Le 5 octobre 1988 : ce que j’en sais Par Maître Ali Yahia Abdennour

Il y’a un avant et un après le 5 octobre, dont nous n’avons pas mesuré encore toute les conséquences. Octobre 88 n’est pas un accident de parcours, mais le résultat d’une gestion, la Conséquence d’une politique, dont les signes avant coureurs se sont multipliés dés le début de la décennie 1980, fertile en événements qui ont secoué le pays en profondeur. La politique intransigeante du pouvoir a porté les fruits de la violence, avec le 20 avril 1980, l’arrestation des dirigeants islamiques, le maquis de Bouyali, le procès des dirigeants de la LADDH et des enfants de martyrs de la Révolution, l’agitation dans les mosquées, les stades, les universités, le prix très bas du baril de pétrole, le chômage très élevé, la dette extérieure très importante, l’affaire Mecili.

Les violences policières sont entrées dans l’ère du quotidien. L’impunité est la règle. L’humiliation une fois vécue et acceptée, prépare à subir d’autres, à obéir et à se taire en toutes circonstances, à ne plus pouvoir vivre et penser qu’en aliéné.

Le peuple algérien dévoré par son Etat a le sentiment que la politique nationale, la vie politique, telles qu’elles sont gérées, se font au dessus de lui, sans lui et contre lui. Ceux qui monopolisent le pouvoir, trouvent qu’il n’est pas bon de le partager, ni de l’éclairer, n’écoutent personne, croient tout savoir, n’avoir rien à apprendre, mais tout à enseigner. Ils ont besoin pour durer de bafouer les règles les plus élémentaires de la démocratie, d’exercer une répression qui a tendance non pas à régler les problèmes, mais à éliminer ceux qui les posent, à supprimer les contradictions en éliminent les contradicteurs.

Le divorce est entre le peuple dépouillé de ses droits et le FLN parti unique, qui est supposé le représenter et parler en son nom, pour l’empêcher de parler.

L’année sociale 1988 s’annonce morose et même pleine de périls. Une réaction populaire profonde est au bout du chemin.

I- Les événements du 5 octobre 1988.

Je m’incline une nouvelle foi avec émotion indicible, devant la mémoire des victimes d’octobre 1988, et représente 20 ans après mes condoléances les plus attristées à tous les membres de leurs familles, avec l’expression de mon profond respect.

Les événements d’octobre 88 découlent d’une lutte de clans exaspérée au sein du pouvoir. C’est à l’intérieur de ce dernier que se déroule à huit clos, secret, rude, le plus dur des combats, entre deux tendances divergentes, contradictoire, l’appareil du FLN pour qui la vie politique est conçue avec un seul objectif, pérenniser le système politique en place depuis l’indépendance du pays, et la présidence de la république avec les partisans de l’ouverture contrôlée, du libéralisme. Le FLN dont l’UGTA est une de ses organisations de masse, a incité discrètement les 18000 ouvriers de la zone industrielle de faire grève, qui s’est étendue à tout le pays, bien que sachant que c’est l’armée qui est au pouvoir, et qu’il n’est que l’instrument de sa domination. En Algérie, qui détient l’armée, tien le pouvoir.

Pour camoufler les rivalités et les divergences stratégiques au sommet de l’Etat, le pouvoir a déclaré le parti d’avant-garde socialiste(P.A.G.S) qui avait infiltré de nombreux syndicats, responsable de la tragédie, et a procédé à de nombreuses arrestations de ses cadres et militants. Cette déclaration est de toute évidence contraire à la réalité des faits. La rue disponible qui ne supporte pas le vide, est occupée par les jeunes qui ont détruit de nombreux symboles du pouvoir. Ce dernier sous-estimant la profondeur du mécontentement et du désespoir des jeunes, en particulier l’exaspération de ceux sans débouchés, en rupture d’école et de travail, flottant entre petits boulots aléatoires et les combines inavouables, qui se posent avec angoisse la question relative à leur avenir, et celui de la société, a vu leur irruption brutale dans la rue. La coupe est pleine, c’est le ras le bol, car les jeunes ne peuvent aller plus loin dans la démission et la soumission.

