A l'occasion du concerts anniversaire pour les 50 ans de carrière de Lounis Ait Menguellet le dimanche 15 janvier 2017 sur la mythique scène du Zénith- Paris, Berbère Télévision vous propose le samedi 17 décembre à 20h30 une émission avec le grand poète. Nous offrons à nos lectures un condensé de cet échange savoureux entre l'immense Lounis Aït Menguellet et Kamel Tarwiht. L'émission sera diffusée samedi soir sur BRTV.
On le dit taiseux, silencieux, souvent d’une parole intériorisée, mais on découvre un artiste disposé à se confier. A dire son passé, ses oeuvres. Avec des mots toujours soigneusement pesés. Prudent. Tout au long de 1h 40 Lounis Aït Menguellet s’est prêté de bonne grâce aux questions de Kamel Tarouiht.
Le chanteur a commencé à jouer sur une guitare que son frère avait achetée, se souvient-il. Il venait de sortir de l’adolescence. Lounis a appris à composer en répétant les chansons de Taleb Rabah. « Ma trud ula nek akter » est la première chanson composée par l’artiste, c’était en 1966. « Je ne l’ai pas composée pour la chanter en public, je l’ai faite parce que je ressentais ce que je mettais dedans. »
Aït Menguellet est revenu sur ses débuts dans une émission de la chaîne II qu’animait Cherif Kheddam. C’était 1967. Il y a alors chanté une des chansons de Taleb Rabah. En 1969, il a enregistré son premier 45 T à Oran chez Yahia Lhadi. Etrangement le producteur décide de mettre sur le disque le nom Lounis El Hasnaoui. Quand Kamel Tarouih pose la question, Lounis Aït Menguellet concède : « J’ai été énervé par cette affaire à l’époque ». Après les protestations du chanteur, le producteur a finalement retiré les premiers disques pour remettre ceux portant le nom du chanteur.
Lounis Aït Menguellet a confié qu’il a appartenu, un temps, à un groupe de musique à la fin des années 1960 avant d’entamer une carrière en solo. « C’est avec le groupe Imazighen que nous avons créé avec des amis que je suis monté pour la première fois sur scène, se souvient Aït Menguellet. C’était à l’occasion d’une grande fête à Tigzirt ». A l’occasion, le poète a rappelé le courage du maire de cette ville côtière qui avait diffusé Slimane Azem avec des hauts parleurs.
Le chanteur s’est rappelé les années de plomb, sous la dictature de Houari Boumediene où tout ce qui était identité amazighe était passible de prison. Il en garde quelques souvenirs marquants : « C’était une époque que nous étions comme épiés, surveillés quand on parlait en kabyle. Un sentiment de révolte est né en nous de cette situation ». Kamel Tarouiht rebondit pour l’interroger sur l’engagement de sa famille. « ll y a eu M’barek Aït Menguellet, un politique, ensuite Abdellah, son frère, c’était un baroudeur mort au maquis et mon oncle Amara, l’un des fondateurs de l’ENA ». Pas moins, puis Aït Menguellet ajoute : « Le militantisme était ancré dans notre famille, mon frère a été arrêté en 1957 à l’âge de 17 ans à Oran pour « acte terroriste », il a été condamné à la perpétuité, la peine a été ensuité communée à 20 ans de prison. Il est sorti de prison en 1962″. Sans vouloir tirer la couverture vers les siens, il tempère : « Mais ce n’est pas propre à notre famille, tous les Kabyles sont ainsi, chaque Kabyle a un côté militant ».
La guerre de libération et celles qui ont suivi ont marqué le chanteur. « La guerre nous a enlevé notre enfance. Pourtant nous avons les mêmes besoins que tous les enfants du monde. On avait besoin de l’amour, et ce sont les poésies d’amour qui me sont venues à l’esprit… »
Quand l’animateur lui pose la question sur le rapport de ses chansons à la réalité, le poète explique avec le sourire complice : « Il y a ce que j’ai vécu, ce que j’ai ressenti, j’ai rêvé mais aussi ce que je souhaite qu’il advienne… »
Si Lhafidh et Slimane Azem
Deux hommes ont marqué le poète Yaha Abdelhafidh et Slimane Azem. « Ma rencontre avec Si Lhafidh n’était pas anodine, puisqu’il s’intéressait à ceux qui arrivaient pour les aider. Il y avait avec lui Ramdane Sadi. A l’époque, Si Lhafidh c’était lui le FFS », raconte Aït Menguellet. « Tu ne peux avoir un différent avec Si Lhafidh ». Et l’intervieweur d’interroger sur « Ayagu ». « Le thème c’est l’exilé, et le premier auquel j’ai pensé c’est Si Lhafidh, … personne ne pouvait venir avant lui. » Quant à Slimane Azem, il est confie : « je le pensais pour un légende vivante mais quand je l’ai vu j’ai découvert un homme simple mais immense ».
Dans cet entretien au long cours, Lounis Aït Menguellet est revenu sur ses nombreuses rencontres sur « Ne méprisez jamais personne, vous pouvez même apprendre auprès d’un enfant » conseille-t-il.
Sur le processus de création, le poète avoue qu’il lui arrive d’écrire une chanson en une demi-heure ! « Mais le processus de maturation dans mon subconscient peut durer parfois longtemps », avertit-il. Le poète qui reconnaît ne pouvoir expliquer ses états de création. « J’ai essayé de la comprendre, sans succès ». Puis il ajoute qu’en poésie, il faut « laisser mûrir les choses sans les forcer ». Pour lui, l’inspiration ne se commande pas, mais elle faut la vivre pleinement.
