Burkini contre progrès : la lettre d'un expatrié

Ils sont bien loin les temps, où nos terres du Sud remplissaient de blés, les greniers de Rome. Bien loin les espoirs suscités par nos indépendances rêvées. Nos espérances n’avaient d’égales que nos fois, et c’est la plus réductrice de toutes qui s’était imposée à nous dans sa plus simple expression : religieuse.

Nos croyances en un monde meilleur, égalitaire et moderne, assurant l’épanouissement de l’individu, s’étaient vite heurtées aux dogmatismes religieux, promesses divines et rédemptions fantasmagoriques. On s’était alors mis à chercher dans les livres du passé, la feuille de route à notre avenir naissant. Nous avons questionné le mauvais livre, ou n’avons lu que la moitié.

Nous nous sommes arrêtés et avons puisé la sève de notre devenir dans l’unique chapitre religieux. Depuis, c’est « retour vers le futur », accourant vers le train du passé et laissant celui du progrès passer. Essayant tant bien que mal de nous convaincre de la pertinence de notre choix. Lorsque les autres avançaient, nous nous sommes attardés sur le bas-côté, tâtonnant, chancelant et terriblement seuls.

La survie de l’homme dépend toujours de sa capacité à s’adapter, à se transcender. S’adapter ou disparaître disait Darwin. Nous, nous semblons vouloir faire ce choix suicidaire de s’éteindre. La vie ne semble que très peu nous intéresser, trop pressés peut-être d’entrevoir la réalité de l’au-delà tellement salutaire, tellement parfaite et chimérique. On désire partir dans le monde mystique qui nous délivrera du calvaire de la vie et de nos quotidiens lassants. Trop de travail et d’obligations; enfants gâtés d’un dieu aux promesses utopistes.

Il y a quelque chose de sournois dans les promesses divines ; elles ont la prétention de ne se réaliser que dans l’au-delà. La vie dans ce « bas monde » ne devient qu’une étape absurde, un passage à niveau bien gardé dont le rôle est de filtrer les passagers, qui pour le repos éternel, qui pour la damnation et la pénitence.

Le choix du mauvais train a fait non seulement de nous des êtres apathiques et non productifs, mais également un fardeau pour le reste de l’humanité. Une entité marginale. On a restreint notre existence à être sans penser. On s’en est remis à Dieu et à ses représentants, seuls habilités à cogiter pour nous, réfléchir et juger.

Qu’offrons-nous au final à l’humanité dont nous faisons partie, quels horizons lui ouvrons-nous? Quelle est notre contribution actuelle au bien-être de l’homme, à son épanouissement? Que produisons-nous? Le discours victimaire qui veut que nous ayons hérité d’une maladie chronique postcoloniale, ou que nous soyons victimes de politiques conspirationnistes ne tiennent pas la route. Les meilleurs exemples sont ceux du Japon et de l’Allemagne, devenus des puissances 50 ans après leur destruction totale par les alliés. La réalité est que nos sociétés se sont investies dans un autre projet, à contre-courant du progrès. Un projet dont l’unique innovation consistait à réinventer la «roue» du fanatisme religieux. On a voulu honorer le 20e siècle à notre manière, le jumeler au siècle de la glorieuse naissance de l’Islam.

On a voulu ré-offrir au monde une copie révisée, des mythes omeyyades et des paradis perdu de l’Andalousie. Alors, on a créé les Frères musulmans, puis Al-Qaida, les Talibans, les Mollahs d’Iran, les GIA algériens, Al Shabab, Al Noussra, Boko-Haram, AQMI et Daech. C’était notre modeste contribution à cette humanité qui s’égarait du droit chemin. Notre balise de secours, notre phare d’Alexandrie, notre 8e merveille du monde, gardée jalousement pour la fin des temps. Un rappel à l’ordre pour ces sociétés des droits de l’homme, des libertés de la femme, de l’égalité des sexes, de la liberté de culte et de conscience et de la démocratie.

