Entretien avec Soufiane Djilali : "Nous sommes arrivés à un point où les événements deviennent incontrôlables"

Le président de Jil Jadid Soufiane Djilali apporte, dans cet entretien, des réponses sans concessions sur la situation politique et économique du pays. De l'inquiétude mêlée à une colère contenue affleurent dans le propos. Soufiane Djilali révèle qu'il y a une guerre de succession au sein du régime. Mais avertit, prometteur, que la solution demeure entre les mains des Algériens pour peu qu'ils se mobilisent.

Le Matindz : Le chef de l’Etat vient de passer une semaine en soins à Genève. Les dernières images qui ont échappé à la censure le montrent très malade, malgré cela, on continue en haut lieu à nier l’évidence…

Soufiane Djilali : A mon avis, le Président est beaucoup plus souvent à l’étranger que cela. Lorsqu’il y a des fuites sur ses voyages, ceux-ci sont rendus publics avec très peu de précisions sur les causes du déplacement ou les lieux du séjour. Nous sommes toujours dans l’esprit de l’omerta. Et cela se comprend : le Président est probablement dans un état de semi-conscience au moins. Il n’a plus aucune capacité physique ou mentale pour gérer quoi que ce soit. Lui-même est totalement dépendant de l’équipe médicale qui l’entoure. Comment voulez-vous qu’il s’occupe des grands dossiers de l’Etat ? C’est un homme en grande souffrance. S’il est vraiment conscient de son état, cela doit être terrible pour lui de se sentir utilisé sans vergogne par ceux qui constituaient sa cour. Son entourage immédiat est devenu son tortionnaire. Ses « proches » ont besoin de se protéger. Ils ne veulent pas voir une élection présidentielle démocratique. Ils ont trop peur de la suite. Alors ils tentent de tout contrôler en gagnant du temps. Dans tous les cas de figure, son long règne se termine dans le désastre pour lui et pour le pays qui est ainsi livré au désordre et à l’humiliation.

Chakib Khelil est revenu par la grande porte malgré la procédure judiciaire qui était lancée un temps contre lui. Les Algériens assistent stupéfaits à cette tournée des zaouïas largement répercutée par une certaine presse proche du clan au pouvoir. Que vous inspire ce développement ?

L’écœurement. Voilà un homme dont les actes politiques en tant que ministre de l’Energie avaient été décriés par toute la classe politique. Rappelez-vous de la controverse qu’avait entrainée la loi sur les hydrocarbures de 2004, abrogée en 2005 dans les conditions que l’on sait ? Cet homme a été PDG de Sonatrach en même tant que ministre de l’Energie. Les conclusions sur son règne d’alors ont été accablantes : surexploitation destructrice des puits de pétrole, absence d’investissements sérieux dans l’aval (transformation du pétrole en produits raffinés), explosion de la consommation interne… et j’en passe. Bouteflika avait donné carte blanche sur le secteur. Même le Conseil National de l’Energie ne s’était plus réuni. Il est donc comptable d’un bilan vraiment peu élogieux. Cela sans compter les affaires scandaleuses avec BRC, Sonatrach 1 et 2 et tout ce que l’opinion publique ne connaît pas. Après avoir été accusé par ses anciens collègues lors des procès de Sonatrach puis objet d’un mandat d’arrêt émis par la justice algérienne et directement impliqué dans des affaires internationales (cité par la justice italienne), voilà que d’un coup d’un seul, il rentre au pays, salué par les officiels et maintenant en tournée préélectorale dans les zaouias. Il n’y a aucun doute que c’est un homme qui porte beaucoup de secrets touchant le cœur du pouvoir. Il faut le protéger et l’immuniser pour éviter que « des choses pas belles » soient mises sur la place publique. Toutefois, mon sentiment est que c’est déjà trop tard autant pour Chakib Khellil que pour ses parrains. L’histoire ne sera pas refaite.

Le ministre de la Communication tente d’empêcher une « affaire commerciale » comme il le dit lui-même de se concrétiser, autrement dit le rachat du groupe El Khabar par Ness Prod. Que cache selon vous cette action en justice du ministre de la Communication.

