Dans un entretien accordé à notre confrère El Watan, Ali Benflis, président de Talaîe El Houriat, ne va pas de main morte avec le nihilisme du régime et les risques que ce dernier fait courir au pays.
Le constat est toujours le même : sans aucune aménité. Tranchant. Pour l’ancien candidat à la présidentielle, il n’y a nul doute : « L’impasse politique, le régime politique en place l’incarne au plus haut point. Je parle avec constance de crise de régime au sens politique et constitutionnel du terme ».
Ali Benflis ajoute que la seule préoccupation des locataires d’El Mouradia est leur maintien au centre du pouvoir. « Le régime politique en place sait qu’à travers cette impasse politique qu’accompagnent une crise économique d’une gravité sans précédent et les signes annonciateurs d’une déstabilisation sociale qui se multiplient, ce qui est en jeu, c’est sa survie même». Benflis s’alarme de «l’exceptionnelle gravité de cette crise de régime et des menaces réelles qu’elle comporte pour la pérennité de l’Etat national, pour l’unité de la Nation et pour la cohésion de la société ».
La maladie du président et son absence patente revient dans les déclarations de Benflis qui rappelle que « le centre de la décision nationale n’est plus identifiable. J’ai longuement parlé depuis des forces extra-constitutionnelles qui ont fait main basse sur le centre de la décision nationale ». Et d’ajouter un tantinet amer : « Ce que je constatais il y a deux ans se confirme malheureusement chaque jour que Dieu fait. »
Sur le plan économique, Ali Benflis ne croit nullement aux déclarations de réformes économiques lancées par le gouvernement. La raison ? : « Il n’y aura pas de redressement socioéconomique pour notre pays sans modernisation de notre système politique ».
La participation ou pas aux échéances électorales ne semble pas être la première préoccupation de Benflis. Car explique-t-il « face à la gravité de cette crise, les élections à venir ne font pas le poids. Elles peuvent occuper ou distraire ceux qui veulent bien leur accorder une importance. Elles peuvent donner l’illusion d’une routine ou d’une normalité pseudo-démocratique. Mais derrière cette devanture de la routine et de la normalité, il y a un Etat national dont les vulnérabilités s’accentuent ». Il précise, en outre, qu’il n’y a pas d’espoir dans la configuration actuelle du régime à le voir organiser des élections libres et transparentes. La preuve ? répond Benflis : « Rien n’importe pour lui, ni ses manquements à la morale et à l’éthique publiques, ni sa violation de la sacralité du suffrage universel, ni son irrespect manifeste pour la souveraineté populaire sans laquelle aucune construction d’un Etat de droit n’est possible. En ces affaires électorales, le régime politique en place ne cache rien et met tout sur la table. Il vient de nous signifier que rien ne changera et que les élections continueront à se dérouler dans les conditions qu’il aura lui-même fixées ».
Synthèse Sofiane Ayache




Le système veut faire diversion sur la crise sociale et économique actuelle pour focaliser l'attention sur les prochaines échéances électorales dont il veut assurer sa reconduction avec les mêmes procédés de fraude qu'il a expérimentés parle passé. Son vrai souci est est de se maintenir en poste qu'ils soient députés , sénateurs, membres de l’exécutif ou de la Nomenklatura , chefs de parti-etat etc… . Son vrai souci est de faire durer la vie de château qui est la leur et de redoubler dans la jouissance des faveurs que leur a accordé le maître de Céans. Des simulacres d'élections où les mêmes sont reconduits et plébiscités par la magie des entourloupettes et des manigances dont seul le système a le secret.
Monsieur Benflis, vous et l'opposition devriez oser une action d'envergure pour sauver le pays de cette mafia politico-financière ! Ce sera la seule solution à même de changer le cours de l'histoire chez nous.
Le 1er novembre 54 n'aurait jamais existé avec de tels atermoiements.
J'entends une action politique non violente.
Monsieur Benflis au lieu d' appeler sans cesse le peuple ,essayez pour une fois,de comprendre que c'est à vous et vos amis de la pseudo opposition de répondre à l'appel du peulple en vue de déclencher une action concrete pour un changement effectif sans discours de palaces.