Cet Occident que nous ne cessons de dénigrer, de haïr et de combattre est le même qui nous fait rêver, que nous aimerions rejoindre, ne serait-ce que pour son industrie, son système de santé et sa propreté. Celui-là même qui produit nos outils, façonne nos goûts, élabore nos techniques, et démocratise les vaccins de nos enfants. Cet Occident que nous envions, qui nous paraît arrogamment libre et épanoui. Celui-là que nous voulons atteindre à tout prix, souvent au péril de nos vies, sur des chaloupes ou dans les cales des bateaux.

Que lui apporte-t-on en retour, lorsque le rêve du visa se concrétise sur l’une des feuilles de nos passeports, ou que la coque de l’embarcation clandestine qui nous transporte caresse tendrement les sables de la rive nord méditerranéenne? Que faisons-nous pour remercier cet occident tant envisagé? On lui appose tout simplement une fierté divine démesurée, qui nous donne tous les droits; moyen légitime de dicter nos lois. On ne recherche plus la discrétion (comme lorsqu’on était des sans-papiers ou que nos aïeux s’y étaient établis) mais plutôt la visibilité arrogante, cousine de la provocation et bru du mépris.

Notre créativité est débordante dans ce sens, et « l’hérésie libertine » du burkini n’est qu’une pièce difforme (une de plus) que l’on essaie d’imbriquer par tous les moyens, dans le grand puzzle des traditions occidentales. Une greffe inutile dont le rejet est plus qu’assuré. Pourquoi insister, dès lors que l’on sait que cette « innovation » est superflue ? Si c’est pour l’honneur, il n’est sûrement pas une question d’accoutrement, et si c’est par pudeur,c elle-ci ne se mesure pas à la largeur de peaux de femmes couvertes. La fierté s’acquiert et le respect se gagne par la profondeur de nos actes et leurs utilités pour la communauté. Nous devons en tant qu’expatriés forcer l’admiration par nos actions méritoires et non par des opérations provocantes et improductives. Si c’est la visibilité que l’on cherche; alors trouvons-la dans le mérite, le travail bien fait et le respect de la société qui nous fait une place… au soleil.

Hebib Khalil

26 commentaires

  1. A bas le burkini, vive le burkunu (bur cu nu)- N. Canteloup.

    J'adore cette lettre ! Fafa ne va plus savoir si elle nous a ratés ou si elle nous a réussis .Woullah que je garderai mon complexe de colonisé rien que pour foutre des remords à Fafa.

    Un monsieur énurétique disait : avant je faisais pipi au lit et ça me complexait beaucoup, depuis que j’ai vu un psy , je ne suis plus complexé, mais je fais toujours pipi au lit.

    Moi, avant de connaitre Fafa, j’avais un complexe de colonisé congénital et œdipien à tendance schizophrénique qui me faisait haïr Fafa. Depuis que je la connais je ne la hais plus, mais j’ai toujours mon complexe à l’état latent avec quelques récidives.

    Ouqsimou billeh, que sans ma profonde piété et la grande admiration que je voue à notre élite zimmigri, j’ai failli dire que c’est là un vrai débat pour bougnouls. Heureusement que Dieu et le modéro ont empêché chitane de me faire dire ça, ya boureb. Comment aurais-je pu resquiller si ce fût le cas ?
    Hemdoullah ya rebbi ! Je dis "élites" parce que les anciens, eux, avaient une vraie conscience de soi et toute l’humilité qui lui seyait. Cette nouvelle génération spontanée n’a que de l’ingratitude à témoigner à Fafa sous prétexte que leurs parents ont en soupé. Ils oublient tha-bebouch-th n’Fafa qu’ils ont tétée. C’est en général ces têtards qui revendiquent cet islamisme ou qui lui font des misères.

    Non de Dieu, combien je peine à me dépatouiller pour s’avoir si à propos du burkini il s’agit d’un débat sérieux ou d’une polémique stérile qui viendrait polluer un climat orageux en cette veille d’élections.
    Certains diront qu’il n’y a pas photo. .Justement si, il y a photos !

