Ghaza : Radicalisation et choc des civilisations en point de mire

AGRESSION ISRAELIENNE CONTRE GHAZA

Par Abdelhak Bérerhi

Ancien Ministre

Secrétaire général du CCDR ( + )

La scène politique internationale, avec la sanglante agression israélienne contre le peuple palestinien à Ghaza, vit de graves moments, caractérisés par :

– Les atermoiements de plus en plus prononcés des grandes puissances occidentales sur le drame palestinien, après avoir fermé les yeux puis participé à l’occupation de l’Afghanistan, après avoir accepté l’invasion, l’occupation puis l’éclatement de l’Irak. Par une telle attitude, elles contribuent à attiser le feu de la poudrière du Proche-Orient débouchant sur une instabilité et un déséquilibre des plus dangereux pour la paix mondiale ; un déséquilibre au seul profit de l’état sioniste israélien de plus en plus belliqueux et hégémonique. Ce même état d’Israël qui s’est doté de l’arme nucléaire sans aucune entrave, ni de l’AIEA, encore moins des grandes puissances occidentales, USA en tête, USA dont on connaît l’intransigeance exprimée à l’égard de l’Irak (concrétisée par le chaos actuel de ce pays), de la Corée du Nord et de l’Iran menacé de sanctions et d’agression.

Mus par le seul intérêt énergétique, les USA ont bafoué toute éthique internationale, soutenant sans pudeur des régimes féodaux arabes, eux les chantres de la démocratie.

Le président Obama saura-t-il, pourra-t-il relever le défi en prenant à bras le corps le problème palestinien au début de son mandat et non pas à la fin comme l’ont fait ses prédécesseurs ? Les temps à venir nous le diront.

En fait, dans tout ce fatras explosif et dramatique que Bush a tissé et exacerbé, les grandes puissances et d’autres pays occidentaux se sont mis en rangs serrés sous la bannière des USA ; des états sous la tutelle du toujours gendarme du monde malgré la chute du mur de Berlin et l’avènement de l’Union Européenne. Un gendarme, longtemps la référence et le poumon économiques du monde, ébranlé tout récemment par le tsunami financier qu’il a élevé en son sein ; un krach financier dont les conséquences seront terribles pour les pays en développement et les pays pauvres.

– Une Union Européenne usant d’une sémantique équivoque, renvoyant dos à dos agressé et agresseur, une roquette équivalent pour elle à un F16 ou à un char, se contentant d’un simple appel à l’arrêt de la violence. Et pour comble, Israël est considéré comme l’agressé et le peuple palestinien comme l’agresseur. Entre temps, défiant toute la communauté internationale et refusant toute trêve humanitaire, Israël poursuit impunément ses bombardements criminels, fauchant des centaines de vies et détruisant les infrastructures d’un pays confiné à une dérisoire Bande. En attendant une possible invasion terrestre pour parachever son œuvre destructrice, invasion que Bush encourage, traitant HAMAS de terroriste, ignorant le terrorisme d’Etat Israélien. Une agression qui a été pratiquement annoncée par la ministre israélienne des affaires étrangères à partir du Caire. Et, comble de l’ironie, Israël pousse l’outrecuidance jusqu’à affirmer à Paris, le 1er janvier 2009 (Tzipi Livni), qu’il n’y a pas de problème humanitaire à Ghaza (alors que les ONG parlent de situation alarmante)et qu’Israël représente des valeurs du monde libre ! Il est bon de rappeler que la nouvelle présidence de l’Union Européenne, avait déjà affichée à la mi-décembre par le truchement de son Ministre des Affaires Étrangères, dans son programme, son soutien inconditionnel à Israël. La présidence sortante (la France) avait déjà consacré Israël comme un Etat privilégié de cette même union.

– Une Organisation des Nations Unies réduite pratiquement à une annexe exécutoire des USA leur servant de caution pour leurs agressions .Une organisation dont les multiples résolutions sur le problème palestinien sont toujours restées lettre morte. Souvenons nous comment fut créé l’état sioniste d’Israel au détriment de l’état palestinien, poussant une grande partie du peuple à l’exil ; une institution qui ferme les yeux (USA obligent) sur toutes les agressions d’Israël et sur la politique injuste et irréaliste des bantoustans.

