Elle est en train de gagner toutes les strates de la société et même… du monde politique. Elle n’est même plus ce dernier recours dont on fait usage dans un contexte de désespoir.
Par Mohamed Benchicou
La violence est, aujourd’hui, souvent employée comme méthode offensive, comme un mode d’existence ou, plutôt, comme un moyen d’exister. Les informations qui parviennent de l’Algérie profonde décrivent des pratiques nouvelles d’adolescents qui ne craignent plus de commettre les homicides les plus répugnants et les plus spectaculaires : assassinats en groupes, agressions gratuites sous toutes les formes…
Des mafias se font et se défont dans tous les quartiers, avec l’usage des rackets, du kidnapping, des intimidations. Des esprits plus compétents que nous, sauront mieux expliquer ce type de comportement, mais il semble bien qu’il exprime un pourrissement du système social et politique dans un contexte d’impuissance du système scolaire, de perte des repères, mais aussi d’autocratie, de corruption, d’hégémonie, de rabaissement de l’autre.
La famille, l’école, le collège, le lycée, ne transmettent plus les valeurs civiques et morales. Les exemples « venus d’en haut » font le reste. Le système éducatif est discrédité par le fait qu’il n’est plus générateur de promotion sociale : à quoi sert de s’épuiser à faire de longues années d’études pour un salaire dérisoire quand, autour de vous, des individus sans qualification exhibent des richesses que ne procureront jamais les diplômes universitaires ?
Dans cet univers où il faut être gladiateur plutôt que diplômé, il faut descendre dans l’arène et arracher son droit à l’existence. Le monde politique pervers qui est le nôtre aujourd’hui, à l’image de la Russie sous Boris Eltsine (rapprochement sur lequel nous reviendrons dans nos prochains articles), usant et abusant des mensonges et des fourberies, se charge de transmettre les derniers exemples de la primauté de la roublardise sur le civisme, de la force sur le droit.
« Connaissez-vous un autre pays au monde où l’on puisse devenir milliardaire en un an ? La Russie des années 1990 avait sombré dans une telle anarchie que les crapules n’hésitèrent pas à s’emparer de sa richesse », nous dit le journaliste américain d’origine russe Paul Klebnikov, qui a longuement étudié le phénomène de la gangrène de l’État russe par la mafia.
Lebnikov apporte des éclairages édifiants dans son livre Parrain du Kremlin : Boris Berezovski et le pillage de la Russie (Éditions Robert Laffont). Il écrit : « Un homme jeune, en bonne santé et avec une bonne tête n’avait point d’autre voie d’enrichissement en Russie post-communiste que la pratique du business et du gangstérisme. Certains étaient plus dans l’un que dans l’autre, mais le terrain était unique. »
Quand des dirigeants empruntent le langage de la Cosa-Nostra, l’accent arrogant des parrains de la mafia et les tics des capos de quartier, quand ils couvrent le stratagème qui consiste à mentir sur la maladie du Président, quand la télévision algérienne trafique les images pour duper l’opinion sur la santé du chef de l’État, ils nourrissent les pulsions velléitaires chez ceux qui les regardent : puisqu’on commande par la ruse et la force, alors que chacun montre ses biceps.
En l’absence d’un véritable État de droit, on se fait justice soi-même ou, pire on impose sa propre loi aux dépens des lois de la République. Dans une partie sans arbitre, tous les coups sont permis. Aujourd’hui, le parti du FLN est devenu l’arène des gladiateurs. Infesté par les nouveaux milliardaires de l’argent sale, il est devenu le ring où se règlent les comptes à coups de matraque, et bientôt à coups de revolvers. Un adversaire de Saadani, Abderrahmane Belayat, vient d’être victime d’une tentative de lynchage à laquelle il a échappé par miracle. Une cinquantaine de personnes armée de gourdins ont immobilisé sa voiture, à Bou-Saâda, défonçant les quatre portières, brisant le pare-brise et prenant à partie Belayat dans le but de le lyncher. Il n’a échappé au pire qu’avec l’intervention de la police de la daïra de Bou Saâda.
Ne nous faisons pas d’illusions : le choix n’est pas entre le RND et le FLN, entre Saâdani et Ouyahia ; il est entre la mafia et la République. Le cycle de la violence n’a pas de fin. Le gang qui s’abrite derrière le président handicapé, saisi de panique à l’idée de perdre ses positions et, surtout, d’avoir à rendre des comptes, va enfoncer toujours plus la vie politique dans l’hégémonie, le mensonge et l’arrogance. Il aura de plus en plus recours à la violence, pour assurer son impunité.