    Que n’ai-je pas l’esprit de synthèse et la méthodologie appropriée pour dépasser tout ça, ya boureb !
    Quand j’étais petit, lors de ma circoncision, il y’avait un oncle qui faisait diversion pour me distraire pendant l’acte fatidique. Mon père l’avait choisi pour l’admiration que je lui portais. Au moment où il me mettait un œuf dur dans la bouche (etch thimellaline) le boucher saisi ma zigounette et la coupa. J’ai haï cet oncle durant toute mon adolescence et à ce jour j’ai du mal à liquider ce souvenir œdipien qui me lie à lui.

    Pour moi, cette histoire de français musulman ressemble plus à une enlucade qu’à une circoncision.
    Ça réveille en moi un refoulé qui déchire mon âme d’athée. C’est comme si mon proctologue me faisait un fond d’œil en passant par le chemin qu’il connait le mieux. Aie !
    Et ça, ça m’énerve, et ça me trompe de colère. Je n’aime pas qu’on provoque mon complexe d’ex-colonisé. Et les souvenirs du temps où j’étais un français musulman pendant que d’autres étaient des français normaux, tout simplement.

    Un débat sur le protestantisme le catholicisme et même le judaïsme est aujourd’hui inconcevable en France. Les français unanimement vous diront: fichez-nous la paix avec les religions. Et concernant l’islam, les français ont épuisé le sujet : politiquement, et ethno-anthropo-sociologiquement. Et jamais l’intelligentsia française se serait retenue autant s’il s’agissait de leurs propres religions.
    Cet entorse à la règle nous ne la devons qu’au caractère compassionnel des élites françaises pour qui l’islam est toujours une religion d’indigènes, de sauvages : et pour cause ! Toute une "élite" d’indigènes « évolués » pour se faire valoir est tombée dans le panneau. Au lieu de dire : fichez-nous la paix avec la religion on en a assez soupé chez nous, ils en redemandent.

  2. J'aime votre cri d'indignation, mais je ne comprends pas pourquoi insistez vous sur le "on", le "nous"…. Pourquoi voudriez vous, coûte que coûte, appartenir à cette génération d'infâmes barbares ? Il faut définitivement et irrémédiablement rompre avec eux….Vous savez tout ce qu'exige leur religion, et où elle conduit, l'enfer, justement, sur terre…. Alors, il ne faut cesser de les dénoncer et surtout de les combattre.

  3. @Hebib Khalil
    merçi pour les passages çi-dessous metionnés extraits de votre écrit:

    1- On s’en est remis à Dieu et à ses représentants, seuls habilités à cogiter pour nous, réfléchir et juger.

    2.-Le discours victimaire qui veut que nous ayons hérité d’une maladie chronique postcoloniale, ou que nous soyons victimes de politiques conspirationnistes ne tiennent pas la route.

    3.- Cet Occident que nous ne cessons de dénigrer, de haïr et de combattre est le même qui nous fait rêver, que nous aimerions rejoindre, ne serait-ce que pour son industrie, son système de santé et sa propreté.

    4.-La fierté s’acquiert et le respect se gagne par la profondeur de nos actes et leurs utilités pour la communauté.

    4 nobles verités à méditer par ces gueux fanfarons du FLN

  4. Tu as raison on doit se dissocier de ces "gueux" et rompre döfinitivement tous nos liens avec eux (culturels,religieux cultuels et identitaires .
    On doit tous apprendre à dire "eux ces barbares" et non pas "Nous"
    Entre eux et nous il y a le djurdjura .

  5. Si on se mobilisait touspour battre le pavé et dénoncer constamment comme vous le faites leurs barbarie, on aurait depuis longtemps ,démonté leur fierté religieuse et ils s'empresserait de reconnaitre l'identité amazigh de l'agérie pour y rester et y vivre en citoyens amazighs avant de la perdre totalement car au final ces gens là ne sauraient même pas ou aller ils ne sont ni arabes, ni musulmans, ni amazighs,ils sont juste des animaux a l'etat préhistorique.

