Ferhat Mehenni, le président du gouvernement provisoire kabyle était l’invité de la chaîne de télévision étatique Française de France 24.
S’exprimant en kabyle, Ferhat Mehenni est revenu dans l’émission « Hiwar » (dialogue) du 15/04, sur le désir des kabyles à fonder un état, après les nombreux calvaires vécus par la Kabylie et les nombreux assassinats ayant touché sa population depuis l’indépendance.
il rejette notamment l’entière responsabilité sur les autorités algériennes, concernant les violences du printemps noir de 2001 et l’assassinat des 128 jeunes, des événements qui constituent selon lui, l’élément majeur l’ayant conduit à demander l’autonomie en premier lieu puis l’autodétermination et l’indépendance.
Le chanteur engagé, avait rappelé également que 90% des intellectuels assassinés durant la décennie noire par la barbarie islamiste étaient des kabyles, ce qui dénote -selon lui- d’un complot tissé par la paire pouvoir-terroriste pour l’élimination de l’élite intellectuelle et pensante kabyle.
Enfin, il a appelé la population kabyle à manifester massivement mercredi 20 avril afin que le pouvoir comprenne définitivement qu’il avait affaire à un mouvement populaire et non à une action marginale.
Il est à signaler que les Arouchs, à travers un ancien représentant du mouvement, Mustapha Maazouzi, ont appelé dans un rassemblement au centre-ville de Tizi-Ouzou, la population à manifester en cette occasion, contre l’oubli et l’exclusion de l’état, de cette région meurtrie qu’est la Kabyle. Des formations politiques comptent par ailleurs organiser des marches le jour même.
Faut-il rappeler que ce temps d’antenne offert par France 24 à Ferhat Mehenni a suscité l’ire d’Alger (Ouyahia, entre autres) qui accuse cette chaîne de comploter contre le pays.
Hebib Khelil
Vidéo de Ferhat Mehenni




Sellal devrait bien se garder de parler de ligne rouge , ca va lui retomber sur la tête .Cet homme a le cerveau omnibulé par son ambition démesurée.
il souffre de la maladie d' halzeimer , pas de mémoire, quand il parle il bat des cils constamment et se mord la lèvre inférieure plein de tics.
iI ne se rappelle pas ,ce bougre de hmar, que la ligne rouge a été franchie il y a lontemps, un certain 20 avril 2001 par le pouvoir assassin qui a tiré à la mitrailleuse sur des adolescents kabyles faisant 127 morts et des milliers de blessés handicapés à vie qui ne faisaient rien d'autre que revendiquer pacifiquement leur identité maternelle amazigh.
Sellal menace ses früres kabyles mais, il apprendra bientòt ,que les enfants imazighene ne sont pas des chats
Ils ont droit à la vie et ont leur mot a dire sur la gouvernance du pays de leurs ancêtres plus que sam fille voleuse.
En 1962,à l indépendance de l algerie ,MEURSAULT n aurait dû jamais remettre le relai colonial à "l'arabe",suite au premier acte de trahison mise en branle par dejà bouteflika abdelaziz à AULNOY,obeissant ainsi aux directives du clan boussoufien de oujda .
La kabylie veut tout simplement conformement à la lutte de libération contre le colonialisme apartheid français que MEURSAULT puisse passer, enfin ,le relai non pas à " l arabe", de la françouroubia mais à L' ALGEROALGERIEN!
Ya Ferhat, Akyahdou rabhi! La Kabylie c'est l'Algerie, et l'Algerie c'est la Kabylie. Les martyrs, allah yarham'houm, y compris votre pere sont tombés au champ d'honneur pour cela. Le pouvoir va simplement accelérer l'installation de Daesh en Kabylie, et au bout du compte il n'y aura plus ni Kabylie ni Algerie.
c 'est la constitution qui l le dit ?
Meursault n'a fait aucun mal !…c’était un simple employé de bureau qui aimait par dessus tout son pays !…il a été injustement chassé de sa terre natale et coupé de son pays qu'il a tant aimé !…au nom de quoi l'obliger à passer le relais !…il était le premier avant tous les autres à exiger la liberté et la justice pour le peuple algérien .
Dès qu'une soit disante " cause " appuyée par B.H.Levy et médiatisée par les médias français, on connait bien la suite…je commence vraiment à me méfier de ce Ferhat et mon respect envers lui vu son passé de militantisme se réduit de plus en plus.