Ce personnage ne se serait jamais permis d’engager ce bras de fer sans instructions. Il y a une nette volonté de détruire tous les moyens de communication que le « clan » ne contrôle pas. Le gouvernement aurait pu émettre un refus avant la conclusion de la transaction ou au moins avertir les deux contractants, El Khabar et Ness Prod de Cevital sur les conséquences de l’accord. Au contraire, il a laissé faire l’opération commerciale, transfert des actions et paiement du fisc pour ensuite allumer le feu. Tout le monde se trouve ainsi bloqué. C’était délibéré. L’objectif est la fermeture du journal par un artifice juridique. Mais là aussi, il n’est pas évident que le « clan » réussisse son coup. Il prend à chaque fois plus de risque. Cela signifie qu’il ne contrôle plus la situation et qu’une vague de panique commence à l’immerger.

L’Algérie est en pilotage automatique. Quelle est votre analyse pour les mois à venir ?

Non, il n’y a même plus de pilotage automatique. Il y a une guerre à l’intérieur du pouvoir pour la succession. En attendant de voir qui va ramasser la mise, on utilise un semblant de Président qu’on expose honteusement aux yeux du monde. Voilà pourquoi on torture un vieillard malade qui fait pitié. Quant à la suite, il faut avoir le pouvoir de lire dans le marc de café. Tout peut arriver. L’effondrement du régime, des remous dans les institutions, des jacqueries à répétition. L’Algérie est en train de jouer son destin.

Cette période va être révélatrice de l’état de la société. Tout le monde voit bien qu’il y a une profonde léthargie. Les Algériens sont fatigués. Ils ont peur de retourner aux années 1990. Ils ont peur de tomber dans le syndrome syrien ou libyen. Ils attendent de voir émerger une alternative. Ils ne sont sûrs de rien. Ils ne veulent plus de ce pouvoir mais restent impuissants. Cette attitude est peu rentable. Il est nécessaire que les Algériens comprennent que leur destin est entre leurs mains. Il faut s’organiser, dans les partis politiques, dans les associations, dans la société civile. La solution est entre les mains des Algériens et ils ne le savent pas encore. Il est vrai que beaucoup d’Algériens commencent à bouger. Il n’y a qu’à voir les réseaux sociaux, les revendications sociales ou le courage des journalistes.

Il y a très progressivement un éveil, une sortie d’une torpeur qui a trop duré. Cela sera-t-il suffisant ? L’Algérie pourra t-elle enfin se débarrasser de ses vieux démons pour regarder enfin l’avenir ? Nous le saurons prochainement. Pour ma part, je pense que l’ultime bataille entre les forces mortifères et les forces du progrès est en cours et son issue ne devrait pas trop tarder.

Quelle appréciation faites-vous de la situation économique du pays ?

Mauvaise. Un pays qui perd aussi brutalement 50% de ses revenus ne peut pas être heureux. Il faut dire que le pouvoir l’a cherché. Voilà plusieurs décennies que nous entendons la chanson de l’après-pétrole. Malheureusement rien de sérieux n’a été fait. Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette situation. Pour aller vite, disons que le pouvoir comptait sur un baril de plus en plus cher ; le pic de production des hydrocarbures conventionnels ayant été franchi depuis plusieurs années. Seulement, la montée en puissance des hydrocarbures non conventionnels et des ressources d’énergie renouvelable concomitamment avec la récession mondiale depuis 2008 a faussé toutes les données. Maintenant, la question qui se pose est pourquoi les gouvernements successifs depuis au moins deux décennies n’ont pas mis en place une vraie stratégie pour convertir l’économie de rente en économie productive ? La réponse est simple et terrifiante : les clans au pouvoir ne l’ont pas voulu. Construire une véritable économie nécessite beaucoup de travail, des efforts, une vision. Il faut aussi une légitimité populaire pour que le peuple participe à l’effort. L’économie de rente à l’ombre d’un pouvoir autocratique permet la belle vie, les contrats fabuleux sur le dos du contribuable, les monopoles pour les amis, la défiscalisation des activités des proches, les surfacturations faramineuses pour détourner les deniers publics. En un mot, une mafia ne cherche pas à construire un système économique productif. Elle veut seulement ponctionner des circuits financiers mis sous coupe réglée. L’Algérie est aujourd’hui devenue une très grande centrale d’achat. L’argent du pétrole est converti en divers produits de consommation, et les entreprises ne sont que des canaux de distribution. Le reste, c’est du saupoudrage. Le pouvoir n’a jamais voulu d’une véritable classe d’industriels, de chefs d’entreprises et de créateurs d’emplois. Il ne voulait pas être concurrencé, il voulait rester seul pourvoyeur de moyens de vie aux Algériens pour mieux les contrôler. A cause de cela, nous sommes face au mur. Il reste très peu de temps pour engager de nouveau le pays vers un véritable développement. Il faut commencer par éliminer cette autocratie corrompue et corruptrice. Reconstruire le pays nécessitera des efforts titanesques.