L’explosion populaire du 5 octobre 1988, s’inscrit dans la mémoire collective du peuple algérien, comme une rupture du pays légal avec le pays profond, un cri de colère et de désespoir d’une jeunesse stressée, flouée, soufrant du double syndrome d’exclusion et de frustration, longtemps drapée dans le silence, en accusations muettes, qui refuse un pouvoir centralisé, bureaucratique, dictatorial. Elle clame par sa descente dans la rue, sa volonté de mettre fin aux entraves à ses droits et à sa liberté, par la mise en œuvre de la démocratie et des droits de l’Homme.

L’état de siège décrété par le président Chadli Bendjedid le 6 octobre 1988 a placé sous le commandement militaire, les forces de sécurité et toutes les autorités civiles et administratives. Chaque jour apporte une sinistre moisson d’outrages à la dignité humaine qui est plus chère que la vie. Quand l’homme est humilié, il oublie qu’il habité par la vie et il la risque. La ligne rouge celle du sang a été franchie par les militaires, les gendarmes et les policiers, qui ont tiré avec des armes de guerre, sur des enfants, des adolescents, des jeunes et des moins jeunes, qui n’avaient comme défense que leurs mains nues.

Pour le pouvoir la répression doit être sans pitié afin d’être efficace, menée dans le plus grand secret, en dehors des fondements essentiels de l’Etat de droit, des lois et des droits de l’Homme. Les violations des droits de l’Homme ont été à grande échelle, systématiques, massives. Le pouvoir a avoué 500 morts, le double est à retenir. La torture est de notoriété publique, généralisée. Défendre les droits de l’Homme, c’est en premier lieu dénoncer la torture, dont l’interdiction doit être immédiate, globale, efficace. De nombreux témoignages des victimes sont bouleversants, difficiles à supporter. Une manifestation islamique dirigée par Ali Benhadj, dispersée au niveau du siège de la DGSN à Bab el Oued a fait 10 victimes.

Au nom de la sécurité, les libertés ont été altérées et aliénées. Il faut naviguer au milieu des vents violents, et faire face à la tempête, condamner les atrocités commises et les horreurs perpétrées.

La LADDH s’est fixée un devoir, une obligation et une règle, parler et écrire pour dénoncer les arrestations arbitraires, la torture, les camps de travaux forcés dans le sud du pays, diffusés par la télévision. Marcherait-on à ce point sur la tête en Algérie ? J’ai été convoqué par le général Mohamed Betchine qui venait d’être désigné à la tête de la sécurité militaire par le président en remplacement du général Lekhal Ayat. Trois raisons sont supérieures à la raison d’Etat : celle du droit contre l’injustice, celle de la liberté contre la tyrannie, celle de l’humanité contre la barbarie.

Les intellectuels dans leur grande majorité ont renoncé à leur rôle de critiques et d’analystes rigoureux, pour servir de simples relais et d’instrument du pouvoir.qui sait flatter sait aussi calomnier. Les médias tous publics, la télévision, et la radio et la presse en particulier, ont diffusé non pas l’information mais la propagande, règle totalitaire, qui a pour but de manipuler l’opinion publique considérée comme étant passive et perméable aux principes idéologiques et doctrinaux du pouvoir, qui justifient la dictature.

La justice ne contrôle pas la police politique, qui a le pas sur elle. Il faut compter avec la sécurité militaire, bien rodée, d’une redoutable efficacité. Pour qui la fin justifie les moyens ; elle détient l’essentiel des leviers de la justice, pèse d’un poids démesuré sur son fonctionnement et sur ses décisions. Les tribunaux et Cours de justice, ne sont pas des lieux ou la justice est rendue, mais des instances politiques où le pouvoir juge ses adversaires.

II- L’après octobre 1988

Quel regard peut-on parler sur l’après octobre 1988 ? Je ne propose pas une solution mais un élément de réflexion. Il faut avancer en regardant devant vers l’avenir et laisser au temps le soin de découvrir toute la vérité sur octobre 1988.