Ce B.H.Levy devrait commencer à soutenir chez lui, le Front de libération de la Bretagne (FLB), le Front de libération nationale Corse (FLNC), et le Front abertzale (le nationaliste indépendantiste basque), mais cet énergumène il fera pas tous qui nuit à l'unité nationale de la France républicaine et JACOBINE, il croit et très attaché à l'indivisibilité de la France JACOBINE.
Vive l'Algérie PLURALISTE et INDIVISIBLE.
Tu es malade du syndrome anti israel a cause de la tannée que les arabes ont reçu de Moshe Dayan en 1967 au sinai
la moitie de "moi même" c est du MEURSAULT.
Si meursault avait passé le relai à l'algérie algérienne ,et non pas à l'arabe de françouroubia,meursault aurait vecu tranquille sur sa terre natale indépendante ,sans distinction d ethnie ni de culte ni française ni arabe mais algeriealgerienne multilangue amazighophone,jabylophone,arabophone et francophone!
Ferhat :UH YEMA ACIF YACCAYI
https://www.youtube.com/watch?v=6mp3cxLlfH4
Chante ta terre kabyle ,chante ferhat….!
Tamurt n lekveyel la kabylie
https://www.youtube.com/watch?v=lhvlJw-zaEQ
Homme de paix ,Ferhat mhenni nat sid qui se bat PACIFIQUEMENT ,avec ses poemes et sa guitare,depuis plus de 40ans pour la LIBERTE DE SON PEUPLE KABYLE ce peuple amazigh ,nord africain,en méditerranée occidentale !
Grand peuple de cette terre amazigh de l'algerie algerienne!
Ferhat Mehenni
Les justes et les fossoyeurs
anib10.gif Culture et identité
anib10.gif Les enfants de l’espoir
anib10.gif Les montagnards
anib10.gif Notre langue
anib10.gif Le cauchemar
anib10.gif Ce que je veux
anib10.gif Le vent
FERHAT MEHENNI
A KRA
A kra ireqqen deg zilan
D agrireb yef weyrum amcum
Win ruhen a-t nyen wurfan
Ires mi d iddem ad iccum
Ghas asirem-is d azayan
D’ayen it ittnamaren i d ameybun
A kra yettu eyaren
Zzin-d amrar i wedrar
M’ur s zmiren ar’at bibben
Ggullen ar terren d azayar
Irgazen d Imaziyen
I lbatel ur tddarin amnar
D kwenwi d ay d imlan
D acu I d agerruj n talsa
Ssi tetnekkar m’ara teyli
Leqdar, tiddukla
isey, tezdeg, tayri
d usirem
idyayen, igenwan d wadu
A kra iqeddcen tamara
Deg juffar achal d agrud
Tcedham t isem n tnafa
Sawaz ger wallen itmurud
Ul yekwa tazmert tekfa
Urfan I d smaremt ur d itqud
A kra ikerrsen tawenza
Ff driz I tent iyunzan
A Kahinat bbw-ass-a
Assut wulawen yezzan
Ur tesussument ara
Ur tesrusumt deg-wallen
D kwenemt i-y d imlan
Akwerfa n tirect-nney
Ideg nenkez a-t-id neqqar
Nenkez di leqdar n tlelli n tmettut
W’izemren ad ikkes i wiyad
Ayen itnad’I yiman is
A kra umi teqqur tasa
Mi d-tekfel tidet a t imdel
A kra isean ul yelsa
D aherki yer lbatel
Iy temlam t timerzuga
D iberdan i yef ara nreggwel
LES JUSTES ET LES FOSSOYEURS
Vous qui brûlez sous un soleil ardent
Vous peinez pour un quignon de pain
Quand l’un de vous commence à se fâcher
Il apaise sa colère par une prise de tabac
Même si votre espoir est lourd
Pauvre est celui qui contrarie
Laissés pour compte
Vous cernez une montagne avec une corde
Faute de pouvoir la soulever
Vous voulez la transformer en plaine
Berbères hommes libres
Vous refusez de vous abriter sous le toit de l’injustice
C’est vous qui montrez
Le trésor de l’Humanité
Qui fait renaître la vie après la chute
Et aussi, le respect, l’union, l’honnêteté, l’amour
L’espoir qui fond pierre, ciel et vent
Vous qui oeuvrez avec peine
Les girons chargés de marmaille
Qui languissez le mot sommeil
Les yeux cernés de fatigue
Coeurs brûlés, force éteinte
Vos peines sont inquantifiables
Vous qui froncez les sourcils
A l’égard des fêtes qui les ignorent
Les Kahina d’aujourd’hui
Aux cœurs brûlés
Ne jamais vous taire !