L’épisode Chakib Khelil, innocenté scandaleusement après avoir été inculpé, est le dernier méfait de cette camarilla. Encore un message envoyé aux jeunes Algériens : pour s’enrichir, volez votre pays; la patrie, reconnaissante, saura vous récompenser d’une promotion politique.
C’est ainsi que la Russie d’Eltsine toucha le fond. La comparaison avec l’Algérie s’arrête là. La Russie a pu se relever péniblement après le départ d’Eltsine. Notre pays ne semble pas en avoir les moyens, ni encore moins l’envie. Si rien n’est fait dans les tous prochains mois, le pire est à craindre. Qui veut que notre patrie ne soit plus qu’une dépouille gisant dans les profondeurs de l’indifférence ?
M.B.
N.B. Certains lecteurs Tlémcéniens ont interprété mes quelques mots sur « les mercenaires de Tlemcen » comme une inamicale insulte à cette cité historique et à ses gens. J’y compte assez d’amis pour savoir que Tlemcen n’est pas la ville de mercenaires, mais surtout celle des gens modestes et dignes.
Du reste, c’est ainsi que je la décris dans mon article du 22 octobre 2013 : « Il s’appelait Aloui et puis c’est tout ». Il est pourtant originaire de Tlemcen, mais le mauvais Tlemcen, le Tlemcen des pauvres, pas celui du wali Bourricha, le Tlemcen des pauvres, celui que décrit Messali qui y marchait, enfant, pieds nus onze mois sur douze, même en hiver, le Tlemcen du vieux Saf-Saf et des ruines de Bab ed Djiad, le Tlemcen de Mohammed Dib, de la faim et de Dar Sbitar. Le Tlemcen « qui compte pas », à l’inverse de celui de la famille Khelil, Hemche et tutti quanti, le Tlemcen qui vous évite le juge et vous transforme en milliardaire du Maryland ou de Logano.
Lui, il s’appelle Aloui, il est blogueur et c’est tout. Quand on est du mauvais Tlemcen on essaie de s’inspirer du Tlemcen d’en face, on prie Dieu pour qu’il rallonge la vie de notre cher président, on se bat pour le quatrième mandat et on adopte la posture des trois singes : rien pu, rien dit, rien entendu. Mais il lui, Aloui, il a fait tout le contraire. Il a publié sur son compte Facebook de caricatures et de photomontages du président le président B.. et de son Premier ministre Abdelmalek Sellal. Il s’appelle Aloui. Un nom à coucher en prison. »
Ces quelques lignes clarifieront peut-être les choses à propos de l’usage de la formule « les mercenaires de Tlemcen » et expliqueront, je l’espère, ce que j’ai voulu dire en écrivant : « Pas comme ce milliardaire kabyle mal dégrossi de Rebrab ! On n’a pas idée de vouloir faire des affaires, de se doter d’un groupe de presse, quand on n’est ni Texan ni Emirati. Ni Qatari, non plus ! Pas même Tlemcénien !… »
Je suis désolé qu’une certaine confusion ait pu décevoir les lecteurs de cette prestigieuse ville.
M. B.
Source : TSA
Lire l’article depuis sa source





Eh oui si Rebrab etait tlemcenien personne n' aurait trouvé a dire et redire
Marée hauter a tribord! ………bon vent et que vienne le deluge.
Passports prets, direction ghur la Maison blanche!
Meme feu Cheick ElHasnaoui avait "predit" cette mareée haute a sa facon.
Les planqués de oujda originaires de Tlemcen qui ont porté un coup fatal à l'Algérie naissante. N'est ce pas à Tlemcen que se sont réunis en 62 les nouveaux hommes forts pour constituer le Bureau politique du FLN qui se chatgera du coup d'état contre le GPRA et Benkhedda. Non Mr Benchicou y'a pas d'erreur, les malheurs de l'Algérie ont commencé dans cette contrée.