– Il convient aussi d’évoquer la partialité traditionnelle des grands médias occidentaux. Certains d’entre eux ont poussé l’indécence en ouvrant longuement le journal télévisé sur la Saint Sylvestre dans toutes les capitales et leurs feux d’artifices, suivie d’images et d’un long commentaire sur l’incendie d’une discothèque à Bangkok. Une seule phrase fut ensuite consacrée à Ghaza, en montrant quelques camions transportant « l’aide humanitaire » ; alors que durant la nuit du 31 décembre les bombes israéliennes pleuvaient sur Ghaza la martyre. En dehors de quelques rares chaînes, . les images insoutenables de désolation sont peu nombreuses sur leurs écrans, et pour cause.

– Une Ligue arabe, appendice fantoche, confinée à des sommets pompeux et inefficaces ainsi qu’à des déclarations creuses, véritables rodomontades ridicules.

– Des dirigeants arabes, marionnettes préoccupées uniquement par leur maintien au pouvoir, brimant leurs peuples par la force et la répression, perpétuant des régimes dictatoriaux aux formes multiples, favorisant prébende et corruption ; des régimes aux pratiques antidémocratiques sur lesquels les puissances démocratiques, USA en tête, ferment les yeux et pour cause. Des dirigeants arabes qui, face à cette boucherie, se contentent d’envoyer des aides humanitaires, sans aucune déclaration officielle. Le rappel des ambassadeurs des pays arabes ayant des relations diplomatiques avec Israël, n’a même pas été envisagé ne serait ce que pour consultation, un « SMIG diplomatique » auquel ont recours beaucoup de pays dans des circonstances beaucoup moins graves. Ironie du moment, alors que les palestiniens continuent de mourir, les dirigeants arabes tergiversent sur « l’utilité » de convoquer un sommet des chefs d’états arabes ! Des dirigeants arabes qui empêchent leurs peuples d’exprimer leur soutient au peuple palestinien et leur rejet de l’humiliation. Ces mêmes pays arabes qui n’ont jamais été capables de consacrer un dollar par baril de leur immense pactole pour le peuple palestinien. Tous attendent, comme les puissances occidentales, que soit terminé le plan machiavélique et criminel d’Israël pour peut être réagir.

Fort heureusement, une éclaircie citoyenne, avec des mouvements associatifs, des marches et des rassemblements populaires qui manifestèrent dans de nombreuses capitales arabes et européennes contre l’agression barbare israélienne et le silence honteux et assourdissant des dirigeants arabes. La rue européenne, par le biais d’organisations citoyennes pour la paix, a réagi contre le blocus inhumain de Ghaza et contre les crimes de guerre d’Israël. Il convient aussi de souligner la dénonciation par la presse nationale algérienne de ce génocide, et l’indignation d’une bonne partie de la presse internationale sur ces attaques criminelles et leur but inavoué, ainsi que les appels pour une riposte citoyenne sur le Net. Devant le rouleau compresseur des intérêts, espoir certes fragile, mais réconfortant pour une justice réelle et une paix durable.

Les peuples arabes bouillonnent d’impatience et la rue gronde. La révolte est au bout du chemin de la souffrance, du mépris et de l’injustice. Le temps du Front de la résistance et de la fermeté est bien loin ; comme l’arme dissuasive du pétrole n’est plus qu’un lointain souvenir !