Ne jamais baisser les yeux !
C’est vous qui nous montrez
L’ivraie de notre grain
Que nous refusons à voir
Comme nous refusons de reconnaître
la liberté de la femme
Comment peut-on refuser à l’autre
Ce que l’on cherche pour soi-même
Ames sans foi,
Fossoyeurs de toute vérité qui surgit
Vous tous qui avez le cœur vêtu
Traître envers la justice
Amers sont les chemins
que vous nous montrez
Ces chemins que nous fuyons.Retour
IDLES NWEN
Msuggen tafsut
Yussan ay-d amwan
Nessawal tafukt
Ugaden yetran
Agmar ur immut
Amnay ur d iban
A tit n tazult
A zzin n tisdnan
Rzan am tankult
Ccan cem yidan
I-genyan tatut
Tatut i yinyan
Ma teysem cfut
Idles-nnwen kan
Suggmet ney ddut
D imal win illan
Ad yawi tafsut
Ad ikkes amwan
Amnay n tefsut
Ajecca ad iban
Idles-nnwen arut
Idles-nnwen arut kan
Wi dinnan nemmut
T tikkerkas i nnan
Wi d innan ddut
Yidsen kan d iqjan
A ibab n murt
I smezyin itran
Aneft takerkust
Azaglu d attan
Aneft tamacahut
N rebbi d ccitan
CULTURE ET IDENTITÉ
Nous attendions le printemps
Mais voilà que surgit l’automne
Nous appelions le soleil
Les étoiles eurent peur
Le cheval n’est pas mort
Mais le cavalier est absent
Œil souligné au khol
La plus belle des femmes
Ils ont brisé sa fiole
Tu es dévorée par les nuits
Ce qui tue l’oubli
C’est plutôt l’oubli qui nous tue
Souvenez vous
Toujours de votre culture
Restez ou venez
Ce qui existe revient
Ramène le printemps
Chasse l’automne
Et demain, le cavalier-printemps
Sera de retour
Ecrivez votre culture
Ecrivez toujours votre culture
Ceux qui prononcent notre mort
Sont des diseurs de mensonges
Ceux qui nous disent de les suivre
Sont des chiens
Hommes de ce pays
Qui font battre les étoiles
Laissez les mensonges
La soumission au joug est une maladie
Et laissez tomber toutes ces histoires
De dieu et de satanRetour
TARWA
Ah ! nniy am a tarwa
A tizet tamerzagut
A tafat iy-isderyilen ul
A taekwent neqqar drus
Nessekwraf ff igenni nwen
Asirem yugwaren teywzi n tudert
Hraw am igran n tedsa
Lqay armi yeffel akin I tegnawt
Ay azayed bbw urfan
G-isfden imettawen
Swayes id neldi allen
Ay adu d-yewten s isuyan
Yezzazlen ff tmurt nney tasusmi
A tirect gg irden bb-walud
Isserwaten inurar n tugwdi
A wid i-y-irwin tamusni
Armi tezleg am izarigen n tafat
Nefka yawen sser yellan
Akw t-tezmert ur nfennu
T meddurt ar ayiziden am tayri
Ah ! niy am a tarwa
A tarwiht t iy-id yuylen
Lqedd I nezdi s zzux
A wid iy-id yerran isey
S umennuy nwen nzett asirem
yugwaren kra yellan d asirem
Hraw am yegwdalen n tirga
Lqay anect n tikta imedyazen
Ma ccuren lehbus yiswen
Macci d ayen ff itetna?em igetwarzen
Irumyen nennuy idelli
Glan ula s tmeqbar akken ay fakken
Amennuy a yures izuran
D-imyin uqbel Agellid Massensen
Ma zik netnay aberrani
Ass a aqlay akwit d Izzayriyen
Inhekam nney dreylen
Semeuzgen yef ayen nessutur
Tagara d nitni kan ara tent yayen
Ah ! Nenna yawen a kunwi
Wid ssi d-neggar tafara
A tiliwa seg id teffi
Times iy-isseryen tisiswa
S umennuy nwen nzett
Amennuy anect bwin n ddunit
Hraw am leqrun n lehbus
Lqay anect usgunfu I ten ittafaren
Ah ! Nniy am a tarwa
A tizet tamerzagut
A tafat iy isderyilen ul
A taekwemt nebya atifsus
Nessaram amennuy nney
D ayen ar awen id-yawin hala lehna
Di tehr’ ur tesei tilas
Lqayet anect n yill n war lqae
LES ENFANTS DE L’ESPOIR
Enfants, je vous dis
Aigres-doux
Lumière qui aveugle le cœur
Fardeau que nous supportons
Nous tressons sur votre ciel
Un espoir aussi long qu’une longue vie
Aussi immense qu’un champ de rires
