Comment voulez-vous que ces dirigeants ‘en panne sèche soient capables aujourdhui de résoudre les problèmes de l’Algérie face à une tempête économico-financière dont le pire est à venir ?

Sans diminuer les mérites et le respect que j’ai personnellement pour Mr Benbitour, il faut reconnaitre qu’il a déja été en poste et pour l’histoire citez moi UNE SEULE décision spectaculaire qu’il ait prise qui démontre sa capacité de jugement et sa vision sur le devenir économique du pays? Il était le patron quand même non? A une époque où Bouteflika n’avait pas encore totalement verrouillé son pouvoir, qu’a-t-il fait, dites moi? A part celle de démissionner …. Le commentaire ci-dessous de Mohand Mokher résume à mon sens parfaitement le drame de l’Algérie. Je le rephrase autrement. Les responsables aux commandes aujourdhui – Bouteflika, Ouyahia et l’ensemble de leurs ministres – n’avaient déja pas d’idées sur les orientations stratégiques à donner au pays, lorsqu’ils sont arrivés au pouvoir depuis 10 ans (plus pour Ouyahia) et qu’ils avaient devant eux un pays aux immenses possibilités, aux extraordinaires opportunités. Qu’ont-ils faits? Au lieu de compter sur le génie de ce peuple, ils ont cru la partie facile en faisant appel à des armées de consultants étrangers: une nouvelle approche du vieux concept du ‘coopérant technique’ (encore que ces derniers n’étaient pas chers payés et avaient contribué dans le domaine de la formation, j’en témoigne, à beaucoup de valeur pour ce pays’. Ouyahia n’avait-il pas – la première fois qu’il a été PM sous Bouteflika, prenant le relais de Temmar lequel appliquant scrupuleusement les ‘recommandations’ du FMI – déclarait qu’il allait faire appel ‘à des consultants pour définir la stratégie du pays’? Si les consultants étaient capables de faire développer un pays, tous les pays du monde seraient des USA en puissance.. Ce qui m’amène au point suivant: comment voulez-vous que ces dirigeants ‘en panne sèche perpétuelle’ lorque l’khir était en abondance seraient capables aujourdhui de résoudre les problèmes de l’Algérie face à une tempête économico-financière dont le pire est à venir avec un prix du baril de pétrole qui continuera de s’effondrer. Qui sont les personnes qui nous dirigent? Avez vous lu dans les grands titres de la presse internationale nos ‘chers’ ministres de Benbitour à Ouyahia, Temmar, Benachenhou, Khellil etc.. commettre des analyses sur la crise actuelle à partir d’une perspective de pays ‘sous-émergent’? L’Algérie potentiellement n’est pas ‘rien’ et son point de vue aurait focalisé l’intérêt de tous. N’est-ce pas le moment de montrer qu’on COMPRENDS? N’est-ce pas dans ces moments là que l’on démontre que le pays repose sur des valeurs sûres et d lui faire gagner un tant soit peu une certaine crédibilité? Mais je les comprends, pour se faire publier il faut avoir quelque chose à dire, quelque chose qui soit différente des trivialités qu’on balance aux algériens sans risque de contradiction…. Je conclus en disant que l’Algérie a besoin d’hommes nouveaux, avec des idée fraiches, originales, innovantes, qui comprennent suffisamment bien les problèmes de leurs pays – et du monde – pour être capables de parvenir EUX MEMES à trouver des solutions et à savoir COMMENT les appliquer efficacement. Les consultants peuvent aider à transférer et à se faire approprier leurs savoir-faire dans l’EXECUTION mais pas dans la VISION STRATEGIQUE. Les diplomes sont importants mais ne sont pas suffisants. Les hommes qui doivent prendre la destinée du pays, savoir mobiliser le peuple et faire revenir cette formidable capacité algérienne dispersée aux quatres coins du monde doivent jouir d’une crédibilité professionnelle et intellectuelle naturelle, reconnue. Des hommes (et des femmes) connus et reconnus pour la qualité de leur formation et de leur parcours professionnel et qui apporterons à l’Algérie une véritable valeur ajoutée. Pas ceux qui sont inconnus de Google et qui se font ‘un nom’ sur le dos de ce pays et qui de par leurs énormités quotidiennes ne font qu’ankyloser davantage ce géant endormi qu’est l’Algérie.