– En même temps, il faut rappeler l’intransigeance et le manque de réalisme politique de certains leaders arabes et palestiniens (Israël est une réalité comme l’est la nécessité d’un état palestinien aux frontières viables et sûres) Comme il faut rappeler aussi, l’extrémisme des orthodoxes et des ultras israéliens, partisans du « Grand Israël » et de la politique insensée des colonies de peuplements. Ces deux attitudes ne facilitent guère le difficile cheminement pour une solution réaliste, durable et pacifique. Ironie de l’histoire devant la déconvenue et la trahison des régimes arabes, on en arrive pratiquement à regretter les dispositions prévues par les Nations Unies créant à la fois l’Etat d’Israël et l’Etat palestinien dont la consistance et la continuité territoriale étaient plus viables que celles à laquelle on aspire actuellement. Réaliste, le Président défunt Bourguiba avait été voué aux gémonies pour avoir osé parler de négociations sur cette base. On sait comment, les différents régimes arabes qui se sont succédés, ont fait de la surenchère à des fins politiciennes et populistes pour se maintenir au pouvoir face à la rue revendicatrice de justice, de liberté et de démocratie. C’est à se demander si les régimes arabes n’ont pas peur de la naissance d’un Etat palestinien démocratique à « leurs frontières » !

Le concept « Israël à la mer », comme celui du « grand Israël » relèvent de l’utopie ; ni l’un ni l’autre ne sont la solution idoine à cet épineux problème qui constitue un défi majeur de ce 21ière siècle.

Il faut également souligner qu’Israël s’est enfoncé de plus en plus dans une radicalisation extrême, rejetant toutes les propositions de paix d’où qu’elles viennent ; Israël a sabordé les accords d’Oslo ainsi que l’offre de paix du sommet arabe de Riadh en Mars 2007 qui reprenait les propositions du principe Abdallah en 2002. Sans oublier qu’Israël n’a pas respecté ses engagements dans la trêve conclue avec HAMAS en maintenant le blocus de Ghaza.

Par leurs attitudes, tous ces pays, toutes ces organisations internationales se rendent implicitement complices de ces crimes et de ces injustices. Le cas le plus brûlant d’actualité est celui du peuple martyr palestinien, aux territoires occupés, concentré dans une enclave, véritable ghetto, soumis à un long blocus des plus inhumain et à un véritable holocauste par Israël. Mais plus grave, ils se rendent complices d’une radicalisation islamiste en marche ; comme ce fut le cas en Afghanistan où les USA furent à l’origine de l’érection du phénomène taliban pour contrer à l’époque, l’URSS, mouvement encouragé puis combattu après la chute du mur de Berlin et les attentats du 11 septembre 2001. Ou bien encore, l’émergence programmée en 1927 du mouvement des frères musulmans en Egypte pour faire avorter l’unité arabe en gestation, mouvement dont on connaît les répercussions néfastes dans les pays arabes (l’Algérie en paie encore un lourd tribut), et la terrible violence qui en résulta, atteignant ceux là mêmes qui jouèrent aux apprentis sorciers, en fermant les yeux sur la violence terroriste intégriste avant qu’elle ne les atteigne sur leur propre sol et dans leur propre chair. Il aura fallu qu’une cascade d’attentats terroristes s’abatte sur les pays occidentaux pour qu’ils prennent conscience du phénomène terroriste islamiste international, et mesurent pleinement son danger ; la plupart d’entre eux parlaient de « guerre civile » en Algérie, accordant l’asile aux dirigeants islamistes et une large tribune, soutenant implicitement le FIS et sa branche armée criminelle. Sans parler de la Somalie, du Soudan et d’autres pays africains ou asiatiques où la toile islamiste est en train de se tisser. Couronnement de cette spirale infernale, les régimes dictatoriaux et répressifs des pays arabes précipitent dans les mouvements islamistes des citoyens désemparés et désespéré ; mouvements utilisant la religion comme ciment et catalyseur de rassemblement. La nébuleuse islamiste terroriste El- Quaida y a trouvé un vivier fécond pour se déployer.

Dans un passé contemporain l’arrivée au pouvoir de Khomeini fut le résultat d’une politique de soutien aveugle à un régime despotique, soutien motivé par le seul intérêt géostratégique et énergétique. A cela, il convient d’ajouter que dans les pays occidentaux on assiste à un foisonnement de mouvements xénophobes, racistes et intolérants assimilant de façon primaire islam et islamisme, musulmans et islamistes ; on assiste également à une politique discriminatoire de l’immigration, le tout réunissant les ingrédients pour générer la radicalisation et la violence. Même l’Union Européenne, par ses tergiversations sur l’adhésion de la Turquie en son sein, contribue à alimenter les frustrations populaires et les réactions extrémistes. . La sombre phrase prononcée par Nixon « après le communisme il faudra combattre l’islam » n’est-elle pas en train de devenir réalité ?