La violence est dans l'air dans notre société , il faut faire trés attention à ce que vous dites car tout est motif à vous créer des noises , il ne faut surtout pas répondre à la provocation car le coup de tête pourrait partir plus vite que vous ne l'attendiez , et lorsque vous empruntez une ruelle il faut éviter de glorifier votre club de footbal préféré car vous pourrez tomber nez à nez avec les supporters d' un autre club rival alors bonjour les dégats et le clash des insultes et des brimades. Un simple regard insistant sur un inconnu pourrait vous valoir des explications et vous exposer à des voies de fait. Les filles ah ! les filles il ne faut surtout les effleurer en bus ou en tramway , vous devenez tout de suite un suspect , un désaxé qui veut aller plus loin ,vous recevrez alors une volée de bois vert qui peut déclencher l'émeute et vous couter cher parceque dans tous les cas vous êtes fautif.Même si elle tombe et qu'elle se casse la jambe , il ne faut pas la toucher ni lui porter secours .La violence est immanente à notre société , c'est une façon d'existeret de s'affirmer même dans le mal . C'est aussi une façon de se mesurer à plus fort que soi .D'ailleurs les echanges verbaux s'expriment toujours sur un ton de gueulades fortes au cas où vous seriez distrait. La crispation des visages est quotidienne et n'est pas seulement l'apanage d'un simple quidam ( le colonisé selon Frantz Fanon ) elle est aussi dans la communication verbale et non-verbale de nos dirigeants politiques ( le rictus carnassier d'Ouyahia , les plissures de peau de pachyderme de saadani , la bombance agressive de Tliba etc…. Ceci en plus des autres violences encore plus graves empruntées aux mafias italiennes, la violence contre les enfants et les femmes, les personnes âgées qui emplissent quotidiennement la rubrique des faits divers des journaux .
je vous jure que notre mal ne vient ni de tlemcene , ni d oudjda , ni d ailleurs . il nous vient de l avidite , de la voracite , de l amour de l argent et du pouvoir de certains de nos algeriens et algeriennes , qui sont capable de tuer ,trahir , voler ,manigancer et tricher , meme avec le diable ,tout en lui vendant leurs ames ,pour arriver a leurs fins . voila d ou vient notre mal ! il y a aussi le fait que , que nous ne sommes pas tous trop promptes a dénoncer , s il le faut, sévir contre ces assoiffes d argent et de pouvoir . comme on dit chez nous : ( laheia thetsarouad ahetite ) – la timidité , la passivité, engendrent des bâtards .
Le principal planqué d’Oujda, était le Chef d’état-major de l’armée des frontières, et c’est lui le principal instigateur de la crise de l’été 62, suite à laquelle le sort définitivement scellé pour un destin funeste pour l’Algérie a été décidé. Il est originaire de Guelma. C’est pas pour ça qu’on va dire que les Guelmis sont des planqués et ont été à l’origine du malheur du pays. Hacha. Bien au contraire. Rien ne t’autorise, toi Haroun Hamel, à falsifier l’histoire parce que tu hais les gens de l’Ouest sans savoir exactement pourquoi, uniquement parce que tu as des préjugés. Boutefflika était avec eux sûrement, il est originaire d’Oujda, oui. Pas de Tlemcen. Cette réunion a eu lieu à Tlemcen, pour des raisons de proximité géographique avec leur ville de naissance ou d’adoption. Ils auraient été encore plus cons qu’ils ne sont s’ils avaient décidé de se réunir à Azzaba, ou dans la ville de naissance de Haroun Hamel. L’histoire d’un pays n’est pas celle que l’on aime entendre raconter parce que ça nous plait, mais c’est celle qui a réellement eu lieu, avec ses heurs et ses malheurs. Malgré tout ce que je viens de dire, le malheur de l’Algérie ne vient pas du lieu de naissance ou de réunion ou d’une ethnie, il vient de la personne, ou des personnes elles-mêmes. Et vous Haroun vous risquez de devenir vil comme toutes les saloperies qui nous dirigent, tellement vous vous contentez de l’histoire du pays que vous vous racontez pour vous fait plaisir, tellement vous haïssez ceux qui ne vous ont rien fait, ni à vous , ni au pays. Tellement votre imagination vous emprisonne et vous aimez ça.
Salutations. Jafnouhou .
en l'absence de l'etat de droit et face à l'impunité que pouvons nous faire ?
après avoir amnistié tous les sanguinaires terroristes , le president gracie à chaque fete toute sorte de delinquents que la justice a condamné
les ministres cités dans les panama papers ne demissionnent pas et nous donnent encore des ordres , nous sommes la risée du monde
"C’est ainsi que la Russie d’Eltsine toucha le fond. La comparaison avec l’Algérie s’arrête là. La Russie a pu se relever péniblement après le départ d’Eltsine". Croyez-vous sincèrement Mr Benchicou que la Russie se relève ? N'est-ce pas plutôt qu'elle tenue par une poigne de fer nommé Poutine ? Apparemment vous êtes nostalgiques de l'ancien système parti unique qui est la cause de ce que nous sommes actuellement. La Russie est dans la même situation que l'Algérie : Elle vit sur la rente pétrolière accaparé par l'oligarchie pro Poutine. Mais dites moi comment des gens se prétendant intelligent apportent leur soutien à des hommes soi disant providentiels ? Quand est ce que vous allez vous réveillez ?