a condamné la France. Grace à ce soulevement massif du peuple dont la voix a transcendé la distance Alger new york .Le SOS a été.entendu.De Gaule qui au départ voulait aussi comme les colons une algerie Française a cédé et l'Algerie a eu son independance, Helas immédiatement après , le trio de conspirateurs assoiffés de pouvoir composé de (Ben bella Boumediene et Bouteflika aidés par abdel Nasser s'est appropiié la pays par la force et en a fait une neo colonie de France-Arabie.
Celà doit cesser l 'Algérie est algérienne non pas Arabe .
Il faut une asemblée constituante comme point de départ avant toute tentative de reconstruction , sinon nous construirons encore sur des sables mouvants.
Une auto- route qui a couté 30 fois plus que son prix normal et qui presente d'enormes defauts de contruction ne peut vraimment pas , mais pas du tout alors, etre considérée comme une réaiisation .De mêrme une mosquée qui a couté autant de milliards dans un pays qui n' a pas un seul hopital potable est une honte. Sidi abdallah ,Zeralda est le club des pins n'en parlons pas.
tOUT EST SINISTRE MONSIEUR MEBTOUL :
L'ECOLE ,LA SANTE, LES INSTITUTIONS JUDICIAIRES , PARLEMENTAIRES, FINANCIERES, RELIGIEUSES (MEME DIEU A ETE ROULE DANS LA FARINE PAR BOUTEF )
L'OPPOSITION, LES SYNDICATS TOUT ET TOUT.
TOUT EST A REFAIRE
PAS QUESTION D' ACCORDER DES CIRCONSTANCES ATTENUANTES A CES BANDITS DE GRANDS CHEMINS.iLS DOIVENT DEGUERPIR ,TOUS VITE ET LOIN, ET A VANT QUE LA COLERE DU PEUPLE NE FOUTE LE PAYS EN L'AIR
Voilà ce qu’on appelle de dialogue de sourds. Vous parlez au mur Monsieur Mebtoul. Malheureusement vous n’êtes pas éternel, mais par contre eux les tenants du pouvoir sont immortels y dine Arab.
Moi en personne je suis née 10 après l’indépendance, ils étaient déjà au pouvoir, il me reste quelques années pour prendre la retraite, bordel! Ils sont toujours au pouvoir au même poste. Ce n’est pas une petite erreur de planification ou de prise de décision, que vous essayez de corriger. C’est un vrai bordel qu’il faut détruire et reconstruire une vrais maison sur du solide.
55 ans d’indépendance bientôt 60 ans, avouez le! rien de positif n’est fait pour que l’Algérie émerge comme pays, nation ou civilisation. Peu importe qui analyse la situation, nous avons des portraits noirs.
Les économistes, les artistes, les politiciens, les médecins, les entrepreneurs, les gestionnaires de bien publique hôpitaux, écoles, universités, commerçants tous anonymes appellent au secours … Il y a seulement le cercle du pouvoir qui nous dit tout va bien AL-Hamdoulah.
Mon premier constat, c’est l’explosion démographique : En Algérie, c’est est un sérieux problème. Mais personne ne veut s’attaquer (un grand tabou).
2ieme la situation Géographique : un climat semis aride au nord et désertique au sud. Chaque jour on nous chante le contraire, un magnifique pays les montagnes, le désert, la mer,… vous le savez mieux que moi sans eau rien ne poussent ni agriculture ni industrie. Ce qui fait nous avons à travailler beaucoup la matière grise pour créer de la richesse avec les moyens et les ressources dont nous disposons. (Ça ne viendra pas du modèle Européen actuel.)
3ieme le système politique : le choix de la dictature n’aide pas l’émergence des nouvelles élites des nouvelles idées exactement le constat que vous faites nous sommes encore dans les années 70. Et puis les années 70 Algériennes pas aux normes internationales. Un autre grand tabou, il ne faut pas réfléchir, ni croire, ni penser, ni rêver. Il y a le Hamdoulah il faut le répéter toujours.
4ieme les fuites des cerveaux : là on touche au bobo, moi qui était naïf, je croyais que les gens fuyaient dans le sens de la lâcheté, ils ne voulaient pas servir leurs familles leurs proches leurs semblables. Mais quand on commencer à assassiner les Boussebci, Boukhabza, Boudiaf, Stambouli, Matoub Lounes les journalistes, les écrivains, les artistes, les acteurs,… là je commençais à comprendre que les gens fuyaient pour ne pas mourir. Et plus tard j’entendais des chercheurs qui travaillaient pour les intérêts occidentaux parlaient des raisons et comment ils se retrouvaient là. J’étais foudroyé l’Algérie a toujours payait trop fort pour les mettre hors état de nuire . Elle les a tout simplement chassé, tiens une bourse et dégages. Même s’il décide de revenir, non on lui rend la vie tellement dure au point de plier bagages et rester loin.
5ieme le cercle vicieux de la religion : Islam est religion d’état doit prendre congés, c’est de la pure hypocrisie, c’est un vrai mensonge, est un crime contre tout un peuple. C’est tout simplement insensé.
Conclusion : Voilà la raison de ma sympathie au MAK, c’est la seule alternative. C’est le seul discours sérieux, le seul système politique transparent avec des gens instruits intègres et qui ont des rêves, qui donnent espoir à leurs semblables. Et qui ont un projet de construction, de rassemblement et d’union.
Le boom industriel sous le règne de Boumediéne avec son mot d'ordre d'industrie industrialisante et de sous-traitance tous azimuts était une bonne chose à mon avis , d'ailleurs on y revient petit à petit sans le dire sous le slogan fumeux de intadj bladi , ce qu'il faut dire c'est qu'il y a eu après Boumediéne des dirigeants politiques terminators qui ont tout gâché en insufflant les gènes de la privatisation sauvage et livré le pays à la mondialisation économique néolibérale où de petits entrepreneurs sans grande expérience ni savoir-faire et des pharmaciens en herbe se retrouvent à la tête d'un empire capitaliste ou d'une banque privée détroussant les banques et les caisses publiques , les cas d'El khalifa et de Haddad sont édifiant à ce sujet . C'est permis de rêver mais il faut savoir qu'on ne peut plus continuer avec un système politique bourgeois et campradore , un système dévoyé qui est son propre fossoyeur . un système anti-national qui de par son son cynisme et ses errements politiques a sacrifié l'avenir des jeunes générations.
Un émir lucide a imaginé l'avenir de son pays : " Mon père voyageait à dos de chameau,moi je voyage en carrosse rutilant ,mon fils voyagera à dos de chameau !". Nos parents ont voyagé à dos d'âne,nous voyageons en automobiles et nos enfants voyageront à pied car les baudets ont été bouffés . Voilà, Pr,une amère imagination dont la lucidité est à l'opposé de la vôtre !