Tout récemment, Israël par son attitude expansionniste et belliqueuse, a conforté un mouvement islamiste qui est sorti renforcé au Liban, au détriment des forces progressistes. Ce même Israël a encouragé la division du peuple palestinien avec l’avènement de HAMAS, parti islamiste qui fût élu démocratiquement mais qui affaiblit la cohésion du mouvement palestinien, avec l’exacerbation de luttes fratricides au seul profit d’Israël ; parti HAMAS qu’Israël veut aujourd’hui détruire aveuglément dans un bain de sang de civils, de femmes et d’enfants prétextant éliminer les foyers responsables des tirs de roquettes, avec en fait, en arrière fond, un enjeu électoral. Israël sait qu’un peuple palestinien uni finira par avoir gain de cause. La politique des manipulations, de la diversion, comme celle de la devise « diviser pour régner » sont toujours d’actualité ; ils servent de moyens d’affaiblissement, de division et de domination (ex: la guerre Iran Irak l’Iran-gate, l’invasion du Koweït par l’Irak … sont vivaces dans les mémoires).

Dans tout ce cycle de violence, l’aveuglement de tous ces pays, leur inhumanisme, leur égoïsme étroit poussent peu à peu les populations méprisées, opprimées et martyrisées dans les bras radicalistes qui restent finalement leur seul refuge. Les Hamas, les Hezbolah, les Djihad, les FIS ont de beaux jours devant eux dans les pays arabes et musulmans. Sans les balises républicaines constitutionnelles, la Turquie aurait basculé et sombré dans les affres de lendemains d’incertitude.

L’indifférence et le manque de vision prospective qui caractérisent tous ces pays, pour ne pas dire l’aveuglement et le dogmatisme (dans un autre registre, la crise financière mondiale et la politique encensée du libéralisme arrogant dans le carde d’une mondialisation débridée en sont une illustration) poussent à la révolte puis à l’extrémisme radical et violent. En fin de compte, la violence finit par engendrer la violence : le cycle infernal afghan, l’enfer irakien, le drame palestinien et, dans un autre contexte, la violence au Pakistan, les secousses religieuses en Inde et la situation au Cachemire, illustrent on ne peut mieux ce phénomène d’un troisième millénaire incertain. Par leur aveuglement, tous ces pays avec Israël, sont en train de semer non seulement les graines de la violence et du racisme, mais aussi de pousser à l’éclosion d’un ère de croisades des temps modernes (on se rappelle le vrai faux lapsus dans la bouche du président Bush en envahissant l’Afghanistan) voire même de réveiller les vieux démons d’un anti-sémitisme primaire de sinistre mémoire.

L’heure est assurément très alarmante. Avec la radicalisation islamiste et les mouvements xénophobes qui perlent ça et là, l’inacceptable « choc des civilisations » tant dénoncé et redouté se trouve activé. Il se trouve mis en orbite par le comportement irresponsable voire criminel de cette communauté internationale qui se prévaut d’humanisme, de démocratie, de liberté, d’égalité et de solidarité. Ce choc des civilisations, longtemps considéré comme chimérique risque de devenir une réalité avec des conséquences dramatiques. L’Union Pour la Méditerranée (notamment celle des peuples) n’est-t-elle pas déjà une entité mort-née ? Comment les chefs d’Etat la composant pourront-t-ils se regarder s’il leur reste un minimum de conscience d’humanisme ? Radicalisation islamiste, radicalisation xénophobe et anti-islamique, s’autoalimentant, ont été mises en marche !