SOFIANE

30 commentaires

  1. M. Sofiane, tout comme vous je respecte M. Benbitour, mais je ne partage pas votre critique à l’égard de cet économiste dont le cursus est connu. Je crois pouvoir dire sans me tromper que les intentions d’user de ses prérogatives en tant que chef de gouvernement n’ont pas été agrées par le Président qui avait une autre vision de la gouvernance. Et il a dû, par honnêteté démissionner. Il a démissionné et non "fait démissionné". et c’est rare chez nous, il faut l’admettre.
    rendons donc rendre à césar ce qui est à césar, ne comparons pas l’incomparable. Qant aux hommes actuels qui détiennent des postes stratégiques, leurs résultats sont là et ils sont connus de tous : échec total.
    salutations.

  2. Cher Farouk nous ne contestons pas la valeur de Benbitour, on connaît son cursus, mais il n’a aucune proposition politique. C’est vrai que sur le plan de la stratégie économique son plan est défendable (comme tout autre proposition patriotique par ailleurs) mais aujourd’hui l’Algérie a besoin d’hommes qui posent les vrais problèmes politiques et institutionnels pour l’avenir de cette nouvelle Algérie que les nouvelles générations veulent construire. L’économique est important mais il vient après. Alors est-ce que Benbitour a fait des propositions dans ce sens qui vont vers la construction d’une Algérie libre et démocratique. Il ne l’a pas fait mais je le comprends quelques part. Il attend tout simplement son tour comme le fait Ouyahia. C’est çà la vérité. A-t-il appelé à la constitution d’un front démocratique ? Vous avez la réponse. Je l’aime bien ce gars, mais c’est un « droupy » comme les autres.

  3. Chers amis c’est du Bled Business et du Trabendo et le gain facile à haut niveau. qui se préoccupe de l’économie national’ pour un developpement durable et stable, aucune stratégie dans l’avenir on abuse de l’argent, quels sont les chiffres dans les exportations en dehors des hydrocarbure? aucun progrés;la peche marine en panne l’agriculture de meme sans parler de l’industrie on attend à ce que les investisseurs étrangés viennent en Algérie alors la bureaucratie les blocs pourquoi? car ils n’ont pas versé la Tchippa mais c’est la vérité, les stratéges économistes se sont que des théoriciens avec tout mon respect pas plus que ça. "Li Habb El Baraka Yaamalha Bidou". l’investisseur n’a aucune garantie dans notre pays.

  4. Si ma mémoire est bonne, c’est le défunt Abdelhak Benhamouda qui a dit :"Des gens qui ont été incapables de gérer la rente, ne pourront jamais gérer la crise".Cher Sofiane, vous commettriez un grand déni en persistant à dire que Benbitour n’avait rien fait de bon. Avez- vous déja oublié le role prépondérant qu’il avait joué, au début des années 1990, en sa qualité de Ministre des Finances, dans l’opération de reprofilage et de re-échelonnement de la dette extérieure algérienne, pour ne vous citer qu’un seul exemple ? En toute franchise, ce sont ce genre de jugements hatifs et, peut être, intéressés qui n’ont pas permis aux cadres honnêtes et compétents du pays d’émerger et de s’imposer face à la racaille qui dirige le pays depuis 1962 grace à un jeu de chaises illusoire.Comme d’autres personnalités nationales respectables et dignes de confiance, M. Benbitour a une vision et une strategie qu’il a exposées dans les colonnes du Matin DZ Online et que j’ai personnelleemnt soutenues sans réserves car elles sont porteuses de germes de bien être et de prosperité durables pour les Algériens et l’Algérie.

