Par Djamal Benmerad
J’ai titré ainsi mon article par pure coquetterie intellectuelle et non par respect à la vérité historique, car Henri Alleg n’est ni tout à fait Algérien ni tout à fait Français : il est internationaliste, bien que nous, Algériens, ayons tendance à nous l’approprier.
Il m’échoit ainsi deux tâches en une. La première tâche, ingrate celle-là, vise à présenter Harry Salem, plus connu sous son nom de guerre d’Henri Alleg, à une partie des lecteurs déjà convaincus et connaisseurs de ce dernier, tant la valeur de cet homme a fait le tour des cinq continents.
La seconde tâche consiste en le redoutable privilège de faire connaître Henri Alleg à cette autre partie du public qu’est la jeunesse et qui, peut-être connaît imparfaitement cet homme. Je le ferai donc en vertu de deux affinités subjectives qui me lient à Henry Alleg : l’idéal communiste et l’honneur d’avoir travaillé à Alger républicain en qualité de grand reporter quelques dizaines d’années après lui (ce qui ne rajeunit pas Henri !) A ce propos, il faut dire, en passant, que lors de notre intégration à ce journal, chaque jeune journaliste subissait un long speech sur Henri Alleg, par notre directeur de journal aujourd’hui hélas décédé, Abdelhamid Benzine, qui lui aussi connut pendant la guerre la torture et les camps de concentra tion. Ainsi nous, dont « La question » figurait parmi nos livres de chevet, nous connaissions Henri avant même de l’avoir rencontré. Il était devenu un mythe pour les Maghrébins que nous sommes, raffolant de mythes et de légendes. Mais cet inconnu devient aussi pour nous une référence en matière de journalisme.
Nous apprîmes donc que ce natif de Londres a tôt commencé le journalisme, avant de s’installer dans l’Algérie coloniale des années quarante. A l’âge de 19 ans il adhère au Parti Communiste Algérien. La direction de ce Parti, assimilant mal les enseignements de Lénine concernant la question coloniale, était majoritairement composé de pieds noirs, c’est-à-dire des français nés en Algérie, ce Parti donc bégayait à l’époque entre la revendication d’une assimilation des Algériens aux Français et sa demande de promotion des classes ouvrières des deux pays. L’idée de l’indépendance de l’Algérie ne l’effleurait même pas. Il était en somme une annexe du Parti Communiste Français. Mais passons sur cette digression qui risque de réveiller de vieilles polémiques.
En 1951, Henri Alleg se voit offrir la direction du journal progressiste Alger républicain. Il renforce sa ligne résolument anticapitaliste. Peu à peu, la ligne de ce journal devient plus radicale et se rapproche des thèses nationalistes, tant le colonialisme est le fils cadet du capitalisme. Le fils benjamin du capitalisme étant l’impérialisme.
1954 : l’insurrection armée Algérienne éclate. Le Parti Communiste Algérien, censé être un parti d’avant-garde, est pris au dépourvu. Nombre de militants le quitteront pour rejoindre les patriotes Algériens.
Quelques mois plus tard, Alger républicain est interdit par les autorités coloniales. Apprenant qu’il était recherché, Henri Alleg plonge dans la clandestinité pendant que nombre de communistes créent des cellules armées combattantes dénommées Les maquis rouges, dont le moins méritant n’est pas Fernand Yveton, Français de souche, qui sera condamné à la guillotine et exécuté. Il venait à peine d’avoir 20 ans. Les communistes combattront sous le vocable de Maquis rouges jusqu’en 1956, année où ils vont s’auto dissoudre pour rejoindre l’Armée de Libération Nationale.
