Vidéo. Ferhat Mehenni, président du GPK, explique l’essence du MAK sur France 24

Ferhat Mehenni, le président du gouvernement provisoire kabyle était l’invité de la chaîne de télévision étatique Française de France 24.

S’exprimant en kabyle, Ferhat Mehenni est revenu dans l’émission « Hiwar » (dialogue) du 15/04, sur le désir des kabyles à fonder un état, après les nombreux calvaires vécus par la Kabylie et les nombreux assassinats ayant touché sa population depuis l’indépendance.

il rejette notamment l’entière responsabilité sur les autorités algériennes, concernant les violences du printemps noir de 2001 et l’assassinat des 128 jeunes, des événements qui constituent selon lui, l’élément majeur l’ayant conduit à demander l’autonomie en premier lieu puis l’autodétermination et l’indépendance.

Le chanteur engagé, avait rappelé également que 90% des intellectuels assassinés durant la décennie noire par la barbarie islamiste étaient des kabyles, ce qui dénote -selon lui- d’un complot tissé par la paire pouvoir-terroriste pour l’élimination de l’élite intellectuelle et pensante kabyle.

Enfin, il a appelé la population kabyle à manifester massivement mercredi 20 avril afin que le pouvoir comprenne définitivement qu’il avait affaire à un mouvement populaire et non à une action marginale.

Il est à signaler que les Arouchs, à travers un ancien représentant du mouvement, Mustapha Maazouzi, ont appelé dans un rassemblement au centre-ville de Tizi-Ouzou, la population à manifester en cette occasion, contre l’oubli et l’exclusion de l’état, de cette région meurtrie qu’est la Kabyle. Des formations politiques comptent par ailleurs organiser des marches le jour même.

Faut-il rappeler que ce temps d’antenne offert par France 24 à Ferhat Mehenni a suscité l’ire d’Alger (Ouyahia, entre autres) qui accuse cette chaîne de comploter contre le pays.

Hebib Khelil

Vidéo de Ferhat Mehenni

13 commentaires

  1. Sellal devrait bien se garder de parler de ligne rouge , ca va lui retomber sur la tête .Cet homme a le cerveau omnibulé par son ambition démesurée.
    il souffre de la maladie d' halzeimer , pas de mémoire, quand il parle il bat des cils constamment et se mord la lèvre inférieure plein de tics.
    iI ne se rappelle pas ,ce bougre de hmar, que la ligne rouge a été franchie il y a lontemps, un certain 20 avril 2001 par le pouvoir assassin qui a tiré à la mitrailleuse sur des adolescents kabyles faisant 127 morts et des milliers de blessés handicapés à vie qui ne faisaient rien d'autre que revendiquer pacifiquement leur identité maternelle amazigh.

  2. Sellal menace ses früres kabyles mais, il apprendra bientòt ,que les enfants imazighene ne sont pas des chats
    Ils ont droit à la vie et ont leur mot a dire sur la gouvernance du pays de leurs ancêtres plus que sam fille voleuse.

  3. En 1962,à l indépendance de l algerie ,MEURSAULT n aurait dû jamais remettre le relai colonial à "l'arabe",suite au premier acte de trahison mise en branle par dejà bouteflika abdelaziz à AULNOY,obeissant ainsi aux directives du clan boussoufien de oujda .
    La kabylie veut tout simplement conformement à la lutte de libération contre le colonialisme apartheid français que MEURSAULT puisse passer, enfin ,le relai non pas à " l arabe", de la françouroubia mais à L' ALGEROALGERIEN!

  4. Ya Ferhat, Akyahdou rabhi! La Kabylie c'est l'Algerie, et l'Algerie c'est la Kabylie. Les martyrs, allah yarham'houm, y compris votre pere sont tombés au champ d'honneur pour cela. Le pouvoir va simplement accelérer l'installation de Daesh en Kabylie, et au bout du compte il n'y aura plus ni Kabylie ni Algerie.