  5. soyons serieux un cursus, quel qu’il soit n’est nullement suffisant pour avoir des idees geniales …
    avoir des idees c’est bien mais savoir comment les mettre en pratique
    c’est mieux.
    un cursus n’a jamais cree de genie.
    alors s’attacher un un homme et a son cursus ca serait plutot du ZAIMISME…

  6. Je ne souhaite pas être désagréable, mais je voudrais dire arrêtons de pratiquer ce sport national favori qui consiste à critiquer à tout vent et à déverser notre amertume.Cela est peut être justifié. Mais est ce que chacun de nous s’est, un jour, regardé dans une glace et s’est dit "qu’est ce que j’ai fait pour ce pays?" Nous avons déserté le champ de bataille et nous nous plaignons de ce que l’ennemi occupe le terrain. .
    L’élite dont quelques uns s’exprime sur ce site a préféré aller se réfugier sous des cieux plus cléments en se disant, pour se donner bonne conscience, que c’est la faute au "système".
    Imaginons que les meilleurs enfants qu’a enfanté ce pays se soient réfugiés en métropole ou dans les pays limitrophes (pour revenir un 19 mars et se proclamer moudjahed). Ils ne l’ont pas fait et ils n’ont pas eu peur de mourir .
    Nous vivons exactement la même situation qu’ont vécu nos parents sous la férule coloniale (en moins dur).Et nous nous avons peur de mourir… de faim.

  7. M. Brahim B.
    je ne sais plus qui avait écrit ceci :
    La révolution est pensée par des sages, executée par des fous (parce que un combat à l’issue incertaine) et exploitées par les lâches. Il y a bien-sûr les hommes qui ont fait l’histoire ; ceux là sont passés, ils appartiennent à la postérité ils sont morts pour ce pays, c’était une génération d’hommes exceptionnels compte tenu des moyens et du but à atteindre, à savoir l’indépendance de l’algérie. Une indépendance confisquée à ce jour. Peut-être que d’autres hommes et femmes reprendront le même combat pour une algérie nouvelle qui profitera à tous ses enfants.
    Bonsoir mon ami

  8. @kafi. Excellente remarque. Mais bon il ne faut pas désespérer aujourdhui de notre élite. La preuve elle contribue de son mieux à cet espace de liberté qu’est le matindz. Elle apprend à débattre et c’est déja une bonne chose. La maturité et la pédagogie politique commencent par ça aussi. Je ne connais presque personne autour de moi qui ne consulte pas ce site. Et certaines analyses et signatures – sachant même que ce sont des pseudonymes – font autorité. Cela prouve que le peuple algérien est capable de changements profonds et sait distinguer la substance du factice. Il est donc prêt à provoquer et à accompagner des changements, incha Allah.
    Cela dit, j’apprécie personnelement votre remarque. Cordialement.

  9. Je ne comprends pas pourkoi vous vous entêtez à chercher des compétences parmis les gens du pouvoir. Vaine perte de temps!

  10. Bonjour,

    Je me souviens comme si cela datait d’hier de la fameuse réponse de Monsieur Brerhi, alors ministre de l’enseignement supérieur, à un étudiant de l’université de Tizi Ouzou qui lui demandait d’officialiser Tamazight. Monsieur Brerhi répondait ainsi « Sachez que je ne suis qu’un simple Ministre» et il a redit cette phrase deux fois. Le lendemain, nous avons eu droit à l’occupation de l’université. Dans cette logique de M. Brerhi, le gouvernement n’est qu’un simple gouvernement.

    Un gouvernement qui contient plus d’une douzaine de ministres issus d’une même région ne peut pas prétendre représenter un pays aussi grand que l’Algérie. Ces «ministres» sont des lobbyings. Point à la ligne. En parlant de lobby je veux dire un groupe de pression qui tente d’influencer les lois, les réglementations, l’établissement des normes (industrielles par exemple), les décisions…, pour favoriser ses propres intérêts. Ils n’ont pas été choisis par leurs compétences ou leurs savoirs pour le bien du peuple.

    Ces dernières années, l’Algérie a engrangé des centaines de milliards placés dans des grandes banques étrangères. Je sais que mon pays est vraiment dépendant des pays riches. Mais, quand un représentant du gouvernement rassure la population en disant que la crise économique qui a ravagé les plus grand pays occidentaux a épargné notre économie, je dis qu’il y a vraiment de la malhonnêteté intellectuelle.

