Institutions fragilisées, un gouvernement incompétent naviguant à vue, une présidence en situation de vacance, une justice ligotée face aux accusations de corruption de grande ampleur, une loi des finances antisociale, le pays s’approche jusqu’à frôler le seuil de rupture politique.
La scène politique est transformée en un ring politique où tous les coups sont permis. C’est le zéro moins l’infini de la pratique politique. Ce n’est certes pas nouveau, mais le contexte général actuel, à la fois national et régional, donne une résonance plus qu’inquiétante et met en péril la cohésion nationale et sociale.
Les déclarations récentes du SG du FLN accentuent s’il en faut l’état de déréliction morale et politique du pays. Plus grave encore, un cap redoutable est franchi dès lors que des accusations d’ »intelligence avec l’étranger » sont portées à l’encontre d’autres secteurs du système. De telles accusations provoqueraient sous d’autres cieux une affaire d’Etat et donneraient lieu à une enquête amenant de lourdes sanctions si elles s’avèrent évidemment fondées.
Assurément, les vieux règlements de comptes prennent à présent une toute autre dimension et ce n’est pas surprenant que le FLN soit au cœur des enjeux. En effet, le contrôle de cet appareil a toujours permis au groupe ou clan dominant d’asseoir son hégémonie au sein du système. Le groupe dit des 14 ne fait en définitive que s’inscrire dans ce « pugilat » interne car à aucun moment, les signataires n’indiquent une perspective réellement démocratique.
Le FLN n’a donc jamais été un parti au sens où l’entend la science politique. Il n’a jamais eu de rôle dirigeant à la manière des partis communistes de l’ex-bloc socialiste sous influence soviétique ou encore du PC vietnamien.
Le FLN, dépositaire devant l’éternel de la légitimité historique dont ne peut se priver le système, a toujours constitué l’instrument idéal aux mains de l’Armée, colonne vertébrale du système. Selon les conjonctures, il passe sous la coupe d’un clan ou un autre pour garantir la longévité d’un ordre autoritaire.
Faute de légitimité démocratique, le FLN quelle que soit sa direction servira toujours de façade civile et les partis dits d’opposition sont sommés s’ils veulent garder une représentation symbolique de se positionner en fonction des rapports de force internes au sérail.
C’est dans cette perspective périlleuse qu’il faut également saisir les déclarations d’Amar Saadani dont le ton volontairement solennel et grave sert à duper l’opinion sur la monstrueuse supercherie du clan dominant prétendant asseoir l’Etat civil. Car, celui-ci, ne se décrétant pas, ne peut être matérialisé que par un processus politique démocratique capable d’en définir, de façon consensuelle, les constituants et les fondements.
Ce qui en définitive doit apparaître aux yeux de l’opinion et des militants authentiques de la démocratie comme étant bien plus gravissime, ce ne sont pas les accusations portées, par procuration, par l’actuel SG du FLN mais c’est le fait que l’Armée algérienne soit toujours instrumentalisée pour servir les desseins d’un groupe, d’une faction ou d’une coterie, au lieu de se mettre au service d’Institutions démocratiques légitimes et de la Nation.
Une situation qui doit interpeller urgemment les patriotes sincères, où qu’ils soient, afin de mettre fin à cette dangereuse dérive.
Samir Bouakouir
Militant de la démocratie et de l’Algérianité.




J'avoue que cela me fait "quelque chose" que de lire ou écouter des interventions, contributions et réflexions de gens comme les Bouakouir ou encore Mokrane Ait Larbi et Djamel Zénati. Les temps ont changé, je le sais; les uns ont goûté à la marmite, les autres ont fini par déchanter tandis que certains se sont fait prendre la main dans le sac, ma3na …
Ma3na, ce p….. de souvenir d'une Algérie prometteuse avec de nouvelles forces vives représentées par de nouvelles figures, avec un discours franc et loin de la langue de bois quasi institutionnalisée …
Youssad wass, yéjma3 Rabbi awaliss; on a sonné la fin de la récréation, on a ouvert les tiroirs et ressorti les vieilles figures de la "Djaza'ir al 3îzza wal karama".
Le 5 octobre c'était avant-hier et bizarrement aucune évocation, rien, walou, oulach …comme-s'il s'était agi d'un simple rêve ou cauchemar que la réalité allait vite rattraper.
Même ici, sur ce site, j'ai remarqué une "évolution" au fil des années avec, petit à petit, l'éclipse de certaines plumes telles celles d'un certain Madih (waqila de Larv3a Nath Yirathéne tout comme Kacem Madani qui, lui, est toujours là), ou encore un contributeur maintes fois confronté à nos reproches systématiques, j'ai nommé Ben Zettat …
Samir Bouakouir me ramène à des souvenirs (personnels) évoquant une certaine idée de l'Algérie; une Algérie ouverte, délestée de ses tabous et interdits …
Il existe des indignations mais à géométrie variable. Le plus grand "cap redoutable franchi" n'est ce pas le mini conseil des ministre entre Bouteflika/Sellal/ Gaid Salah tenu à l'hopital des invalides sous la photo bienvaillante du Président Français F Holland. Cette forfaiture n'a apparemment suscité aucune indignation de tous ces gardiens du temple. "L'invitation" pour un débriefing de plusieurs heures, rapportée en son temps par le canard, de Amar Saidani par les services de la DGSE avant de se voir octroyé la Carte de rési dénce VIP n'a pas non plus sucsité beaucoup de réactions. Le harcelement , les arrestations arbitraires et les brimades et les insultes des militants du MAK en Kabylie, même si ils ne partagent pas la même ligne politique avec vous, n'est pas non plus considéré comme un " cap Redoutable". Il y'a comme cela des indignations, selon la chapelle que l'on veut défendre, mais dans ce cas il faut bien se garder de leur donner un caractère générale!
Le nouveau FLN est une création de la France , il n'est pas l'émanation du peuple comme l'a été le FLN historique. Il est devenu un ersatz de FLN , un parti fantoche sous la houlette de la Métropole française qui en use pour diffuser par personne interposée son intox dans le pays ; Du qui-tue-qui ?Jusqu'à l'assimilation de nos valeureux (ses) et glorieux (ses) moudjahidines-moudjahidates, chouhada et chahidates aux sinistres Daechiens d’aujourd’hui au travers de la résuscitation de l'attentat du milk bar et du massacre des harkis en 1962 par la France d’aujourd’hui qui s'est soudainement mise dans la peau de victime historique. Holalalala !