Les sept organisations hostiles au projet de loi Travail, CGT et Force ouvrière (FO) en tête, appellent vendredi à « amplifier la mobilisation », au lendemain de nouvelles manifestations qui ont rassemblé entre 154.000 et 300.000 personnes dans les rues.
Ces syndicats, qui font le constat d’une « détermination (…) sans faille » des opposants, ne fixent pas pour autant de nouvelle date avant celle, déjà au calendrier, du 14 juin, en plein Euro de football.
« Les organisations appellent à poursuivre et amplifier les mobilisations en multipliant et en soutenant les actions décidées par les salarié-es en assemblées générales », peut-on lire dans un communiqué commun de la CGT, FO, FSU, Solidaires, et des jeunes de l’Unef, de la FIDL, et de l’UNL.
L’intersyndicale exhorte également les salariés à « travaill(er) à des temps forts de convergence de luttes interprofessionnelles par la grève et les manifestations dans les prochains jours ».
Elle prône par ailleurs la tenue « dès le début de la semaine prochaine de la votation citoyenne décidée en intersyndicale » dont le résultat « sera remis au président de la République lors d’un nouveau temps fort dans la deuxième quinzaine de juin ».
« La mobilisation (…) est aujourd’hui majoritaire, l’opinion publique reste massivement défavorable au texte de loi et l’unité des organisations syndicales engagées (…) reste intacte », est-il encore écrit dans ce texte signé jeudi soir.
Jeudi, le nombre de manifestants dans les rues a légèrement progressé par rapport à la semaine dernière lors d’une huitième journée de mobilisation, marquée par des heurts avec la police à Paris, Nantes ou Bordeaux.
Mené par la CGT, le front du refus a durci ces derniers jours le mouvement en bloquant raffineries et dépôts de carburant et en multipliant les appels à la grève dans des secteurs stratégiques comme les centrales nucléaires. Le gouvernement et François Hollande se disent résolus à maintenir le projet de loi porté par la ministre du Travail, Myriam El Khomri.
Reuters