  6. Vous dites :"Il y a quelque chose de sournois dans les promesses divines ; elles ont la prétention de ne se réaliser que dans l’au-delà. La vie dans ce "bas monde" ne devient qu’une étape absurde" Absurde! Cela dépend pour qui? pour les Hommes c'est tout bénéf! car ils ont la femme comme objet sexuel ici-bas et comme hourri là haut dans le brouillard. C'est pour les femmes que cela est sournois et fatal : une vie terrestre au service de l'homme sans aucune promesse dans l'au-delà. La religion mon ami, c'est encore une histoire de dimorphisme sexuel et c'est aux femmes qu'il revient de s'affranchir de ce joug…

  7. Le Matindz, nous a habitué de nous montrer à chaque fois qu'il y a un article sur le burkini, des jolies femmes sexys 🙂 qui se baignent en bikini aux cotés des musulmanes en burkini. Haram alikoummmm

  8. 1-) Je l’ai déjà dit dans un autre post, la belle femme sur la photo n’est pas musulmane, c’est une vedette anglaise de TV qui s’appelle Nigella Lawson. Elle a un show culinaire très suivi et on l’apelle “la cuisinière des anglais”. Elle est en train de s’amuser avec des amis ici et n’a rien d’une musulmane. Peut-être est-elle en train de se moquer du burkinu… euh, burkini, pour enquikini les musulmans ? Tapez “Nigella Lawson” plus “burkini” sur google et vous verrez.

    2-) N’ayant que très rarement mis les pieds en France, j’aimerais bien savoir “combien” de burkinis on voit sur les plages, moins celui sur la photo, bien sûr. Est-ce que ça se compte par milliers, ou sur les doigts de la main ? Si ce n’est pas par milliers, la République Française a donné un sérieux coup de main à l’islamisme en médiatisant une provocation (car c’en est une) qui aurait dû et pu passer inaperçue.

  9. Cete photo montre combien les "us et coutumes" morbides islamiques sont antipodes de ce qu elles voudraient nous faire gobber!
    En effet la femme en BURKINI "excite"beaucoup plus les "bas instincts sexuels"que celle qui est en BIKINI !
    Un dogme en somme fait de tartufferies araboasiates moyen orientalo- bedouines, incompatible avec l'épanouissement de civilisations humaines!
    L'algerie algerienne,à causse de l'arabisation,ne cesse d être plongée dans L ENFER de ce dogme et ne cesse de s 'éloigner du PARADIS DE PROPERITE des civilisations humaines .

  10. Lorsque cela vient d'un mécréant on le comprend mais lorsque cela vient d'un athé on le comprend plus mais lorsque cela vient d'un musulman qui accusent les autres d'islamistes et de burkini d'une chose aliétoire alors la c'est qu'en dire des premiers qui n'attendent qu'à entendre ceci pour abaisser plus l'Islam comme religion, comme civilisation et comme culture. mais lorsque ceci vient d'un ex-patrié c'est comme cela vien d'un pied noir, d'un américain ou d'un français juif comme Sarko.

  11. Il y a véritablement quelque chose qui t'échappe dans l'approche du sujet @ y averwak. Tu ramènes quasi-systématiquement le curseur à la problématique du colon-colonisé. Or s'agissant de l'emprise des religions sur la "cité", la colonisation n'a pas grand chose à voir! l'islam détient la palme bien avant l'arrivée des kouffars. Pour t'en apercevoir va donc faire un tour dans les plages algériennes (ne t'avise surtout pas à mettre un bikini à ta femme ou ta fille et encore moins être en contact avec ta femme car les milices des mœurs veillent, j'en sais qlq chose). Et pour comparer, va aussi à Tel-Aviv et Omaha Beach pour voir la différence.

  12. @ kichi, moi, Vivant en France depuis pas mal de temps, j'ai eu le temps de constater un changement radical des mœurs musulmanes en France, un peu à la suite du même mouvement en Algérie et probablement dans d'autres pays du pré carré wahhabite. Dans une ville comme Saint Denis dont la basilique abrite la crypte des rois de France, il est aujourd'hui risqué pour un basané de rompre le jeun en période de ramadhan. Il est plus que légitime pour les citoyens de France de se poser des questions.