  5. Meursault n'a fait aucun mal !…c’était un simple employé de bureau qui aimait par dessus tout son pays !…il a été injustement chassé de sa terre natale et coupé de son pays qu'il a tant aimé !…au nom de quoi l'obliger à passer le relais !…il était le premier avant tous les autres à exiger la liberté et la justice pour le peuple algérien .

  6. Dès qu'une soit disante " cause " appuyée par B.H.Levy et médiatisée par les médias français, on connait bien la suite…je commence vraiment à me méfier de ce Ferhat et mon respect envers lui vu son passé de militantisme se réduit de plus en plus.

    Ce B.H.Levy devrait commencer à soutenir chez lui, le Front de libération de la Bretagne (FLB), le Front de libération nationale Corse (FLNC), et le Front abertzale (le nationaliste indépendantiste basque), mais cet énergumène il fera pas tous qui nuit à l'unité nationale de la France républicaine et JACOBINE, il croit et très attaché à l'indivisibilité de la France JACOBINE.

    Vive l'Algérie PLURALISTE et INDIVISIBLE.

  7. Tu es malade du syndrome anti israel a cause de la tannée que les arabes ont reçu de Moshe Dayan en 1967 au sinai

  8. la moitie de "moi même" c est du MEURSAULT.
    Si meursault avait passé le relai à l'algérie algérienne ,et non pas à l'arabe de françouroubia,meursault aurait vecu tranquille sur sa terre natale indépendante ,sans distinction d ethnie ni de culte ni française ni arabe mais algeriealgerienne multilangue amazighophone,jabylophone,arabophone et francophone!

  9. Homme de paix ,Ferhat mhenni nat sid qui se bat PACIFIQUEMENT ,avec ses poemes et sa guitare,depuis plus de 40ans pour la LIBERTE DE SON PEUPLE KABYLE ce peuple amazigh ,nord africain,en méditerranée occidentale !
    Grand peuple de cette terre amazigh de l'algerie algerienne!