La photo rendue publique par le premier ministre français a suscité une levée de boucliers des soutiens au pouvoir. Comment analysez-vous cette réaction et quel était l’objectif de Manuel Valls en prenant ce cliché ?

Aucune institution n’a réagit. Ni la présidence de la République, ni le premier ministre, ni le ministre de la Communication n’ont dit mot. Le FLN non plus. J’imagine qu’Amar Saadani a reçu instruction. Il ne faut surtout pas gêner les autorités françaises. Juste un peu de folklore avec un Amar Ghoul et quelques personnages de seconde zone pour flouer le bon peuple avec des discours pseudo-nationaliste. Derrière le rideau, nos responsables font carpette !

Quant à Manuel Valls, il voulait probablement envoyer un message au régime algérien : « Il ne nous est plus possible de continuer à vous couvrir et à mentir devant l’opinion mondiale ». En 2017, il y a également des élections en France et d’ici là, il ne faut surtout pas que le gouvernement français se retrouve copain-copain avec un pouvoir algérien aussi délabré et qui peut à tout instant s’effondrer. Je pense que la France ne veut pas se retrouver dans la même situation qu’en 2012 avec le régime tunisien de Ben Ali.

En tous les cas, il a suffi d’une petite photo pour faire paniquer une clique au pouvoir qui perd ses soutiens internationaux les uns après les autres. Le département d’Etat US a rendu public un rapport très négatif. Les images du Président de la République avec Lavrov et avec Ban Ki Moon sont tout simplement choquantes. Croyez-vous que les grands pays ont en estime l’Algérie ? C’est tout simplement une humiliation insupportable.

L’opposition semble paralysée et n’arrive pas à trouver un modus operandi pour s’imposer. Pourquoi selon vous elle est soumise à l’agenda du pouvoir et n’arrive pas à s’en affranchir ?

L’opposition a fait beaucoup de chose ces deux dernières années. Mais il faut reconnaitre qu’elle n’est pas arrivée à renverser le rapport de forces. Les raisons sont multiples et objectives. Une opposition se construit dans le temps. Or, comme dans tous les pays de non-droit, il est difficile de construire une action pour contrer le pouvoir en place. Ce n’est qu’avec l’affaiblissement du régime que des brèches se sont ouvertes. Les opposants s’y sont engouffrés. Il fallait dépasser les contradictions idéologiques et s’entendre sur une vision commune de ce que peut être l’Etat. Tous les partis politiques, sans exception, défendent aujourd’hui l’Etat de droit, les règles démocratiques, le respect de la souveraineté du peuple, l’égalité entre les citoyens. Cela peut sembler peu de chose mais lorsque vous regardez d’où on vient, c’est déjà énorme. Au moins sommes-nous d’accord sur la nature de la République.

L’opposition a donc réussi à se construire un cadre de concertation. La deuxième phase maintenant doit être la mise en forme de projets de société. Dans l’ICSO, il y a plusieurs courants de pensée. Il faut que les partis démocratiques et la société civile qui représente les valeurs de progrès s’allient et proposent un programme commun fondé sur un véritable projet de société dont l’axe serait la construction de l’Etat de droit et la démocratie.

Que faire pour sortir de cette double crise politique et économique ?