Pour les 50 ans de sa carrière, Lounis Aït Menguellet ne veut pas se précipiter et se refuse à sortir un album dans la préparation. « A supposer que j’ai des chansons disponibles, je ne peux finir un album en si peu de temps… ». Pour autant il ne ferme pas la porte aux surprises le 15 janvier au Zénith.
La rédaction
A suivre tout l’entretien de Lounis Aït Menguellet sur Berbère Télévision samedi à 20h30




Il assume ??? Vraiment tout ? Et quoi au juste ?
Cela sonne kamim comme un aveu de culpabilité !
Aie ! Je viens de recevoir une volée de bois vert sur le qamum de la part de tout le clergé kabichou et de ses hagiographes qui l’ont proposé à la béatification.
Je retire ce que j’allais dire quand j’insinuais qu’affirmer « j’assume tout » ça eût voulu dire : je plaide coupable.
Cet homme que je considérais comme un chêne … non, comme un roseau …. Heueu non : comme kalitous : Cet ara… zut ! Cet arbre qui fait de l’ombre très loin. Si j’éclairais encore comme quand j’ai eu vinta je dirais : comme le mec et hebète lefhama, qu’il n’y a pas que de l’humilité chez cet homme. Quand j’imagine toute la condescendance à laquelle il s’est plié. Non pas plié, on va dire: qu’il a consenti, pour rendre visite à Slimane 3azem. Comme Lagardère qui a été tancer la montagne qui ne voulait pas venir à lui, l’insolente !
Alla khati, ce n’est pas du masochisme, a Kichi. Il n’aurait kamim pas ouvert la porte de son placard ici au matin où il sait qu’il n’a pas que des amis. 3lakoulihal, c’est par le chemin du purgatoire qu’on va au paradis.
PS. Ce n’est que lorsque j’ai appuyé sur le bouton " soumettre" que je me suis aperçu que l’interviewe c’est à BRTV qu’il l’avait donnée mais pas au Matin.Dz. Courageux mais pas téméraire. Pardon Ya le Matin de vous avoir offensé. Même si ça ressemble kamim à de la délation. Surtout que vous saviez que je ne pouvais pas me retenir.
ce n’est pas ainsi que vous auriez titré : Lounis Aït Menguellet sur BRTV : "J'assume tout mon parcours". Mais : Lounis Aït Menguellet( sur BRTV) : "J'assume tout mon parcours", sic.
Ce n’est pas gentil de me faire dire du mal, De Menguelet !
Un concourt de circonstance m’a placé depuis février 2006 au cœur des évènements de mon pays, mieux que cela, il m’a fait traverser le temps depuis, pratiquement, en étant à la première loge. Le ‘hasard’ m’a fait voir, le ‘hasard’ m’a fait savoir au prix de souffrances affligées à ma petite famille, mais je ne regrette rien. On m’a conseillé de faire allégeance pour voir mon projet économique qui intéresse en premier lieu mon pays aboutir, je réponds toujours que je ne fais allégeance qu’à celui qui est dans la justesse de la vérité, celui qui éclaire la voie de la vie.
Il y a ce qui arrive et qu’on voit, ce qui arrive que l’on ne voit pas et enfin ce qu’on croit voir mais qui n’arrive pas dans les faits. Celui qui arrive à interpréter correctement ce qui est en train de se produire à des chances d’appréhender -en grandes lignes du moins- ce qui s’est passé et ce qui pourrait se passer, il parcourra le labyrinthe du temps dans tous les sens.
L’Algérie est ce rêve d’un joyau unique au monde qui a fasciné tous ceux qui l’on colonisé, qui l’on convoité.
Les évènements qui arrivent démontrent l’unicité intrinsèque de deux destins : de celui de l’Algérie et de l’Afrique.
Voilà venue le temps de la dé-néocolonisation et le pouvoir de l’argent, qui avait remplacé la colonisation par son 'néo' tente le forcing pour une supracolonisation, comme quoi, le destin du monde va se jouer en Afrique alors que tout se joue en ces moments en Algérie… est déjà une bataille cruciale de perdue.
S’il n’y aurait pas un remaniement d’ampleur dans les jours à venir, il nous serait techniquement impossible de nous compter parmi les nouveaux pays du XXIème siècle. On pourrait dire que nous avons un sérieux problème de gouvernance.
L’ALN à bien libéré l’Algérie, l’Algérie à le devoir de libérer l’Afrique, par le seul savoir-faire Algérien. ck
Pas un mot sur Sellal. Ni sur l'ONDA, ni sur Bouteflika, ni sur ce qu'il pense des Kabyles qui ne l'aiment pas. Dommage ! J'ai hâte d'allumer la TV. Normalement, Kamal Tarwiht ne brosse pas dans le sens du poil. Enfin, on verra demain …
Il n'assume que de l'auto congratulation , ce qui révolte a été superbement occulté !
Yakhi il a dit « j’assume ». Sa suffisance n’en fait qu’à sa tête ! A propos de Boutef qui le gratifiait du qualificatif "Mon ami Aït Menguelet" il a traité tout ses détracteurs « d’A3lilouch ».
Quand on a mérité l’amitié de Boutef, quand on est kabychou, on a les moyens d’assumer !