Profond et plus vaste que l’immensité du ciel
Tempête qui s’est levée avec colère
Qui essuya nos larmes
Qui nous a ouvert les yeux
Vent qui crie, qui chassa la peur
De notre pays
Graines de blé poussées du terreau
Qui écrasèrent les aires de la peur
Vous qui transformez le savoir
En nous le faisant parvenir tels des
faisceaux de lumière
Nous vous accordons moult grâces
Et une infinie longue vie
Douce comme l’amour
Enfants, je vous dis
La vie revient avec vous
Pilier de notre orgueil
Vous qui nous rendez notre fierté
C’est avec votre lutte que nous
tissons l’espoir,
le plus grand espoir
de tous les espoirs
Un immense champ de rêves
Aussi immense que l’imaginaire des poètes
Même si aujourd’hui
vous remplissez les prisons
Votre lutte demeure libre
Le colonialisme français que nous avions
combattu hier
S’en est pris même aux cimetières pour
nous exterminer
Ce combat a ses racines
Ces germes précèdent le temps
du Roi Massinissa
Avant, nous luttions contre l’étranger
Aujourd’hui, nous sommes entre Algériens
Mais nos dirigeants sont aveugles
Sourds à nos revendications
Malheureuse sera la fin de leur vie
Nous vous disons , avec vous la lumière sera
Fontaines où l’eau se puise
Feu qui brûle notre amour
C’est avec votre lutte que nous tissons
Une lutte aussi vaste que l’Humanité
Lente comme des années de prison
Profonde comme le répit qui leur succède
Oh ! Enfants, je vous dis
Aigres-doux
Lumière qui aveugle le cœur
Fardeau que nous voulons assoupli
Souhaitons que le combat de notre lutte
donne naissance à la paix
Une Paix profonde
Plus profonde que l’immensité de l’océanRetour
IMESDURAR
Idurar t-tidet cebhen
S uqerruy iw ar cebhen
Ar cebhen amzun d laz
D laz akw i ten icebhen
Yegguggug yef yedyayen
Idyayen i yef nejtutel
Deg wayen i cnan wid i iy izwaren
Ar assa tidet teffer
Cbaha bb win t yedyayen
Laz yeqqim i emesdurar
Imesdurar n twayit
Tawayit tezzi yasen
Ala nettat i ten ihemmlen
Themmel iten i tmettant
Tmettaten yef wayen ur tetten
Akw d wid ara ten iccen
Sawalen asen d ad nyen
Tinekkriwen g yemyiden
Iyallen m’ara buren
Awi d w’ara ten yayen
Ansi i d yekka waya ?
Ayagi yekka d
Si tesyiret tasihrant tameqwrahant
I d ikkren deg wzayar
Yerzan taxeddimt bb wedrar
Anwa i d amesdrar assa
tesserwa tmurt is ?
Assagi:
Tayat is t-tcabcaqt n uyefki
Asyar is t taqereet n lgaz
Tibhirt is d ssuq
Awi d kan tadrimt
Anidat ?
Tadrimt trebba aqacuc
Di temdinin f izuyar
Izuyar sufella idurar
Sayasen t id iyallen
Tetten t ala at ieebbad
Widak nni yitetten
Ttfen tamurt di Marikan
Di Rrus d wanda ssawden
Tekkan yef wid mi ttaken iysan
Idan wid iy ihekmen
Ay iyallen akken nella
Nella d wid iburen
Ney d wid n lluzinat
Amenny iy icebbwlen
Macci garanay ara d yas
Wiy ismerkayen anida-t ?
Kkret a nedduklet fellas
A nefrut bb waggaraney
Ddunit a tbedddel llsas
Ad yali yitij nney
LES MONTAGNARDS
Les montagnes sont certes belles
Sur ma tête qu’elles sont belles
Aussi belle que la faim
C’est même la faim qui les embellit
Elle fleurit sur les pierres
Pierres sur lesquelles nous restons
agrippés
De tout ce qu’ont chanté nos
prédécesseurs
Une vérité reste encore à dire :
La beauté est le lot des pierres
La faim celui des montagnards
Les montagnards de malheur
Le malheur les entoure
Et n’ont que lui pour les aimer
Il les aime pour la mort
Mourir pour des causes d’autrui
Celles des exploiteurs
Ils leur font appel
sour briser les soulèvements
Les bras inoccupés
ne demandent qu’acquéreur
Où sont les autres ?