Pour être franc, je crois que nous sommes arrivés à un point où les événements deviennent incontrôlables. Les dés ont été jetés. Le régime ne veut pas s’en aller mais en même temps il n’a plus la force de rester. Le Président est en train de perdre toute lucidité. Il peut décéder à tout moment. C’est lui le point faible, le talon d’Achille du système. Mais au bout du compte, l’armée restera la seule institution capable d’influer sur le cours des choses. Comment va-t-elle réagir ? Il est difficile de le dire. Mais dans une situation de désordre elle deviendra le recours pour aider à passer le cap. Les Algériens savent que c’est elle qui avait fait le choix de M. Bouteflika. Sa responsabilité est totalement engagée. L’Etat algérien s’était construit autour d’elle. Il est utopique de vouloir en faire abstraction. Espérons que ses actuels responsables ont toute conscience des risques qu’encours le pays, qu’ils sont également convaincus que le pays doit être dirigé par des institutions politiques légitimes et qu’il est temps pour l’Algérie de basculer dans le monde moderne.

Quant à l’économie, la crise va perdurer. Si un nouveau régime politique légitime s’installe, il y aura un long chemin de croix avant de retrouver un taux de croissance acceptable, qui corresponde au potentiel du pays. Par contre si le pays tombe entre les mains des prédateurs qui sont à l’affut, les difficultés seront telles que les démons du désordre et de la division prendront des forces insoupçonnables. Voilà dans quel dilemme Bouteflika laissera le pays.

Si présidentielle anticipée il y a, soutiendrez-vous une candidature unique de l’opposition ?

Une candidature unique n’est pas réaliste et pas forcément utile. Et pas pour des raisons de « leadership ». En vérité, il faut d’abord résoudre le problème de la transparence et la régularité des scrutins. Si les élections sont truquées, que vous ayez un représentant de l’opposition ou plusieurs, le résultat sera le même. Maintenant, s’il y a des élections véritables (cela me semble bien difficile à vrai dire) personne ne peut se targuer des 50% des voix dans le pays. Un deuxième tour sera inévitable. Dans ce cas, le premier tour servirait à mobiliser tous les courants politiques (démocrates, nationalistes, libéraux et islamistes). Au deuxième tour, l’opposition devra s’aligner derrière le mieux placé.

Une candidature unique au premier tour serait contre-productive. Si c’est un candidat unique démocrate, il aurait du mal à mobiliser les troupes islamistes, et un candidat unique islamiste ne pourra pas brasser en dehors de ses électeurs naturels. L’équation n’est donc pas simple et il ne faut pas toujours réfléchir dans l’abstrait.

A l’occasion du printemps amazigh, on a vu la montée populaire du MAK en Kabylie, comment expliquez-vous cet engouement pour ce mouvement indépendantiste ? Et que pensez-vous de ceux qui défendent l’idée d’une nouvelle redistribution de la gouvernance basée sur la régionalisation ?

Deux questions importantes. Le MAK est en progression depuis longtemps. J’ai sillonné ces derniers temps une partie de la Kabylie, son fief naturel. Il est incontestable que beaucoup de jeunes ont de la sympathie pour ce mouvement. Mais paradoxalement, très souvent, ils ne comprennent pas vraiment ses objectifs. Il y a comme un réflexe d’autodéfense. La Kabylie a été trop longtemps niée dans son identité. C’est une région qui a énormément donné au mouvement national. A chaque fois, au cours de mes pérégrinations dans cette région, j’ai été frappé par les récits sur la révolution et la mémoire de la résistance. Cette région a enfanté beaucoup de héros. Didouche Mourad, Krim Belkacem, Abane Ramdane, Amirouche, Ouamrane, Aït Ahmed et tant d’autres…

La Kabylie est blessée dans son amour-propre. Elle sait qu’elle est l’une des régions qui préservent le patrimoine identitaire national et elle se voit marginalisée par un régime inféodé à des idéologies d’importation. C’est ce sentiment de frustration face à tant d’injustice qu’elle se rebelle, que le MAK trouve un terreau pour un discours qui peut attirer une jeunesse frondeuse.

La solution doit venir depuis plusieurs actions. D’abord régler définitivement et sans hypocrisie la question de tamazight. Il faut une officialisation claire et nette. Probablement qu’il devra y avoir des aménagements administratifs. Tout le monde sait que tamazight nepeut pas immédiatement assumer un rôle complet sur le plan pratique, elle a été occultée pendant trop longtemps et elle en a pâti dans son développement. Cependant, c’est dans l’Etat de droit et la démocratie que les choses reprendront leur cours naturel. Enfin, une régionalisation assumée avec des institutions locales fortes et représentatives pourront lever beaucoup de raisons de défiance face à un Etat trop centralisé et trop rigide.

