« Nous sommes en 2016, et nous sommes libres de penser et de parler. Ce qui nous emmène à imaginer ce que feu « Mostefa U Boulaid » aurait pu dire ou penser si la tournure de notre histoire aurait été autre que celle que nous connaissons.
« J’aurais pu être riche, heureux et centenaire en 2016 si j’avais pris la décision de rester passif à la cause algérienne et écouté la voix de la raison ! », aurait dit l’immense Mostefa U Boulaid lui et ses semblables s’ils avaient décidé de choisir la vie au sacrifice, et d’opter pour les avantages moult fois offerts par le colonisateur corrupteur français.
Sans trop verser dans l’amalgame de celui qui aime ou qui déteste l’Algérie, il y a une génération coloniale française, vraisemblablement, reste toujours nostalgique à cette Algérie française symbole d’une nation impériale forte mais injuste. Aujourd’hui, les deux rives ont tourné une page douloureuse d’une part, et peu glorifiante de l’autre, et tentent de renouer à travers un avenir qui devra effacer un chapitre qui fût écrit de feu et de sang.
Si Mostefa U Boulaid était toujours de ce monde, il aurait eu 99 ans, il aurait été riche, il aurait été quiconque ! U Boulaid a préféré les douleurs aux douceurs éphémères. Il a préféré ne pas avoir à connaître la joie de voir son enfant grandir, ne pas à avoir le droit de vivre comme Bourgeois. Le contexte n’étant pas à l’évocation de l’histoire ni aux questionnements sur les exploits des femmes et hommes libres des Aurès, nous tenons toutefois à marquer une halte pour nous remémorer un héros qui, très jeune déjà, a acquis la conviction que seuls les vents de la liberté pouvaient dissiper l’obscurité de la longue nuit coloniale… » (*)
Les habitants de la wilaya de Batna commémorent aujourd’hui le 60e anniversaire de la mort d’un de ces hommes valeureux qui ont voué leur vie à leur patrie, le père et chahid Mostefa Ben Boulaïd. Ce vaillant et courageux dirigeant de la Révolution qui a offert à sa patrie ce qu’il avait de plus cher, sa vie, pour que l’Algérie reste à jamais digne et fière. Cet homme, cet enfant du peuple algérien, était dévoué à sa patrie et il croyait profondément en les capacités de son peuple. Il était doué d’une constance, d’un courage et d’une sagesse inégalés, des qualités propres aux fils des Aurès, une région qui a, de tout temps, été le bastion de la gloire, de l’authenticité, de la dignité et de la fierté, autant de vertus incarnées par Mostefa Ben Boulaïd. Cet homme était l’un des neuf chefs historiques de la guerre pour l’indépendance de l’Algérie et le premier novembre 1954, le responsable de la wilaya des Aurès-Nemencha dans le sud-Constantinois.
On le dit né à Arris, ce qui est vrai administrativement, mais ne veut rien dire. En effet, Arris aujourd’hui ville de plus de vingt mille habitants, siège de la daïra du même nom, ne regroupait en 1917 que les bureaux de la commune mixe de l’Aurès et les habitations de ses agents , en tout environ 75 personnes. Jugé et condamné à mort, U Boulaid s’évadera le 4 novembre 1955 et regagnera le massif où depuis son arrestation régnait l’anarchie. Sa mort, le 27 mars 1956, à la suite de la manipulation d’un colis piégé priva l’Aurès de la seule tête capable de réaliser l’union des montagnards. La famille Ben Boulaid appartient à la tribu Amazighe des At Daoud, plus connue sous le nom de Touaba, la plus nombreuse et la plus puissante du massif aurasien ; son territoire s’étire sur plus de 70 km du nord-est au sud-ouest dans l’axe de la vallée de l’oued El-Abiod, confinant d’un côté avec Timgad, de l’autre avec l’oasis de Biskra. Jusqu’au début de ce siècle, les Touaba, entre lesquels s’est maintenue une très forte solidarité qui a résisté à la création des trois douars issus de leur démembrement, ont mené une vie très particulière, partagée entre la culture sèche en altitude, la culture irriguée dans les périmètres irrigables et l’élevage des chèvres et des moutons sur toute l’étendue de leur terroir, ce qui leur a imposé des déplacements saisonniers, l’utilisation de la tente pour habitat et la construction de greniers familiaux où ils déposaient leurs provisions et leurs biens et auprès desquels se situaient leurs lieux de prières et leurs cimetières. Quand naît Mostefa U Boulaid, la vie des Touaba est en pleine évolution. Ayant maintenu leurs activités agricoles et en grande partie abandonné leurs activités pastorales, ils ont commencé à se sédentariser et à se construire des maisons en pierre auprès des anciens greniers familiaux. C’est ainsi qu’Inerkeb, l’ancien grenier des U Boulaid, est devenu son village, sa dechra, répétait souvent par U Boulaid lui-même.