Ce phénomène vient
De la grande production capitaliste
Développée dans la plaine
Et qui écrase la production parcellaire
rurale
Quel est aujourd’hui le paysan
qui se suffit à lui-même ?
Le dernier d’entre-eux a aujourd’hui
Pour bois, une bouteille de gaz
Pour chèvre, une boîte de lait
Pour potager, le souk
Pourvu qu’il en ait l’argent
L’argent
L’argent s’entasse là-bas
Dans les villes bâties sur les plaines
Plaines au-dessus des montagnes
Il est produit par les bras
Confisqué par les ventrus
Ceux-là mêmes qui nous enchaînent
Ils détiennent le pouvoir au USA
En URSS et partout dans le monde
S’appuyant sur ceux auxquels ils jettent
les os
Ces chiens qui nous gouvernent
Bras autant que nous sommes
Que nous soyons chômeurs
Ou ouvriers d’usine
Nos luttes intestines
Doivent disparaître
Voyons plutôt leur instigateur
Unissons-nous contre lui
Et la paix sera
Le monde changera de base
Notre soleil resplendiraRetour
TAMAZIGHT
D udem is kan walit et
Ulamma t-tameddit
Tinim d ala tidet
M’ur telli t-tilemzit
M’ur tecbi tawizet
M’ur traq am tergit
Tennam wesser wudem is
Tzewgem d anda nniden
Tuyem ti dawin is
Tesmigliz s wallen
Tebbehbeh tayect is
Deg metti fellawen
Ar ida t-tanubit
T-tilemzit n telmeziyin
Kra I tecca di teyrit
Deg fassen nyant tismin
Ar assa tif tislit
Ur teclie di tlawin
NOTRE LANGUE
Si ce n’était que son visage, regardez-le
Malgré le crépuscule
Mais soyez honnête
N’est-elle pas en pleine jeunesse ?
N’est-elle pas la beauté d’une perle ?
Ne brûle-t-elle pas comme une braise ?
Vous parlez de son visage flétri
Vous épousez ses concurrentes
Sa voix se brise
Des larmes qu’elle a versées
Pour vous
En vérité, elle est encore adolescente
La plus jeune de toutes
En dépit de ce qu’elle a enduré
Des mains cruelles et jalouses
Elle demeure plus belle qu’une mariée
FIRÈRERetour
YIR TARGIT
Myin iyi d wafriwen
Yiwen was ruhey ufgey
Ddiy akw d igerfiwen
Nwiy kra a t id rebhey
Qqwley d agellid nsen
Qqaren iyi d ansi ara kkey
Ur zriy zzuyer ten
Ney zzuyren iyi qebley
Ger welma anda tmettaten
Yemdukal akken a ten accey
Akkenni ttuyuy
A nekki d agerfiw
Mlaley d yiwen usehhar
Yeg akka qqwley d atarus
Yenna s tit d yinzer zwer
Adar yef tmurt ur yetrus
Af ed kra yellan yeffer
Di isekkurt arma d sibus
Mi dehmey kra ar d ikker
As t id jemeay d amurdus
Adar iw yezga yesger
Imi-w deg dammen ityurrus
Akkenni ttuyuy
A nekki d atarus
Ammi d imi d ndekwaley
I d ukiy twayit iw
Kra i ttarguy akken deg mi-w
Ziyen deg fassen iw i dermey
Cciy akw idudan iw
Yegwra yi d tura ad cuddey
M’ad hlun ideddicen iw
Deg wassa ad ggalley urteqqwley
D atarus ney d agerfiw
Assagi ad suyey:
A nekkini d ales !
A nekkini d amyid !
LE CAUCHEMAR
Il me poussa des ailes
Je m’envolai un jour
En compagnie de corbeaux
Croyant y gagner quelque chose
Je devins leur roi
Ils m’indiquaient le chemin
Je ne savais qui entraînait l’autre
D’eux ou de moi
Vers les charniers où gisaient
Mes camarades
Pour nous en régaler
Fier, je criais :
Je suis un corbeau !