Après deux ans de clandestinité, Henri est soudain découvert et arrêté le 12 juin 1957 par la sinistre 10eme division de parachutistes du non moins sinistre général Massu. Il est immédiatement transféré dans une villa des hauteurs d’Alger. Il s’agissait probablement de la villa Susini de triste mémoire. Là, Henri connaîtra dans sa chair les morsures de « la bête immonde. » Il y subira ses tortures des plus grossières aux plus raffinées. Il fera connaissance avec « le torchon mouillé », la « gégène », « la baignoire » et autres joyeusetés les unes pires que les autres. Aujourd’hui, cinquante ans plus tard, à l’heure où la torture sévit à Abou Ghraïeb (en Irak), en Palestine, en Colombie et ailleurs, écoutons Henri Alleg :
Extrait de La Question d’Henri Alleg
Jacquet, toujours souriant, agita d’abord devant mes yeux les pinces qui terminaient les électrodes. Des petites pinces d’acier brillant, allongées et dentelées. Des pinces « crocodiles », disent les ouvriers des lignes téléphoniques qui les utilisent. Il m’en fixa une au lobe de l’oreille droite, l’autre au doigt du même côté.D’un seul coup, je bondis dans mes liens et hurlai de toute ma voix. Charbonnier venait de m’envoyer dans le corps la première décharge électrique. Près de mon oreille avait jailli une longue étincelle et je sentis dans ma poitrine mon coeur s’emballer.
Je me tordais en hurlant et me raidissais à me blesser, tandis que les secousses commandées par Charbonnier, magnéto en mains, se succédaient sans arrêt. Sur le même rythme, Charbonnier scandait une seule question en martelant les syllabes « Où es-tu hébergé ? »Entre deux secousses, je me tournai vers lui pour lui dire : « Vous avez tort, vous vous en repentirez ! » Furieux, Charbonnier tourna à fond le rhéostat de sa magnéto : « Chaque fois que tu me feras la morale, je t’enverrai une giclée ! » et tandis que je continuais à crier, il dit à Jacquet : « Bon Dieu, qu’il est gueulard ! Foutez-lui un bâillon ! » Roulant ma chemise en boule, Jacquet me l’enfonça dans la bouche et le supplice recommença. Je serrai de toutes mes forces le tissu entre mes dents et j’y trouvai presque un soulagement. Fin de citation.
Après un mois de sévices ignobles, un mois qui a dû durer pour lui un siècle, Henri est transféré en divers lieux de détention pour, finalement, aboutir à la prison Algéroise Barberousse.. C’est dans cette prison qu’Henri Alleg entreprend de relater son supplice afin que nul ne dise « je ne savais pas. » A mesure qu’il rédige fébrilement « La question », il en fera sortir un par un les feuillets à l’insu de ses gardiens, par l’intermédiaire de ses avocats qui étaient aussi ses « complices » à l’instar de Leo Mataresso.
Une fois achevé et évacué hors de prison, un homme de bonne volonté et de grand courage entreprit de l’éditer. Il s’agissait de Jérôme Lindon, directeur des Editions de Minuit. Pendant que son auteur est en prison, La question est publié. Les autorités françaises interdisent le livre mais des centaines d’exemplaires sont déjà répandus sur le territoire. C’est ainsi, et avec l’aide La Cité, une maison d’éditions Suisse, que les Français apprennent avec émoi que l’on torture en Algérie et qui plus est, on torture même des Français ! Des intellectuels et autres personnalités tels que Jean-Paul Sartre, Malraux, François Mauriac et tant d’autres protestent vigoureusement auprès de leur gouvernement.
Dans l’Algérie maquisarde, du livre fut d’un apport extraordinaire. « Ce fut pour nous l’équivalent d’un bataillon » me dira, il y a quelques années, le commandant Azzedine, un des anciens dirigeants de l’Armée de Libération Nationale algérienne.
Après trois années de détention à la prison Barberousse, Henri est transféré en France, dans la Prison de Rennes. d’où il s’évadera peu après, aidé en cela par un réseau communiste qui lui fera rejoindre la Tchécoslovaquie. Il y restera jusqu’en 1962, lors du cessez-le feu conclu entre l’Algérie combattante et la France colonialiste. Il revient dans l’Algérie indépendante pour organiser la reparution d’Alger républicain.