La meilleure façon de commémorer octobre 88, c’est d’attirer l’attention sur les tâches qui ne sont pas accomplies par manque de direction ; pour certains le 5octobre a été une vague, mais une fois que la marée s’est retirée, il n’est resté que des pierres. L’action menée était en effet dispersée, n’a pas été plus soucieuse de rigueur et de cohérence, mais a ouvert malgré ses faiblesses un espace politique qui a profité au peuple. La politique menée est ouverte sur le mouvement du temps, dispose d’une peine liberté de conception, d’expression, et d’initiative, a obtenu des résultats concrets et peut en espérer d’autres ;

Lorsque des jeunes manifestent pour retrouver le chemin de la dignité et de la liberté, luttent pour sortir le pays de l’arbitraire, de l’injustice et de la corruption, c’est que rien n’est perdu et que l’espoir est permis ; tout pouvoir a besoin d’être contesté ; il ne peut être que contesté de l’extérieur et non transformé de l’intérieur.

Le pouvoir a compris que la réforme de la société n’est possible que par la démocratisation, d’où : la Constitution du 23 février 1989, la ratification des pactes internationaux des droits de l’Homme de 1966, reconnaissance d’associations à caractère politique (A.C.P) et d’associations autonomes, la liberté de la presse.

Allons dire un jour que le pire est derrière nous, et que le meilleur est devant ?

Le peuple algérien ne peut vivre dans la dignité, la justice et la liberté, car il n’y’a pas de justice sans liberté, ni de liberté sans justice, que s’il a acquis ses droits humains, qui sont l’un des rares lieux privilégiés de rencontre des Algériens de tous bords, l’ultime valeur à défendre.

La devise dans la voie du devoir nous rappelle constamment, que les droits de l’Homme reviennent de loin en Algérie, mais qu’ils ont encore un long chemin à parcourir, et qu’il faut être plus sensible, plus motivé, plus déterminé à poursuivre la route à faire, qu’au chemin parcouru.

Alger le 30 septembre 2008

Maître Ali Yahia Abdennour

28 commentaires

  1. Bouteflika aurait été un grand Président s’il avait proposé au Prix Nobel de la Paix, Me ALI yAHIA Abdennour…….
    Mais les Algériens, les vrais, le ferons passer à la postérité alors que Bouteflika et consorts seront vite dans l’oubli .. Qui parle de Mobutu aujourdhui?

  2. maitre, votre article me parle et j’ai même eux les larme aux yeux. heureusement qu’il existe encore des algériens pour nous rappeler certaines valeurs pour lesquelles des gens sont mort dans le passé. gloire aux martyre de la révolution, gloire aux martyre de 88 et gloire aux victime du terrorisme. Ce qui m’attriste, c’est le fait de constater que l’élite algérienne ne joue pas son rôle. Inchallah après vous, Monsieur Ali Yahia, la génération dont je fais partie continuera le combat pour que l’Algérie devienne LA RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE ET POPULAIRE.

  3. Mais est ce que pour autant les choses ont changé en Algérie? Depuis le fameux discours de Chadli du 10 octobre 88 ou il a martelé plus d’une fois la fin du monopole et de tous les monopoles, l’Algérie est plus que jamais privatisée par une caste de voyous. Je me pose alors cette question: ou sont donc les biens faits des trois glorieuses d’octobre 88?

  4. Azul,
    je suis reconnaissant pour votre digne et honnorable parcours Monsieur Maître Ali Yahia, pour votre combat contre l’injustice, contre la gabégie du systeme, pour le respect des droits de l’homme…
    mais Maître, nous (Algériens suffoqués et frustrés) avons besoin et d’urgence d’être guidé par des Maitres tel que vous êtes… oui, constitue un parti politique… constitue une vraie opposition contre le systeme de la hogra et qui nous maltraite et cela depuis l’independance… rendre honneur aux vrais martyrs de ce digne pays… faites quelques choses de valable vous les doyens et les sincères en politiques, l’Algerie a besoin d’être sauver de la déperdition, le naufrage a trop duré, que les belles et bonnes âmes reviennent à la charge de mon Algerie… le combat continue…………

  5. Quelles que soient sa position, ses
    tendances et ses préférences politiques, Me Ali Yahia Abdennour reste un personnage central et incontournable de la vie politique et sociale algérienne. Des dirigeants moins suffisants, moins arrogants, moins haggarine et plus sages auraient surement fait profiter le pays de ses conseils éclairés. Dommage ! Personnellemnt je trouve cette analyse sur les "évènements" d’Octobre intéressante à plus d’un titre.