Un dernier mot ?

C’est avec une certaine émotion que je répond à vos questions, car « Le Matin » qui a été un de mes journaux préféré et Mohamed Benchicou, son fondateur, un homme de grande qualité, a été une des victimes expiatoires d’un pouvoir impitoyable qui a saccagé trop d’hommes et de femmes, qui a humilié l’Algérie et qui continue impunément ces méfaits.

Entretien réalisé par Hamid Arab

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19 commentaires

  1. Le pouvoir actuel est incapable d'assurrer son auto succession car largement fragmenté et au moins quatre sous clans obéissent à des services secrets étrangers, deux avec les français, un avec les USA et un autre hybride qui navigue partout.
    Guerre du régime plutot une guerre de macaques autour d'un régime de bananes, vous leur accordez trop d'épaisseur monsieur Soufiane.
    Et pourtant tout leur échappe, ils ont surtout peur pour leurs fortunes volés à l'Algérie , dont les refuges ne semblent plus sur surtout en France (d'ailleurs Saidani s'est fermé sa grosse gueule face à la France durant une quinzaine de jours), chakib est là pour essayer d'aider les voleurs de Bouteflika à sauver leurs meubles à l'extérieur (un véritable "consult-conseiller" de Bouteflika à titre personnel et familial).
    T

  2. (SUITE) Tout ce beau monde s'occuppe de la sauvegarder des richesses détournées, car d'autres puissants du Golfe se sont jurés de ruiner Bouteflika et sa bande d'avortons des années 1999, c'est sérieux ils ne leur laisseront aucun répit.
    La Russie , poutine n'a jamais écouté la tete d'aubergine de Sellal, aucune chance que la maffia Russe recycle cet argent, eux aussi ils n'aiment pas Bouteflika et sa bande, au fait Djezzy racheté à Sawariss par un digne représentant de la mafia des oligarques Russes n'et pas une fiction.
    Les chinois exigent plus de facilités dans le bâtiment à Bouteflika peut être qu'ils peuvent un moment avoir des refuges en chine affairiste et corrompue.
    Quoi, chaque jour qui passe se ferment les issues, "panama papiers", le twitter Valls ne sont que de gentils messages, le reste seront les hackers dits "anonymats op Afrique" qui ont pillés les sites insécurisés officiels Algériens qui balanceront toute la gomme précédant le "Collage du régime " dont vous parlez.
    Au fait, et vous l'opposition "verbieuse" que cherchez vous?
    Répondez à cette ludique question si Soufiane, et vous verrez que votre sort n'est pas aussi enviable après la fin du régime des macaques bouteflikistes, vous aussi vous êtes trop divisés et puis le temps de la parole et de la salive atteint ses limites.
    Changer de Fusil d'épaule et trouver une autre voie car vous êtes invisibles les opposants pour le reste du monde, à l'exception de Ferhat Mehenni.
    Le clan de Bouteflika lui au moins remplit les comptes en banque partout sur la planète.

  3. Tu as toi-même tété les mamelles de ce régime militaire !

  4. bravo! tres bonne analyse .enfin ,un homme qui voit les choses telle qu elles sont et devront etre.

  5. Mass sofiane djilali,vous désirez prendre place et être aux commandes d une algerie algerienne libérée du cartel maffieux de oujda protégé ,depuis 1962,par l'armée et ses services de répression des peuples d algerie, les sinistres SM ET DRS,alors sortez manifester pacifiquement DANS LES RUES D ALGER…..!
    Révolus les temps où on envoyait ces peuples comme à paris en 1961 se faire massacrer par la police de maurice papon ,YEK YA ali haroun?! ;c 'est à vous ,à aâlilou benflis, à said samedi et autres helvetoalgeriens tel bennouari …..qu il est du devoir de sortir dans les rues d alger que said bouteflika vous a interdits comme si c 'était "sa maison à oujda"!!!
    A moins que passer sur la chaîne qatari basée à londres gérée par oussama ben…abassi madani,sous les questions du kabylophobe pétri de haine de "soi amazigh" l'ambigu benchenouf nous vous suffise pour se prétendre les "CHE" liberateurs de l'algerie algerienne sous le joug maffieux du cartel de said and co!
    Yek mass ghozali ,il faut faire tomber le "papillon" et sortir dans les rues d alger et manifester PACIFIQUEMENT!
    Si vous tombez victimes de la police du clan,n'est ce pas que vos vies données à l'algerie est un devoir qui vaut plus que les plus fortunes des trônes!!!
    Sinon,taisez vous….!!car 54 ans de palabres dans le vide sidéral imposé par le cartel BARAKAT!!!!!