Je termine en rappelant que, contrairement aux Occidentaux, nous, Maghrébins avons le culte des héros. Henri Alleg est de ceux-là.
Dj. B.




Henry Alleg symbolise aussi bien la revolution algerienne pour son independance, mais l ensemble des peuples dicrimines!Ce resistant et "moudjahid"(moudjahid) de la liberte a toujours etait avec sa simplicite dans le "coeur" des combats des personnes opprimees, des travailleurs et des demunis !Libere par ces geoliers coloniaux, apres avoir ete torture (lire son livre "la question"), il a continue son noble combat avec sa plume et ses ecrits et n a jamais sollicite ni privilege, ni gloire!Nos decideurs qui sont "cloues" dans leurs fauteils et leurs postes doivent prendre l exemple !Longue vie a cet HERO IMMORTEL !!!
YA SI ALLEG ON T’AIME A LA FOLIE, BATTTEZ-VOUS ENCORE MAINTENANT AVEC NOUS POUR UNE ALGERIE DONT VOUS AVEZ REVE IL PRESQUE 40 ANS.ON T’AIME CHAQUE JOUR UN PEU PLUS.AMEN.
Le rêve Algérien devenu chimère, la liberté et l’indépendance confisquées et dévoyées, le sacrifice des patriotes communistes de notre guerre de libération est resté inconnu et oublié par les reniements successifs de politiciens d’un autre genre des politiciens falsificateurs et imposteurs. Que reste-t-il des idéaux et du rêve Algérien que portaient et défendaient des lutteurs infatiguables comme Henri Alleg et ses compatriotes communistes Algériens ?
Merci Djamel de nous rafrechir la memoir.Je veus dire une chose pas pour le PCA mais pour l’histoir des communistes Algériens.Ils etaient les laeders de la cause ALGERIENNE.La naissance de l’etoil nord africaine c’etait les communistes algeriens et a leurs tete HADJ ALI AEK.sans oublier les Marocains et les Tunisiens.J’insiste sur l’origine de la libération etait communiste.comment ils ont fait appel a MESSALI c’est un autre débat.J’appartient a la génération de l’indépendance pour qu’il y aurra pas d’autre lectures.
heunri alleg se sentis appartenir a ce peuple martyrisé ironie de l’histoire en meme temps que lui combatait l’imperialisme representait par son pay d’origine la france il y’avait des algerien qui s’engagaient dans l’armée francaise pour devenir harki ou militaires, c’est le courage d’un seul homme qui fut l’equivalent d’un bataillon moi je dirait que les hommes comme lui et maurice audin peuvent liberer le monde uniquement par leur courage et je dirait encore qu’un peuple comme le peuple algerien par sa passivité peut creer des milliers de baitaillon de dictateurs.je m’incligne devant toi alleg non pas parceque tu a combatus le colonialisme mais parceque tu a changer de camps en faveur des libertes des peuples de la terre et ca tres peut de gens le font je salut aussi maurice audin ton ami et je dis a sa famille que le nom de maurice audin est dans le coeur des algeriens et de l’algerie
Salut l’artiste ! Heureux d’apprendre que t’es encore de ce monde désenchanté. Merci pour ton article. Mais je dois t’avouer que je suis, parfois, taraudé par un doute lancinant : et si le P.C.A avait raison?… J’espère que, six pieds sous terre, Hachemi Chérif, dont l’aveuglante lucidité nous manque tant, ne m’en voudra pas. Tous ces sacrifices, pour assister, impuissants, à la descente aux enfers de notre pauvre pays?…
Salutations de la BRISE DE MER.