    Ferhat Mehenni
    Les justes et les fossoyeurs
    anib10.gif Culture et identité
    anib10.gif Les enfants de l’espoir
    anib10.gif Les montagnards
    anib10.gif Notre langue
    anib10.gif Le cauchemar
    anib10.gif Ce que je veux
    anib10.gif Le vent
    FERHAT MEHENNI
    A KRA
    A kra ireqqen deg zilan
    D agrireb yef weyrum amcum
    Win ruhen a-t nyen wurfan
    Ires mi d iddem ad iccum
    Ghas asirem-is d azayan
    D’ayen it ittnamaren i d ameybun
    A kra yettu eyaren
    Zzin-d amrar i wedrar
    M’ur s zmiren ar’at bibben
    Ggullen ar terren d azayar
    Irgazen d Imaziyen
    I lbatel ur tddarin amnar
    D kwenwi d ay d imlan
    D acu I d agerruj n talsa
    Ssi tetnekkar m’ara teyli
    Leqdar, tiddukla
    isey, tezdeg, tayri
    d usirem
    idyayen, igenwan d wadu
    A kra iqeddcen tamara
    Deg juffar achal d agrud
    Tcedham t isem n tnafa
    Sawaz ger wallen itmurud
    Ul yekwa tazmert tekfa
    Urfan I d smaremt ur d itqud
    A kra ikerrsen tawenza
    Ff driz I tent iyunzan
    A Kahinat bbw-ass-a
    Assut wulawen yezzan
    Ur tesussument ara
    Ur tesrusumt deg-wallen
    D kwenemt i-y d imlan
    Akwerfa n tirect-nney
    Ideg nenkez a-t-id neqqar
    Nenkez di leqdar n tlelli n tmettut
    W’izemren ad ikkes i wiyad
    Ayen itnad’I yiman is
    A kra umi teqqur tasa
    Mi d-tekfel tidet a t imdel
    A kra isean ul yelsa
    D aherki yer lbatel
    Iy temlam t timerzuga
    D iberdan i yef ara nreggwel
    LES JUSTES ET LES FOSSOYEURS
    Vous qui brûlez sous un soleil ardent
    Vous peinez pour un quignon de pain
    Quand l’un de vous commence à se fâcher
    Il apaise sa colère par une prise de tabac
    Même si votre espoir est lourd
    Pauvre est celui qui contrarie
    Laissés pour compte
    Vous cernez une montagne avec une corde
    Faute de pouvoir la soulever
    Vous voulez la transformer en plaine
    Berbères hommes libres
    Vous refusez de vous abriter sous le toit de l’injustice
    C’est vous qui montrez
    Le trésor de l’Humanité
    Qui fait renaître la vie après la chute
    Et aussi, le respect, l’union, l’honnêteté, l’amour
    L’espoir qui fond pierre, ciel et vent
    Vous qui oeuvrez avec peine
    Les girons chargés de marmaille
    Qui languissez le mot sommeil
    Les yeux cernés de fatigue
    Coeurs brûlés, force éteinte
    Vos peines sont inquantifiables
    Vous qui froncez les sourcils
    A l’égard des fêtes qui les ignorent
    Les Kahina d’aujourd’hui
    Aux cœurs brûlés
    Ne jamais vous taire !
    Ne jamais baisser les yeux !
    C’est vous qui nous montrez
    L’ivraie de notre grain
    Que nous refusons à voir
    Comme nous refusons de reconnaître
    la liberté de la femme
    Comment peut-on refuser à l’autre
    Ce que l’on cherche pour soi-même
    Ames sans foi,
    Fossoyeurs de toute vérité qui surgit
    Vous tous qui avez le cœur vêtu
    Traître envers la justice
    Amers sont les chemins
    que vous nous montrez
    Ces chemins que nous fuyons.Retour
    IDLES NWEN
    Msuggen tafsut
    Yussan ay-d amwan
    Nessawal tafukt
    Ugaden yetran
    Agmar ur immut
    Amnay ur d iban
    A tit n tazult
    A zzin n tisdnan
    Rzan am tankult
    Ccan cem yidan
    I-genyan tatut
    Tatut i yinyan
    Ma teysem cfut
    Idles-nnwen kan
    Suggmet ney ddut
    D imal win illan
    Ad yawi tafsut
    Ad ikkes amwan
    Amnay n tefsut
    Ajecca ad iban
    Idles-nnwen arut
    Idles-nnwen arut kan
    Wi dinnan nemmut
    T tikkerkas i nnan
    Wi d innan ddut
    Yidsen kan d iqjan
    A ibab n murt