Tous les ingrédients d’une déstabilisation mondiale (politique et économique) sont en train de se mettre en place, comme ont été réunies les conditions du déséquilibre climatique aux conséquences néfastes déjà perceptibles par une politique égoïste et aveugle du développement. Devant la menace d’une déflagration possible aux conséquences imprévisibles, l’ONU se trouve en demeure d’engager au plus vite une action diplomatique pour arrêter une escalade portant atteinte à la justice et à la paix mondiale.

Tous ces pays faux dévots de la démocratie, tous ces régimes arabes totalitaires et rétrogrades en seront responsables devant l’Histoire. L’Histoire les jugera, chacun à sa mesure, comme elle a jugé la traite des noirs, le colonialisme, le fascisme et le nazisme ; les uns par rapport à leur attitude inhumaine et dominatrice, les autres pour leur despotisme, leur vassalisation et leur couardise .

( + ) Comité des Citoyens pour la Défense de la République .

Alger le 1 Janvier 2009

13 commentaires

  1. Mais il sort d´ou celui-la encore? Il ose parler de pays arabes totalitaires! Lui qui a depensé toute son energie au clan, á batir cette dictature! Vous etiez a Rom legalement alors que des jeunes desoeuvrés tentent de fuir leur pays que vous avez ruiné.Barrez- vous une bonne fois pour toute!

  2. Mr Brerhi l’arme nucleaire est un machin dangereux qu’il ne faut surtout pas mettre entre les mains de n’importe qui, si vous voyez ce que je veux dire .A choisir je prefere est de loin qu’elle ne soit toleree que dans des pays "serieux" comme les USA, la France l’Inde et…Israel, de grandes democraties reflechies …Vulgariser ce joujou et l’etendre a des pays diriges par des fous et des illumines c’est mener l’humanite a sa perte.Vive l’algerie amazighe et mediterraneenne

  3. Toute cette introduction sur l’injustice infligée aux palestiniens n’est que poudre aux yeux. L’objectif de cet article est d’attaquer l’islam comme pilier de l’identité des peuples musulmans. L’induction logique de l’auteur: islamiste implique islam, islamiste implique terrorisme, donc islam implique terrorisme. C’est l’idée principale de sa dissertation.

  4. Bonne analyse qui pose des problèmes de fond qui méritent qu’on y réfléchisse. Une remarque fraternelle à Observateur qui a dressé un faux syllogisme. L’article dénonce au contraire ceux qui confondent islam et islamisme et musulman et islamiste ce qui est une réalité dans la confusion chez les Occidentaux.

  5. MR. BRERHI IL FAUR RECONNAITRE QUAND MEME QU’ISRAEL EST UNE TACHE BLANCHE (DEMOCRATIE) QU’EN LE VEILLE OU NON AU MILIEU DE PAYS DIRIGES PAR DES DICTATEURS SENILES QUI ECRASENT LEURS PEUPLES.

  6. Je crois avoir tout compris maintenant, quand les islamistes terroristes massacrent des Arabes, la communauté internationale ferme les yeux mais quand ces mêmes terroristes s’attaquent aux non-arabes, là tout l’occident se met en guerre contre les terroristes. MOI JE PROPOSE D’ELIMINER LES TERRORISTES ISLAMISTES PARTOUT. QU’ILS SOIENT AU MACQUIS, AU POUVOIR OU AILLEURS ET CE DANS LE MONDE ENTIER.

  7. Monsieur le ministre j’ai toujours eu beaucoup de respect et d’admiration pour votre personne.J’ai toujours votre signature sur mon diplôme de licence en sciences. Vous venez de faire une analyse trés claire et impartiale du problème palestinien. J’aimerai poser une question: Pourquoi est ce que des personnes comme vous ne sont pas à la tête des pays arabes à la place de ces marionnettes dont la compétence laisse à désirer?
    Salutations à vous Monsieur le ministre!

  8. Le nombre de morts sur les routes Algériennes est plus important (même proportionnellement) que les massacres de GAZA par Israël.
    Sauf que cette fois, c’est du gouvernement Algérien dont il s’agit !
    On a mis en place un système qui favorisait l’acquisition de voitures personnelles aux Algériens mais ils doivent rouler sur des routes qui ne sont plus aux normes internationales, sans compter la formation que ceux-ci ont reçue.
    Vous allez me dire que je suis hors sujet? Soit.
    Je veux juste dénoncer un génocide en Algérie sous BOUTESRIKA : Les accidents de la route.
    GUEZ GUET !