  13. Et qu'en pensez vous de l'
    Algérie algérienne musulmane depuis plus d quinze siècle se réveillant sur une machination kabyle nous rendant avec son amazighité d'avant age à la pierre? J'"attends de vous une réponse car la civilisation arabe a et laisse encore en Algérien algérienne un peuple musulman dont l'islam avait libéré tes ancetre vandales alors qu'avant on entendait jamais parler de cette langue maternelle en un sens une langue d'oiseau.

  14. Qu'attendez vous? pour ce faire vous n'avez qu'à changer de pays , de langue et surtout de religion car le peuple algérien est musulman et nos coutumes y compris par ceux qui ne pratique pas s'oppose à ces choses absurdes dont vous pensez et à eux 'mécréants et juifs) leur religions et leurs coutumes et à nous les notres.

  15. @Urfane : J’ai lu ta réponse sur l’autre article à ma question sur le nombre de burkinis en France.

    J’entends souvent des amis dire que l’islamisme fait des ravages chez les jeunes z’migri et je n’ai aucune difficulté à le croire, mais je me posais juste la question concernant le burkini en particulier. Y en a-t-il un grand nombre ou juste une poignée extrêmement visible, car il suffirait d’un seul sur une plage de 50 000 baigneurs pour se faire remarquer.
    A mon avis, le burkini est une escalade dans la provocation islamiste. Parce que le ramadan, le halal, la prière, etc, restent entre “musulmans”. Tous ces trucs restent ou peuvent théoriquement rester malgré tout dans la vie privée des individus ou tout au moins celle de leur groupe restreint, tandis que le burkini va provoquer la civilisation du monde occidental toute entière sur son turf. Le burkini s’attaque aux non-musulmans directement. Une femme qui se considère comme une musulmane pieuse n’irait pas à la plage, point barre, que ce soit en burk ou en bik. Si elle y va c’est qu’elle est chargée d’une mission. Et c’est pour ça que j’ai dit que la France ne devrait pas les médiatiser, à moins qu’elles soient en nombres impossibles à ignorer.

  16. @urfan, je ne sais pas si c’est à moi que tu t’adresse, mais je suis concerné kamim.

    C’est vrai a Urfan que j’ignorais que les colonisés n’avaient pas besoin d’être colonisés pour être musulmans. Ni d’être musulmans pour être colonisés. Et donc que la colonisation est complètement innocente et n’a rien à voir avec l’islam ni avec l’arabo-islamisme. C’est Brassens qui chantait : cha3bou eldjazayri mouslimoune.

    Non tout ça n’a rien avec les problèmes identitaires, d’intégration et d’assimilation.

    « Le colonisé réussit également, par l'intermédiaire de la religion, à ne pas tenir compte du colon. Par le fatalisme, toute initiative est enlevée à l'oppresseur, la cause des maux, de la misère, du destin revenant à Dieu. L’individu accepte ainsi la dissolution décidée par Dieu, s'aplatit devant le colon et devant le sort et, par une sorte de rééquilibration intérieure, accède à une sérénité de pierre. » (F.Fanon).

    .Ontoulika , nekini je parlais moins de l’islam que du rapport de Fafa à nous autres et de nous autres à Fafa.

    Ihi sefhemli pourquoi tous ces reflexes conditionnés après 395 générations de zimigrage.

  17. Daghène il ne faut pas confondre, je ne parle pas de complexe d'infériorité . On peut être musulman et complexé sans être colonisé ! Et…. si tu suis mon raisonnement … Laisse tomber , nekini je me suis mordu la queue à force d'y penser.