    I smezyin itran
    Aneft takerkust
    Azaglu d attan
    Aneft tamacahut
    N rebbi d ccitan
    CULTURE ET IDENTITÉ
    Nous attendions le printemps
    Mais voilà que surgit l’automne
    Nous appelions le soleil
    Les étoiles eurent peur
    Le cheval n’est pas mort
    Mais le cavalier est absent
    Œil souligné au khol
    La plus belle des femmes
    Ils ont brisé sa fiole
    Tu es dévorée par les nuits
    Ce qui tue l’oubli
    C’est plutôt l’oubli qui nous tue
    Souvenez vous
    Toujours de votre culture
    Restez ou venez
    Ce qui existe revient
    Ramène le printemps
    Chasse l’automne
    Et demain, le cavalier-printemps
    Sera de retour
    Ecrivez votre culture
    Ecrivez toujours votre culture
    Ceux qui prononcent notre mort
    Sont des diseurs de mensonges
    Ceux qui nous disent de les suivre
    Sont des chiens
    Hommes de ce pays
    Qui font battre les étoiles
    Laissez les mensonges
    La soumission au joug est une maladie
    Et laissez tomber toutes ces histoires
    De dieu et de satanRetour
    TARWA
    Ah ! nniy am a tarwa
    A tizet tamerzagut
    A tafat iy-isderyilen ul
    A taekwent neqqar drus
    Nessekwraf ff igenni nwen
    Asirem yugwaren teywzi n tudert
    Hraw am igran n tedsa
    Lqay armi yeffel akin I tegnawt
    Ay azayed bbw urfan
    G-isfden imettawen
    Swayes id neldi allen
    Ay adu d-yewten s isuyan
    Yezzazlen ff tmurt nney tasusmi
    A tirect gg irden bb-walud
    Isserwaten inurar n tugwdi
    A wid i-y-irwin tamusni
    Armi tezleg am izarigen n tafat
    Nefka yawen sser yellan
    Akw t-tezmert ur nfennu
    T meddurt ar ayiziden am tayri
    Ah ! niy am a tarwa
    A tarwiht t iy-id yuylen
    Lqedd I nezdi s zzux
    A wid iy-id yerran isey
    S umennuy nwen nzett asirem
    yugwaren kra yellan d asirem
    Hraw am yegwdalen n tirga
    Lqay anect n tikta imedyazen
    Ma ccuren lehbus yiswen
    Macci d ayen ff itetna?em igetwarzen
    Irumyen nennuy idelli
    Glan ula s tmeqbar akken ay fakken
    Amennuy a yures izuran
    D-imyin uqbel Agellid Massensen
    Ma zik netnay aberrani
    Ass a aqlay akwit d Izzayriyen
    Inhekam nney dreylen
    Semeuzgen yef ayen nessutur
    Tagara d nitni kan ara tent yayen
    Ah ! Nenna yawen a kunwi
    Wid ssi d-neggar tafara
    A tiliwa seg id teffi
    Times iy-isseryen tisiswa
    S umennuy nwen nzett
    Amennuy anect bwin n ddunit
    Hraw am leqrun n lehbus
    Lqay anect usgunfu I ten ittafaren
    Ah ! Nniy am a tarwa
    A tizet tamerzagut
    A tafat iy isderyilen ul
    A taekwemt nebya atifsus
    Nessaram amennuy nney
    D ayen ar awen id-yawin hala lehna
    Di tehr’ ur tesei tilas
    Lqayet anect n yill n war lqae
    LES ENFANTS DE L’ESPOIR
    Enfants, je vous dis
    Aigres-doux
    Lumière qui aveugle le cœur
    Fardeau que nous supportons
    Nous tressons sur votre ciel
    Un espoir aussi long qu’une longue vie
    Aussi immense qu’un champ de rires
    Profond et plus vaste que l’immensité du ciel
    Tempête qui s’est levée avec colère
    Qui essuya nos larmes
    Qui nous a ouvert les yeux
    Vent qui crie, qui chassa la peur
    De notre pays
    Graines de blé poussées du terreau
    Qui écrasèrent les aires de la peur
    Vous qui transformez le savoir
    En nous le faisant parvenir tels des
    faisceaux de lumière
    Nous vous accordons moult grâces
    Et une infinie longue vie
    Douce comme l’amour
    Enfants, je vous dis
    La vie revient avec vous
    Pilier de notre orgueil
    Vous qui nous rendez notre fierté
    C’est avec votre lutte que nous