Je rencontrai un sorcier
Qui me transforma en chien de chasse
Il me dota d’un flair aigu
Et d’une souplesse rare
Pour lever tout gibier où qu’il soit
Je ramenais cadavre sur cadavre
Pieds douleureux , gueule ensanglantée
Fier, je criais :
Je suis un corbeau !
Au réveil
Je m’aperçus de mes malheurs
Tout le temps que je me régalais
Dans le sang
Je dévorais en fait mes doigts
Il me reste à panser mes blessures
Et à jurer de ne plus devenir
Ni corbeau, ni chien de chasse
Aujourd’hui, je peux crier :
Je suis un homme !
Je suis un prolétaire !Retour
AYEN RIY
Ayen riy macci d awal
Mi t tennid iddem it wadu
Ayen riy macci d uf fal
Ansi s d tekka ad as iknu
Ayen riy akken it urgay
Ur ttarzen ifassen
Am yitij m’ara d issay
Ur t sakkaden t wallen
Ayen riy iyer cubay
Iyer i t cubay ur yelli
Izzi yay d igguni yay
Akkenni hed ur t izri
Ayen riy yiwen ay d udem is
T-tidet zeddigen am lekwfen
Maâna tidet iyba yisem is
Ttagwaden t yemdanen
CE QUE JE VEUX
Ce que je veux, ce ne sont pas des mots
Sitôt dits, sitôt envolés
Ce que je veux, ce n’est pas la férule
Qui plie au gré du vent
Ce que je veux, tel que j’en ai rêvé
Les mains ne peuvent le saisir
Tel le soleil au zénith
Les yeux ne peuvent le fixer
Ce que je veux me paraît
D’une valeur inestimable
Il nous entoure, il nous attend
Et personne ne l’atteint
Ce que je veux n’a qu’un visage
Celui de la vérité, blanc comme un linceul
Mais la vérité est fuie
Redoutée par les gens Retour
ADU
Ataya ataya wadu
Ataya iyil iyil
Steqsay t anda iteddu
Yenna d nek yides a nemlil
Wi d kec wi d kec ay adu
Ulamma iles ik wezzil
I wehha ar tama bb wezru
Yenna nek d w’illan ahlil
Ataya ataya wadu
Ataya iyil iyil
Ataya ataya wadu
Selt as ala yetsudu
Ataya ataya wadu
Ataya asif asif
Steqsay t anda iteddu
Yenna d abrid iw ywezif
Ghiwel yiwel ay adu
Ghiwel semywer deg wsurif
Win i yer i tteddud la yetru
Yezzuyer it wassif utlif
Ataya ataya wadu
Ataya asif asif
Ataya ataya wadu
Selt as ala yetsudu
Ataya ataya wadu
Ataya yuli d iyzran
Nezra akw anda iteddu
Abrid is yur wid yerran
Win yufa degsen yetru
A s d issekfel izuran
Ma d wiyid a sen isbuhru
A sen yefk azul ameqwran
Ataya ataya wadu
Ataya yuli d iyezran
Ataya ataya wadu
Selt as ala yetsudu
LE VENT
Voilà, voilà venir un vent
Le voilà d’horizon en horizon
Je lui demande où il va
« les rencontrer », répond-il
-Rencontrer qui, ô vent
même si ta langue n’est pas déliée ?
Montrant la montagne, il me dit
« Ceux qui souffrent la misère »
Voilà, voilà venir un vent
Le voilà d’horizon en horizon
Voilà, voilà venir le vent
Ecoutez-le souffler
Voilà, voilà venir un vent
De rivière en rivière
Je lui demande où il va
« la route est longue », répond-il
-Plus vite, plus vite, ô vent !
Plus vite, allonge le pas
Ceux vers qui tu vas
Sont emportés par les crues
Voilà, voilà venir un vent
De rivière en rivière
Voilà, voilà venir un vent
Ecoutez-le souffler
Voici, voici venir un vent
Remontant les torrents
Nous savons tous où il va
Sa route mène chez les instruits
Aux oublieux
Il montrera les racines
Aux autres
Il adressera un grand salut
Voici, voici venir un vent
Remontant les torrents
Voilà, voilà venir un vent
Ecoutez-le souffler
Le chant de cet homme, ne sera jamais celui de Ulysse, en mer Égée.
Diviser le pays, c'est le mener à sa ruine, pire celle que nous connaissons en ce moment, car ça sera les larmes de sang du peuple AMAZIGHE, dont profiteront ceux qui attendent que cela se produit.