  9. Monsieur Brerhi…Le ton est au manichéisme.Tout le monde s’accorde pour entonner le refrain lancinant de la duplcité de l’Occident.Même les petits fours de l’investiture d’Obama entrent de le decompte de la forfaiture générale.Bien sûr, nous qui nous sommes faits champions de la cause des damnés, oublions allegrement qu’au moment de nos epanchements géostrategiques, trois millions de Darfouriens se font hachés menus par les farouches guerriers djandjawid.Nous ne savons pas crier dans ce cas au génocide.Nous lorgnons de ce côté avec tout juste assez d’humanisme pour souhaiter à ces milliers de petits enfants abandonnés des dieux une sepulture decente.Nos barbaries sont acceptables, semble t on nous dire …Rien à voir dira t on.
    Pourtant…S’il est question d’humanisme je ne vois pas pourquoi on l’aurait de manière selective et je ne vois pas pourquoi on le conditionnerait à une opinion regnante.Le texte de Brerhi porte à croire que puisque l’occident soutient une "mauvaise cause" nous sommes dans l’obligation de faire…la même chose.Le Hamas si nos souvenirs sont bons soutenait sans sourciller les Gspc et autres moudjahidines du cru!Brerhi était (je conjugue bien)parmi les pourfendeurs de l’islamisme.On a la nette impression qu’à partir du moment ou il y a Israel en face, tout ce que l’on dit n’est plus valable!! La petite astuce pour faire passer la pilule est d’axer le discours sur la disproportion des forces entre l’Etat Hamas(Gaza a ses propres institutions)et l’Etat d’Israel.En somme on en vient à reprocher aux israeliens l’usage" excessif "de la force, en d’autre termes nous interpellons leur humanisme tout en defendant qu’ils en sont totalement dénués!Par contre, il se trouve très peu de gens pour dire avec Abbas que la sagesse(les islamistes n’en ont pas) aurait commandé à plus de modération si on a un tant soit peu le souci des vies civiles!
    On oublie de preciser qu’à Gaza, les barbus ont mis la société au pas islamiste à coups de gourdins:Il y a des Terreurs.Et la dernière en date est largement due au Hamas.
    A supposer que l’Occident soit bien ce que l’on veut nous décrire, le sens des responsabilités auraient voulu que, precisement à cause de cela, on ne s’aventurat pas dans un conflit dont les enfants rsiquent de faire les frais.La probité intellectuelle aurait voulu que l’exces de violence d’Israel soit mise au même pied d’égalité que la stupidité du régime théocratique de gaza.A moins que les solidarités ethniques et religieuses aient pris le pas sur l’identité moderniste dont nous nous faisons les parangons.Quand nous remettons au gout du jour le slogan "qu’ils aient tords ou raison" on prend le risque de se mesurer à ceux qui ont les moyens de se donner raison.
    Quoique l’on dise partout ou sont passés les islamistes, il y a un beau merdier…

  10. il est clair que l armée israelienne s’est mise dans une position tres difficile, il est quasi certain qu elle va subir une cuissante defaite et perdra beaucoup de ses hommes dans la bataille ou hamas est archi favorite

