Sommet des chefs d’Etats arabes : l’échec recommencé

C’est un sommet quelconque de la Ligue arabe qui s’est tenu lundi 25 juillet à Nouakchott, en Mauritanie. Seuls six sur les 22 que compte la Ligue étaient présents. Boudé, aucune décision majeure n’en est sortie.

Abdelaziz Bouteflika ne sortant plus de sa résidence de Zéralda a chargé encore une fois Abdelkader Bensalah, patron du Sénat de le représenter. Dans une déclaration ampoulée, il avait promis que ce sommet allait être «exceptionnel», il a été quelconque. Le sommet de la Ligue arabe aura finalement ressemblé aux précédents avec en prime l’absence de chefs d’Etat et de décision majeure.

Appelé sommet de l’espoir, il n’aura nourri que doutes et les mêmes appréhensions qui traversent ce syndicat de chef d’Etat depuis sa naissance.

Censé être un sommet de chefs d’Etat, il n’a finalement réuni qu’une poignée d’entre eux. Sur les 22 pays membres que compte la Ligue, seuls six chefs d’Etat étaient présents. Parmi eux, le Soudanais Omar el-Bechir, visé par un mandat d’arrêt international, le Tchadien Idriss Déby, les émirs du Qatar, du Koweït, les présidents du Yémen, des Comores, de Djibouti. Aucun chefs d’Etat important n’a daigné se déplacer à Nouackchott. Ni le roi d’Arabie saoudite, ni le président égyptien, ni bien entendu Abdelaziz Bouteflika. Encore moins le roi du Maroc qui s’est désisté à la dernière minute, sans doute ayant compris qu’il risquait de se retrouver seuls.

Prévu sur deux jours, le sommet s’est résumé à un après-midi de débats, sans décision importante. Pourtant le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz a dû racler les fonds de caisses de l’Etat mauritanien pour donner à ce rendez-vous une épaisseur importante. Ouverture d’un terminal d’aéroport flambant neuf, réfection de l’autoroute le reliant à Nouakchott, installation de tentes ultra-sécurisées pour servir de centre de conférence… En vain.

Mais à la fin, le bilan est mitigé. Bien entendu, les présents ont réitéré la nécessité de lutte contre le terrorisme et autres défis auxquels ils sont confrontés… Autrement dit, de nombreux discours, mais aucune décision majeure sur le plan politique ou économique. Pourtant, l’agenda était ambitieux : la mise en place d’une force commune, le dossier libyen, la Palestine, la Syrie, le Yémen… Les présents devaient avoir du pain sur la planche.

C’était la première fois depuis la fondation de la Ligue arabe qu’un sommet se tenait à Nouakchott. Il faut dire que la Mauritanie avait été mise à la marge en raison de ses liens diplomatiques avec Israël, voulus par l’ancien président Ould Mohamed Taya.

Yacine K.avec RFI.

4 commentaires

  1. « Seuls six chefs d’état étaient présents… aucune décision n’a été prise… » Ces gens et leur ligue n’existent pas, mais ils ne savent pas qu’ils n’existent pas. Et s’’il y avait eu cinquante chefs d’état et qu’ils avaient solennellement pris soixante décisions extrêment importantes, cela aurait-il fait la moindre différence sur le terrain, que ce soit demain ou dans un siècle ?

  2. Est)ce que cela vous étonne, je peux vous assurez, qu'il ne faut jamais rien attendre des réunions de ces types d'organisation fondées par les puissances étrangères au profits de leurs intérêts économiques avec l'aide des larbins qu'ils mettent en place qui s'enrichissent, pillent, tuent, voir exterminent leurs peuples et les peuples voisins, avec la bénédiction des cieux bien entendu, et de dieu.
    puisqu'il pourvoi à tout.

    Allons, il faut être sérieux parfois, comment des chefs de tribus peuvent-ils gouverner des pays aussi divers et de culture opposée, c'est impossible, reconnaissant au moins une chose, qui est la vérité, dans les pays qui se réclament de culture arabe de l'Asie et ceux de culture Africaine, proche de l'occident, les pays sont pas dirigés par les hommes avec un cerveau cultivé et empli de sagesse, mais les mitraillettes, avec la participation des ennemis à leurs populations.

    Si, un jour l'Afrique du nord, veut s'en sortir de la gabegie dans laquelle elle se trouve, à suivre et à se réclamer être des asiatiques ou des occidentaux, et nié leurs propres origines et cultures, il faudra que les peuples se reprennent, ils s'unissent, repartent à partir de leur histoire commune, se remettent autour d'une table, ils discutent, ils abordent les erreurs de leurs histoires, et ses leurs, et ils abordent leurs problèmes franchement, pour former une organisation commune de marché et du développement de leurs pays, avec des échanges commerciaux, honnêtes sans tricherie et manoeuvres frauduleuses.

    Peut-être nous parviendrons à faire de nous pays des havres de paix, et que nous jeunes puissent vivre enfin en paix dans leurs pays, en bonne conscience tranquille.

    Si, nous continuons à vivre en suivant dans les prêches qui nous viennent de l'étranger, et à faire appel à tous les mafieux aux sommets de nous différents états, avec des hommes qui sèment la haine et la mort, pour s'enrichir. nous continuerons à nous enfoncer chaque jour un peu plus.

  3. Kouma on dit dijà ?

    Ibn khaldoun, le yéménite, qui est le seul savant arabe à ne pas causer comme un arabe sauf quand il cause des arabes avait dit : les arabes se sont mis d’accord pour ne pat être d’accord : ce qui est un paradoxe, ou une contradiction dans les termes. Il aurait, en effet dû dire : les arabes ne se sont pas mis d’accord pour être d’accord. Parce que même pour ne pas être d’accord les arabes sont incapables de trouver un accord.

    On ne change pas une équipe qui perd . Toute la difficulté est de rater du premier coup. Après il suffit de recommencer l’échec , koum il a dit lwi.
    Iwi ! kistivou ! Quand je vois que regrette d’être kabichou parceque ce n’est pas kamim une affaire facile, je me dis qu’à quelque chose malheur est bon. Putain ! J’aurais pu être arabe, ya boureb !

    Et musulman en plus, ih.

    Ayavava !

  4. La Mauritanie a le mérite et le courage de réviser sa Constitution en projetant supprimer la deuxième chambre du parlement : le Sénat en la soumettant à un référendum populaire, considérant cette haute institution comme un copier-coller des démocraties occidentales , une instance bloquante et budgétivore pour ne pas dire inutile.

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