  6. Un dernier mot qui dit tout et qui exprime tout le gâchis , tout l'echec et tout le mal que le système a fait payer aux enfants de cette Algérie .

  7. Un conseil des ministres avait été annoncé pour cette semaine mais il n'a pas eu lieu ,nous sommes toujours dans un silence assourdissant du gouvernement , un bug de communication qui en dit long sur l'impasse politique au sommet qu'on croyait faire dissiper avec la coupe d'Algérie mais cette fois , les Algériennes , les Algériens ont zappé la propagande.

  8. Merci Mr Djilali, vous tenez un discours d'un algérien authentique et digne. Malheureusement, les forces du mal depuis avant 1962 ont irréversiblement détruit le pays. Le reconstruire relève du miracle. Et ce n'est pas un peuple qui a supporté tant de crimes qui va relever un tel défit. Mais bon, espérons au miracle.

  9. Vous êtes tous de beaux tchatcheurs.
    Le pouvoir s'arrache.

  10. Oui, je partage personnellement 95% des propos de Mr Soufiane Djilali…C'est une bonne analyse : Je voudrais faire remarquer que cependant l'opposition n'a pas été à la mesure de ce que le peuple est en droit d'attendre d'elle , c'est vrai qu'il y a comme obstacle cette disparité idéologique énorme et tous les blocages du pouvoir pour empêcher toute éclosion démocratique . Par ailleurs l'opposition pêche par son manque de réelles actions de mobilisation: par exemple les démocrates de cette opposition travaillent dans le meme état d'esprit que le pouvoir, ils imitent meme le régime dans ses approches, je crois qu'il faut être inventif et faciliter par tous les moyens l'adhésion des citoyens et surtout des jeunes et des intellectuels qui seront le moteur entrainant dans le futur trés proche. Il faut mouiller la chemise et rendre plus simple et plus abordable…les opposants

  11. Ce Monsieur que je respecte et probablement l'exception dans la lachete des arabes. Il dis des choses courageuse mais de grace RESPECTER LE PEUPLE KABYLE…Des millions de supporter du MAK ne sont pas debile ou juste frustre du regime arabo baathiste musulman retrograde. Nous sommes un PEUPLE qui veut exister comme tand d'autres (Quebecois, Catalan, Kudre, etc) . Le peuple Kabyle etait independant avant l'arrive de la France. Lisez les livres ecris par des Francais dans les annees 1800.. meme Karl Marx fais reference dans Capital.

    On peut forcer un peuple a parler une langue etrangere (arabe) et vivre avec une culture qui nous est etrangere de notre culture millenaire de notre peuple. Je ne me suis jamais ..vraiment jamais …1000, 000,000 jamais senti arabe bien au contraire .

    Respecter la volonte du Peuple Kabyle. N'ecouter pas le VOMI (kabyles de service) ou les arabo terroriste. Chicche qu'on fasse un referundum en Kabylie. C'est un droit international. Laisser le peuple Kabyle choisir. La force ne nous fera jamais reculer. Demander a la France (54-62) ..c'est la Kabylie.. Mes enfants ont pris le relai et je suis fier d'eux. Assa Azaka the lakvyale Anili. VIVE LE MAK, Vive le GPK

  12. Je pense mon cher Monsieur, c'est là, qu'elle est votre erreur, lire les auteurs Français, il y a aucun mal à cela, mais croire ce qu'ils racontent, c'est une tragédie intellectuelle.

    Des livres des auteurs Français, j'en ai une bibliothèque remplie, mais je ne me contente pas seulement de lire les auteurs Français, sachant que nous étions leurs esclaves sous leurs dominations.