  11. Monsieur le Ministre,
    J’ai lu plusieurs fois avec attention et un grand interet votre contribution dans Le Matin. Permettez moi de saluer votre perspicacité, votre objectivité et votre humanisme.Je me permets de me joindre a votre réflexion en remettant sur le tapis un concept que le gouvernement israélien brandit a tour de bras, une sorte d’épouvantail agité pour culpabiliser la Terre entiere. Israel, j’irai jusqu’a dire, en me risquant a etre taxé d’anti sémite, TOUT le PEUPLE JUIF s’est enfermé dans une logique qui le retient prisonnier et dans lequel il se complait assurement. En effet, et cela n’est pas un secret, le role de victime interprété par les juifs depuis la nuit des temps révele la véritable nature d’un peuple qui A CHOISI D’ETRE CE QU’IL EST, le peuple elu! Cela, au lieu de l’honorer, représente un poids difficile a supporter. Etre Juif c’est etre différent; ne pas (se mélanger); refuser toute ingérence, ; se replier sur soi; s’enfermer dans une réalité virtuelle; croire que l’on est supérieur car on se sent inférieur; accepter un sort imposé par l’Histoire; s’isoler dans un ghetto, ici ou ailleurs, hier et encore aujourd’hui. Si on y regarde de plus prs, le mur qu’érige Israel, au dela des raisons sécuritaires invoquées, ne sert a rien d’autre qu’a construire la limite exigée par la LOI. Israel DOIT impérativement marquer son territoire afin d’etre en conformité avec les prescriptions divines. Soit!Ainsi soit il! Amen! Amin! Ce role de victime, les Palestiniens doivent éviter de le jouer. Et ils le font! Ils se battent, a coups de pierres, de bazzoka, de missiles fabriqués dans des caves. Ils perturbent la quiétude fragile du gouvernement israélien pour qui il est nécesaire d’entretenir un ennemi, cet ennemi irréductible.Un soldat enlevé, une bombinette tirée depuis Ghaza ou le Liban, et c’est le déferlement de bombes et l’envahissement du terrain. La religion a bon dos et il faut se garder de confondre les juifs et leur gouvernement. Pour mémoire on pourra évoquer cette rencontre de juifs orthodoxes avec Yasser Arafat. Une question revient de maniere lancinante: qu’est ce qui pousse Israel a attaquer sans cesse, a détruire le Liban comme en 2006, apres avoir encouragé les milices phalagistes a commettre l’odieux carnage de Sabra et Chatila en 1982? Voyez le film, terrible de l’israelien ARI FOLMAN, Valse avec Bachir, qui accuse de maniere ambigue l’armée Israélienne commandée par Ariel Sharon d’avoir supervisé un génocide. J’entends encore le cri de cette femme hurlant son désespoir dans le charnier de Sabra et Chatila: OU SONT LES ARABES? No comment! La radicalisation islamiste que vous vous évoquez, Monsieur le Ministre, est proportionnelle a celle déployée par le gouvernement d’israel. Peut on en vouloir au HAMAS de se dresser contre l’arrogante et destructrice attitude non pas d’un peuple mais d’un gouvernement qui a bati sa légitimité par la force et qui tente de se présenter aux yeux du monde revetu de l’aura démocratique. Tous les chefs qui ont dirigé Israel ont DU faire la guerre. Il en allait de leur survie purement égoiste. On peut constater avec une certaine fatalité, que ce sont les militaires les plus redoutables qui ont accepté de négocier avec les Palestiniens. Les autres, tous les autres devaient, voulaient, avoir du sang sur les mains. Ce sang, celui des Palestiniens principalement qu’ils font couler afin de guérir leur propre blessure. Souvenez vous du BOUC EMISSAIRE de la Bible envoyé, expulsé, dans le désert maculé du sang des (impies) pour se libérer des péchés commis. Nous sommes dans une réflexion, une dialectique qui releve de la psychanalyse dont FREUD, un juif fut le pere. Un juif qui n’a pas hésité a s’attaquer aux concepts fondateurs du judaisme. Cela ne lui a pas été pardonné. Et ne le sera jamais. Meme le jour du GRAND PARDON!si cher aux juifs. Ce que je retiens de ce conflit ce n’est pas l’attitude rétrograde des gouvernements arabes faux dévots de la démocratie comme vous le soulignez. Ce n’est pas non plus la vindicte et l’opprobre jetées sur Israel, sur le comportement des gouvernements totalitaires dont on ne pouvait rien attendre d’autre. C’est surtout la volonté farouche des Palestiniens qui ont le courage de se battre sans rien attendre de personne, ni des hommes ni de Dieu et qui refusent de s’enfermer dans le piege tendu dont s’est emparé Israel, celui de la victime. Il n’y a de victime QUE DE SOI. Cela les Palestiniens l’ont parfaitement compris. Ils nous donnent depuis longtemps l’exemple du courage. Respect donc pour ces Hommes, ces Femmes, ces Enfants qui esperent dans la douleur sans attendre que l’Histoire juge des bourreaux qui ont peur de leur propre ombre. Vous disiez, Monsieur le Ministre, … Israel… a conforté un mouvement islamiste. Je ne le pense pas. Par contre Israel s’est enfermé a triple tour dans sa logique.Est elle absurde?Peut etre! Nous y risquer serait réduire le combat des Palestiniens a une guerre de religion. Dans cette région du monde qui a vu naitre tant de prophetes, l’Histoire ne cesse de s’écrire. A nous de la déchiffrer. cordialement.elMenfi* 2009