  6. mille merci de la part de tous ceux dont tu es le porte parole et le défenseur

  7. Maitre Ali Yahia abdennour aurait surement contribuer à une sortie de crise si le pouvoir de l’époque l’avait écouté ne serait pour une critique et elle etait positive car l’Algerie et les algeriens meritent plus d’égard de la part de la nomenklature.que voulez vous que je vous dise, moi j’étais un témoin occulaire de la tragedie dont a été victimes nos concitoyens le chahut de gamins que certains s’evertuent à qualifier ont bravé la mort à mains nues et croyez moi je pensait que nous, nous etions les palestiniens et les autres les israeliens les jeunes lançaient des patates et les militaires ripostaient à l’arme automatique c’est vraiment drole je crois que j’ai dévié revenant au personnage charismatique qu’est Maitre Ali Yahia je suis tout à fait d’accord avec vous sur l’analyse que vous aviez faite car elle reflete parfaitement les evenements dont a été victime les algeriens

  8. 6 jeunes on etait comdanner a 4 ans de prisons ferme a biskra parce que il on manger pendent le ramaden ou et les droit de lhomme dans cette affaires encore comme celle de habibba de tiaret

  9. l’attitude courageuse et toute de noblesse de ce GRAND HOMME me fait penser à "la trahison des clercs" de Julien BENDA. Maitre, vous n’avez pas sacrifié vos idéaux sur l’autel de la compromission. Pour cela, vous voudrez bien agréer l’expression de notre profonde et éternelle gratitude.

  10. MAITRE ALI YAHIA S’EST FAIT DISTINGUER EN DEFENDANT LES CRIMINELS ISLAMISTES MERCENAIRES DU FIS RESPONSABLES DU DRAME DE L’ALGERIE INDEPENDANTE.QU’IL SE TAISE POUR NE PAS REMUER LA PLAIE INGUERISSABLE DES VICTIMES DE LA BARBARIE ISLAMISTE.

  11. Je suis d’accord avec l’analyse de Mâitre ali sauf quand il déclare: « L’état de siège décrété par le président Chadli Bendjedid le 6 octobre 1988 a placé sous le commandement militaire, les forces de sécurité et toutes les autorités civiles et administratives ». Mais cher Maître les autorités civiles et administratives ( et j’ajoute les partis politiques quels qu’ils soient) ont toujours été sous commandement militaire jusqu’à ce jour y compris. Excusez-moi de vous corriger !!!

  12. Maître Ali Yahia Abdennour, excusez-moi mais je crois que vous avez commis une bourde en oubliant de parler des evénements du Printemps Noir dans le chapitre II-L’après octobre 1988. Remarque, je crois que vous avez enfin compris que la Kabylie ne fait pas partie de l’anegérie!

  13. Maitre, saha idkoum.le 5 octobre est un jour de deuil en algerie.les doivent etre en berne.je propose qu’une petition signee par tout les algeriens soif de justice soit transmise au TPI pour engager des poursuites pour crimes contre l’humanite concernant tous les responsables de l’epoque.

  14. clairvoyant, égal à lui meme, humaniste et humanitaire, juste, juste et juste tel est da abdenour et il ne changera jamais.

  15. Il ne faut pas rever. La nature a horreur de l’amalgame: il enfante le pourrissement. Chadli ne peut pas etre son contraire comme d’ailleurs ses acolytes d’avant et d’après Octobre 88. Fakhamatou s’est empressé d’introniser son compagnon feu cherif messadia à la tete du Sénat. Si ces messieurs avaient du respect pour les chouhadas, le martyre des Algeriens et des Algeriennes, une telle place irait comme un gant à des personnalités de la trempe de Maitre Ali Yahia Abdenour.
    Ainsi est fait tout système sénile et prédateur.