    Avec un Président gravement malade et qui veut un troisième mandat, un gouvernement constitué de lobbying, un ex- chef du gouvernement qui exhibe ses diplômes devant la presse, un autre qui se tait en attendant d’être rappeler, et bien d’autre choses encore plus graves, l’Algérie est très mal placée pour faire face à l’une des plus graves situations économiques mondiales de l’histoire contemporaine. Les «gestionnaires» n’ont pas géré, mais ils sont tous de grands dépensiers.

    Les chahids ont de quoi se retourner dans leurs tombes.
    Amicalement
    Ahmed

  11. de quel strategie parlent "nos"gouvernant celle qui consiste a projeter une grande mosque a cout de milliads au lieu et place de projets structurant!!? distribuer des milliads de dinars a chaque passage du president dans les wilaya pour refaire les trottoires au lieu et place de lancer des projet d’invistissement serieu dans ces meme commune!!!? engloutire des centaine de milliads dans des spish culurelle pour acheter l’image d’un pays qui se respect au lieu et place d’une vrais prise en charrge du volet culturel du pays!!!!?vendre les terre agricole et des entrenprise a un dinars symbolique et laisser des algerien sur le carreau du chomage!!!!!?de quel ecomnomie vous parlaient ya pas d’economie pour parler de crise economique.c la crise de souk qu’on va craindre nous en algerie.

  12. non si sofiane, vous soutenez une these nihiliste qui consiste à renier tout ce qui a ete fait par des femmes et des hommes de bonne volonté et de conviction en mission pour leur pays.c’est vrai que notre richesse reside en nos reserves petrolieres et alors?nous avons cette richesse qui est mise au service du pays certes avec beaucoup de gaspillage, mais elle est là….dire qu l’algerie est en crise, peut etre mais c’est la crise des valeurs qui consiste à tout renier, mais pas celle de l’economie….que dire de ces pays qui font rever et aujourd’hui on decouvre que ce sont leurs hommes politiques et leurs experts qui ont failli….pourtant ils detiennent le savoir et la force mais ils sont plombés par ce tsunami…l’algerie sera secoué mais pas comme vous le predisez:nous serons genes pour nos nvstissements et nos importations qui sont considerables sans plus mais nous survivrons au tsunami….de la rigueur, de la conviction, de l’engagement seront necessaires pour l’algerie et gardons espoir….c’est la caisse d’epargne francaise qui vient de perdre 600millions d’euros par la faute des traders…en pleine crise c’est dire ou se trouvent les aventuriers de notre monde….esperons seulement que les vieux demons occidentaux ne ressurgissent pas pour de nouvelles geurres pour s’accaparer les richesses des pays faibles pour sauver leurs pays du tsunami…là est le veritable danger.

  13. je partage 1 idée dans cet article; le salut de l’algérie vient de ces propres enfants et non pas de l’étranger, je l’ai déjà dit ici en réponse à un article. Je crois que nos reponsables ne croient pas à la capacité des algériens à surmonter les difficultés, pire encore ils méprisent tout ce qui est algérien. Pour en déduire, l’algérie a besoin d’un véritable système démocratique où la volonté populaire serait respectée, à défaut, on risque des crises et des crises et un éternel sous développement.

  14. Certes, Sofiane n’a pas tout a fait tort de dire qu’il n’y a pas d’hommes en Algérie actuelle qui se sont fait un nom par leur compétence ou leur expertise. On est à peu près
    dans l’image du borgne dans le pays des aveugles.
    Le plus dramatique pour nos hommes politiques et cadres c’est que lorsqu’ils sont en dehors du pouvoir leurs jugements critiques de la situation du pays sont très objectifs et rejoignent ceux des universitaires et intellectuels mais une fois au pouvoir tout apparait, à leurs yeux, baigne dans l’huile et tout va à merveille.