    Je n'est lu nul d'un auteur Français qui parle en bien de notre pays, sauf lorsqu'il s'agit de dire il sont les fondateurs et c'est grâce que l'Algérie existe.

    Si, vous lisez des auteurs Romains et Grecs, ils vous raconteront que c'est depuis leur invasion de l'Afrique du nord que les pays se sont construits, alors qu'en vérité, c'était surtout les colonies comme les pieds noirs français, qui se sont installés, et ils pratiquaient la même politique à l'égard de nous ancêtre autochtone, comme le faisait les Français chez nous depuis les années 1830.

    Alors mon cher Monsieur, un seul historien, peut être est-ce du que son propre pays il a était envahie par les Romains, que lui même c'était engagé dans les légions Romaine, mais parait-il il était très lié d'amitié avec Massinissa, a dit du bien de ce roi,les autres il le cite pour le traité comme un simple serviteur des Romains.

    Ce qui n'était vrai puisque c'est lui qui a fondé les frontière actuel de l'Algérie son petit fils Jugurtha a continué l'oeuvre de son grand père, et le dernier roi Berbère Juba II, l'agrandira avec le sud du pays.

    L'Algérie actuel, parait-il elle était composée de trois Royaumes, celui du père de Massiniss, celui de Syphax et celui Gisco dans le sud, ces deux derniers royaumes, grâce à Massinissa et ses descendant fonderont le territoire Algérien actuel.

  13. Vous dites, l'opposition actuelle travaillent dans le même ordre d'idées que le pouvoir, mais c'est normal, ils sont des rejetons du pouvoir actuel, ils en connaissent comme seule éducation que l'éducation reçue du FL.N et de enfant spirituel R.N.D., par conséquent pour avoir des idées neuves et fortes proche du peuple il faut des hommes nouveaux, pas des vieux réchauffés dans les sérails des colonels et généraux depuis 1962.

  14. M. Djilali vous faites une bonne analyse de l'impasse dans laquelle le clan Bouteflika a engagé le pays . Mais les Algeriens veulent de l'action . Dites nous c'est quoi les actions que vous allez mener avec les autres forces du changement pour aider les Algeriens a depasser leur peur et les faire sortir dans la rue pour manifester passifiquement dans le but d' inflechir le cours des choses et stopper ce scenario maccabre qui va mener l'Algerie a la faillite certaine ?

  15. C'est la première fois ce Monsieur Djillali se prononce sur la question cruciale de l'identité de l' algérie.Tout d' abord je remercie le journaliste de l avoir épinglé sur ce thème que Mr Djillali a toujours su éviter dans ses discours récurents.
    Rappelons que Jusqu'à prèsent Tamazight était son dernier souci.
    Maintenant qu il a été mis au pied du mur parce que sommé de se prononcer il invente un subberfuge pour cacher son arabisme.
    J 'avais cru qu il pouvait apporter du bon au pays mais helas c'est encore un de ceux qui veulent cahcer la vérité avec un tamis .
    Il se contente de flotter sur la surface de l'ocean des problèmes de l 'algerie ,il refuse de plonger au fond pour trouver et aborder les racines du mal algerien. Au lieu de soulever la question de la constitution pour dire que l'algerie n' est pas arabe,il tourne autour du pot pour créer des problèmes et barrer la route au MAK.
    Il a trouvé pour cela un suberfuge qui sous entendu que le MAK profite de non maturité des jeunes kabyles pour les enroler .

    Il se trompe lourdement :

    1. Le MAK c 'est toute la kabylie( jeunes vieux femmes, filles hommes et vieillards ) mème les bébés sont MAK
    2. La kabylie c' est le MAK (seul parti amême de la liberer des griffes arabes) les autres ont un pied ici en kabylie un pied labas a el mopuradia avec le doigtz dans le miel.
    3. Nos jeunes, même jeunes ,sont beaucoup plus instruits que lui en ce qui concerne l'histoire et l' identité de l'algerie dont il ignore les tenants et les aboutissants puisqui''il avoue lui mème ne les avoir decourvert , seulement après ses contacts avec les kabyles . Donc j' en déduis qu' il allait en kabylie pour sonder les jeunes et pervervir leur temoinages.On le remercie au passage pour cette fourberie.