  16. L’analyse de maitre Ali Yahia Abdenour, qui était au passage avocat du FIS-profession oblige!, est objective- relate une situation dramatique connue des acteurs politiques et des citoyens;Je me souviens d’une expression de maitre Ali yahia "La meilleure façon de mentir est de dire la moitié de la vérité…" alors disons toute la vérité et rien que la vérité pour réunir les démocrates pour une action commune…et l’avocat a bel est bien essayé et son effort était resté vain.Je trouve que notre héros n’a pas su préparer de réleve car on ne peux pas voter pour saint egidio et élaborer une thèse contraire.Cela dit la question ne réside dans l’analyse d’un événement mais d’actions à entreprendre pour faire aboutir le projet démocratique;personnellement je songe à la décentralisation du pouvoir initiée par Abane Ramdane. SALUT CHRETIEN.

  17. Azul…, je suis reconnaissant pour les Algériens méritoires tel Maître Ali yahia, mais l’Algérie est abondonné par la majorité de ces sincères et patriotiques perssonalités… ma chère Algérie est triste, elle est proie de la déroute et de la gébégie en assissinant ces propres enfants… que Dieu les accueille dans son vaste paradis mais pour les lecteurs du MATIN je leur livre ce message d’espoir sous forme de poéme:
    Algériennes, Algériens.
    Réveillons-nous de notre somnolence.
    Comportons-nous dignes comme nos Martyrs quoi qu’avec maigre pitance.
    Notre misère à présent est loin d’être fatale mais une carence.
    Débarrassons-nous de notre insouciance, de notre turbulence

    Algériennes, Algériens.
    Donnons libre cours à nos instincts de progression et de bienveillance
    Prenons garde de nos méfiances avec vigilance
    Propulsons notre, art, culture et savoir avec croyance
    Pasteur, contre la rage, une apothéose de la science.

    Algériennes, Algériens.
    Réagissons ensemble contre l’archaïsme, contre l’ignorance
    Par notre vertu faisons fi à l’incompétence
    Ainsi soit-il nous concrétisons la démocratie avec clairvoyance
    Sapons avec souplesse tous parasites et incohérence

    Algériennes, Algériens.
    Transformons notre train de vie en une ambiance
    Enjouons-nous comme sommes dans un bateau de plaisance
    Durions-nous fidèles à notre Algérianité avec conscience.
    Construisons avec passion et résistance

    Algériennes, Algériens.
    Inculquons à nos esprits l’indulgence, la tolérance
    Triomphons l’amour, l’honnêteté et la confiance
    Unifions nos efforts en respectant la divergence
    Par le pacifisme formons rempart contre la violence

    Algériennes, Algériens.
    Faisons de notre Eden une aisance
    De cette prunelle, un don de la Providence
    Sans que nous rendions le destin coupable de la malchance
    Par des exploits réalisons de la chance

    Algériennes, Algériens.
    Ressuscitons la fierté de nos aïeux, de l’ascendance
    Celle de Massinissa, des Martyrs qui nous ont offert l’indépendance
    Celle de ces millions de patriotes qui se sont sacrifiés avec vaillance.
    Pour une Algérie libre, digne, pour eux, Algérie pour une jouvence.

    Algériennes, Algériens.
    Le travail et le progrès, viviers de l’espérance.
    Contraire au défaitisme, un sosie de la désespérance.
    Intégrons l’universalisme c’est une évidence.
    Ainsi nous vénérons l’existence.

    Algériennes, Algériens.
    La modération vertueuse est l’antidote de l’intolérance
    Dieu l’Omnipotent, notre Créateur par Son Omniscience.
    La Nature est un Pouvoir à protéger pour sa puissance.
    Les richesses équitablement à tout le monde une appartenance.

    Algériennes, Algériens.
    L’égoïsme est une maladie de l’outrance
    L’incivisme, une déshumanisation sa conséquence.
    L’offense du Cosmos, pollution sa défaillance
    La vie est belle, méritoire d’obédience

    Algériennes, Algériens.
    Ma chère Algérie, je t’aime avec souffrance.
    Sous ton ciel et sur ton sol, j’ai accepté ma naissance
    Algériennes, Algériens
    Instaurons la démocratie, ennemie de la mauvaise gérance
    Il n’en est jamais tard, mon appel est une sentence

    Algériennes, Algériens
    Remédions la santé et la sainteté de l’Algérie et cela d’urgence

    TANEMIRT

  18. Les évènements du 5 Octobre 1988 ont été hèlas dévoyés par les manipulateurs du parti unique au pouvoir qui, pour sauver le système dictatorial en place, n’ont pas hésité à instrumentaliser un courant islamiste d’essence fasciste qui a miné et fait éclater tout le processus de démocratisation de la société auquel tout le monde avait aspiré et qui a causé des ravages incommensurables que vous connaissez et dont nous n’en sommes pas encore remis .