  15. Non ulysse, je ne suis pas d`accord avec vous. Tout ce qui a ete fait dans ce pays l`a ete par les autres pays: on a fabrique de l`emploi pour les chinois, les canadiens, les egyptiens etc, et mis au chomage nos ouvriers et exiler nos cadres sous pretexte comme l`aurait dit avec son arrogance coutumiere Bouteflika a un ambassadeur etranger, que les Algeriens ne sont pas competents et sont faineants. Qui sera capable de construire un autre tronson d`autoroute lorsqu`il n`y aura plus d`argent? Qui, dites moi?
    Je ne defends pas l`auteur de cet article car il semble mature pour le faire tout seul s`il le juge utile. Mais je pense qu`il n`est pas interdit de s`interroger sur la qualite de nos ministres a l`heure ou Bouteflika triple les salaires du personnel politique. C`est legitime, vous ne croyez pas? …..

  16. demissionné ou pas il reste plus rien ds ce pays on ne fait que parler on en n apar dessus la tete pour une fois l algerie doit etre toucher par la crise parce que le malheur de l algerie cest le pétrole

  17. Nous avons, en effet, fait appel à des bataillons de consultants étrangers et même à de la main d’oeuvre d’encadrement(conducteurs de travaux, chefs de chantiers, et même des conducteurs d’engins).Nous avons payé rubis sur l’ongle des usines clés en main puis produit en main.Point de transfert de savoir-faire.Il serait trés bénéfique de voir nos universitaires faire un diagnostic du fiasco.Actuellement, le mal empire, nous faisons appel à la main d’oeuvre ordinaire.

  18. La crise algerienne n’est pas finie par HOUARI Kaddour

    Depuis décembre 1991, l’Algérie connaît une vague de violence, qui a dégénéré, entre 1992 et 1998, en une quasi guerre civile. Ce conflit oppose le régime soutenu par les militaires à un complexe réseau d’opposition clandestine, sous l’égide du mouvement islamique, le Front Islamique du Salut (FIS – Jabha Islamiyya li’l-Inqadh). Il a été déclenché par le coup d’Etat orchestré par l’armée qui avait pour but de bloquer la victoire du FIS aux élections législatives de 1991. Selon les chiffres officiels, 100.000 personnes ont été tuées au cours de cette période, soit 1200 morts par mois.

    En avril 1999, une page a été tournée dans la longue crise politique algérienne avec l’élection à la présidence d’Abdelaziz Bouteflika, candidat des militaires et ministre des affaires étrangères sous le président Boumediène dans les années 70. Cette élection a suscité de grands espoirs et a même fait reculer la violence pour un temps. Le président a en effet rapidement décrété une amnistie limitée pour les responsables de la violence –par la loi sur la concorde civile – et a promis de mettre en œuvre des réformes fondamentales visant à mettre un terme à la violente crise qui secoue le pays depuis 1992.

    Aujourd’hui, ces espoirs ont été déçus. Le nombre de civils tués augmente à nouveau; l’amnistie décrétée l’an dernier n’a eu que des effets limités; la loi sur la concorde civile a été perçue par les Islamistes comme une mesure policière plutôt qu’une tentative politique de réconciliation. Dix-huit mois après l’élection de Bouteflika, un sentiment de mécontentement à l’égard de l’action du président grandit au sein de l’élite et des militaires algériens.

    En bref, la crise du pays n’est pas finie. Les autorités d’Alger n’ont cherché à résoudre aucune des causes principales de la violence manifestée en 1992 et 1993. Elles n’ont pas accepté la nécessité fondamentale de restructurer et de donner une nouvelle légitimité à l’Etat algérien, d’accepter l’échec de la stratégie d’éradication des Islamistes et d’entamer un processus de dialogue politique avec eux. Aujourd’hui il est nécessaire que les Islamistes s’expriment dans l’arène politique officielle. Les partis politiques légaux doivent participer de manière significative à la vie politique et veiller à ce que des hommes politiques élus répondent du gouvernement et des institutions de l’Etat. Cela permettrait à la vie politique algérienne de repartir sur de nouvelles bases.

