Abdelaziz Bouteflika veut-il faire taire des titres de la presse électronique ?

C’est la première fois que le chef de l’Etat évoque la presse en ligne. Et pas en des termes élogieux. Cela nous rassure. Cependant sa déclaration laisse supposer que le pouvoir est en train de réfléchir aux moyens de la faire taire. Car quand Abdelaziz Bouteflika affirme « je souhaiterais que l’on parvienne, journalistes, responsables de l’Etat et société civile, à réfléchir ensemble à cette question dans notre pays », ce n’est sans doute pas pour nous inviter à une régularisation de notre pratique ou encore à une quelconque reconnaissance. Il y a dans le propos du chef de l’Etat un relent de menace de prochaines foudres. Une volonté à peine voilée d’empêcher les Algériens d’avoir accès à ces sites. Dans un accès de discours patriotard, il tance et critique en des termes violents cette presse électronique qui se permet de « semer les idées subversives voire de s’attaquer ouvertement et sans aucun scrupule, à notre peuple et à notre pays ».

Même si la toile algérienne est inondée de faux-nez de la presse, tous ou presque aussi acquis les uns que les autres aux cercles du pouvoir, il y a encore des pur player qui échappent au contrôle des tenants de la décision. Ce sont ceux-là qui pourraient être la cible de cette fameuse « réflexion ».

L’extrait du message :

« Je voudrais également saisir cette opportunité pour aborder, pour la première fois, un sujet qui constitue un défi fondamental pour la corporation de la presse algérienne et pour l’Algérie toute entière, à savoir la presse électronique qui domine aujourd’hui le monde entier.

C’est un défi pour les médias nationaux et en premier lieu pour la presse écrite du fait, par exemple, qu’elle réduit son marché. C’est un défi pour l’Algérie tout entière du fait qu’elle (presse électronique) provient souvent de pays étrangers et permet de diffuser des insinuations calomnieuses et injurieuses, de semer les idées subversives voire de s’attaquer ouvertement et sans aucun scrupule, à notre peuple et à notre pays.

La presse électronique fait désormais l’objet de réflexion pour sa régulation dans d’autres pays et je souhaiterais que l’on parvienne, journalistes, responsables de l’Etat et société civile, à réfléchir ensemble à cette question dans notre pays. »

Le message ci-dessus porte en lui toute la contradiction de ce discours élogieux qu’il a adressé à la presse en général. Mais aussi l’ambiguïté que cet homme entretient avec la liberté d’expression en général.

Yacine K.

Rédaction
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7 commentaires

  1. C’est la consécration !

    Pourquoi les faires "taire". ils ne disent plus rien!

    La majorité des journaux électroniques ont été déjà mis au pas. Il n’y a plus de commentaires ni dans Algérie 1 ni dans El Watan, ni dans Liberté, ni dans Tyassa. Il faut être inconscient pour ne avoir remarqué le revirement et le changement de la ligne éditoriale de tous ces journaux.

    Boutef a tord de s’inquiéter de cette « liberté » de la presse et nous de « cette censure ».

  2. Il n'a pas nommé une femme jeune et maléable aux télécommunications pour rien. Son but était clair depuis lomgtemps il voulait arriver a juguler l'opposition sur internet .Je l'avais senti et dit quand cette nymphette de service a annoncé qu ' elle fermerait les sites porno .
    En fait ce n 'est pas cela qui est visé, mais plutôt les sites des jeunes intelectuelsd'opposition qui critiquent sévèrement avec preuves à 'appui le pouvoir .
    Espérant qu 'il n 'osera pas toucher à BRTV (berbère TV) et au journal Le matin DZ on line. Gare s il s'aventure dans ce secteur qui represente un "no man's land" pour le devellopement de notre pays qui regresse avec sa presse locale aux ordres par corruption .
    Dans son dernier message il leur a d'ailleurs promis ultérieure protection et soutien pour mieux les soudoyer .

  3. Il a une dent cariée contre les binationaux et les émigrés en génèral parce qe ceux-çi échapent à son appareil rèpressif local .Il ne peutnpas nous fromater comme des moutons.Il veut trouver un moyen de nous mettre hors d'état de lui nuire.
    Il peut courrir, il rêve . Nous aurons sa peau bientôt et Ouyahia l'homme qu'il a chargé de cette sale besogne de matraquage des cityoens algeriens à part entière résidant à l 'étranger qu'il qualifie toujours dans ses gérémiades ,d 'ennemis de l' Algerie, ne pourra pas réaliser projet illusoire,il va mourrir bientòt, et notre jeunesse intügre etz competente prendront le pouvoir inchallah avec le soutien de la diaspora qui leur appoteront une experience intelectuelle technologique qui leur manqe en matière de democratie progrès devellopement et modernité de la nation. Nous construirons emnsemble une algerie conforme auyx ideaux du 1 er Novembre ma yvgha rabi.

  4. Le probleme auquel se heurte fakhamatuhum est le meme auquel se sont heurte's, les Mullahs, il y a de cela une dizaine d'anne'e. Ils n'avaient, de solution que d'interdire des "espaces" entier – comme ".info" ou tout un pays, c.a.d. ".fr" par example(a comprendre "PointIsrael". Et dans certains cas des domaines entiers, genre "tamurt.info". La diaspora Iranienne y a repondu, c.a.d. mis a l'echec. Pour demonstration, que comme quoi, vous(mullahs) pouvez meprisez des individus, que vous considerez vos sujets, mais pas la liberte' ! Pour demonstration, la prise de control de tout les reseau d'ordinateurs qui gerait les centrefuges nucleaires – au point ou sur ecran, tout montrait un fonctionnement "comme d'habitude", SANS le moindre mouvement des machines controlle'es. Un peu comme ce qui lui arrive – l'illusion !!!! d'etre mobile ou le chef de l'Etat ! Un Etat que 40 millions rejettent, incluant ceux-la meme, la charette – en fait, eux en 1er ! – N'est-ce pas de cela-meme, tout ce brouhaha… ?
    Missiou dit ca pour "proteger le marche' des journaleux'istes grattistes, c.a.d. la guarantia des gratteurs de babier… Pour vous dire resemble un SOCIALO-CAPITALISTE – genre les Castro , ou la pair "Obama-Clinton".

  5. un clan mafieux et bâtard en chasse un autre … c'est la triste et sanglante tournante des fellagas et des néo fellaga qui se perpétue depuis Messali les années 20 non stop jusqu'à l'heure actuelle en passant par l' étape ultra sanglante ouverte au grand jour celle de 54 …

  6. Il fait allusion certainement au blog du journaliste Tamalt qui a écopé d'une peine d'emprisonnement de 1 an pour ses écrits jugés subversifs et au journal électronique Le Matin auquel il est épidermiquement allergique même aprés l'avoir liquidé et embastillé son directeur Mohamed Benchicou. Il veut donner des leçons de dèontologie et d'éthique journalistique à la presse en général alors que son système lui-même en est en défaut et gagnerait beaucoup à s'amender et à se réformer de fond en comble pour se hisser aux exigences du monde moderne.

  7. Ceci montre que l'auteur de telles balivernes soit un grand farceur !!! dans le monde d'aujourd'hui régi par l'information et de la communication … Vous empéchez l'échange par les idées … il se fera par la violence !!! le choix est simple …

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