    tissons l’espoir,
    le plus grand espoir
    de tous les espoirs
    Un immense champ de rêves
    Aussi immense que l’imaginaire des poètes
    Même si aujourd’hui
    vous remplissez les prisons
    Votre lutte demeure libre
    Le colonialisme français que nous avions
    combattu hier
    S’en est pris même aux cimetières pour
    nous exterminer
    Ce combat a ses racines
    Ces germes précèdent le temps
    du Roi Massinissa
    Avant, nous luttions contre l’étranger
    Aujourd’hui, nous sommes entre Algériens
    Mais nos dirigeants sont aveugles
    Sourds à nos revendications
    Malheureuse sera la fin de leur vie
    Nous vous disons , avec vous la lumière sera
    Fontaines où l’eau se puise
    Feu qui brûle notre amour
    C’est avec votre lutte que nous tissons
    Une lutte aussi vaste que l’Humanité
    Lente comme des années de prison
    Profonde comme le répit qui leur succède
    Oh ! Enfants, je vous dis
    Aigres-doux
    Lumière qui aveugle le cœur
    Fardeau que nous voulons assoupli
    Souhaitons que le combat de notre lutte
    donne naissance à la paix
    Une Paix profonde
    Plus profonde que l’immensité de l’océanRetour
    IMESDURAR
    Idurar t-tidet cebhen
    S uqerruy iw ar cebhen
    Ar cebhen amzun d laz
    D laz akw i ten icebhen
    Yegguggug yef yedyayen
    Idyayen i yef nejtutel
    Deg wayen i cnan wid i iy izwaren
    Ar assa tidet teffer
    Cbaha bb win t yedyayen
    Laz yeqqim i emesdurar
    Imesdurar n twayit
    Tawayit tezzi yasen
    Ala nettat i ten ihemmlen
    Themmel iten i tmettant
    Tmettaten yef wayen ur tetten
    Akw d wid ara ten iccen
    Sawalen asen d ad nyen
    Tinekkriwen g yemyiden
    Iyallen m’ara buren
    Awi d w’ara ten yayen
    Ansi i d yekka waya ?
    Ayagi yekka d
    Si tesyiret tasihrant tameqwrahant
    I d ikkren deg wzayar
    Yerzan taxeddimt bb wedrar
    Anwa i d amesdrar assa
    tesserwa tmurt is ?
    Assagi:
    Tayat is t-tcabcaqt n uyefki
    Asyar is t taqereet n lgaz
    Tibhirt is d ssuq
    Awi d kan tadrimt
    Anidat ?
    Tadrimt trebba aqacuc
    Di temdinin f izuyar
    Izuyar sufella idurar
    Sayasen t id iyallen
    Tetten t ala at ieebbad
    Widak nni yitetten
    Ttfen tamurt di Marikan
    Di Rrus d wanda ssawden
    Tekkan yef wid mi ttaken iysan
    Idan wid iy ihekmen
    Ay iyallen akken nella
    Nella d wid iburen
    Ney d wid n lluzinat
    Amenny iy icebbwlen
    Macci garanay ara d yas
    Wiy ismerkayen anida-t ?
    Kkret a nedduklet fellas
    A nefrut bb waggaraney
    Ddunit a tbedddel llsas
    Ad yali yitij nney
    LES MONTAGNARDS
    Les montagnes sont certes belles
    Sur ma tête qu’elles sont belles
    Aussi belle que la faim
    C’est même la faim qui les embellit
    Elle fleurit sur les pierres
    Pierres sur lesquelles nous restons
    agrippés
    De tout ce qu’ont chanté nos
    prédécesseurs
    Une vérité reste encore à dire :
    La beauté est le lot des pierres
    La faim celui des montagnards
    Les montagnards de malheur
    Le malheur les entoure
    Et n’ont que lui pour les aimer
    Il les aime pour la mort
    Mourir pour des causes d’autrui
    Celles des exploiteurs
    Ils leur font appel
    sour briser les soulèvements
    Les bras inoccupés
    ne demandent qu’acquéreur
    Où sont les autres ?
    Ce phénomène vient
    De la grande production capitaliste
    Développée dans la plaine
    Et qui écrase la production parcellaire
    rurale
    Quel est aujourd’hui le paysan
    qui se suffit à lui-même ?
    Le dernier d’entre-eux a aujourd’hui