Un autre héros :Henri Maillot et sa
LETTRE AUX MEDIAS
Ce document portant en signature le nom de l’aspirant Henri Maillot a été envoyé aux rédactions des journaux parisiens. Il déclare notamment :
« L’écrivain français Jules Roy, colonel d’aviation, écrivait il y a quelques mois : si j’étais musulman, je serais du côté des fellagas. Je ne suis pas musulman, mais je suis Algérien, d’origine européenne.Je considère l’Algérie comme ma patrie.Je considère que je dois avoir à son égard les mêmes devoirs que tous ses fils.Au moment ou le peuple s’est élevé pour libérer son sol national du joug colonialiste, ma place est aux côtés de ceux qui ont engagé le combat libérateur.La presse colonialiste crie à la trahison, alors qu’elle publie et fait sien les appels séparatistes de Boyer-Bance.Elle criait aussi à la trahison lorsque, sous Vichy, les officiers français passaient à la résistance tandis qu’elle servait Hitler et le fascisme.
En vérité, les traîtres à la France, ce sont ceux qui, pour servir leurs intérêts égoïstes dénaturent
aux yeux des Algériens le vrai visage de la France et de son peuple aux traditions généreuses, révolutionnaires et anti-colonialistes.De plus, tous les hommes de progrès de France et du monde reconnaissent la légitimité et la justesse de nos revendications nationales.
Le peuple algérien, longtemps bafoué, humilié, a pris résolument sa place dans le grand mouvement historique de libération des peuples coloniaux qui embrase l’Afrique et l’Asie.
Sa victoire est certaine.Il ne s’agit pas, comme voudrait le faire croire les gros possédants de ce pays, d’un combat racial mais d’une lutte d’opprimés sans distinction d’origine contre leurs
Oppresseurs et leurs valets sans distinction de race. Il ne s’agit pas d’un mouvement dirigé contre la France et les Français ni contre les travailleurs d’origine européenne ou israélite.Ceux-ci ont leur place dans le pays.Nous ne les confondons pas avec les oppresseurs de notre peuple .En accomplissant mon geste, en livrant aux combattants algériens des armes dont ils ont besoin pour le combat libérateur, des armes qui serviront exclusivement contre les forces militaires et policières et les collaborateurs, j’ai conscience d’avoir servi les intérêts de mon pays et de mon peuple, y compris ceux des travailleurs européens momentanément trompés. »
"Je termine en rappelant que, contrairement aux Occidentaux, nous, Maghrébins avons le culte des héros." Cette phrase a trahi l’auteur en nous mentrant son visage xénophobe et arabo-islamiste. Aux Algériens de savoir s’ils doivent être humains ou mahométans! Car les deux visions du monde ne se marient pas ensemble à cause des régles anti-droits-humains de ces derniers.
Avec tout le respect, comment peut-on signer un article dont on a ajouté deux lignes et pompé le reste d’Internet?. Mais bon, Vous avez au moins le mérite de rafraichir la mémoire de l’oubli!!!
Il fauta jouter un détail important à mes yeux et certainement aux yeux-encore vivants-qui l’ont cotoyé dans les moments pénibles ou bien des algeriens -qui le leur reprocheraient- refusaient de transmettre un message.Henri Allég est un authentique algérien de sang !
Comme le disait mon pere, on ne plaide pas une cause pour etre remercier mais one le fait par conviction.
Les vrais héros algériens sont tous ces anonymes de l’histoire algérienne et parmi eux Henri Alleg, qui ont fait tout pour que ces paysans et fellahas aient les droits qui leur reviennent.
Aucune distinction ne remplacera notre amour et nos respects envers vous, M. Alleg.
Mes hommages et mes respects !