  18. Wa Verwaq, ce dont parle Fanon, les algériens de mon âge et du tien en ont fait l’expérience dans la vie, pas seulement en théorie : dans l’esprit du colonisé le colonisateur devient une partie de la nature. S’il pleut trop, s’il y a un éboulement ou un tremblement de terre, si une pierre ou la foudre te tombent sur le crâne, il ne te viendrait pas à l’esprit de blâmer les nuages, les montagnes ou lun rocher pour ton malheur. De même, si le colonisateur te confisque tes terres, viole ta femme ou te fout en prison, c’est une fatalité, pas un déshonneur, car dans ton esprit le colonisateur n’est pas un être humain. Il est doué de parole, il a un corps comme le tien, mais ce n’est pas un être humain comme toi, c’est juste une force de la nature. Ainsi, un individu colonisé ne pourrait jamais avoir une relation personnelle normale avec un individu du groupe colonisateur par exemple, il ne pourrait pas en être jaloux ou envieux, avoir une relation d’amitié normale ou de haine personnelle avec lui. Et ça va dans les deux sens, car le colonisateur non plus ne pourrait avoir ces sentiments envers un colonisé.
    Il ne doit pas être pas facile de comprendre cela sans l’avoir vécu, mais peut-être aussi que le schéma existe entre l’immigré et la population “de souche”, je ne sais pas.
    Sans vivre parmi les immigrés, je ne peux veux pas larguer des affirmations comme ça sans pouvoir les étayer, mais je me demande ce que les gens sur place comme toi en pensent.

  19. Ce débat est incensé : L' habit ne fait pas le moine. De même que la barbe ,le khamis ou le HIJAB ne font pas le musulman. Full stop,
    arretez cette masturbation intelectuelle vous aportez d eleau au moulin integriste en donnant de l' importance a leur carnaval vestimentaire.

  20. A Kichi,
    Tissi, la prochaine fois que tu me parleras d’étayer nagh d’arguments, je fais comme Goering.
    « Il ne doit pas être pas facile de comprendre cela sans l’avoir vécu, mais peut-être aussi que le schéma existe entre l’immigré et la population “de souche”. Ce n’est en effet pas une relation à sens unique.
    Je ne sais pas si tu l’as, je parlais surtout d’une certaine élite et de leur rapport au pays d’accueil.
    Et à vrai dit je n’ai mentionné « le complexe du colonisé » que par provocation. Yarnou il ne faut pas confondre le mot complexe dans le sens de « goumblixi » Mais comme celui d’oedipe :
    « Pour le colonisé, être moraliste c'est, très concrètement, faire taire la morgue du colon, briser sa violence étalée, en un mot l'expulser carrément du panorama. Le fameux principe qui veut que tous les hommes soient égaux trouvera son illustration aux colonies dès lors que le colonisé posera qu'il est l'égal du colon. Un pas de plus, il voudra se battre pour être plus que le colon. En fait, il a déjà décidé de remplacer le colon, de prendre sa place. »

    Nagh d’Icare. complexe d'Oedipe inversé ( ???) .

    Il y a quelques jours 41 personnalités qui se disent musulmanes ont publié une pétition en rapport avec tout ce tintamarre.

    Sachant qu’une question inévitable allait être posée, dans une république qui ne reconnait pas les religions ni l’appartenance communautaire, ces 41 l’ont anticipée :

    « Certes, cette interpellation est paradoxale : on nous a appris à faire de la religion une affaire privée. Pourquoi dès lors prendre la parole en tant que musulmans? Parce que le risque de fracture entre les Français est chaque jour plus important. »

    .http://www.lejdd.fr/Societe/Religion/TRIBUNE-Nous-Francais-et-musulmans-sommes-prets-a-assumer-nos-responsabilites-800095.

    Le prétexte « Parce que le risque de fracture entre les Français est chaque jour plus important » m’a fait braire d’ahurissement.
    Comment ? tu ramènes ton qamum en tant que musulman en assumant et tu dis : « Il faut agir donc en tant que musulmans ». Et là : »le risque de fracture entre français ».

    Khati « entre français et musulmans », ihi !
    Voila pourquoi thougnaliyid thdjniwth-iw.

    je ne crois pas une seule seconde à un islam onanisé par l’élite : d’ailleurs Dalil Boubekeur le représentant ici de l’islam soft a dit : l’islam de France est une arlésienne, il n’y a qu’un seul islam .Il aurait dû préciser : il n’y a qu’un islam, il est , et c’est celui des salafistes ;

    Tu vas vivre 25 générations avec les esquimaux, eux il sont esquimaux et toi tu es un esquimal musulman!