  19. Maître Ali Yahia Abdennour personnage respectable et respecté gagnerait, Au-delà des commémorations, à s’exprimer AUSSI sur le 05 OCTOBRE permanent que vivent les ALGERIEN(NE)S depuis 20 ans.Ce 5 OCTOBRE PERMANENT ce caractérise par la violence sous toutes ses formes qui maintient l’ALGERIE SOUS cette CHAPE DE PLOMB dont personne ne peut prédire la LEVÉE, sauf CEUX qui en sont les INSTIGATEURS

  20. Le système n’est plus apte à conserver le pouvoir. Il ne pourra affronter toutes les contingences de cet actualité qui tire, brutalement, notre planète –avec le concours des grands phénomènes globaux- vers des glissements géopolitiques majeurs certains. Les fossoyeurs de notre pays se sont menés dans un cul-de-sac, sans aucune possibilité de faire demi-tour, pour preuve …on est derrière eux. Au prochain événement, ils ne doivent plus passer entre les mailles du filet. Sus aux traîtres.ck

  21. bonjour
    05.10 c est une contunite d une protestation des annes 80
    avec le mouvement berberiste avec la naissance des droits de hommes
    dommage que les islamistes ont profite de cette evenement qui a mets algerie ko avec la benidiction du pouvoir centraliste algerien tels que chadli benkhadem le mitterand et son clan arabie saoudite et autres

  22. Bjr à tous. Entre ce qu’il dit et ce qu’il fait et pense il y a un océan. Car, n’oubliant jamais que Maitre Ali Yahia avait été l’avocat des deux sinistres personnages qui sont responsables de milliers de morts en Algérie.( vous me direz que c’est un avocat donc il se doit de défendre toute personne qui le sollicite) moi je vous dit non!vous aurez compris pourquoi. il n’a jamais, oui jamais condamné les assassinats commis par ceux qu’il défendait, pire encore, il a été jusqu’à dire que ce sont pas les islamistes qui tuent mais bien l’armé algérienne quand ceux ci même revendiquaient leurs responsabilités dans les attentats.
    mais puisque nous y sommes, j’aimerais bien savoir, pourquoi au moment de l’arrestation des militants de la ligue des droits de l’homme à Alger, Ali Yahia abdenour n’était pas avec ses camarades ce jour là.
    Enfin, n’ayant pas la mémoire courte, rappelant nous en effet que cet avocat a tout fait pour diviser les rangs des Kabyles alors qu’il était sympathisant du FFS avant de revenir à d’autres sentiments en tentant un rapprochement entre le RCD et le FFS tout en sachant évidement que le mal était déjà fait.
    Ma conviction est que ce soit disant militant des droits de l’homme ne m’inspire aucune confiance, je me méfierais toujours de ceux qui changent de verte pour gagner la sympatie de tout le monde. Non, un homme honnête c’est celui qui reste debout dans ses principes et qui sait séparer le bon grain de l’ivraie. notre seul ennemi c’est le système et ses relais, ce que maitre Ali Yahia semble ignorer. il aurait mieux fait de se taire, on l’avait par son long silence oublié.