La mort de ce grand chef de la révolution, celui-là même qui a réussi à unifier les tribus chaouias demeure une énigme. A-t-il vraiment été tué le 22 mars 1956, en essayant de bidouiller un poste radio que l’armée française aurait égaré dans le maquis ? Surtout quand on sait que ce genre de matériel était rare et précieux…
Abdelmadjid Benyahia
(*) Message d’un membre de la famille U Boulaid, de l’illustre chef de l’ALN en pays chaoui




Il aurait été furieux en pensant la chose suivante : comment nous (chouhada), avec un niveau intellectuel et des moyens très limités, nous avons réussi à sortir une super puissance qu’est la France, et vous, vous n’arrivez pas à vous débarrasser d’une bande d’ignares malgré votre niveau intellectuel élevé ?
Puis d’ajouter : nous avons gagné la première mi-temps, à vous de remporter la seconde.
Ces grands hommes et fidèles enfants de ce grand pays ont donné leurs vies pour que nos générations puissent connaitre de meilleurs jours et un meilleur destin !!! ils avaient honoré leur engagement et c'est à notre tour d'honorer le notre, pour le bien des générations à venir !!! paix à leurs âmes.
"Comment est mort le martyr Mostefa Benboulaid ?"
Peut-être, qu'il aurait pu lui même répondre à cette question si l'on pouvait imaginer un tribunal composé des meilleurs fils de l'Algérie dont Benm'hidi.
Ils auraient prononcé un sévère réquisitoire sur la situation actuelle de l'héritage fait au "vivants" Moudjahidine. Et pour cela il faudrait recenser toutes les erreurs, la malgouvernance, les vols et prédations dont la responsabilité incombent aux différents présidents depuis l'indépendance.
Les matériaux, les faits historiques, les vrais moudjahidine encore vivants peuvent y contribuer grandement. Mais qui jugera qui ?
Notre génération est la pire des générations, d'algériens, depuis 1830…si nous avions un peu plus de dignité nous devrions faire des excuses aux générations passées pour les sacrifices qu'ils ont consentis et de notre coté avoir fait de l'algérie ce qu'elle est devenue en 2016 ;Et en passant il serait aussi juste de faire nos excuses pour les générations futures pour le pays en lambeaux que nous allons leur laisser
Bonjour,
Qu'aurait pensé Mustapha U Boulaid de l'Algérie actuelle ? Très bonne question. !! On est tenté de dire; Question à réponses multiples !!.
A mon humble avis, les deux options principales seraient:
A- Remis dans le constexte et les circonstances de son vivant, Il aurait sans le moindre doute fait exactement comme Amirouche à l'époque de la "bleuite". Egorger en masse tous les "bastardis bouseux" venus des hamam d'Oujda et de Tlemcen la momie à la charrette comprise.
B- Ben boulaid aujourd'hui, serait éventuellement et par contre, aussi broyé par la re-colonisation "arabo-tchektchouka ilamique". Terrible plan diabolique mis en place dèjà 58 un enc..lé Géneral gaulois pour perpétuer les intêrets de son pays. Rabah Benali
il aurait pleure surement au debut due a son age avance.
il y a encore des moudjahidines vivants et j ai un vieil oncle de 91 ans qui a tout fait, meme de la prison en france, pour la liberation du pays un vrais moudjahid. cet oncle lit le journal tout les jours et il, est tres triste de ce qu il lit et entend. surtout nous et ceux qui avons perdu beaucoup de membres de la famille dans des circonstances horribles.
des hommes il y en a des femmes aussi pour recuperer notre pays. le probleme c est qu il n y a aucune organisation et informations qui circulent. chacun compte sur l autre 'ntouma fi dzair' etc…j espere que le peuple se reveille …tahia el djazair
Il aurait repris le chemin de la clandestinité , et cela en
attendant que de vrais nationalistes le rejoigne pour sauver l'Algérie, sachant que ses compagnons d'hier seront une fois de plus au RDV.
hélas nous avons tous perdu des membres de nos familles mais nous sommes quand meme resté en Algérie pour voir de visu mais pas en lisant le journal ou en entendant ceux qui njous rapportent les autres. Ina badh dhani ithm.
Moi je crois aussi qu'il avait était tué par Boumédienne, comme Boussouf et Ben M'hidi aussi, oh non lui c'est un arabe et surement Souares était Kabyle pour l'avoir liquidé. Que de connerie pour usurpé l'histoire avec vos questions absurde " Ce materiel était rare, et meme très précieux alors que la France en cette période mon enfant dépensait chaque jour un milliard d'anciens francs pour maintenir la pression sur le peuple algérien.
J'ai l'impression que le "w" ira mieux avec belaid ou alors le "z"