  12. J’au lu et relu avec attention le papier de monsieur Bererhi, et je pense qu’il a bien analysé la situation au Moyen-Orient et a situé surtout la responsabilité des pays comme les USA, Israël et même les états Arabes. La non application de la résolution 242 du conseil de sécurité du 22 novembre 1967, résolution que monsieur Bererhi a omis de signaler exigeait d’Israël de se retirer des territoires occupés lors de la guerre des 6 jours de juin 1967. Elle demandait également la reconnaissance de l’intégrité territoriale et de l’indépendance politique de chaque état de la région et de leur droit de vivre en paix à l’intérieur de frontières sures et reconnues. Dans les faits cela voulait dire que pour qu’il y est un état palestinien il fallait reconnaître l’état d’Israël. A l’époque en Algérie les seuls à demander l’application de cette résolution étaient l’Union Nationale des Etudiants Algériens (UNEA), qui n’a rien à voir avec celle d’aujourd’hui et le Parti d’Avant-Garde Socialiste (PAGS). Le pouvoir de l’époque, qui en fait est toujours le même, puisque le ministre des affaires étrangères n’était autre que l’actuel président (Abdelaziz Bouteflika), poursuivait cette organisation estudiantine et ce parti d’avant-garde pour traîtrise de la cause Arabe. Aujourd’hui les régimes Arabes anti-démocratiques ne peuvent ou ne veulent plus rien exiger. Néanmoins cette résolution est toujours d’actualité, elle devrait être appliquée dans son intégralité. Deux Etats vivraient en paix, cote à cote, Israël et la Palestine, qui sera composée des territoires occupés en 1967 exceptés ceux de l’Egypte et de la Syrie. Je ne reviendrai pas sur l’excellente analyse faite par monsieur Bererhi sur les régimes Arabes, cela ne serait que de la redondance. La responsabilité de ces derniers dans la résurgence de la mouvance islamiste est là pour le démontrer. La seule remarque que je ferai, c’est que les balises républicaines constitutionnelles que la Turquie a adoptées sont purement et simplement un article dans la constitution qui stipule que l’Etat Turque est laïc. C’est la raison pour laquelle que avec un parti islamiste au pouvoir, majoritaire à l’assemblée nationale et même avec un président islamiste, ces derniers n’ont pu installer un Etat islamique en Turquie.
    Moulay (MDSL).

  13. Monsieur Brerhi, je suis étonné de lire que vous assimilez le Hizbollah et le Hamas à des bras radicalistes et par conséquent vous soutenez la terminologie sioniste. A mon avis c’est un dossier que vous méconnaissez entièrement, moi à votre place je ne tiendrai pas de tels propos et je m’interrogerai plutot sur votre politique d’algérianisation des cadres enseignants dans les années 80 de l’université algérienne et les dégâts que ca a causé ce qui a fertilisé le terrain à nos extrémistes qui ont en profité. Autre chose vous faites l’éloge du modéré Président Bourguiba et de sa ligne politique peut-être ? Mais il faut regarder les résultats jusqu’à présent depuis Oslo "Rien, niet " Donc s.v.p dirigeants et ministres arabes tout ce qu’on vous demande si pas de résultats alors changez de métier.

Les commentaires sont fermés.