    Dans ce contexte, il est essentiel de bien définir le rôle des forces armées algériennes dans la vie politique. L’armée, qui continue à se voir comme le garant de la stabilité en Algérie, reste aujourd’hui très impliquée dans les affaires politiques du pays. Revoir le rôle de l’armée dans la politique et la soumettre à un contrôle civil doit être la priorité de tout programme de réforme. Rallier l’armée à la cause du changement reste toutefois le plus urgent et le plus grand défi à relever. Les chances de succès d’une telle entreprise dépendront en grande mesure de la gestion du changement et de la capacité du leadership politique algérien à convaincre les militaires que leurs intérêts fondamentaux ne seront pas lésés.

    La résolution définitive de la crise algérienne est un défi intellectuel qui nécessite une nouvelle approche de la part de la communauté internationale et, en particulier, des Etats européens, pour lesquels l’issue de la crise est un enjeu d’importance. Jusqu’à maintenant, l’attitude européenne envers l’Algérie a privilégié le maintien de la stabilité du régime et la répression de la violence par des moyens militaires, sans accorder d’attention aux causes profondes du conflit. L’armée algérienne a été vue comme le meilleur moyen de contrôler la violence, d’éviter une émigration massive et d’éventuels débordements de la violence terroriste en Europe même et de garantir l’approvisionnement de l’Europe en pétrole brut et en gaz naturel. Les Etats européens ont implicitement accepté qu’ils n’avaient aucun rôle à jouer dans la politique algérienne. Cette approche n’a que partiellement réussi. A quelques exceptions près, la violence n’a pas eu de conséquences sur l’Europe et est restée limitée au territoire algérien. Il n’y a pas eu d’arrivée massive de réfugiés algériens, et le pétrole et le gaz ont continué à être acheminés sans interruption. Cependant, comme le démontre ce rapport, la situation demeure extrêmement précaire, et la violence risque de s’intensifier sérieusement à nouveau.

    RECOMMANDATIONS

    Au Président et au Gouvernement algériens :

    1) Etablir un gouvernement de transition, formé des partis politiques qui ont participé aux élections de 1991.

    2) Donner une expression politique légitime aux aspirations et sentiments politiques des Islamistes. Cela n’impliquerait pas forcément une nouvelle légalisation du FIS par le gouvernement, mais pourrait signifier la reconnaissance du WAFA, de Talib Ibrahimi, considéré comme le successeur du FIS.

    3) Entamer un dialogue public et transparent avec tous les groupes islamiques sous le leadership du WAFA, avec l’aide d’une tierce partie neutre. Il est évident que toute initiative de ce genre devra prendre en compte les accords de Sant’Egidio de 1995.

    4) Dissoudre l’Assemblée populaire nationale (APN), les assemblées régionales et municipales, et déterminer un calendrier pour la tenue de nouvelles élections communales, législatives et présidentielles.

    5) Etablir un processus de révision constitutionnelle, proposant de nouvelles règles institutionnelles qui assureraient une plus grande transparence et la participation libre de tous les partis. Le rôle de l’armée algérienne en tant que partie intégrante de la structure politique doit également être redéfini.

    6) Créer une Commission Vérité et Réconciliation, sur le modèle d’expériences passées, telles qu’au Chili, en Argentine et en Afrique du Sud, qui inclut des observateurs internationaux. Le processus de réconciliation doit prendre en compte les préoccupations des victimes de la violence.

    A l’Union Européenne et aux autres acteurs internationaux :

    7) Soutenir un dialogue entre le gouvernement algérien et les Islamistes, en offrant un cadre de rencontre et une médiation.

    8) Encourager l’Algérie à accepter la Charte de Barcelone, promouvant le partenariat Nord-Sud, la libéralisation de l’économie, la bonne gouvernance et le respect des droits de l’homme, comme condition à son adhésion à l’Initiative du Partenariat Euro-Méditerranéen (connue sous l’appellation de Processus de Barcelone).

    9) Soutenir le processus de reconstruction politique de l’Algérie, et particulièrement le développement de la société civile et les mesures visant à mettre fin à la violence.
    Mr HOUARI Kaddour le 10.10.2008

  19. On a beau commenter et discuter les problèmes socio économiques politiques idéologiques etc. c’est peut être le moment de mettre en exécution les solutions que nous proposent nos pseudos intellectuels; de changement de système ou de pouvoir, somme nous moins courageux que ceux qui ont déclancher le 1ere novembre ou nous aimons tellement la vie au point de ne pas être capable de regarder l’avenir.