  23. Cher maitre Ali Yahia Abdenour; Cette article me fait rappeler mon jeune enfance lorsque le 5 Octobre 88 « dans ma rue de Tlemcen à Oran » ou j’habité une Dame de son balcon (de passage chez sa mère) a voulu regarder ce qui se passait en bas a été mitraillé "bêtement" et déchiqueté par une mitrailleuse d’un half track !!! Et je me rappelle également qu’à cette même époque à commencer le nettoyage et les purges de simples gens dans la rue sans appartenance à aucune formation politique !!! Pauvre peuple Algérien, nous n’avons pas goûter au fruit de notre indépendance ni de la liberté promise et conquise par des vrais Moudjahiddines du terroir qui n’on pas fui vers les frontières mais qui sont rester les armes à la main défendre le bled, nos maquis;ils ont souffert avec le peuple et à la fin on leur a enlevé cela de leur main c’est très malheureux de vivre tous ça et d’être dirigé actuellement par une « CINQUIEME COLONNE » venus du Maroc… Les vrais eux ; avaient des idées nobles et très claires pour le devenir du pays et du peuple. Regardé ces mêmes dirigeants de ce système depuis 1962 ils ont essayé le socialisme ça n’a pas marché et actuellement ils ont en marre ils veules vivre et profité et goûté à la vie avant leurs départs vers la mort(qu’ils crèvent) ils essayes actuellement sur nos têtes le « COMMERCE DU BAZARD » et comme c’est des « IGNARES » ils sont entrain de saboté et vendre le pays au plus médiocre et surtout ( chose grave politiquement parlant)donné à ce tocard un 3éme mandat comme si l’Algérie n’a pas d’élite politique pour faire sortir notre pays de la situation ou il l’on mis……

  24. A ce Muhund:en s’attaquant a Maitre Ali Yahia Abdennour, a la seule personnalité crédible en Algerie depuis les évenements du 05/10/1988, vous défendez sùrement le systéme corrompu de Nezzar et sa bande.Le 5 octobre, 500 jeunes ont été abattus.D’aprés vous, Ali Benhaj et son FIS les ont massacrés ce jour.Réveillez vous;sinon l’Algerie sombrera encore pendant longtemps au fond des ténèbres.

  25. ce ne sont toujours pas les premiers à faire apparition qui detiennent la verité ou ceux qui recuperent le mouvement qui en sont les auteurs…..le 5 octobre le premier deces a ete un enfant de 07ans et la premiere liste des deces a ete remise par ma personne aux gens qui se reunissaient à mustapha pour apporter la denonciation…d’autres choses aussi, malheureusement la parole est toujours donnée à ceux qui n’ont rien apporté à l’action…

  26. je salue chaleureusement maitre Ali Yahia. L’Algerie a vraiment besoin des types de sa trempe. malheureusement il y’a peu qui s’exprime, ce pouvoir qui utilise la carotte et le baton a fait que plusieurs plumes et grandes gueules ont choisis de la fermer pour toujours .il esr vrai que la chape de plomb y est pour quelque chose. Esperant qu’ a la fin le peuple triomphera !

  27. à yahia. je me dois de te répondre parce que apparemment tu ne connais rien de cet avocat. bien sur que le système tue et tuera encore les meilleurs parmi nous. je reprendrais ta phrase, réveilles toi ou alors tu te rendras complice de ce que le FIS de ali benhadj madani et consorts ont fait au pays. quant à moi sur qui tu dis que je défends surement le systéme, ceux qui me connaissent savent qui je suis pour ce système. tu mélanges un peu les choses, (délibérément), le 5 octobre c’est le 5 octobre avec ces morts imputés au pouvoir, mais la décennie noir (la double décennie que je devais dire)c’est l’œuvre, et du système complice, et des islamistes que ali yahia défend, cela je ne le pardonnerais jamais, ni au islamistes ni au pouvoir voyou ni à ceux qui se sont tus devant ces atrocités, encore moins aux défenseurs des criminels. si le pouvoir est à abattre il y a parmi nous des traitres qu’il faut mettre dans la même embarcation et jeter en mer, laisses moi croire que tu n’en fais pas parti.
    A ma question de savoir où était ALi Yahia la nuit de l’arrestation des militants de la ligue des droits de l’homme, je n’ai encore pas trouvé de réponse. toi qui dis vouer un profond respect à cet avocat, chiches poses lui cette question qui gêne.

  28. A Muhand.Pardon!Je voulais dire qu’il faut s’attaquer a ces véritables criminels du système qui manipulent tout.En lisant vos commentaires, j’ai eu l’impréssion que vous accusez sur le mème pied d’égalité les proféssionnels du crime et les idiots finis du FIS(les bourourou comme disait Ali Dilem).C’est le système qui a produit le FIS, les GIA, les Harraga, la fuite des intéllectuels et sùrement il est derrière ce qu’ils appellent EL QAEDA.Qui est coupable? Le producteur où le produit? A vous de juger.

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