  21. Lire : il n’y a qu’un islam, il est radical, menou3 etedjdid, et c’est celui des salafistes.

  22. @ Averwaq: En somme c’est l’histoire des juifs en Occident qui recommence à zéro mais avec des musulmans. Ça risque de durer 2000 ans ou plus.
    Ce que cette “élite” devrait faire pour briser ce mur, plutôt cette muraille de béton armé, serait de sortir en larges groupes avec des hauts-parleurs dans les rues de Paris et hurler : « Nous ne sommes pas musulmans !! Nous sommes français et nous sommes athées ! athées ! athées !!!! » ou « chrétiens ! chrétiens ! chrétiens ! », plus athées que le plus athée des athées, ou plus chrétiens que les plus chrétiens des chrétiens !… Peut-être que ça va donner des complexes aux français « de souche » qui se sentiront moins français qu’eux ? Après tout, la différence n’est que culturelle, car sur le plan génétique, un algérien n’est qu’un méditerranéen. On fera comme l’a dit Si Muhend :
    Leqvaïel thoura tornan –
    Qlen d’erroman —
    Tev3en thajadith gher l’sas.
    (Les kabyles ont désormais apostasié – Ils sont redevenus romains — ils ont suivi leurs origines jusqu’à la racine.)

  23. @ y'averwaq, le complexe du colonisé, "n'esaath marra" mais, yella yiwen iqouvlith aken adhinjer avridhis "s'affranchir". yella wayedh yougith aken adichvou dh'ou koloon et c'est ptet l'élite dont tu parles. La problématique de l'islam en France, je t'avouerai que "amm'in ithetsen inighman zath ou'mchich" je m'en fiche un peu car cela s'apelle : feedback, effet boomerang, voire, la roue de l'infortune, bref si elle veut le résoudre, elle n'a qu'a faire une rétrospection objective de son histoire plutôt que de continuer à se masturber l'imaginaire avec un passé révolu et qui n'est pas si glorieux que cela. ou'maana @ y'averwaq, lproblèèèème, ç'a n'est pas la fra'nss c'est laba! l'islam a investit le génome des zomes et pire encore, celui des femmes "gardiennes du temple" devant l'éternel et "tsemyif Ass iaaden win di'thedoun" l'espace public devient un enfer et ce n'est pas faute d'islamisme mais de l'islam himself. et si tu as l'attanssiou de finir tranquillma ta retraite dh'ithmourth prépare-toi au djihad negh a la soumissioun. voila ce qui peut-être t'echappe..

  24. Merci pour le lien! Je n'avais pas lu cette tribune ! La lire ce soir, me fait réaliser que finalement, pour un Kichi qui a lu et compris ces textes religieux stupides, à l'origine de tant de conneries et de conflits entre les hommes, il existe 100 , 1000 ou d’avantage de p’tits illuminés qui persistent à nous fourguer l’idée que les c…, musulmans ou autres, il faut toujours les chercher chez les zôtres ! Wa yavvav dhachouts eddounith agui !Abhim youghal d’afhim et vice versa ! Rouh thoura affas akerrou !

  25. Au moins le Burkina Fasso a compris que le Burkini c'est Fako, c'est a dire du pure tape a l'oeil politique. De grace Barkana avec ce tintamare ..Fako! Parlons des contributions dans les sciences , technology et lettres de nos muz et muzettes . Merci d'avoir fait avancer le shmiblick!

  26. Les fanatiques islamistes veulent nous faire rentrer dans un cercle vicieux comme si la femme comme l'homme ne vient pas au monde toute nue , en lui refusant d'abord la proximité de l'homme par la mixité , ils lui dénient en plus le droit de montrer sa nature. Il y a beaucoup de tartuferies dans ces comportements et du machisme en surdose . Et paradoxalement la femme musulmane a accepté de jouer le jeu jusqu'à se retrouver comme esclave sexuelle heureuse à la maison et heureuse de cacher ses attributs féminins à l'extérieur.Les fanatiques islamistes veulent la mise à mort de la femme , son effacement et son inexistence dans la vie sociale , la répression de ses charmes et de sa beauté, ils veulent l'enterrer vivante en lui déniant tous les droits humains.

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