  20. "Le salut viendra de ses enfants"
    Constat : ce qui a été fait -bien de peu de choses satisfaisantes en fait- l’ a été gràce ou à cause du pétrole.
    Libérer les energies positives de la population Algérienne nécessite un changement total de sa gouvernance, impliquant une "libération" de la parole et une promotion active du débat.
    …que de boulot !!

  21. @f.manchester..heureusement que vous etes libres de vous interroger
    sur les competences de nos ministres et nos dirigeants en général….quand le recteur de l’universite n’est pas capable d’ecrire un livre au bout de 10 ans d’exercice, vous etes inquiet pour l’avenir de votre pays, cela pour illustrer notre niveau.à tous les niveaux il y ala mediocrité mais on n’a rien fait contre bien au contraire on s’est fait complice de cette situation.quand je parle de valeurs, je considere que le bandit et l’escroc est appelé si flen et l’honnete citoyen est rejeté par la societe….ce que je veux dire c’est avoir le sens de la mesure et ne pas rejeter en bloc ce qui se fait dans ce pays, car il y a toujours des gens qui continuent à faire le boulot honnetement mais que voulez vous c’est une race en voie d’extinction helas…bien sur je ne detiens pas la verité…

  22. Je pense honnetement qu’il n ‘ y a pas d’elites intellectuelles en Algerie et que notre probleme vient aussi de la. Combien de centres de recherches a-t-on ? Quels sont les travaux publies ou les brevets d’invention? Quel est le poids de l’universite dans la comprehension des problemes economiques et sociaux de notre pays!! je pense que tout se fonctionnarise et l’intellectuel devient frileux en attendant sa retraite, ou emigre.
    je ne demanderais pas aux ministres de faire des travaux de recherche et d’exister sur Google mais de mettre les conditions favorables pour que le genie algerien existe et se developpe. Comme l’Etat ne doit pas faire d’economie mais de mettre en place les conditions d’un developpement economique!!!!
    La reforme de l’Etat est necessaire et l’emergence de jeunes cadres est vivement souhaitee.
    je te propose mon frere Sofiane de lancer un forum sur la nouvelle strategie algerienne de developpement. Je serais le premier a faire des recherches la-dessus. On va le faire techniquement et sans ideologie. Nous publierons nos resultats. Arretons la critique et faisons quelque chose. J’espere lire dans les prochains posts la date du lancement de cette recherche et comment on va travailler la-dessus. Si je lis une critique de plus, je m’evanouis.

    Nasser, Toronto.

  23. un jour, au cour d’une inspection de travail a un barrage qui presentait quelques anomalies, boutef repondit en ces termes, au responsable du barrage qui tentait de lui faire expliquer que des ingenieurs locaux
    ( donc Algeriens ) etaient deja en chantier et menaient une expertise
    sur les risques que ce barrage pouvait eventuellement presenter,
    " appelez l’expertise etrangere!!!
    je ne fais pas confiance au local"

    Et puis quant on se fait soigner au val de grace…
    Monsieur boutef, si vous ne faites pas confiance au local alors nous non plus on ne vous fait pas confiance etant donne que vous etes un produit local….

  24. un jour, au cour d’une inspection de travail a un barrage qui presentait quelques anomalies, boutef repondit en ces termes, au responsable du barrage qui tentait de lui faire expliquer que des ingenieurs locaux
    ( donc Algeriens ) etaient deja en chantier et menaient une expertise
    sur les risques que ce barrage pouvait eventuellement presenter,
    " appelez l’expertise etrangere!!!
    je ne fais pas confiance au local"

    Et puis quant on se fait soigner au val de grace…
    Monsieur boutef, si vous ne faites pas confiance au local alors nous non plus on ne vous fait pas confiance etant donne que vous etes un produit local….