L’auteur de l’article éclaire un peu plus sur H.Alleg! Personnellement j’ai la chance (ou eu la chance) d’avoir les trois tommes "La Guerre d’Algérie" écrit par H.Alleg ainsi que quatre autres, collection réalisée avec la collaboration de Gilberte Alleg. Jusqu’à présent c’est l’unique ouvrage de référence sur l’Algérie(à mon avis) et curieusement, à l’instar des " Fils de la Toussain" et autres " Temps des léopards", mensongers à l’extrême, aucune édition ou impression n’a été réalisée en Algérie Pas la peine d’essayer de le chercher dans les librairies!! Quant l’Histoire d’un pays est aussi falsifiée comme l’est celle de l’Algérie, occultant sa véritable identité socio-culturelle ainsi que son parours le long des siècles et ses différents combats, l’érrance du peuple algérien a de beaux jours, encore, devant lui!
Halima
MERCI A HENRI ALLEG ET PAIX AUX AMES DE NOS MARTYRS MAURICE AUDIN, FERNAND YVETON ET HENRI MAILLOT L’ALGERIE D’EN BAS VOUS EST ETERNELLEMENT RECONNAISSANTE
Henri Alleg est un grand humaniste un vrai moudjahid Il est de la même lignée que tous ces grands algériens qui ont marqué notre histoire pour leur combat contre toutes les oppressions C’est un algérien de pure souche Le FLN l’a incarcéré pour ses idées politiques et l’a éloigné de son pays alors qu’il est plus algérien que la majorité d’algériens qui se disent arabes Notre histoire est falsifiée on continue de nier notre patrimoine judaique et chrétien
Cet homme est un vrai frère, il mérite d’être considéré comme un héros de la cause national.Ce qu’il a fait vaut plus que mille embuscades contre les troupes coloniales.M.ALLEG vous un un grand homme et plus algérien que beaucoup d’entre nous.Merci mon frère.
Merci Djamel pour cette contribution à la connaissance, particulièrement envers les jeunes, d’un acteur de la révolution.
La question est il maintenant disponible dans les librairies?
Meilleures salutations,
Azzedine
Mr jerjar Amellal,
C’est connu, l’excessif est insignifiant. Comment osez en effet, vous qualifier de xénophobe et d’arabo-islamiste un journaliste connu pour ses idées avant-gardistes et son extraction kabyle -dont il se fout, comme mezigue d’ailleurs, comme de sa dernière chemise- Apprenez cher monsieur qu’il est pour le moins débile de se prévaloir de considérations géographiques et/ou géologiques pour affirmer une maladive prétention à régenter thamezgha et thamazight. Djamel Benmerad arabo-islamiste ? Mein gott quel gag !!!
Moi, ce qui me fascine chez cet homme c’est son humilité et so désintérinssement à tout.
CET HOMME ME FASCINE, SON HUMILITE N’A RIEN D’EGALE.UNE QUESTION A L’ECOLE DE MR.BENBOUZID:LES ECOLIERS CONNAISSENT-ILS CE GRAND HOMME?.MOI JE SUIS PERSUADE QU’ILS CONNAISSENT MIEUX ABOU TAYMIYA (J’AI VERIFIE CA AVEC MON GOSSE QUI EST COLLEGIEN)QUE CE RESISTANT AU FACHISME SOUS TOUTES SES FORMES.AMEN.
Ce que vous oubliez de dire aux jeunes, peut être, pour ne pas offusquer l’antisémitisme qui a imprégné l’Algérie depuis 1/2 siècle, malgré le départ de ses Juifs, est que Mr. Alleg est bel et bien d’origine Juive.
Ses parents sont d’origine Juive Ashkenaze, une origine que vous détestez, et qualifiez de "Sioniste" dans vos milieux.
Il n’est pas paradoxal que Alleg ait choisi le combat des Algériens opprimés, car lui et sa famille étaient des Juifs eux mêmes opprimés d’Europe.
Il a donc projeté en Algérie, cet amour de la délivrance et de l’Espoir, de cet l’esclavage engrainés chez les Juifs, durant des millénaires.
C’est sûrement pour celà qu’on a du le jeter de votre pays, à titre de remerciement de ses services, tout comme tant d’autres!