    3-.La kabylie n'accepte pas le passage que jqui suit extrait de la décalration de mr Djillali:

    " C’est ce sentiment de frustration face à tant d’injustice qu’elle se rebelle, que le MAK trouve un terreau pour un discours qui peut attirer une jeunesse frondeuse.".

    On se rebelle pas.
    CE TERME EST PEJORATIF C'EST UN TERME QUE LES COLONS UTILISENT CONTRE CEUX QUI DEMAt.NDENT LE RETABLISSEMENT DE L'HISTOIREET DE LEUR DROITS HISTORIQUES.
    La kabylie n'est pas un terreau de chasse et le MAK n 'est pas un chasseur de Jeunes pour les enroler , ceux sont les jeunes EUX MÊMES qui courent vers le mak et non l 'inverse ya mr Souffiane

    Le MAK n est pas un voleur de militants comme lui qui va en kabylie pour tenter de devier nos jeunes VERS SON PARTI.
    A cet il effet il passe la pommade aux kabyles en faisant l'elogE de nos nombreux heros. LA YADJOUZ YA SIDI SOUFIANE

    J 'avais de l'estime pour lui mais la il m a deçu totalement c est un assoifé de pouvoir comme tous les autres. Il doit rectifier ses discours si non il perdera des militants kabyles algerois qui comme je le sconseille et souhaite quitteront son parti pour rejoindre le MAK il y a va de leur dignité et avenir :.
    Ce mr nest pas pour l 'avenir de Tamazight il bloff pour gagner des militants en kabylie en les volant au MAK.
    fakou !!

  16. N' allez surtout pas croire que je travaille pour le MAK cets pas vrai.

  17. Tu ne supportes pas qu'on parle d 'autordetermination .Tu ferais mieux denous dire franchement tes motivations pour qu'on puisse les prendre en consideration ,te répondre pour te mettre au pied du mur. en te démontrant que c 'est toi qui est né par accident et qui vit dans l 'erreur.

    Voila maintenant je crois que tu vas cesser de dire aux les autres qu'ils sont dans l 'erreur et toi dans le juste.

    You are not the best !!!!

  18. Alors mas sofiane djilali toujours a manifester cathodiquement sur les ondes angloqatar gérées par oussam ben…abassi madani..?!
    Djamel dine benchenouf,le kabylophobe qui ne conçoit le peuple kabyle que sous la banniere brune morbide du panarabisme,vous prend il tout votre temps que vous n'en avez plus assez pour aller manifester dans les rues d alger en compagnie de vos "alliés" allilou benflis,said samedi et son bon et fidéle gestionnaire bellabes ,les perfides "freres mahométans"et…..les autres!!!
    N'ayez pas peur,si vous et vos partisans de l opposition tombaient victimes de la repression de tartag et de hamel,n'est ce pas en accomplissant VOTRE DEVOIR envers l'algerie algerienne neocolonisée par un cartel sectaire de oujda, un devoir qui vaut plus que tous les trônes du pouvoir?!
    Où bien vous préferez comme en 1961 à paris ,sous les ordres criminels contre l humanité de maurice papon,envoyer les peuples d algerie "au casse pipe " manifester à votre place ,YEK ya ali haroun?!!

  19. Nous sommes en 2016.Le cartel du clan de oujda qui a pris le relai de la france coloniale a franchi encore un pas dans l humiliation qu ils infligent aux peuples d algerie.
    Des territoires entiers sont interdits à ALGER AUX ALGERIENS..
    L ex forêt "bois de boulogne",27 ha de forêt,l'amirauté,l'esplanade du palais du gouvernement,moretti,club des pins ….
    Une idée comme çà en passant à cette opposition CANADA DRY ,sofiane,allilou,said samedi,les perfides "freres mahométans" et autres moyenâgeux suppôts de l'orientalisme cultuel …Pourquoi n' iriez vous pas manifester votre oppposition à cet aprtheid en plein air dans tous ces territoires d alger interdits aux peuples de ce grand pays L'ALGERIE?!!!!!
    Le cartel de bouteflika ,son armée ,sa police et ses services secrets font dans l'apartheid territorial anti algerien et vous trouvez ça normal!
    YEk a alilou benflis,said samedi,sofiane et les autres fagocytés des salles enclos mises à disposition…si vous voulez prendre le KOURSI ?!

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