  25. Mon cher Nasser, je vous lis regulierement avec un egal plaisir.
    J`ai bien songe a faire un site web – comme vous l`avez suggere sur un autre post – oriente sur des analyses et des propositions thematiques pour adresser et fixer tels problemes dans notre pays. Ce site verrait la contribution de toute l`elite algerienne… Ce serait une superbe contribution. Mon seul probleme c`est que pour des raisons professionnelles je souhaite rester dans l`anonymat.. Si vous (au sens large, je veux dire tout le monde) avez des idees, elles sont les bienvenues. Selon le feedback des gens, j`ouvrirai une adresse email pour communiquer sur cette idee que je trouve interessante et motivante..

  26. j aurais voulu savoir pourquoi vous vous acharnez sur le pouvoir?est ce que la baguette magique existe?on se connait entre nous les algériens avec notre fierté?

  27. Excusez moi d intervenir, quand il y a problème c est toujours le gouvernement qui n est pas à la hauteur, est ce que vous pouvez etre au four et au moulin?La richesse du pays ce sont les jeunes?comme on dit laissons la place aux jeunes n est ce pas?ces jeunes commencent des la 1ere année (primaire) et ce jusqu à la fin du cursus(la fac) à prendre des cours supplémentaires, que font leurs enseignants?L algérien s est habitué à l argent facile:comparons le travail d un chinois à celui du notre?ainsi que les délais s il les respecte?La mosquée de cité el djamel à ORAN s est achevée?si on la remet à un chinois?vous allez dire pourquoi pas nous?pour retirer un extrait de naissance d oran il faut gasquer?etc…combattons et nettoyons ce qu il y a prés de nos portes et aprés on verra plus clair.

  28. aux prénomés H.A et abdenour, vous êtes hélas entrain de défendre les mensonges véhiculées par le pouvoir, qui montre les algériens comme des incompétents et fainéants et justifient ainsi les privations infligées au peuple algérien. Ce pouvoir pourri préfère ainsi recourir à la main d’oeuvre étrangère et la payer en devises fortes que de solliciter la main d’oeuvre algérienne et encourager le retour des cadres algériens à l’étranger. Personnelement, ça fait 8 ans que je cherche un travail en algérie sans succès après avoir obtenu mon bac+ 5 à létranger. Tout est affaire de corruption, de passe droits, de pots de vins, c’est come ça malheuresement la république algérienne. et si vous défendez cette façon de gouverner c’est bien la preuve messieurs que vous êtes des serviteurs de ce régime corrompu ou bien que vous profitez pleinement de la situation.

  29. FARID le18/10 vous avez parlé de nos propres enfants, qui dès leurs débuts de scolarité, ils sont obligés de payer les cours supplémentaires?vous avez les moyens de leurs payer?que font les enseignants?ne sont ils pas des fainéants?ou ils voient ce qui les arrangent.Vous qui avez étudié à l etranger les+5 etes vous passé par les cours supplémentaires? Vous avez parler de la volonté populaire soit respectée, qui vient de nous la population: en favorisant les pots de vin et la corruption comment voulez vous parler derespect?j ai lu le scandale :à alger du concours des commissaires de police, tounsi en personne leur a passé l examen et ceci aprés avoir reçu une plainte d un candidat qui n a pas hésité à dénoncer les passe droits, à blida aussi l affaire de nos douaniers qu on les admire dans leurs travails, ils ont été jugé.Des exemples comme cela il y en a plus qu il en faut.Parlons d étrangers, dans n importe quels pays du monde, ils ont besoin d étrangers comme ils ont besoibde nous.Vous me dites avec un bac+5 et que vous n avez pas trouvé de job, je ne sais pas ou vous vous etes fourré(diplome que vous avez choisi, en principe on s oriente la ou il y a+de demandes)et je m excuse si vous la prenez pour une offfense, le job ça va de bouche à oreille et partout dans le monde.Dire que je défends les mensonges ou je profite de la situation ou je suis corrompu:non je ne mange de ce pain merci moi aussi j ai un bac+5 comme vous mais j arrive à m en sortir.Et croyez moi je vis sur la planète terre.bonne chance.

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