Abdeslam Bouchouareb se paye Total et la tête d'Ali Haddad !

L’esclandre a eu lieu à Oran pendant la visite d’Abdeslam Bouchouareb, l’insubmersible ministre de l’Industrie et des Mines.

Abdeslam Bouchouareb se fend d’une déclaration de guerre contre la société française Total dont le lancement de l’usine des huiles à Betioua (Oran) accuse du retard. Le ministre a refusé d’entendre les arguments avancés. Cette usine qui s’etend sur 3,5 ha pour un budget de lancement de 20 millions d’euros accuse en effet des lenteurs dans les travaux. Son ouverture était prévue pour le deuxième semestre 2017, mais selon El Khabar, tout semble remis en cause. Les justificatifs avancés par la multinationale française ne tiennent pas la route. « Elle veut retarder au maximum l’ouverture de cette usine parce que Total a un plus grand bénéfice dans l’exportation des huiles pour voitures vers l’Algérie », estime le journal.

Total exporte de son usine installée dans les Emirats arabes vers l’Algérie des huiles sans taxes douanières, souligne le quotidien arabophone puisque l’Algérie a des accords de partenariat privilégié avec certains pays arabes. Il est aussi relevé des divergences au sein du gouvernement sur le traitement avec Total sachant que Sonatrach a signé en décembre dernier avec cette multinationale un important contrat sur une usine pétrochimique. Faut-il comprendre par là que le ministre en veut aux Français par patriotisme ? Ou simplement, il pourrait y avoir là, une occasion de règlement de comptes que les citoyens ne sont pas censés connaître ? Il y a toutefois une évidence : tant que l’usine n’a pas lancé sa production, c’est l’Algérie qui paye les importations à prix d’or.

Ali Haddad en a pris pour son matricule également, selon El Khabar. Le ministre a aussi critiqué le retard accusé dans la construction du complexe de tubes dont le patron n’est que le président du FCE. L’enveloppe de ce projet d’usine est de 21 milliards de dinars dont 72% du capital est détenu par les banques et 30% par le groupe qui appartient à l’homme d’affaires Ali Haddad.

Tout aussi proches du clan au pouvoir, il faut rappeler que les relations entre les deux hommes sont particulièrement difficiles. Rappelons-nous que pendant le forum africain des affaires, organisé par Ali Haddad, Abdeslam Bouchouareb a assuré le service minimum et a même boudé l’essentiel des travaux.

Yacine K.

Un commentaire

  1. C'est absolument pitoyable et consternant pour les patrons algériens de se faire représenter par un individu pareil. Ni prestance, ni charisme, ni éloquence de langage et encore moins d'intelligence.
    A le voir babiller dans un galimatias incompréhensible à l'accent imprégné de niaiserie on saisit bien les raisons du flop du récent Forum africain d'investissements, aucun pays au monde ne peut prendre l'Algérie au sérieux avec ce type de représentants.

    Pour faire un comparatif avec les représentants du patronat français; c'est un peu notre :
    François Périgot, patron d'Unilever-France ou Jean Gandois, le PDG de Pechiney ou Laurence Parisot, Directrice générale de l'institut Louis Harris-France, ça me laisse sans voix.

    On dirait que personne ne veut de bien pour notre pays.
    C'est vrai qu'on dit que la plus belle femme du monde ne peut donner que ce qu'elle a !

Les commentaires sont fermés.