    Pour bois, une bouteille de gaz
    Pour chèvre, une boîte de lait
    Pour potager, le souk
    Pourvu qu’il en ait l’argent
    L’argent
    L’argent s’entasse là-bas
    Dans les villes bâties sur les plaines
    Plaines au-dessus des montagnes
    Il est produit par les bras
    Confisqué par les ventrus
    Ceux-là mêmes qui nous enchaînent
    Ils détiennent le pouvoir au USA
    En URSS et partout dans le monde
    S’appuyant sur ceux auxquels ils jettent
    les os
    Ces chiens qui nous gouvernent
    Bras autant que nous sommes
    Que nous soyons chômeurs
    Ou ouvriers d’usine
    Nos luttes intestines
    Doivent disparaître
    Voyons plutôt leur instigateur
    Unissons-nous contre lui
    Et la paix sera
    Le monde changera de base
    Notre soleil resplendiraRetour
    TAMAZIGHT
    D udem is kan walit et
    Ulamma t-tameddit
    Tinim d ala tidet
    M’ur telli t-tilemzit
    M’ur tecbi tawizet
    M’ur traq am tergit
    Tennam wesser wudem is
    Tzewgem d anda nniden
    Tuyem ti dawin is
    Tesmigliz s wallen
    Tebbehbeh tayect is
    Deg metti fellawen
    Ar ida t-tanubit
    T-tilemzit n telmeziyin
    Kra I tecca di teyrit
    Deg fassen nyant tismin
    Ar assa tif tislit
    Ur teclie di tlawin
    NOTRE LANGUE
    Si ce n’était que son visage, regardez-le
    Malgré le crépuscule
    Mais soyez honnête
    N’est-elle pas en pleine jeunesse ?
    N’est-elle pas la beauté d’une perle ?
    Ne brûle-t-elle pas comme une braise ?
    Vous parlez de son visage flétri
    Vous épousez ses concurrentes
    Sa voix se brise
    Des larmes qu’elle a versées
    Pour vous
    En vérité, elle est encore adolescente
    La plus jeune de toutes
    En dépit de ce qu’elle a enduré
    Des mains cruelles et jalouses
    Elle demeure plus belle qu’une mariée
    FIRÈRERetour
    YIR TARGIT
    Myin iyi d wafriwen
    Yiwen was ruhey ufgey
    Ddiy akw d igerfiwen
    Nwiy kra a t id rebhey
    Qqwley d agellid nsen
    Qqaren iyi d ansi ara kkey
    Ur zriy zzuyer ten
    Ney zzuyren iyi qebley
    Ger welma anda tmettaten
    Yemdukal akken a ten accey
    Akkenni ttuyuy
    A nekki d agerfiw
    Mlaley d yiwen usehhar
    Yeg akka qqwley d atarus
    Yenna s tit d yinzer zwer
    Adar yef tmurt ur yetrus
    Af ed kra yellan yeffer
    Di isekkurt arma d sibus
    Mi dehmey kra ar d ikker
    As t id jemeay d amurdus
    Adar iw yezga yesger
    Imi-w deg dammen ityurrus
    Akkenni ttuyuy
    A nekki d atarus
    Ammi d imi d ndekwaley
    I d ukiy twayit iw
    Kra i ttarguy akken deg mi-w
    Ziyen deg fassen iw i dermey
    Cciy akw idudan iw
    Yegwra yi d tura ad cuddey
    M’ad hlun ideddicen iw
    Deg wassa ad ggalley urteqqwley
    D atarus ney d agerfiw
    Assagi ad suyey:
    A nekkini d ales !
    A nekkini d amyid !
    LE CAUCHEMAR
    Il me poussa des ailes
    Je m’envolai un jour
    En compagnie de corbeaux
    Croyant y gagner quelque chose
    Je devins leur roi
    Ils m’indiquaient le chemin
    Je ne savais qui entraînait l’autre
    D’eux ou de moi
    Vers les charniers où gisaient
    Mes camarades
    Pour nous en régaler
    Fier, je criais :
    Je suis un corbeau !
    Je rencontrai un sorcier
    Qui me transforma en chien de chasse
    Il me dota d’un flair aigu
    Et d’une souplesse rare
    Pour lever tout gibier où qu’il soit
    Je ramenais cadavre sur cadavre
    Pieds douleureux , gueule ensanglantée
    Fier, je criais :
    Je suis un corbeau !
    Au réveil
    Je m’aperçus de mes malheurs
    Tout le temps que je me régalais
    Dans le sang
    Je dévorais en fait mes doigts
    Il me reste à panser mes blessures
    Et à jurer de ne plus devenir
    Ni corbeau, ni chien de chasse
    Aujourd’hui, je peux crier :
    Je suis un homme !
    Je suis un prolétaire !Retour
    AYEN RIY
    Ayen riy macci d awal
    Mi t tennid iddem it wadu
    Ayen riy macci d uf fal
    Ansi s d tekka ad as iknu
    Ayen riy akken it urgay
    Ur ttarzen ifassen
    Am yitij m’ara d issay
    Ur t sakkaden t wallen
    Ayen riy iyer cubay
    Iyer i t cubay ur yelli
    Izzi yay d igguni yay
    Akkenni hed ur t izri
    Ayen riy yiwen ay d udem is
    T-tidet zeddigen am lekwfen
    Maâna tidet iyba yisem is
    Ttagwaden t yemdanen
    CE QUE JE VEUX
    Ce que je veux, ce ne sont pas des mots
    Sitôt dits, sitôt envolés
    Ce que je veux, ce n’est pas la férule
    Qui plie au gré du vent
    Ce que je veux, tel que j’en ai rêvé
    Les mains ne peuvent le saisir
    Tel le soleil au zénith
    Les yeux ne peuvent le fixer
    Ce que je veux me paraît
    D’une valeur inestimable
    Il nous entoure, il nous attend
    Et personne ne l’atteint
    Ce que je veux n’a qu’un visage
    Celui de la vérité, blanc comme un linceul
    Mais la vérité est fuie
    Redoutée par les gens Retour
    ADU
    Ataya ataya wadu
    Ataya iyil iyil
    Steqsay t anda iteddu
    Yenna d nek yides a nemlil
    Wi d kec wi d kec ay adu
    Ulamma iles ik wezzil
    I wehha ar tama bb wezru
    Yenna nek d w’illan ahlil
    Ataya ataya wadu
    Ataya iyil iyil
    Ataya ataya wadu
    Selt as ala yetsudu
    Ataya ataya wadu
    Ataya asif asif
    Steqsay t anda iteddu
    Yenna d abrid iw ywezif
    Ghiwel yiwel ay adu
    Ghiwel semywer deg wsurif
    Win i yer i tteddud la yetru
    Yezzuyer it wassif utlif
    Ataya ataya wadu
    Ataya asif asif
    Ataya ataya wadu
    Selt as ala yetsudu
    Ataya ataya wadu
    Ataya yuli d iyzran
    Nezra akw anda iteddu
    Abrid is yur wid yerran
    Win yufa degsen yetru
    A s d issekfel izuran
    Ma d wiyid a sen isbuhru
    A sen yefk azul ameqwran
    Ataya ataya wadu
    Ataya yuli d iyezran
    Ataya ataya wadu
    Selt as ala yetsudu
    LE VENT
    Voilà, voilà venir un vent
    Le voilà d’horizon en horizon
    Je lui demande où il va
    « les rencontrer », répond-il
    -Rencontrer qui, ô vent
    même si ta langue n’est pas déliée ?
    Montrant la montagne, il me dit
    « Ceux qui souffrent la misère »
    Voilà, voilà venir un vent
    Le voilà d’horizon en horizon
    Voilà, voilà venir le vent
    Ecoutez-le souffler
    Voilà, voilà venir un vent
    De rivière en rivière
    Je lui demande où il va
    « la route est longue », répond-il
    -Plus vite, plus vite, ô vent !
    Plus vite, allonge le pas
    Ceux vers qui tu vas
    Sont emportés par les crues
    Voilà, voilà venir un vent
    De rivière en rivière
    Voilà, voilà venir un vent
    Ecoutez-le souffler
    Voici, voici venir un vent
    Remontant les torrents
    Nous savons tous où il va
    Sa route mène chez les instruits
    Aux oublieux
    Il montrera les racines
    Aux autres
    Il adressera un grand salut
    Voici, voici venir un vent
    Remontant les torrents
    Voilà, voilà venir un vent
    Ecoutez-le souffler

  10. Le chant de cet homme, ne sera jamais celui de Ulysse, en mer Égée.

    Diviser le pays, c'est le mener à sa ruine, pire celle que nous connaissons en ce moment, car ça sera les larmes de sang du peuple AMAZIGHE, dont profiteront ceux qui attendent que cela se produit.

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